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Archive for the ‘Banques’ Category

L’impossible sauvetage des banques

Lundi, octobre 10th, 2011
Vera Valor

Il y a plus d’un an, dans un article intitulé « faudra t’il encore sauver les banques » j’attirais l’attention de tous sur l’aspect inévitable d’un nouveau plan de soutien au secteur financier et bancaire.

Force est de constater qu’après la première intervention des états fin 2008 début 2009, aucune des raisons ayant conduit à cette crise n’avaient été traitées.

En 2011, il arrive ce qui devait arriver. Les banques sont fragiles et manquent cruellement de fonds propres puisqu’elles se sont évertuées sous l’amicale compréhension de nos gouvernants à distribuer en dividendes et bonus ce qu’elles auraient pu conserver sous forme de réserves pour se renforcer. Souvenez-vous des grands titres de la presse financière de l’année dernière! « Record historique de bénéfices pour les Banques », « les bonus à nouveau au plus haut ».

Une fois encore, nous assistons à une nationalisation des pertes mais à la privatisation des gains.

Il faut tout de même noter un changement d’envergure par rapport au climat de 2008. Il y a 3 ans nous ne parlions pas ou peu de faillite d’état. Cela restait une hypothèse de travail à peine crédible. Celui qui l’évoquait était très vite taxé de « déclinologue ». Bref, la réalité actuelle est que les états ne sont tout simplement plus en capacité d’agir et de sauver à nouveau le système bancaire.

La preuve est venu ce week-end de Belgique puisque nos voisins belges sont désormais menacés par Moody’s de dégradation de leur note en raison de leur soutien à DEXIA.

Il est important de rappeler que Dexia est une « petite » banque ». La taille de son bilan est d’environ 500 milliards d’euros. En France rien que BNP Paribas a un bilan d’une taille supérieure à 2 000 milliards d’euros! Nos banques sont désormais trop grosses pour être sauvées par les états sans entrainer ceux-ci dans leur chute.

L’accord de principe Franco-allemand d’hier sur la nécessaire recapitalisation des banques achoppe encore sur la meilleure des solutions pour y parvenir ; Merkel et Sarkozy ayant renvoyé les aspects concrets au prochain sommet du G20 dans un mois (en novembre).

Pourquoi une telle absence de solution? Pour une raison finalement assez simple.

Soit les états prennent en charge la recapitalisation de chacune de leur banques respectives. Cela aura pour conséquence quasi mécanique la dégradation, par les agences de notation, de la note des pays concernés. La France ne veut pas de cette solution qui entrainerait une augmentation importante du coût de notre dette puisqu’une dégradation de la note conduit à une augmentation du taux d’intérêt. Donc la dette devient plus chère.

La France souhaiterait faire intervenir le FESF (fonds européen de stabilité financière). Le FESF emprunterait dans ce cas directement les sommes nécessaires à la BCE (banque centrale européenne) qui imprimerait le nombre de billets correspondants. De cette solution les allemands ne veulent pas, car faire fonctionner la « planche à billets » est à terme hyper inflationniste. Nos amis d’outre Rhin restent traumatisés par la période d’hyperinflation des années 20 qui avait amenée à l’avènement du nazisme.

Ils n’accepteront cette solution qu’en dernier recours, d’ici un mois par exemple.

Encore une fois, nous n’avons plus le choix des solutions. Il ne reste plus que la monétisation, c’est-à-dire le recours massif à la planche à billet. Cela fera baisser l’euro, et va renchérir le coût de nos importations dans les prochains mois à commencer par le prix du litre d’essence. Mais c’est à ce prix que le système économique et financier pourra continuer à tourner, jusqu’à l’apparition hélas parfaitement prévisible de nouvelles pertes du système bancaire qu’il faudra à nouveau combler. Les banques ne peuvent pas avouer l’étendue de leurs erreurs. Elles feront tout pour sauvegarder leurs intérêts. Elles cacheront la réalité, encore une fois. Il faudra à nouveau les sauver pour la troisième fois. Sans doute en 2014, lorsque les pertes causées par la future explosion de la bulle immobilière en Europe ne pourront plus être masquée.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Recapitalisation des banques : quel risque pour l’or ?

Lundi, octobre 10th, 2011

Pendant ce temps-là, la crise de la zone euro s’intensifie. Heureusement, le duo franco-allemand s’est rencontré ce dimanche 09 octobre et a pris des décisions pour sauver la monnaie unique. Les problèmes seront réglés d’ici le sommet du G20 en novembre, nous assurent-ils… La solution est simple : il suffit de recapitaliser nos banques… Il fallait y penser !

Ô sombre euro de l’amer…
Vendredi, Wall Street finissait en baisse « à cause de la crise de la zone euro ». Faut dire, il y avait de quoi : dernièrement, les agences de notation ont montré qu’elles n’accordaient guère de crédit à Silvio Berloscuni et ont dégradé la note de la dette à long terme de l’Italie pour la 2e fois en 2 semaines. Idem pour l’Espagne, autre « grosse économie » de la zone euro, qui est passée de AA+ à AA-, assortie d’une perspective négative. Et à présent, c’est la Belgique que Moody’s envisage de déclasser…

Par effet de contagion, l’étau se resserre autour de l’Allemagne, modèle économique et locomotive de la zone euro. L’euro, monnaie fiduciaire en pleine crise de foi, ne remplit plus son rôle de monnaie dite de confiance. 54% des Allemands souhaitent revenir au Deutschemark, surtout du côté de l’ex-RDA où l’on reste très attaché à l’ancienne monnaie teutonne. L’Allemagne qui freine des 4 fers quand il s’agit d’injecter du capital dans les banques de leurs voisines cigales va devoir prendre une décision pour la survie de son économie : sortir de l’euro ou participer à une politique économique commune.

Une sortie de la zone euro envisageable ?
Le quotidien économique Handelsblatt révélait il y a deux semaines « la vérité » sur la dette cachée de l’Allemagne qui s’élèverait à 2000 milliards d’euros. On nous vante la parcimonie de notre voisin Outre-Rhin, dont les dépenses publiques sont moindres par rapport aux nôtres mais dont l’endettement est de 500 milliards d’euros supérieur au nôtre…

En revenant à une monnaie nationale, les pays endettés pourraient dévaluer leur monnaie afin de créer une dynamique économique à court terme, favoriser l’exportation, sortir la planche à billet et réduire ainsi le montant de leur dette avec une politique inflationniste, ce qui est le scénario le plus probable.

Avec une telle politique, les monnaies courantes auraient bien peu de valeur et ne rempliraient plus leur rôle de stockage de valeur. L’or serait le seul actif à bien se comporter dans une telle situation, comme l’histoire économique nous l’a déjà prouvé, et serait même le seul actif tangible à garder de la valeur et à servir d’unité de compte. Aucun risque pour l’or avec une recapitalisation massive des banques, en revanche un gros risque pour votre épargne et vos comptes bancaires… A moins que d’ici là vous ne réinvestissiez tout votre capital dans l’or physique !

Des banques poubelle pour sauver l’or ?

Mercredi, octobre 5th, 2011

L’Europe va mal, la zone euro va entrer en récession, la note de l’Italie dégringole deux fois en deux semaines, l’Allemagne nous ment et nous spolie, Dexia suit la pente de Lehman Brothers, CAC 40 en dessous des 3000 points… que de sombres nouvelles aux unes économiques ce matin ! L’initiative de créer des « bad banks » (ni plus ni moins des banques poubelle) pour gérer les prêts toxique d’un côté et l’épargne des clients de l’autre suffira-t-elle à sauver notre argent ?

Pourquoi il faut se méfier des banques
Il ne faut pas être un économiste chevronné pour s’en convaincre, il suffit juste de constater les faits depuis le scandale des subprimes aux Etats-Unis en 2008. Par effet de domino à retardement, la faillite de la banque qui avait pleinement participé à la création de produits bancaires toxiques, est en train de retomber sur le coin du museau des banques européennes, qui s’étaient laissé séduire par de la promesse de remboursement de crédit (dette).

Les banques sont exactement à l’origine du dysfonctionnement économique actuel. Pourvoyeuses de crédit, elles se sont enrichies sur le dos des dettes souveraines. Et qui dit crise bancaire dit menace pour votre épargne.

Dexia pointée du doigt
La franco-belge Dexia, banque communale à l’origine, est la première victime de la crise de la dette, après avoir suivi une politique de diversification calamiteuse. En voulant démanteler sa banque en plusieurs départements, le holding Dexia espère éviter les répercussions de ses activités toxiques (soit 95 milliards d’euros d’actifs à risque) sur les comptes courants, l’épargne de ses clients, ses autres activités… Cette décision accompagne celle de 21 projets de restructuration des banques de l’Union Européenne.

Joaquin Almunia, responsable de la concurrence de l’UE se veut rassurant : « Depuis octobre 2008, dans le cadre de notre régime d’exception dû à la crise, nous avons pris des décisions concernant la restructuration de 25 banques et avons vu la liquidation ordonnée de 11 autres. La seule décision négative que nous ayons dû prendre a concerné une petite banque portugaise ».

Or ce n’est pas en séparant le grain de l’ivraie que le mal sera résolu. La création d’une banque poubelle ne sera pas sans conséquence et devrait notamment peser prochainement sur la note de la France…

Si les banques souhaitent épargner l’épargne de leurs clients, les états ne pourront, à terme, plus capitaliser le secteur bancaire. Il faudra bien prendre l’argent là où il dort, à savoir dans l’épargne des Français. Non, votre argent n’est en ce moment pas en sécurité à la banque sous forme de compte épargne ou d’assurance vie. Une crise du système bancaire constitue clairement une menace pour tous les comptes qu’elle abrite. Aujourd’hui Dexia, et demain, très bientôt la Société Générale ? BNP Paribas ? Et ça ne sera pas sur vos écrans. Certes, votre banquier ne vous conseillera jamais de retirer l’argent de votre compte épargne pour le placer dans de l’or physique, car ça ne lui rapporte rien ! Mais croyez-moi, où que soit votre or, il ne pourra pas vous le prendre.

L’or prend de plus en plus de place dans les échanges monétaires

Mercredi, septembre 28th, 2011

C’est un signal fort des temps de crise. Les états accordent de plus en plus d’importance à l’or dans les échanges monétaires. Parler de retour à l’étalon or serait peut-être un peu précipité mais mieux vaut être à l’écoute des signes avant-coureurs de bérézina économique.

Nous vous avions déjà parlé de la société de courtage suisse Six Securities qui acceptait le règlement des transactions boursières en or. A Wall Street le 14 septembre dernier, c’est un trader de Donald Trump Organisation qui a effectué un dépôt de caution de 176 000$ non pas en monnaie fiduciaire mais en or physique (soit 3 lingots de 32 onces chacun), ouvrant ainsi la voie à l’or physique comme moyen de paiement dans certaines transactions financières.

Depuis le mois de mai, l’état de l’Utah reconnait officiellement l’or et l’argent comme monnaies de change. La loi promulguée dans l’état stipule que « Les pièces d’or et d’argent sont à nouveau change légal dans la région de l’Utah »… La grosse révolution, c’est que les pièces de monnaie en or frappées aux Etats-Unis sont désormais considérées comme des devises et non plus comme des biens imposables par l’état.

Une bonne nouvelle pour les possesseurs d’or
Si pour le moment aucun américain n’est prêt à se départir de ses pièces d’or pour payer des biens de consommation courante, cela pourrait pourtant arriver plus vite que prévu. Avec une dette souveraine qui donne le vertige, une croissance nulle, un taux de chômage en hausse constante et un dollar sans cesse dévalué à cause d’un choix de politique hyper inflationniste, nos confrères américains vont bientôt être confrontés à une crise monétaire sérieuse où seul l’or aura de la valeur.
Jusque là, l’or thésaurisé sous forme de pièces, de lingots ou de bijoux était « inutilisable » du moins comme moyen de paiement, à moins de l’échanger contre de la monnaie fiduciaire. Dans l’Utah, on peut désormais payer son cheeseburger en Liberty et il y a fort à parier que d’autres états vont suivre son exemple…

Pour les partisans de l’étalon-or, de plus en plus nombreux, c’est le début d’une victoire, mais peut-on vraiment s’en réjouir ? Oui si vous avez placé une bonne partie de votre épargne dans de l’or, la plus liquide des valeurs refuge. Mais malheur à ceux qui n’ont pas d’autre choix pour le moment que fonctionner avec les devises telles que le dollar ou l’euro. Car même si l’état accepte de se départir de 7% de taxe, c’est une habile façon de faire rentrer l’or dans ses caisses.

Les états font de la rétention d’or
Certains signes de malaise économique transparaissent plus clairement dans ce qui pourrait être assimilé – en exagérant à peine – à de la confiscation d’or. En Autriche par exemple, il n’est désormais plus possible de retirer plus de 11 onces d’or physique à la fois à une banque (ce qui représente à peu près un tiers de lingot), soit disant pour « limiter le blanchiment d’argent ».
En Italie, le même scénario se profile, comme si d’un commun accord, les états faisaient peu à peu main basse sur l’or ou faisaient tout pour le retenir dans leurs caisses.
Sans compter la Chine qui cherche depuis 2009 à échanger ses bons du Trésor américains contre de l’or et la plupart des banques centrales qui remplissent leur coffres d’or…

Epargnants, investisseurs, soyez à l’écoute de ces signes avant qu’il ne soit trop tard et ayez les bons réflexes !

L’Or pour une gestion de trésorerie alternative des entreprises.

Mercredi, septembre 28th, 2011

Le 20 Septembre 2011 la société SIEMENS a fait les gros titres de la presse financière française pour avoir retiré 500 millions d’euros d’une grande banque française qui ont été placé directement en « sécurité » à la Banque Centrale Européenne.

Ce que peut faire SIEMENS à savoir ni plus ni moins ouvrir un compte à la BCE n’est pas à la portée des millions d’entreprises européennes qui partagent les même préoccupations.

Si les particuliers s’inquiètent à juste titre pour leur épargne, il en va de même pour les chefs d’entreprises qui ne savent plus à quels saints se vouer pour la gestion de leur trésorerie.

Comment un dirigeant peut-il sauvegarder son cash dans une période de gros temps?

Tout d’abord, les placements pour les entreprises sont peu nombreux et tournent essentiellement autours de ce qui est appelé SICAV monétaires. Réputés sans risque ces placements court terme n’ont que de très faibles rendements (inférieur à 1%). Relativement liquides, ils ont la faveur des trésoriers et patrons.

Pourtant ce qui est moins connu c’est que l’appellation même de SICAV monétaire est erronée. Pourquoi? En réalité une sicav monétaire est une sicav obligataire à très très court terme. Il s’agit de lignes de financement à 48 ou 72h00 voire un peu plus et soit dit en passant souvent « roulée » ce qui signifie que ces positions sont reconduites de jours en jours sur des périodes qui ne sont plus du court terme! C’est donc bien un crédit qui est accordé à un emprunteur. Une sicav monétaire est donc en réalité une SICAV obligataire.

L’autre point essentiel est la composition de tel placements. Qui a besoin de financement à court terme? Majoritairement des banques ou des institutions financières afin combler leur besoins de liquidité dans le cadre de leur opérations quotidiennes. Plus la situation économique s’aggrave, plus les banques et institutions financières auront besoin de recourir à cette source bon marché de financement.

Quelle est l’implication de ces deux informations? Celui qui place son argent « sans risque » dans une SICAV monétaire place en réalité dans une SICAV obligataire, et l’épargnant va prêter à travers sa SICAV en grande partie à des banques. Pensez-vous dans l’état actuel de la situation que ce soit une attitude complètement exempte de risque?

Imaginons une faillite de la Grèce. Cela pourrait entrainer quelques grandes banques françaises dans la tourmente. Dans le cas ou l’Etat français pour des raisons financières ne pourrait pas intervenir que resterait-il du placement monétaire de ce client?

Il faut être conscient de la réalité de ce type d’épargne. Les SICAV monétaires sont risquées. Certes il est moins dangereux de prêter à 4 jours que sur 30 ans. Mais lorsque vous prêtez vous avez toujours le risque de ne jamais être remboursé ce qui est un principe aussi vieux que l’humanité.

Les entreprises ont le droit d’acheter de l’or physique au même titre que n’importe quel SICAV. L’or physique est un produit « financier » comme les autres au terme de la législation.

Néanmoins dans la période économique troublée que nous traversons l’Or reste le seul actif tangible avec lequel une entreprise peut diversifier sa trésorerie.

C’est pourquoi la société Aucoffre.com a lancé la GTA, la Gestion de Trésorerie Alternative, pour permettre à toute entreprise d’investir une partie de ses excédents en Or.

La société SIEMENS aurait sans doute pu investir une partie de ces 500 millions d’euros dans de l’or. Si les banques tombent les monnaies et le système économique ne pourra tenir. Dans un tel cas de figure, seul l’or pourra conférer une protection réelle aux trésoreries d’entreprises.

Désormais, les entreprises ne sont plus démunies et des solutions existent.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Valeurs refuge : le Franc Suisse peut-il concurrencer l’or ?

Jeudi, septembre 15th, 2011

La crise du système bancaire mondial appesantie par les mauvais résultats enregistrés par le Crédit Agricole, la Société générale et BNP Paribas dans le collimateur de Moody’s en début de semaine a provoqué une ruée vers les valeurs refuge comme les monnaies fortes. Si le Franc Suisse a la cote, est-ce un bon placement ? Peut-il concurrencer l’or ?

Des monnaies fortes pour combien de temps ?
Parmi les « monnaies refuge », le yen a été peu à peu délaissé au profit – ou plutôt au détriment – du Franc Suisse. Affaibli par la catastrophe qui s’est abattue sur le pays en mars dernier, le Japon a tout fait pour déprécier le yen afin de ne pas gêner le rythme de ses exportations. C’est donc vers le Franc Suisse que se sont naturellement tournés les investisseurs et les épargnants en quête de valeurs refuge.

L’avantage d’une monnaie forte telle que le Franc Suisse ou encore la Couronne norvégienne est qu’elles reposent sur une économie réelle. Le Franc Suisse est en grande partie adossé aux réserves d’or du pays, ce qui lui confère une certaine stabilité et lui évite d’être l’enjeu de spéculation gonflant artificiellement son cours. L’atout de la Suisse et de la Norvège réside également dans le fait que ces deux économies « petites mais fortes » sont ouvertes, axées sur une politique budgétaire concrète et qu’elles profitent d’un surplus de comptes courants.

Les pays refusent que leur monnaie soit des valeurs refuge
Comme pour le yen, la Suisse et la Norvège ont tout intérêt à freiner le cours de leurs devises si les pays ne veulent pas se retrouver eux aussi bloqués au niveau des exportations. C’est ce qu’a commencé à mettre en pratique la Suisse en achetant de l’euro en masse récemment, afin que son franc ne devienne pas la valeur refuge à la mode et que son cours se retrouve du coup surévalué.

Le hic des monnaies dites de confiance est qu’elles sont embringuées de gré ou de force dans le système monétaire flottant et de ce fait, s’ajustant les unes par rapport aux autres, leur valeur ne peut que fluctuer. Le déséquilibre est permanent.

Les monnaies sont vouées à une mort certaine, l’or non.
Pour conclure, une devise ne peut à notre avis pas constituer une excellente valeur refuge dans la mesure où elle reste prisonnière du système monétaire international : dévaluée ou surévaluée, une monnaie de confiance est de toute façon vouée à disparaître tôt ou tard. Alors que l’or, lui, ne périt jamais, a toujours une valeur qui lui est propre même au minima.

Vous entendrez sans doute votre conseiller financier – qui blêmit au seul mot « or » – dire qu’il est trop tard pour acheter de l’or. Normal, généralement ce ne sont pas les mieux placés (sans vouloir faire de jeu de mot) pour en parler. D’autre part, l’or ne rapporte rien (sauf à vous si vous le revendez au bon moment pour réaliser une plus-value) et ne fait pas travailler la banque. Il a donc plus intérêt à vous vanter les mérites de ce que rapportent ses illusoires produits bancaires.

Profitez de la consolidation passagère de l’or
Non il n’est pas trop tard pour acheter de l’or, d’autant que son cours baisse en ce moment. Le dollar renforçant sa position face à l’euro suite aux derniers déboires grecs, l’or serait temporairement délaissé au profit du billet vert. Sauf que ça n’est qu’illusion. Il faut au contraire profiter de cette consolidation passagère de l’or pour placer une partie de votre épargne avant que son cours remonte. Pour le moment, si l’or n’arriver pas à fixer autour des 1900$, une baisse technique à 1777$, puis 1704 est envisageable, avant de monter à nouveau en flèche. La valeur « avant-bulle » étant estimée par nos spécialistes aux alentours de 5000$, il y a encore de la marge…

Le jour de l’or a sonné !

Vendredi, août 19th, 2011

Le vendredi 16 septembre 2011 de 8h à 20h aura lieu Le jour de l’or, une journée exceptionnelle organisée par Publications Agora et MoneyWeek, avec des invités prestigieux, tous spécialistes du métal précieux. L’occasion de faire le point sur vos placements, la fiscalité de l’or, les minières, l’or physique… Rendez-vous à Paris en septembre.

Demandez le programme !
La journée sera émaillée de rencontres avec des spécialistes de l’or. Pas n’importe lesquels, les meilleurs :
• Simone Wapler, rédactrice en chef de L’Investisseur Or & Matières qui répondra à une question qui est sur toutes les lèvres : l’or est-il ou non dans une bulle ? Elle inaugurera la journée et la clôturera en abordant la place de l’or dans votre PEA.
• Thomas Chaize, spécialiste reconnu des matières premières et auteur de plusieurs rapports spéciaux pour les Publications Agora. Thomas vous parlera des critères géologiques et financiers pour bien choisir une minière, et vous donnera des détails sur sa sélection personnelle.
• Alain Corbani, directeur général de Commodities Asset Management, continuera sur le thème des minières et de leur sélection et dévoilera sa propre sélection.
• Jean-François Faure, fondateur du site d’achat de pièces d’or AuCoffre.com, vous parlera du risque de contrepartie. Il vous expliquera également très concrètement comment acheter de l’or physique facilement et sans risque.
• Marc Mayor, rédacteur de MoneyWeek, interviendra sur l’or des banques et les stratégies à adopter pour vous aider à vous couvrir quoi qu’il arrive.
• Yannick Colleu, spécialiste indépendant et auteur d’un guide reconnu sur l’investissement aurifère, vous révélera tout ce qu’il faut savoir sur la fiscalité de l’or et de l’argent-métal — et comment l’optimiser dans le cadre d’un portefeuille individuel.
• Claude Bejet, contributeur occasionnel au magazine MoneyWeek, interviendra en sa qualité d’investisseur individuel expérimenté.
• Bruno Collin, numismate et intervenant régulier dans L’Investisseur Or & Matières, vous parlera des pièces de placement par rapport aux pièces de collection.
• Dominique Delorme, Président-directeur général de La Mancha, producteur aurifère international exploitant quatre mines en Australie et en Afrique, vous parlera de la meilleure façon d’évaluer les réserves du métal précieux.

Publications Agora et MoneyWeek vous donnent rendez-vous au cœur de Paris, au 199 bis, rue St Martin, 75003 Paris, à l’Espace St Martin.

Plus qu’une simple « journée », il s’agira d’une vraie formation autour de l’or au cours de laquelle vous pourrez interrogez les spécialistes sur des questions stratégiques, de trésorerie, d’investissement, gestion de position… Toutes les questions qui vous taraudent et auxquelles votre banquier n’est pas à même de répondre. Le tarif de participation est donc tout à fait justifié, si vous en doutiez encore !

Coût de l’inscription : 477€, déjeuner et cocktail de clôture offerts.

Pour s’inscrire https://www.web-purchases.com/SCFOR/E990M707/location.html?o=396338&s=399483&u=49808386&l=280545&r=Milo

Un nouveau record pour l’or : notre baromètre crise à la hausse

Jeudi, août 11th, 2011

Cette nuit j’ai fait un rêve. J’ai rêvé que le cours atteignait 2 100€ (ce qui en dollar revient à peu près à 2500$, le seuil de résistance admis). Il l’atteignait là, à la fin de l’été, plus vite que prévu. Et si ce rêve était prémonitoire ?

Bientôt les 2000$ ?
Avec un nouveau record atteint hier, l’or a franchi les 1815$ en cours de séance à la bourse de Hong Kong, laissant peut-être envisager un seuil critique d’ici la fin de l’année. Comme nous l’annoncions le 26 juillet dernier, le compte à rebours avant un éventuel « effet bulle » de l’or a bel et bien commencé, mais nous vous disions aussi que de l’eau avait encore le temps de passer sous les ponts. Or, la croissance rapide de l’or a lieu plus vite que prévu : pas de temps mort pour l’or cet été contrairement à d’habitude, de nouveaux records atteints, pas de correction du cours de l’or en vue… Le seuil « critique » de l’or va peut-être être rapidement atteint.

Selon les spécialistes de BofA Merrill Lynch, l’once d’or pourrait même bien atteindre les 2000 dollars d’ici 12 mois, bien avant les estimations prévues pour 2012.

L’or, baromètre de la crise
La dégradation de la note des Etats-Unis, suivie par la rumeur de la Société Générale en indélicatesse chez nous… Les bourses dévissent depuis lundi, faisant effet de levier sur le cours de l’or. A la différence de 2008, la conscience collective que la crise va durer et qu’un Quantitative Easing 3 (mesure d’assouplissement quantitatif) est en train de se préparer. Cela consiste en gros à injecter de l’argent en masse dans le secteur privé (banques et entreprises), en espérant qu’il serve à relancer l’économie. On sait très bien où conduit ce type de manœuvre : à une dévaluation de la monnaie. La faute aux Etats qui font semblant d’être keynesiens alors qu’ils ne font que s’inspirer du gourou Madoff en construisant des pyramides de dettes (dixit J. Attali dans un entretien au Monde).

Dans ce contexte, le basculement des comptes actifs vers des placements refuge comme l’or contribue à faire grimper son prix. S’il ne présente aucune opportunité de rendement, l’or constitue en revanche un excellent placement pour sécuriser son épargne : avec lui, elle ne risque pas de partir en fumée. Toujours d’après les experts de BofA Merril Lynch, « L’or physique constitue l’actif ultime car il n’y a pas risque de crédit ». « Du coup, les banques centrales des pays émergents (Chine, Inde [ndlr] ont diversifié leurs réserves en faisant l’acquisition d’or et de devises autres que l’euro et le dollar au cours des derniers trimestres », ajoutent-ils.
Ce repli stratégique dans l’or est un excellent baromètre de la crise, tout comme ce nouveau record de l’or n’est pas rassurant pour l’économie mondiale.

C’est le prix de l’or qui monte ou les monnaies qui perdent de leur valeur ?

Les deux mon capitaine. Il devient de plus en plus évident que le dollar perd peu à peu son statut de monnaie de réserve mondiale. Si le prix de l’or augmente, ce n’est pas tant parce qu’il y a spéculation autour de lui que parce que la valeur des devises fortes (US et Euro) sont en baisse. Seul le Franc Suisse (autre valeur refuge) tire son épingle du jeu grâce à un budget maintenu en équilibre par l’état helvète. La dette ne s’élève qu’à 53% du PIB et le Franc Suisse est couvert à 84% par des réserves d’or : du solide, pas uniquement de la promesse de remboursement de dette ! D’ailleurs, on constate que le prix de l’or en francs suisses se maintient depuis 6 mois, voire est en légère baisse ! Preuve que ce sont bien les monnaies fiduciaires qui perdent de leur valeur, il qu’il ne s’agit pas d’un gonflement artificiel du prix de l’or. Au rythme où va la dévaluation du dollar, voilà pourquoi l’or devrait atteindre plus tôt que prévu les 2000$.

Mais nous n’y sommes pas encore : les monnaies ont encore du temps devant elles avant de dégringoler. Il est encore temps de sauver vos économies en en plaçant un tiers dans l’or physique. Ca sera toujours ça se sauvé !

Que faire de son or en temps de crise ?

Lundi, août 8th, 2011

Ca y est, on y est. Pas de krach annoncé ce matin malgré l’abaissement de la note des EU vendredi dernier, mais la crise est bien là. Une seule valeur est en hausse : l’or. Que faire avec l’or quand toutes les bourses dévissent ? Achetez-le et gardez-en !

Climat incendiaire sur les marchés boursiers
Le weekend a été chaud pour la plupart des dirigeants de la planète. Après l’abaissement de la note des Etats-Unis par Standard&Poors vendredi dernier, tous étaient sur le pied de guerre hier en pleine journée dominicale pour calmer les esprits. Une étincelle et les marchés s’enflamment. Dans un marché extrêmement volatile aujourd’hui, la bourse de Séoul chute de plus de 6%, la Bourse de Paris replonge après une ouverture stable (-2% en matinée) avec un CAC 40 au plus bas (3.218,493 points à 11h), idem pour Londres. Hier, la bourse de Tel-Aviv a chuté de 7%, dans un climat social fortement tendu et même la bourse saoudienne a eu du mal à maintenir l’équilibre.

Autres symptômes de crise, le dollar a rarement été aussi faible face aux autres devises étrangères et le cours du pétrole, frileux, replonge sous la croûte terrestre, sans parler du déferlement de dettes souveraines qui créent de l’instabilité économique permanente…

De nouveaux records pour l’or
Seul l’or n’en finit pas d’atteindre des records et ce n’est pas très rassurant ; la hausse du cours de l’or est en effet un bon baromètre du mauvais état de l’économie mondiale. Pour la première fois depuis le début du marché haussier, l’once d’or a dépassé les 1630$. L’annonce du PIB des Etats-Unis (au ralenti) vendredi dernier a immédiatement déclenché une hausse du métal précieux qui joue comme à son habitude son rôle de valeur refuge.

Les états et les banques centrales, pompiers pyromanes
Le G7 a beau se vouloir rassurant, tout faire pour maintenir l’équilibre économique et soutenir la croissance, il est trop tard pour éteindre l’incendie déclenché par négligence. La classe politique des pays dirigeants n’a rien fait pour stopper l’hémorragie quand il était encore temps (en 2007). Quid de la moralisation des marchés ? L’état qui n’assume plus son rôle de protecteur social ne fait que jouer le jeux des marchés.

On se bat de part et d’autres du monde pour éviter un lundi noir mais ce n’est que reculer pour mieux plonger… A qui la faute ? Jeudi dernier, les déclarations de Trichet concernant notamment le rachat d’obligations italiennes et espagnoles n’y ont rien fait puisque c’est vers l’or que les investisseurs, prudents, se sont tournés.

Pendant ce temps-là, les banques centrales remplissent leurs coffres d’or, comme vient de le faire la Corée du Sud en achetant 25 tonnes du métal précieux.

Les devises au cimetière…
C’est un fait, les monnaies papier sont vouées à disparaître après un temps de vie plus ou moins long. Le trait commun à toutes ces devises mortes au combat les unes après les autres depuis plus d’un siècle est d’avoir été dirigées par les banques centrales. Tant que les banques centrales prêteront de l’argent qu’elles ne possèdent pas, les monnaies fiduciaires continueront en toute logique de perdre de leur valeur jusqu’à disparaître de la circulation.

En temps de crise, l’or brille de mille feux !
Le potentiel de l’or est énorme et n’a pas fini de progresser. A la vitesse à laquelle la crise se généralise, l’or risque d’atteindre un nouveau seuil de résistance d’ici la fin de l’année. On peut raisonnablement miser sur une once à 1850$ en décembre, mais on sera encore loin du seuil critique de la bulle attendu à 2500$. D’ici là, l’or aura le temps de corriger et de revoir son taux à la baisse. Alors ce sera le moment d’acheter de l’or physique, pour ne pas être les derniers servis. Car il n’y a pas assez d’or pour tout le monde et quand la ruée s’effectuera, les prix de l’or vont littéralement exploser.

Achetez tant qu’il est encore temps et gardez !
Pour ceux qui ont eu la chance et l’opportunité de placer une partie de leur patrimoine dans l’or, ne serait-ce qu’en 2009, gardez-le précieusement car c’est quand le krach arrivera que l’or jouera pleinement son rôle s’assurance incendie. Bien sûr il peut être tentant de revendre l’or acquis à bon prix il y a quelques années pour réaliser de superbes plus-values. Mais pour en faire quoi ? Pour l’échanger contre des devises ? Placer l’argent reçu dans un compte bancaire ? Non surtout, gardez votre or. Car viendra un temps ou seul l’or pourra servir de monnaie d’échange, comme il l’a toujours fait depuis des siècles quand toutes les monnaies s’effondrent. Il ne s’agit hélas pas d’un roman d’anticipation mais bien d’une histoire qui risque de se répéter…

La Semeuse 5 francs argent

Jeudi, août 4th, 2011

5 Francs Semeuse - Avers

Pièce très largement frappée de 1960 à 1962 et d’un titre de 835°/oo, la Semeuse 5 francs en argent est négociée à un prix proche de celui de l’argent métal. C’est donc un bon placement et une façon d’acheter de l’argent à bon compte sans payer de TVA. Après la 50 et la 10 Francs Hercule, il s’agit de la pièce qu’il faut détenir afin d’épargner de la meilleure manière dans l’argent métal.

Longue vie à la Semeuse !
Destinée à la base à orner une médaille de récompense sur une médaille du Ministère de l’Agriculture, c’est en numismatique que la Semeuse, créée par le graveur Louis Oscar Roty en 1887, a fait sa plus belle carrière. Réutilisée pour le passage au nouveau franc en 1960, puis pour les faces nationales de l’euro français, la carrière de la Semeuse est aussi la plus longue, en établissant un record de longévité de 41 ans (le passage à l’euro ayant provoqué l’arrêt des frappes en 2001). Malgré la démonétisation en 1980, il en reste encore quelques tonnes dans la nature.

Description
Cette pièce de 29 mm d’épaisseur pèse environ 12g, et est constituée de 835 grammes d’argent pour un kilo, le reste étant composé de cuivre, avec une tolérance de + ou – 3°/oo. Il ne s’agit donc pas d’une pièce très pure mais qui constitue néanmoins une bonne manière d’acheter de l’argent à bon compte, car elle peut être négociée près de sa valeur spot. En outre elle ne nécessite pas de payer de TVA, comme ça serait le cas pour un lingot.

Sur l’avers, la République prend les traits d’une semeuse drapée et coiffée d’un bonnet phrygien qui marche vers la gauche, les cheveux dans le vent. En arrière-plan le soleil se lève. « République Française » constitue la titulature autour de la semeuse.

Sur le revers, en haut, « 5 francs » est écrit, entouré d’une corne d’abondance et d’une chouette. Epis de blé, branche d’olivier en fruits, branche de chêne et coquelicot constituent le centre de la pièce, sous lesquels figurent le millésime. La titulature est constituée par la devise « Liberté*Egalité*Fraternité ».

Sa valeur
Monnaie moderne frappée entre 1960 et 1962, la Semeuse 5 francs argent a été tirée à 195 282 126 exemplaires. Elle fait donc partie des pièces à grand tirage et fut démonétisée en février 1980.

Pièce courante à bien des égards, elle est néanmoins utile pour se faire l’œil sur l’état des pièces, car les défauts sont facilement visibles. Si la FDC (fleur de coin) reste très difficile à obtenir sans les boites de conservation, on peut facilement trouver la Semeuse 5 francs argent en :
- TTB : on distingue encore le haut de la manche gauche au niveau de l’épaule
- SUP : on ne distingue presque plus le pli du drapé sur la jambe

5F Semeuse - revers

- SPL : on distingue des traces de manipulation du drapé sur la cuisse.

Énormément de pièces ont été conservées en état Splendide, du fait d’une thésaurisation massive, peut-être

expliquée par le traumatisme du passage au nouveau franc.

Son prix est tout à fait abordable (proche de la valeur du métal contenu), surtout compte tenu d’un investissement de plus en plus massif dans les valeurs refuge et la saturation de l’offre sur le marché de l’or.

Pièces d’or, lingots, pépites et bijoux : les plus célèbres trésors perdus

Lundi, août 1st, 2011

Qui dit trésor, dit or ! Si on se penche sur l’étymologie du mot « trésor » (θησαυρός : amas d’or, d’argent, de choses précieuses, cachées, enfouies…), on se rend compte que l’or est une matière vouée à la thésaurisation. Si l’on en juge aussi par la quantité de trésors enfouis, des pièces d’or estimées à 100 000€ découvertes dans la cave d’un particulier à Millau au monstrueux trésor du Kérala, il reste encore quelques trésors à dénicher, dont la légende faire encore courir les chercheurs de trésors…

Des butins perdus, égarés ou volés sont dispersés aux quatre coins de la planète et même sous les mers et océans : trésor ancestral, légendes indiennes, bateau coulé, les histoires autour de ces trésors perdus ne manquent pas. LORetLARGENT.info est parti faire le tour de ces trésors perdus et vous content ces mythes et légendes parsemés de pièces d’or !

Le Trésor des Indiens d’Arizona fait partie de ces légendes de l’Ouest américain : en 1870, des soldats à la poursuite d’indiens apaches tombent par hasard sur un silo rempli de pépites d’or. Le commandant des troupes refusent d’arrêter la course pour quelques pépites d’or. Cherchant les indiens en vain, ses hommes demandèrent à revenir au silo, sans succès. Mais selon la légende, on les retrouva morts de déshydratation dans le désert d’Arizona. Ce trésor serait situé entre Maricopa Wells et Quijotoa.

De 1891 à 1917, la rénovation de l’Eglise de Rennes-le-Château est assurée par le curé du village, qui selon la légende, aurait dépensé des millions de Francs pour reconstruire l’Eglise et ériger une superbe villa. Ces millions de francs proviendraient d’un trésor découvert à son arrivée : ce trésor serait celui du Temple de Jérusalem, enfoui par les Wisigoths des siècles auparavant. D’autres pensent que ce trésor est celui de Saint-Louis au XIIIe siècle. A sa mort en 1917, l’abbé lègue sa fortune à sa servante qui dévoilera elle-même sur son lit de mort que les habitants du petit village marcheraient sur un immense trésor… Depuis, les recherches, bien qu’interdites depuis 1967, continuent en secret !

Le Trésor de la Madalena est sans doute le trésor qui attise le plus de convoitise : en 1563, cet impressionnant navire espagnol rentre au pays après un voyage mexicain. Il n’arrivera jamais à quai : pris dans une tempête, le bateau sombre avec à son bord un gigantesque butin. Piégée dans les eaux du Golfe du Mexique, l’épave est aujourd’hui très recherchée, et pour cause : la légende parle de 400 kilos de bijoux en or et en lingots, 50 tonnes d’argent en lingots et en pièces, des centaines d’objets en argent et 28 canons de bronze. A ce jour, seuls un des canons du bateau et un coffre contenant 48 pièces espagnoles ont été remontés par des pêcheurs de crevettes. Mais personne n’a encore réussi à localiser l’épave.

L’océan ne fut pas clément à l’époque avec les navires ibériques : la Santissima Concepcion, un galion de 700 tonnes, coule en 1683 dans le Golfe du Mexique après avoir essuyé une tempête très violente. Et à son bord, un trésor d’une valeur de 1,8 millions de pesos est également entrainé par les eaux : 500 kilos d’or, 77 caisses de perles, 49 coffres d’émeraudes dorment paisiblement au fond de l’océan.

Fin du 19ème siècle : le bandit Butch Cassidy sévit dans l’Ouest américain. Après une attaque de train en 1897, il enterre ses 7000 dollars récoltés à Robbers Roost. Un autre de ses trésors serait enterré le long d’un ruisseau entre Wallace, Idaho et Spokane dans l’Etat de Washington : ce trésor serait composé de 32 000 dollars de pièces d’or, une vraie fortune aujourd’hui !

Vers 1850, une famille de mormons se rendant en Californie pour s’y installer, se retrouve pendant son périple face à un cours d’eau infranchissable en raison des fortes pluies. Malgré la montée des eaux, les membres du groupe réussirent à franchir le ruisseau, sauf M. Bishop selon la légende : son embarcation a basculé, entrainant avec elle un coffre comprenant 40 000 dollars en pièces d’or. Une fois installé, le pauvre homme revint de nombreuses fois sur les lieux de l’accident essayant de retrouver son coffre, en vain. En 1910, une des pièces du coffre a été retrouvée, et à ce jour, le coffre de M. Bishop reste l’une des quêtes favorite des chercheurs d’or !

Le Trésor des nazis de Dachau reste à ce jour introuvable : lors de leur arrivée au camp de la mort, les prisonniers étaient dépossédés de leurs biens et objets de valeurs : pièces en or, bijoux, montres, et même dents. Ces objets collectés seraient enterrés selon la légende en Autriche, entre une cabane et le lac Lünersee.

A cette époque sombre, d’autres trésors ont été cachés : celui de Rommel est aujourd’hui également introuvable. Le général nazi, au cours de ses campagnes tunisiennes et libyennes, aurait amassé un considérable butin : des caisses métalliques remplies de lingots d’or et de bijoux. Vers 1943, les défaites militaires allemandes poussent le général nazi à rapatrier son bien au pays. Mais le cargo reste bloqué au port de Bastia, on raconte même que les SS aurait volontairement coulé le trésor au large des côtes bastiaises. Depuis, les chercheurs d’or se relaient pour retrouver ce trésor perdu. En 2007, l’un d’eux aurait trouvé un indice sur une vieille photo de l’époque. Mais la profondeur des eaux empêche pour le moment toute expédition.

Pièces d’or, pierres précieuses, lingots, argenterie : que dit la loi si vous découvrez un trésor ?

Mardi, juillet 5th, 2011

Amateurs d’or, vous n’avez pas pu passer à côté de cette nouvelle : un trésor d’une valeur estimée à… 15 milliards d’euros vient d’être découvert sous un temple hindou ! Ce sont des sacs remplis de pierres précieuses (diamants, rubis, émeraudes…), des kilos de pièces d’or et d’argent, des statuettes, des couronnes et des bijoux en or massif qui font désormais l’objet d’une surveillance très étroite. Si le trésor attire bien des convoitises, à qui va-t-il profiter ? Prospecteur, chasseur de trésor, fouineur heureux, archéologue… que vous revient-il si vous découvrez un tel trésor ?

Pour l’heure, la question du partage du butin hindou fait débat : réinvestissement dans le temple, dans le bien public, dans les coffres de la Banque Centrale Indienne… qui va faire main basse sur le butin ? Et vous particulier, qu’advient-il d’un trésor si vous le trouvez ? La législation en la matière est très stricte, gare aux contrevenants !

L’article 716 du Code Civil définit le trésor comme « toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété, et qui est découverte par le pur effet du hasard ».
Le Code précise également que « la propriété d’un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds ; si le trésor est trouvé dans le fonds d’autrui, il appartient pour moitié à celui qui l’a découvert, et pour l’autre moitié au propriétaire du fonds ».

La loi du 27 septembre 1941 encadre la réglementation des fouilles archéologiques.
Titre III Article 14 :
« Lorsque par suite de travaux de travaux ou d’un fait quelconque, des monuments, des ruines, substructions, mosaïques, éléments de canalisation antique, vestiges d’habitation ou de sépulture anciennes, des inscriptions ou généralement des objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art, l’archéologie ou la numismatique sont mis à jour, l’inventeur de ces vestiges ou objets et le propriétaire de l’immeuble où ils ont été découverts sont tenus d’en faire la déclaration immédiate au maire de la commune, qui doit la transmettre sans délai au préfet. Celui-ci avise le secrétaire général des beaux-arts ou son représentant.
Si des objets trouvés ont été mis en garde chez un tiers, celui-ci doit faire la même déclaration.
(…) Le préfet de région peut faire visiter les lieux où les découvertes ont été effectuées ainsi que les locaux où les objets ont été déposés et prescrire toutes mesures utiles pour leur conservation ».

Gare aux sanctions en cas de non déclaration !
Titre IV

Article 19 : « Quiconque aura enfreint l’obligation de déclaration prévue à l’article 14 ou fait une fausse déclaration sera puni d’une amende de 500 à 15.000 francs ».
Art. 20 : « Quiconque aura fait des fouilles en infraction aux dispositions des articles 1er, 3, 6 et 15 sera puni d’une amende de 1.000 à 50.000 francs ».
Article 21 : « Quiconque aura sciemment aliéné ou acquis tous objets découverts en violation des articles 1er, 3, 6 et 15 ou dissimulés en violation des articles 3 et 14 sera puni d’un emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de 500 francs à 30.000 francs (….) ».

La prospection : une règlementation contraignante
Si l’envie vous prend de partir vous-même à la recherche de trésors perdus, sachez qu’une réglementation est également en vigueur concernant le propriétaire de ce trésor.

La loi française considère que toute personne à la recherche de métaux, or, cuivre, argent, sans autorisation préfectorale est en infraction. Dans les faits, l’application de la loi est plus souple puisque beaucoup de prospecteurs n’ont pas cette autorisation. En revanche, le chercheur qui trouve un trésor ne pourra pas récupérer la moitié de la valeur du butin, car il n’est pas l’inventeur du trésor (Sources : http://www.detecteur-de-metaux.com).

La loi N° 89-900 du 18 décembre 1989 relative à l’utilisation des détecteurs de métaux précise :
Article 1 : « Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche ».
Article 2 : « Toute publicité ou notice d’utilisation concernant les détecteurs de métaux doit comporter le rappel de l’interdiction mentionnée à l’article 1er de la présente loi, les sanctions pénales encourues, ainsi que les motifs de cette réglementation ».

Le Décret N° 91-787 en date du 19 août 1991 est venu renforcer la loi du 18 décembre 1989.
Article 1 : « L’autorisation d’utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, prévue à l’article 1er de la loi du 18 novembre 1989, est accordée, sur demande de l’intéressé, par arrêté du préfet de région dans laquelle est situé le terrain à prospecter. La demande d’autorisation précise l’identité, les compétences et l’expérience de son auteur, ainsi que la localisation, l’objectif scientifique et la durée des prospections à entreprendre. Lorsque les prospections doivent être effectuées sur un terrain n’appartenant pas à l’auteur de la demande, ce dernier doit joindre à son dossier Le consentement écrit du propriétaire du terrain et, s’il y a lieu, celui de tout autre ayant droit. L’arrêté accordant l’autorisation fixe les conditions selon lesquelles les prospections devront être conduites. Lorsque le titulaire d’une autorisation ne respecte pas les prescriptions, le préfet de région prononce le retrait de l’autorisation ».

Bref, la personne à l’origine de la découverte d’un coffre plein de pièces d’or n’est pas prête à en être propriétaire ! A moins de contourner la loi, ou avec une prise de risque zéro, d’acheter ses pièces d’or chez un numismate, à la banque ou sur un site sécurisé.

Christine Lagarde au FMI : un signe fort pour l’euro ?

Mercredi, juin 29th, 2011

Elle tombe plutôt à point nommé cette candidature ! Pour la France, pour l’Elysée bien sûr… et pour l’euro ! A l’heure où dollar, yuan et monnaie unique jouent des coudes, que signifie la présidence d’une Française au FMI sur le plan monétaire ?

Des pays en voie de développement auraient voulu faire entendre leur voix en représentant la direction du FMI : Mexique, Inde, Turquie… Ils étaient nombreux à briguer le poste. Et pourtant, retour à la France. L’élection de Christine Lagarde au poste de directrice générale du FMI s’inscrit dans la continuité d’une Europe garante du « tirage de ficelles » monétaire international.

On se sert les coudes dans la dette !
Garante de l’unité dans la misère, la dette souveraine des états membres de la zone euro tisse les liens de la monnaie unique. Car qui dit dette dit solidarité, remboursement à taux élevés et donc création de richesse.

Une dette à l’échelle européenne et non pas nationale reste le seul moyen de lutter contre le « sudden stop » : l’arrêt net de financement externe des investisseurs qui redoutent le défaut de paiement. En plaçant ses économies dans des banques suisses, autrichiennes, allemandes… le pays endetté reste dans la zone euro. Et seuls les acteurs publics tels que la BCE, l’Union Européenne et le FMI peuvent permettre de contrer le risque de « grève de l’achat de dette publique » et éviter l’hémorragie.

C. Lagarde est une européenne qui sera là pour défendre la monnaie unique, indispensable ennemie du dollar et des autres monnaies fortes. Le déséquilibre permanent du marché monétaire savamment entretenu est une des conditions sine qua non du développement économique actuel.

Le dollar a besoin de l’euro
Les Etats-Unis jusque là grands décideurs de la politique monétaire internationale s’enfoncent dans l’argent-dette avec une politique inflationniste de rigueur. Avec le discrédit jeté sur le billet vert, la menace du yuan comme nouvelle monnaie internationale plane. Selon Dai Xiaoglong le yuan pourra s’établir comme monnaie internationale d’ici 15 à 20 ans ; c’est-à-dire qu’il sera convertible pour les comptes en capitaux et ne sera plus dépendant de la devise verte, comme c’est le cas actuellement. Possédant près d’un tiers des réserves mondiales des devises, on comprend que l’économie – florissante – chinoise, ne cherche pas à s’encombrer du boulet dollar, en pleine dévaluation.

La Chine a faim et se sert déjà de sa monnaie pour des échanges commerciaux avec les pays voisins. La continuité de la direction du Fonds Monétaire International par l’Europe va simplement permettre le maintien de l’actuelle politique de création de richesse par les monnaies fortes sur l’endettement permanent. Cynique, vous avez dit cynique ?

Le système monétaire mondial paie actuellement ses dérives, à force de s’être extrait de la réalité. Une monnaie forte n’est ni américaine, chinoise ou européenne, elle doit tout simplement reposer en partie sur des valeurs réelles comme les matières premières, et des réserves d’or, évidemment !

Euro, dollar, monnaie de singe… et l’ECO ?

Mardi, juin 21st, 2011

Disons le clairement, si la Grèce fait faillite, elle entraînera dans sa chute tous ses camarades de la zone euro et la monnaie unique dans les limbes de la mer Egée. Ce n’est pas pour cela que le dollar US regagnera ses galons d’étalon. A force de faire tourner la planche à billets, celui-ci perd complètement de sa valeur. Quelle issue pour les monnaies fiduciaires ?

On comprend bien l’intérêt d’un Trichet à affirmer la compétitivité de la monnaie unique : « stable et crédible » l’euro ? Tant que la Grèce ne sort pas de la zone euro. Si c’était le cas, et la piste est de plus en plus évoquée, cela discréditerait la monnaie unique. D’autant que la Grèce n’est pas un cas isolé. Prochaine cible des agences de notation : l’Italie, en Espagne la grogne monte chez les Indignados de plus en plus nombreux… Le jeu de dominos vacille depuis plus d’un an, une réplique et le jeu tout entier s’effondre. Quelles pourraient être les conséquences à long terme ? La disparition d’une monnaie papier, comme tant d’autres…

Inflation et mort du billet vert
Le problème d’une monnaie fiduciaire, dite de confiance, est qu’elle a la valeur qu’on veut bien lui prêter. Or la confiance règne de moins en moins dans la monnaie papier. Toujours d’après le président de la BCE, l’euro « joue son rôle de rééquilibrage » au sein du système monétaire mondial. Un équilibre précaire et tronqué car outre Atlantique, on produit du billet vert à tire larigot sans connaître la masse monétaire émise.

Comment une monnaie dont on ne connaît pas la quantité peut-elle être cotée ? En refusant de publier M3, l’indicateur le plus fiable de dollars en circulation, la réserve fédérale américaine tente dissimuler sa politique super inflationniste comme une maladie honteuse. Or on sait où mène l’inflation. La dévalorisation du dollar est inéluctable dès lors qu’il ne repose plus sur l’or.

Une monnaie unique pour l’Afrique peut-elle changer la donne ?
Que penser du projet de l’ECO, la monnaie unique commune à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ? Si elle vise à harmoniser les transactions commerciales de la CEDEAO, que vaudra-t-elle face à la voracité d’un dollar déclinant, d’un euro sur la brèche et d’un yen qui veut vite se remettre du séisme ? L’Afrique est-elle prête à se prendre en main toute seule ? Ce serait l’occasion rêvée de remettre une monnaie sur les rails de l’or. A ce moment-là, on peut envisager une monnaie unique africaine véritablement concurrentielle. Figurant parmi les principaux pays producteurs d’or, l’Afrique pourrait se permettre d’appuyer en partie sa monnaie sur l’or et les matières premières dont elle est riche. Cette monnaie là pourrait effectivement changer la donne, à condition qu’elle ne rentre pas dans le système spéculatif qui s’enrichit sur le dos de la misère.

Monnaie d’échange depuis des siècles, l’or lui a survécu à toutes les monnaies. Même si les réserves ne sont pas suffisantes pour constituer une monnaie à part entière, une monnaie qui reposerait sur les réserves d’or physique permettrait à l’économie mondiale de ne plus dépendre du déséquilibre permanent, actuelle base du développement économique.

Une issue « drachmatique » pour la Grèce ?

Vendredi, juin 17th, 2011

Il reste peu de solutions parmi les solutions négatives pour sortir la Grèce de la crise ; le consensus européen n’existe plus, le peuple grec manifeste contre le nouveau plan d’austérité… Il est de plus en plus question que le pays sorte de la monnaie unique pour retourner à son ancienne monnaie, la drachme : une solution qui pourrait s’avérer « drachmatique ».

La crise est systémique
La Grèce est en pleine tragédie. Impossible de se sortir de la crise et les autres pays membres de l’UE n’arrivent pas à se décider sur un nouveau plan de secours. Même si le 3 juin dernier, le FMI et les pays de la zone euro ont accepté de verser à la Grèce la 5e tranche du prêt qui devrait lui permettre d’éviter la banqueroute ou de sortir de l’union monétaire, la Grèce est loin d’être sortie d’affaire.

Voilà le résultat d’une vraie « dictature bancaire », pour reprendre les termes d’un article publié sur LePost.fr. Au passage à l’euro, la Grèce a subi une hausse des prix sans précédent. Le coût de la vie a augmenté au point d’entraîner un appauvrissement de la classe moyenne et la faillite du pays tout entier. Les raisons de cette banqueroute sont nombreuses mais toutes imputables à l’euro.

Selon le spécialiste Olivier Delamarche (associé et gérant de Platinium Gestion), il faut sortir la Grèce de la zone euro et résoudre le problème dans sa globalité, car il est mondial et c’est ça qui est nouveau. La Grèce n’est hélas pas un glaçon isolé au milieu de l’océan mais une partie visible de l’iceberg. Même si les pays qui constituent la base de la pyramide sont plus solides, celle-ci ne pourra pas s’empêcher de s’écrouler au bout d’un moment, car elle forme un tout. Un tout dont la Grèce fait partie, au même titre que les Etats-Unis, l’euro, le FMI, les actions cotées en bourse, les banques centrales, etc. L’injection ponctuelle de fonds n’est pas la solution, le problème doit être traité dans son ensemble. Le problème est que cela touche au système monétaire mondial, donc à un tabou.

Entre la peste et le choléra
L’initiative (a priori fort louable) d’avoir créé une monnaie européenne unique pour concurrencer le dollar a obligé quelques pays à se hisser à un niveau trop élevé pour eux, pour finir par entraîner la zone euro toute entière vers le bas. On peut parler d’autoritarisme monétaire, de « logique dogmatique pro-mondialiste »… Et dire aussi qu’on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs, mais pour l’heure les œufs sont brouillés !

Manquant de garanties pour rembourser les prêts, on peut considérer que la Grèce est en défaut de paiement. Voilà en partie pourquoi l’agence de notation Standard and Poors a dégradé la note de la Grèce, provoquant un mini séisme au sein de la zone euro. Le retour à la drachme annoncé par la commissaire européenne grecque Maria Damanaki semble être la seule solution envisageable pour sortir le pays de la crise et relancer son économie, en reprenant les rênes de sa dette et en sortant du monde spéculatif. Hélas, en sortant de l’Eurozone, la Grèce signerait sa faillite virtuelle.

L’échec de l’euro signe un retour à l’étalon or ?
L’échec de l’euro dans son application brutale et dictatoriale pose une vraie question sur le système monétaire. Jusqu’alors, aucune monnaie n’a survécu à l’or. Pourquoi ne pas avoir établi l’euro sur une réserve d’or ? Le marasme actuel dû à la spéculation aurait pu être évité… Car la monnaie fiduciaire (qui repose donc sur la confiance…) n’a aucune valeur matérielle, contrairement à l’or qui en a toujours eu une, quelle que soit l’époque.

Comme le scorpion qui survit aux radiations, l’or a survécu à toutes les monnaies. Les monnaies papier ont toutes finies brûlées comme des sorcières sous l’inquisition, alors qu’avec le temps, les pièces d’or 1/ ont été conservées 2/ ont pris encore plus de valeur ! Va-t-il falloir attendre l’effondrement du système monétaire tout entier pour un retour aux valeurs sûres ?
Si les réserves d’or mondiales ne sont pas suffisantes pour constituer un retour à l’étalon, il serait certainement plus sain d’envisager une monnaie qui repose sur un panier comprenant des valeurs tangibles, des richesses réelles, telles que l’or.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "