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Argent métal : le début de la fin ?


Un rapport récent du Silver Institute indique que le pic de production mondiale d’argent métal est derrière nous et que, désormais, la quantité de métal précieux extraite du sol devrait décroître année après année.

En 2015, il semble que la production mondiale d’argent métal ait connu son niveau record avec 893 millions d’onces extraites. Cette année, en revanche, en raison notamment d’un léger tassement au Mexique (6 millions d’onces en moins), mais aussi dans une moindre mesure en Russie et en Australie, il devrait être difficile de dépasser les 887 millions d’onces. Pas de quoi s’inquiéter, penseront les observateurs qui savent que, d’une année sur l’autre, les chiffres peuvent légèrement fluctuer en fonction des ouvertures de nouveaux gisements venant compenser les anciennes mines en fin de vie.

Un déficit de 1,5 milliard d’onces

Sauf que pour l’argent, la production n’a cessé de progresser depuis ces 20 dernières années, avec même une certaine régularité quasi linéaire qui se retrouve bien dans le graphique ci-dessous (même s’il ne remonte que jusqu’à 2006) publié dans le dernier rapport du Silver Institute, le World Silver Survey 2016.
world silver production
2016 devrait donc être la première année en baisse. Une baisse très légère, certes (moins de 1%), mais une baisse malgré tout. Peut-on alors en déduire une hausse prochaine des cours de l’argent ? Rien n’est moins sûr…

En effet, en dépit de la progression constante de la production, l’offre d’argent métal est chroniquement déficitaire par rapport à la demande. Ainsi, depuis 2004, ce sont plus de 1,5 milliard d’onces d’argent qui ont dû être piochées dans les réserves pour servir les commandes, notamment dans l’argent issu du recyclage alors même que les procédés existants sont particulièrement coûteux et assez peu performants. Pour autant, l’argent métal n’a pas vu sa cote exploser en raison de cette relative pénurie. Au contraire, il n’a cessé de se déprécier par rapport à l’or, passant de 19 onces d’argent par once d’or en 1980… à 84 onces en 2016 ! Certes, on sait aujourd’hui que certaines grandes banques mondiales ont sciemment (et illégalement !) manipulé les cours du métal, mais cela n’explique pas tout et sans doute l’argent paie-t-il aussi un peu son utilisation dans les industries modernes qui lui fait perdre de son aura ainsi que de sa nature « précieuse ».

Une occasion à saisir avant un éventuel ajustement

D’une certaine manière, cette situation pourrait servir les intérêt des investisseurs avisés car, si les prévisions d’inflation voulue par les banques centrales devaient dépasser leurs espérances, alors on pourrait bien assister à un regain d’intérêt pour les valeurs refuge que sont les métaux précieux. N’oublions pas que les autorités financières manipulent les cours et les taux d’intérêt comme un enfant jouerait avec des allumettes dans une station service : elles ont beau savoir allumer le feu en prétendant que tout est sous contrôle, l’histoire récente a montré qu’elle ne maîtrisaient rien en réalité. À force d’appeler de leurs vœux une inflation qu’elles imaginent salvatrice, celle-ci pourrait bien arriver plus brutalement qu’attendu et obliger ces mêmes banques centrales à lancer urgemment une série de mesures destinées à contenir l’incendie qu’elles auront elles-mêmes déclenché. Parmi ces mesures, il en est une qui menace déjà nos économies en raison des politiques de quantitative easing en vigueur et qui inondent de devises les marchés du monde entier, c’est la dépréciation monétaire (on ne doit pas dire « dévaluation » !). Et dans ce genre de situation, le retour vers des « monnaies sûres et honnêtes » a toujours été un réflexe de bon sens partagé par tous les peuples durant l’histoire.

L’or sera alors bien évidemment de nouveau au centre des appétits, mais l’argent pourra lui aussi constituer un formidable réservoir de valeur, totalement déconnecté du système financier à l’instar de son grand frère doré, avec comme avantage supplémentaire d’être beaucoup plus liquide. Il sera aussi et surtout plus coûteux, et même plus rentable si on venait à rétablir un ratio or/argent plus conforme à la réalité (ce qui multiplierait instantanément la valeur de l’argent par quatre sans toucher au cours de l’or).

Par conséquent, s’il est vrai que la production a connu son pic l’an dernier – ce qui viendrait confirmer l’analyse de certains experts prédisant l’épuisement des gisements existants d’ici 15 ans – , alors sans doute n’est-il pas inutile d’acheter quelques pièces d’argent d’investissement titrées à 999 millièmes ou plus, dans le but de profiter d’une distorsion de prix qui pourrait bien ne plus durer très longtemps.

A propos de Anthony Alberti

Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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