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Archive for the ‘Développement durable’ Category

Banques éthiques vs banques « traditionnelles »

Lundi, mars 2nd, 2009

Une banque éthique applique un code de conduite strict à ses choix d’investissement. Ainsi, certains financements sont proscrits: celui des industries militaires, des gouvernements dictatoriaux, des entreprises ne respectant pas les droits fondamentaux des travailleurs et l’environnement… Si vous placez votre argent dans une banque éthique, vous pourrez souvent consulter les CV des entreprises qui bénéficient de prêts ou d’investissements de la banque. Ainsi, voussavez exactement à quoi est consacré votre argent.

La plupart des institutions financières disposent de produits de placement respectueux de critères sociaux et environnementaux. Pour repérer ces placements éthiques, vous pouvez vous fier au label européen Ethibel. Economie positive le définit ainsi: « Celui-ci est octroyé aux fonds d’investissement socialement responsables (ISR) qui investissent uniquement dans des entreprises sélectionnées sur la base du modèle d’évaluation global d’Ethibel. A savoir une liste de contrôle détaillée basée sur des « critères de durabilité » dans quatre domaines: la politique sociale interne, la politique environnementale, la politique sociale externe et la politique éthico-économique. »

4 raisons pour préférer « l’éthique »
En prenant pour exemple la Banque Triodos Belgique, voici quelques raisons qui poussent épargnants et investisseurs à préférer une banque éthique à une banque classique, surtout en période de crise:

  • Pas ou peu de participation dans les produits dérivés, les mêmes qui ont mis les grandes banques dans une situation critique. Les banques éthiques investissent uniquement dans les produits et entreprises dont elles connaissent parfaitement le fonctionnement.
  • Pas de cotation en Bourse, et donc pas de pression des actionnaires pour faire augmenter le bénéfice chaque année. La banque Triodos ne paie d’ailleurs pas de bonus, pour ne pas inciter le management à « tricher » sur les résultats.
  • Pas de dépendance au marché interbancaire, car la banque éthique ne travaille qu’avec les moyens dont elle dispose réellement, autrement dit les dépôts réalisés par les clients.
  • Transparence: la plupart du temps, les crédits sont publiés, ainsi que les critères qui ont motivé leur octroi. Vous savez donc à tout moment quels projets et quelles entreprises bénéficient de votre argent. LIRE LA SUITE SUR MONARGENT.LECHO.BE

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Relancer l’avenir selon Jacques Attali

Lundi, mars 2nd, 2009

Dans le naufrage qui s’annonce, tout se passe, partout dans le monde, et en France en particulier, comme s’il n’y avait de gilets de sauvetage qu’en première classe. Alors qu’il serait au contraire essentiel d’investir dans les industries d’avenir tout l’argent qu’on s’apprête à perdre dans les secteurs en difficulté.

Et d’abord dans l’éducation, la formation des jeunes chômeurs, la sélection et la rémunération des chercheurs. Puis dans le financement des petites entreprises innovantes, pour en faire des groupes de taille mondiale, créateurs d’emploi, en particulier dans les secteurs clés du monde à venir : les énergies nouvelles, (surtout le solaire et le nucléaire ), les biotechnologies, les organes artificiels, l’internet des objets, les nanotechnologies.

Pour y parvenir, une fois faites au moindre cout les inévitables nationalisations du secteur financier, il faudra réduire massivement l’endettement et orienter l’épargne privée et publique vers ces entreprises d’avenir. LIRE LA SUITE SUR LE BLOG DE JACQUES ATTALI

Coup d’envoi de l’écoprêt à taux zéro

Samedi, février 28th, 2009

Ce prêt de 30.000 euros au maximum, sans intérêts et sans conditions de ressources doit s’accompagner d’un décret d’application actuellement en cours d’examen par le Conseil d’Etat,
Sa mise en oeuvre était prévue en janvier, après quelques retards à l’allumage, il est enfin là. A partir d’avril, les particuliers souhaitant effectuer des travaux d’isolation thermique dans leur logement pourront bénéficier de l’écoprêt à taux zéro (éco-PTZ). Ce prêt de 30.000 euros au maximum, sans intérêts et sans conditions de ressources, avait été présenté en septembre 2008 par le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo. Des conventions de mise en oeuvre ont été signées hier avec les banques et les acteurs concernés, tant pour l’éco-PTZ que pour l’écoprêt logement social destiné au monde HLM. Le décret d’application est actuellement en cours d’examen par le Conseil d’Etat, d’où l’échéance du 1er avril évoquée aujourd’hui. LIRE LA SUITE SUR LESECHOS.FR

Selon une étude du Boston Consulting Group, la rénovation d’un appartement de 100 m2 en mauvais état thermique permet de faire 1400 euros d’économie par an… C’est un vrai « plus » en termes de pouvoir d’achat.

Etre et ne plus avoir… Les « décroissants »

Vendredi, février 13th, 2009

Même si elle pourrait être taxée de caricaturale, l’émission Envoyé Spécial d’hier soir sur France 2 est l’occasion pour nous de parler de cette nouvelle tendance qui préfigure peut-être notre mode de vie dans dix ans : La décroissance. Modestes ou aisées, de plus en plus de familles françaises ont décidé de consommer moins, pour polluer moins. L’un n’a plus de voiture, il a résilié son abonnement de portable et désormais, il récupère tout ce qu’il peut dans les vide-greniers. Tel autre (chef d’entreprise) parisien de 32 ans ne cherche pas à faire des économies mais tout simplement à sauver la planète. Une autre compte installer bientôt des WC où l´eau est remplacée par de la sciure de bois. Mais vit-on bien en n´achetant qu’un T-shirt tous les 6 mois et en se déplaçant à vélo ? Qu’en pensent les enfants qui ne reçoivent à Noël que des jouets d´occasion ? Plongée dans le monde des « décroissants » :

(LU SUR LECOURRIER.CH) Lenteur, convivialité, mais surtout «frugalité». Entendez par là: consommer avec modération, voire sobriété, et employer le temps que l’on soustrait à la satisfaction de nos besoins marchands, à d’autres activités: les longs repas avec des amis, les promenades, le jardinage. Le maître-mot est la «décroissance», un mouvement qui va à rebours de l’économie traditionnelle. Son but est de passer à une société où les hommes et les femmes préservent les ressources qu’offre la Terre. Car au rythme actuel, celles-ci seront épuisées dans moins de cinquante ans.
Les adeptes de ce credo, qui ont tenu congrès à Lyon en septembre dernier2, s’en prennent à la conviction dominante que «plus égale mieux». Sur ce concept, les pays riches ont résolument établi le cap de leurs politiques économiques. Et en économie, cette croyance se traduit par la hausse de la production de biens et de services. Mais, pour les «décroissants», le corollaire en est, inévitablement, l’épuisement programmé des ressources naturelles de la planète. «Il reste, au rythme de consommation actuel, 41 années de réserves de pétrole, 70 années de gaz, 55 années d’uranium», rappelle Bruno Clémentin, président de l’Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable (IEESDS), cité par la revue Imagine 42.

(LU SUR WEB-LIBRE.ORG) pour les « décroissant », la consommation n’a plus de prise sur eux, ils la maîtrisent et apprennent à leurs enfants à éviter les pièges de la publicité. Dans cette famille de consommateurs exigeants, on trouve également des « consom’acteurs », recherchant avant tout des produits de commerce équitable, par exemple. Les études américaines ont également déterminé d’autres nouveaux acteurs de la consommation, les « slow food » et les « slow life », mouvements nés en Italie qui vantent les vertus d’une vie plus lente et du retour à la convivialité, pour lutter contre les agendas surchargés et les fast-foods. On compte également parmi les rangs de ces contestataires de la consommation à tout prix, des « downshifters », autrement dit des désengagés, qui souhaitent ralentir dans tous les domaines, mais surtout celui du travail. Ils sont rejoints par les soho-solos qui travaillent à leur compte souvent à leur domicile et à leur rythme.

(LU SUR DECROISSANCE.ORG) Nous savons qu’il n’existe pas de développement et de croissance sans fin. Au contraire, nous pensons que notre humanité n’émerge que lorsque nous sommes capables de nous fixer des limites. Mais il ne suffit pas d’être contre la croissance économique et les sociétés développementistes, nous devons dire à partir de quels points de vue, en nous fondant sur quelles valeurs nous voulons construire un autre type de société. La question n’est pas seulement d’être pour la décroissance, mais de savoir quel contenu nous voulons lui donner, car, s’il existe une théorie critique de la croissance, il n’existe pas de théorie toute faite de la décroissance. Ce mot d’ordre est un mot-obus pour pulvériser la pensée économiste dominante, qui ne se limite pas au néo-libéralisme. Le succès rapide du mot d’ordre de la décroissance est dû à la coexistence de quatre crises majeures du système : une crise environnementale (dérèglement du climat), une crise sociale (montée des inégalités), une crise politique (désaffection et dérive de la démocratie), une crise de la personne humaine (perte de sens). Le système développementiste écrase l’homme comme il écrase les liens sociaux et détruit la nature. Le mot d’ordre de la décroissance est donc une tentative pour amorcer une sortie à cette quadruple crise. Le terme a des inconvénients : il est négatif, il flirte même parfois avec des figures douteuses : celle de «la terre ne ment pas» du maréchal Pétain ou les déclarations du baron Seillière : «Il faut siffler la fin de la récréation». Nous sommes donc sur une ligne de crête. Mais la décroissance a un avantage considérable sur ses concurrents : il est très difficilement récupérable. Il attaque frontalement le capitalisme et la société de consommation dans leur idéologie mais aussi dans leur imaginaire sans se limiter à leurs conséquences.

Agrocarburants ou biocarburants – Purs produits marketing ?

Lundi, février 9th, 2009

Les industriels de secteurs de l’automobile et de l’énergie peinent à trouver la formule gagnante qui puisse remplacer le pétrole pour propulser nos futurs véhicules. Les techniques existent mais voilà, qui va oser prendre le risque de tout miser sur un mode de propulsion plutôt qu’un autre ? En cette période de crise, le droit à l’erreur est interdit et, finalement, nos constructeurs préfèrent ne rien changer, juste tenter de faire croire aux bobos que nous sommes que le fait d’ajouter « bio » ou « agro » au mot carburant sera suffisant pour relancer les ventes de voitures tout en nous donnant à tous bonne conscience. Mais voilà, sous de beaux atours, les biocarburants ne tiennent pas la route. Revue de presse :

Plus de complexe maintenant, lors du passage à la pompe.

Le bioéthanol c'est génial ! Maintenant, je n'ai plus de complexe lors du passage à la pompe...

LU SUR NATURAVOX : Comme souligné dans le rapport « Agrocarburants et Environnement » publié fin 2008 par le Ministère de l’écologie, « Les agrocarburants se situent dans la zone des rendements les plus faibles, ils sont de fait limités par le rendement de la photosynthèse qui est très faible (<1%). La troisième génération, utilisant des algues, restera largement moins efficace que les solutions « électriques » quelles qu’elles soient, notamment l’utilisation de l’énergie solaire. » Un rendement aussi médiocre a des conséquences importantes sur le plan environnemental et social : il signifie qu’il faut cultiver des surfaces considérables. Pour remplacer les 50 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole) brûlés chaque année dans les transports en France, il faudrait cultiver en colza 120% de la surface totale de la France ! L’équation est intenable ; les surfaces nécessaires étant immenses, on assiste dans les pays qui développent massivement les agrocarburants, comme par exemple l’Indonésie ou le Brésil , a des pratiques déplorables : utilisation de terres qui étaient destinées aux cultures alimentaires, expropriation des petits propriétaires terriens, déforestation massive qui conduit à des conséquences dramatiques sur le plan de la biodiversité.

LU DANS LA REVUE « PROBLEMES ECONOMIQUES » de la Documentation française : Lors du dernier sommet de la l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome en juin 2008, les producteurs d’éthanol ont été accusés de porter une part de responsabilité dans le déclenchement de la crise alimentaire. Les États-Unis et le Brésil, les deux principaux producteurs, ont été montrés du doigt par la communauté internationale. Une récente étude de la Banque mondiale, restée confidentielle jusqu’à ce que le quotidien britannique, The Guardian, ne la publie le 4 juillet 2008 – sans l’autorisation de l’institution -, a mis le feu aux poudres. Les auteurs de l’étude estiment en effet que la production et l’utilisation de biocarburants entre 2002 et début 2008 étaient responsables, sur la période, de la flambée des prix des denrées alimentaires à hauteur de 75 %.

« La ruée soudaine et mal inspirée vers la conversion de nourriture comme le maïs, le blé, le sucre et huile de palme — en biocarburants est une recette pour le désastre », a déclaré aux Nations Unies le rapporteur spécial, Jean Ziegler (et auteur de L’Empire de la honte (Fayard, 2005). Il a qualifié cette pratique de « crime contre l’humanité » et plaidé pour un moratoire de l’ONU.

« Si l’on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n’y aura plus rien à manger », a prévenu le PDG de Nestlé, Peter Brabeck, dans une interview accordée au journal allemand NZZ am Sonntag, le 25 mars dernier.

LU SUR CENTPAPIERS.COM Le développement des agrocarburants pourrait priver le secteur agricole des terres arables dont il a besoin pour répondre à la demande croissante d’alimentation. Chaque pourcentage supplémentaire d’agrocarburants dans les carburants traditionnels nécessiterait plus de 700.000 nouveaux hectares de plantations de soja chaque année. Selon la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, les niveaux de production espérés pour 2015 nécessiteraient l’affectation de 110 millions d’hectares. « A terme, il y aura, vraisemblablement, des problèmes de surfaces », souligne un spécialiste. Le monde est confronté à un immense défi : nourrir 3 milliards d’hommes de plus en 2050. Or les seules réserves de terres arables vraiment exploitables se trouvent en Amérique latine et en Afrique. A condition de raser l’Amazonie et les forêts du Congo !

LU SUR MONEYWEEK dans l’article « L’éthanol est un mauvais investissement » : Un gallon d’éthanol a une valeur énergétique de seulement 76 000 BTU. Il y a donc une perte de 53 600 BTU pour chaque gallon d’éthanol produit. En d’autres termes, il faut près de 71% d’énergie en plus que ce que contient un gallon d’éthanol pour produire ce même gallon d’éthanol.

LU SUR BIOETHANOL85.COM : La particule « bio » du mot bioéthanol n’est en fait que de la communication destiné à donner bonne conscience aux consommateurs. En effet si à l’utilisation le bioéthanol réduit considérablement la production d’effet de serre, sa fabrication est loin d’être si rose:la transformation en ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether) qui utilise actuellement la plus grande partie de la production de bioéthanol utilise des produits toxiques tel que l’acide sulfurique et une grande quantité d’énergie si bien que le bilan énergétique est presqu’aussi mauvais que pour les carburants classiques, et un bilan bien plus néfastes que les principaux autres biocarburants tel que l’EMVH ou l’EEVH. Cette énergie est en effet obtenu en partie grâce au nucléaire et aux énergies… fossiles.

La production de l’éthanol explose

Mardi, décembre 9th, 2008


Les biocarburants – dont l’impact est quasiment nul sur l’effet de serre – sont de plus en plus utilisés. Ainsi, la production de l’éthanol, à partir de la canne à sucre ou du maïs, a connu une véritable explosion ces dernières années.
La production d’éthanol à partir du maïs a plus que doublé depuis 2004 aux États-Unis, le premier exportateur de cette céréale. Pour 28 milliards de litres d’éthanol produits annuellement, íl faut 600 milliards de kilogrammes de mais. Ainsi, chaque année, aux États-Unis, un quart de la récolte de maïs est utilisé pour la production de biocarburants.
Au Mexique, en dépit d’une loi promulguée début 2008 qui interdit de produire de l’éthanol avec du maïs (cette céréale est sacrée dans les cultures aztèque et maya elle constitue la base de l’alimentation mexicaine et est censée servir uniquement à nourrir la population) sauf en cas d’excédents sur le marché national, une usine située au nord du pays consacre en toute impunité son activité à cette production de l’éthanol (35 000 litres par an à partir de 270 000 tonnes de maïs). Le Mexique commence même à exporter sa production vers la Californie et l’Arizona.

L’éthanol, bouc émissaire ?
Lors du dernier sommet de la l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome en juin 2008, les producteurs d’éthanol ont été accusés de porter une part de responsabilité dans le déclenchement de la crise alimentaire. Les États-Unis et le Brésil, les deux principaux producteurs, ont été montrés du doigt par la communauté internationale.
Une récente étude de la Banque mondiale, restée confidentielle jusqu’à ce que le quotidien britannique, The Guardian, ne la publie le 4 juillet 2008 – sans l’autorisation de l’institution -, a mis le feu aux poudres. Les auteurs de l’étude estiment en effet que la production et l’utilisation de biocarburants entre 2002 et début 2008 étaient responsables, sur la période, de la flambée des prix des denrées alimentaires à hauteur de 75 %.

EXTRAIT DE LA REVUE PROBLEMES ECONOMIQUES (Documentation Française)

L’or sale d’Amazonie

Dimanche, novembre 9th, 2008

Les pépites, raconte Dwight, ne se récoltent pas à la pelle par les orpailleurs. Pauvres chercheurs de fortune, ils sont dans leur immense majorité clandestins, bien que l’on puisse s’arranger à coups de billets avec certaines autorités, au Surinam, au Venezuela et au Brésil notamment, pour obtenir des papiers ou pour que l’on ferme les yeux. Il suffit parfois de nettoyer à la lance à incendie un versant de colline pour obtenir des paillettes, déposées sur un bout de moquette. L’opération nécessite beaucoup d’eau, un moteur conséquent et des fûts d’essence à un prix assez élevé en raison du coût du transport et des commissions des piroguiers qui, comme Dwight, vivent souvent confortablement. Les paillettes sont ensuite amalgamées grâce à du mercure que l’on jette dans l’eau, geste que Dwight répète d’une manière mécanique, comme s’il voulait conjurer le mauvais sort car ce mercure se révèle très polluant et dangereux pour ceux qui s’amuseraient à manger du poisson en aval d’une mine d’or. Sur le fleuve Tampok, affluent du Maroni, les Indiens redoutent de manger du poisson, surtout carnivore car ingurgitant davantage de mercure. Les anciens disent que plusieurs enfants sont nés avec des malformations dues au mercure, ce qui n’a pas l’air d’émouvoir outre mesure les chercheurs d’or dans les parages.

Extrait du livre J’Aurai de l’Or d’Olivier Weber, tiré du film La Fièvre de l’Or

La pollution au mercure est considérable (5 à 10 tonnes seraient versées chaque année dans les rivières guyanaises). Ce métal tératogène, c’est-à-dire provoquant des malformations chez l’embryon, se retrouve dans les poissons consommés par la population, en quantité supérieure à la limite fixée par l’OMS. De plus, les bassins d’eau que mettent en place les orpailleurs créent un milieu de vie parfait pour le moustique vecteur du paludisme et permettent donc le développement de la maladie dans des régions qui en étaient jusque là exemptes.

Que restera-t-il des grands élans écologiques ?

Lundi, octobre 20th, 2008

Et si l’écologie était la première à payer les pots cassés de la crise… Quand le bateau brûle, on ne s’occupe pas des canaris et des animaux à bord… La crainte que l’on peut avoir est d’oublier l’écologie au nom de la croissance : «Comment, vous voulez des mesures écologiques alors que nous entrons en récession ? Comment, vous avez encore des préoccupations de nantis, de privilégiés, alors que tant de gens vont se trouver au chômage ? Vous pensez à l’extinction des espèces alors que le pouvoir d’achat des humains est en jeu ?» indique Bernard Maris dans sa chronique sur France Inter. Et avec un pétrole maintenant à moins de 80 dollars, pourquoi se hâter de développer des énergies qui coûtent plus chers. Bref, la crise redistribue les cartes, mais on peut craindre que le mistigri n’aille aux écolos.

Electricité solaire subventionnée. Qui va payer la note ?

Jeudi, octobre 2nd, 2008

5,4GW de toits solaires seront installés en France en 2020 si les recommandations du Grenelle de l’environnement sont suivies. La principale incitation utilisée est l’obligation faite à EDF Distribution d’acheter le courant produit au tarif extrêmement rémunérateur de 0,55 €/kWh[(1). Là, il est important de dire qu’EDF peut normalement s’approvisionner à environ 0,03 €/kWh grâce à ses barrages et à ses centrales nucléaires, et à moins de 0,07 €/kWh en moyenne sur le marché spot (l’électricité venant des autres producteurs). Le surcoût pour EDF Distribution est donc de l’ordre de 0,5 €/kWh payés finalement par l’abonné ou l’actionnaire (c’est à dire, essentiellement le contribuable). Aujourd’hui la proportion d’électricité solaire est faible, qui va payer la différence en 2020 lorsque tout le parc sera opérationnel ? (…) LIRE la SUITE de cet ARTICLE

Le puits aérien, pour produire de l’eau là où il n’y en pas

Dimanche, septembre 28th, 2008

Le concept de puits aérien n’est pas vraiment nouveau puisqu’il était déjà connu trois siècle avant JC et fut réexploré par un scientifique français dans les années 20.

Aujourd’hui, la société Eole Tech réinvente le procédé en utilisant une éolienne pour produire l’énergie nécessaire pour capter l’humidité ambiante. Ce système entièrement autonome permet une production d’eau et d’électricité grâce à l’énergie éolienne. Entièrement automatique l’appareil permet une production d’eau naturelle, issue de l’humidité de l’air, sa qualité est comparable à celle de l’eau de pluie. Il est ainsi possible de produire de l’eau et de l’électricité dans les régions les plus isolées, sans puits ni forage. Cette technologie n’a par conséquent aucun impact sur le niveau des nappes phréatiques, qui sont à ce jour grandement menacées par la surexploitation. Un dispositif de régulation et de stockage de l’énergie électrique permet une production d’eau pour les périodes sans vent.

Réaction immédiate de l’Opep face aux menaces de récession

Mercredi, septembre 10th, 2008

Réduction de la production de pétrole des pays de lOpep

Début juin, la cause semblait entendue: le baril atteindrait bientôt les 200 dollars à cause de la demande mondiale, chinoise en particulier. La hausse vertigineuse n’avait rien à avoir avec la spéculation, lisait-on. Depuis, le baril a perdu 22% et le discours a changé.

Pour contrer cette chute, l’Arabie va mettre un terme à son récent effort de production, visant à faire refluer les cours. Présent au sommet des pays pétroliers, le vice-premier ministre russe Igor Setchine a proposé de développer la coopération entre la Russie et le cartel.

Afin d’éviter un effondrement de la demande, alors que l’ombre de la récession menace les pays occidentaux, l’Opep a décidé hier de retirer du marché 520′ 000 barils par jour, afin d’enrayer le plongeon du baril, tombé brièvement sous 100 dollars le baril hier soir à New York. Une annonce présentée comme une victoire des «faucons» du cartel, notamment l’Iran, et un camouflet pour l’Arabie saoudite.

«Les prix pétroliers ont chuté de façon significative ces dernières semaines», dans la foulée du ralentissement économique qui se traduit par «une baisse de la demande» et «une augmentation des risques de baisse» des cours du pétrole, argumente l’Opep dans son communiqué.

Focus sur le géant russe : Gazprom

Mardi, septembre 9th, 2008

Gazprom est depuis 1954 le premier exploitant et le premier exportateur de gaz au monde. Depuis 2005, elle est aussi un acteur majeur sur le marché mondial du pétrole. Plus grosse entreprise de Russie, 3ème capitalisation boursière au monde, Gazprom a contribué pour 20% aux recettes budgétaires de l’état russe en 2005 et à 8% du PIB Russe. Elle emploie plus de 300 000 personnes. Dmitri Medvedev est l’ancien responsable du conseil d’administration de la société, mais depuis qu’il occupe le poste de président de la Russie, c’est l’ancien premier ministre, Victor Zubkov, qui le remplace à la tête du conseil. La société possède plus de 90% du gaz naturel russe et 30% des réserves mondiales de gaz se trouvent russie. On vous laisse faire les calculs …

Pour info : entre 1990 et auourd’hui, la part du gaz dans le bilan énergétique de l’Europe est passé de 17% à près d’un quart.

Vent debout contre l’éolien ?

Mardi, septembre 9th, 2008

éolien, éoliennes, anti-éolien

Vous étiez sur le point de vous endetter sur 20 ans dans l’espoir de faire fortune en vendant l’électricité de vos éoliennes à EDF ? Patience :

Le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté ministériel fixant le tarif de rachat par EDF de l’énergie éolienne. Rendue publique le 6 août, cette décision est un croche-pied au développement des aérogénérateurs. En effet, ceux-ci ne trouvent pour l’instant leur rentabilité que par l’obligation qui est faite à EDF de racheter l’électricité qu’ils fournissent. Un arrêté du 10 juillet 2006 a fixé le prix de ce rachat à 8,2 centimes par kilowattheure pour les 10 premières années d’exploitation. Ce texte avait été attaqué en 2006 par l’association Vent du Bocage, opposée au développement de l’énergie éolienne (…) Lu sur le LEMONDE.fr

Face à la victoire juridique du lobby anti-éolien, du côté du ministère de Jean-Louis Borloo, on se veut rassurant. On précise que « les contrats d’obligation d’achat signés avec EDF et les distributeurs non nationalisés sur le fondement de l’arrêté du 10 juillet 2006 ne seront pas remis en cause » et que « des mesures utiles pour les conforter seront prises rapidement. »
Les services du ministère indiquent qu’ils travaillent déjà à la rédaction d’un nouvel arrêté et que cette fois le texte sera soumis au Conseil supérieur de l’énergie et à la Commission de régulation de l’énergie. « La situation sera ainsi régularisée. »

En attendant, l’ouverture de nouveaux parcs d’aérogénérateurs va prendre du retard et les associations de lutte contre les éoliennes se réjouissent. ( cf. www.ventdecolere.org/ & www.environnementdurable.net/ )

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "