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Archive for the ‘Europe’ Category

Recapitalisation des banques : quel risque pour l’or ?

Lundi, octobre 10th, 2011
Vera Valor

Pendant ce temps-là, la crise de la zone euro s’intensifie. Heureusement, le duo franco-allemand s’est rencontré ce dimanche 09 octobre et a pris des décisions pour sauver la monnaie unique. Les problèmes seront réglés d’ici le sommet du G20 en novembre, nous assurent-ils… La solution est simple : il suffit de recapitaliser nos banques… Il fallait y penser !

Ô sombre euro de l’amer…
Vendredi, Wall Street finissait en baisse « à cause de la crise de la zone euro ». Faut dire, il y avait de quoi : dernièrement, les agences de notation ont montré qu’elles n’accordaient guère de crédit à Silvio Berloscuni et ont dégradé la note de la dette à long terme de l’Italie pour la 2e fois en 2 semaines. Idem pour l’Espagne, autre « grosse économie » de la zone euro, qui est passée de AA+ à AA-, assortie d’une perspective négative. Et à présent, c’est la Belgique que Moody’s envisage de déclasser…

Par effet de contagion, l’étau se resserre autour de l’Allemagne, modèle économique et locomotive de la zone euro. L’euro, monnaie fiduciaire en pleine crise de foi, ne remplit plus son rôle de monnaie dite de confiance. 54% des Allemands souhaitent revenir au Deutschemark, surtout du côté de l’ex-RDA où l’on reste très attaché à l’ancienne monnaie teutonne. L’Allemagne qui freine des 4 fers quand il s’agit d’injecter du capital dans les banques de leurs voisines cigales va devoir prendre une décision pour la survie de son économie : sortir de l’euro ou participer à une politique économique commune.

Une sortie de la zone euro envisageable ?
Le quotidien économique Handelsblatt révélait il y a deux semaines « la vérité » sur la dette cachée de l’Allemagne qui s’élèverait à 2000 milliards d’euros. On nous vante la parcimonie de notre voisin Outre-Rhin, dont les dépenses publiques sont moindres par rapport aux nôtres mais dont l’endettement est de 500 milliards d’euros supérieur au nôtre…

En revenant à une monnaie nationale, les pays endettés pourraient dévaluer leur monnaie afin de créer une dynamique économique à court terme, favoriser l’exportation, sortir la planche à billet et réduire ainsi le montant de leur dette avec une politique inflationniste, ce qui est le scénario le plus probable.

Avec une telle politique, les monnaies courantes auraient bien peu de valeur et ne rempliraient plus leur rôle de stockage de valeur. L’or serait le seul actif à bien se comporter dans une telle situation, comme l’histoire économique nous l’a déjà prouvé, et serait même le seul actif tangible à garder de la valeur et à servir d’unité de compte. Aucun risque pour l’or avec une recapitalisation massive des banques, en revanche un gros risque pour votre épargne et vos comptes bancaires… A moins que d’ici là vous ne réinvestissiez tout votre capital dans l’or physique !

Le pari de l’inévitable monétisation.

Mardi, septembre 27th, 2011

Nous sommes le Mardi 27 septembre. Il est 10h18 très précisément. Les marchés montent fortement. Pas loin de 3% pour le CAC 40 et presque 2% pour l’once d’or dont France Inter parlait ce matin en disant que la baisse avait été sacrément forte mais indiquait que les défenseurs de l’or ne pensaient pas ce mouvement durable dans la mesure ou aucune des raisons qui avaient fait la hausse n’avaient disparue (on d’ailleurs sans doute touché le point bas de cette correction)

Alors essayons d’y voir un peu plus clair.

Si les marchés montent ce matin (peu importe qu’ils rebaissent ou pas dans la journée d’ailleurs) c’est pour une fois pour d’excellentes raisons.
Si la rumeur d’une création d’une nouvelle banque européenne émanation du FESF (Fonds Economique de Stabilité Financière) chargée de racheter les obligations des états européens en difficultés était confirmée rapidement alors cela serait de nature à changer les choses.

En effet cette nouvelle banque permettrait enfin à l’Europe de se lancer à son tour dans la seule solution crédible à court terme…. la monétisation. Faire tourner la planche à billets aussi longtemps que nécessaire pour éviter la thrombose et l’arrêt cardiaque du système auquel nous courrons tout droit si rien n’est fait.

Je ne suis pas fondamentalement partisan de l’utilisation de la planche à billet. Néanmoins cette solution est inévitable car elle est la seule disponible. Pour toutes les autres c’est trop tard. Il faillait y penser et le faire avant.

Les plans de rigueur ne fonctionnent pas. Baisse de l’activité économique, baisse de la consommation des ménages (dans des économies qui dépendent trop de la consommation), baisse des rentrées fiscales, et in fine aggravation des déficits qu’ils son censés combattre. Bref les plans de rigueur c’est à l’arrivée, une insolvabilité des états créée par la déflation.

Les plans de relance? Ils ne fonctionnent que le temps de leur durée. Si on stoppe les injections de monnaie et de pouvoir d’achat via des primes à la casse, des aides sociales, des grands travaux, l’aide à la recherche, l’aide à la pierre (peu importe) on arrête net la reprise. Je ne parle pas de croissance mais de reprise. Pourquoi? Parce que lorsque l’on dépense 4$ en nouvelles dettes pour créer 1$ de nouvelle richesse on ne se situe pas fondamentalement dans l’idée de la croissance.

Bon quelle autre solution alors? La « rilance » un hybride génétiquement modifié de relance et de croissance inventé par notre ancienne Ministre de l’économie Christine Lagarde actuelle Directrice Générale du FMI à beaucoup fait gloser voire franchement rigoler. Imaginer une voiture qui réussirait à avancer tout en reculant n’est pas une solution d’avenir. Exit la « rilance » donc.

Que nous reste t-il alors? Le défaut c’est à dire la faillite. Une petite faillite (défaut partiel) une grande faillite (défaut partiel plus grand avec participation du privé), une énorme faillite c’est à dire totale avec le risque systémique qui se matérialiserait aussitôt? Là aussi, les autorités politiques et économiques tentent à tout prix d’éviter ce scénario. Il serait susceptible d’entrainer l’explosion de l’euro et une crise économique destructrice pour l’Europe.

Alors que pouvons nous faire? Et bien monétiser pardi! Comme tout le monde. Oui mais les allemands ne veulent pas. Certes. Mais ils n’auront pas le choix. Leur économie dépend à 80% des échanges intracommunautaires. Une crise européenne est une crise pour l’Allemagne. Une crise de l’Euro est une crise de la monnaie allemande. C’est l’héritage essentiel de Mitterrand qui a su arrimer l’Allemagne à la France avec le traité de Maastricht. Cet accord arraché aux allemands contre la réunification des années 90 leur a ôté l’essentiel de leur souveraineté. Comme nous d’ailleurs. Sauf que nous avions plus à y gagner qu’eux. Nous voyons aujourd’hui l’utilité et les bienfaits d’une telle stratégie française. Les allemands eux ne décolèrent pas. Dépendants, ils seront obligés de boire le calice de la monétisation jusqu’à la lie et jusqu’à ce qu »hyperinflation s’ensuive.

Avec une telle création monétaire, fini les problèmes des banques. Les cours peuvent s’apprécier et les marchés repartir de l’avant. Pareil pour l’once d’or, qui va s’envoler vers de nouveaux niveaux stratosphériques après une purge « technique » finalement nécessaire (en tout cas graphiquement pour nos amis « chartistes »).

Reste le pari partagé par les autorités monétaires européennes et américaines. Par la FED et par la BCE. Il existe une possibilité pour que l’utilisation massive de la planche à billets n’entraine pas une hyperinflation incontrôlable. Laquelle? Monétiser les dettes existantes ce n’est pas injecter de la monnaie dans l’économie réelle. C’est racheter un stock de dette existant qui a déjà été « consommé » par l’économie réelle. Les dépenses sont déjà effectuées. Par définition une telle action n’est pas forcément inflationniste et n’est pas de nature à augmenter la vitesse de circulation de la monnaie (qui est l’une des principales composantes de l’inflation).
A cela il convient d’ajouter que la mise en place concomitante de plans de rigueur progressifs ont un aspect clairement déflationniste que l’on a détaillé un peu plus haut. A cela on peut additionner la mondialisation et les progrès technologiques qui renforcent les tendances déflationnistes.
Pour résumer, beaucoup d’inflation par la monétisation, moins de la déflation par les plans de rigueur, moins de la déflation par les progrès technologiques moins de la déflation par la mondialisation moins pas ou peu de hausse de salaire moins un niveau de chômage élevé est égal à une inflation relativement maitrisée.

Voilà le pari des autorités. Réussir de la monétisation à outrance sans hyper inflation. Cela ne s’est jamais vu dans l’histoire. Mais les conditions macro économiques qui prévalent actuellement (mondialisation, progrès techniques etc) sont inédites également.

Cela peut-il fonctionner? Oui. Cela peut marcher. Cela va t-il régler les problèmes? NON.
Pourquoi? Parce que le défi que doit relever l’économie mondiale n’est pas uniquement un défi sur le paiement de la dette actuelle.
Il faudra payer les dettes futures (les retraites, les protections sociales etc…), relever le défi environnemental, celui du partage des ressources, le défi alimentaire (nourrir 8 milliards d’être humains n’est pas une mince affaire).

Cela ne règlera pas les problèmes, mais cela peut donner au monde et au système le temps de s’adapter à une nouvelle réalité et à un nouveau paradigme. Lequel?
Notre vision économique était basée sur une consommation de masse avec une croissance économique perpétuelle. Or par définition, il ne peut dans un monde fini avoir de croissance infinie. C’est à cette réalité que nous sommes confrontés. Pour nous adapter à un nouveau modèle cohérent nous avons besoin de temps. Nous avons besoin d’acheter du temps pour laisser à tous le temps de s’adapter. Réussir à acheter du temps c’est maintenir le système en vie. Ce n’est déjà pas une mince réussite.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

L’or ne paiera pas la dette grecque

Lundi, septembre 26th, 2011

Sortie de la zone euro ou pas, la Grèce, endettée jusqu’au cou, ne pourra pas rembourser sa dette.
Avec un gouffre de 350 milliards d’euros, même avec une croissance à 12% par an (ce qui est complètement utopique, même pour un pays comme la Chine qui tend à falsifier ses bons résultats), la Grèce mettrait 30 ans à renflouer son déficit public. Or qui détient la dette grecque actuellement ? Nos banques entre autres, donc notre épargne.

Les dieux sont tombés sur la dette ?
La Grèce n’en finit pas de tirer l’euro vers le bas. La précédente dégradation de sa note avait déjà provoqué une chute de toutes les bourses le 13 septembre dernier. Cette fois-ci, force est de reconnaître que, même si les mots « faillite », « banqueroute » et « défaut de paiement » sont encore tabous, la Grèce ne sera pas en mesure de rembourser ses créanciers. Inutile de dire que l’Union européenne, qui ne dispose pourtant d’aucune gouvernance économique, va tout mettre en œuvre pour garder le pays de Zeus dans son giron, pour éviter l’inéluctable effondrement du jeu de dominos… En clair, il va falloir payer la note pour la Grèce pour éviter l’éclatement de la zone euro.

Indices très négatifs pour la France
La mauvaise nouvelle vient de tomber ce matin : la France, comme le FMI, qui avait été un peu trop optimiste sur les prévisions de croissance pour 2012, revoit ses chiffres à la baisse, c’est-à-dire à la nullité. Si les institutions financières « misent » sur une croissance de l’ordre de zéro, on peut d’ores et déjà tabler sur une croissance négative. Car on imagine toutes les précautions d’annonce qui ont été prises pour dévoiler cette estimation qui semble hélas plus proche de la vérité qui nous attend.
La première conséquence va directement impacter l’emploi : comment peut-on faire baisser les chiffres du chômage déjà catastrophiques (3 mois de baisse consécutive en plein été alors qu’en temps normal les emplois saisonniers boostent l’embauche) avec une croissance à 0% ? C’est impossible. Si l’on peut commencer à créer de l’emploi avec une croissance de 1,5 voire 1%, en 2012, il ne faudra pas compter sur une baisse du chômage en France…

Note salée pour les épargnants
En attendant, il faudra bien que quelqu’un comble le trou de la dette grecque et trouver l’argent où il se cache. Non votre argent n’est pas en sécurité à la banque. Que les épargnants s’estiment heureux si leur épargne ne leur rapporte rien à partir de l’an prochain ! Vue l’exposition de nos banques dans la dette grecque (voir graphique paru dans lemonde.fr, ci-dessous), les comptes épargne français, les assurances vie et tous les autres produits bancaires ne vont pas tarder à fondre comme neige au soleil.

Exposition des banques françaises à la dette souveraine

Heureux soient les propriétaires d’or !
Tout va disparaître, sauf l’or et l’immobilier. Mais si nous ne possédons aucune réserve pécuniaire suite à l’effondrement du système économique actuel qui repose sur la dette souveraine, avec quoi allons-nous pouvoir acheter de quoi manger ? De quoi se soigner ? Avec un appartement, une maison ? La seule monnaie d’échange liquide qui aura valeur sur le marché comme à chaque crise systémique et monétaire, ce fut, c’est et ce sera toujours l’or. Il est encore temps de sécuriser une bonne partie de votre épargne (au moins 30%) dans l’or, si vous n’avez pas déjà eu la sagesse et le bon sens de le faire.

Euro asphyxié : vite, de l’or !

Vendredi, septembre 23rd, 2011

Le château de cartes est en train de s’abattre sans que personne ne puisse faire autre chose que dresser le triste constat : l’Europe est en train de glisser sur la peau de banane euro ! Mais pour l’instant, en France, on ne réagit pas, car l’Italie, c’est loin et du côté de nos Alpes, « tout va bien »…

Plus conseillers qu’oiseaux de mauvaise augure, sur l’or et l’argent on préfère prévenir que guérir : d’où notre vocation à orienter nos lecteurs vers l’indestructible actif or que vers des actifs toxiques par exemple (autant vous tendre directement une corde et vous la passer au cou).

La dégradation de la note de l’Italie par Standard & Poor’s (de A+ à A pour la note de la dette à long terme et de A-1+ à A-1 pour celle à court terme) signifie qu’elle estime que l’Italie risque d’être affectée par les changements de l’économie en cours, même si elle fait partie des pays « émetteurs obligataires solides » (source lepoint.fr). Et malgré le plan d’austérité impopulaire décidé par le gouvernement Berlusconi, l’agence de notation prévoit une « nouvelle récession » l’an prochain.

Si certains spécialistes se veulent rassurants en prévoyant que l’abaissement de la note de la botte « n’aura pas d’impact immédiat » (Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities pour Challenges.fr), ce n’est que reculer pour mieux… plonger.

Après l’Italie, la France ?
L’Espagne étant déjà placée en « negative credit watch » signifie que sa note va être abaissée d’ici peu par les terribles « cerbères » de notation. Après la dégradation des notes de nos voisins, nous sommes après sur la liste. L’économie de l’Italie et de l’Espagne ne sont pas celles de la Grèce et l’implication d’une énième dégradation de leur note – même si l’on n’en est pas encore au risque de défaut de paiement – implique à plus ou moins court terme une accélération de l’effondrement du château de cartes, dont la France est le prochain sur la liste.

Cela peut aller très vite. Le 14 septembre dernier, ce sont deux banques françaises qui ont vu leur note abaissées : la Société Générale (de Aa2 à Aa3), le Crédit Agricole et celle de BNP Paribas étant pour l’instant en sursis. Pour les deux premières, c’est leur exposition à la dette grecque et le fait qu’elles possèdent de la dette souveraine grecque (que le pays ne pourra probablement jamais payer) qui est à l’origine de cette dégradation de note.

Les conséquences de l’accélération de l’effondrement des notes des pays de la zone euro sont imminentes. Ce n’est désormais plus qu’une question de mois, avec des va et vient de moins en moins espacés entre les hauts et les bas et de plus en plus vers des bas…
Si les banques sont alors dans l’impossibilité de se faire aider par l’UE (dont le leadership est pour l’instant partagé entre la France et l’Allemagne), elles peuvent très vite mettre la clé sous la porte, exactement comme Lehman Brothers. En cas de banqueroute, que restera-t-il pour vous acheter de quoi manger, de quoi vous soigner ? Un immeuble ? Une résidence secondaire ? De l’or, si vous avez été malin. Avec de l’or, vous pourrez toujours tout acheter, surtout à prix d’or ! L‘or est la monnaie de change historique et universelle quand dégringolent les monnaies. Il n’est pas trop tard, mais il devient urgent d’être malin !

Valeurs refuge : le Franc Suisse peut-il concurrencer l’or ?

Jeudi, septembre 15th, 2011

La crise du système bancaire mondial appesantie par les mauvais résultats enregistrés par le Crédit Agricole, la Société générale et BNP Paribas dans le collimateur de Moody’s en début de semaine a provoqué une ruée vers les valeurs refuge comme les monnaies fortes. Si le Franc Suisse a la cote, est-ce un bon placement ? Peut-il concurrencer l’or ?

Des monnaies fortes pour combien de temps ?
Parmi les « monnaies refuge », le yen a été peu à peu délaissé au profit – ou plutôt au détriment – du Franc Suisse. Affaibli par la catastrophe qui s’est abattue sur le pays en mars dernier, le Japon a tout fait pour déprécier le yen afin de ne pas gêner le rythme de ses exportations. C’est donc vers le Franc Suisse que se sont naturellement tournés les investisseurs et les épargnants en quête de valeurs refuge.

L’avantage d’une monnaie forte telle que le Franc Suisse ou encore la Couronne norvégienne est qu’elles reposent sur une économie réelle. Le Franc Suisse est en grande partie adossé aux réserves d’or du pays, ce qui lui confère une certaine stabilité et lui évite d’être l’enjeu de spéculation gonflant artificiellement son cours. L’atout de la Suisse et de la Norvège réside également dans le fait que ces deux économies « petites mais fortes » sont ouvertes, axées sur une politique budgétaire concrète et qu’elles profitent d’un surplus de comptes courants.

Les pays refusent que leur monnaie soit des valeurs refuge
Comme pour le yen, la Suisse et la Norvège ont tout intérêt à freiner le cours de leurs devises si les pays ne veulent pas se retrouver eux aussi bloqués au niveau des exportations. C’est ce qu’a commencé à mettre en pratique la Suisse en achetant de l’euro en masse récemment, afin que son franc ne devienne pas la valeur refuge à la mode et que son cours se retrouve du coup surévalué.

Le hic des monnaies dites de confiance est qu’elles sont embringuées de gré ou de force dans le système monétaire flottant et de ce fait, s’ajustant les unes par rapport aux autres, leur valeur ne peut que fluctuer. Le déséquilibre est permanent.

Les monnaies sont vouées à une mort certaine, l’or non.
Pour conclure, une devise ne peut à notre avis pas constituer une excellente valeur refuge dans la mesure où elle reste prisonnière du système monétaire international : dévaluée ou surévaluée, une monnaie de confiance est de toute façon vouée à disparaître tôt ou tard. Alors que l’or, lui, ne périt jamais, a toujours une valeur qui lui est propre même au minima.

Vous entendrez sans doute votre conseiller financier – qui blêmit au seul mot « or » – dire qu’il est trop tard pour acheter de l’or. Normal, généralement ce ne sont pas les mieux placés (sans vouloir faire de jeu de mot) pour en parler. D’autre part, l’or ne rapporte rien (sauf à vous si vous le revendez au bon moment pour réaliser une plus-value) et ne fait pas travailler la banque. Il a donc plus intérêt à vous vanter les mérites de ce que rapportent ses illusoires produits bancaires.

Profitez de la consolidation passagère de l’or
Non il n’est pas trop tard pour acheter de l’or, d’autant que son cours baisse en ce moment. Le dollar renforçant sa position face à l’euro suite aux derniers déboires grecs, l’or serait temporairement délaissé au profit du billet vert. Sauf que ça n’est qu’illusion. Il faut au contraire profiter de cette consolidation passagère de l’or pour placer une partie de votre épargne avant que son cours remonte. Pour le moment, si l’or n’arriver pas à fixer autour des 1900$, une baisse technique à 1777$, puis 1704 est envisageable, avant de monter à nouveau en flèche. La valeur « avant-bulle » étant estimée par nos spécialistes aux alentours de 5000$, il y a encore de la marge…

Un nouveau record pour l’or : notre baromètre crise à la hausse

Jeudi, août 11th, 2011

Cette nuit j’ai fait un rêve. J’ai rêvé que le cours atteignait 2 100€ (ce qui en dollar revient à peu près à 2500$, le seuil de résistance admis). Il l’atteignait là, à la fin de l’été, plus vite que prévu. Et si ce rêve était prémonitoire ?

Bientôt les 2000$ ?
Avec un nouveau record atteint hier, l’or a franchi les 1815$ en cours de séance à la bourse de Hong Kong, laissant peut-être envisager un seuil critique d’ici la fin de l’année. Comme nous l’annoncions le 26 juillet dernier, le compte à rebours avant un éventuel « effet bulle » de l’or a bel et bien commencé, mais nous vous disions aussi que de l’eau avait encore le temps de passer sous les ponts. Or, la croissance rapide de l’or a lieu plus vite que prévu : pas de temps mort pour l’or cet été contrairement à d’habitude, de nouveaux records atteints, pas de correction du cours de l’or en vue… Le seuil « critique » de l’or va peut-être être rapidement atteint.

Selon les spécialistes de BofA Merrill Lynch, l’once d’or pourrait même bien atteindre les 2000 dollars d’ici 12 mois, bien avant les estimations prévues pour 2012.

L’or, baromètre de la crise
La dégradation de la note des Etats-Unis, suivie par la rumeur de la Société Générale en indélicatesse chez nous… Les bourses dévissent depuis lundi, faisant effet de levier sur le cours de l’or. A la différence de 2008, la conscience collective que la crise va durer et qu’un Quantitative Easing 3 (mesure d’assouplissement quantitatif) est en train de se préparer. Cela consiste en gros à injecter de l’argent en masse dans le secteur privé (banques et entreprises), en espérant qu’il serve à relancer l’économie. On sait très bien où conduit ce type de manœuvre : à une dévaluation de la monnaie. La faute aux Etats qui font semblant d’être keynesiens alors qu’ils ne font que s’inspirer du gourou Madoff en construisant des pyramides de dettes (dixit J. Attali dans un entretien au Monde).

Dans ce contexte, le basculement des comptes actifs vers des placements refuge comme l’or contribue à faire grimper son prix. S’il ne présente aucune opportunité de rendement, l’or constitue en revanche un excellent placement pour sécuriser son épargne : avec lui, elle ne risque pas de partir en fumée. Toujours d’après les experts de BofA Merril Lynch, « L’or physique constitue l’actif ultime car il n’y a pas risque de crédit ». « Du coup, les banques centrales des pays émergents (Chine, Inde [ndlr] ont diversifié leurs réserves en faisant l’acquisition d’or et de devises autres que l’euro et le dollar au cours des derniers trimestres », ajoutent-ils.
Ce repli stratégique dans l’or est un excellent baromètre de la crise, tout comme ce nouveau record de l’or n’est pas rassurant pour l’économie mondiale.

C’est le prix de l’or qui monte ou les monnaies qui perdent de leur valeur ?

Les deux mon capitaine. Il devient de plus en plus évident que le dollar perd peu à peu son statut de monnaie de réserve mondiale. Si le prix de l’or augmente, ce n’est pas tant parce qu’il y a spéculation autour de lui que parce que la valeur des devises fortes (US et Euro) sont en baisse. Seul le Franc Suisse (autre valeur refuge) tire son épingle du jeu grâce à un budget maintenu en équilibre par l’état helvète. La dette ne s’élève qu’à 53% du PIB et le Franc Suisse est couvert à 84% par des réserves d’or : du solide, pas uniquement de la promesse de remboursement de dette ! D’ailleurs, on constate que le prix de l’or en francs suisses se maintient depuis 6 mois, voire est en légère baisse ! Preuve que ce sont bien les monnaies fiduciaires qui perdent de leur valeur, il qu’il ne s’agit pas d’un gonflement artificiel du prix de l’or. Au rythme où va la dévaluation du dollar, voilà pourquoi l’or devrait atteindre plus tôt que prévu les 2000$.

Mais nous n’y sommes pas encore : les monnaies ont encore du temps devant elles avant de dégringoler. Il est encore temps de sauver vos économies en en plaçant un tiers dans l’or physique. Ca sera toujours ça se sauvé !

Or : compte à rebours amorcé avant la bulle ?

Mardi, juillet 26th, 2011

Il y a des signes avant-coureurs qui doivent mettre la puce à l’oreille : monnaies-papier qui font croire à leurs obligés que tout va bien (avec un petit sourire crispé), sur-médiatisation de l’or, particuliers qui vendent leur or, explosion de la prime des pièces d’or… On est bien au début de la 3e phase du marché haussier de l’or et on se rapproche à grands pas d’un effet bulle. Combien de temps nous reste-il pour profiter des largesses du magnanime métal ?

Un contexte favorable à l’explosion du prix de l’or
D’après Yannick Colleu (auteur du Guide d’investissement sur le marché de l’Or), « Dans le monde financier lorsqu’une bulle se forme tout le monde en parle, tout le monde en veut, tout le monde se met à en vendre ». Ce n’est pas encore le cas, mais l’or se situe bel et bien sur une pente ascensionnelle, tant en termes d’offre que de demande, et son cours ne fait que grimper. Même le Progrès titre à ce sujet « Vendre son or devient monnaie courante » http://www.leprogres.fr/rhone/2011/07/24/vendre-son-or-devient-monnaie-courante-a-lyon. Une opération qui à court terme n’est pas le meilleur calcul soit dit en passant…

Pour l’instant, l’or se situe juste dans un marché haussier tout à fait normal en ces temps de crises financière et économique. La hausse des matières premières et des prix de la consommation, la baisse du pouvoir d’achat de la classe moyenne (aux Etats-Unis et en Europe), le manque de confiance dans les monnaies-papier, taux d’intérêt anormalement bas (Outre-Atlantique), chômage, inflation historique du dollar : le sinistre décor est planté. Tous ces éléments sont autant de raisons qui justifient la hausse du prix de la valeur refuge.

Les 3 phases d’un marché haussier
Il est tout à fait possible d’anticiper un phénomène de bulle, comme cela s’est déjà produit dans les années 80, et de s’en prémunir. Un marché haussier se distingue en 3 étapes avant d’atteindre des sommes complètement exagérées. D’après la spécialiste es or Simone Wapler, nous commençons juste à entrer au début de la 3e phase, mais ce début peut encore durer longtemps.
- la première phase concerne un public très averti, les contrariens qui achètent tranquillement mais sûrement de l’or alors que le métal est passé de mode, personne n’en parle encore.
- durant la deuxième phase, on constate que les banques centrales commencent à remplir leurs coffres, des suiveurs avisés comme les lecteurs de loretlargent.info achètent aussi de l’or. L’entrée de gros capitaux sur le marché fait grimper le prix de l’or.
- enfin dans la 3e phase du marché haussier, votre voisin de palier, un membre de votre famille, vos amis sur Facebook, vous disent qu’ils viennent d’acheter de l’or. Tout le monde en parle, c’est le début de la ruée.

La dette souveraine booste le cours de l’or
D’après l’économiste James Turk, le seuil maximum attendu par les acteurs du marché est de 2500$. Certes, on en est encore loin et l’or reste malgré tout bien en dessous de sa valeur réelle à 1600$, mais le cours de l’or grimpe plus vite que ce qu’avaient prévu les spécialistes. La crise de la zone euro et la super dette américaine ont agi comme des accélérateurs du cours de l’or. Le cours de l’or caracole en ce moment à des niveaux record alors que l’été est supposé être la saison morte pour le métal précieux.

Une bulle de l’or ? Pas pour tout de suite…

Pour le moment, l’or est encore loin d’être déconnecté de sa valeur réelle, il n’y a pas de surévaluation inconsidérée de l’or. Selon Yannick Colleu, « L’or sera dans une bulle le jour où, ayant résolu nos problèmes monétaires et de dettes, les taux d’intérêt réel étant devenu positifs, les prix continueront à flamber ». On est encore loin de cette situation. Si l’on se réfère aux années 80, dernière « bulle » de l’or, le prix-bulle de l’or devrait atteindre les 5000/6000$ en théorie, si l’on compare le prix de l’or (850$) et l’indice des prix de l’époque à ceux d’aujourd’hui. Il ne s’agit là que d’une valeur indicative, mais on peut déjà miser sur une once à 3000$ d’ici 1 à 2 ans. En cas de ruée sur l’or, ce seuil sera bien sûr dépassé et l’or sera dans une bulle.

L’or est donc bien en deçà de sa valeur réelle et dispose encore d’une belle marge de progression. L’achat d’or reste donc une bonne opération.

2 solutions en cas de bulle
Si l’or atteint le fameux seuil maximum critique attendu par les acteurs du marché, alors il faut s’attendre à ce que les prix explosent en suivant et que la bulle éclate. Il faut donc revendre son or au bon moment si l’on souhaite réaliser une plus-value grâce à son investissement (surtout réalisable avec de l’or papier).
D’un autre côté, revendre son or en échange de monnaie-papier n’est pas un très bon calcul par les temps qui courent. Si cela peut dépanner à court terme pour dégager un peu de liquidités, l’or peut aussi et surtout servir de monnaie d’échange en cas de forte dévaluation des devises (ce qui risque fort d’arriver dans les prochaines années). Le plus sage est donc de garder une partie de son or car même si son prix revient à la normale après un effet bulle, il conservera toujours sa valeur propre.

Enfin, il ne faut pas hésiter à faire comme les contrariens qui ont eu le flair d’acheter l’or au plus bas de sa valeur dans les années 80, après l’explosion de la bulle, et attendre la prochaine crise (car il y en aura toujours tant qu’aucune monnaie fiduciaire ne sera basée sur des valeurs réelles), puis attendre que l’or acquis réalise une plus-value extraordinaire, de l’ordre de 2000% !

Sommet de la zone euro : chronique d’une mort annoncée

Vendredi, juillet 22nd, 2011

Les marchés se frottent les mains, les banques sont en liesse, la Grèce se dit soulagée, l’euro caracole devant le dollar en lui faisant un beau pied de nez, l’Europe a eu chaud, tout le monde applaudit ! Le sommet de Bruxelles du 21 juillet aura rassuré tout le monde… sauf les contrariens que nous sommes qui ne croient plus à aucune monnaie, sauf à l’or bien sûr.

Contagion évitée pour combien de temps ?
A écouter en boucle les médias hier, on pourrait penser que la solution à la crise grecque a été trouvée et que tout va bien dans le meilleur des mondes. Le plan d’aide prévoit un chèque de 158 milliards d’euros co-signé par la BCE et le secteur privé. 109 milliards d’euros attribués par l’Europe et le FMI et 49,6 milliards d’euros seront versés par le secteur privé d’ici à 2014, dont 12 milliards sont prévus pour le rachat de la dette grecque avec décote ou allongement d’échéance.

Le taux d’intérêt de remboursement du prêt accordé au pays endetté est abaissé de 5 à 3,5% (la dette ne sera donc pas aussi rentable pour les prêteurs !) et les conditions de prêts sont assouplies. Les mesures techniques prises lors du sommet par les principaux dirigeants de la zone euro prévoient un allégement global de la dette. Grâce à une belle solidarité franco-allemande, l’effet de contagion est évité, mais pour combien de temps ?

Dette allégée, monnaie plombée
Avec une telle aide, la Grèce peut même se permettre d’être en défaut de paiement et de ne pas être en mesure de rembourser sa dette ! Sur ce point, Sarkozy élude vite fait la question du défaut, même partiel, qui ne « fait pas partie de son vocabulaire ». Et vous pensez sincèrement que les agences de notation vont se laisser endormir ? Il y a des signes qui ne trompent pas : taux revu à la baisse, rallongement des échéances de remboursement, montant du prêt très élevé, rachat des déchets de dette par le Fonds Européen de Stabilité Financière (selon de nouvelles prérogatives)… Ce ne sont ni plus ni moins que des indicateurs de défaut de paiement.
En outre, le plan d’aide est tardif et insuffisant estiment de nombreux spécialistes.

On n’a retenu aucune leçon des subprimes !
Comment moraliser les marchés sans les démoraliser ? Eh bien la solution est claire : on ne les moralise pas. Le secteur privé devrait mettre la main à la poche pour aider à financer la dette grecque ? Que nenni, dans la mesure où l’hypothèse de taxer les banques a été abandonnée, comment peut-on croire à une vraie responsabilisation du secteur ? On ne peut que comprendre l’attitude de l’Allemagne, si réticente à vouloir aider la Grèce. Berlin ne veut pas faire payer les problèmes d’ingérence de certains états et préfèrerait faire prendre conscience aux investisseurs les risques qu’ils prennent.

En terme de responsabilisation, les fonds d’investissement continuent allègrement de spéculer sur la dette et donc sur la misère. Comble du cynisme, cette dette grecque n’en finit pas d’enrichir les usuriers. C’est le nouveau crédo du crédit : s’enrichir sur de la perspective de remboursement (à savoir de la dette). Aucune leçon n’a donc été retenue depuis la crise des subprimes ; seulement après une accalmie utopique, à la prochaine crise, le fond sera touché, n’entrainant pas que l’euro dans sa chute mais le système monétaire mondial tout entier. Les mesures prises ne sont donc rassurantes qu’à court terme, comme d’habitude depuis le début de la crise grecque en mai 2010.

La seule monnaie crédible, c’est l’or !
Si le plan d’aide se veut rassurant pour la Grèce et est également valable pour les autres pays en risque de faillite, qu’adviendra-t-il une fois que ceux-ci seront à nouveau mal notés par les agences de notation ? Est-ce que la perspective de créer une agence de notation européenne suffirait à changer la donne sur les marchés à long terme ? Non, car les monnaies papiers sont vouées à périr.

La seule valeur qui puisse servir de monnaie d’échange en temps de crise et qui ne repose sur aucune autre valeur que la sienne propre, c’est l’or. Si les devises (voire même une monnaie unique mondiale) étaient adossées à des biens réels comme l’or, l’industrie, les matières premières… l’euro et le dollar n’en seraient là. Même le yuan est suspecté de tricherie !

Contrairement à ce qu’affirme Ben Bernanke, le patron de la FED, l’or ne serait pas une monnaie, mais les banques centrales s’en rempliraient les coffres par pure « tradition » ! Une tradition particulièrement courue ces deux dernières années… Particuliers, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour ne pas être en reste lorsqu’une mauvaise note de Moody, Standard & Poors ou autre Fitch s’abattra sur le prochain pays et que la zone euro sortira les rames pour décider d’un pénultième plan d’aide… Sécurisez votre épargne dans de l’or qui ne partira pas en fumée!

Mesures pour sauver l’euro

Nouveau record de l’once à 1600$ : pas de temps mort pour l’or cet été !

Vendredi, juillet 15th, 2011

Ca y est, l’once d’or a encore atteint un record jamais égalé auparavant : à 1600$ l’once, la hausse du cours de l’or reflète plusieurs choses, dont une grande instabilité du système monétaire mondial. Plus que jamais valeur refuge, il est plus que temps d’acheter du métal précieux pour sécuriser votre épargne.

Dans le nouveau record de l’or atteint hier se reflètent des inquiétudes généralisées aux monnaies dites de confiance. Après une semaine très anxiogène à tous niveaux, il était logique que l’once voie son cours exploser en plein 14 juillet. L’or signe un double record puisque mardi dernier déjà, l’once avait atteint un record max en dollars (1580$) mais aussi en euros (1121.050€).

La crise profite à l’or
Ce sont d’abord les incertitudes liées au second plan d’aide à la Grèce qui grève l’euro face au dollar, puis celles liées au Portugal et plus récemment à l’Irlande et à l’Italie qui vient de signer un nouveau plan d’austérité. La dette souveraine des pays membres de la zone euro ont fait plonger la devise européenne au plus bas face au dollar depuis 4 mois. Avec le spectre de l’effet domino, les investisseurs craignent que les pays de l’UE (loin de se montrer unis) n’arrivent pas à aider les P.I.G.S. à sortir de la crise, malgré les mesures « rassurantes » prises par l’Italie.

Et la déstabilisation de la monnaie unique est loin de profiter au dollar car les Etats-Unis, pays le plus endetté au monde, risque de voir sa note baissée par l’agence de notation Moody’s. Toujours dans l’impasse, les élus américains peinent à trouver un accord visant à abaisser le plafond de la dette publique. Mardi dernier, le président Obama déclarait que les Etats-Unis pourraient ne pas être en mesure de pouvoir payer les retraites en août…

Une fois n’est pas coutume, l’or ne prend pas ses quartiers d’été
En réaction à cette chaîne d’incertitudes, propices à toutes les spéculations, la cote du Franc Suisse, actif plus sûr, remonte, ainsi que le yen… et bien sûr l’or ! Une remontée fulgurante après une correction normale observée début juillet.

Ce pic soudain est bien le reflet d’une inquiétude généralisée, comme un avant vent de panique, comme un baromètre indiquant de très basses pressions avant la tempête. Car en été, le métal jaune a plutôt l’habitude de prendre ses quartiers.
Investisseurs en vacances, marchés dormants, « saison morte » des mariages en Inde (qui représentent chaque année un gros marché), d’ordinaire, l’or a plutôt tendance à hiberner pendant les grandes vacances.

L’or, jamais en défaut ! C’est pourquoi il faut en posséder

Les détracteurs sont nombreux mais sont plus circonspects quant à la « relique barbare ». Pour Ben Bernanke, président de la très respectée FED, l’or ne serait pas une monnaie (tiens donc ?) mais « une simple tradition », a-t-il déclaré ce mercredi. Une mauvaise foi qui semble vouloir minimiser le risque de ruée sur l’or, dans un autre contexte que les prospecteurs de la fin du 19e siècle toutefois…

Pour le célèbre investisseur Warren Buffet, l’or n’est pas intéressant car il ne rapporte pas de dividende. De l’or, il dit qu’il faut « attendre assis sur une chaise que quelqu’un vienne le racheter à un prix plus fort que celui auquel on l’a acheté pour que cela rapporte. Eh bien ce n’est déjà pas si mal qu’une valeur puisse permettre de faire cela en temps de crise ! Et c’est encore le cas, malgré le sommet atteint hier, l’or n’a pas fini son ascension vertigineuse ; on est encore loin de l’effet de bulle, seuil auquel l’or devrait atteindre 2000$… peut-être plus vite que prévu ?

Alors n’attendez pas pour vous emparer de cette valeur, refuge et objet de spéculation. Car l’or lui, ne sera jamais en défaut et contrairement aux monnaies, le métal précieux pourra toujours constituer une monnaie de change en temps de crise, car il aura toujours de la valeur ; en ce qui concerne les pièces d’or, au moins leur valeur spot.

Grèce, Portugal, Irlande… qui va faire sombrer l’euro ?

Vendredi, juillet 8th, 2011

On prend les mêmes que l’an dernier et on recommence ! Le jeu de dominos continue de s’effondrer : après la mauvaise note attribuée au Portugal par la fameuse agence de notations Moody’s (qui appartiennent à qui déjà ?), la confiance dans l’euro continue d’être sapée. Après les PIGS, quel est le prochain pays sur la liste ? Mauvaise passe pour la monnaie unique.

A peine les doutes sur le défaut de paiement de la Grèce commençaient-ils à se dissiper (toujours en pleine tragédie soit dit en passant), que l’euro est à nouveau touché de plein fouet, en plein Portugal, par les terribles agences de notations. Après avoir estimé que le pays pouvait avoir besoin d’un second plan d’aide, Moody’s a baissé la note du Portugal de 4 points (de BAA1 à BA2), reléguant le pays au rang des « investissements spéculatifs » (« speculative grade »). Rien de tel pour rassurer des investisseurs déjà bien frileux ! Et l’euro de reculer face au dollar, au franc suisse et au yen ce mercredi…

PIGS en péril, planète euro aussi
Le sort du Portugal risque hélas de se calquer sur celui de la Grèce (on en reparle dans un an ?), et le prochain pays à suivre sur la liste est un des « PIGS », l’Irlande, elle-même très endettée. Malgré un plan d’aide de 85 milliards d’euros, le pays est toujours suspecté de défaut lui aussi. Résultat, les taux d’intérêt auquel le pays d’Eire peut emprunter ont augmenté comme jamais. Non seulement le taux de chômage est toujours très élevé (14%) mais la consommation nationale ne décolle pas.

La faute à qui ? Une sorte de crise des subprimes sauce irlandaise à base d’investissements immobiliers ultra risqués. Le problème est que si seuls les pays économiquement faibles de la zone euro sont concernés, ils risquent d’entraîner les autres dans leur chute.

Les agences de notation financières pointées du doigt
Pourquoi ces agences de notation, véritables créatrices de dette, ne font-elles l’objet d’aucune régulation ? Pourquoi les institutions financières leur font-elles confiance ? Quant à la moindre annonce, l’euro sombre au profit du dollar, on est en droit de se demander à qui profite le crime. Véritable « oligopole » (pour reprendre une expression de la Tribune), les agences de notations décident de manière implicite des plans d’aide qui peuvent être accordés ou non aux pays d’Europe en difficulté, et de dégrader la note d’un pays comme le Portugal, déjà en plein plan d’austérité.
« Non conformité à la promesse originelle paiement en temps et en heure des intérêts et du principal », voilà les arguments des Standard & Poor’s pour justifier la qualification de la Grèce en défaut.

L’autorité des agences de notation, la sévérité des notes, l’influence qu’elles exercent est depuis longtemps décriée. S&P vient d’ailleurs d’être condamnée à verser 784.000 euros au groupe alimentaire Parmalat. L’agence venait de mal le noter alors que le groupe était déjà en difficulté financière. En attribuant de mauvaises notes, les agences de notation maintiennent les pays (ou les industries) en difficulté le bec sous l’eau. Au moment où ils auraient le plus besoin d’inspirer confiance pour reprendre place dans les marchés, les agences ne font qu’enfoncer les pays endettés dans la tourmente.

Et s’il se passait la même chose en France ?
Quand on sait que les fonds spéculatifs américains spéculent sur la baisse de l’euro, on sait à qui profite le système de notation de ces agences qui ne font que surfer sur une lame de fond.

La seule vraie valeur susceptible de rester à l’abri des remous monétaires est l’or bien sûr. Si ce n’est l’euro, c’est le dollar qui décline, puis le yen… Dans un film d’anticipation où la France subirait le même sort de la Grèce n’est pas si hypothétique que ça. Pour éviter de nous retrouver dans la même situation que nos confrères hellènes, il serait plus prudent, tant que l’or n’a pas atteint sa valeur maximum, d’investir au moins 20% de votre patrimoine dans une valeur qui elle, est bien tangible et ne repose sur aucun investissement risqué, puisque l’or possède sa valeur propre.

Christine Lagarde au FMI : un signe fort pour l’euro ?

Mercredi, juin 29th, 2011

Elle tombe plutôt à point nommé cette candidature ! Pour la France, pour l’Elysée bien sûr… et pour l’euro ! A l’heure où dollar, yuan et monnaie unique jouent des coudes, que signifie la présidence d’une Française au FMI sur le plan monétaire ?

Des pays en voie de développement auraient voulu faire entendre leur voix en représentant la direction du FMI : Mexique, Inde, Turquie… Ils étaient nombreux à briguer le poste. Et pourtant, retour à la France. L’élection de Christine Lagarde au poste de directrice générale du FMI s’inscrit dans la continuité d’une Europe garante du « tirage de ficelles » monétaire international.

On se sert les coudes dans la dette !
Garante de l’unité dans la misère, la dette souveraine des états membres de la zone euro tisse les liens de la monnaie unique. Car qui dit dette dit solidarité, remboursement à taux élevés et donc création de richesse.

Une dette à l’échelle européenne et non pas nationale reste le seul moyen de lutter contre le « sudden stop » : l’arrêt net de financement externe des investisseurs qui redoutent le défaut de paiement. En plaçant ses économies dans des banques suisses, autrichiennes, allemandes… le pays endetté reste dans la zone euro. Et seuls les acteurs publics tels que la BCE, l’Union Européenne et le FMI peuvent permettre de contrer le risque de « grève de l’achat de dette publique » et éviter l’hémorragie.

C. Lagarde est une européenne qui sera là pour défendre la monnaie unique, indispensable ennemie du dollar et des autres monnaies fortes. Le déséquilibre permanent du marché monétaire savamment entretenu est une des conditions sine qua non du développement économique actuel.

Le dollar a besoin de l’euro
Les Etats-Unis jusque là grands décideurs de la politique monétaire internationale s’enfoncent dans l’argent-dette avec une politique inflationniste de rigueur. Avec le discrédit jeté sur le billet vert, la menace du yuan comme nouvelle monnaie internationale plane. Selon Dai Xiaoglong le yuan pourra s’établir comme monnaie internationale d’ici 15 à 20 ans ; c’est-à-dire qu’il sera convertible pour les comptes en capitaux et ne sera plus dépendant de la devise verte, comme c’est le cas actuellement. Possédant près d’un tiers des réserves mondiales des devises, on comprend que l’économie – florissante – chinoise, ne cherche pas à s’encombrer du boulet dollar, en pleine dévaluation.

La Chine a faim et se sert déjà de sa monnaie pour des échanges commerciaux avec les pays voisins. La continuité de la direction du Fonds Monétaire International par l’Europe va simplement permettre le maintien de l’actuelle politique de création de richesse par les monnaies fortes sur l’endettement permanent. Cynique, vous avez dit cynique ?

Le système monétaire mondial paie actuellement ses dérives, à force de s’être extrait de la réalité. Une monnaie forte n’est ni américaine, chinoise ou européenne, elle doit tout simplement reposer en partie sur des valeurs réelles comme les matières premières, et des réserves d’or, évidemment !

Pour les européens, pièces et billets valent de l’or !

Jeudi, juin 23rd, 2011

A l’heure de l’explosion des paiements en ligne, des paiements via smartphones, et de la multiplication des cartes de paiements, il semblerait que ce soient les pièces de monnaie qui restent le moyen de paiement préféré de nombreux français, ainsi que de leurs compatriotes européens. Un sondage Ifop réalisé pour le cabinet Windcor Nixdorf met en lumière l’amour des consommateurs pour leurs pièces de monnaie : le cash, le liquide, les billets et les euros ne sont pas prêts de disparaître.

Le cash, c’est chic !

Ce sondage a été réalisé dans le but de comprendre les habitudes des Français et des européens par rapport à leur utilisation de l’argent liquide. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les pièces et les billets sont loin d’être désuets. Près de 90% des Français ont déclaré toujours posséder sur eux du liquide, environ 41 € en cash. Ceux qui détiennent le plus de liquide restent les hommes de plus de 35 ans avec de hauts revenus.

Cette tendance ne se limite pas aux frontières gauloises, puisque d’autres pays européens sont également très attachés à leurs pièces de monnaie et leur billet : les italiens possèdent en moyenne 65 € en moyenne sur eux, 52 € pour les Anglais et 49 € pour les Espagnols. Mieux, le sondage souligne que « plus de la majorité des personnes interrogées, quelle que soit leur nationalité, avoue ne jamais sortir sans argent liquide : 60% des Italiens, 53% des Espagnols et 52% des Français ».

Une méfiance envers les banques accrue ?

Conséquence de la crise foudroyante de 2008/2009 ou simple geste de préservation, l’étude indique qu’1 Français sur 2 garde de l’argent chez lui, bien au chaud sous son lit ! On retrouve cette tendance surtout chez les hommes, les retraités, les plus hauts revenus, les Franciliens et contre toute attente, les 18-25 ans !

Il apparaît également qu’un certain nombre d’interrogés restent nostalgiques du bon vieux franc : 35% en ont encore en leur possession, principalement des pièces. Et pour la petite histoire, « 19% des Français aimeraient voir Charles de Gaulle en effigie sur un billet d’euro ».

De l’argent liquide pour le quotidien

Cet argent liquide sert principalement à régler les dépenses du quotidien (87% des sondés) : achats en boulangerie (83%), achat des journaux (33%), consommation au café (29%), régler le stationnement (29%).

Les pièces valent de l’or

Entre ceux qui les conservent précieusement dans leur bas de laine, et d’autres qui ne jurent que par elles pour payer leurs achats, il semble que les pièces soient toujours un objet aimé, choyé, que l’on a l’habitude de côtoyer, qui nous rassure. « Cette étude confirme l’attachement grandissant des Français à l’argent liquide. La comparaison avec nos voisins européens souligne qu’il s’agit d’une tendance de fond et que, malgré le développement de moyens de paiement alternatifs, l’argent liquide a toujours de l’avenir », souligne Philippe Dauphin, Président & CEO de Wincor Nixdorf France.

Euro, dollar, monnaie de singe… et l’ECO ?

Mardi, juin 21st, 2011

Disons le clairement, si la Grèce fait faillite, elle entraînera dans sa chute tous ses camarades de la zone euro et la monnaie unique dans les limbes de la mer Egée. Ce n’est pas pour cela que le dollar US regagnera ses galons d’étalon. A force de faire tourner la planche à billets, celui-ci perd complètement de sa valeur. Quelle issue pour les monnaies fiduciaires ?

On comprend bien l’intérêt d’un Trichet à affirmer la compétitivité de la monnaie unique : « stable et crédible » l’euro ? Tant que la Grèce ne sort pas de la zone euro. Si c’était le cas, et la piste est de plus en plus évoquée, cela discréditerait la monnaie unique. D’autant que la Grèce n’est pas un cas isolé. Prochaine cible des agences de notation : l’Italie, en Espagne la grogne monte chez les Indignados de plus en plus nombreux… Le jeu de dominos vacille depuis plus d’un an, une réplique et le jeu tout entier s’effondre. Quelles pourraient être les conséquences à long terme ? La disparition d’une monnaie papier, comme tant d’autres…

Inflation et mort du billet vert
Le problème d’une monnaie fiduciaire, dite de confiance, est qu’elle a la valeur qu’on veut bien lui prêter. Or la confiance règne de moins en moins dans la monnaie papier. Toujours d’après le président de la BCE, l’euro « joue son rôle de rééquilibrage » au sein du système monétaire mondial. Un équilibre précaire et tronqué car outre Atlantique, on produit du billet vert à tire larigot sans connaître la masse monétaire émise.

Comment une monnaie dont on ne connaît pas la quantité peut-elle être cotée ? En refusant de publier M3, l’indicateur le plus fiable de dollars en circulation, la réserve fédérale américaine tente dissimuler sa politique super inflationniste comme une maladie honteuse. Or on sait où mène l’inflation. La dévalorisation du dollar est inéluctable dès lors qu’il ne repose plus sur l’or.

Une monnaie unique pour l’Afrique peut-elle changer la donne ?
Que penser du projet de l’ECO, la monnaie unique commune à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ? Si elle vise à harmoniser les transactions commerciales de la CEDEAO, que vaudra-t-elle face à la voracité d’un dollar déclinant, d’un euro sur la brèche et d’un yen qui veut vite se remettre du séisme ? L’Afrique est-elle prête à se prendre en main toute seule ? Ce serait l’occasion rêvée de remettre une monnaie sur les rails de l’or. A ce moment-là, on peut envisager une monnaie unique africaine véritablement concurrentielle. Figurant parmi les principaux pays producteurs d’or, l’Afrique pourrait se permettre d’appuyer en partie sa monnaie sur l’or et les matières premières dont elle est riche. Cette monnaie là pourrait effectivement changer la donne, à condition qu’elle ne rentre pas dans le système spéculatif qui s’enrichit sur le dos de la misère.

Monnaie d’échange depuis des siècles, l’or lui a survécu à toutes les monnaies. Même si les réserves ne sont pas suffisantes pour constituer une monnaie à part entière, une monnaie qui reposerait sur les réserves d’or physique permettrait à l’économie mondiale de ne plus dépendre du déséquilibre permanent, actuelle base du développement économique.

Une issue « drachmatique » pour la Grèce ?

Vendredi, juin 17th, 2011

Il reste peu de solutions parmi les solutions négatives pour sortir la Grèce de la crise ; le consensus européen n’existe plus, le peuple grec manifeste contre le nouveau plan d’austérité… Il est de plus en plus question que le pays sorte de la monnaie unique pour retourner à son ancienne monnaie, la drachme : une solution qui pourrait s’avérer « drachmatique ».

La crise est systémique
La Grèce est en pleine tragédie. Impossible de se sortir de la crise et les autres pays membres de l’UE n’arrivent pas à se décider sur un nouveau plan de secours. Même si le 3 juin dernier, le FMI et les pays de la zone euro ont accepté de verser à la Grèce la 5e tranche du prêt qui devrait lui permettre d’éviter la banqueroute ou de sortir de l’union monétaire, la Grèce est loin d’être sortie d’affaire.

Voilà le résultat d’une vraie « dictature bancaire », pour reprendre les termes d’un article publié sur LePost.fr. Au passage à l’euro, la Grèce a subi une hausse des prix sans précédent. Le coût de la vie a augmenté au point d’entraîner un appauvrissement de la classe moyenne et la faillite du pays tout entier. Les raisons de cette banqueroute sont nombreuses mais toutes imputables à l’euro.

Selon le spécialiste Olivier Delamarche (associé et gérant de Platinium Gestion), il faut sortir la Grèce de la zone euro et résoudre le problème dans sa globalité, car il est mondial et c’est ça qui est nouveau. La Grèce n’est hélas pas un glaçon isolé au milieu de l’océan mais une partie visible de l’iceberg. Même si les pays qui constituent la base de la pyramide sont plus solides, celle-ci ne pourra pas s’empêcher de s’écrouler au bout d’un moment, car elle forme un tout. Un tout dont la Grèce fait partie, au même titre que les Etats-Unis, l’euro, le FMI, les actions cotées en bourse, les banques centrales, etc. L’injection ponctuelle de fonds n’est pas la solution, le problème doit être traité dans son ensemble. Le problème est que cela touche au système monétaire mondial, donc à un tabou.

Entre la peste et le choléra
L’initiative (a priori fort louable) d’avoir créé une monnaie européenne unique pour concurrencer le dollar a obligé quelques pays à se hisser à un niveau trop élevé pour eux, pour finir par entraîner la zone euro toute entière vers le bas. On peut parler d’autoritarisme monétaire, de « logique dogmatique pro-mondialiste »… Et dire aussi qu’on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs, mais pour l’heure les œufs sont brouillés !

Manquant de garanties pour rembourser les prêts, on peut considérer que la Grèce est en défaut de paiement. Voilà en partie pourquoi l’agence de notation Standard and Poors a dégradé la note de la Grèce, provoquant un mini séisme au sein de la zone euro. Le retour à la drachme annoncé par la commissaire européenne grecque Maria Damanaki semble être la seule solution envisageable pour sortir le pays de la crise et relancer son économie, en reprenant les rênes de sa dette et en sortant du monde spéculatif. Hélas, en sortant de l’Eurozone, la Grèce signerait sa faillite virtuelle.

L’échec de l’euro signe un retour à l’étalon or ?
L’échec de l’euro dans son application brutale et dictatoriale pose une vraie question sur le système monétaire. Jusqu’alors, aucune monnaie n’a survécu à l’or. Pourquoi ne pas avoir établi l’euro sur une réserve d’or ? Le marasme actuel dû à la spéculation aurait pu être évité… Car la monnaie fiduciaire (qui repose donc sur la confiance…) n’a aucune valeur matérielle, contrairement à l’or qui en a toujours eu une, quelle que soit l’époque.

Comme le scorpion qui survit aux radiations, l’or a survécu à toutes les monnaies. Les monnaies papier ont toutes finies brûlées comme des sorcières sous l’inquisition, alors qu’avec le temps, les pièces d’or 1/ ont été conservées 2/ ont pris encore plus de valeur ! Va-t-il falloir attendre l’effondrement du système monétaire tout entier pour un retour aux valeurs sûres ?
Si les réserves d’or mondiales ne sont pas suffisantes pour constituer un retour à l’étalon, il serait certainement plus sain d’envisager une monnaie qui repose sur un panier comprenant des valeurs tangibles, des richesses réelles, telles que l’or.

La révolution grecque est en marche

Jeudi, juin 9th, 2011

« La dette grecque atteint presque 340 milliards d’euros, soit environ 150% de son produit intérieur brut ». Depuis bientôt plus d’un an, la Grèce s’enlise dans une situation sans fond : ensevelie sous une énorme dette, et avec une crédibilité perdue auprès des marchés financiers, la Grèce connaît des jours très sombres. A l’heure qu’il est, on commence même à évoquer la participation du secteur privé à l’aide à la restructuration du pays… Tandis que dans la rue, le peuple se soulève. LORetLARGENT.info dresse sa revue de presse spéciale Grèce.

Un financement supplémentaire de la Grèce, des restrictions ultra-sévères

Sur Latribune.fr, on apprend que le Premier ministre luxembourgeois et Président de l’Eurogroupe Jean-Claude Junker, s’attend à « un financement supplémentaire accordé à la Grèce en échange de conditions strictes ». En réponse à cette annonce, l’Allemagne s’est clairement désengagé de cette opinion affirmant que « ce qu’il y a pour le moment ce ne sont pas des engagements, ce sont des opinions. Des paiements allemands doivent être décidés par des autorités allemandes, et c’est comme cela dans tous les pays ». En clair, l’Allemagne refuse de tenter un nouveau pas vers la Grèce tant que « la mission d’experts de la Troïka, composée de représentants de l’Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE), n’a pas rendu ses conclusions ».
Un second plan d’aide n’est donc visiblement pas encore au programme : « en contrepartie du déblocage de la cinquième tranche (12 milliards d’euros) du plan d’aide de 110 milliards d’euros accordé en 2010, et d’un accord pour un second plan d’aide dont le montant serait compris entre 60 et 85 milliards d’euros, la Grèce s’engagerait à adopter un énième plan de rigueur ».

Sur myeurop.info, « le nouveau plan de rigueur prévoit 6,4 milliards d’euros d’économies supplémentaires cette année et 22 milliards d’ici à 2015. Un calendrier précis des privatisations (Télécommunications, eaux, ports, aéroports, chemins de fer, banque Postale, Loterie, casinos, …) vient d’être publié et une agence « indépendante » du gouvernement va être installée pour mener au plus vite la vente de ces actifs publics ».

Sur Lemonde.fr, on parle d’une « rallonge financière mais en échange d’un contrôle accru des dépenses de la Grèce et de nouveaux sacrifices budgétaires ». A l’heure qu’il est, la Grèce a-t-elle les épaules pour supporter tous ces sacrifices ?

Le secteur privé au secours de la Grèce

Sur News-banques.com, on apprend que le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, aurait déclaré que le secteur privé pourrait jouer un rôle dans la restructuration de la Grèce mais qu’il reste « contre une restructuration de la dette qui risque de créer un désordre financier et d’approfondir la crise économique grecque ».

Sur Lexpress.fr, les « créanciers privés [sont] invités à échanger leurs titres de dette souveraine contre des obligations à maturité plus longue ». Ces créanciers privés sont principalement de grandes banques européennes, comme le Crédit Agricole et sa filiale Emporiki. La BCE (Banque Centrale Européenne) « qui pendant des mois avait manifesté son opposition à toute forme de restructuration, s’est ralliée cette semaine à l’idée d’une prolongation des échéances (« rollover ») sur la base du volontariat des détenteurs de dette grecque ». On y apprend également que « l’Allemagne a relancé cette semaine l’idée d’une restructuration de la dette grecque et demandé à ses partenaires européens de faire en sorte que les créanciers privés contribuent notablement à un nouveau plan de renflouement ».
Les détracteurs de cette aide des privés insistent sur le fait qu’un « risque de contagion aux autres pays européens » existe.

Les Grecs sont dans la rue

Pendant que les grands de ce monde décident du sort du pays, le peuple grec se manifeste de plus en plus. Toujours sur latribune.fr, on peut lire que « les Athéniens n’hésitent plus à interpeller leurs dirigeants, accusés de s’aplatir devant les exigences de la Troïka dont la rigueur imposée aggraverait les chances du pays de sortir de la crise ».

Dimanche dernier, plusieurs dizaines de milliers de militants grecs se sont retrouvés pour manifester contre le plan d’austérité : grèves, accusation de « spolier le pays », les raisons de la révolte grecque sont nombreuses. Depuis plus d’une dizaine de jours, les manifestants se retrouvent chaque soir sur la place Syntagma, devant le parlement grec à Athènes : ce dimanche, c’est le rassemblement le plus important depuis le début des manifestations.

« Ce qui se passe ici a été engendré par des citoyens qui n’appartiennent à aucun mouvement ; et ceux qui militent dans un parti laissent leur étiquette à la maison ; tous n’ont qu’une envie : que leur voix soit entendue», précise-t-on sur l’Humanite.fr.

Toujours sur lexpress.fr, « les employés des entreprises publiques susceptibles d’être privatisées, comme l’électricien PPC, la compagnie de télécoms OTE ou les sociétés de distribution d’eau EYDAP et EYATH, observeront une grève de 24 heures jeudi. »

Les incertitudes une fois de plus comblées par le recours à l’or

Dans l’état actuel des choses, quiconque est en droit de se demander si la Grèce va réellement s’en sortir et si dans sa chute vertigineuse et tragique, elle ne va pas entraîner l’euro, déjà bien faible par les temps qui courent… Il est de notoriété publique que les investisseurs et les intervenants sur les marchés ne sont pas friands de ce genre d’incertitudes, et les particuliers encore moins. Ce qui laisse penser que les valeurs refuges telles que l’or ont encore de très beaux jours devant elles.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "