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Archive for the ‘Chine’ Category

L’année du Dragon propice à l’or

Mercredi, janvier 25th, 2012
Vera Valor
Dragon d'or

L'année du Dragon sera bonne pour l'or

Alors si même les astrologues le disent, c’est que l’année 2012 sera résolument l’année de l’or ! En revanche, même si le Dragon est le symbole de la Chine, le pays lui, risque de ne pas s’en tirer aussi bien, surtout en fin d’année…

L’année du Dragon, une année prospère
Dans la tradition chinoise, les signes astrologiques sont également 12 mais ils régissent une année et non un mois. Cette année est celle du Dragon, avec l’élément eau. Cette combinaison est profitable à bien des égards. Si le Dragon pâtit d’une effrayante réputation en Occident, en Chine il est plutôt de très bon augure.

Symbolisant la puissance, mais aussi la chance et la fortune, l’année du Dragon d’Eau devrait être bonne au niveau économique. Comment cela peut-il se traduire concrètement, vu le contexte actuel ? On ne peut pas non plus faire miroiter un retour de croissance impromptu. Les riches vont peut-être continuer de s’enrichir et les produits rares et chers comme l’or vont continuer de prendre de la valeur.

Moins bonnes perspectives pour la Chine
La Chine elle pourrait ne pas s’en tirer à si bon compte. Lucide, le conseiller du gouvernement chinois aux affaires commerciales Mei Xinyu a déclaré lors d’un briefing à Pékin « Il est tout à fait possible que 2012-2013 ouvre le troisième volet d’une crise économique mondiale après la crise des subprimes en 2008 et la crise de la dette dans la zone euro en 2010-2011″. L’Union Européenne étant le principal client de la Chine, ses exportations risquent de dégringoler fin 2012, comme l’annonçait le Directeur des Etudes économiques d’AuCOFFRE.com, Charles Sannat.

Pour la Chine, l’année du Dragon peut être la proie d’évènements aussi foudroyants que désastreux, comme en 1976 avec le tremblement de terre et la mort de Mao Zedong. On ne leur souhaite bien sûr pas, mais le pays émergent, dont le principal partenaire économique était la zone euro ne sera pas le sauveur espéré de l’économie mondiale.

Le cours de l’or couve sous les cendres du Dragon
En attendant, la Chine, gros consommateur d’or avec l’Inde, ferme ses marchés pour cause de nouvel an ! Cela peut-il avoir une incidence sur le cours de l’or ? Pas vraiment, car on ne note aucun mouvement particulier cette semaine, après 3 semaines de hausse. Signe de calme avant la tempête ?

Les perspectives économiques de 2012

Vendredi, janvier 13th, 2012

Pas besoin de consulter Madame Irma ou Elisabeth Teissier pour découvrir ce que nous réserve 2012. Il suffit d’observer ce qui vient de se passer en 2011 pour le deviner. Le Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com, Charles Sannat, nous en trace les grandes lignes.

Les perspectives 2012 ne sont pas réjouissantes. On a du mal à imaginer une amélioration avec le manque de cohésion de la zone euro et l’absence de solutions durables à la crise.

1/ Le « découplement » zone Euro / USA en termes de croissance et de politique monétaire est le premier facteur d’aggravation de la crise économique mondiale actuelle. Grâce à une monétisation appuyée et un plan de soutien massif, les Etats-Unis vont connaître un semblant de croissance en 2012 alors que l’Europe file droit vers une récession grave et profonde.

2/ Les taux d’intérêt bas pratiqués par les banques centrales sont le 2e facteur d’aggravation. Les états sont de toute façon dans l’incapacité de rembourser des prêts à des taux plus élevés, car ceux-ci sont insolvables. Donc tant que des taux seront bas, la dynamique économique peinera à reprendre, c’est le serpent qui se mord la queue.

3/ Les problèmes de financement bancaires. Le risque de « credit crunch » (banques qui limitent leur offre de crédit) signifie en clair plus d’investissement, plus de prêts, et que les banques ne vont pas bien. Il faudrait qu’elles augmentent leurs fonds propres avec une augmentation de capital (ce qui est très compliqué à l’heure actuelle), soit en réduisant leur exposition aux crédits. Avec les règles de Bale III, de nouvelles normes pour « renforcer les banques » demandent aux banques de reconstituer leurs fonds propres, ce qui implique moins de financement. Cela constitue évidemment un autre facteur aggravant.

4/ Le financement de la dette des états : le plan de rigueur annoncé (et il va y en avoir plusieurs) implique une baisse des rentrées fiscales, ce qui nous conduit droit à la récession : pas de croissance = pas de solvabilité.

5/ Une année de forte volatilité sur les marchés fait que l’on va encore vivre aux crochets d’espoirs qui vont être déçus, on va sensiblement vivre la même année qu’en 2012 mais en pire !

6/ Les pays émergents vont connaître une fin d’année difficile, notamment la Chine dont le premier client est la zone euro qui va arrêter d’acheter et se replier sur elle-même.

Parmi les autres indicateurs négatifs, on n’entendra plus parler des entités financières supposées apporter de l’aide à la zone euro : le Fonds Européen de Stabilité Financière, le Fonds Monétaire Européen, ou encore le Mécanisme Européen de Stabilité sont des projets enterrés mort-nés.

En clair, nous sommes rentrés depuis 2011 dans un cycle de désendettement, avec toute l’austérité que cela comprend, qui va prendre du temps. Il y a cependant de bonnes opportunités à prendre, notamment sur l’or qui reste la seule et indubitable valeur refuge. Nul besoin d’en acheter des sommes astronomiques pour se mettre à l’abri des besoins futurs, un gramme par-ci, un gramme par-là… L’achat d’or n’est plus un argument commercial mais de survie !

La Guerre des monnaies profite à l’or

Lundi, novembre 28th, 2011
Yuan et dollars

Yuan et dollars

Dollar, yuan, euro… Laquelle de ces trois monnaies va devenir la monnaie de réserve mondiale dans les 3 prochaines années ? Aucune ? Toutes les trois ? Quelle que soient celle qui l’emporte, elle condamnée à l’avance : tel est le sort des monnaies papier. Quand les décideurs seront-ils assez sages pour revenir au standard –or, sous quelque forme que ce soit ? Nous ne le saurons peut-être qu’au terme d’une 3e guerre économique.

1. De la création des monnaies
•    L’âge d’or de l’or
L’or servait déjà de monnaie au 6e siècle avant notre ère et a été témoin de toutes les époques. De la fin du 18e siècle à 1971, l’or servira même d’étalon, avant d’être évincé par le dollar qui se voulait seule et unique monnaie de réserve mondiale. Plus qu’une matière première, l’or est avant tout une monnaie, une monnaie étant un bien de valeur universellement reconnu. Au fil des temps, les « marchandises-monnaies » ont été peu à peu remplacées par de l’or.
Dans son Guide d’investissement sur le marché de l’or, Yannick Colleu définit trois fonctions de la monnaie : elle est à la fois moyen d’échange et de paiement, unité de compte et réserve de valeur.
« Pendant les siècles passés, l’or et l’argent se sont échangé sur la base de leur poids, certifié par les autorités ayant pouvoir de battre la monnaie ».

•    L’avènement de la monnaie papier
Apparue sous forme de bons émis par les banques privées, la monnaie papier visait à faciliter les échanges commerciaux et limiter la circulation des pièces afin d’éviter les vols. Le développement des banques a permis celui des monnaies papiers et celui du crédit. L’introduction coercitive des billets de banque est en fait la véritable cause de la crise financière.

L’or qui servait à financer les guerres, manquaient cruellement à l’Europe du début du 20e siècle. En légalisant les  billets de banque dès 1909, la France et l’Allemagne ont permis de financer la guerre que les deux pays se sont livrés par le crédit et la monétisation de la dette, autrement dit sous forme de monnaie papier. En forçant les administrés à accepter la dette comme monnaie (papier), les deux puissances guerrières ont ouvert le pas au reste du monde et introduit de ce fait le ver dans la pomme. La façon dont le dollar a petit à petit détrôné l’or pour s’imposer comme monnaie de réserve mondiale est tout aussi sournoise. L’Histoire ne dit jamais très clairement comment les Etats-Unis ont par tous les moyens réussi à imposer la suprématie du billet vert. Mais pour combien de temps ?

•    Comment le dollar a détrôné l’or
Voici comment en 4 étapes, le dollar a indiciblement établi sa souveraineté :
- Jusqu’en 1870, le règlement des échanges commerciaux mondiaux sont basés sur l’or et l’argent.
- Jusqu’en 1931, les monnaies sont convertibles en or, c’est la mise en place du système étalon-or.
- En 1946, les accords de Bretton Woods décident du futur sort du système monétaire et signent le système étalon-change-or : c’est le début de la suprématie du dollar : toutes les devises internationales sont convertibles en dollar (devaient s’aligner dessus) qui est lui-même indexé sur l’or et convertible en or.
- En 1971, le dollar n’est plus convertible en or, la cotation de l’or est libre puis en 1973, les devises s’échanges selon un système de change flottant.

Le Général de Gaulle dénonce, lors de sa célèbre conférence de 1965, le système de dette que les Etats-Unis sont en train d’instaurer. Sachant que les réserves d’or fédérales étaient en train de s’amenuiser, celui-ci savait que les américains mettraient tôt ou tard fin aux accords de Bretton Woods. En plein mois d’août 1971, Nixon y met fin, en effet, lors d’une simple apparition télévisée. En 1976, les accords de Kingston (Jamaïque) confirment officiellement l’abandon du rôle légal international de l’or.

2. Crépuscule de l’idole de papier vert

C’est un secret de polichinelle : la dette des Etats-Unisest astronomique et a de quoi donner le vertige. Le 15 novembre 2011 le niveau de la dette publique américaine atteignait 15 033,6 milliards de dollars et malgré cela, les agences de notation pensent toujours que l’économie, pourtant fragilisée, des Etats-Unis est tout à fait capable de la rembourser, donc aucune dégradation en vue, quel optimisme ! Comme le général de Gaulle l’avait pressenti, « les déficits, que présentent à leur profit de nombreux états, la balance américaine des paiements, amène les Etats-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger ».

L'idole de papier vert

La politique hyper-inflationniste des Etats-Unis vise à faciliter les exportations ; or en faisant « tourner la planche à billets », les Etats-Unis dévaluent leur dollar et comme tout ce qui est rare est cher… Depuis 2006 d’ailleurs, impossible de connaître la masse monétaire émise par les Etats-Unis… Il y a donc bien longtemps que la valeur du dollar n’est plus connectée à sa masse émise réelle.

L’inflation à court terme semble fonctionner puisque le pays exporte, mais de plus en plus de pays, la Chine en premier, cherchent à se débarrasser des fameux bons du Trésor américains… pour l’échanger contre de l’or. On revient donc aux valeurs sûres.  Des pays, dont la monnaie officielle était le dollar, monnaie « for all seasons », s’en détournent pour créer leur propre devise, le cachet du dollar ne faisant plus foi. Non, certaines banques centrales ne veulent plus de balances-dollars. Depuis 2008, de nombreux placements en dollars (comme les subprimes) se sont considérablement dégradés, entraînant un manque de confiance dans la monnaie de change internationale suprême.

Pour reprendre un excellent article de Pascal Ordonneau du Cercle des Echos, « le marché du dollar est un lieu de convergence d’une masse considérable de capitaux avec une variété exceptionnelle d’intervenants et de stratégies d’investissements » ; il est donc très difficile de « dédollariser » l’économie mondiale, mais avec le yuan qui tente de s’imposer, le dollar devient de plus en plus une monnaie de singe.

Selon l’historien Paul Kennedy, le dollar pourrait bientôt ne plus être « qu’une des trois monnaies de réserve mondiale », avec l’euro et le renminbi.

3. La Chine, colosse aux pieds d’argile ?

Le XXIe siècle pourrait être celui des grandes batailles commerciales. Avec un taux de croissance insolent de 10% (bien qu’un peu gonflé), la Chine est en train de changer la donne. En quelques années seulement, le PIB chinois risque de détrôner celui des Etats-Unis et passer ainsi en 1e position. Forte de sa position, « Pékin souhaite que le renminbi (“l’argent du peuple”) soit une monnaie reconnue et largement utilisée dans les échanges », peut-on lire dans le billet du trader et fait tout pour accélérer l’internationalisation du renminbi. Le 18 novembre dernier, la Banque Centrale de Chine a signé de façon tout à fait inaperçue un accord avec la Banque centrale d’Autriche autorisant cette dernière à réaliser des placements en renminbi. Le but : que le renminbi devienne lui aussi une monnaie de réserve internationale. D’ailleurs d’ici 3 ans, le yuan pourrait bien devenir la 3e monnaie pour le commerce international selon un communiqué de HSBC. Comme la Chine détient de colossales réserves de dollars sous formes de bons du trésor notamment, elle encourage l’utilisation du yuan pour ses échanges commerciaux afin d’atténuer son exposition aux fluctuations du dollar.

« Nous prédisons que dans trois ans, les règlements du commerce transfrontalier en yuans représenteront un tiers du total des exportations et des importations chinoises, pour un total compris entre 1.500 et 2.000 milliards de dollars par an », a déclaré l’économiste chinois Qu Hongbin, en juillet dernier.

Déjà leader sur de nombreux indices économiques, la Chine accuse cependant des réserves d’or faibles (1 054 tonnes) par rapport aux Etats-Unis qui en comptent 8 133 tonnes.

4. La 3e guerre mondiale sera économique

En août dernier, la Chine réclame une nouvelle monnaie de réserve, s’attaquant à la suprématie du dollar. En octobre, les Etats-Unis riposte, accusant la Chine de fausser ses échanges commerciaux, de dévaluer artificiellement sa monnaie pour faciliter ses exportations. Quand les Etats-Unis reprochent à la Chine de manipuler les taux de change pour rendre les exportations plus compétitives (ce qui a contribué à aggraver l’économie mondiale, notamment en Europe), Pékin rétorque aux Etats-Unis  qu’ils « ne savent pas gérer leur économie » et que c’est la Chine qui tire à elle seule l’économie mondiale. Bisque bique rage ! Est-ce une guerre de pantomimes que se livrent les deux puissances économiques pour imposer au final la suprématie du système monétaire ? Car en douce, le président Obama fait tout pour relancer l’accord trans-pacifique.

Quoiqu’il en soit, au final, à aucun moment aucune monnaie mondiale n’a réussi à s’imposer, sauf l’or et sous certaines conditions. Mais l’or n’est-il pas trop rare pour satisfaire les besoins du commerce et de l’industrie ?

5. Il n’y aura qu’un survivant : l’or

Plus la dette souveraine va s’accroître, plus les monnaies vont être dévaluées, entraînant une hausse naturelle du cours de l’or. C’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer. Pour éviter un cataclysme économique, il faudrait que le système monétaire mondial soit basé une un panier de devises internationales dont une partie or, et que le métal jaune soit réintroduit dans l’économie de marché avec son système de compensation, le marché des effets réels, idée chère à Antal Fekete (économiste auteur du livre « Le retour au standard or »).
En 1909, le commerce mondial était financé par des Effets Réels, lettres de crédit payables à échéance, en pièces d’or. Ces Real Bills étaient le fond de roulement qui servait au paiement des salaires. Ce système très liquide était le meilleur actif qu’une banque commerciale pouvait avoir.

Par ailleurs, l’or serait « la monnaie ultime » selon Rick Santelli (éditeur de CNBC), « dans la mesure où il n’est aucunement vulnérable aux politiques engagées par les banques centrales ».
L’histoire a prouvé que la vie d’une monnaie papier était toujours courte, alors que l’or est une monnaie depuis le 6e siècle avant notre ère, cela donne à réfléchir.

Coup d’estoc pour le dollar, le Renminbi Kilobar de Chine entre en scène.

Lundi, octobre 31st, 2011

On dirait que la Chine est prête à déclarer la guerre au Dollar, et à ce propos elle lance un nouveau produit, le « Renminbi Kilobar Gold ». Hong Kong étant le troisième marché mondial pour la négociation de l’Or, il est maintenant le premier à célébrer la négociation de l’or dans la monnaie chinoise : le Yuan.

Car c’est maintenant plus que jamais le moment adéquat pour son apparition. Lorsque le Dollar présente des signes de faiblesse et que la zone euro traverse une vague d’instabilité, les investisseurs désirent alors compter sur une devise qui leur apporte plus de confiance et de sécurité, comme le Renminbi.

Le Président de la Chinese Gold & Silver Exchange Society de Hong Kong, Haywood Cheung, considère « que l’Or peut être la voie la plus sûre pour que les gens misent sur le Yuan. Avec ce produit ils peuvent profiter – sur le marché à la hausse de l’Or – de la valeur de la monnaie chinoise, et alors attribuer les qualités de l’Or à d’autres devises comme le Yuan ».

La possibilité que ce type de produit soit prochainement envisageable pour l’Argent n’est pas à exclure.

Tout le monde sait que la Chine a doublé ses réserves en Or durant les dix dernières années, et qu’elle se place maintenant dans la liste des pays ayant les plus grandes réserves, ou qui dépassent au moins les 1000 tonnes du-dit métal, comme : la Suisse, la France, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis. Il est fort probable que l’approvisionnement de ce métal, avec le concept du Renminbi soit un plan d’attaque pour faire chuter le Dollar afin que ce dernier finisse d’avoir le monopole sur les transactions qui s’organisent au niveau mondial.

Les Etats-Unis et l’Europe essayent de maintenir le prix de l’Or sous contrôle et de ce fait, le diminuent, pour ainsi faire de leur papier une monnaie internationale. Il est donc logique de penser que l’idée que d’autres pays investissent dans l’Or – au lieu d’investir dans le
Dollar ou l’Euro – leur déplaise. Tenir le prix de l’Or en laisse, telle est la stratégie utilisée par ces deux colosses économiques pour que le Dollar reste toujours LA devise de réserve internationale par excellence.

Le premier pas fut celui de la Chine, auquel s’ensuivirent celui de tant d’autres pays qui s’approvisionnèrent d’une quantité non négligeable de ce métal si brillant.

Les grands gouvernements qui ont monopolisé le marché durant tout ce temps craignent l’Or, et préfèrent alors le garder en vue et le contrôler, parce qu’ils savent qu’il peut être un ennemi puissant qui peut leur faire beaucoup de mal.

« Ne mettez pas votre confiance dans l’argent, mais mettez votre argent en confiance. » (O.W.Holmes), mettez-le dans l’Or.

Un nouveau record pour l’or : notre baromètre crise à la hausse

Jeudi, août 11th, 2011

Cette nuit j’ai fait un rêve. J’ai rêvé que le cours atteignait 2 100€ (ce qui en dollar revient à peu près à 2500$, le seuil de résistance admis). Il l’atteignait là, à la fin de l’été, plus vite que prévu. Et si ce rêve était prémonitoire ?

Bientôt les 2000$ ?
Avec un nouveau record atteint hier, l’or a franchi les 1815$ en cours de séance à la bourse de Hong Kong, laissant peut-être envisager un seuil critique d’ici la fin de l’année. Comme nous l’annoncions le 26 juillet dernier, le compte à rebours avant un éventuel « effet bulle » de l’or a bel et bien commencé, mais nous vous disions aussi que de l’eau avait encore le temps de passer sous les ponts. Or, la croissance rapide de l’or a lieu plus vite que prévu : pas de temps mort pour l’or cet été contrairement à d’habitude, de nouveaux records atteints, pas de correction du cours de l’or en vue… Le seuil « critique » de l’or va peut-être être rapidement atteint.

Selon les spécialistes de BofA Merrill Lynch, l’once d’or pourrait même bien atteindre les 2000 dollars d’ici 12 mois, bien avant les estimations prévues pour 2012.

L’or, baromètre de la crise
La dégradation de la note des Etats-Unis, suivie par la rumeur de la Société Générale en indélicatesse chez nous… Les bourses dévissent depuis lundi, faisant effet de levier sur le cours de l’or. A la différence de 2008, la conscience collective que la crise va durer et qu’un Quantitative Easing 3 (mesure d’assouplissement quantitatif) est en train de se préparer. Cela consiste en gros à injecter de l’argent en masse dans le secteur privé (banques et entreprises), en espérant qu’il serve à relancer l’économie. On sait très bien où conduit ce type de manœuvre : à une dévaluation de la monnaie. La faute aux Etats qui font semblant d’être keynesiens alors qu’ils ne font que s’inspirer du gourou Madoff en construisant des pyramides de dettes (dixit J. Attali dans un entretien au Monde).

Dans ce contexte, le basculement des comptes actifs vers des placements refuge comme l’or contribue à faire grimper son prix. S’il ne présente aucune opportunité de rendement, l’or constitue en revanche un excellent placement pour sécuriser son épargne : avec lui, elle ne risque pas de partir en fumée. Toujours d’après les experts de BofA Merril Lynch, « L’or physique constitue l’actif ultime car il n’y a pas risque de crédit ». « Du coup, les banques centrales des pays émergents (Chine, Inde [ndlr] ont diversifié leurs réserves en faisant l’acquisition d’or et de devises autres que l’euro et le dollar au cours des derniers trimestres », ajoutent-ils.
Ce repli stratégique dans l’or est un excellent baromètre de la crise, tout comme ce nouveau record de l’or n’est pas rassurant pour l’économie mondiale.

C’est le prix de l’or qui monte ou les monnaies qui perdent de leur valeur ?

Les deux mon capitaine. Il devient de plus en plus évident que le dollar perd peu à peu son statut de monnaie de réserve mondiale. Si le prix de l’or augmente, ce n’est pas tant parce qu’il y a spéculation autour de lui que parce que la valeur des devises fortes (US et Euro) sont en baisse. Seul le Franc Suisse (autre valeur refuge) tire son épingle du jeu grâce à un budget maintenu en équilibre par l’état helvète. La dette ne s’élève qu’à 53% du PIB et le Franc Suisse est couvert à 84% par des réserves d’or : du solide, pas uniquement de la promesse de remboursement de dette ! D’ailleurs, on constate que le prix de l’or en francs suisses se maintient depuis 6 mois, voire est en légère baisse ! Preuve que ce sont bien les monnaies fiduciaires qui perdent de leur valeur, il qu’il ne s’agit pas d’un gonflement artificiel du prix de l’or. Au rythme où va la dévaluation du dollar, voilà pourquoi l’or devrait atteindre plus tôt que prévu les 2000$.

Mais nous n’y sommes pas encore : les monnaies ont encore du temps devant elles avant de dégringoler. Il est encore temps de sauver vos économies en en plaçant un tiers dans l’or physique. Ca sera toujours ça se sauvé !

2011 : pourquoi l’or va rester dans un marché haussier

Lundi, mai 23rd, 2011

Selon le dernier rapport publié par le World Gold Council sur les tendances de l’or, la demande d’or sur le seul premier trimestre de 2011 a fortement progressé : 11% en 2011, logique ! Mais au-delà du hasard des chiffres, cette tendance n’est pas étonnante : plusieurs raisons font s’envoler le métal jaune, une fois de plus. Et la tendance veut également que les investisseurs s’attachent de plus en plus à l’or physique plutôt qu’aux ETFs : la demande en pièces d’or et en lingots représente 52% de la demande totale ! Retour sur un premier trimestre 2011 riche et intense !

Chine : la consommation représente un quart de la demande mondiale au premier trimestre

Selon le World Gold Council, la demande chinoise en or a augmenté de 32% en 2010. Pour la première fois, la Chine passe devant ses voisins indiens et devient le plus gros consommateur d’or au monde. Sa consommation en pièces et lingots est passée à 90,9 millions de tonnes, contre 85,6 pour l’Inde. Les raisons de cet appétit grandissant ?
- Sur latribune.fr, les chinois se jettent littéralement sur l’or car ils deviennent « plus aisés, craignant l’inflation et désireux de diversifier leurs investissements au-delà des actions et de l’immobilier ».
- Les traditions ont la peau dure ! En Chine, l’or est depuis longtemps symbole de chance et reste la couleur des empereurs. Lors d’une naissance, d’un anniversaire, au Nouvel an, c’est une tradition d’offrir de l’or. Et aujourd’hui encore, cette tradition est vivace.
- Les changements sociaux et économiques engendrés par les réformes du gouvernement se sont accélérés et selon le World Gold Council, les années à venir verront apparaître l’émergence continue d’une classe moyenne chinoise de plus en plus prospère.
Toujours sur la tribune.fr, on peut lire que « les achats des Chinois se sont élevés à 700 tonnes l’an dernier pour une production nationale de 340 tonnes. Dans ce contexte, ses experts estiment que la demande et les cours mondiaux demeureront élevés pendant le reste de l’année 2011 ».

Albert Cheng, responsable de l’Asie orientale au World Gold Council, déclare qu’ »en mars 2010, nous avions prédit que la demande chinoise d’or doublerait d’ici à 2020 (par rapport à 2010). En réalité, cet objectif pourrait être atteint bien plus tôt, grâce à la prospérité grandissante du pays et la montée de l’inflation ».


L’or physique avant tout

Dans ce rapport du World Gold Council, l’augmentation significative de l’achat d’or est en grande partie poussée par une forte demande en or physique, lingots et pièces d’or. Au total, la demande d’or d’investissement progresse de 26%.

Les banques centrales raffolent d’or

Au seul premier trimestre 2011, les banques centrales ont acheté autant d’or qu’en neuf mois l’année dernière ! Le World Gold Council ajoute que les marchés émergents en particulier devraient garder un rythme soutenu d’achat d’or, « ceux-ci cherchant à diversifier leurs réserves avec un actif physique qui n’est adossé à aucun émetteur ou contrepartie ».

La passion démentielle des Asiatiques pour l’or ne cesse de croitre

Jeudi, mars 3rd, 2011

Sous l’impulsion d’une persistante inflation en Chine et préoccupation pour le maintien de sa devise, la demande de l’or sur le continent asiatique continue d’être à la hausse et a atteint un chiffre record en ce premier trimestre 2011.

Dans un tel contexte, les ‘nouveaux riches’ et les foyers aux revenus les plus élevés tant en Chine qu’en Inde se tournent progressivement vers le métal précieux d’une manière plus que rassurante pour diversifier ses investissements.

Rien que sur le mois de janvier dernier, la Banque Commerciale de Chine, une des principales institutions financières du pays, a commercialisé un total de 7 tonnes de lingots d’or, ce qui équivaut aux alentours de la moitié de toutes les opérations de ventes enregistrées par la banque sur l’année 2010.

Cependant, l’attirance pour l’or ne se limite pas aux opérations d’achat de lingots : la demande croissante d’investissements non physiques concernant le métal précieux par le biais de dépôts à terme, pourrait dépasser les 5.000 milliards de yuans d’ici la fin de l’année actuelle.

Une des raisons justifiant cette demande croissante pour l’or en Chine demeure la hausse des prix, qui ont augmenté de 4.9% en janvier, comparé au même mois de l’année dernière.

Alors que les analystes prévoyaient un chiffre plus élevé, proche de 5,3%, la préoccupation concernant les pressions inflationnistes sur le gigantesque continent asiatique pourrait conduire la Banque Centrale à revoir les taux d’intérêt à la hausse.

Devant une telle situation, le World Gold Council (WGC) indique s’attendre à la progression rapide de la demande de l’or provenant de Chine durant l’année 2011, de même pour la demande de bijoux provenant d’Inde.

Selon le World Gold Council (WGC), l’intérêt croissant pour l’or a été détecté essentiellement dans la reprise que connait le secteur de la bijouterie, celui-ci ayant eu une demande annuelle mondiale de 17% supérieure à celle enregistrée durant l’année 2009.

La Chine, leader mondial de la production d’or

Vendredi, février 11th, 2011

La croissance fulgurante de la Chine, qui depuis une décennie croît à un rythme proche des deux chiffres, occupe depuis l’année dernière la deuxième place en tant que puissance économique mondiale du continent asiatique, devançant ainsi d’autres nations industrialisées comme le Japon.

La croissance de l’économie se reflète tant dans les secteurs d’activité économique pourvu de niveau technologique important que dans les activités primaires et d’extraction.
La preuve étant dans ce dernier secteur que, selon un rapport récent de l’organisme international de consultants GFMS, spécialisé dans les métaux précieux, la Chine est devenue durant l’année 2010 le producteur d’or le plus important au monde, après 6 années consécutives d’augmentation de rendement dans sa production.

Selon des sources officielles du gouvernement chinois, il serait prévu qu’à la cloture de l’année 2010, un nouveau record de 340 tonnes d’or extrait soit atteint, ce qui équivaut à une augmentation de plus de 8% comparé à l’année 2009, durant laquelle furent extraites 319.980 tonnes. Durant les 11 premiers mois de l’année dernière, la production d’or s’élevait à 308.39 tonnes, soit 9,2% supérieure à celle de l’année 2009 à la même époque.

Derrière la Chine, l’Australie occupe la place du second producteur d’or mondial, suivi de peu par les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et la Russie.

La consommation d’or en Chine a une importance prépondérante – cette dernière ne se reflète pas tant dans l’importance de son niveau de production sinon dans l’importance croissante de l’importation : sur les 10 premiers mois de l’année 2010, la Chine a importé 209,7 tonnes d’or, face aux 45 tonnes importées en 2009 sur la même période. A ce rythme-là, la Chine pourrait d’ici ces deux prochaines années détrôner l’Inde en tant qu’importateur d’or mondial le plus important. Ainsi, faisant la somme de la production nationale aux importations, la consommation d’or en Chine pourrait osciller autour des 600 tonnes à l’année, ce qui équivaut à un quart de la production mondiale.

Le yuan, une monnaie qui promet

Jeudi, décembre 16th, 2010

LORetLARGENT.info vous en parlait il y a déjà un moment : le dollar a perdu de sa superbe. Face à lui, le yuan, prêt ou presque à prendre la relève. La « super monnaie » chinoise n’a de cesse de progresser sur le marché économique international… et de marcher gentiment sur les plate-bandes du dollar. Fidèle à son habitude, le renminbi revient à la une de l’actualité économique. LORetLARGENT.info fait le point.

De plus en plus de dollars échangés en yuans
« Chaque jour, 400 millions de dollars sont échangés en yuans sur les 4 000 milliards de dollars de transactions quotidiennes enregistrées dans le monde », rapportait le Figaro hier. Un chiffre qui en dit long sur la place que le yuan est en train de prendre sur le marché économique mondial ! Traduction : le marché financier international donne ici un signe de confiance à la monnaie chinoise. Et par la même un message fort au dollar.

Toujours pas réévalué, cette monnaie permet au pays un taux de croissance plutôt bon, ce qui fait des jaloux et n’arrange pas la situation économique internationale…

Une bonne entrée sur la place boursière moscovite
Autre indice qui montre l’importance du yuan : son entrée sur la place boursière de Moscou ce mercredi. Le yuan s’échange donc désormais contre des roubles (le rouble, s’échange à Pékin depuis fin novembre). La Chine pourra alors payer ses importations dans sa propre monnaie. Une opération qui devrait renforcer davantage le renminbi… Et finir d’achever le règne du dollar. A noter que la Russie est elle aussi en faveur d’une réforme du système financier. Un allié de plus auprès de la Chine qui aimerait voir le yuan devenir monnaie de référence.

Quid de l’Euro ?
L’Euro se stabilise ces derniers jours, comme le titrait Le Point ce mardi 14 décembre ou l’indique l’article de ce matin des Echos. Cela n’empêche pas certains pays de la zone euro de chercher des solutions pour se sortir de la crise, un désaveu de la monnaie européenne qui reflète bien sa fragilité encore présente alors que certains économistes se veulent confiant… Jean-Michel Lamy du Nouvel Economiste affirmait haut et fort ce mardi que « l’euro n’est pas en danger », une formule qui fait plutôt figure de méthode Coué…

Parmi les très sérieuses alternatives avancées : revenir à leur monnaie nationale. L’un des pays qui semble se poser la question est la Slovaquie, selon l’Agence russe d’information internationale RIA Novosti. Le ministre slovaque des Finances, Ivan Miklos, a indiqué que le pays pourrait très bien sortir de la zone euro pour revenir à sa monnaie, la couronne slovaque.

Un autre pays européen réfléchit à cette option pour le moins surprenante. Certaines rumeurs disent que les Allemands auraient préféré conserver le deutsche mark. Selon Lisa Nienhaus, journaliste du service économie de la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, les obstacles au retour à la monnaie allemande sont largement surmontables. L’argent perdu en repassant au mark ne serait peut-être pas plus important que si l’Euro était conservé…

Investir dans l’or pour juguler la crise
La guerre des monnaies fait toujours rage et le désordre économique est parti pour durer. Que faire pour assurer ses arrières, entre un dollar affaibli, un euro qui manque de force et un yuan de plus en plus fort ? Investir dans l’or ! L’once d’or a atteint un nouveau record il y a peu et s’affiche encore et toujours comme une valeur refuge. La Chine investit dans l’or, notamment les pièces, l’Europe devrait s’inspirer de la sagesse du géant asiatique.

Compte-rendu du G20 2010 : l’or a toujours de beaux jours devant lui…

Vendredi, novembre 19th, 2010

Le G20 s’est tenu les 11 et 12 novembre dernier à Séoul. Au programme : le déséquilibre des changes qui agite le système économique mondial depuis déjà un moment et dont nous vous avons parlé sur LORetLARGENT.info. Cette crise n’a de cesse de perdurer, notamment en zone euro, où les choses ne semblent pas s’arranger, bien au contraire.

On savait que les discussions allaient être âpres. Le but était de trouver une solution commune à cette guerre des monnaies qui engendrent des tensions au niveau du commerce international. Il semblerait que cet objectif ne soit pas atteint. Le point sur ce rendez-vous… manqué.

La Chine campe sur ses positions…

Tout porte à croire que la Chine n’est pas disposée à réformer sa monnaie. Peu de temps avant le G20, elle répondait déjà par la négative aux Etats-Unis qui souhaitait voir le yuan à des valeurs plus normales. En effet, la Chine le maintiendrait volontairement bas.

Mais elle n’a pas plié et, au lendemain du sommet, titre dans ses journaux que les Etats-Unis ont fait preuve d’un « unilatéralisme financier » et défend la montée des pays émergents. Elle remet même en cause le G20 qui n’a « plus aucune efficacité dans cette période de tensions ». Cela a le mérite d’être clair !

… Et les Etats-Unis perdent de leur superbe

Seuls, voilà comment se sont retrouvés les USA face à la Chine. Aucun pays n’a appuyé la demande de réévaluation de la monnaie chinoise des Etats-Unis. Une situation qui révèle bien la perte de vitesse de l’influence américaine sur la scène économique mondiale… Et une demande qui ne semblait pas vraiment légitime si l’on considère que le plan de relance qui prévoit une injection par la Fed de près de 600 milliards de dollars aura pour effet de dévaluer encore le billet vert… favorisant ainsi l’export. Les Etats-Unis font donc figure de donneur de leçon, à la « faites ce que je dis, pas ce que je fais »…

Objectifs pour le G20 2011

« Augmenter la flexibilité des taux de change », voilà l’un des principaux objectifs sur lesquels se sont accordés les dirigeants des pays participant au G20. Si la nécessité de mener des actions pour résoudre le déséquilibre monétaire a bien été pointée du doigt, trouver des solutions concrètes s’est révélé être bien plus compliqué. Bilan : pas de mesure mise en place pour le moment.

L’or toujours parmi les favoris

La France est à la tête du G20 pour 1 an et compte bien pousser cette réforme du système monétaire international en créant une monnaie de réserve internationale mais qui ne soit pas émise par un seul pays. L’étalon dollar va-t-il bientôt être un vieux souvenir ? Une réforme qui est vue plutôt d’un bon œil par de nombreux pays notamment par le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, qui avait fait un appel à la veille du G20 à la réforme du système monétaire en proposant qu’il s’appuie désormais sur plusieurs monnaies… notamment le réal brésilien.

En attendant plus de stabilité qui tarde à venir, l’or apparaît plus que jamais comme une valeur-refuge. Que vaudra l’euro demain ? Et le dollar ? L’or, qui connaît un marché haussier depuis plus de 10 ans, n’a pas de souci à se faire : comme le dit justement Léonard Sartoni « l’or est le seul survivant à toutes les crises qu’ont traversé les sociétés humaines depuis des milliers d’années ».

L’or : vers une reconnaissance officielle de son rôle primordial dans le système économique ?

Mardi, novembre 9th, 2010

1 400 dollars l’once : l’or a atteint une nouvelle valeur record hier ! Voilà plusieurs mois que sur LORetLARGENT.info on n’a de cesse de dire que l’or est une valeur refuge. La crise systémique s’enlise et le prix de l’or continue de s’envoler . Les banques centrales se sont même mises à acheter de l’or : un aveu à demi-mot du rôle que joue l’or dans le système monétaire international.

Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, annonce dans le Financial Times d’hier que l’or pourrait être « employé comme un point de référence international lié aux prévisions du marché pour l’inflation, la déflation et la valeur future des monnaies ». Une annonce accueillie tel un pavé lancé dans la mare sur laquelle L’or et l’argent revient.

L’or reconnu comme référence ?

Un retour vers l’étalon-or, voilà comment les propos de Robert Zoellick rapportés dans le Financial Times d’hier ont été perçus. En effet, vue la crise systémique qui agite le monde de l’économie depuis un moment, une solution doit être trouvée pour réguler les changes.

Le président de la BM souhaite intégrer l’or dans le système économique afin de limiter les possibilités de guerre des monnaies à l’avenir et d’améliorer la situation actuelle. Mais le terme exact serait un demi-étalon-or : en effet, à l’heure qu’il est, il n’est pas possible de couvrir tout l’argent créé par les Etats par de l’or, le métal précieux n’existe vraisemblablement pas en quantité suffisante.

Mais le constat est là. L’or a une place de plus en plus importante dans le système économique. Si officiellement il n’est pas reconnu comme valeur de référence, officieusement il a une place importante dans les marchés qui « utilisent aujourd’hui l’or comme un actif monétaire alternatif ». Quelle place donner à l’or si l’étalon-or n’est pas possible ?

Un nouveau système basé sur l’or

Dans les années 70, le système de l’étalon-or a été abandonné. L’économie est depuis lors basée sur l’étalon dollar. Ce que propose Robert Zoellick, aujourd’hui, c’est plutôt une forme d’étalon-or. Le dollar est bas et le développement des économies asiatiques, notamment la Chine, n’est pas prêt de stabiliser les monnaies fiduciaires. L’or, qui montre sa force en situation de crise, apparaît alors comme un étalon plus neutre que le dollar.

Un nouveau Bretton Woods se profile ?

La Banque mondiale semble donc réfléchir à un nouveau système intégrant l’or, « le dollar, le yen, la livre sterling et le yuan ». Une proposition qui semble compliquée à mettre en place pour certains analystes et inenvisageable pour les détracteurs de l’or, persuadés qu’il existe une bulle d’or, prête à exploser. Pour les premiers : cela prendrait trop de temps à mettre en place. L’argument des seconds : l’or est installé dans un marché haussier depuis trop longtemps.

Ce qui est sûr, c’est que l’or sera un sujet de discussion brûlant qui sera abordé lors du sommet du G20, qui a lieu cette semaine.

Investir dans l’or : la solution face à la crise qui dure

Le prix de l’or n’est pas près de baisser au vue du rôle qu’il joue de plus en plus dans l’économie mondiale… et qu’il pourrait jouer dans un nouveau système monétaire. Une valeur refuge qui continue de faire ses preuves.

Le FMI en zone de trouble, annonce d’un nouveau krach par les banques américaines… et l’or dans tout ça ?

Mardi, octobre 26th, 2010

Le 10 octobre dernier s’est tenue la réunion annuelle du FMI, qui s’est soldée par un cuisant échec : la Chine ne souhaite pas réévaluer sa monnaie, ou du moins très lentement, n’acceptant pas ainsi les exigences des Etats-Unis. Nous l’avions déjà évoqué sur LORetLARGENT.info : la guerre des monnaies fait rage. Les excédents actuels de la Chine encouragent en partie le déséquilibre actuel de l’économie mondiale. Et puisque une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, un krach dans l’immobilier américain est imminent : un événement qui aurait des répercussions énormes sur le système financier lui-même…

Le FMI dans la tourmente

Le désordre monétaire actuel n’a donc pas trouvé de solutions lors de la réunion du FMI. Les autorités chinoises se sont opposées au Etats-Unis, et les pays européens, inquiets quant à l’envolée de l’euro, n’ont pu obtenir aucune concession. Même si les grands de ce monde ont reconnu que le système monétaire international s’est montré résistant, il existe encore des « tensions et des vulnérabilités dues à l’accroissement des déséquilibres globaux, une volatilité des flux de capitaux, des mouvements de taux de change et des questions relatives à l’offre et l’accumulation des réserves de change ». Rien que ça !

Le Comité monétaire et financier international  a ainsi mandaté le FMI afin de mettre en place des rapports approfondis ayant pour but d’aider certains pays dans la gestion des flux de capitaux internationaux susceptibles de provoquer une hausse de leur monnaie. Le FMI va donc établir un nouveau type de rapport en charge de mesurer les conséquences d’une politique économique d’un pays sur l’autre : ainsi, les experts seront en mesure de savoir par exemple comment l’injection de milliards de dollars dans le système financier américain déstabilise les pays émergents, ou encore si le maintien d’un yuan faible est susceptible de mettre à mal l’industrie d’autres pays incapables de concurrencer les prix chinois. Cette réforme prendra du temps : les marchés financiers vont-il lui en laisser ?

Un autre krach américain

L’immobilier américain va mal, et ses conséquences pourraient devenir désastreuses. Déjà en février dernier, le panel de surveillance du Congrès américain avait déclaré être « profondément préoccupé » alors que le « système financier est déjà affaibli ». Les raisons ? A cette époque, les prix de l’immobilier commercial avaient dégringolé d’un tiers par rapport à leur niveau d’octobre 2007. Le panel avait alors tiré la sonnette d’alarme quant à une « vague de pertes sur les prêts immobiliers commerciaux qui pourrait menacer la stabilité de nombreuses banques et de contribuer à la faiblesse prolongée de l’économie ».

Depuis 9 mois, rien de bon ne s’est produit : l’indice Moody’s sur le prix de l’immobilier a chuté de 3,3 % en août, les prix de l’immobilier commercial ont perdu 7,6 % sur un an, les banques font face à des taux de non-remboursements sur les prêts énormes… Les conséquences des pertes de l’immobilier, selon les experts, vont se répercuter directement sur tout le système financier… Bref, une mauvaise nouvelle de plus qui ne vient pas redorer la situation actuelle des marchés, de l’économie et des finances au niveau mondial ! Le Monde va mal !

Vers un nouveau système monétaire mondial à base… d’or ?

Cette année, plusieurs banques centrales se sont mises à acheter de l’or : certainement un signe que dans un avenir probablement très proche, le métal jaune va tenir un rôle majeur dans le système monétaire actuel.

On peut alors supposer que les discussions actuelles au sujet d’une réforme monétaire ne vont pas forcément dans le bon sens, et que la solution reste l’or (les pièces d’or notamment ont toutes notre confiance !) : dans un tel contexte de crise mondiale, où les pays jouent entre eux au chat et à la souris, se reposer sur un actif sûr et exponentiel depuis 2000 devrait être une évidence. Elle l’est pour nous en tout cas !

La guerre des monnaies : vers une fin de l’étalon dollar ?

Mercredi, octobre 20th, 2010

La Chine prend une place de plus en plus importante. Investissement dans l’or, vente de dollars, comme on vous le disait sur LORetLARGENT.info, la Chine fait tout pour sécuriser son système économique. L’Europe et les Etats-Unis veulent une surévaluation rapide du yuan, pour rééquilibrer le système monétaire. Mais la Chine ne l’entend pas de cette oreille… Une guerre des monnaies semble en marche, et pourrait, qui sait, aboutir à l’éviction du dollar comme valeur phare.

Pourquoi une guerre des monnaies ?

Depuis 1971, l’étalon-or n’existe plus, les monnaies s’équilibrent entre elle, notamment par rapport au dollar : c’est l’étalon dollar. Monnaie de réserve du monde depuis plusieurs décennies, aujourd’hui le dollar est plutôt mal en point : est-ce que l’étalon dollar a toujours lieu d’exister ? Est-il toujours possible que les monnaies s’évaluent par rapport au dollar ?

Un constat qui a tout lieu d’avoir cours au vue de la tournure que prennent les choses pour les autres monnaies qui entrent en ligne de compte dans la parité des monnaies.

Le dollar en berne

On le sait : le dollar est en berne. Pour sauver l’économie du pays et éviter la déflation, l’Etat américain a décidé de soutenir la reprise en injectant des milliers de dollars dans le système… affaiblissant encore davantage le dollar. Les Etats-Unis arrivent pourtant à tirer leur épingle du jeu, du moins à court terme : avec une monnaie basse, l’exportation est stimulée.  Même si  selon le président de la banque centrale européenne Jean-Claude Trichet « les autorités américaines (…) sont en faveur d’un dollar fort », l’Europe reste méfiante face à l’attitude du système monétaire américain…

Le yen malmené

Le Japon est dans une situation sensible depuis la crise de 2008. Sa monnaie n’a de cesse d’augmenter, ralentissant la croissance économique. Pire : avec une monnaie forte, difficile d’avoir des perspectives économiques qui s’améliorent quand on sait que la plupart des entreprises nippones sont tournées vers l’export… Le secrétaire d’Etat à l’Economie japonais est d’ailleurs peu optimiste : « Si le yen reste aussi fort pendant une longue période, cela créerait de sérieux problèmes ».


Un yuan sous-évalué

Beaucoup de pays sont donc à l’heure actuelle tentés d’affaiblir leur devise afin d’exporter davantage. La Chine, elle, avec un yuan qui connaît une appréciation lente, est accusée de sous-évaluer sa monnaie : difficile alors pour les autres pays de lutter à armes égales avec des prix si bas… C’est pour  cela que les responsables de nombreux pays souhaitent une accélération significative dans l’appréciation du yuan… Une réévaluation qui, selon la Chine, aurait des répercussions désastreuses pour le pays.

Et l’Euro dans tout ça ?

L’Euro, même si l’on en parle peu, n’est pas forcément dans une situation confortable. La sonnette d’alarme est tirée : l’Euro est trop fort. Un élément qui empêcherait une reprise satisfaisante, plombant le prix des produits à l’export au moment même où les autres monnaies importantes de l’économie mondiale sont affaiblies.

La fluctuation des monnaies : comment la contrer ?

Des monnaies déstabilisées, un dollar pour lequel rien ne va plus : la crise s’enlise et les doutes apparaissent. Les pays s’accusent les uns les autres de dévaluer leur monnaie…

Mais jusqu’où va aller ce jeu des chaises musicales ? La Chine va-t-elle mettre tout le monde genoux à terre et le yuan devenir la nouvelle monnaie étalon ? Quelles mesures vont être adoptées pour éviter l’ascension dangereuse de l’Euro ?

Face à ce manque de stabilité du système économique mondiale où les monnaies fiduciaires montrent clairement leurs faiblesses et leurs limites, les Banques Centrales prennent les devants… et achètent de l’or ! Un élément non négligeable quant on sait qu’elles en vendaient encore dans les années 90…

Elles ne sont pas les seules : nous vous en avions parlé récemment sur LORetLARGENT.info, la Chine, dans sa grande sagesse orientale(!), se rue sur l’or : l’année dernière, elle occupait la 5 ème place des détenteurs d’or avec ses quelques 1054 tonnes. La tendance dans le pays est également de vendre ses bons du Trésor américain. Au-delà de l’aspect symbolique du métal précieux, la Chine se rend clairement compte que l’or reste la valeur tangible par excellence, pendant que les monnaies fiduciaires jouent à la « guéguerre »…

L’exemple chinois : et s’ils avaient raison ?

Jeudi, octobre 14th, 2010

C’est officiel : la Chine est désormais la deuxième puissance mondiale, volant la vedette au Japon. Son PIB a dépassé celui de l’Empire du Soleil Levant depuis le deuxième trimestre 2010. Une nouvelle qui a ébranlé l’économie mondiale et peut-être bientôt le système monétaire tel qu’on le connaît aujourd’hui. Alors que les pays occidentaux se débattent avec la crise, la Chine gagne en confiance. Echange de devises, investissement dans les pièces d’or : et si les chinois avaient raison ?

Un essor économique en constante progression

Depuis 10 ans, la Chine voit son économie se développer. Une progression de sa croissance bien loin de celle plutôt fluctuante en Europe ou outre-Atlantique. Elle a même été exponentielle ces dernières années, notamment par rapport au Japon qui connaît la déflation depuis 1 an. Le FMI prévoit pour 2011 une douzième année consécutive d’une croissance chinoise à plus de 8 % : en 10 années, la taille de l’économie du pays a quasiment triplé. Et toujours selon le FMI, le pays possédait fin juin près de 30 % des réserves des Etats en devises étrangères, avec 2 447 milliards de dollars.

L’Empire du Milieu a une place de plus en plus importante, qui n’est pas sans inquiéter ses concurrents directs, les Etats-Unis ainsi que la vieille Europe : premier sur le marché de l’automobile, premier producteur mondial d’acier, premier exportateur mondial…un CV qui en fait rêver plus d’un !

Bye bye dollars

Face au dollar qui perd de sa valeur, la Chine vend ses bons du Trésor américain depuis cet été, bons qu’elle a d’ailleurs boudés au début de l’année. Plus qu’une désaffection du billet vert, le fait que la Chine se déleste de ces titres précipite la dévaluation du dollar. Elle est en effet le premier pays étranger en termes de détention de titres du Trésor américain : ces titres représentent une part bien importante des réserves chinoises.
Un choix très stratégique, servant à diversifier les investissements du pays et à le sécuriser, qui amplifie cependant le processus de déséquilibre du système économique international. Et parallèlement à la baisse du dollar, la monnaie chinoise, quant à elle, connaît une appréciation graduelle…

Des investissements qui valent de l’or

Premier producteur mondial d’or, la Chine est le deuxième consommateur d’or après l’Inde, comme on vous le disait sur LORetLARGENT.info. La Chine a faim d’or : le métal précieux est de plus en plus demandé pour les fêtes religieuses mais aussi pour diversifier ses investissements.
Face à un dollar faible et à l’absence de garantie sur les monnaies, la Chine a décidé d’investir dans une valeur sûre : l’or. En 2009, elle était au cinquième rang des détenteurs d’or avec 1 054 tonnes, ayant, cette même année, augmenté sa réserve de 76 %. Selon le très sérieux World Gold Council, de plus en plus d’investisseurs se tournent vers les pièces d’or, notamment la Gold Panda soumise à un programme de garantie gouvernementale veillant à ce que chaque pièce possède la pureté et la qualité requises : et ils ne s’y trompent pas. Cette pièce est très prometteuse puisqu’ils n’hésitent pas à l’acheter avec une prime élevée. La Gold Panda connaît également un fort succès induit par sa disponibilité et le fait que le pays détienne suffisamment de ressources d’or pour satisfaire la faim des investisseurs.

Face à l’instabilité du système économique, que faire ?

Une tension entre les pays en crise, notamment les Etats-Unis, et la Chine – qui elle, tire son épingle du jeu –, est plus que palpable. Cette situation sensible d’un point de vue économique a été au cœur des réunions du G7 et du FMI le week-end dernier. Les discussions ne sont pas pour autant terminées puisque le sujet devrait à nouveau être mis sur la table des négociations lors du Sommet du G20 en novembre prochain.
La crise du système économique ne devrait donc pas s’atténuer de sitôt et pourrait même s’intensifier. Et si la Chine avait tout compris ? En augmentant ses réserves d’or et en investissant sur le métal précieux, le pays semble ouvrir la voie de la sagesse : pourquoi ne pas suivre le bon exemple du géant asiatique ?

L’or se dirige vers les 1300 dollars

Lundi, septembre 20th, 2010

A seulement 3 jours d’intervalle, l’once d’or signe un nouveau record à plus de 1281 $ vendredi 17 septembre. Alors que son cours atteignait à grand peine les 500 $ il y a à peine 10 ans, aujourd’hui, il n’a jamais été aussi haut.

Pourquoi une telle hausse ?
Comme l’indique la journaliste dans le reportage de France 3* consacré au métal jaune, celui-ci a augmenté de 500% en 10 ans. Depuis un an, cela représente une hausse de 25% et selon les spécialistes, il n’a pas fini de grimper. Actuellement, l’or profite de la faiblesse des devises fortes, en particulier de celle du billet vert qui fait grise mine.

Du coup, les banques centrales de Chine, Inde et du Bangladesh gonflent leurs réserves en or en revendant quelques dollars. Les investisseurs eux, continuent à parier sur l’or, plus que jamais valeur refuge.

Ne vendez pas encore vos bijoux !

Les particuliers en profitent pour revendre les biens en or, en particulier leurs bijoux. Un exemple, un bracelet vendu 100€ dans les années 2000 en vaut actuellement 300 : la plus-value réalisée est énorme.

A eux seuls, les bijoux constituent 50% des stocks d’or mondiaux, soit 80 000 tonnes.
Pour vous donner une idée (source Monargent.lecho.be) :
- une gourmette de 43,7 gr vaut environ 796,65 euros.
- une chevalière de 36,5 gr = 665,4 euros
- une montre de gousset de 33,9 gr = 618 euros
- une montre pour femme de 22,60 gr = 412 euros
- une alliance (ou 3 bagues) de 6,90 gr = 125,79 euros
- une couronne dentaire est estimée à 20,16 euros le gramme.

Comme l’or va continuer de grimper au cours des prochaines années, il est peut-être un peu prématuré de revendre ses bijoux en or maintenant. En outre, nous vous rappelons, si vous souhaitez en acheter, que les bijoux en or ne sont pas le meilleur placement et qu’il vaut mieux leur préférer les pièces en or en jouant sur l’effet de prime.

La hausse va se poursuivre

Coûts de production de plus en plus élevés (plus grande difficulté à extraire l’or des mines), raréfaction du minerai, peurs (justifiées) des investisseurs : de la perte de valeur des monnaies fiduciaires, du chômage, de la dette souveraine des pays développés, d’une récession économique mondiale… spéculation sur le métal jaune pour parer à la crise… Autant de moteurs à réaction qui justifient la hausse croissante de l’or. Et comme ces « mauvais moteurs » ne sont pas prêts de tomber en panne, la hausse de l’or n’est pas prête de s’arrêter…

Les spécialistes conseillent aux investisseurs de placer entre 4 et 5% de leur patrimoine dans l’or mais si tous en faisaient autant, tout l’or de la planète ne serait pas assez suffisant. Dans un monde en quête de valeurs et stabilité, l’or connaît certes un succès sans précédent. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde et les plus à l’abri seront les premiers servis !

*Source : Reportage France 3, édition du jeudi 16 septembre à 19’23″

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "