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Archive for the ‘italie’ Category

Fiche pays : l’Italie et l’or

Mercredi, avril 11th, 2012
Vera Valor
20 Lire Marengo

20 Lire Marengo Vittorio Emanuele II

Des réserves impressionnantes
Avec 2 451,8 tonnes d’or dans les coffres de sa banque centrale en janvier 2012, l’Italie est la 4e plus grosse réserve d’or mondiale, après les Etats-Unis et l’Allemagne. Voire même la 3e si l’on met celle du FMI (juste devant) à part. Cela représente à peu près 83 197 milliards d’euros. Tout l’or de l’Italie n’est pas stocké à Rome qui est réparti entre la Banque d’Angleterre, la FED aux Etats-Unis et la Banque des règlements internationaux en Suisse.

Pour la petite histoire, pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands avaient transféré 173 tonnes d’or dans la Banque d’Italie, à Milan. C’est pourquoi on trouve des lingots estampillés de la croix gammée dans les réserves de la Banque centrale italienne !

Un repli sur l’or sur fond de crise
Si aujourd’hui les Italiens n’hésitent pas à mettre la main au portefeuille, c’est pour placer leurs deniers dans l’or. Les cures d’austérité n’ont pas arrangé la situation du pays depuis le remplacement de Berlusconi par le nouveau pion européen Mario Monti.

Le nouvel impôt sur le patrimoine a d’ailleurs valu au pays une évasion fiscale d’une ampleur sans précédent : au 3ème trimestre 2011 la Suisse aurait vu une augmentation de dépôt de lingots venus d’Italie de 30 à 40% !

Les Italiens, prudents et méfiants, ont compris l’importance du placement dans l’or et sont de plus en plus nombreux à investir dans le métal précieux. Certains achètent des pièces en or uniquement pour investir, d’autres pour le plaisir de collectionner et d’autres encore pour épargner à long terme.

Collection, épargne, investissement… En Italie, l’or fait feu de tout bois !
L’importance de l’or en l’Italie remonte à l’Antiquité. L’aureus (monnaie d’or) est couramment émise dans l’Empire de Rome, sous le règne de Jules-César, un siècle avant J.-C.
De nos jours, l’Italie est un pays encore fortement attaché aux traditions, et à l’or. Il existe beaucoup de sites internet de vente d’or, de bijouteries, de numismates… La preuve que l’or est une tradition bien ancrée en Italie.

L’Italie est  d’ailleurs le plus grand producteur de bijoux d’or dans le monde. Chaque année, plus de 400 tonnes sont utilisées dans la confection de bijoux (ornementaux et religieux).  L’Italie possède une grande industrie de bijoux qui participe considérablement à l’économie du pays. Environ 45 000 ouvriers travaillent dans ce secteur où l’on compte plus de 2500 compagnies.

Quelles pièces d’or les italiens achètent-ils ?
L’attachement des Italiens pour les traditions se reflète dans celui de leur pièce en or nationale : le Marengo, l’équivalent du 20 francs Napoléon français. Suite à l’Union Monétaire Latine, on a appelé Marengo toutes les pièces de la même valeur, dont les 20 Lire italiennes. On appelle donc pareillement Marengo les pièces 20 Lire Napoléon, Vittorio Emanuele II et III, Umberto I, Carlo Alberto etc. La Lire italienne a commencé à être émise en 1861.

Les Italiens achètent aussi des Souverains parce que c’est une pièce universelle, très commune en Italie et très recherchée. A travers ces pièces aussi transparait l’attachement des Italiens aux traditions. Beaucoup en ont hérité de leurs aïeux et les gardent comme souvenirs. Ils achètent aussi d’autres pièces comme des Krugerrands, des Marengo Suisses, des Liberty, Pesos etc.

Voir la vidéo Youtube sur la réserve d’or italienne, un document rare !

Loretlargent.info en italien

Italie : la grande évasion (fiscale)

Lundi, mars 5th, 2012

Le régime d’austérité initié par Mario Monti, le Président du Conseil italien n’est pas sans répercussion. L’économiste a instauré un plan de rigueur sans précédent et ne fait guère de concession : les réformes fiscales pleuvent et les taxes s’accumulent. Dernier projet en date ? Un nouvel impôt sur le patrimoine. C’est la fin des privilèges pour les riches italiens…

Du coup les villes frontalières transalpines assistent à une bien curieuse migration :

De nombreux italiens fortunés font le voyage pour venir mettre leurs précieux capitaux à l’abri des coffres suisses. Le phénomène est tel que certaines banques proches de la frontière italo-suisse accusent le coup et n’ont plus assez de coffres pour faire face à la demande !

Les lingots d’or seraient particulièrement concernés par ce flux migratoire : Au 3ème trimestre 2011 la Suisse aurait vu une augmentation de dépôt de lingots venus d’Italie de 30 à 40% ! Le phénomène n’a cessé de s’accentuer pour atteindre des sommets en 2012, une véritable débandade.

Et la Suisse n’est pas le seul point de fuite : l’Autriche et Monaco sont également très prisés de ces épargnants qui arrivent par vagues, les valises lourdes et pleines.

 

L’Europe, la dette, les notes et l’or

Jeudi, février 16th, 2012

Le tour de l’Europe du château de carte qui s’effondre continue. Mardi, on apprend que cette fois, c’est l’agence Moody’s qui mène la danse en dégradant la note de 15 banques espagnoles, dans le sillage de la note de la dette souveraine du pays en janvier dernier. Mais pas seulement ! La sévère maîtresse menace également de dégrader les notes de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Autriche.

Pluie de mauvaises notes sur toute l’Europe
Et l’hécatombe ne s’arrête pas là : mardi c’est un véritable déluge de mauvaises notes qui s’abat sur l’Europe : l’Italie et le Portugal ont vu leur note abaissée d’un cran, passant respectivement à A3 et Ba3. L’Espagne (3e pays des « P.I.G.S. »)  a vu sa note dégradée de 2 crans, carrément, en passant à A3. On ne vous raconte pas les conséquences catastrophiques que de telles notes peuvent avoir sur les investisseurs, déjà moyennement prêts à investir dans la dette souveraine européenne. Heureusement que la Chine aime l’Europe…

D’autres petits pays comme la Slovaquie, la Slovénie et Malte ont également vu leur note abaissée d’un cran. C’est une véritable hémorragie de notes qui sévit en Europe. En clair, ces notes signifient une baisse de confiance dans la capacité de ces pays à rembourser leur dette à plus ou moins long terme.

Une dette institutionnalisée, coercition de la monnaie unique et anti-démocratie
En mettant fin au système de l’étalon or le 14 août 1971, les Etats-Unis épousent la brillante théorie de l’économiste Milton Friedman qui consiste à faire du dollar une valeur qui existe par elle-même, un peu comme un Dieu qui existe par la seule force de la croyance qu’on veut bien lui accorder.

De fait, les Etats-Unis, en vertu du pouvoir conféré à leur devise, a créé « la dette infinie, qui ne perd jamais sa valeur, qui n’a jamais besoin d’être remboursée » (Le Retour au standard or, d’Antal Fekete). A une seule condition : celle-ci ne doit pas dépasser les 3% par an. Sauf que depuis, le ratio volume de dette/PIB a évolué. Avant la mise à mort de l’étalon or, un peu de dette engendrait de la productivité. Depuis 1971, ce ratio est devenu négatif en 2006, entraînant la destruction progressive du capital.

Le plus grave est que malgré la répétition de l’histoire, de nombreux économistes, politiques, intellectuels… tirent la sonnette d’alarme sans qu’aucune décision ne soit prise pour changer cet état de fait. Le contexte n’est pas sans rappeler celui des années 30 et comme le disait le sociologue Emmanuel Todd dans une émission mardi soir, la Grèce  n’est-elle pas la Pologne du bloc soviétique avant que celui-ci se disloque ? L’élément d’une désagrégation imminente ?

L’or est la garantie de votre liberté !
Si l’or paraît encore être la relique barbare aux yeux des jeunes loups de la finance qui ne voient en lui aucun rendement (donc aucune utilité), les plus sages – souvent des jeunes malins qui ne prennent pas tout ce que l’on dit dans la presse pour argent comptant – et les plus anciens, qui ont connu la guerre, savent que l’or est un rempart à la liberté individuelle.

Pourquoi ? Comme les Etats-Unis ont imposé le dollar comme monnaie de réserve mondiale, nous avons été assujettis à une monnaie unique de façon coercitive (les Français ont-ils été consultés honnêtement concernant le passage à l’Euro ?). Il y a quelque chose de contradictoire avec la notion de démocratie. Le peuple grec a-t-il d’autre choix que celui de se révolter pour dire non à la dictature du système financier qui leur suce le sang ?

Quels que soient les produits dont vous disposez dans votre banque (SICAV, assurances-vie, OPCVM, comptes épargne…), l’or est le seul « produit », le seul bien dont vous ne serez pas dépossédé, qui vous appartient vraiment, et qui ne risque pas de disparaître avec l’effondrement d’une monnaie condamné à une mort certaine. Avec de l’or, vous pouvez acheter ce que vous voulez, avec des billets, vous pouvez toujours vous moucher dedans… Une petite pensée émue au passage pour les billets de 10, 20, 50, 100 Francs qui demain ne vaudront plus rien. Adieu Pascal et autres Debussy !

Exposition à Rome « La Toison d’Or : Anciens Trésors de la Géorgie »

Jeudi, décembre 8th, 2011

Le musée des Forums Impériaux de Rome accueille du 17 novembre au 5 février une exposition exceptionnelle « La Toison d’Or : Anciens Trésors de Géorgie ». 185 pièces précieuses provenant du Musée National de Géorgie, dont de magnifiques objets en or et bronze, y sont exposées.

La Géorgie, ancien Colchide, terre mythique de la toison d’or

L’exposition s’inspire d’un mythe. Celui des Argonautes, ces princes et héros grecs qui embarquèrent sur le vaisseau Argo pour conquérir la légendaire Toison d’Or. La destination de leur périple : le Colchide, un territoire compris aujourd’hui dans les frontières de la Géorgie. Si la légende a choisi cette région, ce n’est pas un hasard. L’or y abonde et dans des temps anciens, les populations montagnardes du nord utilisaient des peaux de moutons, qu’ils faisaient tremper dans le lit des rivières, pour récolter l’or. Une technique d’orpaillage qui pourrait peut-être expliquer la légende de la Toison d’or.

Grâce à cette abondance, la Géorgie a extrait de l’or pendant de très nombreux siècles. Et en a fait des merveilles ! C’est ce que le visiteur découvre à travers cette exposition.

185 pièces précieuses, en or et bronze

Des objets en or, datant du VIIIème siècle avant J.C au IIème siècle avant J.C, permettent de retracer l’évolution du travail de l’or dans la région. Le visiteur pourra admirer des pièces très rares en or filigrané, des bijoux en or extrêmement bien conservés, certains en forme d’animaux ou encore des lames d’or finement travaillées, représentant des scènes de chasse.

Renseignements et contact

Marché de Trajan – Musée des Forums Impériaux
Via 4 Novembre, 94 – Rione Trevi (Quirinale-Tritone-Barberini) (Rome centre)
Le Musée est ouvert du mardi au dimanche de 9 à 19 heures

Crédit photo : www.mercatiditraiano.it

L’appel de détresse des marchés financiers italiens.

Mardi, novembre 15th, 2011

La semaine dernière, la présidente de Confindustria (Confédération Générale de l’Industrie Italienne), Emma Marcegaglia, déclarait dans une interview dans le journal italien “Corriere della Sera” que l’Italie était en train de vivre une situation dramatique et que si de justes mesures n’étaient pas prises rapidement, le pays risquait de ne plus avoir accès aux marchés financiers.

L’Italie qui, empreinte d’une dette publique avoisinant les 2000 milliards d’euros, classée 3ème au rang mondial en sa catégorie de mauvaise élève, est au bord du gouffre.
Calfeutrée dans un cauchemar, l’Italie cherche désespérément des solutions au sein d’un nouveau gouvernement afin que le pays ne sombre pas dans les mêmes méandres populaires que la Grèce.

Toute la zone euro est exposée à cette même crainte dont dépend notre stabilité et survie, de surcroit. Il est nécessaire de prendre de fortes et justes mesures d’austérité, lesquelles s’avéreraient être les plus fortes depuis la 2ème guerre mondiale.

L’Italie peut-elle, seule, se sortir de cette crise, uniquement de par l’aide des investisseurs ? L’épargne populaire n’est pas si confiante en la bourse italienne, cette dernière sombrant de plus en plus dans le rouge.

La descente aux enfers du marché financier italien se mesure par le différentiel de la prime BTP-BUND, ce dernier ayant atteint les 575 points la semaine dernière et s’étant stabilisé en fin de semaine à 480 points grâce à l’intervention de la BCE, alors que les obligations d’Etat biennales atteignaient un taux de 7,25%.

Depuis la nomination de Mario Monti et dans l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement, de nouvelles mesures doivent être annoncées afin de sortir le pays de la crise. La solution de convaincre la BCE à produire plus de pièces n’aiderait pas l’Italie à se sortir de sa dette sinon à l’aggraver. Des mesures drastiques ont pourtant déjà été prises pour faire face à la crise de ces derniers jours: 14 millions de coupures visant le secteur sanitaire et autant pour les allégements fiscaux.

Dans ce contexte, il est clair que les investisseurs n’ont plus de confiance dans les banques et encore moins dans les bourses !

C’est dans un tel panorama, fragilisé par des résultats financiers et facteurs psychologiques plombants, que l’or renforce sa position comme une des seules valeurs refuge.

La France, point de mire des agences de notation, est montrée du doigt. Certes, pas au même stade que l’Italie mais le risque demeure au vu de la tendance inflationniste actuelle.

Choix judicieux est de diversifier ses placements mais pour plus de sérénité et à moindre risque, la meilleure alternative demeure l’or physique.

L’Italie sous surveillance du FMI, le début de la fin?

Samedi, novembre 5th, 2011

Nous avons encore franchi une nouvelle étape aujourd’hui avec le G20 qui n’a rien décidé ou presque. Nos grands dirigeants sont bien d’accord tenez lisez un petit passage du communiqué final du sommet du G20:
« Les pays développés s’engagent à adopter des politiques de nature à renforcer la confiance et à soutenir la croissance, et à mettre en œuvre des mesures claires, crédibles et ciblées pour rééquilibrer leurs finances publiques ».
Inutile de tout vous mettre. Ce communiqué est une liste de vœux pieux et de principes généraux sans aucune mesure concrète.

La principale information du jour est donc bien la mise sous surveillance de l’Italie qui bascule inexorablement du coté… grec. Les taux Italiens ont dépassé aujourd’hui les 6.3% ce qui signifie que le cout de la dette Italienne devient tellement élevé que chaque réduction de dépense obtenu par de difficiles plans de rigueur sera annulé par l’augmentation des taux d’intérêt.

Le cercle vicieux est désormais engagé pour l’Italie. La solution miracle pour tenter de sauver le monde? La mise sous surveillance de l’Italie par le FMI. Est-ce que cela sera efficace?

Encore une fois bien sur que non. Mettre un policier devant un incendie n’a jamais éteint un feu. C’est donc encore une fois une tentative pour gagner du temps. Il faudra rapidement parler des vraies solutions. Quelles sont-elles?
Plusieurs pistes.

Doit-on maintenir la zone euro en l’état ou certains pays doivent-il sortir?
Doit-on créer deux euros?
Doit-on faire fonctionner la planche à billet et monétiser les dettes comme le font tous les pays sauf la zone euro bloquée par le refus allemand?
Doit-on nationaliser les banques?
Doit-on revoir cette mondialisation dont nous touchons évidemment les limites économiques?
Ces questions devront recevoir des réponses. Certainement beaucoup plus vite que nos hommes politiques l’auraient espéré.
Comme le récemment disait notre Président « des temps difficiles s’annoncent ».
Pour lire le communiqué final du G20: http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2011/sommet-des-chefs-d-etat-et-de-gouvernement-du-g20.12369.html

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "