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Archive for the ‘Allemagne’ Category

Messieurs les Allemands Sortez les premiers!

Jeudi, décembre 8th, 2011
Vera Valor

« Messieurs les anglais tirez les premiers ». C’est lors de l’épisode de la bataille de Fontenoy (en 1745), que ce mot fameux aurait été prononcé.

Dans notre Europe moderne nous avons depuis quelques décennies su faire taire les armes et les canons. C’est bien sur le principal succès de l’Union Européenne. C’est d’ailleurs ce succès et cette connaissance historique partagée par tous des affres des guerres qui ont ravagé notre continent pendant des siècles qui rend dans l’esprit de tous indépassable l’idée de construction européenne.

Pourtant, pourtant, l’année 2012, pourrait être celle où l’ensemble des européens demandera à nos amis allemands de sortir les premiers de l’euro.

L’euro est une construction Politique. Pas économique.

La monnaie unique a été créée et pensée il y a presque vingt ans. A l’époque et, c’est important de le rappeler, le Mur de Berlin vient de s’effondrer. La France, inquiète, voit poindre le danger d’une grande Allemagne réunifiée. François Mitterrand, alors Président de la République, reste avant tout un homme de la deuxième mondiale. Il n’aura de cesse que d’arrimer l’Allemagne à la France, à moins que ce ne soit le contraire, afin de rendre le destin de nos deux nations indissociable. La monnaie unique est un peu comme une corde reliant plusieurs alpinistes mais qui ne pourrait pas être coupée en cas d’accident. Dès lors, si l’un des membres de l’euro tombe, toute la cordée sera entrainée dans la chute.

L’euro est une monnaie économiquement Allemande, mais de construction Politique française.

Le Président Mitterrand a donc négocié l’aide et le soutien de la France à la réunification Allemande contre l’adhésion de l’Allemagne à l’euro en échange de quelques critères de bonne gestion financière (les célèbres critères de Maastricht) oubliés par tous (y compris nos camarades allemands) depuis bien longtemps. Il ne faut pas oublier la décision politique prise à ce moment là par le Chancelier Allemand de l’époque Helmut Kohl. Ce dernier a décidé de convertir la monnaie des allemands de l’Est au prix de la monnaie de l’Ouest. En clair un Deutsch Mark (RFA-ouest), valait un Ost Mark (RDA-Est). L’Allemagne n’avait pas l’argent nécessaire bien sur pour convertir cette masse monétaire nouvelle sur la base de 1 pour 1. Une telle conversion n’avait d’ailleurs aucun sens économique. L’Ost Mark valait plutôt dix fois moins d’un Deutsch Mark. Là encore l’idée était Politique. Il s’agissait d’affirmer la réunification du peuple allemand, et qu’un Allemand de l’Ouest « valait » un Allemand de l’Est.

N’oublions pas qu’hier comme aujourd’hui les Allemands ont toujours refusé la notion de monétisation. Les allemands n’ont pas imprimé les Deutsch Mark nécessaires. Ils les ont emprunté sur les marchés. Ce faisant ils ont asséché le marché monétaire, provoqué une hausse massive des taux d’intérêt, à l’origine de la récession et de la crise économique des années 90 à 95. Nous avons tous payés le prix de la réunification allemande en Europe et particulièrement la France. Mais l’adhésion de l’Allemagne à l’Euro était à ce prix.

L’Euro un « OGM » qui n’est pas viable.

Reprenons. L’euro est donc une construction politique et pas économique. C’est une monnaie unique, pour 17 peuples différents, 17 langues, et surtout 17 économies hétérogènes. Car le problème génétique de l’euro, c’est qu’il s’applique à 17 économies qui sont profondément différentes. L’idée de l’euro est très belle, comme celle de la construction européenne. Pour toute personne saine d’esprit la construction européenne est une évidence. Néanmoins, en économie la beauté des choses n’est que de peu d’importance. La réalité c’est que les déséquilibres économiques de nos 17 pays ne peuvent plus désormais trouver de résolution qu’à travers des ajustements monétaires, qui restent la seule et unique solution économiquement viable. Non et cent fois non, le fait de mettre un pays à l’amende car il ne respecte pas son budget ne changera jamais rien à la structure de l’économie de ce pays, qui devra emprunter plus pour payer une amende (pour mémoire il existe déjà les « procédures pour déficits excessifs)…. Non et cent fois non, effectuer un contrôle budgétaire européen ne changera rien aux forces et faiblesses intrinsèques d’une économie nationale… Non et cent fois non de nouveaux traités ne changeront rien au « stock » de dettes déjà existant… Non et cent fois non, la rigueur ou l’austérité ne peuvent constituer l’alfa et l’oméga d’une politique économique (ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas indispensable).

La fin du « Business Model » des Etats Providence.

Soyons sérieux. Les états européens, en particulier français, sont bâtis sur l’idée d’état providence. La « providence » est un mot qui signifie que le cours des événements est issu de l’action bienveillante d’une puissance divine (généralement Dieu).

En l’occurrence la puissance divine qui veille sur nous de la Crèche au Cimetière c’est l’Etat. L’Etat qui à travers les allocations familiales paiera l’essentiel des frais de garde de nos jeunes enfants, l’Etat qui veillera sur nos vieux jours à travers les pensions de retraite et aux maisons du même nom. Nous naissons à la crèche pour mourir à la maison de retraite. Entre temps, en cas de maladie la sécurité sociale veille sur vous, un incident de parcours professionnel, les ASSEDIC et maintenant le Pôle emploi se chargent de vous, quand il n’y a plus d’espoir, et que le marché du travail vous est définitivement fermé, le RSA (RMI nouvelle formule) prend le relais. Un problème de logement, le parc HLM et les aide au logement sont là pour vous. Partout, à tous les niveaux les « amortisseurs sociaux » sont là.

Il ne faut pas se leurrer. La fin du business model de l’Etat providence, signifie la fin programmée et inéluctable de l’ensemble de ces aides. C’est cela la rigueur sans la planche à billets pour l’adoucir.

Or la société française par son hétérogénéité ne pourra en aucun cas supporter une cure d’austérité à la grecque. Cela est impossible. Nos zones sensibles et nos banlieues (difficiles) vivent pour beaucoup des aides publiques et de la solidarité nationale. A cette problématique financière se rajoute depuis maintenant quelques années des problématiques communautaristes évidentes. Lorsque les tensions s’exacerbent, l’histoire humaine prouve que les modérés ne l’emportent jamais.

Les fragilités de la société française ne sont pas les fragilités de la société allemande. Pour notre pays, le coût social d’une austérité brutale risque d’être insupportable et de mener à des problèmes intercommunautaires insurmontables.

Je vous conseille la lecture de l’extraordinaire rapport officiel 2011 de l’Observatoire des Zones Urbaines Sensibles, éclairant sur la réalité sociale de notre pays et donc sur nos fragilités.

http://www.ville.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_onzus_2011.pdf

La sortie de l’Allemagne serait la meilleure solution.

L’Allemagne ne souhaite pas amoindrir (pour le moment) le choc de la rigueur par un recours, ne serait-ce que modéré, à la planche à billets c’est-à-dire à la monétisation. Dont acte. La ligne rouge allemande est celle de la création monétaire, menant bien souvent à l’inflation puis à l’hyperinflation. Ce point de vue est économiquement fondé. Le traumatisme allemand de l’hyperinflation des années 20 ayant mené à l’avènement du nazisme est toujours vivace dans les esprits d’outre-Rhin. Cela est parfaitement respectable.

La ligne rouge française doit être impérativement celle de la stabilité sociale. L’austérité ne peut être que progressive sous peine de prendre le risque de déclencher des émeutes d’une rare violence. Nous ne pourrons pas mener chez nous une austérité crédible c’est-à-dire massive et brutale. L’utilisation de la planche à billets est inéluctable. Ce n’est qu’une question de temps. Il en est de même pour l’Italie, l’Espagne, ou la Grèce (mais pour d’autres raisons).

La conclusion est implacable. En cas de persistance de ces désaccords, nous devrons mettre fin, par la force des choses à l’aventure de la monnaie unique. La meilleure solution serait alors la sortie du maillon fort de l’euro qu’est l’Allemagne. Messieurs les Allemands sortez les premiers!

Le coût économique d’une telle solution serait certainement le plus supportable parmi les « mauvaises solutions » pour sortir définitivement de cette crise monétaire. Une sortie de l’Allemagne de la monnaie unique ne lui couterait pas plus cher que la réunification. Cela lui couterait également bien moins cher que de se « porter caution » pour l’Europe entière. Enfin, une dette en euro « faible » remboursée en nouveau Marks « forts » permettrait d’amoindrir le coût (important) de la dette allemande.

Nous devons accepter de dépasser nos limites. L’euro n’est plus une limite. Seule la stabilité de nos nations respectives sur le long terme permettra la poursuite d’une construction européenne durable.

Nos élites se trompent. La fin possible de l’euro est en réalité, une chance immense pour un nouvel élan européen bâti sur une adhésion populaire et démocratique.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

http://www.ville.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_onzus_2011.pdf

Et si l’Allemagne quittait la zone Euro?

Lundi, novembre 14th, 2011

Telle est en tout cas l’information du Docteur Pippa Malmgren, ancienne conseiller économique du Président américain.

Entre rumeurs de plus en plus insistante et désinformation il est difficile d’y voir clair. Néanmoins d’un point de vue purement intellectuel la sortie de l’Allemagne de la zone euro serait une hypothèse relativement « élégante » bien que ce soit celle dont on parle paradoxalement le moins. Et pourtant…

Selon Docteur Pippa Malmgren les allemands sortiront de la monnaie unique dès que la survie de la zone euro sera irrémédiablement compromise par exemple avec la faillite de l’Italie qui, hélas, se profile dangereusement à l’horizon.

Si la Grèce était « sauvable » avec une dette de seulement 350 milliards d’euros, avec l’Italie nous sommes dans un tout autre ordre de grandeur puisque la dette italienne avoisine les 2000 milliards d’euros.

L’ensemble des pays de la zone euro souhaite pouvoir monétiser les dettes souveraines à savoir faire fonctionner la « planche à billets » comme c’est le cas au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou encore au Japon, pays qui bien que plus endettés que nous, ne sont pas inquiétés par les marchés.

De cette solution, les Allemands de veulent pas. Pour une raison simple. La dernière fois que l’Allemagne a utilisé la « planche à billets » c’était dans les années 20. Le résultats? Une hyperinflation tellement violente que l’Allemagne fut ruinée, ouvrant la porte à l’avènement du nazisme et à la deuxième guerre mondiale. En 1945, l’Allemagne est détruite, humiliée, coupée en deux, sous occupation étrangère et responsable du plus abject des génocides… bref un bilan lourd et traumatisant, qui dans l’esprit collectif allemand à pour cause originelle… une utilisation abusive de la « planche à billets ».
Or si la BCE ne monétise pas, l’ensemble des autres pays européens courent à la catastrophe et à la faillite. Une sortie de l’Allemagne de la zone euro permettrait à l’ensemble des autres pays d’utiliser les mêmes armes monétaires que l’ensemble des autres pays comme le Japon ou les USA. L’Allemagne garderait quant à elle le contrôle strict de se nouvelle monnaie. Pour nos amis allemands l’inflation est un poison.

Ce qui est sur c’est que l’Italie sonne l’heure de vérité pour l’Europe et la zone Euro.

D’après cet article, l’Allemagne aurait même demandé aux imprimeurs de hâter l’impression des nouveaux billets.
Pour lire l’article: http://www.pippamalmgren.com/79.html

Christine Lagarde au FMI : un signe fort pour l’euro ?

Mercredi, juin 29th, 2011

Elle tombe plutôt à point nommé cette candidature ! Pour la France, pour l’Elysée bien sûr… et pour l’euro ! A l’heure où dollar, yuan et monnaie unique jouent des coudes, que signifie la présidence d’une Française au FMI sur le plan monétaire ?

Des pays en voie de développement auraient voulu faire entendre leur voix en représentant la direction du FMI : Mexique, Inde, Turquie… Ils étaient nombreux à briguer le poste. Et pourtant, retour à la France. L’élection de Christine Lagarde au poste de directrice générale du FMI s’inscrit dans la continuité d’une Europe garante du « tirage de ficelles » monétaire international.

On se sert les coudes dans la dette !
Garante de l’unité dans la misère, la dette souveraine des états membres de la zone euro tisse les liens de la monnaie unique. Car qui dit dette dit solidarité, remboursement à taux élevés et donc création de richesse.

Une dette à l’échelle européenne et non pas nationale reste le seul moyen de lutter contre le « sudden stop » : l’arrêt net de financement externe des investisseurs qui redoutent le défaut de paiement. En plaçant ses économies dans des banques suisses, autrichiennes, allemandes… le pays endetté reste dans la zone euro. Et seuls les acteurs publics tels que la BCE, l’Union Européenne et le FMI peuvent permettre de contrer le risque de « grève de l’achat de dette publique » et éviter l’hémorragie.

C. Lagarde est une européenne qui sera là pour défendre la monnaie unique, indispensable ennemie du dollar et des autres monnaies fortes. Le déséquilibre permanent du marché monétaire savamment entretenu est une des conditions sine qua non du développement économique actuel.

Le dollar a besoin de l’euro
Les Etats-Unis jusque là grands décideurs de la politique monétaire internationale s’enfoncent dans l’argent-dette avec une politique inflationniste de rigueur. Avec le discrédit jeté sur le billet vert, la menace du yuan comme nouvelle monnaie internationale plane. Selon Dai Xiaoglong le yuan pourra s’établir comme monnaie internationale d’ici 15 à 20 ans ; c’est-à-dire qu’il sera convertible pour les comptes en capitaux et ne sera plus dépendant de la devise verte, comme c’est le cas actuellement. Possédant près d’un tiers des réserves mondiales des devises, on comprend que l’économie – florissante – chinoise, ne cherche pas à s’encombrer du boulet dollar, en pleine dévaluation.

La Chine a faim et se sert déjà de sa monnaie pour des échanges commerciaux avec les pays voisins. La continuité de la direction du Fonds Monétaire International par l’Europe va simplement permettre le maintien de l’actuelle politique de création de richesse par les monnaies fortes sur l’endettement permanent. Cynique, vous avez dit cynique ?

Le système monétaire mondial paie actuellement ses dérives, à force de s’être extrait de la réalité. Une monnaie forte n’est ni américaine, chinoise ou européenne, elle doit tout simplement reposer en partie sur des valeurs réelles comme les matières premières, et des réserves d’or, évidemment !

The European crisis – the courage to act

Jeudi, août 5th, 2010

The European Union is facing an economic and political crisis that threatens the single currency, exposes greed, bureaucratic strangulation, unsustainable social welfare programmes, raises questions on protectionism and the very fabric of the free market. If that was not enough, the weakness of its leaders becomes apparent and two of the giants France and Germany support a different solution. There is a very English phrase “ to muddle through” and that is what European leaders have been doing and hope they can continue doing so as not to put emphasis on radical change that can upset the apple cart either internally or externally. Muddling through depends on growth. LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

Les pays de l’UE notés par les agences de notation

Vendredi, juillet 16th, 2010

Les agences de notation sont chargées d’attribuer des notes aux Etats et entreprises en se basant sur des critères financiers afin d’évaluer leur solvabilité. Dans certains cas, ces notes peuvent entraîner une véritable « lame de fond » économique dans le pays touché. Actuellement, quelles sont les notes attribuées à chaque pays ?

Grèce et Espagne : les mauvais élèves
Les différents Etats sont ainsi sous la coupe des agences de notation. La Grèce a notamment connu un déficit correspondant à 13% du PIB en 2009 et une dette publique s’élevant à 115% de sa production annuelle de richesse. Le pays par conséquent ne pourra pas s’acquitter de sa dette : aussi, les agences ont dégradé sa note, pour « avertir » de l’insolvabilité du pays.
Autre exemple : l’agence de notation Fitch a baissé la note de l’Espagne en mai dernier, qui est ainsi passée de AAA à AA+. En cause : la « mauvaise perspective de croissance provoquée par le lourd endettement privé du pays ». L’effet boule de neige est en marche.

Les notes attribuées aux principaux pays européens
Un article paru sur le site d’El Pais fait état des notes attribuées aux principaux pays européens.

On y retrouve dans le peloton de tête l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Suisse et le Royaume-Uni. Dernière de la top-list, l’Espagne est passée de AAA à AA+ en quelques mois. On retrouve  ensuite (avec des notes comprises entre AA+ et AA-) les fameux « PIGS » (Portugal, Italie, Grèce, Espagne, dans le désordre), suivie par l’Irlande et la Belgique.
Vu de loin, on peut aisément comprendre que le tableau de note des élèves européens n’inspire guère les maîtres investisseurs qui préfèrent peut-être s’en remettre en ce moment au dollars ou encore au nouveau géant économique chinois avec sa croissance à 2 chiffres… qui laisse rêveur !

En Allemagne, le Krügerrand fait un tabac

Jeudi, juin 17th, 2010

A cause de la crise de l’euro, en Allemagne comme ailleurs, l’or n’a jamais été aussi prisé, et les pièces sud-africaines sont particulièrement demandées chez nos voisins allemands.

Pour la Reisebank, qui fait partie des grands acteurs dans le commerce des métaux précieux et approvisionne en Allemagne 1200 banques, les choses sont claires : la plupart des clients connaissent le Krügerrand et donc ils investissent dans le Krügerrand.

Le Krügerrand d’Afrique du Sud est la pièce d’or la plus répandue dans le monde (cliquez pour lire notre article spécial). Pas étonnant que non seulement les collectionneurs habituels y trouvent en ce moment un grand intérêt, mais aussi les acheteurs qui en temps de crise de l‘euro investissent leur argent pour la première fois dans l’or. Mais il n’y a pas que le Krügerrand, les Nuggets, pièces d’or australiennes ou encore la Maple Leaf canadienne connaissent elles aussi un grand succès en Allemagne. Elles ont toutes la même teneur en or mais sont beaucoup moins chères que le Krügerrand. En ce moment, la différence est de 10 à 20 euros par once, parce que leur prime instantanée est moins importante, prouvant ainsi la plus forte demande sur la pièce sud-africaine.

Pour les investisseurs allemands qui souhaitent investir dans d’or, il est donc plus intéressant d’acquérir ce métal précieux lorsque le choix se porte sur d’autres pièces que le Krügerrand. Qu’il s’agisse du Krügerrand ou encore du Nugget, elles consistent toujours en une once d’or, soit 31,1 grammes. Cependant le Krügerrand est la pièce la plus connue, et c’est ce sur quoi misent les investisseurs. Conséquence : beaucoup de commerçants doivent faire attendre leurs clients et ne peuvent livrer dans l‘immédiat.

En ce moment, dans la Société munichoise spécialisée dans l‘or Pro Aurum, le traitement des commandes de Krugerrands et autres pièces d’or peut prendre jusqu’à deux semaines. Sur le plan logistique, il n’est pas possible de faire face autrement à l’afflux des clients, d’autant que les producteurs d’or n’arrivent plus à satisfaire la production de barres et de pièces. Christof Wilms, responsable du commerce de l’or au sein de la Reisebank, le dit aussi: « La demande en or continue à être forte. Dans les semaines passées, les besoins étaient deux fois plus élevés qu’en 2008 lors de la crise financière. Nous n’avions pas encore connu une telle ampleur.“ Chez les clients, les barres de 100 grammes sont aussi particulièrement prisées, et il est arrivé qu’elles ne puissent pas être livrées. Les barres d’or existent en plusieurs tailles : un kilo, mais aussi 250, 100 ou un gramme. L’or profite de sa réputation de placement stable en temps de crise. Et ça fait décoller les prix. Même les fonds de placement en or, dans lesquels les investisseurs empruntent de plus en plus d’argent, reçoivent des dépôts en or et contribuent à augmenter par leurs achats le prix de l’or.

L’or en tant que métal précieux reste populaire chez les investisseurs, même si le prix a un peu baissé récemment. D’après les estimations des experts en matières premières de la Commerzbank, les investisseurs sur le long-terme vont continuer à investir dans l’or. Mais les gros investisseurs orientés spéculation auraient récemment engrangé leurs bénéfices, ce qui aurait fait fléchir les prix.

Gabor Vogel, expert en matières premières de la DZ Bank déclare: « La situation de l’or reste positive, parce que le besoin de sécurité des investisseurs reste élevé.“ En outre beaucoup d’investisseurs continuent à trouver le métal précieux attractif, parce que les alternatives en matière d’investissement manquent et que par exemple le calcul des risques dans les emprunts d’Etat ont changé récemment. « Dans les emprunts d’état, le rendement financier n’est pas aussi luxuriant“ assure Vogel. L’analyste voit le prix de l’or augmenter aux alentours de 1350 dollars à la fin de l’année. Même si un recul à 1050 dollars est d’ici là probable.

Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, les investisseurs qui misent sur l’or ne doivent pas seulement prendre en considération les fortes fluctuations du métal précieux. Il est vrai que la cote de l’or reste élevée en ce moment, mais le placement dans l’or a aussi des failles : il y a lieu de tenir compte des différences considérables qui existent entre le prix d’achat et le prix de vente, et puis l’or n’offre pas d’intérêts ni de dividendes, contrairement aux actions. A cela s’ajoute le coût d’entreposage lorsque l’on doit conserver de grandes quantités d’or. En revanche un des avantages pour les acheteurs allemands de pièces d’or et de barres, c’est qu’ils ne sont pas concernés par la taxe sur les plus-values, contrairement aux français (cf notre article à propos de la taxation de l’or) à moins qu’ils n’optent pour des formules légales de conservation hors Union Européenne comme le proposent Bullionvault (pour les lingots) et AuCOFFRE.com (pour les pièces d’or).

Extraits du Frankfurter Allgemeine Zeitung du 22.05.2010, Nr. 117 / Page 21
Traduction et localisation pour LORetLARGENT.info : ABW Traductions

AuCOFFRE.com lance sa plateforme allemande très prochainement. C’est une bonne idée de commencer à acheter vous aussi des krugerrands.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "