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Archive for the ‘mines’ Category

Scandale au pays du Krugerrand : « léger » problème de poids pour la pièce d’or

Mercredi, avril 18th, 2012
Vera Valor

Petit coup de froid sur le marché du Krugerrand, la pièce d’or la plus répandue et populaire dans le monde : certaines pièces se trouvent être un peu plus légères que la normale. Autrement dit : elles contiennent moins d’or qu’elles ne le devraient. Comment est-ce possible ?

C’est la South African Mint Company (SA Mint), filiale de la Banque Centrale Sud Africaine, qui a reconnu que plusieurs Krugerrand ne répondaient pas aux critères de qualités requis.

Sont directement concernées les pièces produites entre avril et mai 2011 : sur les 1500 pièces frappées à cette période par la SA Mint, 6 ont été détectées avec un poids en deçà du poids requis…

L’affaire provoque un véritable scandale car elle implique directement la Banque Centrale Sud Africaine, institution étatique, qui se retrouve éclaboussé par ce potentiel cas de fraude !

Erreur humaine ou tentative de fraude ?

Pour le moment les raisons de cet « incident » sont encore inconnues mais les autorités ont fait savoir qu’il coïncidait avec le licenciement de deux cadres importants de la SA Mint à cette même période…

Dans tous les cas, qu’il s’agisse d’une fraude avérée ou d’une erreur technique, la chose est consternante.
Comment une autorité comme la Banque Centrale Sud Africaine peut-elle être compromise dans une telle affaire ? Pire encore : la Banque était au courant de ce « défaut de fabrication » depuis plusieurs mois et a même « convaincu » les membres de la South African Association of Numismatic Dealers (SAAND) de ne pas ébruiter la chose en décembre dernier.

Il est évident que l’institution a ici manqué à son devoir et n’a pas su se montrer garante de la bonne intégrité de ces pièces…

Il est assez inquiétant qu’une telle affaire touche la production d’une pièce aussi emblématique et considérée que le Krugerrand. A titre de comparaison, la Vera Valor est incontestablement à l’abri d’un tel cas de figure : des auditeurs spécialisés et indépendants du Stewart Group Global vérifient et contrôlent l’ensemble de la chaîne de production de la pièce et pèsent minutieusement le poids des flans avant la mise en circulation.

Source : Krugerrand scandal rocks SA Mint

De l’or dans le Kurdistan iraquien

Mardi, avril 17th, 2012

Le peuple Kurde a les mêmes traditions quant à l’achat et l’utilisation de l’or que le peuple des Indes : le métal jaune constitue une partie essentielle de leurs traditions de mariage. L’année dernière, environ 17 tonnes d’or étaient importées au Kurdistan , selon le Directorate qui régit le controle qualité de l’or dans la région du Kurdistan. La plus grande partie des importations de l’or proviennent de la Turquie et des Emirats Arabes et cela est souvent sous forme de bijoux, destinés essentiellement pour des mariages.

Cependant, les statistiques de 2011 sont moins favorables que celles de 2010, qui étaient estimées à plus de 23 tonnes. En Mai 2011, le prix de l’or de 21 carats avait monté de 228 dinars (($195 ou £123) l’once à 255,000 dinars ($218 ou £138) l’once. Une des conséquences faisait que les futurs mariés, qui étaient les seules personnes à acheter de l’or en 2011 (tout le monde vendait), ont revu à la baisse le montant d’or acheté d’environ 50 onces en 2009 à environ 20 onces en 2011. Tant la chute du dollar que la crise européenne sont des causes de la hausse du prix de l’or.

Une tradition au Kurdistan est de planifier des centaines de mariages le même jour – dû à l’immense organisation que cela implique, les couples s’inscrivent auprès d’agences qui organisent l’événement bien à l’avance. Certaines fois, ces mariages seront même reportés. Le Gouvernement Régional du Kurdistan a mis en place un prêt de mariage  pour les employés du gouvernement, mais dû à la crise causée par la hausse du prix de l’or, a décidé d’étendre les prêts à tous les citoyens.

Les ressources en or et pétrole du Kurdistan iraquien

Le Kurdistan iraquien a connu un taux annuel de croissance d’environ 10%, ce qui est similaire à celui de l’Inde, bien que le Kurdistan a une population nettement moindre, d’environ 4 millions.  Un décret annonçant l’interdiction de vol effectués par la RAF et l’USAF entre 1992 et 2003 a facilité le développement de champs pétroliers au Kurdistan : les réserves sont estimées à 45 milliards de barrils de pétrole, dont l’extraction a commencé en 2007. Il y a tellement de pétrole dans ce pays qu’à elles seules, les recettes obtenues de cette ressource, paieraient pour toutes les infrastructures et aucune taxe ne serait appliquée.

Le ‘point noir’ de la richesse pétrolière du Kurdistan est qu’on en oublie et néglige le  nombre important de gisements d’or dans ce pays – ces derniers ne sont pas exploités parce que personne n’en voit l’intérêt. Cela peut, bien sur, changer avec la hausse du prix de l’or et, aussi, du fait que le gouvernement iranien est en train de faciliter l’exploration de l’or dans les provinces voisines Kurdes iraniennes, l’un des projets menés conjointement avec Rio Tinto. Nous vous apporterons plus de précisions dans un prochain article.

 

L’or, superpuissance économique et politique

Jeudi, avril 5th, 2012

Les pays détenteurs des plus importantes réserves d’or ont-ils plus de poids sur la scène économique et politique internationale ? Quels pays mènent cette course effrénée à l’or ? Qui en profite et qui en pâtit ? C’est à toutes ces questions que nous répondons dans ce dossier consacré à la géopolitique de l’or.

1.    L’or revient dans la course

En 2012, le sort des pays en difficulté (notamment ceux de la zone euro) pourrait bien dépendre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine) dont l’émergence va forcément redessiner les grands enjeux géopolitiques et économiques. Cela devrait bouleverser la donne au niveau des pays économiquement dominants, jusque-là.

C’est dans ce contexte de crise et de chamboulements que l’or revient peu à peu dans le circuit des échanges commerciaux. L’Inde paie l’or noir de l’Iran en or jaune, publiait-on il y a peu. Dans les contextes de guerre et de crise économique, lorsque la confiance en la monnaie papier baisse ou que les échanges en monnaie ne sont tout simplement plus possibles, l’or redevient naturellement la monnaie de référence par excellence.

Cette émergence de l’or voit en parallèle l’abandon progressif du dollar dans les échanges internationaux. La Chine, plus gros producteur mondial d’or, contribue largement à ce glissement en défaveur du dollar et aimerait bien voir le yuan ou l’or détrôner le billet vert. Le fait que la Chine veuille adosser sa monnaie à l’or tend à le prouver (Lire Le Yuan bientôt adossé à l’or ?). C’est ainsi que le pays et son voisin le Japon ont décidé de ne plus utiliser le dollar US mais le yuan pour leurs échanges commerciaux bilatéraux.

Le phénomène n’aurait pas pris de l’ampleur si d’autres pays n’avaient pas suivi l’exemple de la Chine. L’Inde, l’Iran, la Russie et le Japon ont adopté la même stratégie. Et en Amérique du Sud, un pays a senti le vent tourner : c’est le Venezuela, qui a rapatrié 75% de ses réserves d’or physique, auparavant stockées dans des coffres bancaires européens. Cela augure de futurs et nombreux échanges en or au niveau international.

2.    L’or redistribue les cartes

Dans son dossier spécial « Géopolitique de l’or, Les faillites du système » (Numéro 53, Novembre – Décembre 2011), le magazine Diplomatie propose un Atlas très complet sur le sujet, signé Thomas Delage. Décryptage.

Économie du marché de l'or aujourd'hui - Diplomatie

La Chine est en 2010 le plus gros producteur d’or, avec 345 tonnes d’or extrait. Un chiffre en hausse par rapport à 2009. Derrière la Chine, on trouve l’Australie avec 255 tonnes produit, les Etats-Unis avec 230 tonnes, l’Afrique du Sud et la Russie avec 190 tonnes chacun, le Pérou avec 170 tonnes. Pour ce qui est de la consommation d’or, l’Inde caracole en tête avec 860 tonnes d’or consommé en 2010, principalement des bijoux en or. Le second pays consommateur d’or est loin derrière, avec 541 tonnes d’or.

On retrouve ces chiffres dans une infographie éditée par les Echos et dans le rapport annuel 2011 du World Gold Council.

Le Contrôle de l’or, source de puissance ? - Diplomatie

Les Etats-Unis, la Chine, la France, l’Italie, la Suisse et le Luxembourg sont en tête des états qui disposent des plus importantes réserves d’or, ce qui leur assure une stabilité et une puissance économico-politique certaine. C’est d’autant plus exact pour les pays dont la part des réserves en or est supérieure au total des réserves (réserves d’or et devises étrangères) : les Etats-Unis, la France, le Pays-Bas, l’Allemagne, le Portugal et… la Grèce ! Il est probable que ces réserves d’or aient fait pencher la balance en faveur de l’effacement de la dette (Lire La Grèce efface sa dette comme par magie !).

Mais les plus gros détenteurs d’or sont aussi les plus gros vendeurs d’or : le Fond Monétaire International à New-York, la Banque Centre Européenne à Francfort, la France et la Suisse ont vendu d’importants stocks d’or depuis 2007. Des pays de la zone euro pourtant fragilisés par la crise (Espagne, Allemagne) ont aussi, dans une moindre mesure, vendu une partie de leurs réserves d’or. Des opérations risquées en ces temps d’incertitudes économiques, comme nous le pointions dans notre article France, 2004 : soldes sur les réserves d’or !

Qui achète ces réserves d’or ? Principalement des pays asiatiques, la Chine, l’Inde, qui ont de faibles réserves d’or. On compte aussi parmi les principaux acheteurs la Russie, l’Arabie-Saoudite, le Mexique, autant de pays qui ne voient pas d’un bon œil la suprématie du dollar américain et préfèrent miser sur la stabilité de l’or physique.

A noter aussi, la prédominance des entreprises canadiennes et américaines en tête des entreprises de production d’or en 2010. Le canadien Barrick Gold et l’américain Newmont Minning ont respectivement produit 240 et 174 tonnes d’or.

Un mot enfin sur la Turquie, où l’extraction d’or, encouragée législativement par l’état, a permis à l’économie du pays de se relever. Avec ce nouveau poids économique, la Turquie a retrouvé une position dominante dans ses relations géopolitiques avec les pays voisins.

Ressources et conflits - Diplomatie

Ce qui ressort de cette carte ne laisse pas de place au doute : les ressources, dont l’or, sont à l’origine de nombreux conflits, c’est même la seconde source de conflits dans le monde. Les conflits de ressources se concentrent essentiellement et logiquement là où est extrait l’or : en Afrique subsaharienne, en Amérique, en Asie et en Océanie. Pas moins de 9 conflits sont en cours en République Démocratique du Congo, 6 en Colombie, 4 au Nigéria, 4 en Israël.

Les conflits sont particulièrement marqués par la violence dans les principaux pays producteur d’or : en Russie, en Australie, en Afrique du Sud et en Amérique centrale et latine (Mexique, Pérou, Brésil, Chili).

3.    L’or peut-il redevenir étalon ?

Les chiffres de la production d’or mondiale peuvent paraître importants, mais ils ne sont rien comparés aux sommes vertigineuses de l’économie mondiale. Compte tenu de cette relativement faible production annuelle d’or, un retour à l’étalon or paraît difficilement envisageable. Sinon, il prendrait une valeur inestimable et dangereuse sur le plan géopolitique : les risques de guerres seraient multipliés.

En revanche, l’or conserve plus que jamais son rôle de valeur refuge internationale. Le précieux métal jaune offre aux états qui en possèdent une puissance et une influence politico-économique certaine, surtout lorsque que la crise bat son plein comme en ce moment.

Fiche pays : les turcs et l’or

Mardi, avril 3rd, 2012

Crise et Turquie. Deux mots qui n’ont pas coutume d’être associés ces derniers temps. Et pour cause : depuis que l’état turc encourage l’extraction d’or sur son territoire, les finances du pays sont au beau fixe et la Turquie rayonne sur ses pays voisins. Alors que sa voisine la Grèce glisse sur la pente inexorable de l’endettement, la Turquie relève la tête après des décennies très difficiles. Portrait de cette nation qui doit beaucoup à l’or.

 

L’or de la Turquie en chiffres

La Turquie est au 22ème rang mondial des pays détenteurs d’or, avec 179,1 tonnes dans ses coffres (Chiffres World Gold Council – Janvier 2012). La Turquie est loin derrière la France, qui est l’un des plus gros détenteurs d’or au monde. En revanche, elle se place tout de même avant la Grèce, au 31ème rang, et l’Australie pourtant grosse productrice d’or, au 35ème rang.

L’histoire des pièces d’or en Turquie

En 1844, l’Etat turc introduit la livre turque en tant que devise officielle, en remplacement de l’akçe. A l’origine, la livre turque est une monnaie en or, elle équivaut 100 Kurush. De très beaux spécimens de ces pièces d’or circulent encore, des pièces de 25, 50, et 100 Kurush notamment.

La Turquie mise sur l’or et gagne

Depuis 2005, la Turquie a fait le choix de miser sur les ressources d’or présentes sur son territoire. Et bien que le pays ne soit pas aux premiers rangs des producteurs d’or dans le monde, deux facteurs l’ont placé dans une confortable situation économique et géopolitique:
-    Le pays a relancé massivement sa production d’or et produit tout de même 15 tonnes d’or par an.
-    Le cours de l’or est passé de 250 à 1900 dollars US en moins de 10 ans, augmentant de manière non négligeable la valeur globale de l’or extraite dans le pays.

La Turquie ou le véritable pouvoir de l’or

Précisons qu’en 2005, des modifications de la législation minière turque ont favorisé l’exploitation aurifère,  qui a triplé en quatre ans, et par conséquent le développement économique du pays. Alors que la Turquie faisait appel en 2001 au FMI pour la 18e fois, l’empire byzantin affiche aujourd’hui un des plus fort taux de croissance dans le monde, à l’égal des BRICS. Cette forte croissance économique, alimentée par l’extraction d’or, est un sérieux atout dans les échanges de la Turquie avec ses voisins et avec les pays occidentaux.

L’or vert : un métal soumis à une vraie démarche qualité

Samedi, mars 24th, 2012

Nous assistons actuellement à de grands élans de mobilisation et de prises d’initiatives, souvent collectives, de la part des industriels du milieu qui souhaitent promouvoir un or plus propre. Différents labels se font donc « concurrence » mais ne nous y trompons pas : ils ne sont pas tous aussi légitimes les uns que les autres, ils ne prônent pas tous les mêmes valeurs et n’ont pas forcément le même « poids ».

Certains labels portent plus sur le respect des droits de l’homme que sur les notions de protection de l’environnement et vice versa.

Ainsi le label Oro Verde défend un or vert et encourage une extraction propre, c’est-à-dire sans mercure ni cyanure. L’enjeu de ce label est de protéger l’environnement pour permettre aux activités agricoles de continuer à se développer en parallèle des activités aurifères (nous évoquions les différents critères et valeurs de cette certification Oro Verde précédemment). L’envergure de ce label, aux valeurs respectables, reste donc très localisée (dans la région de Choco en Colombie en l’occurrence).

D’autres chartes et labels vont, eux, mettre davantage l’accent sur les conditions de travail au sein des exploitations minières. Il s’agit clairement de prôner un commerce équitable de l’or et de veiller au respect de certaines normes sociales, économiques et environnementales. L’humain est au centre des préoccupations pour ces labels (à l’image du Fairtrade and Fairmined gold certification ou du FLO-CERT) : égalité des sexes, sécurité, interdiction de faire travailler les enfants (etc.) sont autant de critères essentiels pour obtenir cette certification.

Il existe également des réseaux regroupant différents acteurs miniers qui prônent un « or durable » (« sustainable gold »). C’est le cas de Solidaridad Network qui défend entre autre un programme et des engagements sur le marché de l’or dans différentes régions du monde (dans les Andes, l’Amérique Centrale, l’Amérique Latine, les Pays-Bas et l’Afrique de l’Ouest). Ce programme se veut une réponse à l’injustice sociale et les dommages environnementaux constatés dans les exploitations minières.

A noter également : l’initiative Artminers, organisation à but non lucratif qui valorise l’utilisation de technologies propre dans le processus d’extraction de l’or. L’organisation a notamment obtenue le soutien financier de la Banque Mondiale pour son projet de minage sans mercure.

Tous ces labels, ces certifications, ces chartes que l’on range communément sous l’appellation « d’or vert » ne sont donc pas tous équivalents et il est important d’en connaitre l’origine et les critères de délivrabilité. Il n’existe pas qu’une seule forme d’or vert et elles ne sont pas toutes synonymes d’éco-responsabilité.

De la même façon l’or vert est régulièrement associé, à tord, à l’or recyclé. Le recyclage de l’or n’est autre que la refonte du métal. C’est grossièrement le principal gagne pain des officines spécialisées dans l’achat et la vente d’or. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le recyclage de cet or là n’a rien de très luxueux et colporte une image sordide et peu flatteuse du métal jaune… Les personnes ayant recours à ces officines sont bien souvent dans le besoin et prêtent à brader bijoux familiaux (quand il ne s’agit pas de dents en or…) pour en recevoir quelques pièces en retour. On est donc assez loin des valeurs écologiques et on repassera pour le côté éthique…

L’extraction propre : un processus contrôlé de bout en bout

Il existe de réelles initiatives qui visent à développer et démocratiser une extraction propre. C’est le cas de la charte « Clean extraction » née d’une coopération entre Aucoffre.com et le raffineur suisse Valcambi. La charte repose sur 3 critères essentiels :

- Extraction avec le moins d’impact possible sur l’environnement (sans mercure ni cyanure)

- Respect des conditions salariales et sociales des travailleurs

- Interdiction de faire travailler les enfants

Information, sensibilisation et responsabilisation des consommateurs sont les enjeux de cette charte.
C’est notamment ce qui a séduit Benoit Derenne, client de Gold & Forex International et Directeur de Fondation pour les Générations Futures qui a été véritablement conquis pas cette charte et la Vera Valor, première pièce labélisée « Clean Extraction », pour les valeurs qu’elle défend.

Le but de cette extraction propre d’un nouveau genre et de complètement garantir et certifier la traçabilité de la pièce (ici la Vera Valor) à toutes les étapes de la production : de la mine à la frappe !
Paul Mc Gowan (responsable du déploiement d’Aucoffre.com à l’international et Directeur Général de Lingold) était déjà revenu sur l’importance de la chaîne de production propre à l’occasion de sa visite de l’usine de Valcambi en Octobre dernier. Il faut bien comprendre que la charte Clean Extraction n’est pas un label illusoire ni un certificat de bonne conscience : l’ensemble du processus de l’extraction propre est strictement contrôlé par des auditeurs indépendants.

La chaîne de production de Valcambi fait donc l’objet de vérifications par Stewart Group Global, fournisseur de services d’inspections et d’analyses de métaux. La liste des contrôles effectués par l’organisme est tout à fait édifiante et accrédite totalement la charte Clean Extraction. Le rôle de l’auditeur indépendant, qui valide chacune des étapes de la production, est majeur à la certification du bien-fondé des engagements adoptés par Aucoffre.com et Valcambi.

Il est important pour l’or de voir ces formes de pratiques se démocratiser et se pérenniser dans les prochaines années. Il ne fait nul doute que c’est là que se trouve le futur marché du métal précieux qui doit nécessairement renouer avec éthique et respect des droits de l’homme. L’enjeu est grand puisque les résultats de notre enquête IFOP sur les Français et l’or démontrent que parmi les sondés :

- 77% sont disposés à épargner une partie de leur argent dans l’or si celui-ci est issu d’une filière d’extraction respectueuse des droits de l’homme.

- 74% sont disposés à épargner une partie de leur argent dans l’or si celui-ci est issu d’une filière d’extraction non polluante.

Des chiffres qui devraient faire réfléchir plus d’un industriel du marché de l’or et qui assurent de belles perspectives d’évolution à l’extraction de l’or.

Un Processus de Kimberley pour l’or ?

Vendredi, mars 23rd, 2012

Début Mars, un article paru dans le quotidien 20 minutes exposait la face cachée de l’or et les dérives actuelles de l’exploitation du minerai. Avec la hausse de son cours, l’or suscite toujours plus les convoitises et donne lieu à tous les excès ! Les acteurs de son marché ne peuvent plus rester passifs et se doivent de réagir :

L’or serait-il alors à un tournant de son histoire ? C’est la question que l’on peut se poser et elle est légitime tant le métal précieux se retrouve au centre de préoccupations géopolitiques, économiques et écologiques de notre époque.

On ne parlera pas de véritable révolution mais au moins d’évolution : il y a actuellement une réelle prise de conscience sur l’éthique du marché de l’or.

Eco-responsabilité, respect des droits humains et sociaux : les enjeux relèvent plus d’une démarche profonde, avec une véritable conscience, que d’un simple effet de mode.

Comme nous le soulignions déjà au sein de notre dossier consacré aux techniques d’extraction de l’or, malgré ses caractéristiques parfaites, le métal jaune a un prix.

L’extraction et la production de l’or s’apparentent bien souvent à un véritable fléau. Un fléau tout d’abord écologique, l’or étant responsable d’importantes catastrophes environnementales, mais aussi un fléau humain, avec des conditions de travail des mineurs déplorables…

Sur le plan social, l’or est souvent le corollaire de violence et de trafic. Car quand son cours augmente, il est l’objet de toutes les convoitises (Hausse des cambriolages : la soif de l’or grandit, voir aussi notre dossier sur l’or et sécurité, etc.). On le sait, la hausse du cours de l’once a engendré une ruée d’un nouveau genre avec une augmentation de la criminalité liée à son marché sans précédent. Mais le phénomène ne se limite pas uniquement à la petite délinquance : il prend une ampleur toute autre lorsqu’il s’agit de guérillas qui prennent le contrôle d’exploitations minières.

L’or sur les traces du diamant ?

Dans son numéro double 1103-1104, Courrier International du 22 décembre 2011 qualifiait l’or de « nouvelle cocaïne » pour exprimer l’importance de la chose.

Les groupes armés sont nombreux à se départager les mines d’or en Amérique latine, et notamment en Colombie premier producteur d’or de la région. Crimes, intimidations, massacres, corruption, tout ceci n’est pas sans rappeler le commerce des « diamants de conflits » (également connus sous l’expression « diamants de sang » ou encore « diamants de guerre ») en Afrique. Le trafic de ces pierres sert à financer l’équipement militaire des groupes armés qui exploitent les mines. Cette crise politique et économique mondiale a été en partie enrayée par la signature du Processus de Kimberley en janvier 2003.

Cet accord signé par 74 pays vise à éviter que des diamants bruts liés à de tels conflits armés et provenant de mines dirigées par des groupes rebelles ne se retrouvent sur le marché mondial. Cette réglementation passe par le contrôle des importations et exportations des diamants bruts afin de pouvoir en certifier l’origine de la mine jusqu’au bout de la chaîne de production.

Le processus de Kimberley témoigne donc d’une prise de conscience et d’engagements éthiques internationaux pour la commercialisation des diamants. La question d’appliquer de tels principes pour le marché de l’or devient de plus en plus urgente…

Mais l’or, de par ses caractéristiques, pose des gros problèmes de traçabilité : une fois fondu il est impossible d’en garantir l’origine. Il va donc falloir trouver une parade efficiente qui ne peut que passer par une entente internationale afin d’attribuer à l’or et son marché son propre « processus de Kimberley ».

On l’a bien compris le métal jaune peut-être rouge, entaché de sang (« gold blood », comme celui qui constitue les Krugerrand en Afrique du Sud), mais il est aussi bien souvent noir du point de vue de l’environnement.

Qu’il s’agisse d’orpaillage légal ou illégal, l’extraction d’or est peu respectueuse de l’environnement. Dans les deux cas les procédés d’extraction font appel à des éléments chimiques (mercure et cyanure) qui viennent littéralement contaminer les sols et cours d’eaux adjacents aux sites miniers. Les dégâts sont tout simplement irréversibles pour l’écosystème… On abordait en détail ces méthodes d’extraction de l’or dans le dossier que nous leurs avions consacré en Février dernier.

Les ressources en or ne sont pas illimitées et il devient donc de plus en plus difficile de trouver le métal précieux ce qui va nécessairement conduire à l’utilisation de procédés toujours plus invasifs pour l’environnement !

Là encore il est grand temps d’intervenir et d’apporter une règlementation stricte à l’exploitation des mines aurifères. mais le désastre n’est pas qu’environnemental, il est aussi humain : les conditions de travail sont souvent peu respectueuses des droits de l’homme et l’exploitation des mines passe malheureusement fréquemment par l’exploitation des hommes.

Face à tous ces troubles il est nécessaire aux acteurs du marché de l’or de réagir et de redorer le blason de la pépite.

Dans notre prochain dossier « L’or vert : un métal soumis à une vraie démarche qualité », nous vous parlerons de tous les labels et toutes les organisations qui veillent au respect d’une extraction plus respectueuse de l’environnement. Ce qui passe nécessairement par des normes strictes et des contrôles rigoureux !

Extraction de l’or : l’évolution est en marche !

Jeudi, février 23rd, 2012

On ne cesse de vous parler de l’or sur loretlargent.info : de sa valeur, son économie, sa fiscalité, sa répartition, etc… Mais jamais nous n’avons concrètement abordé la production de l’or. On l’a évoqué ici et là au détour de quelques notes de blog mais, techniquement quel est le processus d’extraction et de production du métal précieux ? Comment passe-t-on d’une pépite, d’un minerai, à un Krugerrand, un lingot ou encore un Napoléon ?

Ces questions méritent d’être soulevées car non seulement elles sont intéressantes d’un point de vue technique mais elles révèlent également quelques parts d’ombres dans l’extraction du noble métal…

Pour bien comprendre les différentes techniques d’extraction d’or et leurs évolutions il est nécessaire de les aborder dans un premier temps sous un angle historique.

Les âges d’or…

L’extraction de l’or remonte d’une certaine façon à la nuit des temps : le métal a toujours été très prisé par l’homme, on le retrouve dans toutes les grandes civilisations et il a très vite été adopté en tant que monnaie sous forme de pièces d’or.

En dehors de l’Antiquité, l’histoire de l’or prend surtout une dimension importante au XIVème et XVème siècle avec la conquête du Nouveau Monde et la découverte des Amériques motivées par la recherche du précieux métal. Ces nouvelles terres regorgent d’or et les civilisations locales, notamment Aztèques et Incas, vont faire l’objet de véritables massacres permettant aux Espagnols et Portugais de s’emparer de leur or et exploiter les mines alentours.

Il faut cependant attendre encore quelques siècles pour voir les prémices d’une évolution des techniques d’extraction de l’or.

En vérité, tout va se jouer au milieu du 19ème siècle avec la conquête de l’Ouest américain influée par la ruée vers l’or californienne. C’est là qu’apparaissent les « chercheurs d’or » comme on les conçoit aujourd’hui. Ceux sont ces premiers « pionniers » qui vont véritablement participer au développement des techniques d’extraction de l’or qui étaient à l’origine très rudimentaires et artisanales.

On retrouve le descriptif précis de ces techniques dans l’ouvrage intitulé « L’Or » de Henri Hauser paru en 1901, véritable trésor d’information sur ces techniques d’orpaillage « vintage » !

On y trouve donc :

• La technique du lavage à la batée : instrument que les chercheurs d’or plongeaient dans une rivière en imprimant une série de mouvements giratoires de façon à récupérer les paillettes ou pépites d’or du cours d’eau.

• Le long-tom : sorte de rampe dans laquelle le courant de l’eau vient remplacer le mouvement de bascule manuel effectué par l’orpailleur avec la batée (moins fastidieux et plus productif que la batée).
• Le sluice : dérivé « industriel » du long-tom qui permet de détourner un canal.

• L’extraction hydraulique : cette technique consiste à utiliser un canon à eau directement sur la roche pour extraire les sédiments et récupérer l’or qui se dépose par la suite au fond des sluices.

On peut voir à travers ces quelques exemples typiques et traditionnels d’extraction d’or que ces techniques ont connu, déjà à l’époque, de nombreuses évolutions. Dans une logique de rendement, l’utilisation d’explosifs pour extraire l’or du quartz s’est par la suite généralisée.

La révolution industrielle de l’or

Des techniques vintages, traditionnelles et artisanales, nous sommes passés à des processus toujours plus productifs.

Tout ceci débouche sur une véritable (et inévitable) industrialisation de l’extraction de l’or : le rendement et la productivité ont pris le pas sur l’esprit des pionniers de l’époque.

De nos jours les mines ressemblent davantage à des usines voire à des laboratoires. Divers procédés chimiques y sont employés pour extraire l’or.

Ainsi on utilise la lixiviation qui consiste en l’extraction par utilisation d‘un solvant, le cyanure, pour extraire l’or (on parle alors de cyanuration). L’utilisation du mercure pour amalgamer l’or, c’est-à-dire créer un alliage, est également très répandue. Enfin, l’acide nitrique joue lui aussi un rôle important dans le traitement de l’or puisqu’il va permettre d’en extraire le fer.

Cyanure, mercure, acide nitrique… l’extraction d’or est de nos jours beaucoup plus proche du tableau périodique de Mendeleïev que du portrait authentique de mineurs de l’Ouest !

La face cachée de l’or ou le revers de la médaille…

Avec les procédés chimiques utilisés dans l’exploitation contemporaine des mines et de l’extraction d’or, le métal précieux est entaché d’un lourd impact sur l’environnement.

Cette exploitation des minerais est en effet extrêmement polluante et, écologiquement parlant, l’or se paye au prix fort !

1. L’exploitation minière

En fait c’est l’ensemble de la chaîne de production de l’or qui est concernée : avant même l’intervention des substances chimiques on peut déjà remettre en cause la « simple » exploitation minière. Cette exploitation est souvent bien peu respectueuse de l’environnement, elle est même l’une des principales causes de la déforestation en Amazonie !

2. Mercure

Le mercure utilisé dès l’origine par les premiers orpailleurs pour extraire les impuretés de l’or est très néfaste sur l’environnement. Souvent rejeté directement dans les cours d’eau par les chercheurs d’or, le mercure est une véritable catastrophe écologique. Les premiers concernés étant bien évidemment les orpailleurs qui manipulent et inhalent les émanations de mercure à longueur de journée, mais c’est véritablement tout l’écosystème qui est touché.

3. Cyanure

Le mercure n’est pas le seul responsable, le cyanure est tout aussi dangereux et la contamination des eaux et sols qu’il engendre vient polluer les nappes phréatiques sur le long terme.

L’histoire de l’exploitation et de l’extraction de l’or n’est donc pas totalement « dorée » et son industrialisation vient « légèrement » ternir l’éclat du métal précieux.

De l’or « sale» vers l’or propre

C’est face à ce constat sans appel que se développe, encore timidement, le principe de l’extraction propre ou encore « clean extraction ». Elle correspond à une conviction, éthique et déontologie que certains professionnels du secteur ont à cœur de développer.

On ne peut plus ignorer l’impact de l’extraction de l’or sur l’environnement et, bien plus qu’un lobbying écologique, c’est une véritable prise de conscience qui frappe certains industriels.

C’est notamment la démarche de l’usine de raffinage d’or de Valcambi :

Cette usine suisse, partenaire du groupe minier américain Newmont, a développé une chaîne de production éco-responsable répondant à un cahier des charges très stricte en matière d’écologie.

Ainsi, en dehors du professionnalisme de ce raffineur haut de gramme et de sa reconnaissance internationale, la chaîne de production de Valcambi offre une traçabilité sur l’or sans équivalents.

Au sein de cette usine, l’or issu d’une extraction propre (sans cyanure ni mercure) n’entre jamais en contact avec de l’or ne respectant pas le cahier des charges de la clean extraction : cet or propre n’est jamais « pollué » ou « contaminé ».

Afin de garantir le respect de ces engagements plus de 55 000 analyses sont effectuées chaque année aux différentes étapes de la chaîne de production éco-responsable de Valcambi. Ces contrôles sont effectués par des organismes indépendants, ou bien directement par le gouvernement Suisse, garantissant 100 % de transparence !

C’est cette rigueur et ce professionnalisme qui ont conduit Aucoffre.com à faire appel au raffineur de Valcambi pour produire la Vera Valor, pièce-lingot issue de l’extraction propre.

Cette pièce-lingot garantie donc un or propre et permet une traçabilité à 100 % : de l’extraction jusqu’au coffre !

L’or qui compose la Vera Valor répond donc à l’ensemble des critères de la charte « Extraction Propre » et est extrait dans le plus pur respect de l’homme et de l’environnement.

Cette charte établie par Aucoffre.com et Valcambi repose sur 3 engagements essentiels :

1- extraction avec le moins d’impact possible sur l’environnement (sans cyanure ni mercure)
2- respect des conditions salariales et sociales des travailleurs
3- interdiction de faire travailler les enfants.

Il s’agit donc d’une véritable éthique et déontologie professionnelle que souhaite développer, ensemble, Aucoffre.com et Valcambi. L’objectif étant de responsabiliser et sensibiliser professionnels, industriels et consommateurs.

Gold & Forex International, partisan de l’or vert

Mardi, janvier 10th, 2012

Gold & Forex International, référence sur le marché de l’or en Belgique, suit depuis décembre AuCOFFRE.com dans l’aventure de la Vera Valor, qui s’est depuis sa commercialisation, vendue comme des petits pains. Didier Jacques, un des collaborateurs de GFI revient sur les raisons de cette « association de bienfaiteurs » et la naissance d’un succès.

1.    Un produit de bonne réception
Gold4ex et AuCOFFRE.com travaillaient déjà ensemble depuis quelques mois quand Jean-François Faure (Président d’AuCOFFRE.com), a fait part à Gold4ex de son projet de commercialisation d’une pièce d’or extrait proprement.
Gold4ex qui vend des produits de qualité a trouvé l’idée excellente car « l’or équitable est un produit qui est amené à se généraliser dans les années à venir ». GFI souhaite être pionnier sur l’or vert car « ce genre de produit va prendre de plus en plus d’ampleur, donc autant montrer l’exemple. »

De plus, la pièce à proprement parler, la Vera Valor, est frappée chez Val Cambi. Aux yeux  de Gold4ex , c’est un gage de qualité absolu car le fondeur est une référence sur le marché. De part ses caractéristiques particulières, le fait qu’elle fasse 24 carats – un or très pur – et qu’elle pèse une once assure son succès auprès du public belge.

« La pièce a été demandée par des gens sensibles aux préoccupations écologiques, séduits par l’aspect équitable de la pièce, mais aussi par des investisseurs classiques séduits par le produit d’une once qui a un certain succès en Belgique ».

« Nous sommes sûr qu’il s’agit d’un bon produit car nous sommes sûrs de la filière dont est issu l’or avec lequel la pièce est conçue ». Compte tenu de ces nombreux arguments positifs, Gold4ex n’a eu aucun mal à la placer auprès de nos clients.

Bien que les premières pièces se soient vendues comme des petits pains, il faut attendre que la production de Vera Valor suive son cours et que sa circulation atteigne sa vitesse de croisière : « Pour prendre la mesure du succès de la Vera, il faut attendre qu’il y ait un vrai fond de roulement des pièces ».

« Pour nous, l’idée géniale réside dans le QR code. Avec un tel procédé, plus besoin d’éditer un certificat de la pièce, il est compris dans ce QR code qui donne accès à une page que l’on peut imprimer ». Le QR code fait de la Vera Valor une pièce infalsifiable et impossible à copier.

Voilà toutes les raisons pour lesquelles Gold4ex n’a pas hésité à devenir partenaire avec AuCOFFRE.com sur la Vera Valor, d’autant que le marché belge s’y prête forcément. Gold4ex est aussi adhérent de la charte Clean Extraction.

2.    Le marché de l’or en Belgique
- Un marché d’investissement  
En Belgique, le marché est particulièrement réceptif à un produit comme la Vera Valor pour toutes ses qualités d’or pur (dans tous les sens du terme) et l’or d’investissement lui est plutôt familier. Les Belges ont redécouvert l’or il y a 5 ans, après la faillite de Lehmann Brothers. Ils achètent de l’or pour se protéger – pour couvrir les risques devises – et l’or est pour eux un outil de diversification. Ils sont donc habitués à l’or d’investissement.

- Un intérêt pour l’or vert
Place mondiale et place clé du diamant, la Belgique a naturellement une forte appétence pour l’or de joaillerie et en particulier l’or équitable, car un véritable beau bijou ne peut être conçu que dans le respect de l’homme et de l’environnement. Malgré sa petite taille, la Belgique a donc un fort potentiel de demande comparé aux autres pays d’Europe de l’ouest. En 2009, la Belgique était le pays de l’UE qui a le plus importé d’or en provenance des pays en voie de développement.

- Les différences avec la France
L’une des particularités du marché belge de l’or par rapport à la France est qu’en Belgique, « il n’y a pas de fixing » : l’or est seulement soumis à la loi de l’offre et de la demande, son prix est fixé à partir de ce seul marché. En France, le cours est imposé par un opérateur unique (CpOr) qui fixe les prix en fonction de son propre marché.

En Belgique, comme le cours n’est pas le monopole d’un seul opérateur et qu’il est soumis à la concurrence, un opérateur comme GFI peut proposer les plus petites marges possibles et des prix plus attractifs qu’en France.

En outre, le cours est actualisé à la seconde. Le client peut donc profiter de la variation des taux et investir assez librement dans l’or, le revendre immédiatement sans subir de perte.

Autre facteur positif pour le marché de l’or en Belgique, l’or n’est soumis à aucune taxe, ce qui facilite grandement les transactions.

- Les voyages forment la richesse
Du fait de la petite taille de la Belgique, les Belges peuvent se déplacer rapidement et facilement pour récupérer leurs pièces et les revendre quand ils le souhaitent. Ils sont livrés dès le lendemain de leur transaction s’ils le souhaitent. Cela contribue à une meilleure circulation de l’or en Belgique et à un meilleur flux commercial.

3.    GFI, acteur majeur du marché de l’or en Belgique
Avant de devenir Gold Forex International sous sa forme actuelle en 2005, Gold4ex était d’abord un bureau de change avec une antériorité de 30 ans, agréé par la Commission bancaire et financière belge.  Aujourd’hui, Gold4ex gère à la fois des guichets privés et professionnels, travaille aussi bien avec des grossistes que les institutions belges.

Si Gold4ex est devenu l’un des plus importants opérateurs et une référence dans le marché de l’or en Belgique, c’est de par sa politique de bas prix et son professionnalisme. « On ne se disperse pas sur d’autres produits, on reste sur les pièces, les lingots et les billets ».

« On essaie de rendre l’or disponible à tous »
En matière d’investissement dans l’or, Gold4ex conseille ce qu’il y a de mieux à sa clientèle, même si ça ne lui rapporte rien. Par exemple, ils déconseillent à leurs clients d’investir dans des lingotins, même s’ils y perdent, car le petit lingot n’a pas de valeur ajoutée et en plus sa prime est chère. Avec une pièce, on peut toujours récupérer la prime, c’est plus difficile sur un lingotin. Les conseillers de GFI n’hésitent donc pas à expliquer à leurs clients que ce choix n’est pas judicieux.

On vend de la qualité
Gold4ex vend des produits de bonne réception d’où son intérêt pour la Vera Valor qui représente aussi une opportunité de diversification de leur offre, d’autant que son prix n’est pas si différent de l’or « traditionnel ».

De fervents partisans de l’or physique
Méfiants vis-à-vis des actions, Gold4ex ne l’est pas moins dans l’or papier qui n’est ni plus ni moins que de l’or de bourse soumis aux mêmes risques que n’importe quelle action. Malgré les bénéfices record atteints par les actions or en 2011, Gold4ex lui préfère de loin l’or physique dont la valeur tangible est indiscutable. Le projet de taxe Tobin confirme cette tendance, car l’or physique lui, n’est pas du tout concerné par une taxe sur les transactions, car il n’y a pas de rétrocession dessus.

A quoi ressemble le travail dans une mine d’or?

Vendredi, décembre 9th, 2011

Profondeurs d’une mine

“Descendre dans une mine d’or c’est comme entreprendre un voyage a Hades. Il nous faut laisser les vêtements à l’extérieur, en surface, sous-vêtements inclus et, vêtus d’une combinaison, il faut rentrer dans une cabine en acier qui nous propulse en l’espace de deux minutes à une distance d’un mile à l’intérieur d’une roche. Tout en-bàs fourmille un monde bruyant, chaud et humide, animé par les lumières lancinantes des casques des mineurs. Une promenade de dix minutes le long d’une galerie creusée dans la roche dont la température naturelle dépasse les 37 degrés Centigrades suffit pour que chaque visiteur se sente plongé dans une atmosphère chaude-humide.
Ensuite, surgit le bruit des foreuses d’air comprimé qui mordent dans la roche solide, dominant ainsi le bourdonnement permanent des compresseurs de climatisation et le vacarme des wagons glissant sur leurs rails d’acier.
Sur un côté du tunnel, une étroite ouverture initie une descente d’un angle de presque 25 degrés, menant aux entrailles de la terre. Elle est haute d’à peine quarante pouces et est délicatement soutenue de piliers en caoutchouc. Dans le lexique minier, ceci s’appelle “bancada” – une poche.
Il semblerait que la roche y fasse pression sur les quatre côtés, que du toit se détachent de minuscules tâches formant des flaques d’eau tiède dans lesquelles les mineurs se retrouvent agenouillés, en plein devoir.
La large tête de la foreuse, dissimulée sous un subtil jet d’eau pour libérer la poussière, vibre en perforant la roche d’un point marqué de peinture rouge. Longeant un côté de la poche, une ligne continue de peinture rouge signale un filon d’or de quatre pouces, qui aux yeux du prophane, a un aspect absolument différent de celui des roches situées au niveau supérieur ou inférieur de celle-ci.

C’est dans un amas de petits cailloux blancs, étroitement mélangés, que reluit une minuscule particule d’or, se reflétant dans le faisceau lumineux de la lampe des mineurs. Extraire ce minuscule filon d’or situé à deux miles de profondeur ou plus, sous terre, génère un procédé couteux, laissant peu d’espoir.

Du fait que l’or se trouve disséminé entre les cailloux et conglomérats, il faudra non seulement monter et exploiter les fins grains du filon porteur d’or une fois celui-ci à la surface sinon qu’en plus il faudra remonter et briser une grande partie de la roche située sur les deux côtés du filon, puisqu’à chaque fois qu’il faut faire exploser la poche avec des charges de dynamite placées dans les trous faits par la foreuse, la roche se confond au conglomérat. ‘Ainsi l’explique Timothy Green dans son livre El Mundo de Oro, el trabajo realizado en una mina – Le Monde de l’Or, le travail effectué dans une mine.

Il est digne d’admirer le travail d’un mineur car il est soumis à des conditions extrêmes et risque sa vie à tout moment. S’enterrer à de telles profondeurs, où la lumière du soleil est totalement inexistente, la lumière artificielle devient un complément indispensable. Un travail complètement physique et éprouvant : forer, meuler, extraire, exposé au risque de contracter d’éventuelles maladies comme la silicose (causée par l’inhalation permanente de produits chimiques causant des effets irréversibles aux poumons et des difficultés respiratoires) et de glissements de terrain, devant assurer le renfort des tunnels creusés.

Pour trouver le filon d’or, il est nécessaire de travailler souvent soit courbés ou agenouillés sur de longs parcours.
Devant tant de paramètres, l’âge de départ à la retraite est plus avancé et la journée laborale maximale est d’ordinaire de 35 heures hebdomadaires – sachant que dans beaucoup d’autres pays, les conditions de travail peuvent être moins favorables. Il serait bon de valoriser le travail des mineurs pour extraire l’or – celui que nous achetons ou vendons de nos jours.

L’Or Ecologique – Le Pérou se met à l’extraction propre de l’or

Jeudi, novembre 24th, 2011

La Colombie avec son Or Vert et le Pérou avec son Or Ecologique souhaitent prêter main forte à l’environnement. Les pays sud-américains commencent à prendre conscience de l’importance de préserver les ressources naturelles. Ainsi, il n’est pas surprenant de constater que ces pays prennent certaines initiatives puisqu’ils représentent le poumon du monde, comme c’est le cas pour la Jungle Amazonienne qui s’étend sur plusieurs pays (la Colombie, le Pérou, Brésil, le Vénézuela, la Bolivie, l’Equateur, le Surinam, la Guyanne Française, la Guyanne). Le Fleuve Amazone la traverse sur une distance similaire à celle de Manhattan à Varsovie. L’ensemble des fleuves européens comptent à eux seuls 200 espèces de poissons tandis que le fleuve Amazone dépasse les 3000 espèces. Etonnant!
Du à l’immensité et l’importance de ce fleuve dans notre écosystème, des personnes comme l’ingénieur Carlos Villachica du Pérou, travaille sur des projets ayant pour objectif de diminuer les dommages que le mercure cause sur la santé et l’environnement.
Ce produit a toujours été utilisé pour extraire l’or, pour le séparer du sable. C’est précisément le dommage causé par ce produit chimique qui a inspiré l’ingénieur Villachica à inventer en 2010 une machine pour extraire le métal sans contaminer l’environnement comme alternative. Cette machine porte le nom ‘Or Ecologique’ (ORO ECO 100V y ORO ECO-100H).
“Cette machine fonctionne avec de l’eau, qui, sous la pression de l’air, forme des bulles. Ces dernières propulsent l’or à la surface. Le mineur se doit d’approvisionner la machine en eau, permettant ainsi de séparer le sable et de le récupérer dans un autre endroit.

La pression de l’air sur l’eau, sous impulsion d’un moteur à essence, complété d’un additif écologique composé d’alcool et de phosphate produisent le même effet que le mercure, séparant ainsi l’or de la terre tout en évitant de contaminer l’environnement”.
L’objectif de cette machine n’est pas uniquement de protéger l’environnement sinon aussi d’améliorer la qualité de vie des mineurs au Pérou, ou du moins, c’est ce que souhaiterait Carlos Villachica, à savoir que les mineurs travaillent moins et gagnent davantage.
Les petites et moyennes entreprises se sont intéressées à ce projet mais hélas les fonds pour pouvoir lancer la production d’une telle machine à grande échelle demeurent insuffisants. C’est le problème auquel se confrontent les inventeurs du Pérou et de toute l’Amérique Latine. Ils ont des idées ingénieuses mais peu d’argent.

Cependant, la Suisse (pour ne pas la citer) s’est intéressée à cette machine et souhaite la mettre en fonctionnement en Mongolie et aux Philippines. Bien que le plus idéal pour son créateur serait de lancer cette machine dans son pays d’origine, afin de réduire les risques que cause l’extraction du mercure dans diverses zones de la jungle (Madre de Dos par exemple). Comme le dit si bien l’expression “Nul n’est prophète en son pays.”

Visite de Valcambi SA. raffineur suisse d’or et de métaux précieux

Mercredi, octobre 5th, 2011

Hier nous avons visité l’usine façon « Fort Knox » de Valcambi. Impossible de renter sans montrer patte blanche. Vous laissez votre passeport à l’entrée et ensuite, une fois les portes vitrées blindées franchies, vous pouvez visiter les locaux sous bonne escorte.
L’affineur suisse de métaux précieux est basé à Balerna, à quelques centaines de mètres de la frontière italienne. Cette entreprise représente l’un des quatre leaders suisses – et mondiaux – de l’affinage de l’or. Elle est ainsi la première firme privée au monde à avoir proposé un « or vert » issu de l’extraction industrielle, tracé à chaque étape, depuis la mine jusque dans les locaux de l’usine.

Lors de cette visite nous avons accompagné les responsables d’AuCOFFRE.com qui venaient valider un partenariat de taille avec l’affineur : être le seul client français de Valcambi parmi la petite centaine que l’entreprise compte dans le monde. Nous avons demandé à Paul McGowan, le directeur général d’AuCOFFRE quel était l’intérêt de négocier directement avec un fondeur de métaux ? « La réponse est évidente : réduire les intermédiaires, pouvoir proposer un produit innovant (le Green Gold) et maîtriser totalement la traçabilité des produits que nous proposons. Valcambi était ainsi le partenaire idéal pour lancer notre pièce/lingot, la « Vera Valor », la pièce en or vert de 1 once proposée par AuCOFFRE.com et LinGOLD.com notre version internationale. Nous savons aujourd’hui qu’entre nous et la mine de Newmont dans le Nevada, qui gère une filière d’extraction propre de l’or, il n’y a qu’un seul intermédiaire : Valcambi. Dans le cadre de la Vera Valor, il était important que nous maîtrisions toute la chaîne de production, de l’extraction jusqu’à la vente, en passant par la découpe des flancs et leur frappe. Dans un contexte où l’on parle parfois de lingots fourrés, de fausses pièces, ce partenariat industriel nous permet d’avoir une garantie totale sur la probité du produit que nous proposons à nos membres. Valcambi est la seule société à pouvoir proposer un processus de raffinage qui isole l’or issu de l’extraction propre du reste de l’or, indispensable dans le cadre de notre charte « Extraction Propre / Clean extraction ». Il ne doit pas y avoir de contamination si nous voulons donner toutes les garanties à nos clients.»

Valcambi fête ses 50 ans d’existence. Cela donne lieu à l’édition d’un magnifique livre de photos dont nous vous partageons quelques clichés afin de finir en images.

L’or grec ne rassure pas les bailleurs de fonds

Mardi, octobre 4th, 2011

Que reste-t-il de nos mines d’or ? La Grèce, qui a tant célébré le métal jaune dans sa mythologie, va se faire exploiter… ses mines. Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour la belle Hellène de se faire déposséder de son bien le plus précieux, mais a-t-elle vraiment le choix ?

Loin de l’âge d’or
Il est bien loin l’âge d’or des Grecs. Pays le plus endetté de la zone euro, la Grèce doit à présent se déposséder de tous les bien qu’elle possède. Dimanche, le ministre Papandreou a dû reconnaître que les perspectives économiques de la Grèce étaient bien en-dessous des plus pessimistes des prévisions, même avec une politique d’austérité renforcée. Avec un déficit plus important que prévu, le pays va être obligé de licencier 30 000 salariés de la fonction publique d’ici 2012 dont la plupart des postes ne seront pas remplacés. L’endettement grec (qui est de 162% du PIB cette année) devrait passer à 173% du PIB en 2012. Le taux de chômage qui sera de 15,2% à la fin de l’année devrait atteindre 16,4% en 2012. Même avec une croissance annuelle complètement délirante de 12%, la Grèce mettrait une trentaine d’années à rembourser ses dettes…

Le Qatar se frotte les mains !
La misère des uns faisant le bonheur des autres, c’est le Qatar qui profite de la situation en investissant 750 millions de dollars dans deux mines grecques et dans le groupe minier GoldFields (à hauteur de 10%) qui exploite les gisements de Skouries et Olympias, dans le nord du pays. Le gouvernement grec avait déjà donné l’autorisation l’été dernier d’exploiter ces mines.
L’émirat arabe avait déjà investi dans la Grèce en participant à la fusion des banques EFG EuroBank et Alpha Bank en août dernier. C’est une belle opération au moment où les banques centrales cherchent à remplir leurs coffres d’or et à se débarrasser de devises encombrantes.

Les mines d’or sont-elles un bon investissement ?
Pour des sociétés comme Qatar Holdings, c’est l’occasion de faire main basse sur un groupe minier à prix bradés. Pour les particuliers, l’achat d’actions minières peut être lucratif mais seulement pour les investisseurs avisés. En août, le cours des actions minières s’est envolé à 20% là où toutes les autres étaient en baisse. C’était le moment de revendre, car aujourd’hui les minières ont à nouveau perdu ces 20%. Il faut avoir du génie pour vendre et acheter au bon moment dans un marché si volatile et nerveux. Mais la spéculation boursière n’est pas ce qui prévaut dans l’or. La fonction première de l’or est de rassurer, de sécuriser son épargne. Pour les minières en général, nous avions déjà évoqué les risques d’investir dans des sociétés dont la plupart sont situées dans des zones géopolitiques fragiles. Investir dans l’or physique, déjà extrait (pièces d’or et lingots), est une sécurité car au bout du compte, on peut toujours récupérer son épargne. Or pour une minière, vous pouvez dire adieu à l’argent que vous avez investi si l’exploitation fond les plombs…

Le Qatar investit un milliard de dollars dans des mines d’or grecques

Lundi, octobre 3rd, 2011

Ahmad Al-Sayed, directeur général du fonds souverain qatari Qatar Holdings a annoncé samedi l’investissement de près d’un milliard de dollars (747 millions d’euros) dans le groupe minier grec European Goldfields.

Avec un tel investissement dans les mines du site de Skouries et d’Olympias, Qatar Holdings va acquérir une participation de 9,9% dans European Goldfields détenu par le groupe de BTP grec Ellaktor.

Le fonds souverain du Qatar dispose néanmoins d’une option pour acheter 5% supplémentaires, a indiqué Ahmad Al-Sayed.

Les deux sites miniers, dont les autorisations d’exploitation avaient été accordées en juillet dernier par le gouvernement grec, comportent des gisements de cuivre et d’or pour le site de Skouries et d’or, de zinc, de plomb et d’argent pour celui d’Olympias a précisé European Goldfields.

600 millions de dollars de ce placement concerneraient exclusivement le financement et développement des activités d’extraction d’or de ces mines.

La Grèce ne s’appartient plus
Selon l’agence de presse grecque ANA, à terme cet investissement total de 1,2 milliard d’euros permettra la création de 1500 emplois dans le nord de la Grèce.

Le Premier ministre grec Georges Papandréou s’est exprimé sur cet accord suite à la visite de l’émir du Qatar, Cheick Hamad bin Khalifa al-Thani, samedi soir à Athènes :
« Nous avons construit une relation très étroite faite de respect mutuel, et nous Grecs sommes particulièrement contents que ces relations mènent à des investissements dans notre pays » a-t-il déclaré.

© photo christemo – Fotolia.com

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "