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Archive for the ‘espagne’ Category

Crise de panique en Espagne : les clients de Bankia auraient retiré plus de 1 milliard d’euros !

Vendredi, mai 18th, 2012
Vera Valor

Le système bancaire espagnol va mal, très mal. La semaine dernière on vous parlait déjà de la nationalisation partielle de Bankia, la 4ème plus grande banque du pays. Cette semaine Bankia refait la une des journaux, en particulier celle de El Mundo, et s’enfonce un peu (beaucoup?) plus dans la crise.

Le quotidien espagnol a révélé jeudi 17 mai que suite à la nationalisation de la banque, ses clients auraient retiré plus d’un milliard d’euros en a peine 7 jours ! Selon le journal ces informations proviendraient directement du Conseil d’Administration qui s’est réuni mercredi dernier. La banque et le gouvernement espagnol, eux, ont formellement démenti l’existence d’un « retrait panique » des clients de la banque…

Madrid brûle t-il ?

Toujours est-il que rumeur ou non cette annonce n’a pas été sans conséquence : la banque a perdu 27,49 % en bourse dans la journée ! L’agence de notation Moody’s a d’ailleurs clairement fait savoir qu’elle avait les 21 banques espagnoles dans le collimateur et que la sanction ne devrait pas tarder à tomber !

De tels effets d’annonce, qu’ils soient vérifiés ou non, traduit bien le « sentiment d’insécurité » qui règne à l’égard du système bancaire en Espagne. Il est clair qu’il n’y a pas de fumée sans feu et les bonnes paroles du gouvernement espagnol ont bien du mal à rassurer les investisseurs.

Dans un tel contexte il est indispensable de savoir se prémunir et mettre ses économies à l’abri avant que la panique ne gagne tout le pays !

Nationalisation de Bankia : l’Espagne rejoue la crise des subprimes ?

Jeudi, mai 10th, 2012

Le ministère de l’économie espagnol a confirmé l’information hier soir : l’Espagne va nationaliser partiellement la quatrième banque du pays, Bankia. Une première depuis plus de vingt ans, qui confirme les craintes sur la santé fragile du secteur bancaire et la gravité de la crise immobilière espagnole.

Plombée par les prêts immobiliers toxiques, Bankia avait sollicité il y a quelques jours l’état espagnol pour une nationalisation partielle de son capital. Le scénario s’est hier concrétisé avec cette annonce du ministère de l’économie espagnol : le gouvernement serait en passe de devenir l’actionnaire majoritaire de la banque, en acquérant  45% du capital de Bankia, soit 4,465 milliards d’euros. Le Fonds public de soutien aux banques espagnoles (Frob), créé en 2010, sera sollicité pour subvenir à cette très conséquente dépense.

Pour Bankia, cette nationalisation vise à rassurer les investisseurs. Les marchés n’ont pas été rassurés pour autant et ont durement sanctionné le secteur bancaire : suite à l’annonce, les cours des principales banques espagnoles ont chutés de près de 5% en bourse (-5,84% pour Bankia). Les agences de notation ont également sanctionné cette décision, Standard & Poor’s a décidé de dégrader les notes de dix établissements bancaires espagnols.

L’Espagne fait partie des pays d’Europe les plus durement touchés par la crise et cumule les fardeaux qui pèsent sur son économie : près de 25% de chômage, une crise immobilière sans précédent, un taux d’emprunt à 6%, des banques affaiblies par les prêts à risque, des investisseurs frileux,… Cette acquisition risque de fragiliser plus encore l’économie du pays, déjà fortement endetté.

La nationalisation des banques est-elle la solution à la crise espagnole ?

Il y a eu des précédents en Europe. En Irlande, en Belgique, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, des banques ont été nationalisées. Cela n’a eu bien souvent que pour seule conséquence de creuser le déficit des comptes des états, d’augmenter la dette et d’augmenter les taux d’emprunts. En sauvant  ses banques, le pays déplace le problème mais ne le résout pas. D’autant que, compte tenu de l’ampleur de la tâche, l’Etat espagnol ne pourra pas nationaliser toutes les banques, si de nouvelles se déclarent en difficulté. Seule solution pour l’Espagne : faire appel à la solidarité européenne, via le Fond Européen de stabilité financière.

Pour anticiper les risques liés aux prêts immobiliers à risque, faire face à la difficulté des « cajas », ces caisses d’épargnes plombées par les actifs immobiliers, le gouvernement avait demandé aux banques, en février 2012, de réaliser des provisions à hauteur 53 milliard d’euros. Demain, vendredi 11 mai, le gouvernement espagnol devrait demander une provision supplémentaire de 35 milliards d’euros. Mais comment ces banques pourraient-elles mettre une telle somme sur la table alors que les investisseurs sont de plus en plus réticents et font payer cher cette instabilité, faisant s’envoler les taux d’emprunts ? Le serpent économique espagnol se  mord la queue. Les plans d’aide et leurs milliards défilent mais la crise reste.

L’Espagne récupère ses pièces d’or et d’argent, un véritable trésor du passé.

Mercredi, avril 18th, 2012

 

Pièces d’or du trésor (photo d’Europapress)

Ceci est un grand titre d’actualité en Espagne (noyée parmi les nouvelles politiques et les autres sujets de crise), l’arrivée de 595.000 pièces d’or et d’argent, qui sont à l’origine d’un pleito qui a duré plus de 5 ans entre le gouvernement espagnol et la société américaine Odyssey.

Cette dernière avait découvert en 2007 les restes du naufrage de “Nuestra Señora de las Mercedes” mais avait affirmé les avoir découverts dans les eaux internationales, transferrant en Floride le trésor sans en informer les autorités espagnoles et maintenant en secret la localisation exacte des restes du naufrage.

Pour l’Espagne, ceci représente une valeur historique en plus d’être monnétaire, puisqu’elle fait partie ‘du patrimoine historique fondé sur la tombe de 250 marins et citoyens espagnols morts lors du naufrage’.

Les tribunaux américains ont tranché en faveur de l’Espagne parce qu’ils estimaient que la société américaine avait découvert les restes d’un navire de guerre espagnol alors sous souveraineté espagnole.

Par ordonnance d’un juge fédéral des Etats-Unis, la société américaine Odyssey a finalement dû restituer le trésor à l’Espagne – celui-ci est arrivé à Madrid en début du mois de Mars et se trouve maintenant au Ministère de la Culture.

Au total, la valeur du trésor oscille autour de 500 millions de dollars et pèse quelques 23 tonnes – représentant le plus grand trésor sous-marin jamais découvert à ce jour. L’attaché de presse du Ministère de la Défense Miguel Morer déclara : “Tout cela est en très mauvais état de conservation du fait que le trésor a passé les 208 dernières années dans les fonds marins et se retrouve à nouveau immergé pour être mieux préservé’.

Selon le vice-président d’Odyssey, cela a été sans aucun doute une grande perte, et décourage tous travaux d’exploration archéologique sous-marin.

‘Beaucoup d’articles d’intérêt potentiel pour l’Espagne seront gardés secrets ou au pire, jetés ou vendus sur la plateforme de eBay’ a-t-il déclaré.

A espérer qu’il n’en soit pas ainsi.

Le Musée de la Monnaie de Colombia situé dans le quartier de ‘La Candaleria’ de Bogota.

Mercredi, avril 18th, 2012

Musée de la Monnaie de Bogota

Pour tout passionné de numismatie voyageant en Colombie et tout particulièrement à Bogota, il y demeure un endroit qu’il ne doit pas omettre de visiter, celui du ‘Musée de la Monnaie’, situé dans le quartier populaire de la ‘Candelaria’.

Comme nous l’évoquions dans notre article sur le Musée de la Monnaie de Madrid, nous souhaitons dédier un petit paragraphe à ces institutions qui font partie de la mémoire historique de la numismatie et de nos pays – sans lesquelles nous ne pourrions partager aucune affection pour les collections ni d’intérêt d’investissement dans ces pièces précieuses qui protègent tant notre patrimoine personnel comme le sont les pièces d’or -  ainsi, nous parlerons de l’histoire du Musée de la Monnaie Colombienne.

Les pays d’Amérique Latine ont toujours eu un lien très fort avec l’histoire de l’or – de ce fait, nous allons leur dédier un espace relatant leur histoire et l’analyse de leurs pièces, celles qui sont les plus représentatives et tant prisées et appréciées de ses habitants.

Le roi Felipe III d’Espagne ordonna la fondation de cet emblématique Musée de la Monnaie à Santa Fé de Bogota et confia les travaux à l’ingénieur Alonso Turrillo de Yebra.

La frappe de pièces commença en 1621 dans un des premiers locaux construits à Bogota. L’histoire de ce Musée de la Monnaie est très importante puisque ce fut l’endroit où furent fabriquées les premières pièces d’or d’Amérique “macuquinas”, lesquelles furent nommées ‘doublons ou refrappes’.

Certaines furent frappées à Cartagène des Indes et d’autres à Santa Fé de Bogota. C’est seulement une dizaine d’années plus tard que furent autorisées les frappes d’or dans les Musées de la Monnaie du Mexique et du Pérou.

Premières pièces frappées (BANREP)

Son infrastructure s’améliora peu à peu, allant d’un simple petit atelier de forgeron situé sur un seul niveau au Musée actuel, doté d’un beau style architectural andalou avec une touche d’air provincial de l’époque colonniale.

Santa Fe de Bogota fut la capitale de la Vice-royauté espagnole de la Nouvelle-Grenade, accueillant ainsi les vice-rois, les juges de l’Audience-Royale, le Clergé, les Capitaines des Tercios d’Espagne et bien entendu Gonzalo Jiménez de Quesada, son fondateur.

Le volume de travail devenant de plus en plus important en terme de volume, les responsables de ce musée se virent contraints au fil du temps de le réformer afin de répondre aux besoins. Un demi-siècle après son inauguration, c’est Felipe VI en personne qui ordonna son extension – au début, la frappe était très artisanale mais avec les divers changements implémentés, les machines commencèrent à être utilisées.

Leur butin fut très convoitisé durant les émeutes qui eurent lien dans la capitale Colombienne, mais a heureusement survécu à toutes ces attaques, y compris naturelles, notamment lors des tremblements de terre.

De nos jours, nous pouvons apprécier le même musée que celui de voilà quelques siècles, qui fut réinauguré par le Vice-roi Solis en 1756.

Le Musée de la Monnaie de Bogota est reconnu comme étant un Monument National, titre qui lui fut concédé en 1975 suite au décret 1584, dépendant actuellement de la Banque de la République de Colombie.

A l’intérieur, nous pouvons parcourir tous les faits les plus importants de l’histoire du pays, l’histoire du musée en elle-même et de toutes les pièces et billets fabriqués durant tous ces siècles.

 

 

Fiche Pays : l’Espagne à la reconquête de l’or

Vendredi, avril 6th, 2012
Moneda-del-Año-1881_Pièce Alfonso XII

25 Pesètes d’Alfonso XII 1881

L’Espagne et l’or : un peu de chiffres et d’histoire
19e pays sur 100 avec 281,6 tonnes d’or, l’Espagne fait partie des 20 plus grosses  réserves mondiales d’or. De par la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb, les liens entre l’Espagne et l’or sont très étroits. Incas, Aztèques, El Dorado, trésors, conquistadors… Tout transpire l’or dans l’Espagne du 16e siècle ! Or qui sera hélas souvent dilapidé pour payer d’interminables guerres.

Relations des Espagnols avec l’or
Fiers et sentimentaux, les Espagnols ont un attachement très fort pour les monnaies nationales comme les pesetas d’or. En particulier pour les 25 pesetas d’Alfonso XII et 100 pesetas d’Alfonso XIII. Ces pièces de semi-collection sont aussi d’excellentes pièces d’investissement, en plus de leur intérêt numismatique.

Mais les Espagnols aiment aussi investir dans des pièces en or internationales et reconnues dans le monde entier : krugerrand sud-africain, maple leaf canadien, panda chinois, american eagle… et bien sûr la 50 pesos mexicaine qui séduit le public espagnol à bien des égards.

L’affection des Espagnols pour l’or se traduit également dans le nombre d’officines qui fleurissent et surtout de bijouteries, implantées elles, depuis très longtemps dans le tissu économique de l’Espagne. Les Espagnols sont encore très « bijoux » en matière d’or et s’ils possèdent de l’or sous quelque forme que ce soit, ils ont tendance à le garder chez eux plutôt que dans des coffres bancaires.

Ces habitudes sont très ancrées, mais avec la crise, les Espagnols sont de plus en plus nombreux à entrer dans le marché de l’or de l’investissement. D’autant que la fiscalité est très avantageuse en Espagne, avec aucune taxe sur l’achat et la revente d’or.

L’Espagne en crise à la reconquête de l’or
Au moment où nous rédigeons notre article sur les Espagnols et l’or, le pays subit de plein fouet le revers de la crise économique.
En Espagne, il ne s’agit pas de dette publique (bien que celle-ci commence à toucher l’état), ce sont les particuliers, les épargnants qui sont touchés les premiers par la crise.
Et les récentes mesures d’austérité prises par le nouveau gouvernement en place depuis décembre 2011 ne vont rien arranger.
Jeudi 29 mars, une grève générale sans précédent a eu lieu dans tout le pays, rassemblant des centaines de milliers d’Espagnols, du jamais vu dans le pays depuis 30 ans.
Les Espagnols manifestent notamment contre l’assouplissement des conditions de licenciement, en faveur des entreprises. Si le but de cette politique « européenne » est de « casser l’emploi » afin de réindustrialiser le pays, cette mesure vise surtout à rassurer les marchés dont les gouvernements Allemand et Français sont les fidèles porte-paroles.

Tous ces éléments vont bien sûr contribuer à changer la donne en matière de demande en or des Espagnols, car ceux-ci ont de moins en moins confiance en leur gouvernement et encore moins dans leurs banques.

Pour en savoir plus sur le marché des pièces d’or en Espagne.

Crise : l’Espagne échappera-t-elle à la faillite ?

Mercredi, mars 21st, 2012

La dette de l’Espagne a atteint ces derniers jours un niveau historique, près de 735 milliards d’euros. Elle est passée en seulement trois mois de 66% à 68,5% du PIB espagnol. Un seul chiffre pour mettre en perspective cette information et se rendre compte de l’ampleur de la crise espagnole : le Pacte de stabilité européen fixe la limite de la dette des pays de la zone euro à 60% de leur PIB. La Grèce est passée tout près de la faillite, l’Espagne, sous le joug de ses créanciers et de la crise, échappera-t-elle aussi à la faillite ?

L’inflation de la dette espagnole a débuté en 2008, où elle atteignait à l’époque 35,8% du PIB. Un chiffre qui nous semble aujourd’hui bien dérisoire. Depuis, les conséquences de la dette se sont fait durement ressentir pour les entreprises et les particuliers espagnols. Qui n’a pas en tête ces villes fantômes, construites sur le pari d’un avenir radieux, mises en pièce aux premiers coups de Trafalgar : la crise des subprimes, faillites des banques. Les chiffres du chômage en Espagne sont tout aussi éloquents : le nombre des chômeurs a dépassé la barre des 5 millions à la fin de l’année 2011, soit 22,85% de la population active. En 2012, le taux de chômage devrait atteindre 24,3%.

La dette espagnole, sans commune mesure avec celle de la Grèce

Si les créanciers de la Grèce ont accepté de tirer un trait sur la dette de la Grèce (Lire La Grèce efface sa dette comme par magie !), le scénario qui a empêché la Grèce de faire faillite ne pourra probablement pas être rejoué en Espagne pour une raison simple : l’économie espagnole a des proportions bien supérieures à l’économie grecque. Les chiffres de la dette n’ont rien de comparables : la Grèce avait accumulé une dette de 350 milliards d’euros fin 2011, l’Espagne 735 milliards d’euros…

Le plan de sauvetage total accordé par la zone euro pour la Grèce s’élève quant à lui à environ 237 milliards d’euros. Si l’Europe a consenti à cette aide, pas sûr qu’elle ait suffisamment de fonds pour aider un second pays de la zone euro, à un si faible intervalle et avec de telles proportions. Ajoutons à cela que les plans de relance, s’ils donnent un coup de pouce sur le moment, n’est pas la solution pour relever durablement un pays de la crise. Injecter de l’argent dans les caisses d’un Etat n’a jamais ni relancé la croissance ni créé d’emploi à long terme, l’efficacité n’est que ponctuelle.

Quelle solution pour l’Espagne ?

André-Jacques Holbecq et le Cercle des Economistes Citoyens, dans l’ouvrage intitulé Argent, dettes et banques, envisagent une issue pour les pays en proie aux tourments de la dette : « nous pourrions avoir une décision de la BCE de financer à 1%, voire à 0%, la partie du déficit qui est directement lié à la crise et qui porte sur les efforts d’investissement que font les Etats. »
Il s’agirait donc de limiter les intérêts de la dette, considérés comme responsables de l’endettement grandissant des états, de leur difficulté à rembourser et de l’enrichissement des créanciers, qui ne créent pas de croissance et d’emploi en retour.

Cette solution, si séduisante soit-elle, ne sera pas de sitôt adoptée. A cause du risque d’inflation, l’Allemagne est très réticente à l’idée que la BCE prête aux gouvernements à des intérêts moindres. Bref, l’étau se resserre sur l’Europe et les pays les plus fragiles de la zone euro, sans qu’une solution durable ne soit arrêtée.

L’Europe, la dette, les notes et l’or

Jeudi, février 16th, 2012

Le tour de l’Europe du château de carte qui s’effondre continue. Mardi, on apprend que cette fois, c’est l’agence Moody’s qui mène la danse en dégradant la note de 15 banques espagnoles, dans le sillage de la note de la dette souveraine du pays en janvier dernier. Mais pas seulement ! La sévère maîtresse menace également de dégrader les notes de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Autriche.

Pluie de mauvaises notes sur toute l’Europe
Et l’hécatombe ne s’arrête pas là : mardi c’est un véritable déluge de mauvaises notes qui s’abat sur l’Europe : l’Italie et le Portugal ont vu leur note abaissée d’un cran, passant respectivement à A3 et Ba3. L’Espagne (3e pays des « P.I.G.S. »)  a vu sa note dégradée de 2 crans, carrément, en passant à A3. On ne vous raconte pas les conséquences catastrophiques que de telles notes peuvent avoir sur les investisseurs, déjà moyennement prêts à investir dans la dette souveraine européenne. Heureusement que la Chine aime l’Europe…

D’autres petits pays comme la Slovaquie, la Slovénie et Malte ont également vu leur note abaissée d’un cran. C’est une véritable hémorragie de notes qui sévit en Europe. En clair, ces notes signifient une baisse de confiance dans la capacité de ces pays à rembourser leur dette à plus ou moins long terme.

Une dette institutionnalisée, coercition de la monnaie unique et anti-démocratie
En mettant fin au système de l’étalon or le 14 août 1971, les Etats-Unis épousent la brillante théorie de l’économiste Milton Friedman qui consiste à faire du dollar une valeur qui existe par elle-même, un peu comme un Dieu qui existe par la seule force de la croyance qu’on veut bien lui accorder.

De fait, les Etats-Unis, en vertu du pouvoir conféré à leur devise, a créé « la dette infinie, qui ne perd jamais sa valeur, qui n’a jamais besoin d’être remboursée » (Le Retour au standard or, d’Antal Fekete). A une seule condition : celle-ci ne doit pas dépasser les 3% par an. Sauf que depuis, le ratio volume de dette/PIB a évolué. Avant la mise à mort de l’étalon or, un peu de dette engendrait de la productivité. Depuis 1971, ce ratio est devenu négatif en 2006, entraînant la destruction progressive du capital.

Le plus grave est que malgré la répétition de l’histoire, de nombreux économistes, politiques, intellectuels… tirent la sonnette d’alarme sans qu’aucune décision ne soit prise pour changer cet état de fait. Le contexte n’est pas sans rappeler celui des années 30 et comme le disait le sociologue Emmanuel Todd dans une émission mardi soir, la Grèce  n’est-elle pas la Pologne du bloc soviétique avant que celui-ci se disloque ? L’élément d’une désagrégation imminente ?

L’or est la garantie de votre liberté !
Si l’or paraît encore être la relique barbare aux yeux des jeunes loups de la finance qui ne voient en lui aucun rendement (donc aucune utilité), les plus sages – souvent des jeunes malins qui ne prennent pas tout ce que l’on dit dans la presse pour argent comptant – et les plus anciens, qui ont connu la guerre, savent que l’or est un rempart à la liberté individuelle.

Pourquoi ? Comme les Etats-Unis ont imposé le dollar comme monnaie de réserve mondiale, nous avons été assujettis à une monnaie unique de façon coercitive (les Français ont-ils été consultés honnêtement concernant le passage à l’Euro ?). Il y a quelque chose de contradictoire avec la notion de démocratie. Le peuple grec a-t-il d’autre choix que celui de se révolter pour dire non à la dictature du système financier qui leur suce le sang ?

Quels que soient les produits dont vous disposez dans votre banque (SICAV, assurances-vie, OPCVM, comptes épargne…), l’or est le seul « produit », le seul bien dont vous ne serez pas dépossédé, qui vous appartient vraiment, et qui ne risque pas de disparaître avec l’effondrement d’une monnaie condamné à une mort certaine. Avec de l’or, vous pouvez acheter ce que vous voulez, avec des billets, vous pouvez toujours vous moucher dedans… Une petite pensée émue au passage pour les billets de 10, 20, 50, 100 Francs qui demain ne vaudront plus rien. Adieu Pascal et autres Debussy !

Amadeo Ier : les autres pièces de 25 et 100 Pésètes d’or

Dimanche, janvier 15th, 2012


Amadeo Ier de Savoie

Fils du roi italien Victor Manuel II, Amadeo Ier, fut proclamé monarque d’Espagne le 2 janvier 1871. Jusqu’alors, le pouvoir exercé par le gouvernement espagnol souhaitait instaurer une Monarchie Constitutionnelle – de ce fait, ils choisirent un roi étranger et mirent en place le système du mandat,  à savoir : Le peuple avec le roi, par le parlement.

Amadeo Ier fut le premier roi d’Espagne à être choisi par le parlement. Il fut rejeté de certains membres dont : Carlistes, Bourbons, l’église, et par le peuple qui le considérait comme étant peu sympathique et présentant des lacunes pour apprendre la langue espagnole.

Au décès du Général Prim, la coalition politique qui avait mis Amadeo I  au pouvoir se dissout peu à peu. Les pressions des révoltes fédérales, la perte du soutien des capitalistes et la guerre carliste poussèrent le monarque Italien à renoncer au trône le 11 février 1873.

De ses 2 ans de règne, des poinçons à son effigie furent conçus pour les pièces de 5 pésètes ainsi que les pièces d’or de 25 et 100 pésètes – certaines furent frappées en tant qu’essais.

En 1868, un nouveau paramètre fut intégré dans le système monétaire espagnol. Unique au monde, il s’agissait d’inscrire deux dates sur les pièces : celle d’approbation du type et celle de la frappe. Néanmoins, cette initiative ne fut pas suivie correctement entre 1871 et 1875, couvrant en partie le règne d’Amadeo Ier. Selon les informations recueillies dans el Catálogo de la Peseta, il apparait que la quantité de pièces émises avec la date (entre les étoiles) 18-71 sont plus communes que celles de 18-73, celles de 18-74 n’apparaissent que dans 20% des cas tandis que celles de 18-75 n’apparaissent que dans 10% des cas, de manière approximative.

Ce n’est que durant la 1ère république, soit pas avant la fin de l’année 1873, que le procédé des deux dates commença à mieux fonctionner, inscrivant ainsi la vraie date entre les étoiles des pièces.

Mais cette précision de date intervient à un moment  où la monnaie ne reflète pas la réalité puisque Amadeo Ier renonce au trône en Février 1873. S’ensuivit la république et par la suite, en 1875, venait à régner Alfonso XII, bien que la monnaie avec l’effigie d’Amadeo Ier continuait d’être frappée jusqu’à la mi-année 1875.

Les marques de garantie des pièces d’Amadeo Ier

Cinq personnes furent chargées d’assumer la garantie de ces pièces. Sur l’avers, sont apposées les initiales du prénom et du premier nom du graveur – sur le revers, les initiales du premier nom des deux Essayeurs et Balanciers à Fléau :

Graveur:   L.M.: Luis Marchionni

Essayeurs et Balanciers à Fléau:

SD M: Donato Álvarez Santullano, Eduardo Díaz Pimienta  y Ángel Mendoza Ordóñez.

DE M: Eduardo Díaz Pimienta, Julio de Escosura Tablares y Ángel Mendoza Ordoñez.

Le graveur général, Luis Marchionni, fut mandaté durant le règne d’Isabel II.  Pour cette dernière,  il effectua aussi les deux dernières gravures de ses pièces. Par la suite, il fut chargé de travaux pour le Gouvernement Provisoire ainsi que de la splendide effigie d’Amadeo Ier (complètement évitée des faux-monnayeurs). Ses gravures étaient tellement parfaites qu’elles survécurent aux intérêts publiques des périodes de tourmente durant lesquelles il travailla.

Il prit sa retraite en 1873 et est considéré comme un des meilleurs graveurs qu’ait eu la Fábrica de la Moneda (l’Hôtel de la Monnaie).

25 Pésètes d’or

25 Pésètes d’Amadeo Ier

Caractéristiques:

Titre 900 Millièmes.

Diamètre : 24mm.

Poids: 8.0645grs.

Atelier : Madrid.

Tranche des premières pièces : Gravure en relief de 27 étoiles de six rais,  par le système de virole ouvert à trois points.

Tranche des pièces frappées ultérieurement en or rougeâtre: JUSTICIA Y LIBERTAD (JUSTICE ET LIBERTE) séparée par trois groupes de deux étoiles de six rais.

Avers : AMADEO I REY DE ESPAÑA *1871* (AMADEO IER ROI D’ESPAGNE *1871*) – portrait du roi faisant face à droite.

Revers: Ley 900 Milésimas (Titre 900 millièmes) – 124 piezas en Kilog. (124 pièces en Kilog.) SD 25 PESETAS M, autour des armoiries de l’Espagne portant l’écusson de Savoie, entouré du manteau et de la toison.

Nombre de frappes : 1871(75) SD M = 25

<Les premières frappes réalisées avec un alliage à base de 10%  d’argent confèrent à l’or de ces pièces un ton jaune clair, ce qui les différencie des autres pièces frappées ultérieurement, ces dernières affichant un ton d’or plus rougeâtre.

Ces pièces ainsi que celles de 100 pésètes de la même année furent les premières pièces d’or affichant une valeur faciale en pésètes, émanant de la Réforme du 19 octobre 1868. Frappées sur Ordonnance de la Direction Générale du Trésor du 22 août 1871 “en qualité d’essais, et il est imposible de préciser la quantité de pièces fabriquées en 71>

(Informations extraites du Catálogo de la Peseta de J.Aledón y de Modern World Gold Coins).

En général, les pièces de 25 pésètes commencèrent à être frappées sur Décret Royal du 15 mars 1871. Auparavant, la réforme de la pésète n’intégrait pas dans les valeurs frappées en or les pièces de 25, omettant le modèle de 8 grammes si bien connu en Espagne, Allemagne, Hollande, etc …

De ces pièces, seules quelques-unes furent frappées en tant qu’essais. C’est sous le règne d’Alfonso XII qu’elles commencèrent à être fabriquées en série.

100 Pésètes d’or

100 Pésètes d’Amadeo Ier

Caractéristiques:

Titre 900 Millièmes.

Diamètre : 35mm.

Poids: 32.25grs.

Atelier: Madrid.

 

Tranche : Gravure en relief par le système de virole ouvert à trois points avec les mots JUSTICIA Y LIBERTAD (JUSTICE ET LIBERTE), séparées entre elles par trois groupes de deux étoiles de six rais.

Avers: AMADEO I REY DE ESPAÑA *1871* (AMADEO IER ROI D’ESPAGNE *1871*) – portrait du roi faisant face à droite.

Revers: Ley 900 Milésimas (Titre 900 millièmes) – 31 piezas en Kilog. (31 pièces en kilog.) SD 100 PESETAS M, autour des armoiries de l’Espagne portant l’écusson de Savoie, entouré du manteau et de la toison.

Nombre de frappes en Or Jaune : 1871(71)= 25

Nombre de frappes en Or Rouge: 1871(71)= 50

<Une mise aux enchères a eu lieu à Madrid le 16 mars 1995 mettant en vente une de ces pièces au prix initial de 15.000.000 de pésètes (soit 90.151,82€).>

(Informations extraites du Catálogo de la Peseta de J.Aledón y de Modern World Gold Coins)

Refrappes de ces pièces

A défaut de ne pouvoir disposer des exemplaires originaux des dites pièces, le roi Alfonso XIII manda de nouvelles frappes de quelques-unes d’entre elles afin d’honorer certaines obligations. Par la suite, il fut découvert que ces dites pièces apparurent en 1963 en provenance de Suisse.

Le Décret du 21 mars 1871 qui donna lieu à la création de la monnaie de 25 pésètes d’or stipulait que : il ne serait mentionné aucune légende sur la tranche, et si possible que les coins dans leur partie lisse comporteraient des différences pour distinguer ces pièces de celles provenant de d’autres pays.

Mais les pièces refrappées en or rougeâtre présentent sur leur tranche : Justicia y Libertad (Justice et Liberté), séparées par trois groupes de deux étoiles de six rais, similaires à la gravure de la tranche des pièces de 100 pésètes.

Ainsi, ces deux pièces d’or rougeâtre étaient des refrappes  élaborées de manière extra-officielle avec les coins originaux, et, à des fins purement lucratives.

Comme ce sont des pièces très inhabituelles et rares, en posséder ou se décider à en acheter est un vrai luxe -  un grand trésor pour tout dire!

Les pièces d’or de 20 et 100 pésètes d’Alfonso XIII

Samedi, janvier 7th, 2012

C’est à la mort d’Alfonso XII, le 25 Novembre 1885, que son épouse, Marie-Christine d’Habsbourg-Lorraine dût régner, faisant face à la perte de Cuba et des Philippines ainsi qu’à la fin de l’hégémonie espagnole à Porto-Rico.

Alfonso XIII fut proclamé roi à sa naissance et, pendant ce temps, les pièces de son père continuaient à être frappées.  En1887, le maître graveur Gregorio Sellán fut chargé du nouveau modèle pour l’avers des pièces d’Alfonso XIII  alors que ce dernier n’était âgé que d’un an  seulement.

En 1902, Alfonso XIII relègue sa mère, prêtant serment à la constitution. Durant son règne, le processus de la Restauration, confié à Antonio Cánovas del Castillo depuis 1873, prend ainsi fin mais sera plus tard détruit  au même titre que les arguments qui soutenaient le régime monarchique.

Son règne fut un des plus longs de la maison des Bourbons, après celui de Felipe V. La fabrication de pièces fut d’autant intense durant ce règne – souffrant de changements notables, marqués par la situation politique et social de l’époque, de l’évolution au niveau industriel ainsi que de la variation de systèmes économiques, entraînant la réforme de son concept en lui-même.

Cette dernière perdit peu à peu de sa valeur intrinsèque au début du siècle, se convertissant alors en un moyen de paiement de valeur purement représentative.

Les pièces d’or qui furent fabriquées durant le règne de ce roi, commencèrent à être frappées en 1889, dans le cas précis des 20 pésètes, mettant fin à cet égard aux plans de la ‘réforme de la pésète’ de 1868.

Les pièces d’or de 100 pésètes commencèrent à être fabriquées en série en 1897, puisqu’auparavant seuls furent frappés des échantillons en 1871.

Quelques années plus tard, l’apparition des “duros sevillanos” (pièces fausses, dont le nom se doit <selon les légendes> à un personnage de l’artistrocratie de Séville, aussi parce que les premières fausses pièces furent détectées dans cette ville andalouse) mit en évidence le déclin de l’étalon or.

Le facteur d’authenticité de ces Pièces

L’écusson de la Maison des Bourbons est un facteur d’authenticité sur  les pièces d’Alfonso XII et d’Alfonso XIII, constituée par la première moitié des armoiries d’Espagne, au revers de toutes les pièces (à l’exception de celles de 25 centimes de nickel de 1925 et 1927).

La forme ovale et les blasons (trois fleurs de lys)  ne souffrirent d’aucun changement dans les frappes en argent et or – en contrepartie, le fond ‘d’azur email’ , représenté par des lignes horizontales en relief, changea dans le nombre de lignes, selon la valeur, le métal, la date des pièces concernées.

Ainsi, les faux-monnayeurs de l’époque eurent beaucoup de difficultés pour diviser la minuscule superficie du fond de l’écusson en son nombre exact de lignes que possédait chaque pièce authentique, ainsi le firent-ils de manière approximative.

C’est une bonne façon de distinguer les fausses pièces des originales, à savoir de par son nombre exact de lignes horizontales formant le fond de l’écusson pour chaque type de pièces respectivement.

Marques de Garantie de ces Pièces

Quatorze fonctionnaires du Musée de la Monnaie garantirent la qualité du produit fini, endossant toutes les responsabilités que cela incombait. Ils signèrent de leurs propres initiales chacune des pièces, répondant ainsi du titre, loi, art et exactitude du poids, de l’argent en circulation sous le règne d’Alfonso XIII.

Les graveurs atittrés furent Gregorio Sellán, qui avait déjà été en charge des deux premiers portraits d’Alfonso XIII connus sous le nom de “pelón” (chauve) y “bucles” (boucles) et Bartolomé Maura qui remplaça Sellán, marquant son arrivée avec la gravure de la pièce de 20 Pésètes en 1899, ainsi les deux modèles tirés par ce graveur furent connus sous le nom de “rizo” (bouclette) y “cadete” (cadet).

Les initiales employées sur cette pièce furent :

Graveurs:

G.S: Gregorio Sellán González

B.M: Bartolomé Maura

Essayeurs et Balance à fléau:

MP M: Mauricio Morejón Bueno, Félix Miguel Peiró Rodrigo y Angel Mendoza Ordoñez.

PG M: Félix Miguel Peiró, Antonio García González y Angel Mendoza Ordoñez.

SG V: Arturo Sandoval, Antonio García González y Remigio Vega Vega.

SM V: Arturo Sandoval, Miguel Martínez Fraile y Remigio Vega Vega.

20 Pésètes

Pièce de 20 Pesetas (1889-1890)

Titre  900 Millièmes. Diamètre . 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche 18 Fleurs de Lys.

Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico et World Gold Coins

L’émission des pièces de 1890 se prolongea jusqu’en 1892 sans changer le type “pelón” (chauve). Et ce ne fut pas avant la fin de l’année quand le nouveau modèle “bucles” fut utilisé.

Par conséquent, nous émettrons des réserves quant à la quantité mentionnée dans cet article – jusqu’à ce que ce chiffre puisse être calculé avec exactitude. Pour l’instant, nous pouvons considérer que la quantité réelle des pièces fabriquées en date de 1890 peut osciller autour des 5 millions de pièces au lieu des 2.344.449 annoncées.

Cette gravure de Gregorio Sellán fue approuvée sur Ordonnance Royale  en date du 9 Août 1887 pour la pièce d’argent et d’or d’Alfonso XIII.

TRANCHE : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

(Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón).

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

 

Pièce de 20 Pesetas (1892)

 Titre 900 Millième. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. AtelierTranche de 18 Fleurs de lys.

Tableau extrait du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Alerón

 Durant l’année 1892, un total de 2.430.327 pièces furent frappées et pour lesquelles furent utilisés principalement les coins du modèle antérieur “pelon” (chauve), se concevant ainsi que quelques milliers de pièces portant le nouveau modèle “bucles” (boucles) -  ce dernier ayant été appliqué en tout premier lieu sur les pièces d’argent. Néanmoins, il n’est pas possible de préciser à cet instant le nombre exact correspondant à ce dernier modèle.

Ce fut la dernière gravure de Gregorio Sellán en matière de pièces, et celle-ci fut approuvée sur Ordonnance Royale  le 17 Août 1891.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

Pièce de 20 Pesetas (1899)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche de 18 fleurs de lys.

Informations extraites des livres: La peseta catálogo Básico y World Gold Coins

C’est grâce à cette tranche (concernant toutes les pièces en argent et or), approuvée par Décret Royal de juillet 1895, que fut nommé Bartolomé Maura en tant que Graveur Général.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

 (Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

 

Pièce de 20 Pesetas (1904)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche de 18 fleurs de lys.

Tableau extrait du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón

Ceci fut la dernière gravure d’Antonio Maura, elle fut employée pour toutes les pièces de cuivre, argent et or.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

 (Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

100 Pesetas

 

Pièce de 100 Pesetas(1897)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 35 MM. Poids 32.25grs. Atelier Madrid. Tranche striée.

Informations extraites des livres : La Peseta Catalogo Básico y World Gold Coins

Cette gravure de Bartolomé Maura fut approuvée pour toutes les pièces en or et argent d’Alfonso XIII, sur Ordonnance Royale de juillet 1895.

(Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

Etant donné que ce sont les uniques pièces qui furent frappées durant le règne d’Alfonso XIII, ces dernières représentent tout spécialement de l’intérêt et de la valeur . Que de bonnes raisons d’en faire l’acquisition sous forme d’investissement.

Les pièces d’Or Espagnoles : 25 Pesètes d’Alfonso XII

Vendredi, décembre 30th, 2011

Pièce de 25 Pésètes d'Alfonso XII

Sans nul doute les pièces de 25 pésètes d’Alfonso XII font partie des plus importantes de l’histoire d’Espagne.

Sa vie commence avec le coup d’Etat du Général Pavía le 3 décembre 1874, qui laissa derrière lui la fn de la république afn d’instaurer la mise en place du « Ministère de Régence » de la part d’Antonio Cànovas del Castillo, ce dernier voulant rétablir la monarchie Bourbonienne.

Cette gestion atteignit son paroxysme avec la venue en Espagne du fils d’Isabel II, qui dans son exil, lui avait laissé le trône trois ans auparavant.

Avec les Bourbons de nouveau au pouvoir, commence alors une nouvelle ère pour la consolidation de la Pésète, qui après 10 ans de monnayage uniquement en cuivre et en argent, voyait renaître son processus de fabrication en or. Une renaissance qui démontrait  la maturité et la croissance du nouveau système monétaire qui dépassa alors les 30 millions de pièces.

La conception des nouvelles pièces d’or qui allaient être mises en circulation s’établit au bout de 3 mois après l’arrivée d’Alphonse XII, moyennant un Ordre Royal.

Marques de Garantie de cette Pièce :

Très peu furent les personnes qui participèrent à la conception de cette monnaie. Une conception qui mobilisa l’économie du royaume durant une décennie. Concrètement, ils furent sept à y participer et à garantir la qualité du produit, faisant face aux responsabilités que cela engendrait, imprimant leurs initiales sur chacune d’elles, certifiant alors l’art, le poids exact ainsi que la bonne loi.

Le graveur alors désigné fût Gregorio Sellán Gonzalez, qui vit son travail perpétué avec la conception des pièces d’Alphonse XII et des deux premières de son fils Alphonse XIII.

Les sigles apparaissant sur les pièces sont les suivantes :

Graveur : G.S.: Gregorio Sellán González.

A côté de la mention ‘Ensayadores y Fiel de Balanza’ (Essayeurs et Balance à fléau ) :

DE M: Eduardo Díaz Pimienta, Julio Escosura Tablares et Angel Mendoza Ordoñez.

EM M: Julio Escosura Tablares, Mauricio Morejón Bueno et Ángel Mendoza Ordoñez.

MS M: Mauricio Morejón Bueno, Pablo Salas Gabarrell et  Ángel Mendoza Ordoñez.

MP M: Mauricio Morejón Bueno, Félix Miguel Peiró Rodrigo et Ángel Mendoza

Ordoñez.

Description et chiffres des pièces de 25 Pesetas d’Alfonso XII 

Pièce de l'année 1876

ALFONSO XII (1874-1885)

Année: 1876

Titre :  900 Millièmes

Diamètre: 24.09 mm

Poids: 8.08 gr.

Tranche gravée de 27 fleurs de lys.

Description :

Avers: ALFONSO XII-POR LA G. DE DIOS 1876/76 (Alphonse XII – par la grâce de Dieu) (entre les étoiles à 6 rais).Tête nue à droite. Au raz du cou : G.S (Gregorio Sellán). Poinçon apparent.

 Revers: REY CONSTL-DE ESPAÑA D.E 25 PESETAS.M. (Roi Constitutionnel d’Espagne) -( Ecu coronné entouré du collier de l’Ordre de la Toison d’or et posé sur un manteau royal arborant les armoiries de Castille, de Léon, d’Aragon, de Navarre et de Grenada en partie supérieure : au centre l’écusson des Bourbons. Bordure de points apparente.

(Informations extraites du Livre : Monedas de Oro de la Colección del Banco de España).

Pièce de l'année 1881

ALFONSO XII (1874-1885).

Année : 1881

Titre : 900 Millièmes.

Diamètre : 24.11 mm

Poids : 8.07 gr.

Tranche gravée de 27 fleurs de lys.

Description :

Avers: ALFONSO XII-POR LA G. DE DIOS 1876/76 (Alphonse XII – par la grâce de Dieu) (entre les étoiles à 6 rais).Tête nue à droite. Au raz du cou : G.S (Gregorio Sellán). Poinçon apparent.

 Revers: REY CONSTL-DE ESPAÑA D.E 25 PESETAS.M. (Roi Constitutionnel d’Espagne) -( Ecu coronné entouré du collier de l’Ordre de la Toison d’or et posé sur un manteau royal arborant les armoiries de Castille, de Léon, d’Aragon, de Navarre et de Grenada en partie supérieure : au centre l’écusson des Bourbons. Bordure de points apparente.

(Informations extraites du Livre : Monedas de Oro de la Colección del Banco de España).

La production de cette pièce s’initia en 1876 où fut inverti le sens du portrait du roi afin de la différencier des pièces d’argent et de cuivre. En 1962,  une demande spéciale émanait d’une entreprise américaine dont le siège était basé en Suisse. Cette dernière paya par avance tant les coûts que les bénéfices estimés. Des poinçons d’origine furent utilisés pour frapper les années 1961 et 1962 entre les étoiles.

Sur la tranche des pièces se distingue la gravure de 27 fleurs de lys, en trois groupes de neuf chacun.

Des pièces de cuivre furent utilisées tant pour les tests de fabrication que pour la vérification de la qualité du poinçon – ces pièces furent ensuite détruites afin d’éviter leur éventuelle circulation en cas de bain d’or.

En 1881, il fut décrété de mettre à jour le portrait du Roi,  et c’est à partir de ce moment-là que nous pouvons apprécier une grande différence comparé au portrait initial de 1876.  Des différences qui ne sont pas aussi notables parmi les frappes des années 1876, 1877, 1879 et 1880  où peuvent être observés de légers changements au niveau de la chevelure et des traits d’Alfonso XII.

Après son décès, toutes les pièces (à l’exception de celle de 2 pésètes) continuèrent à être frappées sur l’ordre de son épouse Marie-Christine d’Habsbourg, ce, jusqu’en l’an 1886 quand naquit son fils Alfonso XIII – de telle sorte qu’une année plus tard, soit en 1887, Sellan dessina la première esquisse du portrait de son successeur, relançant de ce fait le processus de fabrication des pièces, y intégrant celles de 20 et 100 pésètes de cette époque.

Pourquoi considérons-nous que cette pièce soit une bonne acquisition ?

La pièce de 25 pésètes est une des pièces d’or les plus populaires qui circulent actuellement sur le territoire espagnol, également primée de personnes de d’autres pays qui s’y intéressent tant à ce qu’elle représente d’un point de vue historique sinon économique.

Du fait qu’elle est une des pièces les plus connues, sa prime peut augmenter considérablement en temps de crise, affichant des valeurs très tentantes  et bien positionnées sur le marché de l’offre et de la demande – comme c’est le cas pour le Napoleón en France – ce dernier pouvant avoir une prime atteignant les 100% en périodes délicates.

Nous rappelons que la prime est la différence entre le prix du métal précieux constituant la pièce et le prix négocié de celle-ci, sa valeur dépend de différents facteurs que nous avons évoqués dans notre article . “La prime des pièces d’Or : explication pour les novices”.

Cette pièce est symbole d’épargne pour l’avenir, garantie de son bon état de conservation et qualité.

Les pièces d’or péruviennes : la 100 Soles.

Lundi, décembre 19th, 2011

100 Soles Péruvien - Revers

Au temps de l’ancienne culture préhispanique péruvienne, l’or et l’argent ne signifiaient pas la même chose que maintenant – ils n’avaient aucune valeur économique sinon religieuse et ils représentaient le pouvoir d’une race ou d’un peuple. Pour les échanges commerciaux, les gens ‘troquaient’ des aliments comme le piment rouge, par exemple, ou sinon des pièces de cuivre pour les échanges de marchandises.

A l’arrivée des Espagnols au Pérou, il fut établi un système de monnaie puis l’édification du Musée de la Monnaie de Lima, qui fut inauguré 22 ans après la fondation de la ville, sur ordre du roi Felipe II. Au début, la frappe des pièces d’or était limitée par décret royal – ainsi, les premières pièces qui furent frappées au Pérou étaient celles d’argent en 1568, ressemblant aux pièces frappées au Mexique du temps du règne de Charles 1er.

Ces pièces reçurent le nom de “Rincones” – en l’honneur de son graveur Alonso de Rincón. Le Musée de la Monnaie de Lima subit plusieurs fermetures et le fut définitivement en 1588. L’interdiction de frapper des pièces d’or fut levée durant l’époque de la vice-royauté, au moment où fut instauré un système bi-métallique, dans lequel furent utilisés tant l’argent que l’or. Les pièces de métal doré furent nommées ‘escudos’.

Au début, le métal utilisé pour la fabrication de ces pièces était assez rudimentaire (avec une enclume et un marteau). Les pièces obtenues étaient plutôt de forme irrégulière, auxquelles furent donner le nom de Macuquinas (makkakuna = frappées).

En 1752, de nouvelles pièces furent fabriquées avec les bords reliés en cordon, ainsi les formes des pièces devinrent rondes. Les premières pièces d’or à êre frappées avaient sur l’avers le Roi d’Espagne de l’époque portant une perruque (reconnu pour avoir un certain nombre de perruques) et sur le revers le bouclier couronné. L’histoire dense des pièces péruviennes a connu maints changements suite à la succession des royautés et mandats dans le pays. Faisons un saut intéressant dans le passé , époque des ‘dimes’ péruviennes : les Soles. Les Cent Soles Péruviennes d’or L’arrivée de Simon Bolivar, grand libérateur de l’Amérique Latine suscita un certain nombre de changements au niveau monétaire.

100 Soles du Pérou - Avers - Source AuCOFFRE.com

L’apparition d’un nouvel escudo, symbole de la libération du Pérou, arborait un avers avec le nouvel emblême et sur le revers un personnage féminim debout (Libertad Parada) qui représente la République. Au début de la République, le Pérou vécut des moments difficiles. Le pays était divisé en deux : la République du Pérou du nord (ayant pour capitale Lima) et du Pérou du sud (ayant pour capitale Cuzco) – la première république garda l’avers de la Libertad Parada et la seconde république créa une nouvelle pièce montrant les nouveaux départements qui formaient le Pérou du sud. Tout en parallèle, de nouvelles alliances se créèrent entre le Pérou du nord et la Bolivie – ainsi apparut la monnaie faible de la Bolivie qui fit basculer la monnaie péruvienne. Ce système ne fonctionna pas et suite à la loi de 1863, ‘la Sole’ vit le jour comme monnaie unique du Pérou. L’avers fut changé – de la Libertad Parada à la Libertad assise. Frappée en or, argent et en cuivre, mais plus précisément dans cet article, nous aborderons la 100 soles d’or puisqu’il s’agit d’une des pièces latines les plus importantes dans le domaine de la numismatie.

Revers

 

Le revers de cette élégante et précieuse pièce reprend la Libertad assise, apposée au bouclier et à la colonne. Sur la partie inférieure de la pièce, juste en dessous des pieds de la Libertad, apparait l’année de frappe alors que sur le bord de la pièce, tout à droite du personnage, se lit CIEN SOLES ORO (CENT SOLES OR), et tout à gauche : GRS.42.1264 D’OR FIN.

Avers

L’avers affiche les Armoiries du Pérou avec en partie supérieure sa couronne de laurier, et, dans sa partie intérieure :

- Dans le premier quartier : une vigogne (animal sacré chez les Incas).

- Dans le second quartier : un quiquina (dont l’écorce, qui contient de la quinine, a des propriétés médicinales reconnues)

- Dans le troisième quartier : une corne d’abondance (cornucopia) en or – qui renvoie aux richesses naturelles du pays.

Cet écu est entouré d’un rameau de palmier et surmonté d’une couronne de laurier – entrelacée d’une ceinture bicolore. La légende mentionnée sur la pièce : PESO (POIDS) GRS.46.8071- REPUBLICA PERUANA (REPUBLIQUE PERUVIENNE) – NUEVE DECIMOS FINO (NEUF DIXIEME FIN) – LIMA. Poids et Pureté 46.8071grs y 0.9000 Gold 1.3544 Oz

La pièce en chiffres

 

Frappes de la 100 Pesos Péruvienne. Millésimes et nombre pièces frappées



Faire l’acquisition de cette pièce est une bonne initiative si vous souhaitez unir la sécurité au plaisir d’avoir une belle pièce, qui prendra plus de valeur au fil du temps puisqu’elle n’a pas été refrappée.

L’Espagne n’épargne pas… la gauche

Lundi, novembre 21st, 2011

Le vote des Espagnols aux élections législatives de ce dimanche 20 novembre est sans appel : l’Espagne a basculé à droite, condamnant ainsi la mauvaise gestion économique du gouvernement Zapatero.

L'Europe sous le joug des banques

L'Europe sous le joug des banques

C’est même une victoire historique de la droite qui a remporté hier la majorité absolue, contre les socialistes qui étaient au pouvoir depuis 2004 et qui n’ont recueilli que 30% des votes. Le Parti Populaire a ainsi obtenu 186 sièges de députés contre 111 au Parti socialiste. Doit-on s’en réjouir ? On peut comprendre que nos confrères espagnols aient été lassés, lessivés et déçus des « non mesures » prises par le gouvernement de gauche. C’est d’ailleurs dans ce pays, un des plus menacé par la dette souveraine, avec un taux de chômage record, qu’a pris naissance le mouvement des Indignés… Mais changer de gouvernement était-il la bonne solution ?

Le changement de camp ne changera rien
Le choix des électeurs a parlé et s’est porté vers une droite à la fois conservatrice et libérale qui ne devrait que renforcer le plan d’austérité amorcé par la gauche. On peut d’ores et déjà miser sur les solutions envisagées par le futur gouvernement : coupes franches dans les dépenses de l’état (aides sociales, santé, postes de la fonction publique…), augmentation des impôts sur le revenu des travailleurs… Rien de très bon, d’autant que le problème ne vient pas tant des dépenses de l’état que chaque pays européen s’escrime à pointer du doigt, que d’un système bancaire boulimique qui manipule les gouvernements comme des pantins.

Goldman Sachs a placé ses pions
Alors non, le changement de gouvernement en Espagne, comme en Italie et en Grèce, n’améliorera pas le niveau de vie des populations et risque même d’aggraver un état de fait nauséabond : maintenant que Goldman Sachs a placé ses pions (Monti en Italie, Papadémos en Grèce, tous deux anciens du trust bancaire), le pire est à craindre.

Même si le 15 novembre dernier, le Parlement européen a approuvé l’interdiction de spéculer sur les dettes souveraines (ça, c’est plutôt une révolution !), les « bons samaritains » de Goldman Sachs devraient surveiller de près leurs vaches à lait.

Et ce qui s’applique à l’Espagne, à l’Italie et à la Grèce vaut pour tous les pays de la zone euro, inféodés aux banques et pris dans un système dont on ne se voit pas sortir. Comme les vampires avec la lumière du soleil, les grandes banques redoutent celle de l’or, actif qui ne « rapporte rien », mais qui à vous peut vous sauver la mise et sauver votre patrimoine… si vous investissez dedans.

Les séquelles laissées par la crise immobilière en Espagne.

Lundi, octobre 17th, 2011

Les données qu’a laissé le bilan de l’achat-vente des logements en Espagne en 2011 sont ahurissantes, et ce par la stagnation que ce-dit bilan représente. Il est tombé à 38.2%, le pire pourcentage enregistré depuis 2007. Et c’est avec ce marché, que commença la crise espagnole.

L’éclatement de cette bulle économique ne généra pas seulement une vague de chômage, mais sinon le déséquilibre des banques, qui conservent toujours en stock des milliers de logements qu’elles ne peuvent vendre, et c’est là la cause significative de leur mauvaise situation actuelle.

La Banque d’Espagne utilisa alors une multitude de solutions afin d’éviter de faire sombrer ces entités économiques, comme : injecter de l’argent public sur ces-dites entités et donner le feu vert à la fusion et à l’achat de caisses d épargnes. On dirait qu’actuellement cette controverse s’est transférée aux banques médianes, qui elles, commencent à leur tour les fusions et les achats.

Depuis que la Grèce sombra dans les tréfonds de l’économie européenne, le système financier général s’est vu chuter malgré les injections d’argent public. Et tout le monde sait que des idées brillantes d’autres pays de la zone Euro ne vinrent pas éclairer le problème.

Si nous cherchons l’origine, nous la trouverons dans les résidus de la bulle immobilière. Et jusqu’à ce que le stock des 1.2 millions de logements en suspens ne soit pas épuisé outre mesure, on ne ne reviendra pas à la moyenne sur ce secteur, qui de toute façon, ne sera jamais le même qu’auparavant, à savoir il y a 4 ou 5 ans, quand l’erreur fut de mettre tous les oeufs dans le même panier. Le panier de l’économie espagnole.

Suite à l’entrevue de Fernando Encinar (Chef d’Etude de la plateforme Inmobiliaro Idealista.com), sur le canal TeleMadrid, ce dernier commentait le point de vue des analystes portés sur ce thème, qui coïncident sur le fait que le problème se situe au niveau des prix, que les vendeurs ne sont pas disposés à baisser le montant des logements qu’ils proposent et que l’acheteur n’est lui non plus, pas disposé à en donner plus.

En quelques années, le nombre de logements vendus a diminué de plus de la moitié. Le secteur a fini par s’ajuster à la normalité de d’autres pays, où la folie immobilière n’a pas pris de si grandes proportions.

Ce spécialiste commentait aussi les conditions pour que le secteur immobilier aille de l’avant. Ainsi ces conditions se résumerait sous la forme de trois paramètres :

1- L’emploi, et malheureusement cette option reste écartée, dû à la dure réalité que traverse l’Espagne à ce sujet, et qui ne semble pas s’améliorer.

2- Le crédit, qui, vu la situation des banques, n’est pas si facilement accordé comme il y a quelques années.

3- Les prix, qui restent comme étant la seule solution plausible pour résoudre le problème, mais non le remède définitif pour rehausser le secteur. Ils pourront au moins permettre de baisser le stock si longtemps accumulé.

Afin de retrouver un équilibre, il est nécessaire de vendre ces millions de logements en suspens. Mais en prenant compte de la lenteur avec laquelle il se vendent, il faudrait alors 3 ou 5 ans pour accomplir cette tâche, qui n’est pas des moindres.

Il est clair que pour qu’il y ait du changement dans les ventes, et en étant conscient du manque d’argent, diminuer les prix serait une sage décision. L’Espagne n’appartient plus à l’empire de la brique, ni n’est plus le paradis pour les constructeurs et promoteurs. Ces temps sont révolus et il faut être conscients que cette époque dorée ne reviendra plus.

De nos jours, personne n’est disposé à payer un prix exorbitant. Les citoyens espagnols n’ont plus les moyens de payer des prix si élevés – l’avenir du pays repose hélas sur la politique.

L’investissement dans la brique n’est plus « à la mode » et l’exemple espagnol nous démontre que ce fût une grossière erreur. Il est important alors de diversifier nos placements. Par conséquent, nous devons investir dans des actifs plus sûrs, procurant plus de sécurité et de sérénité. Investir : dans l’Or.

Quand l’Europe commence à sombrer… l’or enregistre de nouveaux records !

Mercredi, mai 25th, 2011

Belgique, Espagne, Italie, Grèce : ces quatre pays de la zone euro, pour des raisons différentes, sont dans la tourmente. Agences de notation qui jouent aux maîtres d’école, coupes budgétaires, débâcles électorales… On ne peut pas dire que le vieux continent soit au top de sa forme. Sur l’Expansion.fr, on peut même lire que « le regain d’inquiétude a fait chuter l’euro, qui restait cantonné sous le seuil de 1,41 dollar mardi après être tombé lundi à 1,3970 dollar, son niveau le plus faible en deux mois ». Sans vouloir jouer les pessimistes, la situation européenne du moment semble quasi inextricable, tandis que l’or remonte en flèche…LORetLARGENT.info fait le point.

Perspective d’abaissement de la note de la Belgique : le plat pays est sur la touche

La crise institutionnelle belge qui dure depuis plus d’un an dans le pays commence sérieusement à inquiéter les agences de notation, particulièrement Fitch. Celle-ci, comme il est précisé sur Easybourse.com, se soucie de la situation et « a placé la note de la dette souveraine de la Belgique (AA+) sous surveillance négative, précisant qu’elle pourrait être abaissée si le gouvernement belge n’atteint pas les objectifs budgétaires qu’il s’est fixés ». En clair, sans une réforme constitutionnelle imminente, Fitch déclare qu’il sera difficile pour le pays de redresser la barre et de conserver ses objectifs.

Sur l’Expansion.fr, on peut lire que « Standard and Poor’s avait déjà prévenu en décembre qu’elle pourrait dégrader sa note si le pays ne se dotait pas rapidement d’un gouvernement capable de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour assurer un assainissement à long terme des finances publiques. » En effet, la Belgique n’a pas de gouvernement, et ce depuis plus d’un an maintenant ! Et cette situation ne semble guère rassurer les agences au sujet de la dette belge, qui frôle avec les 100% de son PIB : la plus lourde dette de la zone euro après la Grèce et l’Italie.

Sur Lefigaro.fr, on apprend ainsi que « l’abaissement à « négative » contre « stable » de la perspective attachée à la note belge signifie qu’une dégradation de la note est probable d’ici 12 à 18 mois ».

La Grèce n’en finit pas d’être au plus bas

Depuis des mois, on connaît la situation de la Grèce. Et l’arrestation récente de Dominique-Strauss Kahn n’a pas arrangé les affaires de notre voisin méditerranéen. Sur easybourse.com, on apprend qu’« Athènes a annoncé ce lundi de nouvelles coupes budgétaires ainsi que des privatisations, répondant aux exigences du FMI et de l’Union européenne qui rechignent à débloquer la deuxième tranche de leur aide ». L’expansion ajoute qu’ « avec ces mesures, Athènes espère convaincre ses créanciers de sa rigueur gestionnaire et obtenir le feu vert au versement de la cinquième tranche d’aide (12 milliards d’euros) sur les 110 milliards accordés en mai 2010 par l’UE et le FMI ». Mais ces promesses ne sont pas suffisantes pour tranquilliser marchés et investisseurs, d’autant plus que les taux des obligations grecques ont dépassé en début de semaine les 17%, nouveau triste record. Une dette de 350 milliards d’euros, ça ne se rembourse pas comme çà…

La solution pour la Grèce ? Investisseurs et responsables européens s’accordent à penser qu’une restructuration du pays serait envisageable.

Le gouvernement espagnol à la dérive

Chez nos voisins ibériques, le peuple gronde : depuis le 15 mai, des milliers de manifestants se soulèvent contre le chômage et clament leur méfiance vis-à-vis des pouvoirs politiques en place, et des grands partis politiques du pays, accusés de corruption et d’incompétence.

Toujours sur l’expansion.com, il est expliqué que « pour les marchés cela signifie une chose : le gouvernement affaibli aura plus de difficulté à imposer des mesures d’austérité supplémentaires à une population qui refuse de supporter les sacrifices exigés par les créanciers. »

Sur Moneyweek, on parle même de « dettes cachées » : la dette du pays reste encore raisonnable (60% du PIB), mais cette dette cachée s’élèverait à 26 milliards d’euros.

L’Italie dans le collimateur de Standard and Poor’s

Mardi dernier, Standard and Poor’s a baissé à la négative «la perspective de quatre banques italiennes et de trois de leurs filiales, en raison de sa décision de revoir à la baisse la perspective pour la dette italienne », comme on peut lire sur News-banques.com.
Ces quatre banques, Mediobanca, Banca Nazionale del Lavoro, Findomestic Banca et d’Intesa Sanpaolo, sont actives sur le marché interne, c’est pourquoi l’agence explique que « nous dégraderons la note de ces banques en cas d’abaissement de la note souveraine de l’Italie ». Sur l’expansion.fr, on parle également de «manque de perspective de croissance ». Concernant l’économie du pays, « elle mise sur les exportations pour tirer sa croissance mais cela ne suffit pas pour compenser la faiblesse de la demande intérieure. Celle-ci est notamment affaiblie par les mesures d’austérité drastiques adoptées l’été dernier, comme le gel du salaire des fonctionnaires, qui doivent permettre au pays de ramener son déficit à 2,7% du PIB en 2012 ».

Le corollaire « zone euro en crise/or qui s’envole » se confirme une fois de plus

Depuis longtemps maintenant nous pouvons constater que les crises étatiques, politiques ou financières ont une répercussion directe sur le cours du métal jaune : au terme du fixing de Londres hier, l’once d’or s’élevait à 1520,75 dollars. L’or a encore atteint un nouveau record, « jamais un prix aussi élevé n’avait été atteint à Londres », comme on peut lire sur lexpress.fr.

Chez LORetLARGENT.info, on reste persuadés qu’il ne faut pas attendre que le feu ait été déclenché pour souscrire une assurance habitation ! Et que l’or reste un actif de protection à avoir en sa possession dans n’importe quelle situation, crise ou pas. Mais en ces temps où les européens sont de plus en plus soucieux de l’état de leur continent, il semble qu’une fois de plus, l’or joue à merveille son rôle de valeur tangible. Et on est prêt à le parier, son cours ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Cadre désolatoire du parc immobilier en Espagne.

Jeudi, avril 14th, 2011

Certaines grandes villes d’Espagne offrent un cadre désolatoire et fantomatique – souvenir d’une époque dorée qui a duré un certain nombre d’années – qui reviendra peut-être mais, du moins, pas dans les mêmes conditions.

Tous les intérêts ont été misés sur cette partie de l’économie qui est à l’origine de la bulle immobilière, et qui, selon certains, aurait commencé en 1997, mais a fini par éclater en 2007, année où le pays s’est vu plonger dans un abysme, perdurant à ce jour.

Le problème demeure essentiellement dans le comportement effarant des banques et des mairies qui, au détriment de tiers, ont conduit des actions contraires à l’éthique en redéfinissant notamment des zones de terrains non constructibles, en augmentant de manière exagérée les taux d’intérêt, en octroyant des crédits en abondance, etc …

Il est à déplorer des zones résidentielles où d’un côté de grands bâtiments sont laissés semi-construits (oubliés de la banque par manque de fonds), et d’un autre côté, les bâtiments qui sont finis de construire mais demeurent en attente d’un acheteur.
Comment sortir de cette crise? Avant tout, il y a cette crainte qui pèse dans l’air, justifiée par un taux chômage élevé et un pouvoir d’achat très faible, ne permettant pas de s’engager dans ce type d’investissements car, plus qu’assurer un toit sur sa tête, cela représente une dette croissante contractée pour le restant de sa vie ou du moins jusqu’aux 65 ans.

Le Ministre de l’Economie, Elena Salgado, assure que l’Espagne ne connaitra pas le même sort que le Portugal, car de bonnes décisions ont été prises telles que le fait d’augmenter les impôts, de reconsidérer l’âge de la retraite, figer les pensions des retraités, etc …
S’agit-il pour autant des bonnes décisions à prendre? Les solutions au problème de la crise immobilière se font attendre. Seule la création d’emplois pourrait aider le pays à s’en sortir, mais celle-ci se fait attendre aussi, et tous les matins, une longue attente de demandeurs d’emplois est à déplorer devant les bureaux de l’agence d’emploi espagnol. Sans oublier ceux qui n’ont droit à aucune allocation chômage.

De manière directe ou indirecte, la situation économique impacte tout le monde.

Ce qu’il faut savoir en ces temps de crise, c’est que quand une porte se ferme, il faut chercher à en ouvrir d’autres. Parce que si nous concentrons uniquement nos efforts et nos intérêts sur un seul domaine (comme l’a fait l’Espagne avec la construction en masse), nous attendrons longtemps qu’un miracle se produise. Peu de probabilité que cela n’arrive.

Ainsi, nous devons diversifier nos champs de compétences, nos professions, assurer nos placements (comme c’est le cas en ce moment pour l’Or), qui nous offrent un peu de paix et de tranquilité, sachant qu’à tout moment, ces derniers nous permettront de sortir des mauvaises impasses. C’est sans aucun doute le meilleur plan B dont nous puissions disposer en ce moment.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "