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Super Mario est un imprimeur… Le Contrarien – Matin du 27 juillet 2012

Le Contrarien Matin du 27 juillet 2012

Mes chères Contrariées, mes chers Contrariens,

Voilà, cette nuit, impossible de dormir. Il fallait envoyer le Contrarien Matin du matin le soir, mais la connexion Internet a décidé de ne plus fonctionner. C’est compliqué les nouvelles technologies. Je regrette mon Minitel parfois. Ma machine à écrire aussi d’ailleurs. Avec elle pas besoin de « rebooter », ni de mettre des antivirus, pas nécessaire de rajouter des plug-in ou de faire des « mises à jour »… bref hier, gros problème avec ma clef 3G+ qui décide de rendre l’âme au pire moment. On téléphone à l’assistance. On discute avec un automate. On appelle Monsieur #, et madame « tapez-surlatoucheétoile », on dépense x euro la minute mais « les temps d’attente ne sont pas facturés »… On se fait conseiller par un « technicien » délocalisé dans un pays low cost en général de l’autre coté de la méditerranée.  Ce qui donne un dialogue cocasse du genre: « Orrrangeu Bijour, Paul à votre icoute », les pauvres gars, en plus les procédures exigent d’eux de changer de prénom… il ne faut pas choquer le consommateur de moins de 50 ans, ou plus… Bal des faux-cul quand tu nous tient.

Il vous fait installer plein de trucs, résultats tout vos bidules qui avant marchaient ne fonctionnent plus car c’est des « conflits de compatibilité »… épuisant.

Du coup j’ai eu le temps de réfléchir à une charade économique. D’ailleurs le Contrarien Matin lance un grand concours de charades économiques. Elles seront publiées quand le Comité de lecture rigolera à leur lecture (c’est à dire ma femme et moi). Ecrivez à csannat@aucoffre.com

Les gains sont fabuleux et énormes. Un abonnement gratuit au Contrarien Matin pour les gagnants. Attendez… ma femme me glisse dans l’oreille, qu’il est stupide de vouloir offrir un truc gratuit et que ça ne marchera jamais mon histoire de concours… je la trouve un peu pessimiste!!

Alors je me lance en vous livrant la première Charade économique.

Mon premier est un préfixe très courant, mon deuxième est ce sur quoi l’on marche, mon troisième est le verbe aller conjugué, mon quatrième s’écrit comme une céréale mais sans l’accent, mon tout est l’état de l’économie mondiale.

Allez … je ne vous fait pas languir plus longtemps avec la réponse… il s’agit de In-Sol-Va-Ble, insolvable, comme l’économie mondiale, les pays européens ou américains etc…

J’avais aussi pensé à un concours de calembours. J’en ai deux à vous proposer. Arnaud Monte »Bourde ». Et un remake de la chanson « il jouait du piano debout » que l’on pourrait intituler « Il Jouyet du piano debout » (Jean-pierre Jouyet le nouveau mamamouchi de la CDC).

Après ce moment de divertissement estival revenons à des choses plus sérieuses… et à nos mougeons.

Santander-Les profits amputés par les dépréciations au S1 :

La première banque d’Espagne, et l’une des plus grosses banques européennes a annoncé jeudi une chute de 51% de son bénéfice net semestriel, conséquence de nouvelles dépréciations d’actifs immobiliers…

La banque Santander précise que le bénéfice net hors provisions, lui, atteint 3,0 milliards d’euros.

Mais tenez-vous bien Santander figure toutefois avec BBVA BBVA.MC et CaixaBank et CABK.MC parmi les seuls établissements bancaires espagnols n’ayant pas besoin d’une injection de capital même dans un scénario de stress, selon les conclusions d’audits indépendants réalisés à la demande du gouvernement.

Et enfin la déclaration pour la touche finale du Président de Santander: « Les provisions que nous réalisons nous permettront d’avoir surmonté cette question des dépréciations d’actifs immobiliers d’ici la fin de l’année ».

Pour résumer la situation de la banque Santander, tout va très bien, tout va très bien. C’est les stress tests « indépendants » qui le disent… Alors vous seriez bien bête de ne pas le croire. Allez acheter quelques actions de la Santander sur repli… ou pas!

Athènes quasi condamnée à sortir de l’euro sous 18 mois – Citi :

Pour eux les choses sont devenues simples.  La probabilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro sous 12 à 18 mois est désormais de 90%, estime Citi dans une étude pour qui cette éventualité devrait se matérialiser dans les deux à trois prochains trimestres.

Pour la banque américaine il faut aussi s’attendre à ce que l’Italie et l’Espagne demandent l’aide financière de l’Union européenne et au FMI. Les experts de Citibank restent pessimistes sur l’euro, avec vraisemblablement une combinaison de sortie de l’euro pour certains pays, une restructuration des dettes souveraines pour d’autres, sans pour autant voir d’avancées majeures dans l’intégration budgétaire.

En clair est c’est cohérent, si on n’envisage après 9 plans d’aides à la Grèce que ce pays sortent de l’euro, cela revient de facto à dire que l’Europe n’a pas été capable de sauver ce tout petit pays. Il est donc illusoire d’imaginer être capable de sauver l’Espagne et a fortiori l’Italie. Au revoir l’Euro, on t’aimait bien… en fait non. Mais l’idée était belle.

Violemment rattrapé par la morosité, Siemens annonce une restructuration

Mais heureusement le modèle allemand résiste, c’est super l’Allemagne, on devrait tous être allemand… mais non je plaisante, ils s’effondrent eux aussi, et on fera tout de toute façon pour les amener avec nous dans le précipice. C’est beau l’amitié Franco-allemande.

Et oui, le géant industriel Siemens a reconnu jeudi être rattrapé violemment par la crise européenne et mondiale, et annoncé un plan de restructuration tout en restant évasif sur les conséquences sociales.

Le Groupe de Munich a donc fait un « profit warning » et a annoncé dans un communiqué « qu’il est devenu beaucoup trop ambitieux d’atteindre la prévision d’un bénéfice d’exploitation de 5,2 à 5,4 milliards d’euros pour tout l’exercice ».

Il y a trois mois d’ailleurs, Siemens avait déjà dû revoir une première fois en baisse et objectif, initialement fixé à 6 milliards d’euros.

Pour le patron du groupe Peter Löscher « Iil y a une réticence de plus en plus grande à investir chez nos clients », et  « nous n’espérons plus de reprise au deuxième semestre de 2012, au contraire nous voyons un net affaiblissement conjoncturel ».

Vive le modèle allemand. Au fait, l’Allemagne c’est un peu comme la Chine, un exportateur. Quand tous les clients d’un commerçant sont au chômage, le commerçant fini par fermer boutique. Au revoir l’Allemagne, qui reste avant tout un modèle économique mercantiliste, avec une précarité très grande, des länders (régions) en faillite, et l’absence de salaire minimum dans de très nombreux secteurs.

Les notes de 17 banques allemandes menacées par Moody’s

L’Allemagne, notre amie de toujours dont le modèle économique devrait être copié sans hésiter une seule seconde (enfin moins depuis que l’on est passé des mains invisibles de Sarkozy, au Politburo d’Hollande bénit-soit le nouveau Président, je rappelle qu’il faut fayoter lors de l’arrivée d’une nouvelle équipe) et bien dans la foulée de l’abaissement par Moody’s de la perspective de la note allemande, l’agence de notation a fait de même  pour 17 banques du pays et leur filiales.

Le plus cocasse dans l’histoire c’est que peu après la menace de Moody’s sur la note allemande, le gouvernement germanique avait réagi en assurant que l’Allemagne continuerait d’être une « ancre de stabilité »  pour la zone euro.

Réponse de l’agence de notation à cette déclaration?

L’abaissement immédiat du e du Fonds de secours européen, le FESF, dont l’Allemagne est le premier contributeur!! Le message est clair. Si vous ne coupez pas la corde, les autres membres de la cordées vous entraineront dans le précipice.

Lorsque l’on vous dit que c’est l’histoire de pays surendéttés, qui devront trouver de l’argent qu’ils n’ont pas et que personne ne voudra leur préter, pour tenter d’aller sauver des pays carrément en failitte, nous avons raison. Et cela ne pourra pas fonctionner. Cela ne marche pas avec la Grèce, donc encore moins avec des pays plus gros.

Heureusement Super Mario est là.

Le sombre avertissement de l’OFCE

C’est ce que nous dit Médiapart dans un article. Pour l’OFCE, « le nouveau gouvernement a pris des mesures sociales qui peuvent corriger les excès précédents ou atténuer les effets de la crise. Mais en choisissant de s’inscrire, sans discuter, dans les objectifs et le calendrier irréalistes de réduction de déficit, imposés par l’Europe, le gouvernement condamne l’économie française à une récession prolongée. Sans même avoir l’assurance de réussir ».

De toute façon y a t-il seulement une « bonne  » façon de mourir?

Ford plonge en Europe où les usines vont souffrir

Le groupe américain prévoit plus d’un milliard de dollars de pertes en Europe cette année ou les surcapacités sont flagrantes.

Comme quoi PSA n’est pas le seul à connaître les affres d’un marché automobile sinistré, quoi qu’en dise le camarade commissaire politique à l’abaissement significatif.

Le groupe de Dearborn prévoit plus… d’un milliard de dollars de pertes sur le Vieux continent cette année, ce qui fait craindre une restructuration majeure de ses activités.

« Nous évaluons la situation en Europe avec un sentiment d’urgence », a déclaré le directeur financier Bob Shanks pour qui « il s’agit vraiment d’un problème structurel et non cyclique » et d’analyser également que tout retour à la croissance est illusoire… »Nous n’allons pas être sauvés par une remontée des volumes de ventes, qui vont rester durablement plus bas que par le passé ».

Mais que fait donc la Direction de Ford! Pourquoi annoncer des pertes maintenant, il faut des réponses sur les erreurs stratégiques du Groupe et la famille d’actionnaires… ha ma femme m’indique que ces propos lui font penser à ceux d’Arnaud Monte »BOURDE » et que je dois me tromper…

Ce que je trouve drôle c’est comment la réalité peut (très) rapidement vous rendre stupide. Enfin comme dit l’adage, c’est parce que la lumière va plus que le son, que certains ont l’air brillant avant d’avoir l’air con…

La Bourse de Francfort plombée par les industriels

Tient à propos de l’Allemagne, jeudi matin la bourse de Francfort était petite forme plombée des annonces pessimistes de plusieurs grands groupes industriels allemands.

Ainsi le constructeur de camions, filiale de Volkswagen, a enregistré un recul de 95% de son bénéfice net au premier semestre 2012.

Siemens faisait aussi triste figure, reculant de 3,91% mais on en a déjà parlé, .

BASF, le numéro un de la chimie a annoncé jeudi une baisse de 15% de son bénéfice net part du groupe au deuxième trimestre, freiné notamment par la faiblesse de son activité en Chine (tient, je croyais que la Chine allait bien…) et, n’a pas exclu de supprimer des emplois… vite prêtons le CPAAS (Commissaire Politique à l’abaissement Significatif, c’est plus court sous forme d’initiales et ça fait sérieux) à nos grands amis allemands. Heureusement qu’en Europe, on peut le dire, on s’aime…

Recul inattendu des prix de l’immobilier à Londres

Bon du côté de la perfide Albion, une excellente nouvelle, ils vont mal aussi. Mon orgueil de français lors du tournoi des VI nations ne pourrait supporter que le monde s’effondre pendant que les grands bretons prendraient tranquillement une tasse d’eau chaude (quand il y a rigueur on supprime le sachet de thé) avec un nuage de lait.

Alors soyons rassurés, les du marché immobilier ont baissé de 3,6 % en juillet. J’espère qu’ils ne vont pas nous faire une telle performance tous les ans, parce qu’en rythme annualisé cela ferait tout de même du moins 40% et que l’on peut raisonnablement dire qu’il s’agit d’un krach… pour la dépêche, en cause « les JO et la hausse des droits de mutation ». Pour les Jo je n’ai pas bien compris le rapport, mais la dépêche conclu sur un sublime politiquement correct pour rassurer les mougeons en disant: « On s’attend à un ralentissement de la croissance voire à quelques hoquets en réaction aux troubles macroéconomiques mais pas à un décrochage massif »… Bien voyons, et moi je suis la Reine d’Angleterre…

La bonne nouvelle du jour.

Enfin, aujourd’hui malgré toute les mauvaises nouvelles et justement grâce à toutes les mauvaises cumulées le Grand, Prophète, L’énorme Manitou, notre Grand Gourou  de la BCE Super Mario Draghi à parlé. EN fait là il s’est carrément fâché.

« La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro. Et croyez moi, ce sera suffisant, a-t-il déclaré lors d’une conférence d’investisseurs. »

Ca c’est ce qu’on retenu les marchés qui du coup nous font un rebond d’enfer… oubliant l’autre partie de l’intervention de Mario: « Il n’appartient pas toutefois à la Banque centrale européenne d’agir en lieu et place des Etats ».

En clair on en est toujours au même point depuis cinq ans. Va-t-on autoriser la planche à billets et mourir sous perfusion de morphine pour diminuer la douleur grâce à une inflation forte, ou va -t-on continuer à accepter d’horribles souffrances avec la rigueur pour que le malade soit mort… mais guérit? La déflation ou l’inflation… C’est toujours le même débat depuis cinq ans. Et depuis cinq ans les « germains » ne veulent pas d’inflation et de planche à billets. Il va falloir choisir. Car désormais nous ne pouvons plus gagner de temps. Etes-vous prêts? (…) LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

Le Contrarien - Matin du 27 juillet 2012

 

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "