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Archive for the ‘Mondialisation’ Category

De l’or dans le Kurdistan iraquien

Mardi, avril 17th, 2012
Vera Valor

Le peuple Kurde a les mêmes traditions quant à l’achat et l’utilisation de l’or que le peuple des Indes : le métal jaune constitue une partie essentielle de leurs traditions de mariage. L’année dernière, environ 17 tonnes d’or étaient importées au Kurdistan , selon le Directorate qui régit le controle qualité de l’or dans la région du Kurdistan. La plus grande partie des importations de l’or proviennent de la Turquie et des Emirats Arabes et cela est souvent sous forme de bijoux, destinés essentiellement pour des mariages.

Cependant, les statistiques de 2011 sont moins favorables que celles de 2010, qui étaient estimées à plus de 23 tonnes. En Mai 2011, le prix de l’or de 21 carats avait monté de 228 dinars (($195 ou £123) l’once à 255,000 dinars ($218 ou £138) l’once. Une des conséquences faisait que les futurs mariés, qui étaient les seules personnes à acheter de l’or en 2011 (tout le monde vendait), ont revu à la baisse le montant d’or acheté d’environ 50 onces en 2009 à environ 20 onces en 2011. Tant la chute du dollar que la crise européenne sont des causes de la hausse du prix de l’or.

Une tradition au Kurdistan est de planifier des centaines de mariages le même jour – dû à l’immense organisation que cela implique, les couples s’inscrivent auprès d’agences qui organisent l’événement bien à l’avance. Certaines fois, ces mariages seront même reportés. Le Gouvernement Régional du Kurdistan a mis en place un prêt de mariage  pour les employés du gouvernement, mais dû à la crise causée par la hausse du prix de l’or, a décidé d’étendre les prêts à tous les citoyens.

Les ressources en or et pétrole du Kurdistan iraquien

Le Kurdistan iraquien a connu un taux annuel de croissance d’environ 10%, ce qui est similaire à celui de l’Inde, bien que le Kurdistan a une population nettement moindre, d’environ 4 millions.  Un décret annonçant l’interdiction de vol effectués par la RAF et l’USAF entre 1992 et 2003 a facilité le développement de champs pétroliers au Kurdistan : les réserves sont estimées à 45 milliards de barrils de pétrole, dont l’extraction a commencé en 2007. Il y a tellement de pétrole dans ce pays qu’à elles seules, les recettes obtenues de cette ressource, paieraient pour toutes les infrastructures et aucune taxe ne serait appliquée.

Le ‘point noir’ de la richesse pétrolière du Kurdistan est qu’on en oublie et néglige le  nombre important de gisements d’or dans ce pays – ces derniers ne sont pas exploités parce que personne n’en voit l’intérêt. Cela peut, bien sur, changer avec la hausse du prix de l’or et, aussi, du fait que le gouvernement iranien est en train de faciliter l’exploration de l’or dans les provinces voisines Kurdes iraniennes, l’un des projets menés conjointement avec Rio Tinto. Nous vous apporterons plus de précisions dans un prochain article.

 

Singapour s’incline devant l’Or

Mardi, avril 17th, 2012

 

Lion d’Or de Singapour

Le 4ème centre financier du monde souhaite s’ouvrir au marché de l’or. Ainsi, a-t-il décidé que des réductions d’impôts s’appliqueraient sur les métaux précieux dont l’or.

Le ministre des Finances Tharman Shanmugaratnam a affirmé voilà un mois qu’une exemption serait appliquée sur la taxe de 7%, appliquée jusqu’à ce jour, sur l’or et tous les autres métaux précieux et, ce, afin d’encourager la croissance des négotiations commerciales et notamment pour inciter les raffineurs à intégrer le marché. 

Singapour pourra ainsi entrer dans le bal de la concurrence sur un même pied d’égalité que les autres marchés voisins, ouverts au commerce de l’or dont le plus important : Hong-Kong, que les raffineurs préfèrent pour vendre leurs lingots, libres de tout impôt. Il est évident que devoir payer une taxe de 7% à Singapour décourage n’importe quel investisseur.

Cette mesure est tout à fait logique et équitable puisqu’il ne devrait être appliqué aucun type d’impôt sur une valeur refuge – cette dernière étant fondamentalement de l’argent.

Cette réduction s’initiera à partir du mois d’Octobre prochain -  ce qui a donné lieu à certaines déclarations au moment de publier cette mesure, comme par exemple, ‘celle qu’un raffineur important aurait manifesté un intérêt particulier pour ouvrir une usine à Singapour au vu du changement fiscal annoncé’ ou encore qu’il y aurait davantage de sociétés de commerce d’or dans le pays.

L’or remonte à grands pas et c’est la raison pour laquelle il y a tant de concurrence entre les pays qui mettent en place des stratégies pour faire face aux exigences actuelles. Si Singapour souhaite rivaliser avec ses voisins asiatiques qui prédisposent d’un grand avantage sur elle, il lui sera fort avantageux d’adopter cette mesure si bien fondée qui consistera à ce que le marché de l’or puisse bénéficier de baisse ou d’exemption de tout impôt. En maintenant des impôts élevés, Singapour s’exposerait à faire fuir tous les investisseurs potentiels – ces derniers sont attendus bas ouverts à Hong-Kong et au Japon.

Pièce d’or Mexicaine : Once ou Libertad

Jeudi, décembre 22nd, 2011

L'Ange de l’Indépendance - Mexique

Nous allons aborder une des pièces d’investissement les plus vendues au monde, fabriquée sur le territoire mexicain. Il s’agit de l’Once ou de la Libertad.

Son origine remonte en 1981, venant enrichir le marché de l’or d’investissement où jusqu’alors seuls étaient présents le Krugerrand depuis 1960 et le Maple Leaf en 1979. Au début, cette pièce d’or mexicaine était dénommée ‘Once’ mais quelques années plus tard, son nom fut changé à celui de ‘Libertad’.

C’est une pièce ayant cours légal au Mexique (la pièce en argent n’est pas considérée de cours légal, seule celle en or), classée Type I et à la différence des autres pièces d’or, celle-ci n’a aucune valeur faciale. Ainsi, sa valeur doit être mesurée en poids. Si nous voulons calculer sa valeur faciale, nous pouvons l’obtenir en convertissant son poids selon le cours du jour de l’or’.

 

Origines

Dans les années 70, pendant que nous traversions une importante crise du pétrole, il fut nécessaire d’élaborer de nouveaux produits qui allaient permettre de se sortir de cette crise. C’est à ce moment là que la banque du Mexique, sous la direction de Gustavo Romero Kolbeck, confia le projet au Musée de la Monnaie de fabriquer une pièce d’or au poids d’une once, et qui serait liée historiquement parlant à la célèbre pièce de ‘50 pesos Centenario’ (dont nous parlons dans un autre article), et qui représentait le centenaire de l’Indépendance du Mexique.

Caractéristiques

Son poids est de 34.55gr, 900 millièmes d’or (de celles frappées entre 1981 et 1991), au diamètre de 34.50 mm, épaisseur de 2.50 mm, soit un poids total de 31.03 gr d’or et le restant d’argent pur.

Lors du pemier tirage entre les années 1981  et 1991, la pièce fut frappée en 3 poids distincts, à savoir : 1 once, une ½ once et ¼ d’once.

Entre 1989 et 1991, le tirage de la Libertad fut interrompu puis repris en 1991 en complétant la gamme de deux nouveaux poids : 1/10 d’once et 1/20 d’once. Ce qui signifiait que la pièce se déclinait en 5 poids différents.

En 1991, la pureté de l’or fut également revue pour cette pièce puisque celle-ci passa à 99,9 (0.999) – de même que le poids de l’Once à 31.10 gr.

Ces modifications sont désormais classées sous le Type II.

1 Once

 

1/2 Once

1/4 Once

1/10 Once

1/20 Once

 

Avers et Revers

 

Pièce d’or ‘Libertad’ de 1981.

 

L’avers de ces pièces affiche le blason du Mexique tandis que le revers ‘la Victoire Alada’ – la même que sur les pièces de 50 pesos Centenario. Dans sa main droite, elle tient une couronne de lauriers qui représente la victoire et dans la main gauche une chaine brisée qui représente la liberté – au fond, les volcans Popocatepelt et Iztaccihualt, le premier considéré comme une divinité durant l’époque préhispanique et vénéré par les Aztèques.

Surplombant les volcans et apposé aux côtés de la Victoire Alada est écrit ‘1 Once d’Or Pur’ (sur le côté gauche), l’année 1981 (sur le côté droit) et en-dessous : Mexico (ceci pour la pièce de l’année 1981).

Sur la pièce de 1994, apparait ‘1 Once’ sur le côté gauche, ‘Or Pur” sur le côté droit, et, sur les bords de la partie inférieure, nous observons l’année, Mexico et la loi.

 

Pièce d’or ‘Libertad’ de 1994

 

L’Aigle occupe la partie centrale de l’avers, exposé de profil gauche, avec les ailes levées, en position de combat, posé sur un figuier de Barbarie (symbole national du Mexique), tenant un serpent dans son bec. Sur tout cet ensemble est inscrit Estados Unidos Mexicanos (Etats-Unis Mexicains).

En 1996, l’apparence de cette pièce subit quelques changements. La Banque du Mexique décida d’opérer ces changements afin de rendre cette pièce plus attirante au public.  De cette manière, l’avers revêt maintenant en plus de l’aigle central du Codex Mendocino, les caractères de 10 escudos tout autour ainsi que différents types d’aigles appartenant au défilé de gouvernements de l’Etat Mexicain, en passant par le Premier Empire d’Iturbide, Porfirio Díaz, l’Aigle aztèque, etc …

Sur le revers, la Victoire Alada, considérée d’une toute autre manière de nos jours, met en évidence la colonne qui la soutient.

La disposition des lettres change également et celles-ci se trouvent maintenant sur la partie supérieure, sur le rebord. L’ordre de la légende apparait ainsi – en premier : 1 once d’Or Pur, puis l’année de la frappe et la loi.

 


Pièce d’or ‘Libertad’ de 1996

 

De par sa beauté, sa pureté, sa qualité et sa renommée depuis tant d’années, cette pièce est une pièce d’excellence, une référence pour  l’investissement au niveau mondial.

 

Philippe Dessertine : « notre chance est peut-être de ne plus avoir le choix »

Jeudi, novembre 3rd, 2011

Philippe Dessertine vient de publier un nouvel ouvrage aux Editions Anne Carrière, La décompression (des solutions d’après krach). Il dresse d’abord un état des lieux des événements économiques des trente dernières années jusqu’à ces dernières semaines, décidément riches en rebondissements économiques. 30 ans d’un système aujourd’hui au bord de la faillite, endetté jusqu’au cou, qu’il faut aujourd’hui réinventer pour ne pas sombrer et payer au prix fort les choix passés.

Philippe Dessertine est directeur de l’Institut de haute finance et professeur  à l’université de Nanterre. Il est l’auteur de deux autres ouvrages aux Editions Anne Carrière : Ceci n’est pas une crise et Le monde s’en va-t-en guerre. Le premier au sujet de la crise, qui ne serait pas une simple crise financière mais bien la fin d’un monde. Le second aborde le délicat sujet des risques de guerre en ces temps de crise économique.

Dans La Décompression (des solutions d’après krach), Philippe Dessertine fait un constat clair : le système économique actuel n’est plus viable.
C’est la compression

Avec la mondialisation, les pays émergents se sont développés et accèdent désormais à une certaine richesse. Celle-ci n’étant pas extensible, la planète ne peut continuer à se développer avec ce modèle occidental. Le choix qui avait été fait par les pays occidentaux, à commencer par les Etats-Unis de Clinton, de repousser la réalité de cette mondialisation, en s’endettant était un sacré pari sur l’avenir. Aujourd’hui, le poids de la dette et de ses intérêts s’alourdissent, et ne parviennent pas à relancer l’économie. Le système basé sur la création de la dette n’est plus une solution.

En Europe comme aux Etats Unis, les plans de relance ne suffisent pas à relancer durablement l’économie. Les investisseurs sont frileux, les embauches rares, la croissance nulle, les pays les plus fragiles dévoilent leur incapacité à rembourser leur dette. La Grèce est la première à connaître ce problème, mais d’autres suivront si un tournant radical n’est pas pris.

Vite, des solutions !
Le système actuel est aujourd’hui dans l’impasse, nous sommes arrivés à un moment où il est nécessaire de faire des choix pour réinventer un nouveau système. C’est ce que Philippe Dessertine développe dans la 2nde partir de son livre, la décompression. Il propose des pistes pour l’avenir, à commencer par le choix du numérique.

En cette fin d’année 2011, les rebondissements économiques s’enchaînent et les perspectives ne serait-ce qu’à quelques mois, voire quelques semaines sont plus qu’incertaines. Mais en ces temps de crise et d’incertitude, une seule valeur reste et restera tangible : l’or. Quand bien même les bourses mondiales s’effondreraient et qu’il faudrait repartir sur de nouvelles bases, l’or restera une valeur refuge.

Une issue « drachmatique » pour la Grèce ?

Vendredi, juin 17th, 2011

Il reste peu de solutions parmi les solutions négatives pour sortir la Grèce de la crise ; le consensus européen n’existe plus, le peuple grec manifeste contre le nouveau plan d’austérité… Il est de plus en plus question que le pays sorte de la monnaie unique pour retourner à son ancienne monnaie, la drachme : une solution qui pourrait s’avérer « drachmatique ».

La crise est systémique
La Grèce est en pleine tragédie. Impossible de se sortir de la crise et les autres pays membres de l’UE n’arrivent pas à se décider sur un nouveau plan de secours. Même si le 3 juin dernier, le FMI et les pays de la zone euro ont accepté de verser à la Grèce la 5e tranche du prêt qui devrait lui permettre d’éviter la banqueroute ou de sortir de l’union monétaire, la Grèce est loin d’être sortie d’affaire.

Voilà le résultat d’une vraie « dictature bancaire », pour reprendre les termes d’un article publié sur LePost.fr. Au passage à l’euro, la Grèce a subi une hausse des prix sans précédent. Le coût de la vie a augmenté au point d’entraîner un appauvrissement de la classe moyenne et la faillite du pays tout entier. Les raisons de cette banqueroute sont nombreuses mais toutes imputables à l’euro.

Selon le spécialiste Olivier Delamarche (associé et gérant de Platinium Gestion), il faut sortir la Grèce de la zone euro et résoudre le problème dans sa globalité, car il est mondial et c’est ça qui est nouveau. La Grèce n’est hélas pas un glaçon isolé au milieu de l’océan mais une partie visible de l’iceberg. Même si les pays qui constituent la base de la pyramide sont plus solides, celle-ci ne pourra pas s’empêcher de s’écrouler au bout d’un moment, car elle forme un tout. Un tout dont la Grèce fait partie, au même titre que les Etats-Unis, l’euro, le FMI, les actions cotées en bourse, les banques centrales, etc. L’injection ponctuelle de fonds n’est pas la solution, le problème doit être traité dans son ensemble. Le problème est que cela touche au système monétaire mondial, donc à un tabou.

Entre la peste et le choléra
L’initiative (a priori fort louable) d’avoir créé une monnaie européenne unique pour concurrencer le dollar a obligé quelques pays à se hisser à un niveau trop élevé pour eux, pour finir par entraîner la zone euro toute entière vers le bas. On peut parler d’autoritarisme monétaire, de « logique dogmatique pro-mondialiste »… Et dire aussi qu’on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs, mais pour l’heure les œufs sont brouillés !

Manquant de garanties pour rembourser les prêts, on peut considérer que la Grèce est en défaut de paiement. Voilà en partie pourquoi l’agence de notation Standard and Poors a dégradé la note de la Grèce, provoquant un mini séisme au sein de la zone euro. Le retour à la drachme annoncé par la commissaire européenne grecque Maria Damanaki semble être la seule solution envisageable pour sortir le pays de la crise et relancer son économie, en reprenant les rênes de sa dette et en sortant du monde spéculatif. Hélas, en sortant de l’Eurozone, la Grèce signerait sa faillite virtuelle.

L’échec de l’euro signe un retour à l’étalon or ?
L’échec de l’euro dans son application brutale et dictatoriale pose une vraie question sur le système monétaire. Jusqu’alors, aucune monnaie n’a survécu à l’or. Pourquoi ne pas avoir établi l’euro sur une réserve d’or ? Le marasme actuel dû à la spéculation aurait pu être évité… Car la monnaie fiduciaire (qui repose donc sur la confiance…) n’a aucune valeur matérielle, contrairement à l’or qui en a toujours eu une, quelle que soit l’époque.

Comme le scorpion qui survit aux radiations, l’or a survécu à toutes les monnaies. Les monnaies papier ont toutes finies brûlées comme des sorcières sous l’inquisition, alors qu’avec le temps, les pièces d’or 1/ ont été conservées 2/ ont pris encore plus de valeur ! Va-t-il falloir attendre l’effondrement du système monétaire tout entier pour un retour aux valeurs sûres ?
Si les réserves d’or mondiales ne sont pas suffisantes pour constituer un retour à l’étalon, il serait certainement plus sain d’envisager une monnaie qui repose sur un panier comprenant des valeurs tangibles, des richesses réelles, telles que l’or.

L’or en euros va décoller à l’automne. Voici pourquoi

Jeudi, avril 21st, 2011

L’or a grimpé hier jusqu’à 1 500 $ l’once.

La valeur de l’once en euros pourtant, alors que la crise de la dette souveraine
européenne fait rage, reste loin de son record du 7 décembre 2010 à 1 078 euros,
puisqu’il s’affiche modestement à 1 040 euros.

Avant de nous pencher sur nos anticipations de court terme, plantons le décor de long
terme.

Toutes les monnaies fiduciaires ont toujours fait faillite

Elles sont atteintes dès leur naissance d’une maladie génétique incurable : l’inflation.
Par inflation, comprenez la propension des Etats à multiplier la monnaie pour essayer de
vivre au-dessus de leurs moyens.

▪ Le dollar fiduciaire (délivré de sa convertibilité en or depuis la fin des accords de Bretton
Woods) a presque un demi-siècle d’existence. Un record de longévité.

▪ L’euro super fiduciaire (agrégat de monnaies fiduciaires nationales) est beaucoup plus
jeune, mais n’a pas plus de valeur.

L’inflation sape les créanciers et enfume le peuple

L’inflation est toujours et partout un phénomène exclusivement monétaire qui pénalise
le prêteur et favorise l’emprunteur. Les Etats ont donc intérêt à l’inflation qui va leur
permettre de rembourser en monnaie érodée une dette antérieurement contractée.

Pour enfumer le bon peuple, la hausse des salaires suit en général la hausse des prix,
mais avec un léger retard.

Cigale, fourmi ou fourgale ?

▪ La citoyenne cigale (celle qui emprunte) est dans la même barque que son Etat et ne
s’en plaint pas.

▪ La citoyenne fourmi (celle qui économise) est lésée. Mais la fourmi est une grincheuse
(voire avaricieuse) sur le sort de laquelle personne n’a jamais versé une larme.

▪ Pour compléter le tableau, notez que vous avez des « fourgales », espèce mutante qui
s’endette, non pour consommer, mais pour acheter un bien durable susceptible de
conserver son épargne. Vous avez reconnu l’immobilier.

Qu’est-ce qui maintient la confiance dans la monnaie fiduciaire ?

Le taux d’intérêt en vigueur dans cette monnaie.

Si les prêteurs pensent que le taux d’intérêt est supérieur à l’inflation, tout va bien.
Dans le cas contraire, les prêteurs se méfient : la monnaie fiduciaire ne stocke pas
convenablement la valeur dans le temps. Il y a des fuites…

Vous voilà maintenant armé pour faire une conférence face aux banquiers centraux du
cartel des taux bas (Etats-Unis, Europe, Japon) !

Petite question subsidiaire pour voir si vous suivez :

Que se passe-t-il lorsque la confiance s’érode, qu’on soupçonne que l’épargne est punie
car les taux d’intérêt sont ou seront inférieurs à l’inflation ?

L’or monte !

Bingo !

C’est ce qui se passe depuis 2000.

Alors me direz-vous, c‘est très simple, il suffit de remonter les taux

Hep, pas si vite !

Imaginez seulement que les taux d’intérêt reviennent à leur moyenne historique de
l’après-Seconde Guerre mondiale : 6,9%…

Tout le monde occidental ferait faillite : Etats-Unis, Europe (y compris la vertueuse
fourmilière teutonne, pas que les cigales méditerranéennes), Japon…
Le service de la dette – c’est-à-dire le seul paiement des intérêts – absorbe déjà plus de
40% des revenus fiscaux des Etats. Imaginez que vous consacriez 40% de vos revenus à
rembourser l’intérêt d’un emprunt.

Et pourtant…

Le temps va se gâter

Les banques européennes et les Etats auront besoin de 1 500 milliards d’euros
par an
pendant les quatre prochaines années pour financer leurs « frasques », selon
un document préparé pour une réunion des ministres des Finances de la zone euro
dont Reuters s’est fait l’écho.

L’Agefi du 7 avril reprend une citation « le calme relatif sur les marchés obligataires
européens (…) arrive à sa fin ».

En clair et sans décodeur, on va faire la queue au portillon pour émettre de la
dette

Vous voyez où je veux en venir ?

Les taux risquent fort de monter « naturellement » : trop de demande (des emprunteurs)
par rapport à l’offre (des créanciers) !

L’intérêt de nos dettes va peser de plus en plus lourd dans nos budgets déjà difficiles à
boucler…

Mais revenons à nos monnaies et à notre or…

Pourquoi une telle différence entre l’or en euro et en dollar ?

Le dollar est une star. C’est la monnaie d’échange des matières premières. La Fed
pratique ouvertement la politique de la planche à billets et tout le monde le sait. Les gens
couvrent leurs dollars par de l’or. Il y a plus de dollars en circulation que d’euros.

A côté du dollar, les autres monnaies fiduciaires n’ont qu’un rôle secondaire. Il y a
donc plus de gens qui cherchent à couvrir des dollars que des euros. Ces gens sont les
créditeurs étrangers de ces monnaies respectives.

Un outil clé à ne pas négliger

Mais il y a selon nous une donnée très importante que les marchés ne prennent pas
actuellement en compte : le ratio dette publique sur recette fiscale.

Partout dans la presse s’étalent les ratios dette sur PIB. Mais un Etat ne peut considérer
tout le PIB comme une « recette ». Ses recettes ne peuvent augmenter que s’il y a
croissance
(sur ce front, le compte n’y est pas…) ou augmentation de la pression fiscale.

Mais beaucoup d’Etats européens ont déjà une pression fiscale très élevée. La marge de
manoeuvre est quasi inexistante.

L’or en euro va décoller à l’automne

La BCE n’a officiellement fait marcher la planche à billets (monétisation de la dette
souveraine des différents Etats en difficulté) que pour 76 milliards d’euros, une somme
ridicule comparée aux 2 150 milliards de dollars des Etats-Unis.

Nous pensons que la BCE va devoir intensifier ses rachats dès l’automne face à la montée
des taux longs qu’elle ne peut maîtriser.

Les débiteurs de la zone euro voudront alors couvrir cette émission de fausse monnaie
par de l’or.

Et l’or montera encore un peu plus…

Simone Wapler, de l’InvestisseurOr&Matières

Prévision d’abaissement de la note des Etats-Unis = dollar affecté = nouveau record de l’or !

Mercredi, avril 20th, 2011

Ces derniers jours, l’enchaînement d’événements sur les marchés économiques a eu pour conséquence immédiate un nouveau record historique du prix de l’once d’or : hier, 19 avril 2011, l’or a dépassé la barre symbolique des 1500 $ l’once, pour atteindre les 1501,09 $. Cette hausse soudaine s’explique notamment par le recul du dollar, lui-même conséquence directe de l’avertissement de Standard and Poor’s lancé au colosse (aux pieds d’argile) américain : l’agence de notation a en effet envisagé pour la première fois de baisser la note des États-Unis. Pas vraiment un scoop quand on sait que les États-Unis sont depuis plusieurs mois en totale perdition…

Revue de presse : Standard and Poor’s crée le buzz

Au début du mois d’avril, républicains et démocrates du Congrès américain ont passé un accord sur les dépenses afin d’éviter que le gouvernement fédéral américain ne s’enlise encore plus profondément. Cet accord sera, selon Barack Obama, synonyme de « coupes budgétaires douloureuses » : 38,5 milliards de dollars de coupes budgétaires, pour être plus précis… Et histoire de se rafraîchir la mémoire, rappelons que le pays de l’Oncle Sam enregistre une dette record de 1 400 milliards de dollars. Quand ce n’est pas le dollar qui s’affaiblit dans une guerre des monnaies qui semble ne jamais s’arrêter. Ou l’immobilier en perte de vitesse.

Et au regard de cette situation économique désastreuse, Standard and Poor’s en ce début de semaine a annoncé l’hypothétique baisse de la note des États-Unis. Une annonce sans précédent dans le monde économique qui a fait couler beaucoup d’encre. Sur 20minutes.fr, cette décision tient lieu de « sévère avertissement », on y lit également que John Kilduff de chez Again Capital explique que « la décision de S&P vient de confronter brutalement la situation de la dette américaine à la réalité ». Une réalité bien ancrée depuis plusieurs mois maintenant, il était temps que le réveil sonne !

Sur lexpress.fr, « l’agence de notation doute de la capacité de la classe politique à s’attaquer au déficit budgétaire astronomique du pays » et « la perspective de la baisse de la note reflète le sentiment des marchés plus qu’elle ne l’influence ».

Chez Boursorama, l’abaissement de la note pourrait même entraîner des « changements radicaux dans l’économie mondiale », notamment un endommagement sérieux du statut de monnaie de réserve du dollar. De plus, « pour les ménages, un abaissement de la note provoquerait une hausse des taux hypothécaires, enfonçant un marché de l’immobilier déjà morose ». Chez Moneyweek, « Standard & Poor’s s’inquiète de l’ampleur des déficits américains et l’apparente incapacité du gouvernement à le réduire. Il faut dire que la très récente bataille pour l’adoption du budget laisse entrevoir la difficulté de parvenir à un accord sur les finances publiques en ce moment ». En résumé, cette annonce n’est pas faite pour rassurer, vous l’aurez compris.

Quand les États-Unis s’enfoncent, le cours de l’or s’envole !

Les investisseurs ne sont pas fous : les États-Unis se font enfin taper sur les doigts à cause de leur économie désastreuse et leur dette sans fond. Cet avertissement va forcément jouer à long terme sur le dollar. C’est déjà le cas : James Moore, analyste de la société britannique Fast Markets, précise que « cette annonce a affecté le dollar, la réaction sur le marché de l’or était donc logique ». De quelle réaction s’agit-il ? D’une nouvelle ruée vers l’or, qui atteint pour la première fois dans l’histoire un record historique, passant au-dessus de la barre des 1500 $. La décision de S&P va forcément rendre les marchés encore plus volatiles : ce phénomène, les investisseurs ont su depuis quelques années le contrer entre autres en se tournant automatiquement vers les métaux précieux, l’or en particulier.

Chez LORetLARGENT.info, nous ne sommes pas étonnés de ce chiffre record de l’or : de tout temps, les crises économiques, budgétaires ou même sociales ont entraîné un repli vers les valeurs sûres, dont l’or fait partie, indéniablement. C’est même une question de bon sens quand on sait la valeur tangible que le métal jaune possède.

Karl Marx….et la révolution Tunisienne.

Mercredi, mars 9th, 2011

Comme le racontait Coluche, « c’est l’histoire d’un type, un type normal », enfin presque puisque la mise en application de l’idéologie et des thèses développées par ce « type » n’ont pas vraiment été une grande réussite économique et historique.
Il s’agit de Karl Marx et c’est un homme des année 1850…. comme tous les vieux économistes dont on nous parle, d’Adam Smith et sa main invisible sensée « botter le cul des marchés » avec sa capacité d’autorégulation à Ricardo (théorie de l’avantage relatif) sont des économistes de la filature du coton et de la révolution industrielle.
Economiquement ils sont aussi dépassés que le serait technologiquement une Ford T sur une autoroute française un jour de grand départ en vacances.

Alors que vient faire Marx ? Surtout dans la révolution Tunisienne.
Notre cher Karl a un jour fait un constat d’une très grande acuité et d’une très grande justesse historique en expliquant la notion d’infrastructures économiques et de Superstructures Politiques. Pour faire simple pour Karl Marx, c’est l’infrastructure économique qui conditionne à terme la superstructure politique et les institutions.
C’est la vie quotidienne des gens, des entreprises et de tout ce qui constitue le corps social d’un pays qui conditionne l’évolution de ses structures politiques (mais également religieuses, philosophiques, etc…).

On a entendu que la révolution du Jasmin était une révolution Internet, une « e-révolution » en quelques sortes. En réalité Internet, le web 2.0, les forums, la blogosphère ou encore les réseaux sociaux comme facebook ne restent que de simples outils à la disposition des peuples, de la même façon que le fut la révolution de l’imprimerie avec Gutenberg en 1452.
La révolution naît de l’utilisation par les masses de ces nouveaux instruments.
Or que nous disent les masses de l’autre côté de la méditerranée ?

Elles nous disent qu’elles ne supportent plus les « superstructures de leurs différents Etats ».
Elles nous disent qu’elles n’en peuvent plus des régimes « forts » qualificatifs utilisés pour ne pas nommer une dictature …. dictature.
Elles nous disent qu’elles souhaitent s’épanouir dans la Démocratie, revendiquent des droits et bien sûr une envie d’accéder au bien être matériel.
Elles nous disent qu’elles n’en peuvent plus des ces vieillards qui les dirigent depuis des décennies entre culte de la personnalité et corruption généralisée.
Elles nous disent que les superstructures de leurs Pays respectifs ne sont plus adaptées à la vie quotidienne des gens (du manque d’avenir économique confinant souvent à l’extrême pauvreté (Egypte) à la spoliation massive des peuples par des oligarchies).
Elles nous disent que les peuples reprennent leurs destins en mains.
Elles nous disent également qu’elles ne souhaitent ni l’islam intégriste ni toute forme d’extrémisme religieux qui leur volerait une liberté tout juste retrouvée (bien que le péril islamiste demeure).

Un jeune garçon s’immole par le feu et des pays entiers s’embrasent.
Des Pays du Golfe au Maghreb, partout les superstructures craquent sous le poids d’oligarchies et de systèmes dépassés.

Le souffle de cette révolution démocratique ne s’arrête pas aux pays arabes.
Aujourd’hui en Chine les appels à manifester se multiplient. Les autorités chinoises sont sur les dents. Rien ne dit que politiquement le gouvernement chinois pourra payer le prix d’un écrasement de la contestation dans le sang comme cela avait été le cas sur la place Tian’anmen.
Or qu’adviendra t-il de la question Tibétaine sans répression ? Qu’adviendra t-il de la question Ouigour du Xinjiang sans répression ? La Chine peut connaître un bouleversement majeur et des secousses sociales d’ampleur insoupçonnée. Comme l’a indiqué le Directeur Général du FMI Dominique Strauss Khan, un mouvement populaire en Chine aurait des conséquences désastreuses pour l’économie mondiale.

Qu’en sera-t-il de l’Inde et de sa société ancestrale basée sur le système des castes ?

Evoquons enfin l’Europe et les Etats-Unis que tous les observateurs pensent à l’abri de tels mouvements. Est-ce si sûr ?
Nous pourrions connaître des difficultés similaires mais pour des raisons différentes.

Le refus du peuple Islandais de se laisser dicter sa conduite par le FMI et les banques Britanniques, le refus Irlandais matérialisé par une déroute sans précédent du parti au pouvoir et ayant « négocié » avec l’Europe et le FMI le plan de soutien à leur pays sont deux exemples frappant.
Que nous disent-ils ces deux peuples occidentaux et européens ?
Nous ne payerons pas pour maintenir à flot notre oligarchie financière qui nous entraîne dans la faillite.
Que dira le peuple Grec lorsque les citoyens Islandais et Irlandais obtiendront de meilleures conditions qu’eux ? Le peuple grec dira, nous ne payerons pas pour des erreurs que nous n’avons pas commises.
Que dira le peuple Portugais qui supporte déjà des plans de rigueur ?
Que dira le peuple Espagnol à qui l’on demande des sacrifices quotidien pour sauver les banques ibériques de la déroute de la spéculation immobilière qui ravage l’Espagne ?
Que dira le peuple Britannique ?
Que dira le peuple Allemand ?

En ce début d’année 2010, les peuples des pays arabes ont lancés au monde un superbe espoir démocratique. L’onde de choc qui se propage n’en est qu’à son début et déjà les marchés s’affolent sur la montée des incertitudes.

Le prix du baril de pétrole s’envole, sans qu’à ce jour le principal producteur (l’Arabie Saoudite) ne soit touché. Si c’était le cas, les prix seraient propulsés vers des sommets insoupçonnés. Or le Roi Abdallah est malade, tout comme la société Saoudienne, ou les autorités tente d’acheter la paix sociale avec un plan d’aide pour la population de plus de 30 milliards de dollars.

La Chine est dans une situation très précaire socialement. Une transition vers plus de démocratie y est d’ores et déjà très complexe. C’est pourtant une suite logique, qui sera générateur de tensions énormes et augmente la probabilité d’un Krach boursier sur des niveaux de cours actuellement très élevé qui aurait des répercussions planétaires.

Les peuples européens et occidentaux de façon générale commencent à refuser d’être tenus pour responsables des errements de la finance.

Au bout du chemin peut être le refus populaire de payer des dettes pour lesquels personne ne se sent redevable, un Krach obligataire sans précédent et la ruine des créanciers.

En 2007 une candidate à l’élection présidentielle parlait de la démocratie participative. Elle fût raillée à cette époque par ceux là même qui nous expliquaient la théorie du choc des civilisations et l’importance des régimes forts dans la stabilité du monde.
Avoir raison trop tôt c’est souvent avoir tord.
Pourtant en Islande la démocratie participative est expérimentée puisque après avoir défilées devant le Parlement avec des batteries de cuisine, le 27 décembre 2010, 25 personnes dont un syndicaliste, un pasteur, un metteur en scène, un agriculteur ont été élus par le peuple Islandais pour rédiger la nouvelle constitution de ce pays.

Il est donc parfaitement imaginable que les superstructures des pays occidentaux soient amenées à évoluer de façons importantes dans les prochaines années, les peuples souhaitant être plus « acteurs » de leur citoyenneté.
L’affaire Wikileaks est symptomatique de cette évolution vers une société plus ouverte, plus démocratique et moins secrète ou le peuple regarde ses dirigeants également dans ce qu’ils ont de composantes secrètes. Nous ne sommes pas à l’abri.
Dans les pays occidentaux aussi existe la pression d’une jeunesse « technophile », éduquée et bien souvent au chômage. Nous ne sommes pas à l’abri.
Dans notre pays il existe aussi une grande pauvreté enfin comptabilisée. Quelques chiffres qui font froid dans le dos. Notre population totale est d’environ 65 millions de personnes. La population active (les personnes en âge de travailler) est d’environ 25 millions de personnes. Sur ces 25 millions d’hommes et de femmes, environ 4 sont au chômage, 1.8 millions bénéficient du RSA (nouveau RMI), 6 millions travaillent et gagnent moins de 750€ par mois. La moitié de notre population active vit dans une grande précarité. Nous ne sommes pas à l’abri.
Aux Etats-Unis, 43 millions de personnes ne survivent que grâce aux timbres de nourriture (Food Stamps). Ils ne sont pas à l’abri.
L’inflation augmente au-delà de ce que les chiffres officiels indiquent. Nous serons aussi touchés par ce phénomène dans nos sociétés occidentales. Les parents peuvent nourrir leurs enfants sous nos latitudes. Certes, mais les budgets des ménages seront réagencés pour faire face aux dépenses incontournables au détriment d’autres poste amplifiant un risque récessif. Sans augmentation de salaire l’inflation appauvri. Là non plus nous ne sommes pas à l’abri.

On peut cependant penser que nos sociétés démocratiques sont mieux armées pour faire face à ces évolutions car elles sont plus flexibles, plus adaptables, plus ouvertes.

La révolution partant de cette petite Tunisie est sans doute un évènement historique qui aura une portée majeure dans l’évolution des superstructures de fonctionnement des Etats. Cela perturbera de façon importante les échanges et les « habitudes » économiques. Notre monde change et s’adapte à sa nouvelle modernité. Ce besoin de changement s’est cristallisé autours du sacrifice du jeune Boizizi incarnant une misère désormais globalisée et mondialisée.

Si Karl Marx était un homme d’aujourd’hui ont peut raisonnablement imaginer qu’il dirait :

« Internautes de tous les pays unissez-vous !»

Charles SANNAT
Chargé d’Affaires BNP Paribas

Les opinions exprimées ne reflètent pas l’avis de BNP Paribas et ne constituent pas une incitation à investir

Tensions géopolitiques dans le monde arabe : l’or regrimpe de plus belle

Jeudi, mars 3rd, 2011

Mardi 1er mars, l’or a une fois de plus atteint un chiffre record : à près de 1 432 dollars l’once, le métal jaune repart dans une envolée fantastique ! Cette envolée s’explique en partie par les tensions actuelles dans les pays arabes : Tunisie, Egypte et surtout Lybie. En temps de crise, on cherche un refuge : une fois de plus, l’or joue ce rôle à merveille. Et nous ne sommes pas les seuls à le dire !

Tensions géopolitiques : le cours de l’or grimpe

Outre la révolution du Jasmin qui a touché la Tunisie, les troubles actuels en Egypte, en Lybie mais aussi en Iran (des affrontements ont opposé les manifestants et forces armées) ont considérablement augmenté le cours du baril auquel est annexé celui de l’or. James Moore, de la société londonienne The Bullion Desk, déclare que « or et argent devraient continuer à progresser, alors que les troubles se poursuivent en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et entretiennent un solide appétit (des investisseurs) vers les actifs jugés les plus sûrs ». En effet, cette situation politique dans les pays arabes en crise pousse les investisseurs à détourner leur intérêt des actifs les plus risqués. Rich Ilczyszyn, de Lind-Waldock ajoute qu’ « alors qu’un nouveau mois commence, on voit une réallocation (des actifs) vers les marchés de l’or et de l’argent ».

L’argent tutoie les sommets

L’argent lui aussi connaît actuellement une considérable augmentation : il est en effet au plus haut depuis 31 ans (34 dollars l’once) ! Le mois dernier, le cours de l’argent a enregistré une hausse de 21%. 40 onces d’argent pour une once d’or : ce ratio n’a jamais été aussi faible entre les deux métaux. Ainsi, les investisseurs à petit ou gros budget peuvent compter à la fois sur le métal jaune mais aussi sur le gris. L’argent métal est un bon placement, nous vous en avions déjà parlé. Aux États-Unis et au Canada notamment, les particuliers ces temps-ci ont tendance à se jeter sur les pièces en argent : la monnaie canadienne aurait même du mal à satisfaire cette demande grandissante !

La hausse de l’or ces derniers mois
Faisons une petite rétrospective de la hausse de l’or ces derniers mois. Le métal jaune a en effet connu plusieurs records, à chaque fois indexés à une situation économique ou politique précise. LORetLARGENT.info vous rafraîchit la mémoire.
- 18 juin 2010 : 1262 dollars l’once – crise de l’euro, recul du dollar face à l’euro.
- vendredi 17 septembre : 1281 dollars l’once – faiblesse du dollar et de l’euro, dette souveraine, récession économique.
- Jeudi 7 octobre : 1340 dollars l’once – affaiblissement du dollar.
- Mardi 7 décembre : 1 430 dollars l’once – tensions sur les marchés obligataires – incertitudes concernant les prévisions économiques 2011 – taux de chômage élevé aux Etats-Unis, restriction budgétaires en Europe
- 1er mars : 1432 dollars l’once – tensions géopolitiques dans les pays arabes et au Moyen-Orient, hausse du pris du baril, situation de peur.

On parie que ce nouveau record enregistré le 1er mars ne sera pas le dernier…Et vous ?

Le FMI réclame une réforme monétaire qui inclut l’or.

Lundi, février 21st, 2011

Le Directeur Général français du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a appelé, lors d’un séminaire au sein de son siège à Washington, à la coopération internationale pour mener à bien une réforme du système monétaire visant à atteindre une plus grande stabilité devant les préoccupations croissantes motivées par la volatilité des devises.

A cette fin, le fonctionaire a suggéré que les Droits Spéciaux de Tirage (DTS), créés en 1969 au sein du FMI pour servir de réserve internationale, conjointement au dollar et à l’or, pourraient jouer un rôle important pour renforcer le système monétaire international.

“Les déséquilibres mondiaux sont de retour, avec des sujets qui nous préoccupaient bien avant la crise, comme les flux de capitaux importants et volatiles, de nouveau sur le devant de la scène. A long terme, les DTS, alliés à l’or et au dollar, pourraient aussi jouer un rôle d’équilibre”, suggéra Strauss-Kahn.

Loin d’être une proposition innocente, les déclarations du directeur du FMI ont eu lieu une semaine à peine avant la reunión des Ministres de l’Economie et des fonctionnaires des banques centrales des pays qui intègrent le G20 – celle-ci ayant lieu à Paris les 18 et 19 Février prochains, et où la France appuyant la proposition de Strauss-Kahn, assumera la présidence.

De nombreux pays développés débattent sur le statut du dollar, invoquant de plus en plus l’incertitude et la méfiance que cause celui-ci et cherchent ainsi à apporter d’autres devises de pays émergents dans la constitution des valeurs déterminantes des DTS du FMI.

En ce sens, les paroles du Ministre des Finances brésilien, Guido Mantega, font encore écho – celui-ci avait, en Octobre dernier, qualifié la scène internationale comme une “guerre de devises”, caractérisée par la chasse aux avantages commerciaux par le biais de dévaluations constantes dans le taux de change.

D’autre part, le fait d’inclure l’or dans une réforme monétaire mondiale n’est pas de pure hasard. En revanche, 3 ans après le début de la crise économique mondiale, dans un contexte où perdurent les faiblesses du système financier international, l’or s’est révélé être un instrument de grande stabilité, ainsi qu’un refuge de valeur exceptionnel pour les investisseurs, tant institutionnels que particuliers. En conséquence, la tendance des prix des métaux précieux, selon tous les analystes, continuera à la hausse, tout particulièrement pour les perspectives inflationnistes dans la plupart des pays.

L’OCDE publie de nouvelles listes de paradis fiscaux

Jeudi, avril 2nd, 2009

L’OCDE a publié ce jeudi soir une nouvelle liste de paradis fiscaux partagés en trois groupes qui pointent surtout du doigt le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l’Uruguay, selon Le Figaro.

Ces listes de l’Organisation pour la coopération et le développement économique sont publiées à la suite de la réunion du G20 de Londres.

Sont répertoriés sur une « liste noire » des Etats ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux : le Costa Rica, la Malaisie (Labuan), les Philippines et l’Uruguay.

Deux listes « grises » désignent des Etats ou territoires qui se sont engagés à respecter les standards internationaux mais ont à ce jour signé moins des douze accords requis.

Une liste « gris clair » de paradis fiscaux comprend l’Autriche, la Belgique, le Brunei, le Chili, le Guatemala, le Luxembourg, Singapour et la Suisse.

La liste « gris foncée » de pays ou territoires correspondant à la même définition mais déjà identifiés en 2000 par l’OCDE contient 32 noms : Andorre, Anguilla Antigua, Barabade, Aruba, Bahamas, Bahrein, Belize, les Bermudes, les iles vierges anglaises, les iles Cayman, les iles Cook, la Dominique, Gibraltar, Grenade, Liberia, le Liechtenstein, les Iles Marshall, Monaco, Montserrat, Nauru, les Antilles néerlandaises, Niue, Panama, St Kitts and Nevis, Sainte Lucie, Saint Vincent et Grenadine, Samoa, San Marin, les iles Turks and Caicos et Vanuatu.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse – REUTERS

Commerce mondial et indice (PMI) des directeurs d’achats

Mercredi, avril 1st, 2009

La marche vers la dé mondialisation commence

Jeudi, mars 26th, 2009

Les choses semblent maintenant entendues : la grenouille ne peut se faire aussi grosse que le bœuf et l’Etat américain demande à la FED de monétiser la dette. L’annonce en est faite depuis le 18 mars dernier avec les quelque 300 milliards de dollars de bons du trésor émis contre création monétaire.Et probablement ne s’agit’ il que d’un acompte.

La suite est bien connue : recul du dollar sur les marchés des changes, hausse des cours des matières premières, inflation, etc. Le coût d’une telle décision est élevé, mais sans doute moins que celui de gérer honnêtement un deleveraging économiquement sanglant et laissant intacte une épargne chinoise désormais menaçante. L’avenir de la crise des années 2010 se jouera sur le registre géopolitique : l’empire américain ne peut se faire grignoter par l’émergence d’un concurrent asiate et il est probable que la Chine en acceptera temporairement le principe. LIRE LA SUITE SUR LE JOURNAL 2020-2080

Ce que Ricardo n’avait pas prévu à propos de la mondialisation

Vendredi, février 20th, 2009

David Ricardo, l’un des grands économistes de l’école classique anglaise, avait prophétisé la mondialisation telle qu’elle est (ou presque), mais il n’en avait pas détecté les failles (…) Ricardo avait appelé de ses voeux la mondialisation. Cependant, il n’en avait pas décelé tous les risques. Lui qui prônait une spécialisation nationale poussée n’avait certainement pas envisagé les aspects négatifs. Nos économies sont interdépendantes et chacun a besoin des autres pour survivre (ou, simplement, pour conserver son niveau de vie). Cette dépendance est un problème très important. L’actualité du gaz russe en est une illustration flagrante. Certains pays comme la Bulgarie sont obligés de remettre en service des centrales nucléaires vieilles et dangereuses pour se chauffer, faute de pouvoir produire eux-mêmes.

Autre inconvénient : lorsqu’un pays est en crise, les liens sont si forts que tous sont touchés. LIRE L’ARTICLE DE MONEYWEEK

Pour ou contre le protectionnisme

Lundi, février 16th, 2009

CONTRE : (lu dans DIRECT8)

Les récentes mesures d’aide décidées par la France annoncent elles le retour du protectionnisme ? Réponse de Jean-Pierre Helfer, directeur général d’Audencia Nantes Ecole de management : En effet, apporter des aides aux entreprises d’un même secteur industriel est une décision qui relève, lorsqu’elle n’est pas concertée avec d’autres pays, d’un regain de patriotisme économique. Surtout lorsque la mesure s’accompagne de l’obligation de non délocalisation d’activités sur une certaine durée. Mais de telles mesures existent dans la quasi-totalité des pays.
Est-ce bon pour les entreprises? La tentation du protectionnisme est grande, pour un pays, car les mesures sont en général bénéfiques pour les entreprises à court terme. Mais à moyen
et à long terme, le protectionnisme est toujours créateur de difficultés. L’entreprise ne peut plus échanger, voit ses sources d’approvisionnement extérieur et de marchés étrangers se tarir, et elle connaît alors les pires difficultés. Une mesure protectionniste est pour une entreprise comme
une bouffée de Ventoline pour un asthmatique. Elle procure une aisance passagère mais ne soigne pas.
A terme, quel est l’impact pour l’attractivité de la France? La France est engagée dans un défi mondial. Son attractivité est, et sera étroitement liée à la compétitivité de ses entreprises. Des mesures protectionnistes, fortes ou légères, ne seront jamais qu’un élément
explicatif de l’attractivité de notre pays. Ce qui compte, c’est la faculté d’innovation, la mise en oeuvre
de l’intelligence, la cohésion sociale, le désir d’entreprendre…

POUR : (lu sur AgoraVox)

Construire un protectionnisme européen de croissance

L’établissement d’une forme de protectionnisme est donc essentiel pour permettre la hausse des salaires dans les pays occidentaux, sinon la concurrence avec les pays émergents provoquera chômage et déflation salariale. Il ne s’agit pas de retourner à l’autarcie. Il n’est en aucun cas nécessaire de remettre en cause le commerce avec des pays comparables au nôtre, ni même d’arrêter complètement le commerce avec les pays émergents. En outre, une restriction de certains commerces aura un impact écologique positif.

Il s’agit d’éviter de faire peser une concurrence destructrice pour les salaires et l’emploi. Des solutions existent. Maurice Allais recommande l’utilisation de quotas d’importations (qui pourraient être vendus) : il recommande de réserver 20% du marché industriel aux importations et 10% du marché agricole. Jean-Luc Gréau recommande des droits de douane qui seraient fonction du niveau des salaires. Enfin, il existe toujours une solution fiscale comparable à ce qu’a fait l’Allemagne avec la hausse de sa TVA.

CONSENSUS :

Friedrich List (économiste allemand, partisan et théoricien du protectionnisme éducateur), considère le protectionnisme comme nécessaire à court terme pour amorcer le développement d’une économie. Le libre-échange ne serait alors juste qu’entre pays de puissance économique comparable. Un pays, ayant une fois rattrapé le niveau des autres, pourra passer à un système de libre-échange qui reste l’objectif de long terme. Il explique :
«Le protectionnisme est notre voie, le libre-échange est notre but.»

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "