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Archive for the ‘Finances personnelles’ Category

Les meilleures pièces d’or de placement

Lundi, octobre 31st, 2011
Vera Valor
NAPOLEON 50F Napoléon III Tête nue 1858

NAPOLEON 50 Francs Napoléon III Tête nue 1858

Le sommet de la zone euro n’a pas suffi à rassurer ni les marchés, ni les particuliers soucieux de leur épargne. Les banques, ces traitresses à l’origine de la crise de la dette souveraine actuelle, n’inspirent plus confiance et leurs produits bancaires de moins en moins. Quand on veut placer une partie de son patrimoine, de son salaire, il faut toujours étudier le risque de contrepartie. Dans l’or physique, il est de zéro. Pièces de placement ou pièces d’investissement, loretlargent.info vous guide dans le choix des meilleures solutions et vous dit tout ce qu’il faut savoir sur le placement dans les pièces d’or.

1. Pourquoi le placement dans l’or ?

Il y a plusieurs choses à savoir quand on commence à s’intéresser à l’or en tant que produit d’épargne. Si l’on y va à l’aveuglette, malgré toute notre sagesse et notre bonne volonté, on peut tomber dans les pièges grossiers qui consistent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes en or. Mieux vaut suivre l’avis d’experts, de personnes du métier.

Tout d’abord, contrairement à ce que votre banquier vous dira, de tous les produits d’épargne proposés actuellement, l’or est celui qui résiste aussi bien à l’inflation qu’à la déflation. L’or est également le seul actif qui, selon l’économiste Antal Fekete (in « Le Retour au standard or »), « protège l’individu contre les mesures arbitraires du gouvernement en offrant une protection contre les taxations confiscatoires, la dépréciation monétaire et la dévaluation ».

2. Oubliez les autres produits d’épargne

Concernant les autres produits d’épargne, vous pouvez tout de suite tirer un trait sur tous ceux qui comportent des actifs dynamique. Leur volatilité n’est plus à prouver. De plus, vous n’avez aucune garantie de retrouver l’intégralité de votre capital investi et les chances de gains sont en ce moment aussi nulles que de gagner qu’au Loto (et moins en plus).

Vus les taux d’intérêt excessivement bas des livrets et les risques « d’impérennité » de ceux-ci, quitte à ce que votre capital ne vous rapporte rien ou quitte à ce qu’il soit honteusement taxé par l’Etat, ne vaut-il mieux pas déplacer cet argent dans de l’or physique ?

Quant aux comptes à terme, ils sont bloqués pendant une période déterminée, donc peu intéressants en termes de liquidités. Enfin oubliez les bons de caisse, les fonds à capital protégé, les fonds en euros, les assurances vie et autres obligations d’état… qui ne contiennent que de dangereuses promesses d’enrichissement, ne sont pas garantis et dont le risque de faillite de l’émetteur est quand même bien réel, surtout en ce moment.

3. De l’or oui, mais sous quelle forme ?

•    En espèces sonnantes
Acheter de l’or sous forme d’actions ? De l’or papier ? Comme d’autres titres virtuels, il finira brûlé au bucher des vanités ou dévoré par les mites. Non, nous vous parlons d’or physique, d’espèces sonnantes et trébuchantes. L’or papier est trop sujet à la volatilité du marché, à la manipulation, trop dépendant des conditions géopolitiques

Léonard Sartoni, spécialiste de l’or explique pourquoi les pièces d’or restent le meilleur placement pour l’épargnant. « Pour le petit épargnant désirant investir dans l’or physique, les pièces représentent le meilleur placement possible car elles peuvent plus facilement fractionner le capital à investir qu’une barre de 10kg, ou même un lingot de 1kg. Ensuite, dans un puissant marché haussier de long terme sur l’or, les pièces peuvent devenir de plus en plus difficiles à trouver (plus d’acheteurs que de vendeurs), donc se vendre beaucoup plus chères que la valeur de l’or qu’elles contiennent. En 1980, la prime sur le Napoléon de 20Fr atteignait 100%, signifiant que leNnapoléon valait deux fois plus cher que la valeur de son poids d’or. (Extrait du livre : 2008-2015 – « Pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter » – Editions Edouard Valys).

•    Laissez voler le cours papier…
La volatilité du cours de l’or ne correspond pas au prix auquel est négocié l’or physique. « Les ETF (certificats gagés sur l’or) reposent à 5% seulement sur de l’or physique ! Et nous détenons cette information de la part du plus haut responsable d’une société de fabrication de lingot », nous confie le président d’AuCOFFRE.com. « Le cours de l’or papier est donc basé sur quelque chose qui n’existe pas, celui-ci parasite le cours réel de l’or physique, des échanges de gré à gré. L’or est sous-évalué, tiré à la baisse par l’or papier lui-même happé par l’appétence des investisseurs dans l’or ».

•    De la prime…
On ne peut pas parler des pièces d’or sans évoquer la prime. Qui veut placer une partie de son argent dans l’or physique doit forcément savoir de quoi il s’agit. Elle est exprimée en pourcentage, c’est le différentiel entre la valeur spot de la pièce (le prix de son poids en or) et son prix négocié. Si son poids ne varie que très peu avec l’usure, le prix auquel la pièce est négociée lui dépend de quelques paramètres dont l’offre et la demande et l’état de la pièce.

L’avis du numismate
Interrogé à ce sujet, un numismate réputé des allées Tourny à Bordeaux ne cache pas son scepticisme quant à la façon dont est calculée cette fameuse prime. S’il reconnaît son existence, il met en doute le système monopolistique de la cotation de l’or établie par CPoR et la façon quelque peu arbitraire dont ils fixent le taux de la prime. « Ce que j’aime dans l’or, c’est que c’est physique, c’est réel, c’est un produit simple. Mais il a fallu qu’on rende les choses compliquées avec cette histoire de prime, la prime elle, je ne l’aime pas ». « Le marché de la prime a été créé alors qu’il n’existait pas, on l’a remise sur le marché un peu avant 2009, dès qu’il y a eu de la demande, alors que dans les années 80, elle avait baissé au point d’être négative ».

« Le pire, c’est d’appliquer une prime sur des pièces neuves auxquelles on invente des petits défauts. Personnellement, je vends des monnaies en poids de l’or, je vends de la prime quand il y en a, quand c’est justifié, mais quand il n’y en a pas, je ne vends pas la pièce d’or avec la prime. Comme il n’y a actuellement aucune autorité qui régule le marché de l’or, le cours de l’or comme celui des primes manque quelque peu d’objectivité ».

Toujours est-il que cette prime existe bel et bien et que l’épargnant doit faire avec. Si elle ne paraît pas justifiée sur certaines pièces, elle l’est pour d’autres. Plus une pièce est demandée, plus sa prime et son prix vont augmenter (ceux-ci n’ont généralement pas de rapport avec le cours de l’or qui est de l’or de bourse, de l’or papier). Une prime peut s’envoler car elle est très demandée.
D’autre part, la prime est en effet de levier intéressant si l’on souhaite acheter de l’or à des fins spéculatives. La prime du Napoléon, la pièce la plus demandée actuellement, va d’ailleurs sans doute exploser d’ici la fin de l’année.

•    Pièces de placement ou d’investissement ?
La démarche n’est pas tout à fait la même : l’achat de pièces à des fins de spéculation n’est pas le même que l’achat de pièces à des fins de placement.
Si l’on achète des pièces d’or afin de réaliser une plus-value, on peut faire jouer l’effet de levier de la prime et revendre par exemple ses Krugerrands à un moment où ils sont très demandés. Par contre, échanger de l’or contre de la monnaie papier, c’est une pure hérésie pour les contrariens que nous sommes. A moins d’avoir besoin de liquidité sur le champ, le but de l’or n’est pas de finir échangés contre de simples confettis. Pour nous, l’achat de pièces d’or est avant tout sécuritaire.

Jean-François Faure, Président d’AuCOFFRE.com, nous parle des pièces boursables et des pièces de placement. « Avec toute la communication qu’il y a sur l’or actuellement, il y a une évolution du marché. Les gens se rendent compte qu’il y a des choses intéressantes en placement or ».

« Par exemple, avant, une Marianne Coq 1899, malgré toutes ses qualités, n’était pas demandée car pas considérée comme boursable. Mais les esprits changent, les mentalités évoluent, les gens, qui font le marché, sont mieux renseignés. La 100 Francs Napoléon tête laurée est quasiment une pièce de collection, car il n’en existe que 19 000 exemplaires en circulation, c’est une véritable couverture contre les fluctuations de l’or. Les pièces numismatiques sont des produits or de placement, non boursables ».

4.  Les bonnes et les mauvaises pièces

•    En or, il n’y a pas de mauvaises pièces mais il y a des valeurs sûres sur lesquelles on peut compter quelle que soit l’époque. Les grands classiques des pièces d’or de placement sont d’abord françaises bien évidemment : Napoléons 5, 10, 20 ou 40 francs. La pièce de 50 francs Napoléon tête laurée ou tête nue sont intéressantes car quand elles sont de bonne qualité, elles sont plus facilement manipulables, mais aussi de plus en plus rares et deviennent de plus en plus des objets de placement.

Les autres grands classiques indémodables sont les Souverains, Pesos et Krugerrands.
Parmi les dernières nées d’AuCoffre.com, la Vera Valor est née pour être boursable avec une cotation, des fluctuations et des caractéristiques qui lui sont propres.

Les Eagles, Panda Nuggets et autres Mapple Leafs sont des pièces boursables, mais de fait. La cotation établie par CPoR – qui tient actuellement de standard faute d’autorité régulatrice du marché de l’or en France – est subjective car elle n’est représentative que de leur marché.

•    Enfin il y a des pièces dans lesquelles il vaut mieux éviter de placer son argent : « les médailles avec valeur faciale » telles que les pièces régionales et toutes les séries limitées, les éditions spéciales… généralement, ces pièces sont survendues à la base avec une prime conséquente, plus cher donc que leur valeur spot. Sauf qu’elles ont la fâcheuse tendance à se démoder très vite et sont très faciles à copier. En quelques années, ces pièces peuvent vite perdre de leur valeur, ne sont donc pas de bonnes pièces de placement à moyen et à long terme. Ce n’est pas avec ce genre de pièce que l’on sécurise son patrimoine, ni avec des bijoux en or !

Un gestionnaire de patrimoine contrarien, ça existe !

Mercredi, octobre 19th, 2011

Plus exactement un responsable de clientèle dans une banque privée, qui conseille à ses clients de placer une partie de leur patrimoine dans l’or, c’est assez rare pour le souligner. L’or et l’argent se devait donc de lui accorder une interview.

Après des études à l’Ecole supérieure de Commerce de Toulouse et une expérience professionnelle dans la gestion de patrimoine et dans le droit immobilier, Thierry Faure a publié un livre qui fut sa thèse professionnelle « L’investissement dans l’or, outil optimal de diversification patrimoniale pour une clientèle haut de gamme ». Il est actuellement Responsable de Clientèle Privée & Conseil Patrimonial, dans une banque privée européenne.

Etre pro or physique lorsqu’on est dans la finance actuellement, c’est aller à l’encontre du courant, c’est un acte de contrarien ! Quand je demande à Thierry Faure sur le ton de la plaisanterie s’il n’a jamais rencontré de problème dans son métier du fait de sa position sur l’or, il me répond que si, en tant qu’étudiant du moins. Son Responsable de Mastère Spécialisé a même émis de très sérieux doutes qui ont failli lui valoir un refus sur son sujet sur l’investissement dans l’or. Heureusement, il a pu finir par en faire sa thèse professionnelle et même un livre. C’est dire si le sujet est extrêmement polémique : conseiller à des clients de placer une partie de leur patrimoine dans une « relique barbare qui ne dégage pas de richesse » et ne rapporte rien à son banquier, pensez donc !

4 bonnes raisons d’investir dans l’or
Pour Thierry Faure, l’or est avant tout un bon actif de diversification, la règle d’or étant de ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. En outre, la fiscalité est avantageuse car l’or bénéficie d’une exonération de taxes au bout de 12 ans de possession. « Troisième raison de s’intéresser à l’or, c’est que depuis peu, on peut réaliser des plus-values réellement intéressantes à la revente » ajoute-t-il (pour nous chez l’or et l’argent, cela fait des années !). Enfin, c’est une des rares valeurs qui sécurise l’épargne. En ces temps de crise et d’instabilité des marchés boursiers, rares sont les valeurs vers lesquelles on peut trouver refuge.

Voilà les points que nous partageons avec Thierry Faure. Dans un prochain article, il nous parlera de la répartition du patrimoine, des autres valeurs refuge et de la proportion idéale réservée à l’or… Et là nous serons moins d’accord !

Les dangers de l’assurance vie – la conférence en audio

Mercredi, octobre 19th, 2011

L’assurance vie c’est quoi ?

  • Le placement préféré des français
  • Environ 1 500 milliards d’euros épargnés par les français à travers ce placement
  • Une fiscalité qui reste encore et restera avantageuse
  • Un outil de transmission défiscalisé dans une certaine mesure
  • Le meilleur placement en « bon père » de famille de ces 30 dernières années.
  • …..Et si l’assurance vie était DANGEREUSE…..

CLIQUEZ sur le BOUTON pour ECOUTER la CONFERENCE donnée par CHARLES SANNAT - 48 mn

>>> Vous pouvez aussi lire en format Acrobat la présentation de Charles SANNAT <<<
(c) Direction des Etudes Economiques d’AuCOFFRE.com

Présentée le 15 novembre à 11h lors du Forum de l’Investissement – Porte Maillot – Paris

L’or, un investissement durable

Vendredi, octobre 14th, 2011

La semaine de l’Investissement socialement responsable a lieu jusqu’au 16 octobre. Soutenue par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, cette semaine a pour but de sensibiliser particuliers et professionnels aux placements responsables et durables.

Qu’est ce que l’Investissement socialement responsable (ISR) ?

Un placement qui ne repose pas sur l’unique critère financier et prend en compte des critères liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance. Autrement dit, en choisissant auprès d’une banque un ISR, vous avez la garantie que votre épargne sera placée au sein d’entreprises privilégiant les énergies renouvelables ou la réduction d’émissions de gaz à effet de serre par exemple. A contrario, les entreprises qui s’enrichissent par le commerce du tabac, des armes, du jeu et font peu de cas du travail forcé ou de la corruption sont tenues à l’écart de ces fonds d’investissements.

L’ISR, aussi durable qu’un placement dans l’or ?

L’ISR est donc une première réponse louable à la crise financière actuelle, puisqu’elle privilégie le développement durable et responsable aux profits à tout prix. Pour autant, l’ISR ne fait qu’entretenir la crise systémique actuelle en l’alimentant. L’économie libérale est basée sur une croissance infinie ce qui est un leurre énorme compte-tenu des ressources qui elles, sont limitées. Donc aussi responsable soit-il, l’ISR ne peut rivaliser avec un placement dans des matières premières tangibles, durables et limitées telles que l’or. Comme les métaux précieux, l’or est une ressource finie sur laquelle on ne peut générer un profit infini. C’est donc la valeur anti-gaspillage par excellence.

Et lorsque l’or s’acquiert sous la forme d’une pièce extraite proprement, telle que la Vera Valor le placement dans l’or devient alors tout bénéfice à deux égards : c’est un placement sécurisé et moralement propre.

Crédit photo : Site officiel de la semaine de l’ISR

L’or attise de plus en plus la convoitise des cambrioleurs

Mercredi, octobre 12th, 2011

Le cambriolage et le vol à l’arrachée sont les tristes corolaires de la hausse du cours de l’or, c’est un fait. Ces dernières semaines, de nouvelles plaintes consécutives au vol de pièces et de lingots d’or ont encore été déposées. Les particuliers qui conservent leur or à domicile sont bien souvent les victimes les plus exposées.

A Chauny en Picardie, les propriétaires d’un beau pactole de pièces d’or ont déchanté lorsqu’ils ont découverts qu’elles s’étaient volatilisées, suite à une visite nocturne peu courtoise. Préjudice estimé : 50 000€. Le vol est relaté dans le Courrier Picard du 9 octobre.

A Paris, dans le XVIème arrondissement, un couple de personnes âgées a également été victime de ces chercheurs d’or d’un nouveau genre. La nouvelle est parue dans l’édition du Parisien du 5 octobre. Deux faux gendarmes se sont présentés à leur domicile et les ont convaincus de leur montrer l’emplacement de leur coffre. Les deux malfrats les ont ensuite séquestrés pour récupérer le contenu du coffre : des bijoux, mais surtout deux lingots et des pièces d’or. Préjudice estimé : 100 000€, sans compter le traumatisme pour les victimes de l’agression.

Hier, c’est dans le Roannais qu’un autre vol de dizaines de pièces d’or a eu lieu chez un particulier qui les avait pourtant placées dans son coffre-fort personnel.

Sous le matelas, l’or ne dort que d’une oreille

Si votre or n’est évidemment pas en sécurité sous votre oreiller, un coffre à domicile ne suffit pas non plus à garantir sa sécurité. Il est déconseillé de conserver ses économies chez soi, c’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’or.

La solution pour garantir la sécurité de vos pièces et lingots d’or est de les placer dans un coffre, dans une banque ou chez un spécialiste de la garde d’or. Les cambrioleurs ont du flair et ne manquent pas d’imagination, vous ne pourrez dormir sur vos deux oreilles qu’en confiant votre or à un professionnel !

L’Or pour une gestion de trésorerie alternative des entreprises.

Mercredi, septembre 28th, 2011

Le 20 Septembre 2011 la société SIEMENS a fait les gros titres de la presse financière française pour avoir retiré 500 millions d’euros d’une grande banque française qui ont été placé directement en « sécurité » à la Banque Centrale Européenne.

Ce que peut faire SIEMENS à savoir ni plus ni moins ouvrir un compte à la BCE n’est pas à la portée des millions d’entreprises européennes qui partagent les même préoccupations.

Si les particuliers s’inquiètent à juste titre pour leur épargne, il en va de même pour les chefs d’entreprises qui ne savent plus à quels saints se vouer pour la gestion de leur trésorerie.

Comment un dirigeant peut-il sauvegarder son cash dans une période de gros temps?

Tout d’abord, les placements pour les entreprises sont peu nombreux et tournent essentiellement autours de ce qui est appelé SICAV monétaires. Réputés sans risque ces placements court terme n’ont que de très faibles rendements (inférieur à 1%). Relativement liquides, ils ont la faveur des trésoriers et patrons.

Pourtant ce qui est moins connu c’est que l’appellation même de SICAV monétaire est erronée. Pourquoi? En réalité une sicav monétaire est une sicav obligataire à très très court terme. Il s’agit de lignes de financement à 48 ou 72h00 voire un peu plus et soit dit en passant souvent « roulée » ce qui signifie que ces positions sont reconduites de jours en jours sur des périodes qui ne sont plus du court terme! C’est donc bien un crédit qui est accordé à un emprunteur. Une sicav monétaire est donc en réalité une SICAV obligataire.

L’autre point essentiel est la composition de tel placements. Qui a besoin de financement à court terme? Majoritairement des banques ou des institutions financières afin combler leur besoins de liquidité dans le cadre de leur opérations quotidiennes. Plus la situation économique s’aggrave, plus les banques et institutions financières auront besoin de recourir à cette source bon marché de financement.

Quelle est l’implication de ces deux informations? Celui qui place son argent « sans risque » dans une SICAV monétaire place en réalité dans une SICAV obligataire, et l’épargnant va prêter à travers sa SICAV en grande partie à des banques. Pensez-vous dans l’état actuel de la situation que ce soit une attitude complètement exempte de risque?

Imaginons une faillite de la Grèce. Cela pourrait entrainer quelques grandes banques françaises dans la tourmente. Dans le cas ou l’Etat français pour des raisons financières ne pourrait pas intervenir que resterait-il du placement monétaire de ce client?

Il faut être conscient de la réalité de ce type d’épargne. Les SICAV monétaires sont risquées. Certes il est moins dangereux de prêter à 4 jours que sur 30 ans. Mais lorsque vous prêtez vous avez toujours le risque de ne jamais être remboursé ce qui est un principe aussi vieux que l’humanité.

Les entreprises ont le droit d’acheter de l’or physique au même titre que n’importe quel SICAV. L’or physique est un produit « financier » comme les autres au terme de la législation.

Néanmoins dans la période économique troublée que nous traversons l’Or reste le seul actif tangible avec lequel une entreprise peut diversifier sa trésorerie.

C’est pourquoi la société Aucoffre.com a lancé la GTA, la Gestion de Trésorerie Alternative, pour permettre à toute entreprise d’investir une partie de ses excédents en Or.

La société SIEMENS aurait sans doute pu investir une partie de ces 500 millions d’euros dans de l’or. Si les banques tombent les monnaies et le système économique ne pourra tenir. Dans un tel cas de figure, seul l’or pourra conférer une protection réelle aux trésoreries d’entreprises.

Désormais, les entreprises ne sont plus démunies et des solutions existent.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Champs, forêts et vignes : l’investissement dans la terre est-il un sérieux concurrent de l’or ?

Lundi, août 22nd, 2011

Investir dans la terre, entre vignes, forêts et maison de campagne, est-ce une bonne idée ? Quels sont les avantageset les inconvénients de ce type d’investissement et surtout, peut-il devenir une alternative à l’or ? LORetLARGENT.info fait le point pour vous.

Investir dans la vigne : un investissement de passionné…mais de longue haleine !
- Le marché de la vigne
Après la baisse des prix du marché de la vigne depuis 2005/2006, l’occasion d’investir dans la vigne peut être tentante. Depuis une trentaine d’années maintenant, le marché de la vigne a considérablement baissé, et ces derniers temps, le prix à l’hectare n’a jamais été aussi bas. Si à première vue, investir dans le vin semble être une affaire juteuse, ce projet nécessite cependant un énorme travail pour un rendement faible, de la patience et une plus-value sur le long terme.
- Le prix d’un vignoble
Le prix d’un vignoble est dépendant de plusieurs paramètres : le lieu, l’appellation, le classement de la propriété et la réputation du cru, le nombre de vignes à l’hectare, la qualité du terrain, et la méthode de culture. Il faut également compter dans le budget les frais pour l’équipement, l’analyse du sol, le traitement des vignes, l’entretien et la mise en bouteille. En 2009, le prix des vignes donnant des vins de qualité, dont les AOC, n’a progressé que de 2,5% : le prix moyen à l’hectare était de 93 300 euros. Le prix des vignes de vins de consommation courante a baissé de 3,4% passant à 10 600 euros/ha. (Sources : SAFER).
- Les différents investissements
Deux possibilités pour investir dans un vignoble : acheter un domaine ou simplement des parts via un Groupement foncier viticole (GFV), qui consiste à devenir copropriétaire d’un domaine exploité par un viticulteur, ce qui reste avantageux pour les investisseurs manquant de temps ou souhaitant garder leur activité.
- Les difficultés pour investir dans la vigne
Il convient de compter entre 5000 et 40000euros pour adhérer à un GFV et entre 1 et 3 millions pour l’achat d’un domaine de taille moyenne, ces prix variant en fonction de la taille et la réputation du domaine. Il est donc primordial d’avoir un budget de base assez important ! Le ROI n’est pas immédiat : il faut compter entre 3 et 5 ans après la phase de lancement pour pouvoir commencer à s’imposer face à la concurrence et récupérer des bénéfices.
De plus, investir dans un vignoble n’est pas seulement un placement « rentable » : l’investissement doit revêtir un aspect environnemental, pour la protection et la valorisation des ressources territoriales.
Investissements forestiers : le bon calcul au bon moment
- Qu’est ce qu’un investissement forestier ?
Un investissement forestier se fait soit par l’achat direct de parcelles de forêt, soit par l’achat de parts de groupement forestier. Forêts et bois privés constituent plus de 70 % des forêts françaises et concernent 3,5 millions de propriétaires. La taille moyenne est 2,6 hectares.
- Comment est calculée la valeur d’une forêt ?
Elle est définie selon la région d’implantation, la valeur du fond, la qualité de la station, des essences d’arbres, du cubage, de l’état sanitaire du peuplement et de son adaptabilité à la station, de la qualité des pistes d’accès, des aires de débardage, place de dépôt, de la conjoncture économique et de la vigueur du marché…
- L’intérêt de l’investissement forestier à première vue…
Il est de plusieurs ordres : l’investissement forestier est stable dans le temps, il ne subit pas les fluctuations des marchés financiers. Il représente également une source de revenus réguliers liés à la production de bois, qui est une matière première renouvelable à l’infini. C’est surtout au niveau fiscal que l’investissement forestier semble intéressant à première vue : pour tout investissement forestier réalisé jusqu’au 31 décembre 2010, les propriétaires de forêt de 5 à 25 hectares ou de parts de groupement forestier ont pu profiter d’un abattement sur leur ISR de 25% des sommes investies sous conditions d’un engagement de gestion durable de 15 ans.
Cet investissement est également un investissement sur le long terme et peut représenter un placement de transmission de patrimoine.
Le prix moyen d’un hectare de forêt non bâtie est de 3 170 euros, avec des disparités selon la nature du peuplement et du fonds, la valeur cynégétique, la desserte, la localisation géographique.
- …et en y réfléchissant bien !
Le marché du bois est en recul : en 2008, le prix des forêts a augmenté de 7,1 %, et 14 000 transactions ont été passées sur une surface de 118 000 ha. Cependant, en 2010, seulement 100.000 hectares de forêt s’échangent par an.
Les spécialistes s’accordent à dire que si l’on souhaite effectuer des placements « verts », les fermes photovoltaïques sont bien plus rentables que le bois. Christian Pinaudeau, secrétaire général du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, ajoute qu’  » il est beaucoup plus rentable d’installer une ferme photovoltaïque sur une parcelle que d’y planter des arbres. Il faut comparer un rendement annuel de 2.500 euros l’hectare à une centaine d’euros » (Sources : bforbank.com).
L’investissement forestier est de plus soumis à des évènements extérieurs indépendants de la bonne volonté de son acquéreur : tempête, feux de forêts, attaque pathologique ou parasitaire, réchauffement climatique…
En clair, si un domaine forestier peut paraître rentable, il ne l’est que de façon indirecte : il est quasi-nul en terme de plus-value, à moins de revendre son domaine au bon moment.

Investir dans les terres agricoles : non-professionnel s’abstenir !
- Ce qu’il faut savoir
Investir dans les terres agricoles peut également être un bon moyen de diversifier son patrimoine.
Depuis 2 ans, on assiste à une baisse des revenus agricoles et le marché s’est réduit de 4% en nombre de transactions. Et pour la première fois depuis 1995, le prix des terres libres est en baisse : 5 090 euros/ha (- 1,6 %). Selon la nature et la localisation d’une terre, les prix peuvent varier : en Picardie par exemple, les terres dans la région du Santerre atteignent 11.000 euros l’hectare, contre 8.800 euros pour la Beauce (Sources : safer.fr).
Les investisseurs considèrent également ce marché comme fructueux : en effet, l’augmentation de la population mondiale, et par conséquent de la demande alimentaire devrait faire augmenter le prix des terres agricoles à long terme.
- Comment investir ?
Dans le cadre d’un projet de placement pur, le plus simple reste de souscrire des parts dans un groupement foncier agricole, ce qui évite les soucis de production et de gestion et permet de bénéficier d’une exonération partielle des droits de succession. Cependant, même pour ce genre de placement, il est nécessaire avant tout de vérifier la qualité du gestionnaire et de son patrimoine.
- Un investissement à long terme et de passionné !
Ce type de placement reste sensible à appréhender pour un non professionnel et nécessite des contraintes assez lourdes, telles que des taxes foncières, des baux ruraux à long terme (entre 18 et 25 ans), des récoltes aléatoires…
Investir dans une maison de campagne : le marché s’essouffle
Placer une partie de son capital dans une propriété d’agrément a été pendant longtemps l’un des sports favoris de certains investisseurs : aujourd’hui, il semble que cette pratique s’essouffle. Entre les frais imposés par ce type d’habitat spécifique, la gestion à distance de la maison, les freins sont nombreux. « Le marché des résidences en zone rurale est complètement gelé, même dans les régions attractives comme la Provence», ajoute Benoît Lechenault, responsable d’Agri France. Entre 1997 et 2007, l’augmentation des prix de ce type d’habitat avait enregistré une augmentation considérable, de 130 à 150%. Mais les deux années suivantes, ils ont subi une vilaine correction de 25 à 30% !
Investir dans les pièces d’or : du sûr, du long terme, du tangible
Le potentiel de progression du cours de l’or est immense : depuis plusieurs dizaines d’années, le cours de l’or ne fait que grimper et ces derniers mois, enregistre record sur record. Pour tout savoir sur l’investissement dans les pièces d’or, consultez notre guide en ligne.

Voir la vidéo de Charles Sannat sur le placement dans les terres agricoles :

Le jour de l’or a sonné !

Vendredi, août 19th, 2011

Le vendredi 16 septembre 2011 de 8h à 20h aura lieu Le jour de l’or, une journée exceptionnelle organisée par Publications Agora et MoneyWeek, avec des invités prestigieux, tous spécialistes du métal précieux. L’occasion de faire le point sur vos placements, la fiscalité de l’or, les minières, l’or physique… Rendez-vous à Paris en septembre.

Demandez le programme !
La journée sera émaillée de rencontres avec des spécialistes de l’or. Pas n’importe lesquels, les meilleurs :
• Simone Wapler, rédactrice en chef de L’Investisseur Or & Matières qui répondra à une question qui est sur toutes les lèvres : l’or est-il ou non dans une bulle ? Elle inaugurera la journée et la clôturera en abordant la place de l’or dans votre PEA.
• Thomas Chaize, spécialiste reconnu des matières premières et auteur de plusieurs rapports spéciaux pour les Publications Agora. Thomas vous parlera des critères géologiques et financiers pour bien choisir une minière, et vous donnera des détails sur sa sélection personnelle.
• Alain Corbani, directeur général de Commodities Asset Management, continuera sur le thème des minières et de leur sélection et dévoilera sa propre sélection.
• Jean-François Faure, fondateur du site d’achat de pièces d’or AuCoffre.com, vous parlera du risque de contrepartie. Il vous expliquera également très concrètement comment acheter de l’or physique facilement et sans risque.
• Marc Mayor, rédacteur de MoneyWeek, interviendra sur l’or des banques et les stratégies à adopter pour vous aider à vous couvrir quoi qu’il arrive.
• Yannick Colleu, spécialiste indépendant et auteur d’un guide reconnu sur l’investissement aurifère, vous révélera tout ce qu’il faut savoir sur la fiscalité de l’or et de l’argent-métal — et comment l’optimiser dans le cadre d’un portefeuille individuel.
• Claude Bejet, contributeur occasionnel au magazine MoneyWeek, interviendra en sa qualité d’investisseur individuel expérimenté.
• Bruno Collin, numismate et intervenant régulier dans L’Investisseur Or & Matières, vous parlera des pièces de placement par rapport aux pièces de collection.
• Dominique Delorme, Président-directeur général de La Mancha, producteur aurifère international exploitant quatre mines en Australie et en Afrique, vous parlera de la meilleure façon d’évaluer les réserves du métal précieux.

Publications Agora et MoneyWeek vous donnent rendez-vous au cœur de Paris, au 199 bis, rue St Martin, 75003 Paris, à l’Espace St Martin.

Plus qu’une simple « journée », il s’agira d’une vraie formation autour de l’or au cours de laquelle vous pourrez interrogez les spécialistes sur des questions stratégiques, de trésorerie, d’investissement, gestion de position… Toutes les questions qui vous taraudent et auxquelles votre banquier n’est pas à même de répondre. Le tarif de participation est donc tout à fait justifié, si vous en doutiez encore !

Coût de l’inscription : 477€, déjeuner et cocktail de clôture offerts.

Pour s’inscrire https://www.web-purchases.com/SCFOR/E990M707/location.html?o=396338&s=399483&u=49808386&l=280545&r=Milo

Le différent monétaire : le point de référence pour repérer les fausses pièces d’or

Jeudi, août 18th, 2011
différent monétaire

Dès le Moyen-âge, pour lutter contre la production de fausse monnaie, les ateliers de frappe ont eu recours au différent monétaire. Cette « signature » permettait également de reconnaître les différents responsables d’émission ou de gravure. Depuis 1879, le différent du directeur de la Monnaie Française est représenté par une corne d’abondance. D’autres symboles figurent également sur les pièces frappées. Découvrez dans l’article qui suit les différents monétaires.

Dès le début des frappes de monnaie, les graveurs ont pris l’habitude de signer leur « œuvre » d’un symbole, souvent très petit et détaillé. Ce symbole permettait ainsi de reconnaître l’origine de la pièce mais aussi d’empêcher les fraudeurs de copier les pièces d’or ou d’argent. En effet, aujourd’hui encore, si vous êtes en possession d’une bonne loupe et d’un microscope, le différent monétaire est un détail incontournable à étudier pour vérifier l’authenticité d’une pièce et déterminer sa valeur !
Attention : ne pas confondre les différents de maîtres d’ateliers et les différents d’atelier. Les ateliers sont représentés par une lettre, les maîtres d’ateliers signaient les pièces d’un symbole.

On retrouve ainsi plusieurs différents selon les maîtres des différents ateliers :
- Paris (A) : une corne d’abondance, un coq, une ancre, une poupe de navire, une main, une abeille, un trident ;
- Metz (AA) : un casque corinthien
- Rouen (B) : un vase, un agneau, un pic et marteau
- Strasbourg (BB): une gerbe, un castor, une croix tréflée
- Gênes (CL) : une proue
- Lyon (D) : un lévrier, une arche, une tour, un lion
- Genève (G) : un poisson, un lion
- La Rochelle (H) : une lyre, un trident
- Limoges (I) : un tournesol, deux mains qui se serrent,
- Bordeaux (K) : une lampe, une feuille de vigne
- Bayonne (L) : une tête de lion, une tulipe, une rose
- Toulouse (M) : une vache, un marteau
- Marseille (un M et A superposés) : une étoile, un palmier, un pétoncle
- Perpignan (Q) : une grappe de raisin
- Orléans (R) : un coq
- Nantes (T) : une ancre, un clef, une branche d’olivier
- Lille (W) : un caducée, une cornue, une lampe
- Turin (U) : un cœur
- Rome (un R stylisé) : la louve de Romulus
- Londres (R) : un lys
Entre autres…

Chaque symbole a un lien direct avec la ville dont l’atelier du maître est issu : le raisin pour Bordeaux, la louve pour Rome, la proue pour Gênes, le lion pour… Lyon !
Les différents monétaires sont normalement placés sur les coins en fin de fabrication et ne sont pas toujours exactement situés au même endroit.
Un exemple d’actualité : l’euro grec !

Dépêchez-vous de vous emparer des euros grecs et ce pour deux raisons : la Grèce ne va peut-être pas rester indéfiniment dans la zone euro, aussi l’euro grec est peut-être en passe de devenir une curiosité numismatique. Et d’autre part car pour être à l’heure du passage à l’euro (un passage bien précipité à mon avis), la Grèce a fait appel à des ateliers français, espagnols et finlandais pour frapper sa monnaie unique. Ces 3 pays ont pu marquer leur empreinte d’un petit F pour la France, E pour l’Espagne et S pour Suomi (Finlande) dans les étoiles du cru 2002. Ces petits différents en font des pièces très recherchées, surtout si elles sont bien conservées ! Je vous laisse imaginer sur des pièces anciennes la valeur ajoutée…

La Semeuse 5 francs argent

Jeudi, août 4th, 2011

5 Francs Semeuse - Avers

Pièce très largement frappée de 1960 à 1962 et d’un titre de 835°/oo, la Semeuse 5 francs en argent est négociée à un prix proche de celui de l’argent métal. C’est donc un bon placement et une façon d’acheter de l’argent à bon compte sans payer de TVA. Après la 50 et la 10 Francs Hercule, il s’agit de la pièce qu’il faut détenir afin d’épargner de la meilleure manière dans l’argent métal.

Longue vie à la Semeuse !
Destinée à la base à orner une médaille de récompense sur une médaille du Ministère de l’Agriculture, c’est en numismatique que la Semeuse, créée par le graveur Louis Oscar Roty en 1887, a fait sa plus belle carrière. Réutilisée pour le passage au nouveau franc en 1960, puis pour les faces nationales de l’euro français, la carrière de la Semeuse est aussi la plus longue, en établissant un record de longévité de 41 ans (le passage à l’euro ayant provoqué l’arrêt des frappes en 2001). Malgré la démonétisation en 1980, il en reste encore quelques tonnes dans la nature.

Description
Cette pièce de 29 mm d’épaisseur pèse environ 12g, et est constituée de 835 grammes d’argent pour un kilo, le reste étant composé de cuivre, avec une tolérance de + ou – 3°/oo. Il ne s’agit donc pas d’une pièce très pure mais qui constitue néanmoins une bonne manière d’acheter de l’argent à bon compte, car elle peut être négociée près de sa valeur spot. En outre elle ne nécessite pas de payer de TVA, comme ça serait le cas pour un lingot.

Sur l’avers, la République prend les traits d’une semeuse drapée et coiffée d’un bonnet phrygien qui marche vers la gauche, les cheveux dans le vent. En arrière-plan le soleil se lève. « République Française » constitue la titulature autour de la semeuse.

Sur le revers, en haut, « 5 francs » est écrit, entouré d’une corne d’abondance et d’une chouette. Epis de blé, branche d’olivier en fruits, branche de chêne et coquelicot constituent le centre de la pièce, sous lesquels figurent le millésime. La titulature est constituée par la devise « Liberté*Egalité*Fraternité ».

Sa valeur
Monnaie moderne frappée entre 1960 et 1962, la Semeuse 5 francs argent a été tirée à 195 282 126 exemplaires. Elle fait donc partie des pièces à grand tirage et fut démonétisée en février 1980.

Pièce courante à bien des égards, elle est néanmoins utile pour se faire l’œil sur l’état des pièces, car les défauts sont facilement visibles. Si la FDC (fleur de coin) reste très difficile à obtenir sans les boites de conservation, on peut facilement trouver la Semeuse 5 francs argent en :
- TTB : on distingue encore le haut de la manche gauche au niveau de l’épaule
- SUP : on ne distingue presque plus le pli du drapé sur la jambe

5F Semeuse - revers

- SPL : on distingue des traces de manipulation du drapé sur la cuisse.

Énormément de pièces ont été conservées en état Splendide, du fait d’une thésaurisation massive, peut-être

expliquée par le traumatisme du passage au nouveau franc.

Son prix est tout à fait abordable (proche de la valeur du métal contenu), surtout compte tenu d’un investissement de plus en plus massif dans les valeurs refuge et la saturation de l’offre sur le marché de l’or.

Pièces d’or, lingots, pépites et bijoux : les plus célèbres trésors perdus

Lundi, août 1st, 2011

Qui dit trésor, dit or ! Si on se penche sur l’étymologie du mot « trésor » (θησαυρός : amas d’or, d’argent, de choses précieuses, cachées, enfouies…), on se rend compte que l’or est une matière vouée à la thésaurisation. Si l’on en juge aussi par la quantité de trésors enfouis, des pièces d’or estimées à 100 000€ découvertes dans la cave d’un particulier à Millau au monstrueux trésor du Kérala, il reste encore quelques trésors à dénicher, dont la légende faire encore courir les chercheurs de trésors…

Des butins perdus, égarés ou volés sont dispersés aux quatre coins de la planète et même sous les mers et océans : trésor ancestral, légendes indiennes, bateau coulé, les histoires autour de ces trésors perdus ne manquent pas. LORetLARGENT.info est parti faire le tour de ces trésors perdus et vous content ces mythes et légendes parsemés de pièces d’or !

Le Trésor des Indiens d’Arizona fait partie de ces légendes de l’Ouest américain : en 1870, des soldats à la poursuite d’indiens apaches tombent par hasard sur un silo rempli de pépites d’or. Le commandant des troupes refusent d’arrêter la course pour quelques pépites d’or. Cherchant les indiens en vain, ses hommes demandèrent à revenir au silo, sans succès. Mais selon la légende, on les retrouva morts de déshydratation dans le désert d’Arizona. Ce trésor serait situé entre Maricopa Wells et Quijotoa.

De 1891 à 1917, la rénovation de l’Eglise de Rennes-le-Château est assurée par le curé du village, qui selon la légende, aurait dépensé des millions de Francs pour reconstruire l’Eglise et ériger une superbe villa. Ces millions de francs proviendraient d’un trésor découvert à son arrivée : ce trésor serait celui du Temple de Jérusalem, enfoui par les Wisigoths des siècles auparavant. D’autres pensent que ce trésor est celui de Saint-Louis au XIIIe siècle. A sa mort en 1917, l’abbé lègue sa fortune à sa servante qui dévoilera elle-même sur son lit de mort que les habitants du petit village marcheraient sur un immense trésor… Depuis, les recherches, bien qu’interdites depuis 1967, continuent en secret !

Le Trésor de la Madalena est sans doute le trésor qui attise le plus de convoitise : en 1563, cet impressionnant navire espagnol rentre au pays après un voyage mexicain. Il n’arrivera jamais à quai : pris dans une tempête, le bateau sombre avec à son bord un gigantesque butin. Piégée dans les eaux du Golfe du Mexique, l’épave est aujourd’hui très recherchée, et pour cause : la légende parle de 400 kilos de bijoux en or et en lingots, 50 tonnes d’argent en lingots et en pièces, des centaines d’objets en argent et 28 canons de bronze. A ce jour, seuls un des canons du bateau et un coffre contenant 48 pièces espagnoles ont été remontés par des pêcheurs de crevettes. Mais personne n’a encore réussi à localiser l’épave.

L’océan ne fut pas clément à l’époque avec les navires ibériques : la Santissima Concepcion, un galion de 700 tonnes, coule en 1683 dans le Golfe du Mexique après avoir essuyé une tempête très violente. Et à son bord, un trésor d’une valeur de 1,8 millions de pesos est également entrainé par les eaux : 500 kilos d’or, 77 caisses de perles, 49 coffres d’émeraudes dorment paisiblement au fond de l’océan.

Fin du 19ème siècle : le bandit Butch Cassidy sévit dans l’Ouest américain. Après une attaque de train en 1897, il enterre ses 7000 dollars récoltés à Robbers Roost. Un autre de ses trésors serait enterré le long d’un ruisseau entre Wallace, Idaho et Spokane dans l’Etat de Washington : ce trésor serait composé de 32 000 dollars de pièces d’or, une vraie fortune aujourd’hui !

Vers 1850, une famille de mormons se rendant en Californie pour s’y installer, se retrouve pendant son périple face à un cours d’eau infranchissable en raison des fortes pluies. Malgré la montée des eaux, les membres du groupe réussirent à franchir le ruisseau, sauf M. Bishop selon la légende : son embarcation a basculé, entrainant avec elle un coffre comprenant 40 000 dollars en pièces d’or. Une fois installé, le pauvre homme revint de nombreuses fois sur les lieux de l’accident essayant de retrouver son coffre, en vain. En 1910, une des pièces du coffre a été retrouvée, et à ce jour, le coffre de M. Bishop reste l’une des quêtes favorite des chercheurs d’or !

Le Trésor des nazis de Dachau reste à ce jour introuvable : lors de leur arrivée au camp de la mort, les prisonniers étaient dépossédés de leurs biens et objets de valeurs : pièces en or, bijoux, montres, et même dents. Ces objets collectés seraient enterrés selon la légende en Autriche, entre une cabane et le lac Lünersee.

A cette époque sombre, d’autres trésors ont été cachés : celui de Rommel est aujourd’hui également introuvable. Le général nazi, au cours de ses campagnes tunisiennes et libyennes, aurait amassé un considérable butin : des caisses métalliques remplies de lingots d’or et de bijoux. Vers 1943, les défaites militaires allemandes poussent le général nazi à rapatrier son bien au pays. Mais le cargo reste bloqué au port de Bastia, on raconte même que les SS aurait volontairement coulé le trésor au large des côtes bastiaises. Depuis, les chercheurs d’or se relaient pour retrouver ce trésor perdu. En 2007, l’un d’eux aurait trouvé un indice sur une vieille photo de l’époque. Mais la profondeur des eaux empêche pour le moment toute expédition.

Or : compte à rebours amorcé avant la bulle ?

Mardi, juillet 26th, 2011

Il y a des signes avant-coureurs qui doivent mettre la puce à l’oreille : monnaies-papier qui font croire à leurs obligés que tout va bien (avec un petit sourire crispé), sur-médiatisation de l’or, particuliers qui vendent leur or, explosion de la prime des pièces d’or… On est bien au début de la 3e phase du marché haussier de l’or et on se rapproche à grands pas d’un effet bulle. Combien de temps nous reste-il pour profiter des largesses du magnanime métal ?

Un contexte favorable à l’explosion du prix de l’or
D’après Yannick Colleu (auteur du Guide d’investissement sur le marché de l’Or), « Dans le monde financier lorsqu’une bulle se forme tout le monde en parle, tout le monde en veut, tout le monde se met à en vendre ». Ce n’est pas encore le cas, mais l’or se situe bel et bien sur une pente ascensionnelle, tant en termes d’offre que de demande, et son cours ne fait que grimper. Même le Progrès titre à ce sujet « Vendre son or devient monnaie courante » http://www.leprogres.fr/rhone/2011/07/24/vendre-son-or-devient-monnaie-courante-a-lyon. Une opération qui à court terme n’est pas le meilleur calcul soit dit en passant…

Pour l’instant, l’or se situe juste dans un marché haussier tout à fait normal en ces temps de crises financière et économique. La hausse des matières premières et des prix de la consommation, la baisse du pouvoir d’achat de la classe moyenne (aux Etats-Unis et en Europe), le manque de confiance dans les monnaies-papier, taux d’intérêt anormalement bas (Outre-Atlantique), chômage, inflation historique du dollar : le sinistre décor est planté. Tous ces éléments sont autant de raisons qui justifient la hausse du prix de la valeur refuge.

Les 3 phases d’un marché haussier
Il est tout à fait possible d’anticiper un phénomène de bulle, comme cela s’est déjà produit dans les années 80, et de s’en prémunir. Un marché haussier se distingue en 3 étapes avant d’atteindre des sommes complètement exagérées. D’après la spécialiste es or Simone Wapler, nous commençons juste à entrer au début de la 3e phase, mais ce début peut encore durer longtemps.
- la première phase concerne un public très averti, les contrariens qui achètent tranquillement mais sûrement de l’or alors que le métal est passé de mode, personne n’en parle encore.
- durant la deuxième phase, on constate que les banques centrales commencent à remplir leurs coffres, des suiveurs avisés comme les lecteurs de loretlargent.info achètent aussi de l’or. L’entrée de gros capitaux sur le marché fait grimper le prix de l’or.
- enfin dans la 3e phase du marché haussier, votre voisin de palier, un membre de votre famille, vos amis sur Facebook, vous disent qu’ils viennent d’acheter de l’or. Tout le monde en parle, c’est le début de la ruée.

La dette souveraine booste le cours de l’or
D’après l’économiste James Turk, le seuil maximum attendu par les acteurs du marché est de 2500$. Certes, on en est encore loin et l’or reste malgré tout bien en dessous de sa valeur réelle à 1600$, mais le cours de l’or grimpe plus vite que ce qu’avaient prévu les spécialistes. La crise de la zone euro et la super dette américaine ont agi comme des accélérateurs du cours de l’or. Le cours de l’or caracole en ce moment à des niveaux record alors que l’été est supposé être la saison morte pour le métal précieux.

Une bulle de l’or ? Pas pour tout de suite…

Pour le moment, l’or est encore loin d’être déconnecté de sa valeur réelle, il n’y a pas de surévaluation inconsidérée de l’or. Selon Yannick Colleu, « L’or sera dans une bulle le jour où, ayant résolu nos problèmes monétaires et de dettes, les taux d’intérêt réel étant devenu positifs, les prix continueront à flamber ». On est encore loin de cette situation. Si l’on se réfère aux années 80, dernière « bulle » de l’or, le prix-bulle de l’or devrait atteindre les 5000/6000$ en théorie, si l’on compare le prix de l’or (850$) et l’indice des prix de l’époque à ceux d’aujourd’hui. Il ne s’agit là que d’une valeur indicative, mais on peut déjà miser sur une once à 3000$ d’ici 1 à 2 ans. En cas de ruée sur l’or, ce seuil sera bien sûr dépassé et l’or sera dans une bulle.

L’or est donc bien en deçà de sa valeur réelle et dispose encore d’une belle marge de progression. L’achat d’or reste donc une bonne opération.

2 solutions en cas de bulle
Si l’or atteint le fameux seuil maximum critique attendu par les acteurs du marché, alors il faut s’attendre à ce que les prix explosent en suivant et que la bulle éclate. Il faut donc revendre son or au bon moment si l’on souhaite réaliser une plus-value grâce à son investissement (surtout réalisable avec de l’or papier).
D’un autre côté, revendre son or en échange de monnaie-papier n’est pas un très bon calcul par les temps qui courent. Si cela peut dépanner à court terme pour dégager un peu de liquidités, l’or peut aussi et surtout servir de monnaie d’échange en cas de forte dévaluation des devises (ce qui risque fort d’arriver dans les prochaines années). Le plus sage est donc de garder une partie de son or car même si son prix revient à la normale après un effet bulle, il conservera toujours sa valeur propre.

Enfin, il ne faut pas hésiter à faire comme les contrariens qui ont eu le flair d’acheter l’or au plus bas de sa valeur dans les années 80, après l’explosion de la bulle, et attendre la prochaine crise (car il y en aura toujours tant qu’aucune monnaie fiduciaire ne sera basée sur des valeurs réelles), puis attendre que l’or acquis réalise une plus-value extraordinaire, de l’ordre de 2000% !

Hercule 10 Francs argent

Lundi, juillet 11th, 2011

10 FRANCS HERCULE

Plus petite et moins demandée que sa grande sœur de 50 Francs, la Hercule 10 francs offre une belle opportunité de placement dans le créneau des pièces en argent, sans payer le prix fort. Petit aperçu de ses grandes qualités.

Description
Cette pièce en argent de 37mm pèse 25g (avec une tolérance de + ou – 5°/oo). Le motif ne diffère pas de la Hercule 50 francs, c’est une pièce de type Dupré : sur l’avers, un athlétique Hercule demi-nu représentant le peuple français, barbu, entouré de la Liberté à gauche, tenant la main de l’Egalité à droite. Toutes deux se font face devant Hercule. Celui-ci est recouvert de symboles léonins : patte de lion sur l’épaule droite, peau du lion de Némée en guise de pagne, queue de lion descendant entre les jambes. La Liberté tient dans sa main droite une pique surmontée d’un bonnet phrygien, et l’Egalité tient un instrument d’architecte (un niveau).

Sur le revers, 3 lignes pour définir la valeur numéraire (10), francs, et le millésime (de 1964 et 1973) sont encerclées d’une couronne composée de deux branches, l’une de laurier, l’autre de chêne nouées par un ruban sous lequel figurent une chouette et une corne.

Sa valeur
Monnaie moderne, frappée entre 1964 et 1968, par l’atelier de gravure Augustin Dupré, la pièce en argent Hercule 10 francs a été gravée à 39 088 557 exemplaires.
Son titre (proportion de métal précieux dans un alliage) est de 900 grammes d’argent pour un kilo, le reste du « métal vil » étant le cuivre, avec une tolérance de + ou – 3°/oo. Son pouvoir libératoire (capacité d’éteindre une dette) est de 500 Francs. Démonétisée en 1980 comme toutes les pièces d’argent, la TVA de Hercule 10 Francs en argent n’est donc pas appliquée.

L’attrait de ses pièces, relativement communes à la base, est qu’elles ont été thésaurisées en masse, donc souvent en très bon état. Du fait de la technique de frappe employée, les Hercule 10 Francs argent ne présentent pas de velours mais une surface lisse même sur le relief.

L’argent aussi est un bon placement !
Même si l’argent a été détrôné par l’or vers la fin du 19e siècle, l’argent est resté monnaie d’échange au cours du 20e siècle. Le fait que l’argent circule à peu près 17 fois plus que de l’or dans les veines de la terre en fait certes un métal moins précieux que l’or mais plus abondant et plus présent dans l’histoire, donc plus accessible.

Même s’il existe des différences notables entre l’or et l’argent, l’argent placé en banque sous forme de pièces est aussi sécurisé et sécurisant que l’or. Les minières d’argent ne sont pas une bonne forme de placement, celles-ci étant plutôt réservées aux industriels.

Aujourd’hui, la valeur de la Hercule 10 Francs argent oscille autour de 18€50 alors qu’elle était environ de 12€ en octobre 2010, ce qui représente une belle plus-value. Après un pic à 23,80€ en décembre 2010, la valeur se maintient aux alentours de 18€ et ne va pas tarder à redécoller, compte tenu d’un investissement de plus en plus massif dans les valeurs refuge et la saturation de l’offre sur le marché de l’or.
Il faut donc profiter de la « faiblesse » momentanée du prix de la pièce pour l’acheter et réaliser ainsi de belles plus values dans les années à venir.

10 Francs Hercule - avers

10F Hercule - revers

Œuvres d’art : un bon plan placement par rapport à l’or ?

Mardi, juin 14th, 2011

Avec la non-taxation des œuvres d’art récemment décidée par le gouvernement, un créneau d’épargne et de spéculation paraît sauvé. Bon ou mauvais plan par rapport à l’or ? Focus sur un investissement particulier.

Les œuvres d’art et l’impôt
La récente décision du gouvernement de ne pas taxer les œuvres d’art devrait permettre au marché de l’art de rester en bonne santé. Une « non réforme » de la fiscalité du patrimoine sous forme de cadeau aux riches investisseurs, mais pas n’importe lesquels.

Dans les années 80, les œuvres d’art sortent de l’ISF pour éviter qu’elles partent à l’étranger. Or les plus-values réalisées par spéculation au sein de ce marché très mobile échappent complètement à la fiscalité française. Il était donc légitime que le gouvernement veuille les remettre dans le circuit de l’imposition mais face à la levée de boucliers, les œuvres ne seront pas taxées, du moins pour le moment, et cela notamment pour éviter l’asphyxie d’un marché assez fragile et en régression.

Évolution de l’art sur le marché
Au début du 20e siècle, en réaction à l’art « classique », fleurit un art d’avant-garde à l’origine de mouvements artistiques aujourd’hui reconnus et institutionnalisés au point d’être devenus à leur tour un art conventionnel. Presque tous les artistes du début du 20e siècle qui ne valaient rien à l’époque, sont aujourd’hui extrêmement bien cotés. L’exemple le plus criant est celui de Van Gogh dont les tableaux ne valaient que 20 ou 30 Francs de l’époque et qui s’arrachent aujourd’hui pour plusieurs millions d’euros. Heureux sont les chanceux ayant eu la bonne idée d’acquérir une toile du maître de son vivant… Dans ce cas et dans la mesure où le ou les tableaux ont été transmis de génération en génération, la plus-value réalisée est de l’ordre de… 1million% !

Après la guerre, la bourgeoisie s’empare de cet art et réclame de l’avant-garde. Dès lors, récupéré par les institutions, la classe dominante et le marché, l’avant-garde signe son arrêt de mort ; c’en est fini de la découverte du jeune talent prometteur. Il devient alors beaucoup plus difficile d’avoir du discernement pour distinguer les futures valeurs montantes. Le gros coup de poker sur l’artiste méconnu, c’est fini. C’est Warhol qui mettra fin au mythe de l’artiste bohème reconnu post-mortem, en souhaitant être célèbre de son vivant et en reproduisant ses œuvres de façon industrielle.

Le marché est devenu tellement important, mobile et fragile, que rien ne passe en dehors de ses filets. Du coup, les spéculateurs, marchands d’art et tous les acteurs du marché de l’art ont tendance à s’emballer pour tout et n’importe quoi à l’heure actuelle.

A partir des années 60, l’avant-garde est allée vers plus de dématérialisation de l’objet d’art (minimalisme, art conceptuel…) ; les artistes produisent des objets ; la nouvelle bourgeoisie d’après guerre avait besoin d’objets d’arts : d’où l’arrivée d’un mouvement d’objets d’arts un peu factice qui répondait plus à un besoin du marché qu’à une démarche artistique et esthétique.

Les nouveaux supports ont changé la donne. Avec les supports numériques, internet, l’art dématérialisé et l’éphémère sont devenus des valeurs montantes mais quid de l’investissement ?

Œuvres d’art versus or
Autant l’or est une valeur stable qui vaudra toujours quelque chose (au moins son poids en or !), autant le marché de l’art est extrêmement plus risqué. Pour miser sur une œuvre, il faut être soit bien inspiré, soit très bien conseillé.

Ce genre d’investissement reste réservé aux passionnés et aux aficionados : c’est un investissement « passion » avant d’être un bon moyen de placer son argent. Avant tout investissement, il est nécessaire de savoir ce que l’on souhaite acquérir et de se familiariser avec le monde des ventes d’objets d’art (les enchères ou le gré à gré) un peu particulier. En outre, l’expertise d’un faux peut s’avérer beaucoup plus longue et délicate à réaliser que pour une pièce d’or… Avis aux experts !

L’or une solution pour pallier les effets des négociations du taux de rémunération des retraites complémentaires ?

Vendredi, mars 11th, 2011

La négociation des régimes complémentaires ARRCO et AGIRC bat son plein en ce mois de mars 2011, entre le Medef et les syndicats. Voilà plusieurs années que le taux de rendement des régimes complémentaires diminue régulièrement. A cotisation égale, les pensions complémentaires sont plus modestes.

Le médef prévoit que le taux de rendement se dégrade jusqu’en 2012. Il serait ensuite maintenu pendant durant 3 ans, avant d’être à nouveau diminué en 2016. Les syndicats contestent. Ils réclament un maintien de ce taux jusqu’en 2018. Ne serait-il pas plus sûr pour garantir notre avenir et notre retraite de se constituer un véritable patrimoine en épargnant sur une valeur sûre : l’or. L’histoire nous l’a prouvé, lui seul résiste à l’inflation qui touche de plein fouet les retraites. Durée, taux de rendement, montant des indemnisations, les arguments ne manquent pas pour toujours les revoir à la baisse. Epargner en achetant de l’or, pouvoir le transformer en revenu, en toute sécurité, au moment souhaité ; autant de solutions à envisager pour s’auto-financer des retraites plus confortables.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "