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Archive for the ‘Extraction propre’ Category

L’or vert : un métal soumis à une vraie démarche qualité

Samedi, mars 24th, 2012
Vera Valor

Nous assistons actuellement à de grands élans de mobilisation et de prises d’initiatives, souvent collectives, de la part des industriels du milieu qui souhaitent promouvoir un or plus propre. Différents labels se font donc « concurrence » mais ne nous y trompons pas : ils ne sont pas tous aussi légitimes les uns que les autres, ils ne prônent pas tous les mêmes valeurs et n’ont pas forcément le même « poids ».

Certains labels portent plus sur le respect des droits de l’homme que sur les notions de protection de l’environnement et vice versa.

Ainsi le label Oro Verde défend un or vert et encourage une extraction propre, c’est-à-dire sans mercure ni cyanure. L’enjeu de ce label est de protéger l’environnement pour permettre aux activités agricoles de continuer à se développer en parallèle des activités aurifères (nous évoquions les différents critères et valeurs de cette certification Oro Verde précédemment). L’envergure de ce label, aux valeurs respectables, reste donc très localisée (dans la région de Choco en Colombie en l’occurrence).

D’autres chartes et labels vont, eux, mettre davantage l’accent sur les conditions de travail au sein des exploitations minières. Il s’agit clairement de prôner un commerce équitable de l’or et de veiller au respect de certaines normes sociales, économiques et environnementales. L’humain est au centre des préoccupations pour ces labels (à l’image du Fairtrade and Fairmined gold certification ou du FLO-CERT) : égalité des sexes, sécurité, interdiction de faire travailler les enfants (etc.) sont autant de critères essentiels pour obtenir cette certification.

Il existe également des réseaux regroupant différents acteurs miniers qui prônent un « or durable » (« sustainable gold »). C’est le cas de Solidaridad Network qui défend entre autre un programme et des engagements sur le marché de l’or dans différentes régions du monde (dans les Andes, l’Amérique Centrale, l’Amérique Latine, les Pays-Bas et l’Afrique de l’Ouest). Ce programme se veut une réponse à l’injustice sociale et les dommages environnementaux constatés dans les exploitations minières.

A noter également : l’initiative Artminers, organisation à but non lucratif qui valorise l’utilisation de technologies propre dans le processus d’extraction de l’or. L’organisation a notamment obtenue le soutien financier de la Banque Mondiale pour son projet de minage sans mercure.

Tous ces labels, ces certifications, ces chartes que l’on range communément sous l’appellation « d’or vert » ne sont donc pas tous équivalents et il est important d’en connaitre l’origine et les critères de délivrabilité. Il n’existe pas qu’une seule forme d’or vert et elles ne sont pas toutes synonymes d’éco-responsabilité.

De la même façon l’or vert est régulièrement associé, à tord, à l’or recyclé. Le recyclage de l’or n’est autre que la refonte du métal. C’est grossièrement le principal gagne pain des officines spécialisées dans l’achat et la vente d’or. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le recyclage de cet or là n’a rien de très luxueux et colporte une image sordide et peu flatteuse du métal jaune… Les personnes ayant recours à ces officines sont bien souvent dans le besoin et prêtent à brader bijoux familiaux (quand il ne s’agit pas de dents en or…) pour en recevoir quelques pièces en retour. On est donc assez loin des valeurs écologiques et on repassera pour le côté éthique…

L’extraction propre : un processus contrôlé de bout en bout

Il existe de réelles initiatives qui visent à développer et démocratiser une extraction propre. C’est le cas de la charte « Clean extraction » née d’une coopération entre Aucoffre.com et le raffineur suisse Valcambi. La charte repose sur 3 critères essentiels :

- Extraction avec le moins d’impact possible sur l’environnement (sans mercure ni cyanure)

- Respect des conditions salariales et sociales des travailleurs

- Interdiction de faire travailler les enfants

Information, sensibilisation et responsabilisation des consommateurs sont les enjeux de cette charte.
C’est notamment ce qui a séduit Benoit Derenne, client de Gold & Forex International et Directeur de Fondation pour les Générations Futures qui a été véritablement conquis pas cette charte et la Vera Valor, première pièce labélisée « Clean Extraction », pour les valeurs qu’elle défend.

Le but de cette extraction propre d’un nouveau genre et de complètement garantir et certifier la traçabilité de la pièce (ici la Vera Valor) à toutes les étapes de la production : de la mine à la frappe !
Paul Mc Gowan (responsable du déploiement d’Aucoffre.com à l’international et Directeur Général de Lingold) était déjà revenu sur l’importance de la chaîne de production propre à l’occasion de sa visite de l’usine de Valcambi en Octobre dernier. Il faut bien comprendre que la charte Clean Extraction n’est pas un label illusoire ni un certificat de bonne conscience : l’ensemble du processus de l’extraction propre est strictement contrôlé par des auditeurs indépendants.

La chaîne de production de Valcambi fait donc l’objet de vérifications par Stewart Group Global, fournisseur de services d’inspections et d’analyses de métaux. La liste des contrôles effectués par l’organisme est tout à fait édifiante et accrédite totalement la charte Clean Extraction. Le rôle de l’auditeur indépendant, qui valide chacune des étapes de la production, est majeur à la certification du bien-fondé des engagements adoptés par Aucoffre.com et Valcambi.

Il est important pour l’or de voir ces formes de pratiques se démocratiser et se pérenniser dans les prochaines années. Il ne fait nul doute que c’est là que se trouve le futur marché du métal précieux qui doit nécessairement renouer avec éthique et respect des droits de l’homme. L’enjeu est grand puisque les résultats de notre enquête IFOP sur les Français et l’or démontrent que parmi les sondés :

- 77% sont disposés à épargner une partie de leur argent dans l’or si celui-ci est issu d’une filière d’extraction respectueuse des droits de l’homme.

- 74% sont disposés à épargner une partie de leur argent dans l’or si celui-ci est issu d’une filière d’extraction non polluante.

Des chiffres qui devraient faire réfléchir plus d’un industriel du marché de l’or et qui assurent de belles perspectives d’évolution à l’extraction de l’or.

Un Processus de Kimberley pour l’or ?

Vendredi, mars 23rd, 2012

Début Mars, un article paru dans le quotidien 20 minutes exposait la face cachée de l’or et les dérives actuelles de l’exploitation du minerai. Avec la hausse de son cours, l’or suscite toujours plus les convoitises et donne lieu à tous les excès ! Les acteurs de son marché ne peuvent plus rester passifs et se doivent de réagir :

L’or serait-il alors à un tournant de son histoire ? C’est la question que l’on peut se poser et elle est légitime tant le métal précieux se retrouve au centre de préoccupations géopolitiques, économiques et écologiques de notre époque.

On ne parlera pas de véritable révolution mais au moins d’évolution : il y a actuellement une réelle prise de conscience sur l’éthique du marché de l’or.

Eco-responsabilité, respect des droits humains et sociaux : les enjeux relèvent plus d’une démarche profonde, avec une véritable conscience, que d’un simple effet de mode.

Comme nous le soulignions déjà au sein de notre dossier consacré aux techniques d’extraction de l’or, malgré ses caractéristiques parfaites, le métal jaune a un prix.

L’extraction et la production de l’or s’apparentent bien souvent à un véritable fléau. Un fléau tout d’abord écologique, l’or étant responsable d’importantes catastrophes environnementales, mais aussi un fléau humain, avec des conditions de travail des mineurs déplorables…

Sur le plan social, l’or est souvent le corollaire de violence et de trafic. Car quand son cours augmente, il est l’objet de toutes les convoitises (Hausse des cambriolages : la soif de l’or grandit, voir aussi notre dossier sur l’or et sécurité, etc.). On le sait, la hausse du cours de l’once a engendré une ruée d’un nouveau genre avec une augmentation de la criminalité liée à son marché sans précédent. Mais le phénomène ne se limite pas uniquement à la petite délinquance : il prend une ampleur toute autre lorsqu’il s’agit de guérillas qui prennent le contrôle d’exploitations minières.

L’or sur les traces du diamant ?

Dans son numéro double 1103-1104, Courrier International du 22 décembre 2011 qualifiait l’or de « nouvelle cocaïne » pour exprimer l’importance de la chose.

Les groupes armés sont nombreux à se départager les mines d’or en Amérique latine, et notamment en Colombie premier producteur d’or de la région. Crimes, intimidations, massacres, corruption, tout ceci n’est pas sans rappeler le commerce des « diamants de conflits » (également connus sous l’expression « diamants de sang » ou encore « diamants de guerre ») en Afrique. Le trafic de ces pierres sert à financer l’équipement militaire des groupes armés qui exploitent les mines. Cette crise politique et économique mondiale a été en partie enrayée par la signature du Processus de Kimberley en janvier 2003.

Cet accord signé par 74 pays vise à éviter que des diamants bruts liés à de tels conflits armés et provenant de mines dirigées par des groupes rebelles ne se retrouvent sur le marché mondial. Cette réglementation passe par le contrôle des importations et exportations des diamants bruts afin de pouvoir en certifier l’origine de la mine jusqu’au bout de la chaîne de production.

Le processus de Kimberley témoigne donc d’une prise de conscience et d’engagements éthiques internationaux pour la commercialisation des diamants. La question d’appliquer de tels principes pour le marché de l’or devient de plus en plus urgente…

Mais l’or, de par ses caractéristiques, pose des gros problèmes de traçabilité : une fois fondu il est impossible d’en garantir l’origine. Il va donc falloir trouver une parade efficiente qui ne peut que passer par une entente internationale afin d’attribuer à l’or et son marché son propre « processus de Kimberley ».

On l’a bien compris le métal jaune peut-être rouge, entaché de sang (« gold blood », comme celui qui constitue les Krugerrand en Afrique du Sud), mais il est aussi bien souvent noir du point de vue de l’environnement.

Qu’il s’agisse d’orpaillage légal ou illégal, l’extraction d’or est peu respectueuse de l’environnement. Dans les deux cas les procédés d’extraction font appel à des éléments chimiques (mercure et cyanure) qui viennent littéralement contaminer les sols et cours d’eaux adjacents aux sites miniers. Les dégâts sont tout simplement irréversibles pour l’écosystème… On abordait en détail ces méthodes d’extraction de l’or dans le dossier que nous leurs avions consacré en Février dernier.

Les ressources en or ne sont pas illimitées et il devient donc de plus en plus difficile de trouver le métal précieux ce qui va nécessairement conduire à l’utilisation de procédés toujours plus invasifs pour l’environnement !

Là encore il est grand temps d’intervenir et d’apporter une règlementation stricte à l’exploitation des mines aurifères. mais le désastre n’est pas qu’environnemental, il est aussi humain : les conditions de travail sont souvent peu respectueuses des droits de l’homme et l’exploitation des mines passe malheureusement fréquemment par l’exploitation des hommes.

Face à tous ces troubles il est nécessaire aux acteurs du marché de l’or de réagir et de redorer le blason de la pépite.

Dans notre prochain dossier « L’or vert : un métal soumis à une vraie démarche qualité », nous vous parlerons de tous les labels et toutes les organisations qui veillent au respect d’une extraction plus respectueuse de l’environnement. Ce qui passe nécessairement par des normes strictes et des contrôles rigoureux !

Extraction de l’or : l’évolution est en marche !

Jeudi, février 23rd, 2012

On ne cesse de vous parler de l’or sur loretlargent.info : de sa valeur, son économie, sa fiscalité, sa répartition, etc… Mais jamais nous n’avons concrètement abordé la production de l’or. On l’a évoqué ici et là au détour de quelques notes de blog mais, techniquement quel est le processus d’extraction et de production du métal précieux ? Comment passe-t-on d’une pépite, d’un minerai, à un Krugerrand, un lingot ou encore un Napoléon ?

Ces questions méritent d’être soulevées car non seulement elles sont intéressantes d’un point de vue technique mais elles révèlent également quelques parts d’ombres dans l’extraction du noble métal…

Pour bien comprendre les différentes techniques d’extraction d’or et leurs évolutions il est nécessaire de les aborder dans un premier temps sous un angle historique.

Les âges d’or…

L’extraction de l’or remonte d’une certaine façon à la nuit des temps : le métal a toujours été très prisé par l’homme, on le retrouve dans toutes les grandes civilisations et il a très vite été adopté en tant que monnaie sous forme de pièces d’or.

En dehors de l’Antiquité, l’histoire de l’or prend surtout une dimension importante au XIVème et XVème siècle avec la conquête du Nouveau Monde et la découverte des Amériques motivées par la recherche du précieux métal. Ces nouvelles terres regorgent d’or et les civilisations locales, notamment Aztèques et Incas, vont faire l’objet de véritables massacres permettant aux Espagnols et Portugais de s’emparer de leur or et exploiter les mines alentours.

Il faut cependant attendre encore quelques siècles pour voir les prémices d’une évolution des techniques d’extraction de l’or.

En vérité, tout va se jouer au milieu du 19ème siècle avec la conquête de l’Ouest américain influée par la ruée vers l’or californienne. C’est là qu’apparaissent les « chercheurs d’or » comme on les conçoit aujourd’hui. Ceux sont ces premiers « pionniers » qui vont véritablement participer au développement des techniques d’extraction de l’or qui étaient à l’origine très rudimentaires et artisanales.

On retrouve le descriptif précis de ces techniques dans l’ouvrage intitulé « L’Or » de Henri Hauser paru en 1901, véritable trésor d’information sur ces techniques d’orpaillage « vintage » !

On y trouve donc :

• La technique du lavage à la batée : instrument que les chercheurs d’or plongeaient dans une rivière en imprimant une série de mouvements giratoires de façon à récupérer les paillettes ou pépites d’or du cours d’eau.

• Le long-tom : sorte de rampe dans laquelle le courant de l’eau vient remplacer le mouvement de bascule manuel effectué par l’orpailleur avec la batée (moins fastidieux et plus productif que la batée).
• Le sluice : dérivé « industriel » du long-tom qui permet de détourner un canal.

• L’extraction hydraulique : cette technique consiste à utiliser un canon à eau directement sur la roche pour extraire les sédiments et récupérer l’or qui se dépose par la suite au fond des sluices.

On peut voir à travers ces quelques exemples typiques et traditionnels d’extraction d’or que ces techniques ont connu, déjà à l’époque, de nombreuses évolutions. Dans une logique de rendement, l’utilisation d’explosifs pour extraire l’or du quartz s’est par la suite généralisée.

La révolution industrielle de l’or

Des techniques vintages, traditionnelles et artisanales, nous sommes passés à des processus toujours plus productifs.

Tout ceci débouche sur une véritable (et inévitable) industrialisation de l’extraction de l’or : le rendement et la productivité ont pris le pas sur l’esprit des pionniers de l’époque.

De nos jours les mines ressemblent davantage à des usines voire à des laboratoires. Divers procédés chimiques y sont employés pour extraire l’or.

Ainsi on utilise la lixiviation qui consiste en l’extraction par utilisation d‘un solvant, le cyanure, pour extraire l’or (on parle alors de cyanuration). L’utilisation du mercure pour amalgamer l’or, c’est-à-dire créer un alliage, est également très répandue. Enfin, l’acide nitrique joue lui aussi un rôle important dans le traitement de l’or puisqu’il va permettre d’en extraire le fer.

Cyanure, mercure, acide nitrique… l’extraction d’or est de nos jours beaucoup plus proche du tableau périodique de Mendeleïev que du portrait authentique de mineurs de l’Ouest !

La face cachée de l’or ou le revers de la médaille…

Avec les procédés chimiques utilisés dans l’exploitation contemporaine des mines et de l’extraction d’or, le métal précieux est entaché d’un lourd impact sur l’environnement.

Cette exploitation des minerais est en effet extrêmement polluante et, écologiquement parlant, l’or se paye au prix fort !

1. L’exploitation minière

En fait c’est l’ensemble de la chaîne de production de l’or qui est concernée : avant même l’intervention des substances chimiques on peut déjà remettre en cause la « simple » exploitation minière. Cette exploitation est souvent bien peu respectueuse de l’environnement, elle est même l’une des principales causes de la déforestation en Amazonie !

2. Mercure

Le mercure utilisé dès l’origine par les premiers orpailleurs pour extraire les impuretés de l’or est très néfaste sur l’environnement. Souvent rejeté directement dans les cours d’eau par les chercheurs d’or, le mercure est une véritable catastrophe écologique. Les premiers concernés étant bien évidemment les orpailleurs qui manipulent et inhalent les émanations de mercure à longueur de journée, mais c’est véritablement tout l’écosystème qui est touché.

3. Cyanure

Le mercure n’est pas le seul responsable, le cyanure est tout aussi dangereux et la contamination des eaux et sols qu’il engendre vient polluer les nappes phréatiques sur le long terme.

L’histoire de l’exploitation et de l’extraction de l’or n’est donc pas totalement « dorée » et son industrialisation vient « légèrement » ternir l’éclat du métal précieux.

De l’or « sale» vers l’or propre

C’est face à ce constat sans appel que se développe, encore timidement, le principe de l’extraction propre ou encore « clean extraction ». Elle correspond à une conviction, éthique et déontologie que certains professionnels du secteur ont à cœur de développer.

On ne peut plus ignorer l’impact de l’extraction de l’or sur l’environnement et, bien plus qu’un lobbying écologique, c’est une véritable prise de conscience qui frappe certains industriels.

C’est notamment la démarche de l’usine de raffinage d’or de Valcambi :

Cette usine suisse, partenaire du groupe minier américain Newmont, a développé une chaîne de production éco-responsable répondant à un cahier des charges très stricte en matière d’écologie.

Ainsi, en dehors du professionnalisme de ce raffineur haut de gramme et de sa reconnaissance internationale, la chaîne de production de Valcambi offre une traçabilité sur l’or sans équivalents.

Au sein de cette usine, l’or issu d’une extraction propre (sans cyanure ni mercure) n’entre jamais en contact avec de l’or ne respectant pas le cahier des charges de la clean extraction : cet or propre n’est jamais « pollué » ou « contaminé ».

Afin de garantir le respect de ces engagements plus de 55 000 analyses sont effectuées chaque année aux différentes étapes de la chaîne de production éco-responsable de Valcambi. Ces contrôles sont effectués par des organismes indépendants, ou bien directement par le gouvernement Suisse, garantissant 100 % de transparence !

C’est cette rigueur et ce professionnalisme qui ont conduit Aucoffre.com à faire appel au raffineur de Valcambi pour produire la Vera Valor, pièce-lingot issue de l’extraction propre.

Cette pièce-lingot garantie donc un or propre et permet une traçabilité à 100 % : de l’extraction jusqu’au coffre !

L’or qui compose la Vera Valor répond donc à l’ensemble des critères de la charte « Extraction Propre » et est extrait dans le plus pur respect de l’homme et de l’environnement.

Cette charte établie par Aucoffre.com et Valcambi repose sur 3 engagements essentiels :

1- extraction avec le moins d’impact possible sur l’environnement (sans cyanure ni mercure)
2- respect des conditions salariales et sociales des travailleurs
3- interdiction de faire travailler les enfants.

Il s’agit donc d’une véritable éthique et déontologie professionnelle que souhaite développer, ensemble, Aucoffre.com et Valcambi. L’objectif étant de responsabiliser et sensibiliser professionnels, industriels et consommateurs.

Fondation pour les Générations Futures approuve la Vera Valor

Jeudi, février 2nd, 2012

Benoît Derenne est client de Gold & Forex International. Il est aussi le Directeur de Fondation pour les Générations Futures, une fondation d’utilité publique belge dont le but est de soutenir les projets équitables « à 380° ». C’est donc naturellement qu’il s’est intéressé à la Vera Valor, première pièce en « or propre ». Il nous parle de l’intérêt que représente le projet Vera Valor dans sa globalité et de ses enjeux.

LORetLARGENT.info : Quel est l’objectif de Fondation pour les Générations Futures ?

Benoît Derenne – L’objectif de la Fondation est de soutenir tout porteur d’initiative (entreprise, pouvoirs publics, associations…) en développement durable au sens complet du terme, avec une vision à 360° et qui se nourrit d’autres préoccupations que celle de la réussite du projet lui-même.

LORetLARGENT.info : Quel est sa philosophie ?
Benoît Derenne – L’accélération des interactions est exponentielle, surtout depuis l’avènement du Web, les enjeux économiques et sociaux deviennent de plus en plus complexes et c’est cette complexité qui nous fait penser qu’il faut développer une grille d’analyse avec plus de critères que les « 3 P » : people, planet, profit. Cette règle correspond à la responsabilité sociétale et environnementale. Chacun de ces éléments ne doit pas se développer au détriment d’un autre. C’est pour cela que nous valorisons les initiatives des entreprises qui ont cette vision totale, à 360°.

Je rajouterais un 4e « P » si l’on veut avec la gouvernance participative. Les gens doivent être plus impliqués dans les décisions prises en hautes instances. Ils ne sont pas moins doués que nos dirigeants pour comprendre et prendre de bonnes décisions, tout cela doit se cogérer, se co-développer. Plus la crise s’aggrave, plus cette « gouvernance participative » doit prendre de l’ampleur. Or, ce n’est pas le cas, la loi du plus fort est toujours celle qui fait foi et qui s’impose hélas de plus en plus.

LORetLARGENT.info : De quelle manière intervenez-vous ?
Benoît Derenne – Chaque année par exemple, nous décernons un Grand prix des Générations Futures ; ce sont des projets qui intègrent ces « 4 P » et qui sont dans une réelle dynamique de développement durable. Peu importe la taille des participants, ce peut être une multinationale comme AlPro pour tous les efforts qu’elle déploie, comme ce peut être une association. Mais ce sont des entités qui ont forcément un rayonnement mondial, ne serait-ce que par leurs préoccupations à la fois sociales, environnementales et économiques. Ce qui compte, ce sont leurs actions réelles et réellement équitables au quotidien.
Nous avons un programme avec le monde académique pour soutenir les thèses des étudiants qui vont dans le sens du développement durable.

LORetLARGENT.info : Dans quelle mesure la Vera Valor se situe dans cette vision ?
Benoît Derenne – La Vera Valor se situe complètement dans cette vision, cette stratégie-là. Bien sûr, cette pièce représente une opportunité de marché qui va séduire les marchés et les investisseurs, mais pour nous, avoir accompli la démarche de faire de l’or propre, avoir montré qu’on pouvait produire de l’or propre d’excellente qualité est le plus important.
Pour la première fois, on peut établir que l’on peut extraire de l’or sans endommager l’environnement dans d’excellentes conditions.
L’or vert du label « Clean Extraxtion » dont est issu la Vera Valor marie deux visions : l’homme et l’environnement, sans oublier le développement économique. La Vera Valor répond donc bien à la règle des 3 P. La Fondation pour les Générations Futures soutient tout à fait ce genre d’initiative, et moi à titre personnel pour tester, « éprouver la chose ».

LORetLARGENT.info : Quels enjeux représentent la Vera Valor ?
Benoît Derenne –Ils sont très importants au niveau de la filière or car tout ce qui va dans le sens d’une garantie de qualité est bénéfique pour le long terme, donc pour le développement durable. C’est une excellente initiative de la part d’AuCOFFRE.com car elle est double. L’or vert traite à la fois du problème de la source et de celui de la transformation. Cette démarche d’extraction propre se situe bien dans cette vision à 360°.

LORetLARGENT.info : Pensez-vous que la Clean Extraction ne soit qu’un effet de mode ?
Benoît Derenne – L’intervention d’un fondeur/raffineur aussi reconnu que Val Cambi sur le plan international, cela hisse le niveau de qualité de la conception des produits en or. Cette exigence de perfection dans la production finale peut même devenir la norme.

Pourquoi ne pas créer un standard ? On pourrait ainsi vendre des lingots « d’or vert » avec une éthique, sans que cela n’affecte ses qualités de produit d’investissement. Ce produit devrait également séduire le marché du luxe et des bijoux en or.

Une pièce comme la Vera Valor avec de tels procédés d’extraction pourraient changer les normes à l’avenir et donner une impulsion positive aux autorités publiques. La Clean Extraction pourrait devenir la norme.

Nous ce que nous avons aimé, c’est le fait que cette initiative ait été prise de manière autonome, il s’agit d’une volonté privée, pas motivée par une directive, une loi, une décision d’Etat (qui devrait en tirer des leçons). Et aussi cette logique d’anticipation sur l’avenir des normes de référence qui peuvent devenir le standard. La Clean Extraction est « prête pour la guerre économique ». Il faut que les intermédiaires se mobilisent.

LORetLARGENT.info : Un petit mot pour conclure sur la Vera Valor ?
Benoît Derenne – Nous disons un grand bravo aux précurseurs, AuCOFFRE.com, GFI et Val Cambi qui ont montré qu’il était possible d’avoir des intérêts économiques avec l’or sans que cela ait de conséquences sur l’homme et l’environnement.

Gold & Forex International, partisan de l’or vert

Mardi, janvier 10th, 2012

Gold & Forex International, référence sur le marché de l’or en Belgique, suit depuis décembre AuCOFFRE.com dans l’aventure de la Vera Valor, qui s’est depuis sa commercialisation, vendue comme des petits pains. Didier Jacques, un des collaborateurs de GFI revient sur les raisons de cette « association de bienfaiteurs » et la naissance d’un succès.

1.    Un produit de bonne réception
Gold4ex et AuCOFFRE.com travaillaient déjà ensemble depuis quelques mois quand Jean-François Faure (Président d’AuCOFFRE.com), a fait part à Gold4ex de son projet de commercialisation d’une pièce d’or extrait proprement.
Gold4ex qui vend des produits de qualité a trouvé l’idée excellente car « l’or équitable est un produit qui est amené à se généraliser dans les années à venir ». GFI souhaite être pionnier sur l’or vert car « ce genre de produit va prendre de plus en plus d’ampleur, donc autant montrer l’exemple. »

De plus, la pièce à proprement parler, la Vera Valor, est frappée chez Val Cambi. Aux yeux  de Gold4ex , c’est un gage de qualité absolu car le fondeur est une référence sur le marché. De part ses caractéristiques particulières, le fait qu’elle fasse 24 carats – un or très pur – et qu’elle pèse une once assure son succès auprès du public belge.

« La pièce a été demandée par des gens sensibles aux préoccupations écologiques, séduits par l’aspect équitable de la pièce, mais aussi par des investisseurs classiques séduits par le produit d’une once qui a un certain succès en Belgique ».

« Nous sommes sûr qu’il s’agit d’un bon produit car nous sommes sûrs de la filière dont est issu l’or avec lequel la pièce est conçue ». Compte tenu de ces nombreux arguments positifs, Gold4ex n’a eu aucun mal à la placer auprès de nos clients.

Bien que les premières pièces se soient vendues comme des petits pains, il faut attendre que la production de Vera Valor suive son cours et que sa circulation atteigne sa vitesse de croisière : « Pour prendre la mesure du succès de la Vera, il faut attendre qu’il y ait un vrai fond de roulement des pièces ».

« Pour nous, l’idée géniale réside dans le QR code. Avec un tel procédé, plus besoin d’éditer un certificat de la pièce, il est compris dans ce QR code qui donne accès à une page que l’on peut imprimer ». Le QR code fait de la Vera Valor une pièce infalsifiable et impossible à copier.

Voilà toutes les raisons pour lesquelles Gold4ex n’a pas hésité à devenir partenaire avec AuCOFFRE.com sur la Vera Valor, d’autant que le marché belge s’y prête forcément. Gold4ex est aussi adhérent de la charte Clean Extraction.

2.    Le marché de l’or en Belgique
- Un marché d’investissement  
En Belgique, le marché est particulièrement réceptif à un produit comme la Vera Valor pour toutes ses qualités d’or pur (dans tous les sens du terme) et l’or d’investissement lui est plutôt familier. Les Belges ont redécouvert l’or il y a 5 ans, après la faillite de Lehmann Brothers. Ils achètent de l’or pour se protéger – pour couvrir les risques devises – et l’or est pour eux un outil de diversification. Ils sont donc habitués à l’or d’investissement.

- Un intérêt pour l’or vert
Place mondiale et place clé du diamant, la Belgique a naturellement une forte appétence pour l’or de joaillerie et en particulier l’or équitable, car un véritable beau bijou ne peut être conçu que dans le respect de l’homme et de l’environnement. Malgré sa petite taille, la Belgique a donc un fort potentiel de demande comparé aux autres pays d’Europe de l’ouest. En 2009, la Belgique était le pays de l’UE qui a le plus importé d’or en provenance des pays en voie de développement.

- Les différences avec la France
L’une des particularités du marché belge de l’or par rapport à la France est qu’en Belgique, « il n’y a pas de fixing » : l’or est seulement soumis à la loi de l’offre et de la demande, son prix est fixé à partir de ce seul marché. En France, le cours est imposé par un opérateur unique (CpOr) qui fixe les prix en fonction de son propre marché.

En Belgique, comme le cours n’est pas le monopole d’un seul opérateur et qu’il est soumis à la concurrence, un opérateur comme GFI peut proposer les plus petites marges possibles et des prix plus attractifs qu’en France.

En outre, le cours est actualisé à la seconde. Le client peut donc profiter de la variation des taux et investir assez librement dans l’or, le revendre immédiatement sans subir de perte.

Autre facteur positif pour le marché de l’or en Belgique, l’or n’est soumis à aucune taxe, ce qui facilite grandement les transactions.

- Les voyages forment la richesse
Du fait de la petite taille de la Belgique, les Belges peuvent se déplacer rapidement et facilement pour récupérer leurs pièces et les revendre quand ils le souhaitent. Ils sont livrés dès le lendemain de leur transaction s’ils le souhaitent. Cela contribue à une meilleure circulation de l’or en Belgique et à un meilleur flux commercial.

3.    GFI, acteur majeur du marché de l’or en Belgique
Avant de devenir Gold Forex International sous sa forme actuelle en 2005, Gold4ex était d’abord un bureau de change avec une antériorité de 30 ans, agréé par la Commission bancaire et financière belge.  Aujourd’hui, Gold4ex gère à la fois des guichets privés et professionnels, travaille aussi bien avec des grossistes que les institutions belges.

Si Gold4ex est devenu l’un des plus importants opérateurs et une référence dans le marché de l’or en Belgique, c’est de par sa politique de bas prix et son professionnalisme. « On ne se disperse pas sur d’autres produits, on reste sur les pièces, les lingots et les billets ».

« On essaie de rendre l’or disponible à tous »
En matière d’investissement dans l’or, Gold4ex conseille ce qu’il y a de mieux à sa clientèle, même si ça ne lui rapporte rien. Par exemple, ils déconseillent à leurs clients d’investir dans des lingotins, même s’ils y perdent, car le petit lingot n’a pas de valeur ajoutée et en plus sa prime est chère. Avec une pièce, on peut toujours récupérer la prime, c’est plus difficile sur un lingotin. Les conseillers de GFI n’hésitent donc pas à expliquer à leurs clients que ce choix n’est pas judicieux.

On vend de la qualité
Gold4ex vend des produits de bonne réception d’où son intérêt pour la Vera Valor qui représente aussi une opportunité de diversification de leur offre, d’autant que son prix n’est pas si différent de l’or « traditionnel ».

De fervents partisans de l’or physique
Méfiants vis-à-vis des actions, Gold4ex ne l’est pas moins dans l’or papier qui n’est ni plus ni moins que de l’or de bourse soumis aux mêmes risques que n’importe quelle action. Malgré les bénéfices record atteints par les actions or en 2011, Gold4ex lui préfère de loin l’or physique dont la valeur tangible est indiscutable. Le projet de taxe Tobin confirme cette tendance, car l’or physique lui, n’est pas du tout concerné par une taxe sur les transactions, car il n’y a pas de rétrocession dessus.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "