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Archive for the ‘Histoire’ Category

L’Espagne récupère ses pièces d’or et d’argent, un véritable trésor du passé.

Mercredi, avril 18th, 2012
Vera Valor

 

Pièces d’or du trésor (photo d’Europapress)

Ceci est un grand titre d’actualité en Espagne (noyée parmi les nouvelles politiques et les autres sujets de crise), l’arrivée de 595.000 pièces d’or et d’argent, qui sont à l’origine d’un pleito qui a duré plus de 5 ans entre le gouvernement espagnol et la société américaine Odyssey.

Cette dernière avait découvert en 2007 les restes du naufrage de “Nuestra Señora de las Mercedes” mais avait affirmé les avoir découverts dans les eaux internationales, transferrant en Floride le trésor sans en informer les autorités espagnoles et maintenant en secret la localisation exacte des restes du naufrage.

Pour l’Espagne, ceci représente une valeur historique en plus d’être monnétaire, puisqu’elle fait partie ‘du patrimoine historique fondé sur la tombe de 250 marins et citoyens espagnols morts lors du naufrage’.

Les tribunaux américains ont tranché en faveur de l’Espagne parce qu’ils estimaient que la société américaine avait découvert les restes d’un navire de guerre espagnol alors sous souveraineté espagnole.

Par ordonnance d’un juge fédéral des Etats-Unis, la société américaine Odyssey a finalement dû restituer le trésor à l’Espagne – celui-ci est arrivé à Madrid en début du mois de Mars et se trouve maintenant au Ministère de la Culture.

Au total, la valeur du trésor oscille autour de 500 millions de dollars et pèse quelques 23 tonnes – représentant le plus grand trésor sous-marin jamais découvert à ce jour. L’attaché de presse du Ministère de la Défense Miguel Morer déclara : “Tout cela est en très mauvais état de conservation du fait que le trésor a passé les 208 dernières années dans les fonds marins et se retrouve à nouveau immergé pour être mieux préservé’.

Selon le vice-président d’Odyssey, cela a été sans aucun doute une grande perte, et décourage tous travaux d’exploration archéologique sous-marin.

‘Beaucoup d’articles d’intérêt potentiel pour l’Espagne seront gardés secrets ou au pire, jetés ou vendus sur la plateforme de eBay’ a-t-il déclaré.

A espérer qu’il n’en soit pas ainsi.

Le Musée de la Monnaie de Colombia situé dans le quartier de ‘La Candaleria’ de Bogota.

Mercredi, avril 18th, 2012

Musée de la Monnaie de Bogota

Pour tout passionné de numismatie voyageant en Colombie et tout particulièrement à Bogota, il y demeure un endroit qu’il ne doit pas omettre de visiter, celui du ‘Musée de la Monnaie’, situé dans le quartier populaire de la ‘Candelaria’.

Comme nous l’évoquions dans notre article sur le Musée de la Monnaie de Madrid, nous souhaitons dédier un petit paragraphe à ces institutions qui font partie de la mémoire historique de la numismatie et de nos pays – sans lesquelles nous ne pourrions partager aucune affection pour les collections ni d’intérêt d’investissement dans ces pièces précieuses qui protègent tant notre patrimoine personnel comme le sont les pièces d’or -  ainsi, nous parlerons de l’histoire du Musée de la Monnaie Colombienne.

Les pays d’Amérique Latine ont toujours eu un lien très fort avec l’histoire de l’or – de ce fait, nous allons leur dédier un espace relatant leur histoire et l’analyse de leurs pièces, celles qui sont les plus représentatives et tant prisées et appréciées de ses habitants.

Le roi Felipe III d’Espagne ordonna la fondation de cet emblématique Musée de la Monnaie à Santa Fé de Bogota et confia les travaux à l’ingénieur Alonso Turrillo de Yebra.

La frappe de pièces commença en 1621 dans un des premiers locaux construits à Bogota. L’histoire de ce Musée de la Monnaie est très importante puisque ce fut l’endroit où furent fabriquées les premières pièces d’or d’Amérique “macuquinas”, lesquelles furent nommées ‘doublons ou refrappes’.

Certaines furent frappées à Cartagène des Indes et d’autres à Santa Fé de Bogota. C’est seulement une dizaine d’années plus tard que furent autorisées les frappes d’or dans les Musées de la Monnaie du Mexique et du Pérou.

Premières pièces frappées (BANREP)

Son infrastructure s’améliora peu à peu, allant d’un simple petit atelier de forgeron situé sur un seul niveau au Musée actuel, doté d’un beau style architectural andalou avec une touche d’air provincial de l’époque colonniale.

Santa Fe de Bogota fut la capitale de la Vice-royauté espagnole de la Nouvelle-Grenade, accueillant ainsi les vice-rois, les juges de l’Audience-Royale, le Clergé, les Capitaines des Tercios d’Espagne et bien entendu Gonzalo Jiménez de Quesada, son fondateur.

Le volume de travail devenant de plus en plus important en terme de volume, les responsables de ce musée se virent contraints au fil du temps de le réformer afin de répondre aux besoins. Un demi-siècle après son inauguration, c’est Felipe VI en personne qui ordonna son extension – au début, la frappe était très artisanale mais avec les divers changements implémentés, les machines commencèrent à être utilisées.

Leur butin fut très convoitisé durant les émeutes qui eurent lien dans la capitale Colombienne, mais a heureusement survécu à toutes ces attaques, y compris naturelles, notamment lors des tremblements de terre.

De nos jours, nous pouvons apprécier le même musée que celui de voilà quelques siècles, qui fut réinauguré par le Vice-roi Solis en 1756.

Le Musée de la Monnaie de Bogota est reconnu comme étant un Monument National, titre qui lui fut concédé en 1975 suite au décret 1584, dépendant actuellement de la Banque de la République de Colombie.

A l’intérieur, nous pouvons parcourir tous les faits les plus importants de l’histoire du pays, l’histoire du musée en elle-même et de toutes les pièces et billets fabriqués durant tous ces siècles.

 

 

Les vraies raisons de la fin du standard or

Samedi, mars 31st, 2012

Standard or, début et fin

Voici un retour historique qui énonce clairement pour quelles raisons l’or, devenu une encombrante « relique barbare » a perdu son rôle d’étalon, au grand dam de l’économie mondiale.

En France, la première monnaie d’or royale fut frappée au VIIe siècle, sous le règne du Roi Dagobert mais il faudra attendre le 12e siècle pour voir réapparaître la monnaie or sous forme d’écus.

Le système monétaire bimétallique or-argent durera jusqu’à la Première Guerre Mondiale mais connaitra un échec en 1857 avec la crise du système bancaire. C’est la parité proportionnelle entre or et argent qui a échoué. C’est en pleine Révolution Industrielle que l’Angleterre adopte l’étalon or. Monnaie acceptée partout, l’or devient étalon dans toute l’Europe et le système se propage sur tous les continents.

Mais plusieurs évènements vont concourir à la disparition progressive de l’étalon-or.

  • La loi de 1909 sur le « Legal Tender » rendant légale les billets de banque (en France et après en Allemagne) a permis de financer la première guerre mondiale à crédit. C’est ce Cours légal qui a marqué le début de la fin du standard or, même si à l’époque, les billets de banque était échangeables contre de la monnaie en or.
  • La Grande-Bretagne, appauvrie par la guerre, n’a plus le monopole sur le Système Monétaire International. Les Etats-Unis, principaux créanciers d’une Europe, dominent le monde économiquement.
  • Les accords de Gênes de 1922 visant à rétablir l’ordre monétaire mondial imposent qu’un pays peut émettre de la monnaie non plus en contrepartie d’or mais de devises convertibles en or.
  • En 1929, la crise financière aux Etats-Unis contraint les américains à échanger leurs dollars contre de l’or. Les réserves d’or des banques s’amenuisant, le gouvernement américain décide en 1933, en pleine Grande Dépression, de confisquer l’or des citoyens (en rendant illégale la possession d’or). A cette période, aucun état ne rend sa monnaie convertible en or.
  • La Seconde Guerre mondiale assoit l’hégémonie économique des Etats-Unis qui imposent le dollar comme seule monnaie à être convertible en or. Le système étalon-change-or signe le début du règne de la devise américaine et la fin de celui de l’or comme monnaie de change internationale.
  • En 1944, la signature des accords de Bretton-Woods entérine le système de l’étalon-change-or, dans lequel le dollar américain détient une place centrale. Tous les pays ont dû aligner leur devise sur le dollar pour conserver leur parité.

Définition Wikipédia :
La valeur du dollar US est directement indexée sur l’or (à 35 dollars par once), tandis que les autres monnaies sont indexées sur le dollar. Les réserves des banques centrales doivent alors être constituées de devises et non plus d’or. Le gouvernement américain garantit la valeur du dollar, mais n’est pas obligé d’avoir une contrepartie en or aux dollars émis.

Nous verrons dans un prochain dossier comment la fin du standard or a concouru à l’effondrement financier actuel.

César, Oscars, ces récompenses qui ne sont pas toutes constituées d’or…

Vendredi, février 24th, 2012

La 37ème cérémonie des César se déroule aujourd’hui. Une belle occasion pour s’interroger sur la constitution de ces récompenses : or ou pas or ? Plaqué ou massif ? Or ou bronze ? Entre les César, les Oscars, la coupe du monde de Football… lesquels de ces trophées sont véritablement constitués d’or ?

Les César, la désillusion

En ce qui concerne ces récompenses cinématographiques remises, chaque année, aux professionnels du septième art pour saluer leurs performances, le doute n’est pas permis. Elles sont exclusivement constituées… de bronze.

Le César a été imaginé par Georges Cravenne qui, admiratif des Oscars, souhaitait récompenser également les meilleures productions françaises. Son ami et célèbre sculpteur César Baldaccini crée alors en 1975, une compression de poignées, de charnières et de décorations en bronze issues d’anciennes commodes et armoires. Le trophée mesure 29,6 centimètres et pèse 3,7 kilos. Sa valeur est estimée à 1500€, pièce.

Les Oscars, une petite étincelle

S’il est de notoriété publique que les César doivent leur nom à leur sculpteur, personne ne sait véritablement qui a baptisé les Oscars. Plusieurs explications ont été fournies, comme par exemple celle qui implique une bibliothécaire de l’Académie du Cinéma qui aurait trouvé une ressemblance entre le trophée et son oncle Oscar. Jusqu’en 1939, les Oscars étaient appelés les « Academy Awards ».

Dessiné par l’ancien directeur artistique de la MGM, Cedric Gibbons, la statuette a été sculptée dans les années 1920 par l’Américain George Stanley. Elle représente un homme nu sur une bobine de film, tenant une épée. L’Oscar, qui est constitué de britannium plaqué or, mesure 34 centimètres et pèse environ quatre kilos.
La 84ème édition de la cérémonie des Oscars aura lieu le 26 février prochain.

Le trophée de la coupe du monde de Football, c’est du lourd !

En 1970, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) souhaite remplacer le trophée Jules Rimet, qui récompensait depuis 40 ans les vainqueurs de la coupe du monde. Vingt-trois propositions de sculptures provenant de sept pays sont proposées mais c’est finalement celle de l’Italien Silvio Gazzaniga qui sera retenue.

Le trophée représente deux silhouettes soulevant la Terre. Il mesure 36,5 centimètres et pèse 7,175 kilos. Il est constitué de 18 carats d’or pur et possède à sa base de 13 centimètre de diamètres, deux morceaux d’une pierre minérale, la malachite. Sa valeur approximative est estimée à 322 000 €.

Le règlement de la FIFA précise qu’à la différence du trophée Jules Rimet, cette récompense de grande valeur ne peut être remise définitivement au vainqueur. Une réplique en plaqué or est offerte aux vainqueurs.

Fiche pays : les Français et l’or

Mercredi, février 8th, 2012
Napoléon or 100 Francs

Napoléon or 100 Francs

Nous inaugurons un petit tour du monde des pays et l’or. Dans cette première fiche, nous aborderons les rapports qu’entretient la France avec le métal jaune, comment celui-ci en a ponctué l’histoire et quelques chiffres sur l’or détenu dans nos coffres.

L’or de la France en chiffres
En Janvier 2012, la France est le 5e pays à détenir la plus importante quantité d’or mondiale avec 2,435.4 tonnes. Avec la crise, c’est l’Europe toute entière qui a manifesté une forte demande en or avec 30% de la demande en lingots et pièces en or (ce qui a propulsé la croissance de la demande en or à 135% en Europe en 2011).

Les rapports des Français avec l’or
La plus forte croissance de cette demande a été observée en France avec une demande approchant les 4,9 tonnes au dernier trimestre 2011 contre 3 tonnes à la même période en 2010. Ce qui témoigne et de l’appétence des Français en matière d’or, de leur confiance dans ce produit et d’une peur face à la crise de la dette souveraine dans la zone euro. L’or est perçu par les Français comme une valeur refuge qui peut les protéger contre le ciel qui pourrait leur tomber sur la tête.

L’histoire a tissé des liens très étroits entre les Français et l’or. Les pièces en or ont été l’occasion pour les nombreux souverains successifs de marquer leur règne en les frappant à leur effigie. De la Gaule à notre époque, les pièces d’or françaises sont le témoin d’un passé historique riche et glorieux.

L’histoire des pièces d’or en France
Au 7e siècle, Saint Eloi, patron des orfèvres, frappa la première monnaie d’or royale sous le règne du roi Dagobert. Un siècle plus tard, le denier d’or fut frappé sous Pépin le Bref et le solidus sous Louis le Pieux, roi des Francs au début du 9e siècle, avant que la monnaie d’or disparaisse de la circulation pendant 3 à 4 siècles.

Il faudra attendre la seconde moitié du 12e siècle, sous le règne de saint Louis pour voir apparaître l’écu d’or en 1266. Mais la première monnaie d’or frappée en quantité importante fut l’agnel d’or sous Philippe le Bel, en  1311. En 1549, le roi Henri II fut le premier souverain dont le portrait figurer sur une monnaie d’or (le henri d’or). Le 17e siècle verra émerger la série des louis d’or avec le règle de Louis XIII, avec une profusion de séries sous Louis XV. Les premières monnaies d’or napoléoniennes furent des pièces de 20 francs et 40 francs, avec les Français entretiennent une véritable histoire d’amour. Ce sont des pièces d’or d’investissement par excellence.

Depuis la crise des subprimes en 2008, les Français sont devenus plus acheteurs que vendeurs d’or, délaissant les assurances-vie et l’immobilier, leurs placements habituels préférés.

Les pièces d’or de 20 et 100 pésètes d’Alfonso XIII

Samedi, janvier 7th, 2012

C’est à la mort d’Alfonso XII, le 25 Novembre 1885, que son épouse, Marie-Christine d’Habsbourg-Lorraine dût régner, faisant face à la perte de Cuba et des Philippines ainsi qu’à la fin de l’hégémonie espagnole à Porto-Rico.

Alfonso XIII fut proclamé roi à sa naissance et, pendant ce temps, les pièces de son père continuaient à être frappées.  En1887, le maître graveur Gregorio Sellán fut chargé du nouveau modèle pour l’avers des pièces d’Alfonso XIII  alors que ce dernier n’était âgé que d’un an  seulement.

En 1902, Alfonso XIII relègue sa mère, prêtant serment à la constitution. Durant son règne, le processus de la Restauration, confié à Antonio Cánovas del Castillo depuis 1873, prend ainsi fin mais sera plus tard détruit  au même titre que les arguments qui soutenaient le régime monarchique.

Son règne fut un des plus longs de la maison des Bourbons, après celui de Felipe V. La fabrication de pièces fut d’autant intense durant ce règne – souffrant de changements notables, marqués par la situation politique et social de l’époque, de l’évolution au niveau industriel ainsi que de la variation de systèmes économiques, entraînant la réforme de son concept en lui-même.

Cette dernière perdit peu à peu de sa valeur intrinsèque au début du siècle, se convertissant alors en un moyen de paiement de valeur purement représentative.

Les pièces d’or qui furent fabriquées durant le règne de ce roi, commencèrent à être frappées en 1889, dans le cas précis des 20 pésètes, mettant fin à cet égard aux plans de la ‘réforme de la pésète’ de 1868.

Les pièces d’or de 100 pésètes commencèrent à être fabriquées en série en 1897, puisqu’auparavant seuls furent frappés des échantillons en 1871.

Quelques années plus tard, l’apparition des “duros sevillanos” (pièces fausses, dont le nom se doit <selon les légendes> à un personnage de l’artistrocratie de Séville, aussi parce que les premières fausses pièces furent détectées dans cette ville andalouse) mit en évidence le déclin de l’étalon or.

Le facteur d’authenticité de ces Pièces

L’écusson de la Maison des Bourbons est un facteur d’authenticité sur  les pièces d’Alfonso XII et d’Alfonso XIII, constituée par la première moitié des armoiries d’Espagne, au revers de toutes les pièces (à l’exception de celles de 25 centimes de nickel de 1925 et 1927).

La forme ovale et les blasons (trois fleurs de lys)  ne souffrirent d’aucun changement dans les frappes en argent et or – en contrepartie, le fond ‘d’azur email’ , représenté par des lignes horizontales en relief, changea dans le nombre de lignes, selon la valeur, le métal, la date des pièces concernées.

Ainsi, les faux-monnayeurs de l’époque eurent beaucoup de difficultés pour diviser la minuscule superficie du fond de l’écusson en son nombre exact de lignes que possédait chaque pièce authentique, ainsi le firent-ils de manière approximative.

C’est une bonne façon de distinguer les fausses pièces des originales, à savoir de par son nombre exact de lignes horizontales formant le fond de l’écusson pour chaque type de pièces respectivement.

Marques de Garantie de ces Pièces

Quatorze fonctionnaires du Musée de la Monnaie garantirent la qualité du produit fini, endossant toutes les responsabilités que cela incombait. Ils signèrent de leurs propres initiales chacune des pièces, répondant ainsi du titre, loi, art et exactitude du poids, de l’argent en circulation sous le règne d’Alfonso XIII.

Les graveurs atittrés furent Gregorio Sellán, qui avait déjà été en charge des deux premiers portraits d’Alfonso XIII connus sous le nom de “pelón” (chauve) y “bucles” (boucles) et Bartolomé Maura qui remplaça Sellán, marquant son arrivée avec la gravure de la pièce de 20 Pésètes en 1899, ainsi les deux modèles tirés par ce graveur furent connus sous le nom de “rizo” (bouclette) y “cadete” (cadet).

Les initiales employées sur cette pièce furent :

Graveurs:

G.S: Gregorio Sellán González

B.M: Bartolomé Maura

Essayeurs et Balance à fléau:

MP M: Mauricio Morejón Bueno, Félix Miguel Peiró Rodrigo y Angel Mendoza Ordoñez.

PG M: Félix Miguel Peiró, Antonio García González y Angel Mendoza Ordoñez.

SG V: Arturo Sandoval, Antonio García González y Remigio Vega Vega.

SM V: Arturo Sandoval, Miguel Martínez Fraile y Remigio Vega Vega.

20 Pésètes

Pièce de 20 Pesetas (1889-1890)

Titre  900 Millièmes. Diamètre . 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche 18 Fleurs de Lys.

Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico et World Gold Coins

L’émission des pièces de 1890 se prolongea jusqu’en 1892 sans changer le type “pelón” (chauve). Et ce ne fut pas avant la fin de l’année quand le nouveau modèle “bucles” fut utilisé.

Par conséquent, nous émettrons des réserves quant à la quantité mentionnée dans cet article – jusqu’à ce que ce chiffre puisse être calculé avec exactitude. Pour l’instant, nous pouvons considérer que la quantité réelle des pièces fabriquées en date de 1890 peut osciller autour des 5 millions de pièces au lieu des 2.344.449 annoncées.

Cette gravure de Gregorio Sellán fue approuvée sur Ordonnance Royale  en date du 9 Août 1887 pour la pièce d’argent et d’or d’Alfonso XIII.

TRANCHE : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

(Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón).

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

 

Pièce de 20 Pesetas (1892)

 Titre 900 Millième. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. AtelierTranche de 18 Fleurs de lys.

Tableau extrait du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Alerón

 Durant l’année 1892, un total de 2.430.327 pièces furent frappées et pour lesquelles furent utilisés principalement les coins du modèle antérieur “pelon” (chauve), se concevant ainsi que quelques milliers de pièces portant le nouveau modèle “bucles” (boucles) -  ce dernier ayant été appliqué en tout premier lieu sur les pièces d’argent. Néanmoins, il n’est pas possible de préciser à cet instant le nombre exact correspondant à ce dernier modèle.

Ce fut la dernière gravure de Gregorio Sellán en matière de pièces, et celle-ci fut approuvée sur Ordonnance Royale  le 17 Août 1891.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

Pièce de 20 Pesetas (1899)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche de 18 fleurs de lys.

Informations extraites des livres: La peseta catálogo Básico y World Gold Coins

C’est grâce à cette tranche (concernant toutes les pièces en argent et or), approuvée par Décret Royal de juillet 1895, que fut nommé Bartolomé Maura en tant que Graveur Général.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

 (Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

 

Pièce de 20 Pesetas (1904)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche de 18 fleurs de lys.

Tableau extrait du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón

Ceci fut la dernière gravure d’Antonio Maura, elle fut employée pour toutes les pièces de cuivre, argent et or.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

 (Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

100 Pesetas

 

Pièce de 100 Pesetas(1897)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 35 MM. Poids 32.25grs. Atelier Madrid. Tranche striée.

Informations extraites des livres : La Peseta Catalogo Básico y World Gold Coins

Cette gravure de Bartolomé Maura fut approuvée pour toutes les pièces en or et argent d’Alfonso XIII, sur Ordonnance Royale de juillet 1895.

(Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

Etant donné que ce sont les uniques pièces qui furent frappées durant le règne d’Alfonso XIII, ces dernières représentent tout spécialement de l’intérêt et de la valeur . Que de bonnes raisons d’en faire l’acquisition sous forme d’investissement.

Les pièces d’Or Espagnoles : 25 Pesètes d’Alfonso XII

Vendredi, décembre 30th, 2011

Pièce de 25 Pésètes d'Alfonso XII

Sans nul doute les pièces de 25 pésètes d’Alfonso XII font partie des plus importantes de l’histoire d’Espagne.

Sa vie commence avec le coup d’Etat du Général Pavía le 3 décembre 1874, qui laissa derrière lui la fn de la république afn d’instaurer la mise en place du « Ministère de Régence » de la part d’Antonio Cànovas del Castillo, ce dernier voulant rétablir la monarchie Bourbonienne.

Cette gestion atteignit son paroxysme avec la venue en Espagne du fils d’Isabel II, qui dans son exil, lui avait laissé le trône trois ans auparavant.

Avec les Bourbons de nouveau au pouvoir, commence alors une nouvelle ère pour la consolidation de la Pésète, qui après 10 ans de monnayage uniquement en cuivre et en argent, voyait renaître son processus de fabrication en or. Une renaissance qui démontrait  la maturité et la croissance du nouveau système monétaire qui dépassa alors les 30 millions de pièces.

La conception des nouvelles pièces d’or qui allaient être mises en circulation s’établit au bout de 3 mois après l’arrivée d’Alphonse XII, moyennant un Ordre Royal.

Marques de Garantie de cette Pièce :

Très peu furent les personnes qui participèrent à la conception de cette monnaie. Une conception qui mobilisa l’économie du royaume durant une décennie. Concrètement, ils furent sept à y participer et à garantir la qualité du produit, faisant face aux responsabilités que cela engendrait, imprimant leurs initiales sur chacune d’elles, certifiant alors l’art, le poids exact ainsi que la bonne loi.

Le graveur alors désigné fût Gregorio Sellán Gonzalez, qui vit son travail perpétué avec la conception des pièces d’Alphonse XII et des deux premières de son fils Alphonse XIII.

Les sigles apparaissant sur les pièces sont les suivantes :

Graveur : G.S.: Gregorio Sellán González.

A côté de la mention ‘Ensayadores y Fiel de Balanza’ (Essayeurs et Balance à fléau ) :

DE M: Eduardo Díaz Pimienta, Julio Escosura Tablares et Angel Mendoza Ordoñez.

EM M: Julio Escosura Tablares, Mauricio Morejón Bueno et Ángel Mendoza Ordoñez.

MS M: Mauricio Morejón Bueno, Pablo Salas Gabarrell et  Ángel Mendoza Ordoñez.

MP M: Mauricio Morejón Bueno, Félix Miguel Peiró Rodrigo et Ángel Mendoza

Ordoñez.

Description et chiffres des pièces de 25 Pesetas d’Alfonso XII 

Pièce de l'année 1876

ALFONSO XII (1874-1885)

Année: 1876

Titre :  900 Millièmes

Diamètre: 24.09 mm

Poids: 8.08 gr.

Tranche gravée de 27 fleurs de lys.

Description :

Avers: ALFONSO XII-POR LA G. DE DIOS 1876/76 (Alphonse XII – par la grâce de Dieu) (entre les étoiles à 6 rais).Tête nue à droite. Au raz du cou : G.S (Gregorio Sellán). Poinçon apparent.

 Revers: REY CONSTL-DE ESPAÑA D.E 25 PESETAS.M. (Roi Constitutionnel d’Espagne) -( Ecu coronné entouré du collier de l’Ordre de la Toison d’or et posé sur un manteau royal arborant les armoiries de Castille, de Léon, d’Aragon, de Navarre et de Grenada en partie supérieure : au centre l’écusson des Bourbons. Bordure de points apparente.

(Informations extraites du Livre : Monedas de Oro de la Colección del Banco de España).

Pièce de l'année 1881

ALFONSO XII (1874-1885).

Année : 1881

Titre : 900 Millièmes.

Diamètre : 24.11 mm

Poids : 8.07 gr.

Tranche gravée de 27 fleurs de lys.

Description :

Avers: ALFONSO XII-POR LA G. DE DIOS 1876/76 (Alphonse XII – par la grâce de Dieu) (entre les étoiles à 6 rais).Tête nue à droite. Au raz du cou : G.S (Gregorio Sellán). Poinçon apparent.

 Revers: REY CONSTL-DE ESPAÑA D.E 25 PESETAS.M. (Roi Constitutionnel d’Espagne) -( Ecu coronné entouré du collier de l’Ordre de la Toison d’or et posé sur un manteau royal arborant les armoiries de Castille, de Léon, d’Aragon, de Navarre et de Grenada en partie supérieure : au centre l’écusson des Bourbons. Bordure de points apparente.

(Informations extraites du Livre : Monedas de Oro de la Colección del Banco de España).

La production de cette pièce s’initia en 1876 où fut inverti le sens du portrait du roi afin de la différencier des pièces d’argent et de cuivre. En 1962,  une demande spéciale émanait d’une entreprise américaine dont le siège était basé en Suisse. Cette dernière paya par avance tant les coûts que les bénéfices estimés. Des poinçons d’origine furent utilisés pour frapper les années 1961 et 1962 entre les étoiles.

Sur la tranche des pièces se distingue la gravure de 27 fleurs de lys, en trois groupes de neuf chacun.

Des pièces de cuivre furent utilisées tant pour les tests de fabrication que pour la vérification de la qualité du poinçon – ces pièces furent ensuite détruites afin d’éviter leur éventuelle circulation en cas de bain d’or.

En 1881, il fut décrété de mettre à jour le portrait du Roi,  et c’est à partir de ce moment-là que nous pouvons apprécier une grande différence comparé au portrait initial de 1876.  Des différences qui ne sont pas aussi notables parmi les frappes des années 1876, 1877, 1879 et 1880  où peuvent être observés de légers changements au niveau de la chevelure et des traits d’Alfonso XII.

Après son décès, toutes les pièces (à l’exception de celle de 2 pésètes) continuèrent à être frappées sur l’ordre de son épouse Marie-Christine d’Habsbourg, ce, jusqu’en l’an 1886 quand naquit son fils Alfonso XIII – de telle sorte qu’une année plus tard, soit en 1887, Sellan dessina la première esquisse du portrait de son successeur, relançant de ce fait le processus de fabrication des pièces, y intégrant celles de 20 et 100 pésètes de cette époque.

Pourquoi considérons-nous que cette pièce soit une bonne acquisition ?

La pièce de 25 pésètes est une des pièces d’or les plus populaires qui circulent actuellement sur le territoire espagnol, également primée de personnes de d’autres pays qui s’y intéressent tant à ce qu’elle représente d’un point de vue historique sinon économique.

Du fait qu’elle est une des pièces les plus connues, sa prime peut augmenter considérablement en temps de crise, affichant des valeurs très tentantes  et bien positionnées sur le marché de l’offre et de la demande – comme c’est le cas pour le Napoleón en France – ce dernier pouvant avoir une prime atteignant les 100% en périodes délicates.

Nous rappelons que la prime est la différence entre le prix du métal précieux constituant la pièce et le prix négocié de celle-ci, sa valeur dépend de différents facteurs que nous avons évoqués dans notre article . “La prime des pièces d’Or : explication pour les novices”.

Cette pièce est symbole d’épargne pour l’avenir, garantie de son bon état de conservation et qualité.

L’Argentino de Oro, une pièce d’or riche en histoire.

Lundi, décembre 26th, 2011

Sa rareté est d’autant plus surprenante que la richesse de l’histoire qu’elle contient, la convertissant en un objet de convoitise chez les numismates – l’acquérir n’est donc pas chose facile! L’Argentino de Oro est le nom d’une unité monétaire d’or frappée par le Musée de la Monnaie Argentine au cours de la période 1881 à 1886 – elle a une caractéristique qui la démarque jusqu’à de nos jours : c’est l’unique pièce d’or argentine qui a été frappée à l’intérieur même du pays puisqu’elle vit le jour d’une loi ayant donné lieu à la création du peso comme monnaie nationale.

La constitution argentine de 1853, la même en vigueur de nos jours après quelques ratifications – avait exigé à ce que la Nation Argentine soit en charge de la frappe des pièces, délestant de ce fait les musées de la monnaie provinciaux, et lançant une série de fabrication de pièces d’or, d’argent et de cuivre. Le dessin de l’Argentino de Oro a été conçu par l’orfévrier italien Údine. Cette pièce fut de tirage très limité puisque seules furent frappées 6.343.022 pièces en 14 tirages. L’objectif était que cette pièce était privilégiée pour les transactions internationales avec d’autres pays – justifiant de ce fait  que cette pièce était très peu utilisée entre particuliers durant cette période.

 

 

L’Argentino de oro (1881)

 

Concernant les caractéristiques de cette pièce de collection, il s’agit d’un alliage de cuivre, d’un poids brut de 8,0645 g, d’une pureté de 0,900 ainsi qu’un diamètre de 22 mm. Durant la période de 1881 à 1889, cette pièce était déclinée en 2 valeurs : 1 Argentin  équivalente à 5 m$n (Peso Devise Nationale) et ½ Argentin  équivalente à 2,5 m$n. A la différence de la première, cette dernière pièce de ½ argentin est extrêmement difficile à se procurer puisque seules furent frappées 421 pièces. d’élaboration complexe, ce qui relève du défi de pouvoir s’en procurer pour les collectionneurs en quête.

Pièce d’or Mexicaine : Once ou Libertad

Jeudi, décembre 22nd, 2011

L'Ange de l’Indépendance - Mexique

Nous allons aborder une des pièces d’investissement les plus vendues au monde, fabriquée sur le territoire mexicain. Il s’agit de l’Once ou de la Libertad.

Son origine remonte en 1981, venant enrichir le marché de l’or d’investissement où jusqu’alors seuls étaient présents le Krugerrand depuis 1960 et le Maple Leaf en 1979. Au début, cette pièce d’or mexicaine était dénommée ‘Once’ mais quelques années plus tard, son nom fut changé à celui de ‘Libertad’.

C’est une pièce ayant cours légal au Mexique (la pièce en argent n’est pas considérée de cours légal, seule celle en or), classée Type I et à la différence des autres pièces d’or, celle-ci n’a aucune valeur faciale. Ainsi, sa valeur doit être mesurée en poids. Si nous voulons calculer sa valeur faciale, nous pouvons l’obtenir en convertissant son poids selon le cours du jour de l’or’.

 

Origines

Dans les années 70, pendant que nous traversions une importante crise du pétrole, il fut nécessaire d’élaborer de nouveaux produits qui allaient permettre de se sortir de cette crise. C’est à ce moment là que la banque du Mexique, sous la direction de Gustavo Romero Kolbeck, confia le projet au Musée de la Monnaie de fabriquer une pièce d’or au poids d’une once, et qui serait liée historiquement parlant à la célèbre pièce de ‘50 pesos Centenario’ (dont nous parlons dans un autre article), et qui représentait le centenaire de l’Indépendance du Mexique.

Caractéristiques

Son poids est de 34.55gr, 900 millièmes d’or (de celles frappées entre 1981 et 1991), au diamètre de 34.50 mm, épaisseur de 2.50 mm, soit un poids total de 31.03 gr d’or et le restant d’argent pur.

Lors du pemier tirage entre les années 1981  et 1991, la pièce fut frappée en 3 poids distincts, à savoir : 1 once, une ½ once et ¼ d’once.

Entre 1989 et 1991, le tirage de la Libertad fut interrompu puis repris en 1991 en complétant la gamme de deux nouveaux poids : 1/10 d’once et 1/20 d’once. Ce qui signifiait que la pièce se déclinait en 5 poids différents.

En 1991, la pureté de l’or fut également revue pour cette pièce puisque celle-ci passa à 99,9 (0.999) – de même que le poids de l’Once à 31.10 gr.

Ces modifications sont désormais classées sous le Type II.

1 Once

 

1/2 Once

1/4 Once

1/10 Once

1/20 Once

 

Avers et Revers

 

Pièce d’or ‘Libertad’ de 1981.

 

L’avers de ces pièces affiche le blason du Mexique tandis que le revers ‘la Victoire Alada’ – la même que sur les pièces de 50 pesos Centenario. Dans sa main droite, elle tient une couronne de lauriers qui représente la victoire et dans la main gauche une chaine brisée qui représente la liberté – au fond, les volcans Popocatepelt et Iztaccihualt, le premier considéré comme une divinité durant l’époque préhispanique et vénéré par les Aztèques.

Surplombant les volcans et apposé aux côtés de la Victoire Alada est écrit ‘1 Once d’Or Pur’ (sur le côté gauche), l’année 1981 (sur le côté droit) et en-dessous : Mexico (ceci pour la pièce de l’année 1981).

Sur la pièce de 1994, apparait ‘1 Once’ sur le côté gauche, ‘Or Pur” sur le côté droit, et, sur les bords de la partie inférieure, nous observons l’année, Mexico et la loi.

 

Pièce d’or ‘Libertad’ de 1994

 

L’Aigle occupe la partie centrale de l’avers, exposé de profil gauche, avec les ailes levées, en position de combat, posé sur un figuier de Barbarie (symbole national du Mexique), tenant un serpent dans son bec. Sur tout cet ensemble est inscrit Estados Unidos Mexicanos (Etats-Unis Mexicains).

En 1996, l’apparence de cette pièce subit quelques changements. La Banque du Mexique décida d’opérer ces changements afin de rendre cette pièce plus attirante au public.  De cette manière, l’avers revêt maintenant en plus de l’aigle central du Codex Mendocino, les caractères de 10 escudos tout autour ainsi que différents types d’aigles appartenant au défilé de gouvernements de l’Etat Mexicain, en passant par le Premier Empire d’Iturbide, Porfirio Díaz, l’Aigle aztèque, etc …

Sur le revers, la Victoire Alada, considérée d’une toute autre manière de nos jours, met en évidence la colonne qui la soutient.

La disposition des lettres change également et celles-ci se trouvent maintenant sur la partie supérieure, sur le rebord. L’ordre de la légende apparait ainsi – en premier : 1 once d’Or Pur, puis l’année de la frappe et la loi.

 


Pièce d’or ‘Libertad’ de 1996

 

De par sa beauté, sa pureté, sa qualité et sa renommée depuis tant d’années, cette pièce est une pièce d’excellence, une référence pour  l’investissement au niveau mondial.

 

Les pièces d’or péruviennes : la 100 Soles.

Lundi, décembre 19th, 2011

100 Soles Péruvien - Revers

Au temps de l’ancienne culture préhispanique péruvienne, l’or et l’argent ne signifiaient pas la même chose que maintenant – ils n’avaient aucune valeur économique sinon religieuse et ils représentaient le pouvoir d’une race ou d’un peuple. Pour les échanges commerciaux, les gens ‘troquaient’ des aliments comme le piment rouge, par exemple, ou sinon des pièces de cuivre pour les échanges de marchandises.

A l’arrivée des Espagnols au Pérou, il fut établi un système de monnaie puis l’édification du Musée de la Monnaie de Lima, qui fut inauguré 22 ans après la fondation de la ville, sur ordre du roi Felipe II. Au début, la frappe des pièces d’or était limitée par décret royal – ainsi, les premières pièces qui furent frappées au Pérou étaient celles d’argent en 1568, ressemblant aux pièces frappées au Mexique du temps du règne de Charles 1er.

Ces pièces reçurent le nom de “Rincones” – en l’honneur de son graveur Alonso de Rincón. Le Musée de la Monnaie de Lima subit plusieurs fermetures et le fut définitivement en 1588. L’interdiction de frapper des pièces d’or fut levée durant l’époque de la vice-royauté, au moment où fut instauré un système bi-métallique, dans lequel furent utilisés tant l’argent que l’or. Les pièces de métal doré furent nommées ‘escudos’.

Au début, le métal utilisé pour la fabrication de ces pièces était assez rudimentaire (avec une enclume et un marteau). Les pièces obtenues étaient plutôt de forme irrégulière, auxquelles furent donner le nom de Macuquinas (makkakuna = frappées).

En 1752, de nouvelles pièces furent fabriquées avec les bords reliés en cordon, ainsi les formes des pièces devinrent rondes. Les premières pièces d’or à êre frappées avaient sur l’avers le Roi d’Espagne de l’époque portant une perruque (reconnu pour avoir un certain nombre de perruques) et sur le revers le bouclier couronné. L’histoire dense des pièces péruviennes a connu maints changements suite à la succession des royautés et mandats dans le pays. Faisons un saut intéressant dans le passé , époque des ‘dimes’ péruviennes : les Soles. Les Cent Soles Péruviennes d’or L’arrivée de Simon Bolivar, grand libérateur de l’Amérique Latine suscita un certain nombre de changements au niveau monétaire.

100 Soles du Pérou - Avers - Source AuCOFFRE.com

L’apparition d’un nouvel escudo, symbole de la libération du Pérou, arborait un avers avec le nouvel emblême et sur le revers un personnage féminim debout (Libertad Parada) qui représente la République. Au début de la République, le Pérou vécut des moments difficiles. Le pays était divisé en deux : la République du Pérou du nord (ayant pour capitale Lima) et du Pérou du sud (ayant pour capitale Cuzco) – la première république garda l’avers de la Libertad Parada et la seconde république créa une nouvelle pièce montrant les nouveaux départements qui formaient le Pérou du sud. Tout en parallèle, de nouvelles alliances se créèrent entre le Pérou du nord et la Bolivie – ainsi apparut la monnaie faible de la Bolivie qui fit basculer la monnaie péruvienne. Ce système ne fonctionna pas et suite à la loi de 1863, ‘la Sole’ vit le jour comme monnaie unique du Pérou. L’avers fut changé – de la Libertad Parada à la Libertad assise. Frappée en or, argent et en cuivre, mais plus précisément dans cet article, nous aborderons la 100 soles d’or puisqu’il s’agit d’une des pièces latines les plus importantes dans le domaine de la numismatie.

Revers

 

Le revers de cette élégante et précieuse pièce reprend la Libertad assise, apposée au bouclier et à la colonne. Sur la partie inférieure de la pièce, juste en dessous des pieds de la Libertad, apparait l’année de frappe alors que sur le bord de la pièce, tout à droite du personnage, se lit CIEN SOLES ORO (CENT SOLES OR), et tout à gauche : GRS.42.1264 D’OR FIN.

Avers

L’avers affiche les Armoiries du Pérou avec en partie supérieure sa couronne de laurier, et, dans sa partie intérieure :

- Dans le premier quartier : une vigogne (animal sacré chez les Incas).

- Dans le second quartier : un quiquina (dont l’écorce, qui contient de la quinine, a des propriétés médicinales reconnues)

- Dans le troisième quartier : une corne d’abondance (cornucopia) en or – qui renvoie aux richesses naturelles du pays.

Cet écu est entouré d’un rameau de palmier et surmonté d’une couronne de laurier – entrelacée d’une ceinture bicolore. La légende mentionnée sur la pièce : PESO (POIDS) GRS.46.8071- REPUBLICA PERUANA (REPUBLIQUE PERUVIENNE) – NUEVE DECIMOS FINO (NEUF DIXIEME FIN) – LIMA. Poids et Pureté 46.8071grs y 0.9000 Gold 1.3544 Oz

La pièce en chiffres

 

Frappes de la 100 Pesos Péruvienne. Millésimes et nombre pièces frappées



Faire l’acquisition de cette pièce est une bonne initiative si vous souhaitez unir la sécurité au plaisir d’avoir une belle pièce, qui prendra plus de valeur au fil du temps puisqu’elle n’a pas été refrappée.

Le Poporo Quimbaya : représentant d’or de la culture préhispanique colombienne

Samedi, décembre 10th, 2011

Le Poporo Quimbaya au Musée d’Or de Bogota

En ce moment, au Musée de l’Or de Bogota, se trouve cette belle pièce qui fut acquise par la Banque de la République de Colombie en 1939 – pour sauver ce qui restait de l’orfèvrerie colombienne, celle-ci étant menacée de destruction.

Cet achat est considéré comme étant un pilier de la fondation du Musée de l’Or.

A l’époque, le Ministère de l’Education demanda à la Banque de la République d’acheter tous les dits objets tant d’or que d’argent appartenant à l’époque précolombienne et qui furent fabriqués par les indigènes afin  de les préserver.

Répondant à la demande du Ministère, certaines pièces (ou des fragments pour certaines d’entre elles) furent ainsi récupérées, jusqu’à ce qu’en 1939, le Poporo Quimbaya fut acheté à Doña Magdalena Amador de Bogota.

Histoire

Le Poporo Quimbaya appartient à la période classique Quimbaya et fut fabriqué aux environs de l’An 300 avant JC. Le groupe de Quimbaya habitait au milieu de la vallée du fleuve Cauca (maintenant appelée départements de Caldas, Quindio et Risaralda). Toutes les pièces trouvées dans cette zone reçoivent le nom de quimbayas et leur fabrication est propre au groupe bien que d’autres objets furent conçus par d’autres groupes de différentes périodes.

Ils étaient un peuple guerrier et se dédiaient à fabriquer des armes (lances, arcs, lance-pierres, fléchettes) pour lutter contre leurs ennemis.

Les Espagnols les connaissaient comme étant un peuple belliqueux qui avait pour habitude de se parer tout le corps de décorations et portaient des drapeaux ornés d’étoiles d’or. Ils se dédiaient aussi à l’exploitation minière d’or à l’aide de mécanismes avancés pour l’époque. C’était un peuple méticuleux, précis dans les moindres détails des pièces qu’ils fabriquaient – véritables oeuvres d’art, admirées de tout le monde de nos jours.

Le Poporo est en lui-même un récipient pour la chaux, cette dernière était mélangée et broyées à des feuilles de coca lors de rites religieux – ainsi s’obtenait l’extraction d’alcaloïdes.

Mais durant des décennies, il a été difficile d’identifier ce Poporo. Certains le décrivaient comme étant une bouteille ou un chandelier, un grand vase, un vase à fleurs ou un bol à fruits.

Description

Le Poporo Quimbaya pèse 777.7 grammes, haut de 23,5 cms, il a un diamètre de 11,4 cms dans sa partie la plus étroite. Il est composé d’or, selon la méthode de la cire perdue.

Couronné de quatre têtes sphériques, son corps se termine en forme de globe, reposant sur un socle de filigranes.

Le Poporo Quimbaya – en tant que symbole de la Colombie.

Il fut sélectionné en diverses occacions comme étant le symbole du pays producteur de café – par exemple, lors des 15ème Jeux Boliviens qui eurent lieu en 2005 en Colombie.

Pièce d’or colombienne  de 1500 Pesos

 

 

Avers de la pièce de 20 Pesos en aluminium et bronze

 

Ce fut le Poporo qui fut choisi pour être frappé sur l’avers de la pièce de 20 pesos en aluminium et celle de bronze de 1980 ainsi que celle de l’édition spéciale de la pièce d’or de 1500 pesos afin de célébrer les 50 ans de la Banque de la République (quelques 50000 pièces, de court légal : 0.9 g de poids, 0.085 pouce d’épaisseur et 1500 pesos de valeur nominale).

C’est un symbole qui a fait méditer les colombiens – à savoir avec quel courage et  valeur leurs ancêtres ont pu fabriquer de telles oeuvres d’art d’une beauté inégalée.

La culture d’El Dorado est beaucoup plus que celle relatée dans les livres d’histoire.

Le Musée de l’or de Bogota

Lundi, novembre 21st, 2011

Le musée de l’Or de Bogota est un des plus prestigieux au monde et le plus important de toute la Colombie. Il fut créé en 1939 quand la Banque fit l’acquisition d’une pièce extraordinaire : le Poporo Quimbaya, à base de chaux et tumbaga.

Poporo quimbaya

Le Poporo quimbaya, pièce d’art précolombien de l’époque classique Quimbaya. Il fut à l’origine des collections du Musée de l’or.

En 1940, la première exposition eut lieu dans la salle de réunions de la Banque; en 1947, un salon lui était dédié afin que des invités spéciaux puissent visiter et, ce n’est qu’en 1959 que le musée ouvrit ses portes au public en général.

Le projet architectural et muséographique de la rénovation et l’extensión du musée ont été conçus en deux étapes : la première portait sur la construction d’un nouveau bâtiment, exclusif au Musée de l’Or de Bogota, inauguré en 1968 dans le Parque de Santander. Ce bâtiment remporta le Prix National d’Architecture en 1970.

La seconde étape consistait à rénover le bâtiment de 1968 et son raccordement au nouvel édifice. A la fin des années 1990, les exigences émises par le Musée de l’Or de Bogota de la Banque de la République étaient analysées quant aux projets à venir concernant sa collection. C’est ainsi qu’après une dizaine d’années de travaux et l’injection de quelques 20 millions de dollars, le musée fut agrandi et rénové en Octobre 2008.
Dans ce nouvel espace, nous y retrouvons l’histoire de l’or et d’autres métaux émanant des cultures préhispaniques de l’actuel territoire colombien. Nous y verrons la collection d’orfèvrerie préhispanique la plus importante au monde, comptant environ trente-quatre milles pièces d’or et de tumbaga, correspondant aux différentes cultures indigènes de Colombie, telles que Calima, Muisca, Nariño, Quimbaya, Zenú, Tairona, San Agustín, Tierradentro et Tolima, entre autres.

Trompette de la culture Calima

Trompette de la culture Calima : celle-ci fut initialement taillée dans deux os probablement humains puis ensuite plaquée en deux sections de fines couches d’or.

Le différent monétaire : le point de référence pour repérer les fausses pièces d’or

Jeudi, août 18th, 2011
différent monétaire

Dès le Moyen-âge, pour lutter contre la production de fausse monnaie, les ateliers de frappe ont eu recours au différent monétaire. Cette « signature » permettait également de reconnaître les différents responsables d’émission ou de gravure. Depuis 1879, le différent du directeur de la Monnaie Française est représenté par une corne d’abondance. D’autres symboles figurent également sur les pièces frappées. Découvrez dans l’article qui suit les différents monétaires.

Dès le début des frappes de monnaie, les graveurs ont pris l’habitude de signer leur « œuvre » d’un symbole, souvent très petit et détaillé. Ce symbole permettait ainsi de reconnaître l’origine de la pièce mais aussi d’empêcher les fraudeurs de copier les pièces d’or ou d’argent. En effet, aujourd’hui encore, si vous êtes en possession d’une bonne loupe et d’un microscope, le différent monétaire est un détail incontournable à étudier pour vérifier l’authenticité d’une pièce et déterminer sa valeur !
Attention : ne pas confondre les différents de maîtres d’ateliers et les différents d’atelier. Les ateliers sont représentés par une lettre, les maîtres d’ateliers signaient les pièces d’un symbole.

On retrouve ainsi plusieurs différents selon les maîtres des différents ateliers :
- Paris (A) : une corne d’abondance, un coq, une ancre, une poupe de navire, une main, une abeille, un trident ;
- Metz (AA) : un casque corinthien
- Rouen (B) : un vase, un agneau, un pic et marteau
- Strasbourg (BB): une gerbe, un castor, une croix tréflée
- Gênes (CL) : une proue
- Lyon (D) : un lévrier, une arche, une tour, un lion
- Genève (G) : un poisson, un lion
- La Rochelle (H) : une lyre, un trident
- Limoges (I) : un tournesol, deux mains qui se serrent,
- Bordeaux (K) : une lampe, une feuille de vigne
- Bayonne (L) : une tête de lion, une tulipe, une rose
- Toulouse (M) : une vache, un marteau
- Marseille (un M et A superposés) : une étoile, un palmier, un pétoncle
- Perpignan (Q) : une grappe de raisin
- Orléans (R) : un coq
- Nantes (T) : une ancre, un clef, une branche d’olivier
- Lille (W) : un caducée, une cornue, une lampe
- Turin (U) : un cœur
- Rome (un R stylisé) : la louve de Romulus
- Londres (R) : un lys
Entre autres…

Chaque symbole a un lien direct avec la ville dont l’atelier du maître est issu : le raisin pour Bordeaux, la louve pour Rome, la proue pour Gênes, le lion pour… Lyon !
Les différents monétaires sont normalement placés sur les coins en fin de fabrication et ne sont pas toujours exactement situés au même endroit.
Un exemple d’actualité : l’euro grec !

Dépêchez-vous de vous emparer des euros grecs et ce pour deux raisons : la Grèce ne va peut-être pas rester indéfiniment dans la zone euro, aussi l’euro grec est peut-être en passe de devenir une curiosité numismatique. Et d’autre part car pour être à l’heure du passage à l’euro (un passage bien précipité à mon avis), la Grèce a fait appel à des ateliers français, espagnols et finlandais pour frapper sa monnaie unique. Ces 3 pays ont pu marquer leur empreinte d’un petit F pour la France, E pour l’Espagne et S pour Suomi (Finlande) dans les étoiles du cru 2002. Ces petits différents en font des pièces très recherchées, surtout si elles sont bien conservées ! Je vous laisse imaginer sur des pièces anciennes la valeur ajoutée…

La Semeuse 5 francs argent

Jeudi, août 4th, 2011

5 Francs Semeuse - Avers

Pièce très largement frappée de 1960 à 1962 et d’un titre de 835°/oo, la Semeuse 5 francs en argent est négociée à un prix proche de celui de l’argent métal. C’est donc un bon placement et une façon d’acheter de l’argent à bon compte sans payer de TVA. Après la 50 et la 10 Francs Hercule, il s’agit de la pièce qu’il faut détenir afin d’épargner de la meilleure manière dans l’argent métal.

Longue vie à la Semeuse !
Destinée à la base à orner une médaille de récompense sur une médaille du Ministère de l’Agriculture, c’est en numismatique que la Semeuse, créée par le graveur Louis Oscar Roty en 1887, a fait sa plus belle carrière. Réutilisée pour le passage au nouveau franc en 1960, puis pour les faces nationales de l’euro français, la carrière de la Semeuse est aussi la plus longue, en établissant un record de longévité de 41 ans (le passage à l’euro ayant provoqué l’arrêt des frappes en 2001). Malgré la démonétisation en 1980, il en reste encore quelques tonnes dans la nature.

Description
Cette pièce de 29 mm d’épaisseur pèse environ 12g, et est constituée de 835 grammes d’argent pour un kilo, le reste étant composé de cuivre, avec une tolérance de + ou – 3°/oo. Il ne s’agit donc pas d’une pièce très pure mais qui constitue néanmoins une bonne manière d’acheter de l’argent à bon compte, car elle peut être négociée près de sa valeur spot. En outre elle ne nécessite pas de payer de TVA, comme ça serait le cas pour un lingot.

Sur l’avers, la République prend les traits d’une semeuse drapée et coiffée d’un bonnet phrygien qui marche vers la gauche, les cheveux dans le vent. En arrière-plan le soleil se lève. « République Française » constitue la titulature autour de la semeuse.

Sur le revers, en haut, « 5 francs » est écrit, entouré d’une corne d’abondance et d’une chouette. Epis de blé, branche d’olivier en fruits, branche de chêne et coquelicot constituent le centre de la pièce, sous lesquels figurent le millésime. La titulature est constituée par la devise « Liberté*Egalité*Fraternité ».

Sa valeur
Monnaie moderne frappée entre 1960 et 1962, la Semeuse 5 francs argent a été tirée à 195 282 126 exemplaires. Elle fait donc partie des pièces à grand tirage et fut démonétisée en février 1980.

Pièce courante à bien des égards, elle est néanmoins utile pour se faire l’œil sur l’état des pièces, car les défauts sont facilement visibles. Si la FDC (fleur de coin) reste très difficile à obtenir sans les boites de conservation, on peut facilement trouver la Semeuse 5 francs argent en :
- TTB : on distingue encore le haut de la manche gauche au niveau de l’épaule
- SUP : on ne distingue presque plus le pli du drapé sur la jambe

5F Semeuse - revers

- SPL : on distingue des traces de manipulation du drapé sur la cuisse.

Énormément de pièces ont été conservées en état Splendide, du fait d’une thésaurisation massive, peut-être

expliquée par le traumatisme du passage au nouveau franc.

Son prix est tout à fait abordable (proche de la valeur du métal contenu), surtout compte tenu d’un investissement de plus en plus massif dans les valeurs refuge et la saturation de l’offre sur le marché de l’or.

Pièces d’or, lingots, pépites et bijoux : les plus célèbres trésors perdus

Lundi, août 1st, 2011

Qui dit trésor, dit or ! Si on se penche sur l’étymologie du mot « trésor » (θησαυρός : amas d’or, d’argent, de choses précieuses, cachées, enfouies…), on se rend compte que l’or est une matière vouée à la thésaurisation. Si l’on en juge aussi par la quantité de trésors enfouis, des pièces d’or estimées à 100 000€ découvertes dans la cave d’un particulier à Millau au monstrueux trésor du Kérala, il reste encore quelques trésors à dénicher, dont la légende faire encore courir les chercheurs de trésors…

Des butins perdus, égarés ou volés sont dispersés aux quatre coins de la planète et même sous les mers et océans : trésor ancestral, légendes indiennes, bateau coulé, les histoires autour de ces trésors perdus ne manquent pas. LORetLARGENT.info est parti faire le tour de ces trésors perdus et vous content ces mythes et légendes parsemés de pièces d’or !

Le Trésor des Indiens d’Arizona fait partie de ces légendes de l’Ouest américain : en 1870, des soldats à la poursuite d’indiens apaches tombent par hasard sur un silo rempli de pépites d’or. Le commandant des troupes refusent d’arrêter la course pour quelques pépites d’or. Cherchant les indiens en vain, ses hommes demandèrent à revenir au silo, sans succès. Mais selon la légende, on les retrouva morts de déshydratation dans le désert d’Arizona. Ce trésor serait situé entre Maricopa Wells et Quijotoa.

De 1891 à 1917, la rénovation de l’Eglise de Rennes-le-Château est assurée par le curé du village, qui selon la légende, aurait dépensé des millions de Francs pour reconstruire l’Eglise et ériger une superbe villa. Ces millions de francs proviendraient d’un trésor découvert à son arrivée : ce trésor serait celui du Temple de Jérusalem, enfoui par les Wisigoths des siècles auparavant. D’autres pensent que ce trésor est celui de Saint-Louis au XIIIe siècle. A sa mort en 1917, l’abbé lègue sa fortune à sa servante qui dévoilera elle-même sur son lit de mort que les habitants du petit village marcheraient sur un immense trésor… Depuis, les recherches, bien qu’interdites depuis 1967, continuent en secret !

Le Trésor de la Madalena est sans doute le trésor qui attise le plus de convoitise : en 1563, cet impressionnant navire espagnol rentre au pays après un voyage mexicain. Il n’arrivera jamais à quai : pris dans une tempête, le bateau sombre avec à son bord un gigantesque butin. Piégée dans les eaux du Golfe du Mexique, l’épave est aujourd’hui très recherchée, et pour cause : la légende parle de 400 kilos de bijoux en or et en lingots, 50 tonnes d’argent en lingots et en pièces, des centaines d’objets en argent et 28 canons de bronze. A ce jour, seuls un des canons du bateau et un coffre contenant 48 pièces espagnoles ont été remontés par des pêcheurs de crevettes. Mais personne n’a encore réussi à localiser l’épave.

L’océan ne fut pas clément à l’époque avec les navires ibériques : la Santissima Concepcion, un galion de 700 tonnes, coule en 1683 dans le Golfe du Mexique après avoir essuyé une tempête très violente. Et à son bord, un trésor d’une valeur de 1,8 millions de pesos est également entrainé par les eaux : 500 kilos d’or, 77 caisses de perles, 49 coffres d’émeraudes dorment paisiblement au fond de l’océan.

Fin du 19ème siècle : le bandit Butch Cassidy sévit dans l’Ouest américain. Après une attaque de train en 1897, il enterre ses 7000 dollars récoltés à Robbers Roost. Un autre de ses trésors serait enterré le long d’un ruisseau entre Wallace, Idaho et Spokane dans l’Etat de Washington : ce trésor serait composé de 32 000 dollars de pièces d’or, une vraie fortune aujourd’hui !

Vers 1850, une famille de mormons se rendant en Californie pour s’y installer, se retrouve pendant son périple face à un cours d’eau infranchissable en raison des fortes pluies. Malgré la montée des eaux, les membres du groupe réussirent à franchir le ruisseau, sauf M. Bishop selon la légende : son embarcation a basculé, entrainant avec elle un coffre comprenant 40 000 dollars en pièces d’or. Une fois installé, le pauvre homme revint de nombreuses fois sur les lieux de l’accident essayant de retrouver son coffre, en vain. En 1910, une des pièces du coffre a été retrouvée, et à ce jour, le coffre de M. Bishop reste l’une des quêtes favorite des chercheurs d’or !

Le Trésor des nazis de Dachau reste à ce jour introuvable : lors de leur arrivée au camp de la mort, les prisonniers étaient dépossédés de leurs biens et objets de valeurs : pièces en or, bijoux, montres, et même dents. Ces objets collectés seraient enterrés selon la légende en Autriche, entre une cabane et le lac Lünersee.

A cette époque sombre, d’autres trésors ont été cachés : celui de Rommel est aujourd’hui également introuvable. Le général nazi, au cours de ses campagnes tunisiennes et libyennes, aurait amassé un considérable butin : des caisses métalliques remplies de lingots d’or et de bijoux. Vers 1943, les défaites militaires allemandes poussent le général nazi à rapatrier son bien au pays. Mais le cargo reste bloqué au port de Bastia, on raconte même que les SS aurait volontairement coulé le trésor au large des côtes bastiaises. Depuis, les chercheurs d’or se relaient pour retrouver ce trésor perdu. En 2007, l’un d’eux aurait trouvé un indice sur une vieille photo de l’époque. Mais la profondeur des eaux empêche pour le moment toute expédition.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "