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Les mauvaises données économiques réentrainent la montée du prix des métaux précieux.

Lundi, août 23rd, 2010

L’or se négocie à des taux records depuis plusieurs mois, poussé par le manque de croissance économique mondiale qui augmente la demande du métal comme valeur refuge. Ainsi, connaissant les données du deuxième trimestre de l’année, l’économie japonaise a subi une baisse de la consommation intérieure qui montre une stagnation de la reprise économique. La faiblesse de l’économie japonaise a conduit la Chine à être à son tour pour la première fois la deuxième puissance économique mondiale.
Les gains générés par l’envolée du prix de l’or depuis deux semaines consécutives attirent les investisseurs vers des actifs plus sûrs. L’or accuse une hausse de 11% cette année ayant marqué ainsi un record nominal de 1266.50 dollars l’once le 21 juin dernier. Il ne serait pas étrange de constater que le prix de l’or atteigne les 1400 dollars l’once d’ici la fin de cette année. Nous devons aussi constater que le prix de l’argent augmente de 1.5% à 18,43 dollars l’once, celui de la platine est aux alentours des 1533 dollars l’once et le palladium autour des 481,30.

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L’or. Faut-il l’acheter ou le vendre ? Interview.

Mercredi, juillet 21st, 2010

 Interview de Jean-François FAURE le 20 juin 2010 par la rédaction de Sud Radio Matin.

 

 

 

 

 

Histoire de l’or : La contrebande libanaise dans les années 50 et 60.

Jeudi, juillet 15th, 2010

Dans le monde de l’or, dès qu’il est question de contrebande, il est une ville dont le nom vient immédiatement à la bouche des douaniers, négociants et fraudeurs, c’est celui de Beyrouth. Si l’on dit à un courtier de change de Hong-Kong qui est connu pour boursicoter sur l’or : « Supposez que je vienne vous trouver afin de vous faire part de mon désir d’acheter 200 kilos d’or et d’en prendre livraison au Japon, que feriez-vous en premier lieu?  » La réponse est simple :  » J’enverrais un câble ou une lettre par avion à une certaine boite postale à Beyrouth, disant que j’ai une affaire à discuter et demandant au destinataire de se mettre en rapport avec moi.  » En fouillant dans les archives de la police japonaise, vous découvrirez des rapports sur des Libanais, tellement enthousiasmés par le Japon qu’ils le visitent « en touristes » trente fois par an. Ces touristes, cependant, semblent avoir peu profité du pays, exception faite des aérodromes de Tokyo et d’Osaka et d’une chambre d’hôtel. Ils retournent ensuite à l’aéroport pour repartir vers Beyrouth, sans même s’arrêter pour folâtrer avec une geisha. Puis à Beyrouth, si vous parlez d’un nouvel hôtel confortable, quelqu’un dit : « Oui, bien sûr, son propriétaire dirigeait le syndicat de la bande de l’or. Il s’est retiré et a acheté un hôtel. » La ville de Beyrouth, et ce n’est un mystère pour personne, est le point de départ des fraudeurs qui se rendent aux quatre coins du monde, chargés chacun de quarante kilos d’or dissimulés dans les poches d’un gilet de toile porté sous la chemise. La ville est mal remise du spectacle qu’offrirent un jour seize contrebandiers marchant avec lenteur et peine sous le poids de l’or qu’ils dissimulaient, et s’engouffrant à bord d’un jet de la Pan American en direction de Hong-kong. Ces hommes portaient à eux tous une demi-tonne d’or valant 500 000 dollars. Il a été calculé que les contrebandiers achetaient au moins pour 300 000 dollars de billets d’avion à Beyrouth. Le bruit a même couru que les Compagnies aériennes entre Beyrouth et l’Extrême-Orient ont mené une lutte serrée pour attirer vers leurs avions les syndicats de contrebande en leur offrant des prix spéciaux. Personne ne fait montre du moindre complexe de culpabilité. « Le bénéfice sur l’or est insignifiant si vous le vendez légalement, explique un négociant, et la contrebande de l’or, contrairement à celle de la drogue, ne fait de mal à personne. Mieux encore, il est bon pour un gouvernement d’avoir de l’or dans le pays, même si cet or entre illégalement. » Ce à quoi le directeur d’une banque libanaise ajoute : « Peu m’importe à qui je vends mon or, pourvu que je récupère des dollars en échange. »

Depuis 1946, la situation de Beyrouth sur le marché de l’or s’est fermement établie, grâce au gouvernement libanais qui permet l’importation et l’exportation de l’or ainsi que le change libre de la monnaie. Comme la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Égypte ne permettent pas l’importation privée de l’or et sont livrés au contrôle des changes, Beyrouth voit son importance grandir. Dans les années qui suivirent la guerre, le marché de Beyrouth fut largement contrôlé par les négociants privés qui achetaient leur or en Suisse depuis la fermeture du marché de Londres. Ces négociants, nantis de ressources hasardeuses et délivrés de l’influence stabilisatrice de Londres sur les prix, firent des bénéfices énormes entre 1946 et 1954. « Sur chaque vente, vous pouviez faire un bénéfice de 3o pour cent « , se remémorait tristement un banquier,  » il y avait entre Koweït et ici juste une différence de 1 dollar par once. »

Une douzaine de négociants au moins étaient impliqués dans le marché et importaient ensemble 15 ou 20 tonnes d’or par mois. Une des firmes les plus solides du marché était la Bullion Exchange Trading Co, de Lausanne, qui ouvrit un bureau à Beyrouth en 1949, sous la direction d’un Français appelé Antoine Milhomme. Presque vingt ans plus tard, cette société contrôle environ un tiers du marché de Beyrouth. Depuis que le marché de Londres a établi un prix mondial plus ferme pour l’or et éliminé les marges bénéficiaires importantes, beaucoup de négociants se sont retirés des affaires de l’or vers le milieu des années I950. La Bullion Exchange Trading Co, la Banque de Crédit national S.A.L., et la Société bancaire du Liban S.A.L. ont repris ces affaires, mais ces banques en tirent peu de bénéfice. « Avec de la chance, nous faisons une livre libanaise (33 cents) par kilo (qui vaut 1129 dollars) », dit un banquier tristement, « et nous ne le faisons que pour nos habitués. Sans or, nous ne pourrions les avoir comme clients. Nous réalisons nos gains sur le change étranger et la gérance des portefeuilles. » Mais pour le négociant privé, une telle opération est impossible; aussi la plupart d’entre eux se sont-ils tournés vers des besognes plus lucratives d’import-export ou même l’exploitation de cargos. Non qu’ils se soient complètement écartés des affaires de l’or, mais il leur est nécessaire de diversifier leurs activités. En dépit de ce changement, Beyrouth importe toujours 85 tonnes d’or, valant presque 93 500 000 dollars; 6o tonnes supplémentaires passent par an en transit vers le golfe Persique. Le marché passe d’autres ordres à Londres, mais la livraison est dirigée vers la Belgique, la Hollande et d’autres villes européennes.

La plus grande partie de l’or de Beyrouth provient de Londres, et son envoi au Liban est assuré par la B.E.A. et la Middle East Airlines. Le prix de base du marché libanais est normalement de 12 cents plus élevé que celui de Londres – ceci à cause du coût du transport et de l’assurance entre les deux villes. Une participation importante au marché est assurée par la Société de Banque Suisse qui achète de l’or à Londres et le fait envoyer directement par air à Beyrouth. La Société de Banque Suisse et l’Union de Banque Suisse ont depuis de longues années, au Moyen-Orient, une situation forte. Un temps, l’Union de Banque Suisse détint la clé du marché, mais à la suite de luttes intestines, dans les années I96o, la Société de Banque Suisse reconquit la situation, et contrôle maintenant 3o pour cent des ventes du marché de Beyrouth et du commerce des contrebandiers de Dubai sur le golfe. Persique, car la Suisse a des stocks importants d’or qu’elle garde au Liban, en compte avec les banques locales. Cela permet de faire des soumissions plus avantageuses que les négociants, qui sont peu disposés à bloquer leurs capitaux dans des quantités importantes d’or à l’étranger.

Quatre-vingt-dix pour cent de l’or qui vient à Beyrouth arrive sous forme de lingots d’un kilo valant 1129 dollars chacun. Ils ressemblent à des tablettes de chocolat et se nichent dans les poches des gilets des contrebandiers. Ce sont les lingots anglais, et particulièrement ceux qui portent l’estampille de la raffinerie Johnson-Matthey, car ils font prime sur le marché. Les destinataires de l’or en contrebande, craignant qu’on essaie de leur passer un lingot avec un noyau de ciment (cela arriva une fois à Mexico), préfèrent s’en tenir aux lingots d’une raffinerie connue et qui a leur confiance. Deux raffineries françaises essayèrent de s’introduire dans le marché du Moyen-Orient et furent victimes de cette répugnance à accepter des lingots qui ne sont pas marqués du sceau de Johnson-Matthey. Finalement, la Compagnie des Métaux précieux s’imposa, mais au prix d’une longue lutte. Même les Russes, qui ouvrirent à Beyrouth une succursale de la banque Narodny de Moscou, dans l’intention de vendre leur or au Liban plutôt qu’à Londres, à Paris ou en Suisse, découvrirent que leur or était reçu avec méfiance et durent abandonner leurs projets sans avoir vendu un seul lingot.

C’est vers le milieu de 196o que l’une des spécialités du marché de Beyrouth, la fabrication des pièces d’or (ou imitation, comme les Libanais préfèrent l’appeler), atteignit son point culminant. A Beyrouth même, et à Alep, en Syrie, de petites raffineries fabriquent des souverains anglais, des Aigles doubles américains, des napoléons français, des pesos espagnols et des pièces turques. Seuls les experts peuvent différencier ces pièces des vraies. Les Syriens, qui sont spécialisés dans ce commerce, se vantent d’une fabrication plus soignée que celle des Italiens (grands fabricants de la monnaie des autres pays), et aussi bonne que celle de l’Hôtel de la Monnaie royale en Grande-Bretagne.
La demande des pièces d’or, spécialement des souverains, a toujours été forte au Moyen-Orient. Les cheiks arabes, soudain gorgés des royalties du pétrole, transformèrent leurs bénéfices en souverains d’or, jusqu’à ce que, devenant plus compliqués, ils apprennent à connaître les banques. Après tout, rien de fâcheux ne peut arriver à des trésors cachés sous un lit ou dans une cave, tandis que les billets sont rapidement détruits par la chaleur et l’humidité du golfe Persique. Les premiers versements effectués à l’Arabie Séoudite le furent en souverains d’or en provenance de Beyrouth. Quand le roi Séoud fut détrôné par son frère Fisal, en novembre 1964, il fut dit qu’il sauva deux millions de pièces d’or par le marché de Beyrouth.

Un commerce prospère est celui de la vente des pièces d’or aux pèlerins de La Mecque. La demande est si forte au moment du grand pèlerinage de printemps qu’une petite raffinerie s’est montée à Jeddah sur la mer Rouge; Beyrouth lui envoie jusqu’à 300 kilos d’or par semaine pour être transformés en souverains. Comme la plupart des pèlerins ne sont pas des numismates, ces souverains titrent souvent 21 carats d’or, alors que les pièces authentiques sont de 22 carats. Le marché des pièces au Moyen-Orient ne connaît pas de limites; en I967, la branche la plus active était celle des pesos d’or pour l’Amérique du Sud. Toutes ces pièces fabriquées se mélangent inextricablement avec les pièces de bon aloi. Seul un expert qui examine soigneusement toutes celles qui lui passent entre les mains peut les différencier. Celui qui aime seulement sentir quelques souverains ou dollars d’or sous son matelas ne saura jamais qu’il possède des pièces d’or fabriquées par la mauvaise forge. Cette fabrication n’entraîne pas les mêmes conséquences que la copie d’un vase grec ancien en or qui, une fois repéré, perd presque toute valeur. Une pièce d’or est une pièce d’or qui vaut uniquement le poids de l’or qu’elle contient.

La masse de ces pièces d’or passe probablement inaperçue, car quel est celui qui est disposé à admettre qu’il possède une pièce fausse. Seul un grand négociant international peut crier à la supercherie. Les négociants et les banques élèvent de temps en temps, officiellement, des protestations. La Banque de Grèce a intenté un procès au début de 1967 pour que le Liban arrête de déverser une avalanche de faux souverains sur la Grèce – un pays où l’on thésaurise des souverains -, mais il est difficile d’intenter une action efficace contre ce trafic lucratif de la fabrication des pièces autour de la Méditerranée; les bénéfices sont trop importants pour qu’on y renonce. Après tout, le fabricant achète l’or au prix normal du marché, le transforme en pièces – opération relativement bon marché quand la matrice est faite – et vend la pièce 20 pour cent plus chère que le prix de l’or qui entre dans sa fabrication. S’il se spécialise dans l’Aigle de la Liberté de 10 dollars, il fait un bénéfice de 5o pour cent.

La difficulté de déceler ces pièces fabriquées avec de l’or entré en fraude apparaît dans les statistiques libanaises. Officiellement, l’or importé à Beyrouth reste dans le pays. En fait, en I965, sur 28o millions de livres libanaises (93 millions de dollars) importés, il en reste une pincée représentant 2 500 000 livres libanaises (830 000 dollars). Beyrouth retient au plus 7 millions de dollars d’or par an, le reste se répandant le long des routes de la contrebande. Au début, Beyrouth approvisionnait l’Inde, cet éternel réceptacle de métal précieux, en envoyant du Liban au Koweït des lingots de 400 onces qui étaient transformés en petites barres de Io tolas pour satisfaire la demande indienne. Maintenant, la presque totalité de l’or va directement de Londres à Dubai dans les États de Trucial Oman, à l’extrémité sud du golfe Persique, en évitant Beyrouth. Plusieurs négociants et des banques de Beyrouth ont des participations dans les affaires d’or de Dubai. Également, une partie de l’or qui allait de Beyrouth vers l’Extrême-Orient est maintenant envoyé par air de Londres à Bangkok ou à Vientiane au Laos, où le gouvernement a adopté une politique libérale vis-à-vis de l’or. Sans doute pour raison de sécurité. Devenus méfiants, les agents des douanes ont tendance à examiner soigneusement les passagers qui descendent un peu trop lourdement l’escalier de l’avion en provenance de Beyrouth. Bien que l’or y soit devenu plus rare, tous les consortiums opérant à Beyrouth ne se sont pas retirés. Un vaste champ d’action leur reste ouvert avec le Japon, quoique ce pays, maintenant, ait une tendance à faire venir l’or de Bruxelles, Rome, Genève, ou Bangkok.

L’or qui passe actuellement par Beyrouth va essentiellement en Turquie, Syrie, Irak, Libye et Égypte, car tous ces pays interdisent l’importation libre de l’or. Mais leurs frontières sont longues, désertiques, difficiles à protéger, et ces pays ont besoin d’or, surtout pour la bijouterie. En Turquie, qui absorbe une tonne d’or par semaine, beaucoup de petits fermiers des zones rurales gardent leur avoir en or, comme cela s’est toujours pratiqué traditionnellement. La longue lutte entre les Égyptiens et les forces royalistes fournissent un autre débouché pour l’or libanais, car le papier-monnaie n’a guère de signification dans cette campagne menée en plein désert. Mais le plus grand stimulant pour les achats d’or au Moyen-Orient fut la guerre-éclair entre Israël et les Arabes en juin 1967. De riches Arabes et de riches Libanais commencèrent à acheter de l’or au cours des semaines qui précédèrent le conflit. Puis pendant les trois premiers jours de la guerre, ils se ruèrent sur l’or comme s’ils craignaient que la défaite n’amène la dévaluation de leur monnaie, assurant la primauté de l’or sur le papier-monnaie. Dans ce Moyen-Orient à la politique toujours bouillonnante, acheter de l’or devient une réaction aussi instinctive que de souscrire une police d’assurance en Angleterre ou aux États-Unis.

Le flot d’or qui déferle sur le Moyen-Orient varie de semaine en semaine, conditionné qu’il est par l’humeur des gouvernements locaux et des douanes. Si la Syrie raidit brusquement sa position et arrête quelques contrebandiers, les consortiums de l’or à Beyrouth tournent leur activité vers le Liban ou l’Égypte pendant quelques semaines, jusqu’à ce que la surveillance se relâche. Si les autorités frontalières de Turquie commencent à examiner de trop près les trains venant du Liban à travers la Syrie, des plans doivent être tirés pour envoyer l’or en Turquie par mer et vers les ports d’Iskenderun ou Mersin. L’instabilité du marché signifie que les négociants à Beyrouth doivent être en mesure d’approvisionner une demande d’or à toutes les heures du jour et de la nuit. On peut entendre dire qu’une route fermée pendant des mois est maintenant sûre, et que le train, ou l’avion, qui y mène part dans trois heures. Les négociants importants gardent au moins une demi-tonne d’or sous la main, plus deux gilets de contrebandiers fraîchement lavés dans l’armoire du bureau, pour équiper et envoyer un messager rapidement, dès qu’un ordre est passé. Il arrive fréquemment, quand une demande importante d’or est faite ou que les stocks de Beyrouth sont bas, que les négociants et les contrebandiers se donnent rendez-vous à l’aéroport. Aussitôt que le métal précieux est déchargé de l’avion de Londres et qu’il a passé la douane, les boîtes en fibre de bois sont ouvertes à l’arrière d’une voiture, à l’aéroport même, et les lingots d’or sont camouflés en vitesse dans les gilets; puis les contrebandiers prennent la route. Bien qu’aujourd’hui les gains de la contrebande paraissent minces comparés à ceux d’il y a dix ans, les habitudes sont difficiles à perdre, et les contrebandiers, à Beyrouth, continueront leur travail dans les années à venir. Un négociant avouait : « La contrebande, on a ça dans le sang. On ne peut dormir la nuit que si l’on a un porteur d’or qui se promène quelque part dans le monde. »

Extrait de « Le Monde de l’Or » par Tomithy GREEN – 1968

En Allemagne, le Krügerrand fait un tabac

Jeudi, juin 17th, 2010

A cause de la crise de l’euro, en Allemagne comme ailleurs, l’or n’a jamais été aussi prisé, et les pièces sud-africaines sont particulièrement demandées chez nos voisins allemands.

Pour la Reisebank, qui fait partie des grands acteurs dans le commerce des métaux précieux et approvisionne en Allemagne 1200 banques, les choses sont claires : la plupart des clients connaissent le Krügerrand et donc ils investissent dans le Krügerrand.

Le Krügerrand d’Afrique du Sud est la pièce d’or la plus répandue dans le monde (cliquez pour lire notre article spécial). Pas étonnant que non seulement les collectionneurs habituels y trouvent en ce moment un grand intérêt, mais aussi les acheteurs qui en temps de crise de l‘euro investissent leur argent pour la première fois dans l’or. Mais il n’y a pas que le Krügerrand, les Nuggets, pièces d’or australiennes ou encore la Maple Leaf canadienne connaissent elles aussi un grand succès en Allemagne. Elles ont toutes la même teneur en or mais sont beaucoup moins chères que le Krügerrand. En ce moment, la différence est de 10 à 20 euros par once, parce que leur prime instantanée est moins importante, prouvant ainsi la plus forte demande sur la pièce sud-africaine.

Pour les investisseurs allemands qui souhaitent investir dans d’or, il est donc plus intéressant d’acquérir ce métal précieux lorsque le choix se porte sur d’autres pièces que le Krügerrand. Qu’il s’agisse du Krügerrand ou encore du Nugget, elles consistent toujours en une once d’or, soit 31,1 grammes. Cependant le Krügerrand est la pièce la plus connue, et c’est ce sur quoi misent les investisseurs. Conséquence : beaucoup de commerçants doivent faire attendre leurs clients et ne peuvent livrer dans l‘immédiat.

En ce moment, dans la Société munichoise spécialisée dans l‘or Pro Aurum, le traitement des commandes de Krugerrands et autres pièces d’or peut prendre jusqu’à deux semaines. Sur le plan logistique, il n’est pas possible de faire face autrement à l’afflux des clients, d’autant que les producteurs d’or n’arrivent plus à satisfaire la production de barres et de pièces. Christof Wilms, responsable du commerce de l’or au sein de la Reisebank, le dit aussi: « La demande en or continue à être forte. Dans les semaines passées, les besoins étaient deux fois plus élevés qu’en 2008 lors de la crise financière. Nous n’avions pas encore connu une telle ampleur.“ Chez les clients, les barres de 100 grammes sont aussi particulièrement prisées, et il est arrivé qu’elles ne puissent pas être livrées. Les barres d’or existent en plusieurs tailles : un kilo, mais aussi 250, 100 ou un gramme. L’or profite de sa réputation de placement stable en temps de crise. Et ça fait décoller les prix. Même les fonds de placement en or, dans lesquels les investisseurs empruntent de plus en plus d’argent, reçoivent des dépôts en or et contribuent à augmenter par leurs achats le prix de l’or.

L’or en tant que métal précieux reste populaire chez les investisseurs, même si le prix a un peu baissé récemment. D’après les estimations des experts en matières premières de la Commerzbank, les investisseurs sur le long-terme vont continuer à investir dans l’or. Mais les gros investisseurs orientés spéculation auraient récemment engrangé leurs bénéfices, ce qui aurait fait fléchir les prix.

Gabor Vogel, expert en matières premières de la DZ Bank déclare: « La situation de l’or reste positive, parce que le besoin de sécurité des investisseurs reste élevé.“ En outre beaucoup d’investisseurs continuent à trouver le métal précieux attractif, parce que les alternatives en matière d’investissement manquent et que par exemple le calcul des risques dans les emprunts d’Etat ont changé récemment. « Dans les emprunts d’état, le rendement financier n’est pas aussi luxuriant“ assure Vogel. L’analyste voit le prix de l’or augmenter aux alentours de 1350 dollars à la fin de l’année. Même si un recul à 1050 dollars est d’ici là probable.

Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, les investisseurs qui misent sur l’or ne doivent pas seulement prendre en considération les fortes fluctuations du métal précieux. Il est vrai que la cote de l’or reste élevée en ce moment, mais le placement dans l’or a aussi des failles : il y a lieu de tenir compte des différences considérables qui existent entre le prix d’achat et le prix de vente, et puis l’or n’offre pas d’intérêts ni de dividendes, contrairement aux actions. A cela s’ajoute le coût d’entreposage lorsque l’on doit conserver de grandes quantités d’or. En revanche un des avantages pour les acheteurs allemands de pièces d’or et de barres, c’est qu’ils ne sont pas concernés par la taxe sur les plus-values, contrairement aux français (cf notre article à propos de la taxation de l’or) à moins qu’ils n’optent pour des formules légales de conservation hors Union Européenne comme le proposent Bullionvault (pour les lingots) et AuCOFFRE.com (pour les pièces d’or).

Extraits du Frankfurter Allgemeine Zeitung du 22.05.2010, Nr. 117 / Page 21
Traduction et localisation pour LORetLARGENT.info : ABW Traductions

AuCOFFRE.com lance sa plateforme allemande très prochainement. C’est une bonne idée de commencer à acheter vous aussi des krugerrands.

Les goldbears ne vont pas tarder à croasser

Mercredi, juin 16th, 2010

La correction sur l’or et l’argent a commencé, sur l’argent vous avez une ETE facile à voir, 18.80/19.50/18.60, la baisse risque donc de nous ramener aux alentours de 16$ l’once. Exprimé en euro, ce sera plus compliqué.

Sur l’or vous êtes sur l’épaule de droite qui ne devrait pas monter bien plus haut que 1226$. Les Goldbears vont encore nous servir qu’ils avaient bien vu cette fin de bulle……lol……. Je répondrais simplement qu’ils sont sur la F5 de Fibonacci, et sauf évènement exogène, comme sur la F4, et la F3, c’est un point de consolidation (…) CLIQUEZ POUR LIRE SUITE ET CONSULTER LE GRAPHIQUE.

La pièce de 50 Ecus Charles Quint – l’or au prix du métal

Samedi, juin 5th, 2010

Avers de la pièces d'or belge de 50 Ecu

Il y a des pièces en or de collection, des éditions spéciales qui sont initialement réservées à la numismatique, qui s’avèrent au fil du temps aussi être d’excellents investissements à long terme. C’est le cas de la pièce en or belge de 50 Ecus, type Charles Quint.

Description physique de la pièce

Côté pile, la pièce représente Charles Quint de trois quart, couronné ; on voit son buste apparaître dans un drapé et sa tête est couronnée. La tranche de la pièce est lisse. Tout autour de la figure centrale est inscrit « CAROLVS. D. G. ROM. IMP HISP REX. DVX BVRG. C. » (qui signifie Charles par la grâce de Dieu empereur des Romains, roi d’Espagne, duc de Bourgogne, comte de Flandre).

Caractéristiques et description :

Côté face est inscrit « 50 écus » avec l’année à laquelle la pièce a été frappée, le tout entouré de 12 étoiles. Sur le pourtour de la pièce on lit « Belgique/ Belgien/ België »

Poids : 17.28 g
Diamètre : 28.80 mm
Epaisseur : 1.80 mm
Pays d’origine : BELGIQUE
Métal précieux : OR
Principal métal vil : CUIVRE
Titre : 900.000 ‰
Atelier : Bruxelles
Millésime de ce type : 1987-1998
Tirage : 1532000

Intérêt pour l’épargnant

Certaines pièces initialement prévue pour la collection – surtout les récentes pièces de 100 et 500 euros en or – ne sont pas un bon placement car elles sont vendues aujourd’hui à un prix bien plus élevé que leur prix spot (prix du poids de la pièce en or) et nous n’avons aucun recul sur l’évolution de leur valeur dans le temps. Le risque est alors que leur prime baisse considérablement au fil des ans. Pourquoi ? Dans le cas des pièces en euros, il est possible que La Monnaie de Paris en frappe des millions d’exemplaire ou, pire, qu’elles soient copiées en raison de la simplicité de leur gravure. Dans le cas présent, une forte baisse de la prime sur la 50 Ecus n’est pas possible car elle est déjà très faible.

Revers de la 50 Ecu

Contrairement aux Unions Latines (Léopold II par exemple) de 20 francs qui est une pièce considérée comme standard et excellente en placement or (presque comparable au Napoléon), la pièce de 50 écus Charles V relève initialement plus de la numismatique même si son tirage n’en fait pas une pièce rare. Cependant, sa faible prime (valeur au dessus du prix de l’or) la rend aujourd’hui très intéressante pour l’épargnant et son intérêt de placement est finalement très comparable à une 50 Pesos même si les caractéristiques physiques sont très différentes : pièce d’or à effet « retard » sur la prime (qui grimpe lorsque « les bombes tombent dans le jardin »), c’est la pièce que l’on réserve pour les ventes ultimes, la pièce que l’on vendra lorsque les naps, krugerrands et autres souverains auront été vendus depuis longtemps pour payer votre liberté…

Bref, en avoir quelques-unes en fond du coffre pour diversifier et jouer sur les effets de primes.

La demande en or n’est pas prête de baisser

Vendredi, mai 28th, 2010

Le Word Gold Council, l’organisme qui regroupe les plus grands producteurs de métaux précieux a publié le 26 mai dernier une note qui devrait rassurer toux ceux qui souhaitent investir dans l’or : en effet, la tendance pour 2010 est plutôt optimiste. Même si la demande mondiale a connu une légère baisse à la fin de l’année 2009, elle devrait repartir pour cette année. Outre la Chine qui détient actuellement un cinquième des réserves d’or mondiales, d’autres marchés émergents sont en demande.

Pourquoi une telle demande d’or ?

Aram Shishmanian, Président Directeur Général du Conseil Mondial de l’or, ajoute que « Actuellement, la demande européenne d’investissement en or est exceptionnellement forte, en particulier de la part des investisseurs allemands et suisses. Ceci est principalement du à l’inquiétude par rapport à la dette publique dans la zone euro « . En effet, l’euro perd du terrain, et engendre des déséquilibres monétaires. De plus, le dollar a perdu près de 30% de sa valeur par rapport à l’euro depuis 2000. Des fluctuations monétaires qui provoquent un retour à la seule monnaie refuge : l’or.

Le cas de l’Inde

L’Inde est le premier pays consommateur d’or au monde. Et sa demande n’est pas prête de baisser : en octobre dernier, la Banque centrale en a acheté 200 tonnes ! Et en avril 2010, 34,2 millions de tonnes d’or ont été importées, contre 20 millions en avril 2009. En effet, les raisons qui incitent ces temps ci de nombreux pays à investir dans l’or existent en Inde depuis une dizaine d’années. Car l’or garantit un véritable pouvoir d’achat même en cas de dépréciation de la monnaie. Le FMI estime d’ailleurs que les foyers indiens comptent à eux seuls 15 000 tonnes d’or.

Des chiffres et des tendances qui confirment que le cours de l’or n’a pas fini d’augmenter et que le métal précieux reste plus que jamais un excellent placement.

Sources : http://www.gold.org/assets/file/pr_archive/pdf/GDT_Q1_10_pr.pdf

Le Banc’Or’ : une monnaie mondiale comme solution à la crise ?

Dimanche, mai 16th, 2010

Avec la crise grecque, plusieurs économistes avancent l’idée d’un étalon monétaire supranational. En son temps, après la Grande Dépression qui a suivi le krach boursier de 1929, Keynes avait d’ores et déjà émis l’hypothèse d’une monnaie non étatique à laquelle seraient rattachées toutes les monnaies du monde : le bancor (qui malgré son nom n’était pas basé sur l’or, Keynes ayant un grand mépris pour le métal jaune).

Le système de cette monnaie au-delà des états, proposé lors des accords de Bretton Woods en 1944, visait à sanctionner tout pays qui serait en excès d’import ou d’export. Celui-ci serait alors contraint de rétablir l’équilibre, soit en réévaluant soit en dévaluant.

La suprématie du dollar

Les Etats-Unis ont évidemment préféré la solution beaucoup plus arrangeante du Gold Standard Exchange où le dollar, seule monnaie convertible en or, était sûr de régner en maître. Le rôle du FMI consistait alors à veiller à la parité des monnaies vis-à-vis de l’or (par l’intermédiaire du dollar) et à aider les pays qui ne parviendraient pas à stabiliser leur monnaie.

Après la guerre du Viet-Nam en 1971, les Etats-Unis ont épuisé la plupart de leurs réserves en or. Le système étalon-or a trouvé ses limites. Le dollar est alors considéré comme la monnaie de référence et chaque monnaie est définie par rapport à la monnaie américaine.

L’étalon de change or fait alors place à un système de change flottant où la valeur de chaque monnaie fluctue chaque jour les unes par rapport aux autres. En cas de faillite d’un pays (comme c’est actuellement le cas en Grèce), la monnaie se retrouve affaiblie sans aucun repère solide comme l’or auquel s’adosser. Dans le contexte de crise grecque, c’est la Commission Européenne qui a joué le « grand argentier » en lançant une bouée de sauvetage au cœur de la mer Egée. Cette opération n’est pas sans risque. Comme le souligne l’économiste belge Paul Jorion, un sauvetage mal mené entraînerait fatalement le Portugal, puis l’Espagne, puis l’Europe toute entière sans sa chute.

Le système monétaire international trop centré sur le dollar

Le risque dans un tel système, est l’hégémonie de la monnaie la plus forte, avec toutes les conséquences que cela peut impliquer au niveau mondial. Le système du bancor éviterait bien sûr tout cela. L’hypothèse d’une monnaie unique supranationale est également plébiscitée par les Chinois, dont leurs montagnes de dollar leur brûlent les doigts. En mars 2009, Zhou Xiaochuan (le Gouverneur de la Banque Centrale de Chine) avait fait un véritable plaidoyer en la faveur d’une monnaie internationale, moins centrée sur le dollar. Le but ? S’affranchir du billet vert, responsable de la propagation de la crise, et sortir d’un système où les fluctuations des valeurs monétaires font le jeu des spéculateurs.

Le FMI avait pourtant déjà tenté de créer un système monétaire mondial en remplaçant l’or dans les grandes transactions économiques. Les droits de tirages spéciaux (DTS ou or papier) sont des crédits  déterminés par un panier composé des quatre grandes monnaies internationales (dollar, euro, yen, livre), visant à suppléer les carences des réserves en or (la quantité mondiale d’or étant relativement fixe). Mais le système aussi présente des limites. Les DTS ne sont en fait qu’une tentative d’adaptation du bancor et dont le système n’a jamais vraiment décollé. D’ailleurs, en février dernier, Dominique Strauss-Kahn a déclaré que le FMI envisageait la création à long terme d’un nouvel actif de réserve mondial, où le dollar dominerait moins et différent des DTS.

La monnaie unique, une panacée ?

Une monnaie supranationale serait tout à fait envisageable, à condition d’éviter les mêmes travers que ceux dont on accuse actuellement le dollar et les erreurs commisent avec l’euro. Pour cela, il faudrait idéalement que cette monnaie soit largement adossée à l’or, sous peine d’ici quelques années, de voir les mêmes causes produire les mêmes effets. Alors oui au BancOr, mais avec un « O » comme « Or ».

Lire aussi :

Qu’est ce que l’étalon-or ?
L’Ombre de Bancor : La crise et le désordre monétaire mondial, par Tommaso Padoa-Schioppa

L’or reste au coffre, le pétrole sombre

Mercredi, mai 12th, 2010

Véritable catastrophe écologique, la marée noire de pétrole qui menace les côtes de la Louisiane (à peine « non remise » de l’ouragan Katrina) a également une incidence économique tout aussi alarmante.

Le mois de mai a débuté sous de bien mauvais augures : chute globale du cours des matières premières des céréales, des métaux, et bien entendu du pétrole. Une seule matière tient le cap et continue même de progresser : l’or.

L’or qui plus que jamais dans un contexte d’inflation, de crise, de monnaie unique fragilisée et de baisse des cours des matières premières, joue mieux que jamais son rôle : celui de valeur refuge. Jour après jour, l’or se remonétise.

Or : 1 / Métaux rares : 0

Le même phénomène  s’était sensiblement produit en 2008. Quand l’automobile était au plus bas, le cours des métaux utilisés à des fins industrielles comme le platine, le rhodium et le palladium, des métaux pourtant rares ayant servi à la construction de pots d’échappement catalytiques, a considérablement chuté.

A cette même période en revanche, l’or a plus que tenu le coup ; le métal précieux a même enregistré une forte hausse, égalisant ainsi celui du platine, du jamais vu !

En début de mois, le cours du platine est retombé à  1.624 dollars, alors que l’once de paladium replongeait sous les 500 dollars.

L’or est également plus fort que l’argent. S’il est idéal pour du placement à long terme (car il devient de plus en plus rare), d’ici 20 à 30 années, l’argent aura la même valeur que le métal industriel utilisé dans les puces RFID (non recyclables) et sera soumis aux baisses de l’industrie et du commerce.

Or jaune versus or noir

L’industrie automobile a porté haut, très haut le prix du baril de pétrole. La série Dallas, la fortune éclair des émirats arabes ont fait de l’or noir un symbole de richesse détrônant l’or jaune entre 1980 et 2001. Pourtant, depuis la crise automobile en 2008, la cote de popularité et le cours du pétrole ont considérablement chuté.  Son prix, son coût élevé et son mode de production polluant ont contribué à la chute du prix du pétrole : – 11,62$ enregistré la semaine dernière, soit une baisse de 10$ le baril.

Pendant ce temps là, quel est le réflexe des investisseurs ? Tout le monde se retourne vers la seule valeur refuge non périssable : l’or ! L’or qui a atteint un nouveau record hystérique ce 12 mai avec une cotation de 1245 $ l’once. 

Conséquences de la crise : vendre son or contre du cash ?

Vendredi, mai 7th, 2010

Or versus Euros

Actuellement, une publicité diffusée à heure de grande écoute propose d’échanger vos objets, bijoux et pièces d’or contre du cash, un chèque ou un virement ! Crise oblige, tout est bon pour récupérer quelques euros et essayer de remettre à flots ses comptes. Sur le site en ligne, vous avez la possibilité d’estimer rapidement la valeur de vos objets, vos pièces, et de faire la conversion en euros. Sous 24 heures, on vous promet de vous envoyer la totalité de vos gains.

De la poudre aux yeux ?

Sur ce genre de site, vous risquez de repartir avec une somme d’argent qui ne correspond pas à la vraie valeur de vos pièces. En bref, des pièces qui aujourd’hui possèdent une prime de 5% en raison de la forte demande se retrouvent achetées 10 à 20% en dessous du prix du métal seul. A cela il faudra déduire aussi la taxe de 8%. En définitif, «  brader » son or pour récupérer quelques euros ne riment pas à grand-chose. Il ne faut pas oublier que l’or est une véritable assurance vie sur le long terme !

L’or, une valeur refuge à protéger !

Ensuite, l’or est une valeur refuge par excellence, depuis des siècles. Insensible à l’inflation, l’or reste le placement favori en cas de chutes boursières, de crises financières… Presque toutes les grandes banques centrales du monde disposent d’importantes réserves d’or.  L’or joue un véritable rôle de  substitut à n’importe quelle devise.

La crise à son paroxysme ?

Aussi, conserver son or ou faire l’acquisition de pièces d’or permet de conserver une «  marge de manœuvre » en cas de crise. S’il y a bien un moment où il faut « résister » à l’appel du gain rapide, c’est maintenant. Si on le peut, bien sûr.

Peu intéressant en lui-même, ce type de messages, et surtout sa diffusion massive, montrent bien une chose : le niveau qu’a atteint la crise : un paroxysme.



Les pièces d’or du Musée numismatique d’Athènes

Vendredi, mai 7th, 2010

Les trésors cachés exposés au plein jour
En ce moment, une exposition se déroule au Musée numismatique d’Athènes jusqu’au 31 décembre et permet au visiteur de découvrir 21 séries de monnaies grecques autrefois cachées dans les murs, les sols… datant du cinquième siècle avant Jésus-Christ : pièces d ‘or, de bronze…Au total, le trésor recèle plus de 3644 pièces individuelles. L’exposition présente également deux collections de 498 pièces de bijoux en or découvertes dans les villes de Thèbes et Epidaure et 549 pièces en euros. Le musée explique que cette exposition met en lumière la mythologie et les évènements historiques liés aux trésors cachés.

Le musée numismatique d’Athènes : un trésor qui abrite…des trésors !
Le Musée numismatique d’Athènes a été construit dans l’ancienne maison de Heinrich Schliemann, archéologue allemand qui a découvert les villes de Troie et de Mycènes. Le musée regroupe une collection de pièces et d’objets de l’Age du Bronze à l’époque moderne. Il offre la possibilité aux visiteurs de tous âges de découvrir l’histoire des pièces, les pièces de bronze, d’argent et d’or…et de découvrir les pièces comme monnaie d’échange mais aussi comme oeuvre d’art.

Deux étages et des milliers d’années d’histoire
Afin de faciliter la visite, les pièces et oeuvres d’art sont regroupées par thèmes. Le premier étage regroupant six salles expose l’histoire de la monnaie grecque antique, des trésors monétaires, de la production des pièces à travers les âges et de leur circulation, de l’iconographie des pièces ainsi que l’histoire propre du Musée numismatique à travers des objets et documents anciens. Le deuxième étage expose des pièces d’origine romaine, byzantine, médiévale et moderne.
Le visiteur dispose également de documents en accès libre, de photographies, de dessins et d’ordinateurs afin de s’imprégner du monde des pièces.


La Grèce va-t-elle devoir se séparer de sa toison d’or ?

Mercredi, mai 5th, 2010

Comme nous l’évoquions vendredi dernier, la situation de la Grèce risque d’être contagieuse en Europe à bien des égards.

Ce weekend, nous apprenons que l’Europe a accepté le plan de sauvetage de la Grèce : soit un prêt de 110 milliards d’euros. Ce qui a mis la bourse en berne ce lundi matin (sauf le secteur bancaire). L’accord a été conclu samedi soir entre le Gouvernement grec, le FMI et  l’Union Européenne. Le plan, accompagné de mesures d’austérité, a soulevé la colère du peuple grec le 1er mai dernier.

En Grèce, il faut savoir que l’argent fiduciaire est particulièrement utilisé (au détriment de la carte bancaire et du chèque) ; face à la crise, la monnaie s’affaiblit… et l’or devient alors plus fort ! C’est dans un contexte tel que celui que traverse la Grèce que l’on peut constater que l’or est une assurance contre le risque (plus qu’une valeur d’investissement).

La Grèce, déjà dépossédée de ses réserves d’or par les nazis  pendant la 2e Guerre Mondiale, va-t-elle être obligée de vendre les 112 tonnes qu’elle garde actuellement dans ses coffres ?

Ce schéma est tout à fait envisageable dans la mesure où la Grèce ne possède d’autres  richesses que l’huile d’olive et le tourisme. Quant aux particuliers, il ne reste plus qu’à espérer pour eux qu’ils ont investi du cash dans des pièces d’or pour se mettre à l’abri. 

Du temps où les grecs avaient des souverains plein les portes

Lundi, mai 3rd, 2010

Le fils d’un riche industriel en savon et en huile demeurant à Salonique, en Macédoine, rappelle ainsi ses souvenirs :  » Ma famille a transformé toute sa fortune en souverains avant l’invasion allemande, au cours de l’hiver 1941. Nous avions au moins 3 000 souverains cachés derrière l’encadrement des portes. A chaque coup de vent, ma mère se précipitait pour voir sí l’argent n’était pas tombé. Dès que les Allemands sont arrivés, ils ont occupé l’usine et, sans ce pécule, nous serions morts de faim. Une fois par an, nous démontions les portes pour prendre l’argent qui nous permettait de vivre. Bien que nous ne nous en soyons pas rendu compte sur le moment, la majeure partie de nos parents et de nos amis avaient agi de même. Mais mon grand-père, qui avait fait confiance à la monnaie grecque, se retrouva avec des liasses de billets sans valeur, et perdit toute sa fortune. « 

Timothy Green

Le rôle et les réserves d’or des Banques Centrales

Vendredi, avril 30th, 2010

Que sont les Banques Centrales ?
La Banque Centrale est une institution de l’Etat qui a pour rôle de décider d’appliquer la politique monétaire. Elle détient également trois rôles :
-    Elle est responsable de l’émission de la monnaie fiduciaire et fixe les taux d’intérêt ;
-    Elle contrôle le fonctionnement des marchés financiers ;
-    En cas de crise systémique, elle joue le rôle de banquier de dernier recours.
Dans le cas d’un groupe de pays comme l’Europe, il s’agit de la BCE (la Banque Centrale Européenne).

L’or et les Banques Centrales
Les banques centrales possèdent 20% de l’or mondial. Actuellement, les chiffres officiels font état de 30 000 tonnes d’or contenues dans les banques centrales mondiales. 90% de ce stock est situé dans seulement 20 banques.
Découvrez ci-dessous le classement des 20 premiers pays qui détiennent les plus grandes réserves d’or mondial* (exprimé en tonnes) :

Quel intérêt pour les banques mondiales de conserver de l’or ?
Dans les situations extrêmes, la monnaie papier peut ne pas être acceptée, tandis que l’or peut toujours être utilisé. L’or est certes un métal précieux, mais avant tout une monnaie, un moyen de paiement à part entière. L’or est clairement considéré par les banques centrales comme une véritable « Â  sécurité économique « , c’est une assurance pour l’avenir. Il permet également de maintenir une confiance dans une monnaie et dans la solvabilité d’un pays.

* Source, World Gold Council, mars 2009

Source : Guide d’investissement sur le marché de l’or, Yannick Colleu (parrain du site AuCOFFRE.com)

Lire aussi : L’or des banques centrales

Avec la crise, l’or risque-t-il être confisqué ?

Jeudi, avril 29th, 2010

Après la Grande Dépression qui a suivi la crise de la 1929, le spectre de la confiscation de l’or plane encore. Le contexte, similaire en bien des points, suscite des interrogations que l’on peut lire sur de nombreux forums. L’état risque-t-il à nouveau de confisquer l’or des particuliers ?

Une Grande Dépression bis ?
Après le traumatisme du krach du 24 octobre 1929, les Etats-Unis vivent leurs heures les plus noires.
A cette époque, le système économique mondial est bâti sur l’étalon-or (l’or est garant de la valeur de la monnaie). Même si les dollars étaient convertibles en or, les américains pris de méfiance avec la crise, veulent échanger leurs billets verts contre de l’or, plus tangibles.

Pour éviter que les réserves nationales en or ne s’épuisent trop rapidement, le président du moment, Franklin D. Roosevelt déclara tout citoyen américain qui possédait de l’or ou des certificats-or hors la loi. Vous lirez à ce propos La grande confiscation : détention d’or illégale aux Etats-Unis entre 1933 et 1975

Sous ordre exécutif du Président, tout détenteur d’or était tenu de délivrer à l’Etat toute pièce d’or (sauf les pièces d’or rares à valeur numismatique), tout lingot d’or ou tout certificat-or avant le 1er mai 1933. L’or était bien entendu racheté au prix du marché de l’époque, donc on ne peut pas dire que la mesure était vraiment confiscatoire dans la mesure où il y avait un échange. En outre, cela n’a pas empêché un certain nombre de citoyens de garder leur or, puisque l’or en circulation livré aurait été de l’ordre que de 22%.

Pourquoi l’or ne peut être confisqué actuellement
Malgré des parallèles troublants entre la Grande Dépression et la crise économique que le monde traverse actuellement, les contextes sont différents.
En 1977, un décret a été signé pour limiter ce genre d’intervention extrême de l’Etat, sauf en cas de guerre.

En France, au début de la 1e Guerre Mondiale, l’exportation de l’or et de tout autre métal précieux était interdite mais il n’y a pas eu de réquisition. En 1948, la détention, le transport et le commerce de l’or sont à nouveau possibles sur le territoire français.

Qu’est-ce que l’histoire a montré au final ? Que la confiscation de l’or avait eu un effet pervers : celui de la survalorisation du métal précieux au moment où les citoyens perdent confiance dans la monnaie papier ! Dans la situation actuelle, si l’or venait à être réquisitionné, on peut imaginer une once d’or dépassant pourquoi pas les 4000$. Même si le prix de l’or venait à être dévalué, l’or serait de toute façon gagnant car sa valeur ne serait jamais nulle. Avis aux possesseurs d’or !



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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "