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Archive for the ‘Investissement’ Category

Les tendances du cours de l’or

Jeudi, avril 19th, 2012
Vera Valor

En début d’année, le prix de l’or a peu à peu montré une légère inflexion – flirtant avec la barre des 1600 dollars l’once après avoir joué les montagnes russes depuis Septembre 2011 – la tendance semblerait être durablement à la hausse.

Les spécialistes du marché de l’or affirme que le métal dit adieu aux 1500 dollars l’once et ne retombera jamais en-dessous de ce prix-là  – selon une déclaration de John Embry, expert en investissement de Sport Asset Management lors d’une entrevue concédée à King World News.  

 “Quand l’or était à 1000 dollars l’once, j’affirmais qu’il ne pourrait pas se commercialiser en dessous des 1000 dollars et ce fut ainsi. Je pense encore de la sorte en ce moment, sauf si nous faisons face à une chute brutale dans le monde financier, je serais surpris si l’or se commercialisait en dessous des 1500 dollars l’once une autre fois.

Il y a une grande vague d’optimisme en ces premiers mois de l’année et cela se reflète sur les marchés. Tout se négocie à la hausse pratiquement. La situation dans les prochains mois sera mouvementée et l’endroit le plus sûr où demeurer est proche des métaux précieux. L’or et l’argent sont en constant mouvement aujourd’hui, et très certainement, les métaux précieux qui se sont vendus à la fin de 2011 n’ont pas eu de problèmes à se vendre.

J’ai eu une conversation intéressante avec un de mes amis voilà quelques temps qui me consulte toujours sur des sujets de l’or, et ce dernier m’a confié qu’il avait l’impression que l’or allait faiblir durant les prochains mois. Il me demandait s’il devait vendre la moitié de son or pour racheter à nouveau dans le courant du troisième trimestre.  Je lui répondis qu’il ne fallait pas, malgré tout ce qu’il pouvait entendre ou lire. Bien au contraire, je lui confiais ma pensée à savoir que l’or subirait certainement une hausse de 400 à 500 dollars l’once d’ici les 6 prochains mois. Ceci est bien entendu mon point de vue, celui d’un homme qui manie l’or depuis des années.

Pour tout ceux qui ont été déçus des prix de l’or durant le dernier semestre de 2011, il est temps de reprendre confiance et ne pas considérer cet investissement comme une mode passagère à court terme, sinon voir à long terme, indépendemment des crises mondiales que nous pouvons connaitre et traverser.  Dans les années à venir, il y aura toujours de bonnes opportunités pour acheter et pour vendre de l’or. L’or demeure l’or – il ne disparaitra jamais. »

Le Musée de la Monnaie de Colombia situé dans le quartier de ‘La Candaleria’ de Bogota.

Mercredi, avril 18th, 2012

Musée de la Monnaie de Bogota

Pour tout passionné de numismatie voyageant en Colombie et tout particulièrement à Bogota, il y demeure un endroit qu’il ne doit pas omettre de visiter, celui du ‘Musée de la Monnaie’, situé dans le quartier populaire de la ‘Candelaria’.

Comme nous l’évoquions dans notre article sur le Musée de la Monnaie de Madrid, nous souhaitons dédier un petit paragraphe à ces institutions qui font partie de la mémoire historique de la numismatie et de nos pays – sans lesquelles nous ne pourrions partager aucune affection pour les collections ni d’intérêt d’investissement dans ces pièces précieuses qui protègent tant notre patrimoine personnel comme le sont les pièces d’or -  ainsi, nous parlerons de l’histoire du Musée de la Monnaie Colombienne.

Les pays d’Amérique Latine ont toujours eu un lien très fort avec l’histoire de l’or – de ce fait, nous allons leur dédier un espace relatant leur histoire et l’analyse de leurs pièces, celles qui sont les plus représentatives et tant prisées et appréciées de ses habitants.

Le roi Felipe III d’Espagne ordonna la fondation de cet emblématique Musée de la Monnaie à Santa Fé de Bogota et confia les travaux à l’ingénieur Alonso Turrillo de Yebra.

La frappe de pièces commença en 1621 dans un des premiers locaux construits à Bogota. L’histoire de ce Musée de la Monnaie est très importante puisque ce fut l’endroit où furent fabriquées les premières pièces d’or d’Amérique “macuquinas”, lesquelles furent nommées ‘doublons ou refrappes’.

Certaines furent frappées à Cartagène des Indes et d’autres à Santa Fé de Bogota. C’est seulement une dizaine d’années plus tard que furent autorisées les frappes d’or dans les Musées de la Monnaie du Mexique et du Pérou.

Premières pièces frappées (BANREP)

Son infrastructure s’améliora peu à peu, allant d’un simple petit atelier de forgeron situé sur un seul niveau au Musée actuel, doté d’un beau style architectural andalou avec une touche d’air provincial de l’époque colonniale.

Santa Fe de Bogota fut la capitale de la Vice-royauté espagnole de la Nouvelle-Grenade, accueillant ainsi les vice-rois, les juges de l’Audience-Royale, le Clergé, les Capitaines des Tercios d’Espagne et bien entendu Gonzalo Jiménez de Quesada, son fondateur.

Le volume de travail devenant de plus en plus important en terme de volume, les responsables de ce musée se virent contraints au fil du temps de le réformer afin de répondre aux besoins. Un demi-siècle après son inauguration, c’est Felipe VI en personne qui ordonna son extension – au début, la frappe était très artisanale mais avec les divers changements implémentés, les machines commencèrent à être utilisées.

Leur butin fut très convoitisé durant les émeutes qui eurent lien dans la capitale Colombienne, mais a heureusement survécu à toutes ces attaques, y compris naturelles, notamment lors des tremblements de terre.

De nos jours, nous pouvons apprécier le même musée que celui de voilà quelques siècles, qui fut réinauguré par le Vice-roi Solis en 1756.

Le Musée de la Monnaie de Bogota est reconnu comme étant un Monument National, titre qui lui fut concédé en 1975 suite au décret 1584, dépendant actuellement de la Banque de la République de Colombie.

A l’intérieur, nous pouvons parcourir tous les faits les plus importants de l’histoire du pays, l’histoire du musée en elle-même et de toutes les pièces et billets fabriqués durant tous ces siècles.

 

 

In gold we trust !

Mardi, avril 17th, 2012
the-gold-tree-infographic

the-gold-tree-infographic by trustablegold.com

Connaissez-vous The Gold Tree ? Il s’agit d’une infographie extrêmement parlante et très simple sur la provenance de l’or d’investissement et sa destination. L’infographie a été réalisée par Trustable Gold.com, une compagnie spécialisée dans la comparaison des opportunités que représente chaque type d’investissement dans l’or. Lumineux !

Pour réaliser cette infographie, plusieurs sources ont été mises à contribution :
- Le bilan annuel de la demande en or qui émane du World Gold Council
- L’U.S. Geological Survey
- Gold Fields Mineral Services
- Trustable Gold

De ces différentes sources ont émané un arbre dont les racines représentent les différentes mines aurifères du monde entier par continent. On remarque que les réserves identifiées les plus importantes sont en Australie (7300t), suivies de celles de l’Afrique du Sud (6000t) et de la Russie (5000t.). On est loin des 1900t des réserves présumées en Chine, pourtant plus gros producteur d’or pour la 2e année consécutive. Ces différentes sources se sont basées sur des réserves d’or totales identifiées d’approximativement 50 000 tonnes.

Les branches de l’arbre représentent les différentes formes d’investissement :
- Les compagnies minières d’or
- L’or papier
- L’or physique.

Chacune de ces branches se décline en sous-produits or. Par exemple la branche or physique se termine en ramifications du type lingots, pièces de collection, médailles…

L’or jamais extrait depuis l’histoire de l’humanité représenterait près de 166 600 tonnes, or à l’usage d’investissement, de la joaillerie, de la technologie et des banques centrales compris.

Lien vers le site trustable.com

LINGORO.COM – Pièces d’or d’investissement

Mardi, avril 3rd, 2012

Web: www.lingoro.com

Après un franc succès sur le marché français AUCOFFRE.COM relève un nouveau défi en lançant sa filiale espagnole LINGORO.COM, axée non seulement sur l’Espagne sinon sur les pays d’Amérique Latine.

A l’heure où les petites boutiques de commerce d’or du coin pullulent à travers l’Espagne entrainant des vols et des cambriolages, effets indésirés de la crise, LINGORO offre la sécurité aux espagnols.

En effet, le principe commun aux trois sociétés est d’être une plateforme virtuelle d’achat-vente de pièces d’or en temps réel, réduisant significativement tout risque de
vol et permettant de réaliser des transactions en toute sécurité depuis chez soi.

Quels en sont les avantages?

Tout d’abord, une garantie exclusive que les pièces d’or proviennent du marché professionnel, dûment sélectionnées pour leur qualité supérieure afin d’assurer une
éventuelle prime.

Tout comme AUCOFFRE.COM et LINGOLD.COM, LINGORO propose une garde en coffre-fort sur France et Suisse. Ceci représente un point essentiel car cela facilite tant l’achat que la vente en temps réel entre les membres acheteurs et vendeurs. Aucune sortie de pièce des coffres-forts d’origine signifiant ainsi l’absence de risque de perte ou de vol de pièces en conséquence.

AUCOFFRE.COM, LINGOLD.COM et LINGORO servent d’intermédiaires entre les membres acheteurs et vendeurs. De ce fait, le membre vendeur est assuré d’être
crédité de sa vente. Pour le membre acheteur, tout est transparent – il crédite son compte et achète ce qu’il souhaite. Cette facilité de pouvoir réaliser toute transaction à tout moment permet aux membres de réaliser des gains en toute sécurité et confiance.

Une transparence absolue dans le plus grand anonymat – les membres ne se connaissent pas entre eux. Tout est sécurisé : chacun se connectant à l’aide de ses identifiants. L’avantage et la liberté de pouvoir réaliser toute transaction de n’importe quel point du monde.

Bravo à AUCOFFRE.COM et nous souhaitons plein de succès à LINGORO !

 

MODE DE FONCTIONNEMENT : Réponse de Lizette Paternina, administratrice de LINGORO.com

Chaque pièce dispose d’une référence individuelle

Une fois achetées, les pièces demeurent dans leur coffre-fort d’origine et sont rattachées au compte membre de LINGORO.com. Vous pouvez visualiser les photos de vos pièces (chacune a une référence spécifique d’identification) sur Internet ainsi que tous les détails relatifs à sa fiche. Du  fait de ne pas en disponer physiquement, vous pouvez si vous le désirez mettre les pièces en vente dés que possible pour bénéficier, par exemple, d’un gain. Dans tous les cas, les risques de perte ou de vol sont ainsi évités.

L’anonymat entre les membres est préservé. Les autres membres n’ont aucunement accès à vos coordonnées personnelles lors des transactions puisque nous intervenons comme intermédiaires.

Vous pouvez, à tout moment, procéder à un transfert de fonds de votre compte membre, tant que celui-ci est créditeur, au compte bancaire que vous nous aurez préalablement indiqué.

Si vous le souhaitez, vous pouvez télécharger un titre de propriété de vos pièces détenues dans votre compte membre. Nous pouvons aussi vous l’envoyer par courrier.

Si nécessaire, vous pourrez recevoir vos pièces par courrier postal. Nous estimons qu’il est plus prudent dans le cadre de la revente de laisser vos pièces dans les coffres-forts – cependant, il vous est possible d’opter pour la détention physique de vos pièces.

Ainsi, nous vous invitons à faire partie de cette grande communauté, où vous pouvez vous inscrire gratuitement en tant que membre, même si, pour l’instant, vous ne souhaitez pas acheter sinon plutôt vous familiariser afin de connaitre davantage le contenu de la plateforme.

Ou peut-être en apprendre davantage sur le Monde des Pièces, nous vous invitons à découvrir notre brochure pour débutants : Pourquoi et comment investir dans les Pièces d’Or?

 

Warren Buffet n’aime pas l’or…

Mardi, avril 3rd, 2012

Dans la Chronique Agora du 2 avril, Cécile Chevré évoque l’avis de Warren Buffet le grand gourou du fonds Berkshire Hattaway.

« Dans la dernière lettre adressée aux actionnaires de son fonds, Buffett s’en est une nouvelle fois pris à l’or. Ce n’est pas la première fois, ni la dernière. Mais cela ne nous empêche pas d’examiner de près ses arguments. Son argument massue est que l’or ne produit rien.

Et il a parfaitement raison. Contrairement à d’autres investissements, l’or ne vous fournit pas de dividendes. Si vous achetez une once d’or physique, elle ne vous rapporte rien jusqu’à ce que vous décidiez de la revendre. En attendant, vous immobilisez des capitaux dans un coffre de banque sans participer à l’économie. »

Cet argument de l’or qui ne produit rien n’est pas nouveau, loin de là. Au contraire, c’est un argument systématiquement utilisé par les détracteur du métal précieux.

Cécile Chevré oppose à cela que l’or n’est pas un placement mais une assurance tout risque pour son patrimoine. Une assurance n’est pas sensée vous rapporter des intérêts. Elle a raison bien sur.

Mais ce n’est pas tout. L’un des placements préféré des français est l’assurance vie. En grande majorité les 1400 milliards d’euros placés sur l’assurance vie par nos compatriotes le sont en fonds euros c’est à dire en obligation d’état.

Et là, franchement chers lecteurs c’est extraordinaire. Car votre argent vous rapporte de l’argent (environ 2.5 à 3% par an). Comme le souhaite Warren Buffet.

Le problème qui n’est jamais abordé est le suivant. D’ou vient l’argent que rapporte votre argent? Voilà une bonne question n’est-ce pas?

Ces intérêts proviennent de l’état à qui chaque épargnant à travers ses contrats a prêté à l’état.

Lorsque l’épargnant qui ne fait rien à part prêter ses excédents à l’état qui s’en sert pour payer ses frais de fonctionnement et en aucun cas des investissements d’avenir, c’est le pays qui est appauvri d’autant.

En clair les 3% reçus sont payés par le contribuable. Le service de la dette c’est à dire juste les intérêts que notre pays doit verser à nos citoyens modèles qui font-travailler-l’économie-eux, est devenu le premier budget. Pas le remboursement de la dette, non, juste les intérêts. Bientôt 60 milliards d’euros. Bien devant l’éducation nationale, son million de profs et d’instits, ses milliers d’écoles, collèges et lycées. 

Alors effectivement l’or ne rapporte rien. Mais Monsieur Buffet, l’or n’appauvri pas l’ensemble de la société du taux d’intérêt versé. Finalement, le vrai-bon-citoyen est le détenteur d’or car:

Le détenteur d’or n’appauvri pas l’ensemble de la collectivité du taux d’intérêt demandé.

Le détenteur d’or, sort de l’économie financière standard (ce qui embête fondamentalement Monsieur Buffet) son argent pour le protéger dans l’or. Ce faisant, le détenteur d’or par sa défiance envers le système pousse ce dernier à devenir plus « moral ».

Le détenteur d’or l’achète en général à un autre détenteur d’or, qui lui perçoit en échange de la monnaie « papier » qu’il réinjecte dans l’économie.

Le détenteur d’or, ne souhaite pas financer les états qu’il considère en faillite ce qui est vrai. Par conséquent, il incite les états à devenir plus vertueux dans leur gestion.

Alors disons-le, le vrai problème c’est que l’acheteur d’or est un individu indépendant, lucide, et libre qui par son placement remet en cause la pérennité du système. Il devient un traitre au système financier international qu’il menace. Il faut donc le dénigrer, encore et toujours.

Alors surtout, soyez un bon commissaire politique du système financier. N’achetez pas d’or.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCoffre.com
Professeur d’économie

France 2, Complément d’enquête. Ce que vous ne dites pas à nos compatriotes.

Lundi, avril 2nd, 2012

En terme économique, nous venons de passer une période de « règlement » de la crise grecque. En réalité rien n’est réglé. Concernant la Grèce, nous avons gagné quelques mois de répit dans la mesure ou ce pays reste endetté à plus de 120% de son PIB et que rien n’indique qu’un redressement des finances publiques pourra réussir. La récession continue, un véritable exode rural est en train d’e devenir visible. Massivement, les grecs quittent les villes pour aller se réfugier dans les campagnes. Lorsque l’on vous dit que la terre est un placement d’avenir. Ce phénomène pour la première fois est chiffré par le Ministère Grec de l’Agriculture. Nous le disions depuis des années. Maintenant les chiffres le prouvent. Ce qui se passe en Grèce préfigure ce qui se passera en France dans quelques mois, en plus atténué sans doute.

http://www.dna.fr/politique/2012/03/31/apres-l-exode-rural-le-retour

Mais allons un tout petit peu plus loin. Pourquoi? Pourquoi d’un coup d’un seul les grecs commencent-ils à vouloir tous aller dans les campagnes? Pour une raison simple. Tellement simple qu’aucun média national ne reprendra cette information. Parce que les grecs ont faim. Parce que les parents grecs n’arrivent plus à nourrir leurs propres enfants.

La malnutrition infantile n’est plus un fléau lointain réservé à quelques millions d’enfants africains d’un pays ravagé par la guerre civile. Non. La malnutrition touche désormais nos enfants. Ici en plein cœur de l’Europe, en plein cœur de la zone euro. Incroyable n’est-ce pas?

http://ipsnouvelles.be/news.php?idnews=10921 

Plus inquiétant à court terme, bien sur la situation économique de l’Espagne ou du Portugal avec là aussi des dégâts sociaux monumentaux en cours et des manifestations populaires qui commencent à devenir très importantes contre les plans de rigueur. Attention. L’Espagne n’est pas la Grèce. L’Espagne est un grand pays, avec une grande histoire et le nationalisme de Franco date seulement de 1975. C’est à dire hier. Pour tout connaisseur de l’Espagne, ce pays n’acceptera jamais une humiliation à la grecque. Le 1er ministre Mariano Rajoy a d’ailleurs dit stop à certaines réformes. Et il est de droite. Ce dernier à suscité l’ire de Bruxelles en relevant son objectif de déficit à 5,8% au lieu de 4,4% initialement convenu avec la Commission Européenne, arguant qu’une austérité plus forte n’était tout simplement pas tenable.

L’Espagne risque de ne pas pouvoir sortir de la crise économique, financière et immobilière avec un euro fort qui ne correspond pas aux caractéristiques intrinsèques de son économie, ni à sa culture financière historique.

http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0201974094044-mariano-rajoy-n-a-deja-plus-le-droit-a-l-erreur-307106.php 

Il en est de même avec le Portugal.

Mais dans tout cela il est de bon ton, surtout lors d’une campagne électorale pour les présidentielles d’oublier un peu trop souvent notre pays, la France. La situation n’y est guère plus brillante et certainement socialement plus intenable à terme, la situation dans nos banlieues étant explosive.

Pour mémoire, en 2010, il y avait 1.42 actif pour 1 retraité. Les retraites finiront par ne plus être payées car il n’y a tout simplement plus d’argent. Le problème n’est pas pour dans 20 ans. Il est pour maintenant. Nous y sommes. Nous finançons chaque mois les retraites avec de l’argent que nous devons emprunter. A la fin de l’année ce sont environ 6 milliards d’euros qui manquent à l’appel, et encore, le phénomène des baby boomers devenant nos papy boomers ne fait qu’à peine commencer. Croyez vous cela tenable?

http://www.toutsurlaretraite.com/cnav-deficit-de-la-branche-retraite-de-la-secu-ramene-a-6-milliards-d-euros-en-2011-et-5-8-milliards-fin-2012-plfss.html

La France est elle aussi en faillite.

La Cours des Comptes présidée par le socialiste Migot, a indiqué qu’il fallait supprimer l’indexation des retraites sur l’inflation. Inflation de 5% réelle par an, en 10 ans, un retraité perdra l’équivalent de 60% de son pouvoir d’achat. Elle est là la réalité.

Alors que faire pour préparer sa retraite? Placer son argent dans un contrat d’assurance vie fonds euro libellé majoritairement en obligations d’Etat (c’est à dire en dette) qui ne seront de toute façon jamais payées quelle que soit la méthode (défaut, défaut partiel, inflation etc…)?

Ou comme nos amis grecs, revendre son appartement en ville tant qu’il vaut encore quelque chose (allez voir le prix de l’immobilier à Athènes) et vite acheter quelques pièces d’or et un lopin de terre? Question surprenante mais qui devrait être posée.

            Enfin, souvenons nous du climat de fin du monde à la fin 2011 (c’était il y a trois mois). On se demandait si l’euro passerait noël. Qu’est ce qui a changé depuis? Une chose simple et essentielle. Des pays surendettés (la France et l’Allemagne) se sont endettés encore plus, pour sauver de façon temporaire un pays comme la Grèce de la faillite immédiate. Mais c’est la totalité de notre système économique qui se trouve dans une situation irrémédiablement compromise. Personne ne peut le dire. Encore moins les « hommes » du système. C’est une évidence.

La seule vérité est la suivante: la croissance infinie liée à une consommation de masse grâce à une énergie abondante et peu coûteuse dans un monde fini est un système voué à l’échec.

Un acheteur d’or, n’achète pas de l’or pour spéculer.

Un acheteur d’or n’achète pas de l’or pour s’enrichir.

Un acheteur d’or n’a pas une vision sur les résultats financiers du prochain trimestre.

            Un  acheteur d’or achète de l’or car il a une analyse fondamentale de l’impasse actuelle dans laquelle se trouve l’économie mondiale.

Il achète de l’or, car chaque crise grave fini par trouver une résolution « monétaire » en général douloureuse.

Il achète de l’or car l’or est la Vera Valor (la vraie valeur) depuis plus de 6000 ans lorsque l’euro fête à peine ses 10 ans.

Il achète de l’or car avant 1914 l’or était la monnaie. Qu’entre les deux guerre ceux qui avaient abandonné l’or on connu l’Hyper inflation qui a conduit le nazisme au pouvoir avec les conséquences funestes que l’on sait.

Il achète de l’or car en 1971, le dollar n’était plus convertible et que la planche à billets se remettait à fonctionner sans contrôle.

Enfin est surtout, il achète de l’or car il sait, et c’est une certitude historique que rien n’est intangible. Lors du dernier siècle nous avons connu 5 systèmes monétaires internationaux différents soit un tous les 20 ans en moyenne. 

Il achète de l’or parce que le système actuel va changer. Peu importe que ce soit dans 6 mois ou dans 6 ans.

Il achète de l’or parce qu’il sait qu’à l’issue de changement, il aura simplement maintenu la valeur de son patrimoine. Et c’est cela qui fera toute la différence.

Si ce n’est pas pour ces raisons que vous achetez de l’or, si ce n’est pas pour vous « assurer », alors surtout n’achetez pas d’or.

Si vous pensez que la fête va continuer éternellement, n’achetez pas d’or.

Si vous pensez que tout ira mieux demain, n’achetez pas d’or.

Si vous pensez que la croissance va revenir et sauver tout le monde n’achetez pas d’or (quoi que il pourrait y avoir de l’inflation).

Si vous pensez que l’Europe va bien, et que le pire est derrière nous n’achetez pas d’or. D’ailleurs l’or bien qu’en repli sur ses plus hauts reste sacrément cher alors que le pire serait derrière nous….

Si vous pensez que l’Etat Providence continuera à s’occuper de vous pour toujours n’achetez pas d’or.

Si vous pensez que l’Histoire est finie et le monde figé jusqu’à la fin des temps n’achetez pas d’or.

Si vous avez la certitude que l’Etat remboursera toutes ses dettes (ce qui n’a jamais eu lieu dans l’histoire économique mondiale les Etats étant les plus mauvais payeurs au monde) n’achetez pas d’or

Surtout n’achetez pas d’or.

D’ailleurs si vous pouviez revendre le votre comme vous le suggère certaines publicités qui vous sont matraquées quotidiennement à la télé vous auriez une attitude pleine de bon sens. Evidemment. Voyons, soyons sérieux. Si toutes ces sociétés vous rachètent cet or, c’est dans un but uniquement philanthropique. C’est de la gentillesse à l’état pur. D’ailleurs elles doivent perdre beaucoup d’argent. En plus on vous envoi de belles enveloppes pour prendre en charge en plus les frais d’expédition.

Alors un conseil personnel. Tant que tous vous disent de vendre votre or achetez-en. Lorsque tout le monde voudra vous en vendre…. vendez-le.

Vous l’aurez compris. Lorsque l’on regarde froidement la situation, on ne peut qu’en arriver à la conclusion suivante:

En terme de gestion patrimoniale il faudrait « liquider » la quasi totalité de ses placements financiers (bourse, assurance vie, épargne) en gardant le minimum en banque. Il faudrait revendre les actifs immobiliers notamment la résidence principale en ville pour les jeunes retraités tant que cela a encore une valeur. Il faudrait investir dans une maison à la campagne avec le maximum de terres. Le reste des liquidités devraient être placées en pièces d’or (pour la majorité) et d’argent.

Le problème qui se pose à chacun d’entre nous est évident. Ce qu’il faudrait faire nous semble tellement loin de notre réalité et de nos habitudes que cela en est presque psychologiquement impossible. Cela est presque effrayant.

Mais ce ne sont pas les solutions évoquées qui sont effrayantes. C’est la situation de nos finances publiques qui l’est.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCoffre.com
Professeur d’économie.

Complément d’enquête sur les valeurs anticrise : et l’or dans tout ça ?

Vendredi, mars 30th, 2012

Hier soir, France 2 a consacré son émission Complément d’Enquête aux « valeurs anticrise ».

L’enjeu de l’émission était de présenter les différentes alternatives de placement économique en temps de crise et de répondre à la question « où faut-il placer ses économies quand la bourse nous fait peur ?».

Complément d’Enquête s’est donc intéressé à ces placements « plus quantifiables, plus mesurables, plus tangibles, ces biens que l’ont peut posséder et qui ont la côte » à savoir : le vin, l’immobilier et l’art.

Entre amalgame et mauvaise foi…

Petit pré-requis qu’il aurait été utile de préciser avant de diffuser les différents reportages : la définition de « valeurs anticrise ». Car visiblement nous n’avons pas la même…

Pour nous, chez loretlargent.info, cela connote l’idée de valeur refuge, pour eux cela reste des alternatives à la bourse : c’est-à-dire remplacer des produits spéculatifs par des produits spéculatifs plus lucratifs à un instant T. Là où nous on pense à « placement » et « sécurité », ils voient « investissement » et « rentabilité ». La différence est grande.

Ainsi, dans le reportage consacré au vin, qui est alors surnommé « or rouge », il n’est question que de profits à court termes : « +6,47% en un mois : bien plus rentable que n’importe quel produit bancaire ! », « fini le vin à déguster, voici le vin à spéculer » annonce la voix –off. Difficile de faire plus clair ! On n’est pas vraiment dans la « valeur anticrise » ou du moins pas dans le sens où nous la concevons. Il ne s’agit que de valeurs sur lesquelles les investisseurs misent et parient, d’ailleurs les œuvres d’art et le vin ne sont-ils pas tout simplement « côtés » ?

Marc Fiorentino, spécialiste des marchés financiers, va même jusqu’à qualifier le vin et l’art de simples « placements plaisir qui rapportent de l’argent » lors de son intervention dans l’émission. Sur ce point là nous sommes d’accord avec lui. Là où nous le sommes moins c’est lorsqu’il parle de l’investissement immobilier :

Car l’immobilier, qu’il défend avec ardeur, n’est pas vraiment mieux loti et l’expression de « crise immobilière » n’est que trop bien connue pour que l’on puisse décemment et honnêtement le qualifier de « valeur anticrise »…

Bien sur la pierre reste moins spéculative que les actions boursières mais n’est pas le placement le plus sécurisé qui soit pour autant ! Sans compter le fait que placer ses économies dans l’immobilier n’est pas à la portée de toutes les bourses.

Dans son intervention Marc Fiorentino en profite pour « tacler » l’or en énonçant un certain malaise dans son marché avec les dernières fluctuations du cours du métal précieux. Le malaise vient plutôt de la vision de Mr Fiorentino qui ne voit dans l’or qu’un produit financier et une logique de rendement, effectivement de ce point de vue là ce n’est pas le placement le plus pertinent, et pour cause : ce n’est pas sa vocation !

Charles Sannat, Directeur des études économiques d’Aucoffre a souhaité rebondir sur les propos de Marc Fiorentino et y apporter son éclairage en tant qu’acheteur d’or :

« Un acheteur d’or n’a pas une vision sur les résultats financiers du prochain trimestre, un acheteur d’or n’achète pas de l’or pour spéculer, un acheteur d’or n’achète pas de l’or pour s’enrichir : Un acheteur d’or achète de l’or car il a une analyse fondamentale de l’impasse actuelle dans laquelle se trouve l’économie mondiale. Il achète de l’or parce que le système actuel va changer. Peu importe que ce soit dans 6 mois ou 6 ans. Il achète de l’or parce qu’il sait qu’à l’issue de changement, il aura simplement maintenu la valeur de son patrimoine. »

Voilà qui traduit la différence de conception qu’il existe entre un banquier d’affaire qui ne raisonne qu’en termes d’investissement et profits et un épargnant qui définit une « valeur anticrise » non pas comme une nouvelle alternative spéculative et rentable mais comme un placement qui protège son épargne, ni plus, ni moins.

Les pièces d’or : Bientôt dans les cours de récréation?

Vendredi, février 24th, 2012

Comme on vous l’a dit dans le compte-rendu de notre séjour, au World Money Fair niveau pièces d’or on a vu de tout… et n’importe quoi ! Et comme vous le savez, chez loretlargent.info, le n’importe quoi : on « adore » !

Ce qui nous a surtout frappé c’est le nombre de pièces « pour enfants », à l’image de ces « splendides » pièces Hello Kitty :


A la vue de tels produits, on comprend clairement que les enfants représentent ici une véritable cible marketing ! Avec l’utilisation de telles licences les fabricants veulent réellement toucher le jeune public.

Les pièces d’or deviendraient-elles des produits dérivés parmi tant d’autres? On peut se poser la question ! Grand nombre de visiteurs du salon (pour la plupart des épargnants seniors) étaient accompagnés de leurs enfants ou petits-enfants et certains ont cédé à la tentation de leur offrir ce type de pièces.

Il s’agit vraiment d’opérations de séduction auprès des jeunes, cela fait un peu penser aux cigarettes au chocolat ou aux boisons alcoolisées très sucrées, à la différence que l’or n’est pas interdit à leur consommation.

Chez loretlargent.info on apprécie moyennement ce genre de produits très fashion comme les pièces Walt Disney.

On peut se dire que ces pièces peuvent permettre de susciter l’intérêt de nos jeunes têtes blondes, leur mettre le pied à l’étrier en matière de gestion de patrimoine. Oui… Mais, tout de même on est bien loin des vraies valeurs de l’or ! On est complètement dans le « gadget », le superficiel, presque de l’ordre de la babiole !

Quitte à vouloir sensibiliser les plus jeunes à l’or autant directement leur inculquer les vraies valeurs, en leur offrant par exemple une Vera Valor, la bien nommée.

Aucoffre.com a par exemple choisi de prendre le contre-pied de ces produits en proposant des comptes jeunes Okofre http://www.okofre.com/ qui sont des placements sérieux par rapport à ces pièces survendues avec une prime et qui ne vaudront que leur valeur spot dans quelques années…

Or papier versus or physique, l’avis de Warren Buffett

Mercredi, février 22nd, 2012

Warren Buffett est un des hommes les plus riches du monde. Célèbre homme d’affaire et investisseur américain, il s’exprime régulièrement sur des questions d’économie. Début février, il publie un article pour CNN Money où il explique que l’investissement en bourse est préférable à l’investissement dans l’or physique. Une prise de position que, sur le blog de l’or et l’argent, nous sommes loin de partager !

« L’or physique ne produit rien »

C’est ce qu’affirme Warren Buffett. Il n’a pas tord sur ce point, mais ce qu’il omet de dire, c’est que si l’or physique ne rapporte rien, il assure à celui qui en détient de ne perdre pas un centime de son capital. Un aspect à ne pas négliger dans un contexte d’incertitudes économiques, de faillites bancaires et d’endettement des états.

Précision de taille : le rôle de l’or n’est pas de produire des richesses, mais d’en garantir la valeur. C’est avant tout le gardien d’un équilibre monétaire mondial, la seule valeur physique qui garantisse la valeur aux états, si tant est qu’ils conservent leurs réserves

Et l’or papier ?

L’or papier, prôné par Warren Buffet au détriment de l’or physique (les lingots, les pièces), est soumis aux mêmes aléas que toutes autres actions boursières : volatilité du marché, baisses imprévisibles, risques de faillite des établissements émetteurs des actions-or. Si l’or papier est exposé au risque de bulle, l’or physique non.
Bref, l’investissement dans l’or papier est un investissement hautement risqué pour qui veut assurer son avenir.

Et même si l’or papier a été une valeur relativement sûre en 2011, si les détenteurs d’or papier ont plutôt vu leur portefeuille fructifier, nous ne sommes pas à l’abri, en 2012, de baisses subites et d’échanges infructueux dans les plus mauvais jours des cours de la bourse.

Notez aussi que sur les trois dernières années, de 2009 à 2011, les investissements dans les lingots et pièces d’or ont nettement augmenté, tandis que les actions (ETF, OTC et actions similaires) ont vu les demandes chuter (Source Thomson Reuters GFMS, World Gold Council). Cela reflète bien l’avis globalement partagé au sujet de l’or papier, comparé à l’or physique.

Les avantages de l’or, sans les inconvénients des actions

Une chose est certaine, l’or papier n’offrira jamais aucun des avantages de l’or physique. Si vous souhaitez investir durablement, c’est vers l’or physique qu’il faut sans conteste se tourner. L’or physique, palpable et non volatile, bien conservé dans des coffres bancaires hautement sécurisés.

Lire l’article de Warren Buffett sur CNN Money

La TVA sociale : le couperet vient de tomber

Lundi, février 20th, 2012

L’accouchement n’a pas été sans difficulté mais l’Assemblée Nationale a finalement bel et bien adopté mercredi dernier la TVA sociale. Les députés UMP ont répondu présents à l’appel de François Fillon qui leur avait demandé un vote « massif et rapide » pour adopter cette mesure capitale pour Nicolas Sarkozy.

Conséquence ? Une augmentation du taux normal de TVA qui passe alors de 19,6% à 21,2%. Autrement dit : une mesure qui risque d’entamer encore un peu plus le pouvoir d’achat des français.

Information d’importance : cette hausse de la TVA sera instaurée en Octobre 2012 si, et seulement si, Nicolas Sarkozy est réélu le 6 mai prochain. En effet grand nombre de candidats se sont clairement opposés à cette mesure, notamment François Hollande, candidat PS, qui juge la TVA sociale tout bonnement « injuste et inefficace ».

Heureusement pour les français, si l’on peut dire : la taxation sur l’or reste, elle, inchangée !

Ainsi la TVA n’est pas appliquée pour les achats/ventes liés à l’or d’investissement comme on vous le rappelle dans notre guide sur les taxes et la fiscalité appliquées aux pièces d’or.

L’or reste là encore exempté de cette hausse de la taxation et demeure un investissement toujours plus intéressant. Le métal précieux s’érige presque comme l’un des derniers remparts face aux réformes et mesures fiscales du gouvernement. Encore une bonne raison d’y consacrer une part de son investissement ? Très certainement !

Vente d’or attention aux arnaques…

Mardi, février 14th, 2012

La question que l’on nous pose souvent à nous les « vendeurs » d’or est pourquoi acheter de l’or physique, si couteux, si compliqué à gérer en termes logistiques, à protéger et à stocker alors que l’on peut tout simplement acheter de l’or dématérialisé aussi facilement que n’importe quelle action avec un code ISIN et le tout sur un compte titres. C’est fabuleux, simple et pas cher, et mon placement profitera de la hausse éventuelle du métal jaune.

A chaque fois notre réponse est invariable. Nous ne vendons pas la même chose. Dans un cas vous achetez de l’or physique au prix de l’or physique et avec les contraintes de l’or physique. Vous achetez une assurance tous risques pour votre patrimoine. Vous n’avez pas de risque de contrepartie. Votre or est dans nos coffres, chez vous, dans votre jardin, enterré dans votre cave ou 10 pas à droite du grand chêne lorsque le soleil se couche…. Peu importe ce qu’il se passe, vous le détenez physiquement.

Dans l’autre cas, celui d’un placement en or « papier », nous affirmons depuis des années que c’est risqué à plusieurs titres. D’abord il s’agit d’une promesse. Nous n’aimons pas les promesses. Ensuite il n’y a pas forcément d’or physique derrière votre placement, mais des contrats futurs ou dérivés pour « couvrir » vos placements. En clair, il s’agit de promesses de promesses. Deux niveaux de promesses successif, cela devient dangereux.

Enfin vous avez un risque de contrepartie en cas de défaillance de l’émetteur, car cet or ne vous est en aucun cas alloué ou attribué et en plus bien souvent il n’existe pas.

Bref vous achetez du vent. Lorsque j’explique cela à nos membres, prospects, en conférence ou en diner en ville, invariablement je sens le scepticisme dans le regard de mon interlocuteur.

« Oui je comprends, d’un autre côté tu es vendeur d’or physique, alors tu ne vas pas me dire le contraire, vu que tu prêches pour ta paroisse ».

Certes. Mais savez vous que c’est beaucoup plus difficile de vendre de l’or physique que de l’or « papier ». Alors pourquoi a-t-on choisi le moyen le plus simple pour ne pas faire fortune?

Parce que pour nous l’honnêteté et la probité sont des valeurs de base. Nous avons choisi ce métier parce que lorsque nous vendons de l’or physique au prix de l’or physique il ne peut pas y avoir d’arnaque. Il ne peut pas y avoir de fausse promesse.

Alors peut être que beaucoup continueront à penser que l’or papier c’est mieux, plus pratique, plus flexible. Je les laisse méditer sur cet avertissement officiel des autorités de tutelle américaines (la CFTC) qui, enfin, met en garde l’ensemble des investisseurs sur ce que nous crions haut et fort depuis plusieurs années. En gros?

Il n’y a pas assez d’or pour tout le papier vendu. Donc beaucoup vont finir par pleurer. Mais vous voilà au courant.

Et pour une fois ce n’est pas nous qui le disons. Au fait au moment ou je termine d’écrire ces quelques lignes, une nouvelle agence de notation indique mettre sous surveillance négative la note de la France. Notre équilibre et le système financier sont également une vaste promesse et là aussi nous ne sommes plus les seuls à le penser.

Alors quand on vous dit qu’il vaut mieux acheter de l’or physique….

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques Aucoffre.com
www.AuCOFFRE.com

Pièces et lingots d’or : collection versus investissement

Vendredi, janvier 20th, 2012
Château de Walt Disney

Château de Walt Disney

Walt Disney aurait eu 110 ans à la fin de l’année 2011. A cette occasion, un joaillier japonais a créé des pièces en or à l’effigie de Mickey et du créateur de la célèbre souris, d’une valeur de 840 euro la pièce (10 grammes). Une riche idée pour ce joaillier, mais un bien mauvais placement pour les particuliers qui l’achèteront.

Ces éditions spéciales de pièces et lingots d’or sont à la mode. Nous vous parlions du lingotin signé par le créateur Jean-Paul Gaultier, disponible à la vente depuis novembre 2011. Un lingot que l’on peut qualifier de pièce de collection et qui perd par définition de son intérêt en termes d’investissement. Car la prime de départ des pièces de collections est surcotée. Une surcote qui non seulement coûte cher à l’achat, mais qui surtout fait perdre à la pièce de sa valeur au cours du temps, lorsque ce lingotin sera passé de mode.

Le phénomène est le même pour les pièces. Nous vous mettons également en garde contre la mise sur le marché des pièces dites de collection, comme la pièce Andy Warhol. Cette pièce frappée par la monnaie de Paris, est sujet au même phénomène de décote. Malgré ses qualités esthétiques, cette pièce en or n’en est pas moins un très mauvais investissement, pour les raisons précédemment évoquées.

Les Anglais sont particulièrement friands de cet or-gadget, aussi kitsch que démodable. Pour satisfaire la ferveur des anglais pour les têtes couronnées du Royaume, des pièces sont créées à l’occasion des événements royaux. La dernière en date : une pièce d’or à l’effigie du Prince William et de la princesse Kate Middleton.

Sur quelles pièces d’or investir pour ne pas subir les effets de la décote ?

Aux pièces de collections, préférez les pièces qui ont fait leur preuve dans le temps, comme la Krugerrand, les Napoléons ou encore les Souverains. Et plus généralement, les pièces d’investissement boursables, comme l’est la Vera Valor.

Ces pièces d’or garderont leur valeur quand bien même, et surtout si, un nouveau cataclysme s’abat sur le monde financière. Avec la montée du cours de l’or prévu pour l’année à venir –l’once d’or pourrait atteindre la barre des 2 000 dollars selon certains analystes financiers-, il y a fort à parier que ce que vous aurez investi en pièces et lingots d’or gagnera en valeur et conservera cette valeur à long terme.

 

Crédit photo : jpopeck – Fotolia.com

Amadeo Ier : les autres pièces de 25 et 100 Pésètes d’or

Dimanche, janvier 15th, 2012


Amadeo Ier de Savoie

Fils du roi italien Victor Manuel II, Amadeo Ier, fut proclamé monarque d’Espagne le 2 janvier 1871. Jusqu’alors, le pouvoir exercé par le gouvernement espagnol souhaitait instaurer une Monarchie Constitutionnelle – de ce fait, ils choisirent un roi étranger et mirent en place le système du mandat,  à savoir : Le peuple avec le roi, par le parlement.

Amadeo Ier fut le premier roi d’Espagne à être choisi par le parlement. Il fut rejeté de certains membres dont : Carlistes, Bourbons, l’église, et par le peuple qui le considérait comme étant peu sympathique et présentant des lacunes pour apprendre la langue espagnole.

Au décès du Général Prim, la coalition politique qui avait mis Amadeo I  au pouvoir se dissout peu à peu. Les pressions des révoltes fédérales, la perte du soutien des capitalistes et la guerre carliste poussèrent le monarque Italien à renoncer au trône le 11 février 1873.

De ses 2 ans de règne, des poinçons à son effigie furent conçus pour les pièces de 5 pésètes ainsi que les pièces d’or de 25 et 100 pésètes – certaines furent frappées en tant qu’essais.

En 1868, un nouveau paramètre fut intégré dans le système monétaire espagnol. Unique au monde, il s’agissait d’inscrire deux dates sur les pièces : celle d’approbation du type et celle de la frappe. Néanmoins, cette initiative ne fut pas suivie correctement entre 1871 et 1875, couvrant en partie le règne d’Amadeo Ier. Selon les informations recueillies dans el Catálogo de la Peseta, il apparait que la quantité de pièces émises avec la date (entre les étoiles) 18-71 sont plus communes que celles de 18-73, celles de 18-74 n’apparaissent que dans 20% des cas tandis que celles de 18-75 n’apparaissent que dans 10% des cas, de manière approximative.

Ce n’est que durant la 1ère république, soit pas avant la fin de l’année 1873, que le procédé des deux dates commença à mieux fonctionner, inscrivant ainsi la vraie date entre les étoiles des pièces.

Mais cette précision de date intervient à un moment  où la monnaie ne reflète pas la réalité puisque Amadeo Ier renonce au trône en Février 1873. S’ensuivit la république et par la suite, en 1875, venait à régner Alfonso XII, bien que la monnaie avec l’effigie d’Amadeo Ier continuait d’être frappée jusqu’à la mi-année 1875.

Les marques de garantie des pièces d’Amadeo Ier

Cinq personnes furent chargées d’assumer la garantie de ces pièces. Sur l’avers, sont apposées les initiales du prénom et du premier nom du graveur – sur le revers, les initiales du premier nom des deux Essayeurs et Balanciers à Fléau :

Graveur:   L.M.: Luis Marchionni

Essayeurs et Balanciers à Fléau:

SD M: Donato Álvarez Santullano, Eduardo Díaz Pimienta  y Ángel Mendoza Ordóñez.

DE M: Eduardo Díaz Pimienta, Julio de Escosura Tablares y Ángel Mendoza Ordoñez.

Le graveur général, Luis Marchionni, fut mandaté durant le règne d’Isabel II.  Pour cette dernière,  il effectua aussi les deux dernières gravures de ses pièces. Par la suite, il fut chargé de travaux pour le Gouvernement Provisoire ainsi que de la splendide effigie d’Amadeo Ier (complètement évitée des faux-monnayeurs). Ses gravures étaient tellement parfaites qu’elles survécurent aux intérêts publiques des périodes de tourmente durant lesquelles il travailla.

Il prit sa retraite en 1873 et est considéré comme un des meilleurs graveurs qu’ait eu la Fábrica de la Moneda (l’Hôtel de la Monnaie).

25 Pésètes d’or

25 Pésètes d’Amadeo Ier

Caractéristiques:

Titre 900 Millièmes.

Diamètre : 24mm.

Poids: 8.0645grs.

Atelier : Madrid.

Tranche des premières pièces : Gravure en relief de 27 étoiles de six rais,  par le système de virole ouvert à trois points.

Tranche des pièces frappées ultérieurement en or rougeâtre: JUSTICIA Y LIBERTAD (JUSTICE ET LIBERTE) séparée par trois groupes de deux étoiles de six rais.

Avers : AMADEO I REY DE ESPAÑA *1871* (AMADEO IER ROI D’ESPAGNE *1871*) – portrait du roi faisant face à droite.

Revers: Ley 900 Milésimas (Titre 900 millièmes) – 124 piezas en Kilog. (124 pièces en Kilog.) SD 25 PESETAS M, autour des armoiries de l’Espagne portant l’écusson de Savoie, entouré du manteau et de la toison.

Nombre de frappes : 1871(75) SD M = 25

<Les premières frappes réalisées avec un alliage à base de 10%  d’argent confèrent à l’or de ces pièces un ton jaune clair, ce qui les différencie des autres pièces frappées ultérieurement, ces dernières affichant un ton d’or plus rougeâtre.

Ces pièces ainsi que celles de 100 pésètes de la même année furent les premières pièces d’or affichant une valeur faciale en pésètes, émanant de la Réforme du 19 octobre 1868. Frappées sur Ordonnance de la Direction Générale du Trésor du 22 août 1871 “en qualité d’essais, et il est imposible de préciser la quantité de pièces fabriquées en 71>

(Informations extraites du Catálogo de la Peseta de J.Aledón y de Modern World Gold Coins).

En général, les pièces de 25 pésètes commencèrent à être frappées sur Décret Royal du 15 mars 1871. Auparavant, la réforme de la pésète n’intégrait pas dans les valeurs frappées en or les pièces de 25, omettant le modèle de 8 grammes si bien connu en Espagne, Allemagne, Hollande, etc …

De ces pièces, seules quelques-unes furent frappées en tant qu’essais. C’est sous le règne d’Alfonso XII qu’elles commencèrent à être fabriquées en série.

100 Pésètes d’or

100 Pésètes d’Amadeo Ier

Caractéristiques:

Titre 900 Millièmes.

Diamètre : 35mm.

Poids: 32.25grs.

Atelier: Madrid.

 

Tranche : Gravure en relief par le système de virole ouvert à trois points avec les mots JUSTICIA Y LIBERTAD (JUSTICE ET LIBERTE), séparées entre elles par trois groupes de deux étoiles de six rais.

Avers: AMADEO I REY DE ESPAÑA *1871* (AMADEO IER ROI D’ESPAGNE *1871*) – portrait du roi faisant face à droite.

Revers: Ley 900 Milésimas (Titre 900 millièmes) – 31 piezas en Kilog. (31 pièces en kilog.) SD 100 PESETAS M, autour des armoiries de l’Espagne portant l’écusson de Savoie, entouré du manteau et de la toison.

Nombre de frappes en Or Jaune : 1871(71)= 25

Nombre de frappes en Or Rouge: 1871(71)= 50

<Une mise aux enchères a eu lieu à Madrid le 16 mars 1995 mettant en vente une de ces pièces au prix initial de 15.000.000 de pésètes (soit 90.151,82€).>

(Informations extraites du Catálogo de la Peseta de J.Aledón y de Modern World Gold Coins)

Refrappes de ces pièces

A défaut de ne pouvoir disposer des exemplaires originaux des dites pièces, le roi Alfonso XIII manda de nouvelles frappes de quelques-unes d’entre elles afin d’honorer certaines obligations. Par la suite, il fut découvert que ces dites pièces apparurent en 1963 en provenance de Suisse.

Le Décret du 21 mars 1871 qui donna lieu à la création de la monnaie de 25 pésètes d’or stipulait que : il ne serait mentionné aucune légende sur la tranche, et si possible que les coins dans leur partie lisse comporteraient des différences pour distinguer ces pièces de celles provenant de d’autres pays.

Mais les pièces refrappées en or rougeâtre présentent sur leur tranche : Justicia y Libertad (Justice et Liberté), séparées par trois groupes de deux étoiles de six rais, similaires à la gravure de la tranche des pièces de 100 pésètes.

Ainsi, ces deux pièces d’or rougeâtre étaient des refrappes  élaborées de manière extra-officielle avec les coins originaux, et, à des fins purement lucratives.

Comme ce sont des pièces très inhabituelles et rares, en posséder ou se décider à en acheter est un vrai luxe -  un grand trésor pour tout dire!

Les pièces d’or de 20 et 100 pésètes d’Alfonso XIII

Samedi, janvier 7th, 2012

C’est à la mort d’Alfonso XII, le 25 Novembre 1885, que son épouse, Marie-Christine d’Habsbourg-Lorraine dût régner, faisant face à la perte de Cuba et des Philippines ainsi qu’à la fin de l’hégémonie espagnole à Porto-Rico.

Alfonso XIII fut proclamé roi à sa naissance et, pendant ce temps, les pièces de son père continuaient à être frappées.  En1887, le maître graveur Gregorio Sellán fut chargé du nouveau modèle pour l’avers des pièces d’Alfonso XIII  alors que ce dernier n’était âgé que d’un an  seulement.

En 1902, Alfonso XIII relègue sa mère, prêtant serment à la constitution. Durant son règne, le processus de la Restauration, confié à Antonio Cánovas del Castillo depuis 1873, prend ainsi fin mais sera plus tard détruit  au même titre que les arguments qui soutenaient le régime monarchique.

Son règne fut un des plus longs de la maison des Bourbons, après celui de Felipe V. La fabrication de pièces fut d’autant intense durant ce règne – souffrant de changements notables, marqués par la situation politique et social de l’époque, de l’évolution au niveau industriel ainsi que de la variation de systèmes économiques, entraînant la réforme de son concept en lui-même.

Cette dernière perdit peu à peu de sa valeur intrinsèque au début du siècle, se convertissant alors en un moyen de paiement de valeur purement représentative.

Les pièces d’or qui furent fabriquées durant le règne de ce roi, commencèrent à être frappées en 1889, dans le cas précis des 20 pésètes, mettant fin à cet égard aux plans de la ‘réforme de la pésète’ de 1868.

Les pièces d’or de 100 pésètes commencèrent à être fabriquées en série en 1897, puisqu’auparavant seuls furent frappés des échantillons en 1871.

Quelques années plus tard, l’apparition des “duros sevillanos” (pièces fausses, dont le nom se doit <selon les légendes> à un personnage de l’artistrocratie de Séville, aussi parce que les premières fausses pièces furent détectées dans cette ville andalouse) mit en évidence le déclin de l’étalon or.

Le facteur d’authenticité de ces Pièces

L’écusson de la Maison des Bourbons est un facteur d’authenticité sur  les pièces d’Alfonso XII et d’Alfonso XIII, constituée par la première moitié des armoiries d’Espagne, au revers de toutes les pièces (à l’exception de celles de 25 centimes de nickel de 1925 et 1927).

La forme ovale et les blasons (trois fleurs de lys)  ne souffrirent d’aucun changement dans les frappes en argent et or – en contrepartie, le fond ‘d’azur email’ , représenté par des lignes horizontales en relief, changea dans le nombre de lignes, selon la valeur, le métal, la date des pièces concernées.

Ainsi, les faux-monnayeurs de l’époque eurent beaucoup de difficultés pour diviser la minuscule superficie du fond de l’écusson en son nombre exact de lignes que possédait chaque pièce authentique, ainsi le firent-ils de manière approximative.

C’est une bonne façon de distinguer les fausses pièces des originales, à savoir de par son nombre exact de lignes horizontales formant le fond de l’écusson pour chaque type de pièces respectivement.

Marques de Garantie de ces Pièces

Quatorze fonctionnaires du Musée de la Monnaie garantirent la qualité du produit fini, endossant toutes les responsabilités que cela incombait. Ils signèrent de leurs propres initiales chacune des pièces, répondant ainsi du titre, loi, art et exactitude du poids, de l’argent en circulation sous le règne d’Alfonso XIII.

Les graveurs atittrés furent Gregorio Sellán, qui avait déjà été en charge des deux premiers portraits d’Alfonso XIII connus sous le nom de “pelón” (chauve) y “bucles” (boucles) et Bartolomé Maura qui remplaça Sellán, marquant son arrivée avec la gravure de la pièce de 20 Pésètes en 1899, ainsi les deux modèles tirés par ce graveur furent connus sous le nom de “rizo” (bouclette) y “cadete” (cadet).

Les initiales employées sur cette pièce furent :

Graveurs:

G.S: Gregorio Sellán González

B.M: Bartolomé Maura

Essayeurs et Balance à fléau:

MP M: Mauricio Morejón Bueno, Félix Miguel Peiró Rodrigo y Angel Mendoza Ordoñez.

PG M: Félix Miguel Peiró, Antonio García González y Angel Mendoza Ordoñez.

SG V: Arturo Sandoval, Antonio García González y Remigio Vega Vega.

SM V: Arturo Sandoval, Miguel Martínez Fraile y Remigio Vega Vega.

20 Pésètes

Pièce de 20 Pesetas (1889-1890)

Titre  900 Millièmes. Diamètre . 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche 18 Fleurs de Lys.

Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico et World Gold Coins

L’émission des pièces de 1890 se prolongea jusqu’en 1892 sans changer le type “pelón” (chauve). Et ce ne fut pas avant la fin de l’année quand le nouveau modèle “bucles” fut utilisé.

Par conséquent, nous émettrons des réserves quant à la quantité mentionnée dans cet article – jusqu’à ce que ce chiffre puisse être calculé avec exactitude. Pour l’instant, nous pouvons considérer que la quantité réelle des pièces fabriquées en date de 1890 peut osciller autour des 5 millions de pièces au lieu des 2.344.449 annoncées.

Cette gravure de Gregorio Sellán fue approuvée sur Ordonnance Royale  en date du 9 Août 1887 pour la pièce d’argent et d’or d’Alfonso XIII.

TRANCHE : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

(Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón).

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

 

Pièce de 20 Pesetas (1892)

 Titre 900 Millième. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. AtelierTranche de 18 Fleurs de lys.

Tableau extrait du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Alerón

 Durant l’année 1892, un total de 2.430.327 pièces furent frappées et pour lesquelles furent utilisés principalement les coins du modèle antérieur “pelon” (chauve), se concevant ainsi que quelques milliers de pièces portant le nouveau modèle “bucles” (boucles) -  ce dernier ayant été appliqué en tout premier lieu sur les pièces d’argent. Néanmoins, il n’est pas possible de préciser à cet instant le nombre exact correspondant à ce dernier modèle.

Ce fut la dernière gravure de Gregorio Sellán en matière de pièces, et celle-ci fut approuvée sur Ordonnance Royale  le 17 Août 1891.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

Pièce de 20 Pesetas (1899)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche de 18 fleurs de lys.

Informations extraites des livres: La peseta catálogo Básico y World Gold Coins

C’est grâce à cette tranche (concernant toutes les pièces en argent et or), approuvée par Décret Royal de juillet 1895, que fut nommé Bartolomé Maura en tant que Graveur Général.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

 (Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

 

Pièce de 20 Pesetas (1904)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 21 MM. Poids 6.45grs. Atelier Madrid. Tranche de 18 fleurs de lys.

Tableau extrait du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón

Ceci fut la dernière gravure d’Antonio Maura, elle fut employée pour toutes les pièces de cuivre, argent et or.

Tranche : Gravure en relief de trois groupes de six fleurs de lys.

 (Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

100 Pesetas

 

Pièce de 100 Pesetas(1897)

Titre 900 Millièmes. Diamètre. 35 MM. Poids 32.25grs. Atelier Madrid. Tranche striée.

Informations extraites des livres : La Peseta Catalogo Básico y World Gold Coins

Cette gravure de Bartolomé Maura fut approuvée pour toutes les pièces en or et argent d’Alfonso XIII, sur Ordonnance Royale de juillet 1895.

(Informations extraites du livre: La Peseta, Catálogo Básico. de José María Aledón)

NB: Les pièces datant de (61) y (62) furent refrappées par le Musée de la Monnaie Espagnole dans les années 1961 et 1962, et sont considérées de type officiel.

Etant donné que ce sont les uniques pièces qui furent frappées durant le règne d’Alfonso XIII, ces dernières représentent tout spécialement de l’intérêt et de la valeur . Que de bonnes raisons d’en faire l’acquisition sous forme d’investissement.

Les pièces d’Or Espagnoles : 25 Pesètes d’Alfonso XII

Vendredi, décembre 30th, 2011

Pièce de 25 Pésètes d'Alfonso XII

Sans nul doute les pièces de 25 pésètes d’Alfonso XII font partie des plus importantes de l’histoire d’Espagne.

Sa vie commence avec le coup d’Etat du Général Pavía le 3 décembre 1874, qui laissa derrière lui la fn de la république afn d’instaurer la mise en place du « Ministère de Régence » de la part d’Antonio Cànovas del Castillo, ce dernier voulant rétablir la monarchie Bourbonienne.

Cette gestion atteignit son paroxysme avec la venue en Espagne du fils d’Isabel II, qui dans son exil, lui avait laissé le trône trois ans auparavant.

Avec les Bourbons de nouveau au pouvoir, commence alors une nouvelle ère pour la consolidation de la Pésète, qui après 10 ans de monnayage uniquement en cuivre et en argent, voyait renaître son processus de fabrication en or. Une renaissance qui démontrait  la maturité et la croissance du nouveau système monétaire qui dépassa alors les 30 millions de pièces.

La conception des nouvelles pièces d’or qui allaient être mises en circulation s’établit au bout de 3 mois après l’arrivée d’Alphonse XII, moyennant un Ordre Royal.

Marques de Garantie de cette Pièce :

Très peu furent les personnes qui participèrent à la conception de cette monnaie. Une conception qui mobilisa l’économie du royaume durant une décennie. Concrètement, ils furent sept à y participer et à garantir la qualité du produit, faisant face aux responsabilités que cela engendrait, imprimant leurs initiales sur chacune d’elles, certifiant alors l’art, le poids exact ainsi que la bonne loi.

Le graveur alors désigné fût Gregorio Sellán Gonzalez, qui vit son travail perpétué avec la conception des pièces d’Alphonse XII et des deux premières de son fils Alphonse XIII.

Les sigles apparaissant sur les pièces sont les suivantes :

Graveur : G.S.: Gregorio Sellán González.

A côté de la mention ‘Ensayadores y Fiel de Balanza’ (Essayeurs et Balance à fléau ) :

DE M: Eduardo Díaz Pimienta, Julio Escosura Tablares et Angel Mendoza Ordoñez.

EM M: Julio Escosura Tablares, Mauricio Morejón Bueno et Ángel Mendoza Ordoñez.

MS M: Mauricio Morejón Bueno, Pablo Salas Gabarrell et  Ángel Mendoza Ordoñez.

MP M: Mauricio Morejón Bueno, Félix Miguel Peiró Rodrigo et Ángel Mendoza

Ordoñez.

Description et chiffres des pièces de 25 Pesetas d’Alfonso XII 

Pièce de l'année 1876

ALFONSO XII (1874-1885)

Année: 1876

Titre :  900 Millièmes

Diamètre: 24.09 mm

Poids: 8.08 gr.

Tranche gravée de 27 fleurs de lys.

Description :

Avers: ALFONSO XII-POR LA G. DE DIOS 1876/76 (Alphonse XII – par la grâce de Dieu) (entre les étoiles à 6 rais).Tête nue à droite. Au raz du cou : G.S (Gregorio Sellán). Poinçon apparent.

 Revers: REY CONSTL-DE ESPAÑA D.E 25 PESETAS.M. (Roi Constitutionnel d’Espagne) -( Ecu coronné entouré du collier de l’Ordre de la Toison d’or et posé sur un manteau royal arborant les armoiries de Castille, de Léon, d’Aragon, de Navarre et de Grenada en partie supérieure : au centre l’écusson des Bourbons. Bordure de points apparente.

(Informations extraites du Livre : Monedas de Oro de la Colección del Banco de España).

Pièce de l'année 1881

ALFONSO XII (1874-1885).

Année : 1881

Titre : 900 Millièmes.

Diamètre : 24.11 mm

Poids : 8.07 gr.

Tranche gravée de 27 fleurs de lys.

Description :

Avers: ALFONSO XII-POR LA G. DE DIOS 1876/76 (Alphonse XII – par la grâce de Dieu) (entre les étoiles à 6 rais).Tête nue à droite. Au raz du cou : G.S (Gregorio Sellán). Poinçon apparent.

 Revers: REY CONSTL-DE ESPAÑA D.E 25 PESETAS.M. (Roi Constitutionnel d’Espagne) -( Ecu coronné entouré du collier de l’Ordre de la Toison d’or et posé sur un manteau royal arborant les armoiries de Castille, de Léon, d’Aragon, de Navarre et de Grenada en partie supérieure : au centre l’écusson des Bourbons. Bordure de points apparente.

(Informations extraites du Livre : Monedas de Oro de la Colección del Banco de España).

La production de cette pièce s’initia en 1876 où fut inverti le sens du portrait du roi afin de la différencier des pièces d’argent et de cuivre. En 1962,  une demande spéciale émanait d’une entreprise américaine dont le siège était basé en Suisse. Cette dernière paya par avance tant les coûts que les bénéfices estimés. Des poinçons d’origine furent utilisés pour frapper les années 1961 et 1962 entre les étoiles.

Sur la tranche des pièces se distingue la gravure de 27 fleurs de lys, en trois groupes de neuf chacun.

Des pièces de cuivre furent utilisées tant pour les tests de fabrication que pour la vérification de la qualité du poinçon – ces pièces furent ensuite détruites afin d’éviter leur éventuelle circulation en cas de bain d’or.

En 1881, il fut décrété de mettre à jour le portrait du Roi,  et c’est à partir de ce moment-là que nous pouvons apprécier une grande différence comparé au portrait initial de 1876.  Des différences qui ne sont pas aussi notables parmi les frappes des années 1876, 1877, 1879 et 1880  où peuvent être observés de légers changements au niveau de la chevelure et des traits d’Alfonso XII.

Après son décès, toutes les pièces (à l’exception de celle de 2 pésètes) continuèrent à être frappées sur l’ordre de son épouse Marie-Christine d’Habsbourg, ce, jusqu’en l’an 1886 quand naquit son fils Alfonso XIII – de telle sorte qu’une année plus tard, soit en 1887, Sellan dessina la première esquisse du portrait de son successeur, relançant de ce fait le processus de fabrication des pièces, y intégrant celles de 20 et 100 pésètes de cette époque.

Pourquoi considérons-nous que cette pièce soit une bonne acquisition ?

La pièce de 25 pésètes est une des pièces d’or les plus populaires qui circulent actuellement sur le territoire espagnol, également primée de personnes de d’autres pays qui s’y intéressent tant à ce qu’elle représente d’un point de vue historique sinon économique.

Du fait qu’elle est une des pièces les plus connues, sa prime peut augmenter considérablement en temps de crise, affichant des valeurs très tentantes  et bien positionnées sur le marché de l’offre et de la demande – comme c’est le cas pour le Napoleón en France – ce dernier pouvant avoir une prime atteignant les 100% en périodes délicates.

Nous rappelons que la prime est la différence entre le prix du métal précieux constituant la pièce et le prix négocié de celle-ci, sa valeur dépend de différents facteurs que nous avons évoqués dans notre article . “La prime des pièces d’Or : explication pour les novices”.

Cette pièce est symbole d’épargne pour l’avenir, garantie de son bon état de conservation et qualité.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "