La Newsletter
Inscription
Désinscription

 

Archive for the ‘Europe’ Category

L’or sera votre couverture face à l’irresponsabilité

Jeudi, mars 11th, 2010

Nous savons que ces derniers années, les taux de changes USD/Euro et USD/GBP ont été des éléments cruciaux dans la rentabilité économique européenne. En 2001, nous ne pouvions vendre la production avec une marge suffisante à la survie des entreprises puisque l’Euro na valait que 85 cents américains. Le salut semblait alors venir de la délocalisation vers la Chine, le but étant dans ces conditions de baisser les couts de production au maximum. Cependant, le phénomène restait assez marginal. Pour ne prendre que cet exemple, les prix à la consommation des biens issus de l’industrie des technologies de l’information étaient tout simplement ahurissants.

Le réel salut est ainsi venu non pas de la délocalisation mais de la chute de la valeur du Dollar contre une appréciation de la valeur de l’euro et de la livre, jusqu’à ce que l’euro double sa valeur de 2001 pour monter à $1.60 en 2008. En dépit de la chute continue des prix de vente au détail, ce taux de change nous permis de garder la tête hors de l’eau.

Ce qui suit est extrait d’un article de Dominic Frisby (MoneyMorning) explique pourquoi nous devrions porter sur l’or un regard différent et ne pas être obsédés par le prix du Dollar en lui-même mais plutôt par l’index or/euro : l’or coute aujourd’hui plus de 800 Euros l’once et va s’apprécier encore du fait que l’Euro doit faire face à la crise grecque et prochainement l’Espagne, le Portugal et l’Irlande.

Début décembre, l’Euro s’échangeait autour de 1.50$, soit un niveau record. On a vu à travers tout le continent européen que ce soit à Francfort, Paris ou Rome, les ressortissants américains grimaçaient à chaque fois qu’ils mettaient la main au porte monnaie ! Au même moment, on entend les exportateurs allemands râler de leur manque de compétitivité.

Pourtant, à peine deux mois plus tard, l’euro a baissé d’un peu plus de 10%. La viabilité de la monnaie est ainsi remise en question et parler de l’éclatement de la zone euro est devenue monnaie courante, sans mauvais jeu de mots. Ce vendredi, alors que les gens pariaient sur leur chute, les positions à découvert des futures taux du Dollar face à l’Euro ont augmenté de $47.6 milliards, le positionnement net à découvert le plus haut jamais enregistré !

La Grèce représente tout juste 2.6% du PIB de la zone euro. Si elle peut menacer la monnaie et de système bancaire de toute la zone avec un déficit budgétaire représentant 12.7% du PIB, qu’en est-il de l’Espagne ? Cette dernière a certes un déficit légèrement moins élevé (de l’ordre de 11.2% de son PIB) mais représente 12% du PIB de la zone, soit 6 fois plus élevé que la Grèce. De quoi faire peur ! Et puis, il y a la France (qui elle représente 21% du PIB de la zone euro) affiche crânement ces 8.3% de déficit du PIB…alors que la limite est légalement fixée à 3% !

L’Allemagne fait figure d’OVNI dans ce contexte et représente peu ou prou ce que l’on nomme l’équilibre budgétaire.
Une chute de la livre est à prévoir :

Quiconque à acheté de l’or est aujourd’hui un homme-ou une femme- heureux (se) ! Mais si vous vous referez à sa valeur en Euro, le métal jaune a atteint des sommets avec un prix de plus de 800 Euros l’once…

Ainsi, j’ai tendance à considérer l’or non comme une marchandise mais comme une devise à part entière. Compte tenu de la pression dans la zone euro, il n’est pas étonnant que l’or soit en hausse face au dollar. Je me suis toujours dit d’autre part que nous étions trop obsédés par le prix de l’or en dollars américains, quand c’est le prix de l’or dans notre propre monnaie qui devrait nous importer.
L’or est donc votre couverture face à l’irresponsabilité fiscale de nos gouvernements.

Article de Maurice HALL (GoldCoin.org) adapté de l’anglais par Anaïs BOURDON

Vous avez apprécié cet article ?
Abonnez-vous à notre NEWSLETTER
pour suivre l'actualité de l'or, l'argent et l'investissement de crise.
Inscription / Désinscription

Bulgaria commissions gold coins from New Zealand

Lundi, mars 8th, 2010

There are a vast variety of gold coins available  from many countries in Europe.Many of these coins are beautiful and historic like the British sovereign, French Napoleon or Russian Rouble yet they do not find attraction in Bulgaria, where they have gone to the other side of the world to meet their demand.  Bulgaria’s First Investment Bank has commissioned a new collection of gold coins from the New Zealand Mint….. LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

The Latin Monetary Union – 1865

Mercredi, mars 3rd, 2010

The Latin Monetary Union was the first attempt to unify European currencies.

« Before long, all Europe, save England, will have one  money ». This was written by William Bagehot, the Editor of « The Economist », the renowned British magazine, 120 years ago when Britain, even then, was heatedly debating whether to adopt a single European Currency or not.

The story began when Belgium adopted the French franc in 1830. Switzerland harmonized its currency to the franc in 1848 and Italy joined in 1861, both retaining the names of their national currencies but adjusting their values to match the franc. In 1865, this arrangement was formalised as the Latin Monetary Union……. LIRE LA SUITE SUR BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

L’or évincé durant la Première Guerre mondiale – Histoire de l’or

Lundi, janvier 18th, 2010
Affiche de la Grande Guerre. L'or est alors devenu un trésor de guerre.

Affiche de la Grande Guerre. L'or est alors devenu un trésor de guerre.

1914 : le conflit sonne le glas de l’or monnaie, comme de beaucoup d’autres valeurs de ce monde. Les peuples mobilisent. L’or, cessant d’être le moteur d’une économie de paix, est appelé à reprendre l’une de ses vieilles fonctions : il est trésor de guerre.

Tout au long de l’histoire, il n’a guère cessé de l’être. Il a joué ce rôle entre les mains des Grecs, qui l’accumulaient dans leurs temples avec des arrière-pensées militaires, entre les mains des Perses, entre celles de Philippe de Macédoine et d’Alexandre, de Rome et de Byzance. « Toute nation doit tâcher d’amasser de l’or pour l’occasion des guerres », a conseillé l’Encyclopédie de Diderot. La Prusse, en 1813, a demandé aux femmes le don de leurs bijoux pour lutter contre les Français; elles ont, en échange, reçu des bijoux de fer, portant la mention : « Pour du fer, j’ai donné de l’or. » Les belligérants de 1914, eux aussi, font appel à l’or pour financer la lutte.

Dans la tour de Spandau, Guillaume II a pris soin d’entasser le précieux métal. Si la Russie et la France, avant 1914, ont grossi soigneusement leurs réserves d’or, c’est pareillement en prévision de la conflagration menaçante.

Puisque les États en guerre rassemblent leurs forces, les particuliers ne sauraient leur dérober les moyens du combat. A tout le moins, il n’est plus concevable de leur donner de l’or. Le premier soin des belligérants est de suspendre la convertibilité des billets. En France, dès le jour de la mobilisation, les directeurs des succursales de la Banque de France décachètent le pli secret qui leur a été adressé. Ils y ont lu « Vous cesserez immédiatement toute remise d’or. » La loi du 5 août consacre cette mesure : le franc n’est plus qu’une monnaie de papier.

Même décision en Allemagne, pour le mark, que la loi du 4 août 1914 rend inconvertible. Mais la libérale Angleterre agit différemment. Attachée à l’étalon-or qui a fait sa gloire et sa fortune, elle maintient en droit la convertibilité des billets, pour la supprimer en fait. Un Anglais viendrait-il à la Banque d’Angleterre pour demander, en échange de ses coupures, un règlement en or? Il commence par subir un long interrogatoire, il doit fournir la preuve que cet or ne sera pas fondu ni vendu à prime, et, s’il insiste, il est accompagné par un policeman chargé de contrôler l’emploi du métal. Cette procédure a de quoi décourager les citoyens d’esprit assez peu civique pour réclamer de l’or. De même, l’exportation de l’or reste libre ; mais les ports sont surveillés de telle sorte que cette permission équivaut à un embargo. Au surplus, Londres interdit la fonte des pièces, comme l’offre ou la demande d’une prime pour la monnaie métallique. Et pour éviter à la Banque d’Angleterre la peine et la honte de multiplier ses billets, le Trésor en émet, sous le nom de currency notes : c’est du papier d’État, officiellement remboursable en or, mais que ne gage aucune couverture de métal. Ainsi, avec la plus parfaite candeur, le Royaume-Uni sauve les principes.

Comme l’Allemagne, la France et l’Angleterre, tous les pays hier ralliés à l’étalon-or, ou à ce qui restait du double étalon, rompent avec le métal. Les États-Unis eux-mêmes, lorsqu’ils entreront dans la guerre, interdiront les sorties d’or.

Le métal jaune cesse de circuler en Europe : depuis germinal, la France avait frappé 696 millions de pièces d’or, représentant 3 500 tonnes ; on a vu qu’il en reste 2 800 tonnes en 1914, dont 1 200 à la Banque et 1 600 dans le public. Ce sont ces 1 600 tonnes de pièces qui perdent leur fonction monétaire. Il n’est même pas besoin de leur ôter le cours légal : elles passent sans effort des porte-monnaie au creux des coffres-forts et des bas de laine.

Versez votre OR. Nous verson bien notre sang !

Versez votre OR. Nous versons bien notre sang...

Pourtant l’État en a besoin : s’il a des achats à faire à l’étranger, ce n’est pas avec des billets français qu’il peut régler ses dettes extérieures. Un appel officiel du 2 juillet 1915 convie les Français à verser leur or pour concourir à la Défense nationale. « L’or est indispensable pour acheter des munitions, disent les affiches… Échangez l’or que vous détenez, et qui ne peut d’ailleurs vous être d’aucune utilité, contre des billets de la Banque de France dont le crédit fait l’admiration du monde. Un certificat vous sera remis, constatant la somme d’or que vous aurez versée… » Des comités de l’or s’organisent par tout le pays. La Banque reçoit ainsi 380 tonnes de métal durant la seule année 1915, et plus de 700 pendant l’ensemble des années de guerre : ce qui réduit la thésaurisation privée à 900 tonnes, et devrait porter l’encaisse de la Banque à 1 900 tonnes. Mais il lui a fallu céder du métal à l’étranger, pour assurer les approvisionnements de la nation. En 1919, elle ne détient plus qu’à peine 1100 tonnes d’or. La différence a payé la guerre.

On retient ici le cas de la France, parce qu’elle était, dès 1914, de tous les belligérants européens, le pays qui possédait les plus gros avoirs en or. L’Allemagne, tout en perdant les trois quarts de ses réserves de devises, réussit à sauvegarder l’encaisse de la Reichsbank (700 tonnes), faute de pouvoir trouver suffisamment de fournisseurs extérieurs. L’Angleterre préserve l’essentiel de son avoir grâce aux crédits américains. Les États-Unis, neutres jusqu’en 1917, fournisseurs en permanence, doublent leurs réserves d’or, de 1914 à 1919.

Il est vrai que la guerre ne se paie pas seulement avec de l’or. Elle se finance avec de l’inflation. Dans le cours forcé, le papier-monnaie ne s’accrédite qu’en se discréditant.

René Sédillot – Historien

L’Euro est-il menacé par la crise ?

Lundi, mars 16th, 2009
L'euro survivra-t'il à la crise ?

L Euro survivra-t'il à la crise ?

Alan Greenspan, qui était le président de la Banque Centrale américaine de 1987 à 2006, a longtemps été un partisan de l’or, « l’or et la liberté économique sont indissociables », écrivait-il en 66. «À part l’étalon or, il n’existe aucun moyen de préserver l’épargne de l’inflation, l’or protège la propriété» disait-il.
Qu’a fait ce même Alan Greenspan pour l’or lorsqu’il était président de la FED ? Rien, si ce n’est le vendre.
Les Américains ont installé leur réserve d’or au centre d’un camp militaire impressionnant qui est le camp d’entraînement de l’arme blindée. Il est évident que leur or ne pouvait pas être mieux défendu que par ces tanks. Mais voilà, depuis plusieurs décennies déjà, les réserves des banques centrales sont constituées de devises et non plus d’or. Le dollar américain est la principale monnaie de réserve. A partir des accords de Bretton Woods et jusqu’en 1971 le dollar était réputé as good as gold, c’est-à-dire aussi bon que l’or. En effet, en 1944, les leaders mondiaux du système financier rattachent l’or au dollar à un cours fixe, une once d’or pour 35 dollars mais vers la fin des années 60, le président Johnson desserra les liens entre l’or et les dollars avant qu’en août 1971 Richard Nixon ne décrète leur inconvertibilité définitive. Plusieurs voix s’élèvent alors contre cette décision, mais certains voyaient déjà se dessiner une autre solution à la crise du système monétaire générée par la perte de l’étalon d’or.
Valéry Giscard d’Estaing : « Le système monétaire international s’est effondré il y a huit ans, en 1971, et nous sommes entrés dans la période des taux de change flottants et on a bien vu que ce système des taux de change flottants n’était pas favorable à l’économie mondiale. Nous ne pouvions pas, nous, rebâtir le système pour tout le monde, mais nous pouvions au moins le rebâtir pour nous et donc le fait que l’Europe rétablisse un système de stabilité du taux de change est un élément qui permettra – je l’espère – de reconstruire progressivement tout le système. »
C’était Giscard d’Estaing il y a exactement trente ans, l’année même de la création du système monétaire européen, un système qui nous a conduits vers l’euro. Aujourd’hui, l’euro est la deuxième monnaie au monde, s’agissant des transactions et depuis décembre 2006, il compte le plus grand nombre de billets en circulation. Que les espoirs étaient grands ! On se demandait même à l’époque si la monnaie européenne n’allait pas détrôner le roi dollar. Souvenez-vous, il y a seulement six mois le dollar était au plus bas par rapport à l’euro, mais la crise financière est venue à nouveau tout bouleverser, c’est à n’y plus rien comprendre. Pourquoi le dollar tient-il toujours et gagne même 22% sur l’euro depuis l’été dernier ? Et pourquoi des gens comme lemonde.fr titraient-ils « Paris s’inquiète de la fragilité de la zone euro » tout en expliquant que le débat sur la pérennité de l’euro a été lancé par la dégradation de notes de solvabilité de plusieurs Etats européens, notamment par celle de la Grèce.
Margarites Chinas (membre de la commission du budget au Parlement européen) : « Je pense que la zone euro n’est pas menacée, je pense qu’il y a un centre eurosceptique qui veut menacer la zone euro, qui veut la troubler, ce sont des dealers de marchés financiers qui fonctionnement avec les notes de l’Etats au-delà de l’euro ou sterling, etc. Et tous ces messieurs et dames ont l’intérêt d’attaquer la zone euro puisque nous sommes dans un moment difficile de crise, les marchés financiers cherchent toujours à s’attaquer à l’euro mais je pense que c’est une attaque à Francfort et à Bruxelles pas à Athènes ou à Rome. La crise frappe la Grèce comme beaucoup d’autres pays mais toute question de se placer en dehors de la zone euro pour revenir à l’époque d’une flexibilité monétaire qui conduit à une inflation exorbitante, c’est hors de question pour la Grèce. Même si l’Allemagne pense que la différence de spreads lui permet de vendre plus facilement ses bons d’Etat à court terme, je pense que même pour l’Allemagne, à moyen terme, toute menace sur la zone euro va contre les intérêts allemands, d’où la nécessité de faire ce que monsieur Young et beaucoup d’autres proposent, d’émettre des obligations collectives qui vont permettre à la zone euro de déployer ses défenses collectives. »
Récapitulons. Les Grecs sont moins solvables que les Allemands qui refusent les euro-obligations collectives. Décidément, si la monnaie unique veut survivre, la fédéralisation de l’Europe est inévitable.
Donc si on résume: l’abandon de l’étalon or a poussé l’Europe à bâtir un nouveau système monétaire. Depuis son lancement en 1999, l’euro n’a pas arrêté de gagner du terrain sur le dollar dans les réserves de change international. En 1999, l’euro représentait moins de 20% des réserves contre plus de 70% pour le dollar, à la fin du deuxième trimestre 2008 c’était 26.7% pour l’euro et 63.6% pour le dollar, c’est les statistiques du FMI. Est-ce que la crise va remettre en cause le statut de l’euro comme monnaie de réserve ?
A priori, non parce que là encore on a affaire à des comportements de gestion de portefeuille. Qui a besoin de placer des réserves en devises ? Ce sont les pays excédentaires en balance de paiement, les opérations courantes, donc ce sont les pays pétroliers, c’est la Chine, l’Allemagne, etc. Ces gens-là ont placé leurs économies et ont le choix entre des instruments libellés en dollar et des instruments libellés en euro et éventuellement en d’autres monnaies. Ils composent un portefeuille qui leur paraît optimal en fonction de leurs anticipations, l’euro a monté parce que les anticipations de rendement sur les titres en euro étaient supérieures aux anticipations de rendement sur les titres en dollar donc les gens vendaient des titres en dollar, vendaient les dollars, achetaient de l’euro, achetaient des titres en euro et ils font le mouvement inverse là où le dollar monte. C’est entièrement ce genre d’arbitrage qui fait aujourd’hui le cours des monnaies.
Donc la question est : quel est l’avenir de l’Europe dans la crise par rapport aux Etats-Unis ? L’Europe n’est pas globalement beaucoup plus mal placée que les Etats-Unis pour faire face à cette crise, donc il y aura des fluctuations, mais il n’y aura pas de marginalisation de l’euro. (Transcription de l’émission Station-Météo de France Culture)

La crise qui frappe l’Europe Centrale et Orientale touchera l’eurozone

Jeudi, février 26th, 2009

Cette crise a débuté aux États-Unis, mais c’est en Europe où elle pourrait se transformer en catastrophe.

Un haut responsable politique m’a confié la semaine dernière que la situation actuelle lui rappelle la crise du Système Monétaire Européen de 1992, lorsqu’un pays après l’autre faisait l’objet d’attaques spéculatives – obligeant le Royaume-Uni et l’Italie à sortir du système. Dans une union monétaire, on ne peut plus spéculer sur les taux de change. Mais grâce aux Credit Defaut Swaps [1], il est possible de parier sur l’éclatement de la zone euro. La semaine dernière, les spéculateurs ont parié sur une défaillance de l’Irlande, ce qui a rendu plus coûteux pour elle le refinancement de sa dette, et cette éventualité devient du même coup une prophétie auto-réalisatrice.

Mais l’Irlande ne représente pas le plus grand danger pour la zone euro. Si le pays s’effondre, l’eurozone viendra à son aide. Les Allemands eux-mêmes acceptent désormais cette perspective. La situation de l’Europe Centrale et Orientale recèle un danger bien plus imminent. La possibilité d’un effondrement financier pose le problème politique le plus urgent auquel l’Union Européenne ait à faire face en ce moment. Si cette situation est mal gérée elle pourrait mettre à bas l’eurozone.

Cette crise frappe l’Europe Centrale et Orientale de manière disproportionnée en raison de deux erreurs politiques commises par les gouvernements de la région. La première a consisté à encourager les ménages à souscrire des prêts hypothécaires en devises étrangères. En Hongrie, la quasi-totalité de ces prêts sont libellés en devises, principalement le franc suisse. Ce choix du franc suisse est manifestement ridicule et témoignage d’une forme d’analphabétisme économique. Je pourrais comprendre à la rigueur que des emprunts en devises aient été effectués en euros, dans la mesure où la Hongrie doit finalement rejoindre la zone euro. Mais la Hongrie ne rejoindra probablement pas la Fédération Suisse. L’argent que les ménages hongrois ont économisé grâce aux taux d’intérêt pratiqués en Suisse a été plus que perdu en raison de la hausse du franc suisse. LIRE LA SUITE SUR CONTREINFO.INFO

La crise touche gravement les pays de l’Est de l’Europe

Vendredi, février 20th, 2009

La nouvelle Europe fait face à sa crise la plus profonde depuis la fin de l‘ère soviétique. Les marchés financiers et les devises des pays de la région se sont effondrés depuis six mois. Ces problèmes ne sont que partiellement provoqués par la crise financières mondiale de 2008.

Il n’y a d’abord eu que des signaux, épars. Qui, en septembre dernier, prêtait attention à la dépréciation du forint? La panique est venue en octobre, avec le déblocage d’une aide d’urgence de 30 milliards de dollars par le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne, afin d’éviter à la Hongrie de faire défaut sur sa dette.

Le péril qui menace l’Europe de l’Est ne se résume pas à une déclinaison régionale de la crise mondiale. Il tient à la fragilisation, depuis des années, de l’équilibre financier de nombreux pays de la région en surchauffe, en raison des emprunts massifs en devises contractés par leurs ménages. L’appréciation de leurs monnaies – mais aussi l’espoir de les voir «converger» vers l’Union européenne – a conduit les groupes financiers à y prêter massivement des capitaux. LIRE LA SUITE SUR LE TEMPS.CH

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a mis en garde mercredi contre les risques de contagion.

« Si les problèmes en Europe de l’Est s’étendent au reste de l’Europe car des banques retirent leurs capitaux des pays de l’Est pour les rapatrier, cela aura des répercussions sur le commerce, l’emploi et la prospérité dans le reste du monde », en limitant la capacité de pays affectés à continuer à commercer normalement, a-t-il déclaré.

L’UE un jour coulée par ses bad banks ?

Lundi, février 16th, 2009

The Daily Telegraph affirme avoir consulté un document confidentiel de la Commission européenne, avertissant que les Etats membres de l’UE courent à la faillite en cherchant à créer des structures de défaisance, les fameuses bad banks, en charge de neutraliser les « titres toxiques » des banques européennes. Le document aurait été discuté par les ministres des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles mardi. D’après le quotidien, c’est l’UE qui risquerait de voler en éclats avec cette politique.

Le mémorandum évalue le montant total des « actifs toxiques » des banques européennes à 16300 milliards de livres anglaises, c’est-à-dire 44% du total de leurs actifs estimé à 36900 milliards (41200 milliards d’euros) ! Comme le note un lecteur, cette information « anxiogène » fut rapidement retirée du site du journal.

The Daily Telegraph note que « les dirigeants nationaux et les autorités de l’UE craignent qu’un « deuxième renflouement » des banques, accroîtra l’endettement des Etats à un moment où les investisseurs, en particulier ceux qui prêtent aux gouvernements européens, ont de plus en plus de doutes sur les capacités de remboursement de ces derniers, en particulier quand il s’agit de pays comme l’Espagne, la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Italie ou l’Angleterre ». LIRE LA SUITE SUR SOLIDARITE & PROGRES

L’avenir des pays de la zone euro les plus pénalisés par la crise.

Mercredi, février 11th, 2009

Nous avons identifié les pays de la zone euro où l’arrêt de la hausse de l’endettement des ménages va entraîner la plus forte chute de l’activité et la plus forte perte de croissance à moyen terme : Espagne, Grèce, Irlande, Portugal, aussi Finlande.
Les politiques économiques disponibles amélioreront peu la situation de ces pays :
• la politique monétaire est commune à la zone euro et est peu efficace si les agents économiques privés désirent se désendetter ;
• la politique budgétaire expansionniste est une arme en cas de baisse transitoire de l’activité, pas de baisse définitive de l’activité ; de plus, la hausse des spreads de taux (vis-à-vis de l’Allemagne) la pénalise déjà ;
• sortir de l’euro n’est pas une option réaliste ;
• les politiques « industrielles » de développement de nouveaux secteurs ne peuvent avoir d’efficacité que dans le long terme (ce qui ne s’applique pas à la Finlande).
On sera donc probablement confronté, dans les pays les plus touchés par la crise, à un recul durable du niveau d’activité et de la croissance sans politique correctrice efficace, c’est-à-dire à une hausse durable du chômage.
Nous avons identifié les pays de la zone euro où l’arrêt de la hausse de l’endettement des ménages va entraîner la plus forte chute de l’activité et la plus forte perte de croissance à moyen terme : spaEgne, Grèce, Irlande, Portugal, aussi Finlande.
Les politiques économiques disponibles amélioreront peu la situation de ces pays :
• la politique monétaire est commune à la zone euro et est peu efficace si les agents économiques privés désirent se désendetter ;
• la politique budgétaire expansionniste est une arme en cas de baisse transitoire de l’activité, pas de baisse définitive de l’activité ; de plus, la hausse des spreads de taux (vis-à-vis de l’Allemagne) la pénalise déjà ;
• sortir de l’euro n’est pas une option réaliste ;
• les politiques « industrielles » de développement de nouveaux secteurs ne peuvent avoir d’efficacité que dans le long terme (ce qui ne s’applique pas à la Finlande).
On sera donc probablement confronté, dans les pays les plus touchés par la crise, à un recul durable du niveau d’activité et de la croissance sans politique correctrice efficace, c’est-à-dire à une hausse durable du chômage. EXTRAIT D’UN RAPPORT NATIXIS DE PATRICK ARTUS

La fin du secret bancaire est programmée.

Mercredi, février 4th, 2009

Une proposition de directive européenne vise à renforcer considérablement les échanges d’informations entre les administrations fiscales. A quoi faut-il s’attendre? La lutte contre la fraude fiscale. C’est naturellement le bon moment pour en parler ! Outre la crise financière, qui a mis au grand jour les pratiques osées de gestionnaires d’actifs, les affaires « Madoff », « Kerviel » et le scandale de fraude fiscale au Liechtenstein en 2008 ont mis en évidence un vrai manque de transparence dans la sphère financière. Ces affaires ne sont pas directement liées mais montrent toutes à des degrés divers la nécessité de mieux réguler et de lutter contre la fraude fiscale. Les instances européennes se devaient de réagir. (…)

« A court terme, cela ne va rien changer car il est fort probable que le Luxembourg ne signe pas les yeux fermés cette proposition de directive », relève François Parisis, directeur de la gestion patrimoine chez Puilaetco Dewaay. « Mais à plus long terme, cette directive, lorsqu’elle sera votée, sera une arme redoutable pour investiguer les patrimoines mobiliers et immobiliers en cas de soupçon de fraude. Il suffira en effet qu’un euro d’intérêt soit perçu au Luxembourg pour que l’administration fiscale belge soit au courant. (…)

« Le Luxembourg va rechigner, c’est sûr, mais je crains que la Suisse, qui n’a pas développé d’activités annexes comme le Luxembourg (NDLR : la gestion de fonds) soit beaucoup plus récalcitrante », poursuit Pascal Minne. « Or, le Luxembourg risque de conditionner son adhésion à la directive à l’approbation des autorités suisses. Les discussions risquent de durer longtemps. Mais il est clair que, dans quelques années, le secret bancaire sera levé partout en Europe et que tous les pays pratiqueront l’échange d’informations. Il faut en être conscient… »

LIRE L’ARTICLE DE LECHO.BE

Le gaz russe et l’Europe

Lundi, février 2nd, 2009
Gazprom

Gazprom

Les plans de la Russie sont d’une grande simplicité: il s’agit de punir  les pays qui essaient de se soustraire à son  influence, et de leur couper les vannes ou de construire des gazoducs qui les contournent (c’est le cas de Nord Stream comme de South Stream); tandis que parallèlement, elle récompense les nations et dirigeants politiques qui démontrent leur volonté de coopération à son égard en leur offrant des contrats énergétiques lucratifs. Il est essentiel pour Moscou de conserver son monopole sur l’acheminement du gaz de la mer Caspienne en direction de l’Europe, car elle veille ainsi à ce que tous ces pays, d’ores et déjà devenus ses « partenaires » ferment les yeux sur le retour des pays de l’ancien espace soviétique sous la férule du Kremlin. (Lu dans le magazine Diplomatie)

Le chômage en Europe

Dimanche, février 1st, 2009

Les nouveaux chiffres publiés par Eurostat vendredi 30 janvier confirment les prévisions : le taux de chômage dans la zone euro s’est établi à 8 % en moyenne en décembre 2008, contre 7,9 % un mois plus tôt et 7,2 % il y a un an.

L’Euro survivra-t-il à la Crise ?

Mercredi, janvier 21st, 2009

Le Monde rapporte que « Joaquin Almunia, le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, a rejeté, lundi 19 janvier, toute perspective d’éclatement de la zone euro. »

« Récession inédite, déficits records, endettement massif, le souffle de la crise économique met cependant à rude épreuve la cohésion de l’union monétaire. En 2009, son produit intérieur brut devrait reculer de 1,9 %, d’après les prévisions en forte baisse dévoilées lundi par la Commission. Dans les seize pays de la zone, le chômage devrait passer de 7,5 % de la population active, fin 2008, à 10,2 % en 2010. A l’instar de l’Espagne et de la Grèce, les Etats membres les plus fragiles voient leur note financière révisée à la baisse par les agences de notation. Une série de pays en difficulté, dont la Grèce, l’Espagne mais aussi le Portugal, l’Irlande et l’Italie sont sanctionnés par les investisseurs internationaux : l’écart entre les taux consentis sur les emprunts d’Etat se creuse comme jamais depuis la création de la monnaie unique voici dix ans. Aujourd’hui, la crise oblige les Etats plus exposés à payer une prime de risque de plus en plus importante, qui alourdit d’autant leur refinancement. »

« La situation donne des sueurs froides aux dirigeants européens. Les ministres des finances de la zone euro n’ont pu ignorer le sujet lors de leur rencontre mensuelle, lundi soir, à Bruxelles. La pression persistante mise par les marchés de capitaux sur tel ou tel pays frappé par la récession pourrait accélérer son éventuelle défaillance. Cet automne, les Vingt-Sept avaient dû se porter au secours de la Hongrie, un pays non membre de la zone euro, avec l’aide du FMI et de la Banque mondiale. Or, il n’existe pas de dispositif de ce genre pour soutenir un pays membre de l’union monétaire. En principe, les traités européens excluent même une telle initiative. »

La crise américaine, le problème des européens

Mardi, janvier 6th, 2009

Les crises économiques et financières d’aujourd’hui sont à l’image du nuage toxique de Tchernobyl. Tout président de la République que l’on est, on ne peut décréter que le mal s’est estompé net à la frontière. Quand la crise en Russie avait éclaté il y a dix ans, nous nous demandions comment 1% de l’économie mondiale pouvait mettre autant à mal les 99% restants. Alors, lorsque ce sont les Etats-Unis qui forment l’épicentre de la crise, la question de sa propagation au reste du monde ne se pose guère. A l’heure où l’Europe entre dans une sévère récession, il est une interrogation qui me paraît légitime: pourquoi certains pays qui héritent de la crise en pâtissent davantage que ceux qui en sont à l’origine? Il y a plusieurs raisons à cette apparente immoralité. LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE DE MICHEL GIRARDIN SUR LETEMPS.CH

Les effets d’annonce du plan de relance européen

Mardi, décembre 2nd, 2008

Il faut noter qu’il n’y a pas de véritable plan de relance européen. Il s’agit aujourd’hui d’une annonce marketing et cosmétique, mais qui n’a aucune réalité économique. Tout d’abord sur les 200 milliards d’euros annoncés, seulement 30 milliards sont du ressort de l’Union Européenne. Tout le reste n’est qu’une accumulation de sommes qui avaient déjà été prévues. Ce plan n’est rien d’autre qu’un effet d’annonce. Du point de vue anglo-saxon, la position prise est de dire que la situation est d’une gravité sans précédent, qu’il faut des plans de relance massifs pour éviter la déflation, même si cela implique une aggravation du déficit budgétaire et une explosion de leur dette. La position allemande est de dire que relancer l’économie en accentuant les déficits et en détériorant la dette, c’est créer la crise dans 5 ans.

Marc Fiorentino, président d’Euroland Finance

Recherche
Partager le Blog
Share |

Suivez-nous sur TWITTER :
http://twitter.com/LORetLARGENT

pièce d or
DEMI-NAPOLEON 10F
Marianne Coq
PRIX de vente : 90.00€

Sites amis

gold trading


Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "