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Archive for the ‘Energie’ Category

Champs, forêts et vignes : l’investissement dans la terre est-il un sérieux concurrent de l’or ?

Lundi, août 22nd, 2011
Vera Valor

Investir dans la terre, entre vignes, forêts et maison de campagne, est-ce une bonne idée ? Quels sont les avantageset les inconvénients de ce type d’investissement et surtout, peut-il devenir une alternative à l’or ? LORetLARGENT.info fait le point pour vous.

Investir dans la vigne : un investissement de passionné…mais de longue haleine !
- Le marché de la vigne
Après la baisse des prix du marché de la vigne depuis 2005/2006, l’occasion d’investir dans la vigne peut être tentante. Depuis une trentaine d’années maintenant, le marché de la vigne a considérablement baissé, et ces derniers temps, le prix à l’hectare n’a jamais été aussi bas. Si à première vue, investir dans le vin semble être une affaire juteuse, ce projet nécessite cependant un énorme travail pour un rendement faible, de la patience et une plus-value sur le long terme.
- Le prix d’un vignoble
Le prix d’un vignoble est dépendant de plusieurs paramètres : le lieu, l’appellation, le classement de la propriété et la réputation du cru, le nombre de vignes à l’hectare, la qualité du terrain, et la méthode de culture. Il faut également compter dans le budget les frais pour l’équipement, l’analyse du sol, le traitement des vignes, l’entretien et la mise en bouteille. En 2009, le prix des vignes donnant des vins de qualité, dont les AOC, n’a progressé que de 2,5% : le prix moyen à l’hectare était de 93 300 euros. Le prix des vignes de vins de consommation courante a baissé de 3,4% passant à 10 600 euros/ha. (Sources : SAFER).
- Les différents investissements
Deux possibilités pour investir dans un vignoble : acheter un domaine ou simplement des parts via un Groupement foncier viticole (GFV), qui consiste à devenir copropriétaire d’un domaine exploité par un viticulteur, ce qui reste avantageux pour les investisseurs manquant de temps ou souhaitant garder leur activité.
- Les difficultés pour investir dans la vigne
Il convient de compter entre 5000 et 40000euros pour adhérer à un GFV et entre 1 et 3 millions pour l’achat d’un domaine de taille moyenne, ces prix variant en fonction de la taille et la réputation du domaine. Il est donc primordial d’avoir un budget de base assez important ! Le ROI n’est pas immédiat : il faut compter entre 3 et 5 ans après la phase de lancement pour pouvoir commencer à s’imposer face à la concurrence et récupérer des bénéfices.
De plus, investir dans un vignoble n’est pas seulement un placement « rentable » : l’investissement doit revêtir un aspect environnemental, pour la protection et la valorisation des ressources territoriales.
Investissements forestiers : le bon calcul au bon moment
- Qu’est ce qu’un investissement forestier ?
Un investissement forestier se fait soit par l’achat direct de parcelles de forêt, soit par l’achat de parts de groupement forestier. Forêts et bois privés constituent plus de 70 % des forêts françaises et concernent 3,5 millions de propriétaires. La taille moyenne est 2,6 hectares.
- Comment est calculée la valeur d’une forêt ?
Elle est définie selon la région d’implantation, la valeur du fond, la qualité de la station, des essences d’arbres, du cubage, de l’état sanitaire du peuplement et de son adaptabilité à la station, de la qualité des pistes d’accès, des aires de débardage, place de dépôt, de la conjoncture économique et de la vigueur du marché…
- L’intérêt de l’investissement forestier à première vue…
Il est de plusieurs ordres : l’investissement forestier est stable dans le temps, il ne subit pas les fluctuations des marchés financiers. Il représente également une source de revenus réguliers liés à la production de bois, qui est une matière première renouvelable à l’infini. C’est surtout au niveau fiscal que l’investissement forestier semble intéressant à première vue : pour tout investissement forestier réalisé jusqu’au 31 décembre 2010, les propriétaires de forêt de 5 à 25 hectares ou de parts de groupement forestier ont pu profiter d’un abattement sur leur ISR de 25% des sommes investies sous conditions d’un engagement de gestion durable de 15 ans.
Cet investissement est également un investissement sur le long terme et peut représenter un placement de transmission de patrimoine.
Le prix moyen d’un hectare de forêt non bâtie est de 3 170 euros, avec des disparités selon la nature du peuplement et du fonds, la valeur cynégétique, la desserte, la localisation géographique.
- …et en y réfléchissant bien !
Le marché du bois est en recul : en 2008, le prix des forêts a augmenté de 7,1 %, et 14 000 transactions ont été passées sur une surface de 118 000 ha. Cependant, en 2010, seulement 100.000 hectares de forêt s’échangent par an.
Les spécialistes s’accordent à dire que si l’on souhaite effectuer des placements « verts », les fermes photovoltaïques sont bien plus rentables que le bois. Christian Pinaudeau, secrétaire général du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, ajoute qu’  » il est beaucoup plus rentable d’installer une ferme photovoltaïque sur une parcelle que d’y planter des arbres. Il faut comparer un rendement annuel de 2.500 euros l’hectare à une centaine d’euros » (Sources : bforbank.com).
L’investissement forestier est de plus soumis à des évènements extérieurs indépendants de la bonne volonté de son acquéreur : tempête, feux de forêts, attaque pathologique ou parasitaire, réchauffement climatique…
En clair, si un domaine forestier peut paraître rentable, il ne l’est que de façon indirecte : il est quasi-nul en terme de plus-value, à moins de revendre son domaine au bon moment.

Investir dans les terres agricoles : non-professionnel s’abstenir !
- Ce qu’il faut savoir
Investir dans les terres agricoles peut également être un bon moyen de diversifier son patrimoine.
Depuis 2 ans, on assiste à une baisse des revenus agricoles et le marché s’est réduit de 4% en nombre de transactions. Et pour la première fois depuis 1995, le prix des terres libres est en baisse : 5 090 euros/ha (- 1,6 %). Selon la nature et la localisation d’une terre, les prix peuvent varier : en Picardie par exemple, les terres dans la région du Santerre atteignent 11.000 euros l’hectare, contre 8.800 euros pour la Beauce (Sources : safer.fr).
Les investisseurs considèrent également ce marché comme fructueux : en effet, l’augmentation de la population mondiale, et par conséquent de la demande alimentaire devrait faire augmenter le prix des terres agricoles à long terme.
- Comment investir ?
Dans le cadre d’un projet de placement pur, le plus simple reste de souscrire des parts dans un groupement foncier agricole, ce qui évite les soucis de production et de gestion et permet de bénéficier d’une exonération partielle des droits de succession. Cependant, même pour ce genre de placement, il est nécessaire avant tout de vérifier la qualité du gestionnaire et de son patrimoine.
- Un investissement à long terme et de passionné !
Ce type de placement reste sensible à appréhender pour un non professionnel et nécessite des contraintes assez lourdes, telles que des taxes foncières, des baux ruraux à long terme (entre 18 et 25 ans), des récoltes aléatoires…
Investir dans une maison de campagne : le marché s’essouffle
Placer une partie de son capital dans une propriété d’agrément a été pendant longtemps l’un des sports favoris de certains investisseurs : aujourd’hui, il semble que cette pratique s’essouffle. Entre les frais imposés par ce type d’habitat spécifique, la gestion à distance de la maison, les freins sont nombreux. « Le marché des résidences en zone rurale est complètement gelé, même dans les régions attractives comme la Provence», ajoute Benoît Lechenault, responsable d’Agri France. Entre 1997 et 2007, l’augmentation des prix de ce type d’habitat avait enregistré une augmentation considérable, de 130 à 150%. Mais les deux années suivantes, ils ont subi une vilaine correction de 25 à 30% !
Investir dans les pièces d’or : du sûr, du long terme, du tangible
Le potentiel de progression du cours de l’or est immense : depuis plusieurs dizaines d’années, le cours de l’or ne fait que grimper et ces derniers mois, enregistre record sur record. Pour tout savoir sur l’investissement dans les pièces d’or, consultez notre guide en ligne.

Voir la vidéo de Charles Sannat sur le placement dans les terres agricoles :

L’Or utilisé dans le développement de nouvelles technologies.

Jeudi, avril 14th, 2011

L’or était, jusqu’alors, traditionnellement utilisé sous forme de bijoux ou objets ainsi que comme valeur refuge pour faire face aux fluctuations de l’économie. Seulement, depuis quelques décennies, sont apparues de nouvelles applications dans le développement d’utilisation de nanoparticules d’or.

Mais, tout d’abord, qu’est-ce qu’une nanoparticule, et tout particulièrement, la nanotechnologie?

En premier lieu, il faut noter que la nanotechnologie est l’étude, la manipulation et l’application de matériaux, de dispositifs et de systèmes fonctionnels grâce à un contrôle de la matière à échelle nanométrique et l’exploitation ultérieure de phénomènes et de propriétés de la matière à échelle nanométrique. La manipulation de la matière à une échelle si minuscule d’atômes et de molécules produit des phénomènes et des propriétés totalement nouveaux, faisant que les scientifiques utilisent la nanotechnologie pour créer des matériaux, des dispositifs et des systèmes innovants peu coûteux aux propriétés uniques.

Mais, qu’en est-il de l’or dans ce domaine? Les nanoparticules d’or présentent une variété de propriétés uniques, qui, lorsqu’on les unit et les manipule de manière efficace, nous offrent des matériaux permettant des utilisations plus poussées en terme de potentiel et de rentabilité, selon un rapport récent du World Gold Council (WGC). Ce rapport met en évidence les différentes applications en cours d’élaboration dans les domaines de la santé, de l’environnement et de la technologie.

De ce fait, la semaine dernière, le WGC a annoncé son intention de jouer un rôle fondamental dans la transition de nouvelles innovations basées sur l’or de ‘laboratoire’ à celui du ‘marché’. Au cours de ces dernières années, l’intérêt porté sur l’utilisation de l’or dans le domaine des sciences et de la technologie s’est accru et ceci essentiellement depuis l’arrivée de la nanotechnologie, malgré la lente évolution dans le domaine de la recherche pour en faire une réussite commerciale, particulièrement dû au manque d’investissement et d’appui. C’est la raison pour laquelle le WGC a pris l’initiative d’aider à combler l’écart entre la recherche initiale financée par le gouvernement et la commercialisation finale en investissant dans les technologies liées à l’or dans les domaines du diagnostic médical et du traitement, la protection de l’environnement et les énergies renouvelables.

La France : prochaine sur le château de cartes ?

Jeudi, juillet 1st, 2010

Les mesures pour réduire les dépenses de l’état ne sont-elles que des pansements sur une jambe de bois ? Un leurre ? Toujours est-il que suite à la dernière note un peu serrée attribuée à la France par les agences de notations, la rigueur s’abat lentement mais sûrement sur le pays, telle du givre en plein été.

Etat des lieux
La crise, on en entend parler depuis 2008, voire 2007 avec la crise des subprimes aux Etats-Unis. Après avoir touché certains pays fragiles de l’UE (Grèce, Espagne, Portugal…), la crise contamine petit à petit les pays dont l’économie semblait plus forte, à commencer par l’Angleterre. Les symptômes détectés en France sont-ils alarmants ? Il suffit de décrypter un peu l’information pour le savoir.

Plan d’austérité : un cache misère ?

Depuis le 26 juin, Nicolas Sarkozy a demandé à François Fillon d’appliquer à la lettre un plan d’austérité qui touche directement le train de vie des ministres et de leur entourage. Dans les grandes lignes, les ministres vont désormais devoir payer leurs frais privés, faire une croix sur leur voiture et logement de fonction et se contenter du strict minimum en matière de cérémonies, réceptions, galas… (la Garden party de l’Elysée par exemple, est supprimée). Le gouvernement parle même d’un gel des salaires de la fonction publique.

Et c’est justement quand l’Etat est quelque peu bousculé par des scandales (l’affaire Woerth) que cette décision est appliquée. On peut se poser la question : ces mesures politiques ne cacheraient-elles pas une crise plus profonde ?…

Hausse du prix du gaz : les causes
Une deuxième mesure gouvernementale vise à augmenter à plus ou moins long terme le tarif du gaz. En effet, Christine Lagarde a annoncé vouloir faire une « pause » dans les tarifs du gaz jusqu’au 1er janvier prochain, « le temps qu’un audit détermine la pertinence de la nouvelle méthode de calcul appliquée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) », pendant que la CRE et GDF Suez expliquent cette hausse des tarifs par la montée des cours de pétrole et la baisse de l’euro.

Même si la Ministre de l’économie a demandé une pause dans les tarifs de gaz qui ont déjà augmenté de 10% depuis le début de l’année, une hausse des tarifs de l’énergie n’est jamais bon signe, les industries se « gavent » sur le dos des particuliers alors que la libéralisation des marchés de l’énergie visait à avantager les particuliers.

Bourse de Paris : dégringolade annoncée
A La Bourse de Paris le 1 juillet en matinée, le CAC 40 a perdu 1,84%, repassant ainsi sous la barre des 3.400 points, soit ses niveaux d’août 2009. Dans la plupart des pays européens, la crainte d’une nouvelle récession se fait sentir : l’euro recule aussi et sa valeur passe de 1,2226 à 1,2210 dollar en 24h. Même si son niveau est remonté dans la même journée, des craintes sur un ralentissement de l’économie et sur les banques se font nettement ressentir.

L’heure n’est pas à la panique : faites d’ores et déjà  les bons investissements

« Mieux vaut prévenir que guérir » : ce dicton pourrait s’appliquer à l’état présent des choses. S l’on en croit les tendances actuelles, la crise n’a pas disparu et pourrait revenir à la hausse très lentement. C’est pourquoi investir dans une valeur sûre sur le long terme reste une solution idéale pour « assurer ses arrières ». Investir dans les pièces d’or, c’est investir dans des gains solides, sécurisés, qui peuvent vous aider à bâtir d’années en années un vrai patrimoine.

La production industrielle en France

Mercredi, mars 11th, 2009
Production industrielle en France

Production industrielle en France

Au mois de janvier 2009, la production de l’industrie manufacturière (y compris IAA) diminue de 4,1 % par rapport à décembre, après une baisse de 2,1 % en décembre (contre -2,3 % selon les chiffres publiés le mois dernier). La production de l’ensemble de l’industrie diminue par rapport à décembre (-3,1 %). Les industries agricoles et alimentaires ont une production en baisse en janvier (-2,5 %).
L’activité de cokéfaction et de raffinage est en baisse (-15,0 %). La production d’équipements électriques et électroniques et autres machines diminue (-6,7 %). La baisse concerne toutes les branches : -6,2 % pour les équipements électriques ; -7,4 % pour les autres machines ; -6,4 % pour la production de produits informatiques et électroniques. La production de matériels de transport diminue (-5,7 %) : la baisse touche la production d’autres matériels de transport (constructions navale, aéronautique et ferroviaire) (-11,8 %) tandis que la production dans l’industrie automobile augmente (+1,8 %). La production d’autres produits manufacturés diminue (-2,6 %) : les baisses les plus fortes concernent la métallurgie et autres produits métalliques (-5,2 %) et les industries du textile, habillement, cuir (-3,1 %). La production des industries extractives, énergie, eau augmente (2,5 %) tandis que l’activité se maintient dans la construction (+0,5 %). (INSEE)

Relancer l’avenir selon Jacques Attali

Lundi, mars 2nd, 2009

Dans le naufrage qui s’annonce, tout se passe, partout dans le monde, et en France en particulier, comme s’il n’y avait de gilets de sauvetage qu’en première classe. Alors qu’il serait au contraire essentiel d’investir dans les industries d’avenir tout l’argent qu’on s’apprête à perdre dans les secteurs en difficulté.

Et d’abord dans l’éducation, la formation des jeunes chômeurs, la sélection et la rémunération des chercheurs. Puis dans le financement des petites entreprises innovantes, pour en faire des groupes de taille mondiale, créateurs d’emploi, en particulier dans les secteurs clés du monde à venir : les énergies nouvelles, (surtout le solaire et le nucléaire ), les biotechnologies, les organes artificiels, l’internet des objets, les nanotechnologies.

Pour y parvenir, une fois faites au moindre cout les inévitables nationalisations du secteur financier, il faudra réduire massivement l’endettement et orienter l’épargne privée et publique vers ces entreprises d’avenir. LIRE LA SUITE SUR LE BLOG DE JACQUES ATTALI

Gazprom : prise de contrôle de l’industrie pétrolière de Serbie

Lundi, février 16th, 2009

Nouvelle quelque peu passée inaperçue dans ce monde de brut …. et pourtant … le géant gazier russe Gazprom a officiellement pris le contrôle mardi de l’Industrie pétrolière de Serbie (NIS), en nommant à sa tête Kirill Kravchenko. LIRE LA SUITE SUR BLOGFINANCE

Agrocarburants ou biocarburants – Purs produits marketing ?

Lundi, février 9th, 2009

Les industriels de secteurs de l’automobile et de l’énergie peinent à trouver la formule gagnante qui puisse remplacer le pétrole pour propulser nos futurs véhicules. Les techniques existent mais voilà, qui va oser prendre le risque de tout miser sur un mode de propulsion plutôt qu’un autre ? En cette période de crise, le droit à l’erreur est interdit et, finalement, nos constructeurs préfèrent ne rien changer, juste tenter de faire croire aux bobos que nous sommes que le fait d’ajouter « bio » ou « agro » au mot carburant sera suffisant pour relancer les ventes de voitures tout en nous donnant à tous bonne conscience. Mais voilà, sous de beaux atours, les biocarburants ne tiennent pas la route. Revue de presse :

Plus de complexe maintenant, lors du passage à la pompe.

Le bioéthanol c'est génial ! Maintenant, je n'ai plus de complexe lors du passage à la pompe...

LU SUR NATURAVOX : Comme souligné dans le rapport « Agrocarburants et Environnement » publié fin 2008 par le Ministère de l’écologie, « Les agrocarburants se situent dans la zone des rendements les plus faibles, ils sont de fait limités par le rendement de la photosynthèse qui est très faible (<1%). La troisième génération, utilisant des algues, restera largement moins efficace que les solutions « électriques » quelles qu’elles soient, notamment l’utilisation de l’énergie solaire. » Un rendement aussi médiocre a des conséquences importantes sur le plan environnemental et social : il signifie qu’il faut cultiver des surfaces considérables. Pour remplacer les 50 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole) brûlés chaque année dans les transports en France, il faudrait cultiver en colza 120% de la surface totale de la France ! L’équation est intenable ; les surfaces nécessaires étant immenses, on assiste dans les pays qui développent massivement les agrocarburants, comme par exemple l’Indonésie ou le Brésil , a des pratiques déplorables : utilisation de terres qui étaient destinées aux cultures alimentaires, expropriation des petits propriétaires terriens, déforestation massive qui conduit à des conséquences dramatiques sur le plan de la biodiversité.

LU DANS LA REVUE « PROBLEMES ECONOMIQUES » de la Documentation française : Lors du dernier sommet de la l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome en juin 2008, les producteurs d’éthanol ont été accusés de porter une part de responsabilité dans le déclenchement de la crise alimentaire. Les États-Unis et le Brésil, les deux principaux producteurs, ont été montrés du doigt par la communauté internationale. Une récente étude de la Banque mondiale, restée confidentielle jusqu’à ce que le quotidien britannique, The Guardian, ne la publie le 4 juillet 2008 – sans l’autorisation de l’institution -, a mis le feu aux poudres. Les auteurs de l’étude estiment en effet que la production et l’utilisation de biocarburants entre 2002 et début 2008 étaient responsables, sur la période, de la flambée des prix des denrées alimentaires à hauteur de 75 %.

« La ruée soudaine et mal inspirée vers la conversion de nourriture comme le maïs, le blé, le sucre et huile de palme — en biocarburants est une recette pour le désastre », a déclaré aux Nations Unies le rapporteur spécial, Jean Ziegler (et auteur de L’Empire de la honte (Fayard, 2005). Il a qualifié cette pratique de « crime contre l’humanité » et plaidé pour un moratoire de l’ONU.

« Si l’on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n’y aura plus rien à manger », a prévenu le PDG de Nestlé, Peter Brabeck, dans une interview accordée au journal allemand NZZ am Sonntag, le 25 mars dernier.

LU SUR CENTPAPIERS.COM Le développement des agrocarburants pourrait priver le secteur agricole des terres arables dont il a besoin pour répondre à la demande croissante d’alimentation. Chaque pourcentage supplémentaire d’agrocarburants dans les carburants traditionnels nécessiterait plus de 700.000 nouveaux hectares de plantations de soja chaque année. Selon la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, les niveaux de production espérés pour 2015 nécessiteraient l’affectation de 110 millions d’hectares. « A terme, il y aura, vraisemblablement, des problèmes de surfaces », souligne un spécialiste. Le monde est confronté à un immense défi : nourrir 3 milliards d’hommes de plus en 2050. Or les seules réserves de terres arables vraiment exploitables se trouvent en Amérique latine et en Afrique. A condition de raser l’Amazonie et les forêts du Congo !

LU SUR MONEYWEEK dans l’article « L’éthanol est un mauvais investissement » : Un gallon d’éthanol a une valeur énergétique de seulement 76 000 BTU. Il y a donc une perte de 53 600 BTU pour chaque gallon d’éthanol produit. En d’autres termes, il faut près de 71% d’énergie en plus que ce que contient un gallon d’éthanol pour produire ce même gallon d’éthanol.

LU SUR BIOETHANOL85.COM : La particule « bio » du mot bioéthanol n’est en fait que de la communication destiné à donner bonne conscience aux consommateurs. En effet si à l’utilisation le bioéthanol réduit considérablement la production d’effet de serre, sa fabrication est loin d’être si rose:la transformation en ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether) qui utilise actuellement la plus grande partie de la production de bioéthanol utilise des produits toxiques tel que l’acide sulfurique et une grande quantité d’énergie si bien que le bilan énergétique est presqu’aussi mauvais que pour les carburants classiques, et un bilan bien plus néfastes que les principaux autres biocarburants tel que l’EMVH ou l’EEVH. Cette énergie est en effet obtenu en partie grâce au nucléaire et aux énergies… fossiles.

Le gaz russe et l’Europe

Lundi, février 2nd, 2009
Gazprom

Gazprom

Les plans de la Russie sont d’une grande simplicité: il s’agit de punir  les pays qui essaient de se soustraire à son  influence, et de leur couper les vannes ou de construire des gazoducs qui les contournent (c’est le cas de Nord Stream comme de South Stream); tandis que parallèlement, elle récompense les nations et dirigeants politiques qui démontrent leur volonté de coopération à son égard en leur offrant des contrats énergétiques lucratifs. Il est essentiel pour Moscou de conserver son monopole sur l’acheminement du gaz de la mer Caspienne en direction de l’Europe, car elle veille ainsi à ce que tous ces pays, d’ores et déjà devenus ses « partenaires » ferment les yeux sur le retour des pays de l’ancien espace soviétique sous la férule du Kremlin. (Lu dans le magazine Diplomatie)

Les vendeurs de pelles et de pioches des temps modernes

Mercredi, novembre 12th, 2008

Au siècle dernier, seuls quelques chercheurs d’or sur des dizaines de milliers trouvèrent un filon et jouirent de sa richesse. Les véritables gagnants de cette ruée furent les vendeurs de pelles et de pioches. Peu importait que leurs clients trouvent ou non de l’or : ils encaissaient comptant, et sans risques, le matériel vendu. Il en va de même aujourd’hui pour le pétrole (…) LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE DE JC PERIVIER SUR MONEYWEEK

Le pétrole baisse de 40% : pourquoi le prix de l’essence reste stable ?

Jeudi, octobre 16th, 2008

De qui se moque-t-on ? », nous interroge la Champenoise, en constatant que « en juillet, le prix du baril est autour de 145€, l’euro est à environ 1,56€ et le SP 95 chez moi en Champagne : 1,489€. En octobre le baril coûte 80€, l’euro est à 1,37€ et le SP 95 à 1,355 €. Différentiel : baril -45%, euro -14%, SP 95 -10%. Un économiste « distingué » pourrait-il m’expliquer ? LIRE LA SUITE SUR ECO89

Electricité solaire subventionnée. Qui va payer la note ?

Jeudi, octobre 2nd, 2008

5,4GW de toits solaires seront installés en France en 2020 si les recommandations du Grenelle de l’environnement sont suivies. La principale incitation utilisée est l’obligation faite à EDF Distribution d’acheter le courant produit au tarif extrêmement rémunérateur de 0,55 €/kWh[(1). Là, il est important de dire qu’EDF peut normalement s’approvisionner à environ 0,03 €/kWh grâce à ses barrages et à ses centrales nucléaires, et à moins de 0,07 €/kWh en moyenne sur le marché spot (l’électricité venant des autres producteurs). Le surcoût pour EDF Distribution est donc de l’ordre de 0,5 €/kWh payés finalement par l’abonné ou l’actionnaire (c’est à dire, essentiellement le contribuable). Aujourd’hui la proportion d’électricité solaire est faible, qui va payer la différence en 2020 lorsque tout le parc sera opérationnel ? (…) LIRE la SUITE de cet ARTICLE

Réaction immédiate de l’Opep face aux menaces de récession

Mercredi, septembre 10th, 2008

Réduction de la production de pétrole des pays de lOpep

Début juin, la cause semblait entendue: le baril atteindrait bientôt les 200 dollars à cause de la demande mondiale, chinoise en particulier. La hausse vertigineuse n’avait rien à avoir avec la spéculation, lisait-on. Depuis, le baril a perdu 22% et le discours a changé.

Pour contrer cette chute, l’Arabie va mettre un terme à son récent effort de production, visant à faire refluer les cours. Présent au sommet des pays pétroliers, le vice-premier ministre russe Igor Setchine a proposé de développer la coopération entre la Russie et le cartel.

Afin d’éviter un effondrement de la demande, alors que l’ombre de la récession menace les pays occidentaux, l’Opep a décidé hier de retirer du marché 520′ 000 barils par jour, afin d’enrayer le plongeon du baril, tombé brièvement sous 100 dollars le baril hier soir à New York. Une annonce présentée comme une victoire des «faucons» du cartel, notamment l’Iran, et un camouflet pour l’Arabie saoudite.

«Les prix pétroliers ont chuté de façon significative ces dernières semaines», dans la foulée du ralentissement économique qui se traduit par «une baisse de la demande» et «une augmentation des risques de baisse» des cours du pétrole, argumente l’Opep dans son communiqué.

Focus sur le géant russe : Gazprom

Mardi, septembre 9th, 2008

Gazprom est depuis 1954 le premier exploitant et le premier exportateur de gaz au monde. Depuis 2005, elle est aussi un acteur majeur sur le marché mondial du pétrole. Plus grosse entreprise de Russie, 3ème capitalisation boursière au monde, Gazprom a contribué pour 20% aux recettes budgétaires de l’état russe en 2005 et à 8% du PIB Russe. Elle emploie plus de 300 000 personnes. Dmitri Medvedev est l’ancien responsable du conseil d’administration de la société, mais depuis qu’il occupe le poste de président de la Russie, c’est l’ancien premier ministre, Victor Zubkov, qui le remplace à la tête du conseil. La société possède plus de 90% du gaz naturel russe et 30% des réserves mondiales de gaz se trouvent russie. On vous laisse faire les calculs …

Pour info : entre 1990 et auourd’hui, la part du gaz dans le bilan énergétique de l’Europe est passé de 17% à près d’un quart.

Vent debout contre l’éolien ?

Mardi, septembre 9th, 2008

éolien, éoliennes, anti-éolien

Vous étiez sur le point de vous endetter sur 20 ans dans l’espoir de faire fortune en vendant l’électricité de vos éoliennes à EDF ? Patience :

Le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté ministériel fixant le tarif de rachat par EDF de l’énergie éolienne. Rendue publique le 6 août, cette décision est un croche-pied au développement des aérogénérateurs. En effet, ceux-ci ne trouvent pour l’instant leur rentabilité que par l’obligation qui est faite à EDF de racheter l’électricité qu’ils fournissent. Un arrêté du 10 juillet 2006 a fixé le prix de ce rachat à 8,2 centimes par kilowattheure pour les 10 premières années d’exploitation. Ce texte avait été attaqué en 2006 par l’association Vent du Bocage, opposée au développement de l’énergie éolienne (…) Lu sur le LEMONDE.fr

Face à la victoire juridique du lobby anti-éolien, du côté du ministère de Jean-Louis Borloo, on se veut rassurant. On précise que « les contrats d’obligation d’achat signés avec EDF et les distributeurs non nationalisés sur le fondement de l’arrêté du 10 juillet 2006 ne seront pas remis en cause » et que « des mesures utiles pour les conforter seront prises rapidement. »
Les services du ministère indiquent qu’ils travaillent déjà à la rédaction d’un nouvel arrêté et que cette fois le texte sera soumis au Conseil supérieur de l’énergie et à la Commission de régulation de l’énergie. « La situation sera ainsi régularisée. »

En attendant, l’ouverture de nouveaux parcs d’aérogénérateurs va prendre du retard et les associations de lutte contre les éoliennes se réjouissent. ( cf. www.ventdecolere.org/ & www.environnementdurable.net/ )

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "