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Archive for the ‘Monnaie’ Category

Vente record de pièces d’or au Canada

Vendredi, mai 11th, 2012
Vera Valor

La Royal Canadian Mint, la Monnaie Royale canadienne, vient d’annoncer ses résultats pour l’année 2011 : la vente de pièces d’or a connu un bond sans précédent. Au total, les recettes de la Royal Canadian Mint ont augmenté de 47 % soit environ 2,23 milliards d’euros.

La production et la vente de la Maple Leaf, la pièce d’or canadienne, ont pesé lourd dans ces recettes record. D’ailleurs, sur l’ensemble des pièces d’or et d’argent vendues par la Monnaie Royale canadienne, trente pièces ont connu des ruptures de stock !

Cet impressionnant succès de la production et de la vente de pièces d’or au Canada reflète bien la tendance actuelle : en ces temps de crise, les épargnants et investisseurs s’arrachent les pièces d’or. La Maple Leaf ne fait pas exception à la règle.

Les pièces d’investissement, et plus généralement l’or physique, assurent en effet à leur propriétaire une épargne solide et durable. Ce n’est le cas ni des bijoux, qui se démodent, ni de l’or papier, volatile, instable et soumis à la dictature des marchés.

Pourquoi choisir des pièces d’investissement ?

La valeur inhérente aux pièces d’investissement, compte tenu de leur teneur en or, garantit la valeur d’achat. Elles ont également des chances de prendre de la valeur dans le temps, avec l’action conjuguée de l’augmentation du prix de l’or physique et de l’augmentation de la prime de la pièce.

La Maple Leaf est une valeur sûre pour qui veut assurer son épargne. Et il en existe de nombreuses autres : les Napoléons 5, 10, 20, et 40 francs, les Souverains, les Krugerrands et, nouvelle venue fin 2011 sur le marché des pièces d’or, l’universelle Vera Valor, en or 100% écolo !

La Suisse sur le point d’introduire le franc-or ?

Vendredi, mai 4th, 2012

Mercredi on vous parlait de l’idée naissante d’un retour à la monnaie-or aux Etats-Unis, conséquence d’un rejet croissant vis-à-vis de la monnaie fiduciaire. Et bien, il n’est en fait pas utile d’aller si loin pour percevoir le malaise économique :

Aujourd’hui ce sont nos voisins Suisses qui envisagent l’introduction d’une nouvelle monnaie : le franc-or !

Cette proposition qui sera examinée et débattue le 22 mai par la Commission de l’économie et des redevances (CER) est une initiative de Thomas Jacob, Président de l’association franc-or. L’idée est d’introduire le franc-or comme devise additionnelle au franc suisse actuel. La nouvelle monnaie serait constituée de différentes pièces ayant chacune une teneur en or fixe et précise. Selon Thomas Jacob l’apparition de cette nouvelle devise est on ne peut plus justifiée : « Le franc-or permet aux citoyens d’être plus sûrs en périodes instables. De plus, la teneur en or de chaque pièce garantit la sécurité de sa valeur ».

Liberté, sécurité et prospérité

Le franc-or apporterait alors plus de sécurité car il peut être considéré comme une valeur refuge, plus de prospérité avec le développement du marché de l’or à l’échelle mondiale, et plus de liberté car les citoyens seraient libres de choisir une monnaie entièrement garantie par l’or.

Un beau projet donc en lequel Thomas Jacob croit dur comme… or, et qui est soutenu par des politiciens du Parti des Libéraux-Radicaux (PLR) et de l’Union Démocratique du Centre.

Et en cas de rejet de la Commission ? Le Président de l’association franc-or ne compte pas en rester là et souhaite alors lancer une initiative populaire et demander l’avis du peuple Suisse.

Une initiative à suivre de très près dans les prochains jours donc !

Source : 20min.ch – Initiative populaire pour le franc-or ? 3 mai 2012

Etats-Unis : vers un retour à la monnaie-or ?

Mercredi, mai 2nd, 2012

La dépréciation inéluctable des monnaies et en particulier celle du dollar, avec un maintien artificiel des taux bas, risque d’être l’une des principales préoccupations des économistes (et pas seulement) pour cette année 2012. Une crise de confiance qui déclenche peu à peu une véritable remonétisation de l’or.

Peu à peu les consciences se réveillent et le fonctionnement des infatigables planches à billets que les Etats actionnent à tour de bras ne dupe plus grand monde.

En agissant de la sorte les Etats déprécient la monnaie qu’ils éditent : car où est l’idée de confiance, notion essentielle à la monnaie fiduciaire, si les Etats créent de la monnaie à leur bon gré ? Alan Greenspan, l’ancien Président de la Réserve fédérale américaine l’avouait et l’exprimait le plus simplement du monde en août 2011 : « Les Etats-Unis peuvent rembourser n’importe quelle dette parce qu’ils peuvent toujours imprimer de la monnaie pour le faire »… Sauf que ce qui est rare est cher… Or, où est la valeur d’un vulgaire bout de papier imprimé et imprimable à l’infini ?

Le dollar, un roi (bientôt) déchu ?

Le dollar est de plus en plus contesté et les Etats, les BRICS en tête, ne lui accordent plus ou peu confiance. Et comme nul n’est prophète en son pays, c’est au sein même des Etats-Unis, où l’étalon or avait été aboli, que l’or redevient monnaie d’échange.

En Mars 2011 l’Etat de L’Utah avait adopté un projet de loi qui reconnaissait l’or et l’argent comme monnaie de change.

L’idée a fait des émules et comme le rapporte un article dans lemonde.fr, nombreux sont les Etats qui suivent la trace de l’Utah.

La Caroline du Sud y va aussi de son projet de loi pour instaurer or et argent comme monnaies légales au sein de l’Etat. Au sein du Tennessee, de la Géorgie, du Colorado, de l’Iowa et du Minnesota des hommes politiques se démènent également pour rétablir la monnaie-or. La remonétisation de l’or est en marche !

La figure la plus emblématique de cette « révolte » est sûrement le représentant républicain du Texas, Ron Paul, véritable partisan du libertarianisme. La vision de cet élu est on ne peut plus claire : il souhaite abolir la Réserve fédérale et son pouvoir à créer de la monnaie. Comme le rappelle l’article de lemonde.fr, le slogan politique de Ron Paul (visible sur son site) est tout aussi explicite : « Peace, Gold, Liberty », un beau programme !

Dessine-moi l’éco : la monnaie n’a pas bonne mine

Mercredi, mai 2nd, 2012

Le 26 avril Lemonde.fr a publié un nouvel épisode de sa série d’animation pédagogique « Dessine-moi l’éco ».

Le concept de cette petite série est simple : « 2.30mn pour comprendre l’actualité économique ». Les épisodes diffusés tous les 4ème jeudi du mois sur le site dessinemoileco.com et sur le site partenaire Lemonde.fr abordent l’ensemble des notions économiques de la vie quotidienne telles que : la dette de l’Etat, les marchés financiers, etc.

Le dernier épisode en date concerne la création monétaire. En quelques coups de crayons bien avisés la vidéo nous explique le principe de fonctionnement de la planche à billet et son implication sur l’économie nationale. On comprend alors très simplement que la création abusive de la monnaie a un impact négatif sur l’économie en provoquant l’inflation. On nous y explique également que les banques prêtent de la monnaie qu’elles n’ont pas, qui n’existe pas :

« Au fur et à mesure le banquier s’est mis à émettre plus de lettres de change que d’or disponible dans ses coffres »

« Lorsqu’un banquier accorde un prêt : il créé de la monnaie qu’il n’a pas »

En deux petites minutes on conçoit donc pleinement que la création monétaire créée de la dette et qu’une économie saine repose en fait sur une valeur tangible et non fiduciaire : l’or.

Vidéo Dessine-moi l’éco : La création monétaire, un juste équilibre

La Buffalo américaine

Vendredi, avril 27th, 2012
American Buffalo Gold Coin

American Buffalo Gold Coin - 1 OZ

La dernière-née des pièces d’investissement américaine est tout un symbole. Avec ses caractéristiques exceptionnelles, la jeune pièce a tous les atouts requis pour concurrencer l’historique Eagle et faire sa place au sein des « pièces bullion ». La Buffalo, éditée en 2006, juste avant la crise des subprimes, a pu répondre à l’explosion de la demande en or physique qui a sévi aux Etats-Unis.

Description
Les dessins qui figurent sur l’avers et le revers (un Indien et un bison) ont été inspirés par ceux créés par le sculpteur James Earle Fraser pour les « Têtes d’Indien » (Indian Head) en nickel de 1913.

Sur l’avers de la pièce figure un Indien de profil (qui est en fait constitué de trois chefs indiens différents) avec le mot « LIBERTY » gravé sur la titulature et le millésime, en bas, sur l’épaule de l’Indien.

Le revers représente un bison, autre symbole fort des Etats-Unis. L’inscription « UNITED.STATES.OF.AMERICA » se déroule en haut de la titulature de la pièce, avec « e pluribus unum » (qui peut se traduire par «Un à partir de plusieurs ») écrit juste en dessous.

Sur le pourtour bas de la pièce, la valeur faciale surplombe la quantité et le titre de la pièce (1OZ. .9999 FINE GOLD. On peut lire la devise « IN GOD WE TRUST », sous la tête du bison en bas à gauche du revers.

Histoire
La Buffalo américaine a été introduite par la United States Mint en 2006. Le premier tirage était d’une once d’or. Les ½ once, ¼ de once et 1/10e de once sont venues rejoindre les rangs de la Buffalo en 2008. C’est aujourd’hui la pièce la plus frappée aux Etats-Unis (209 000 en 2010 pour le format 1 once et 337 012 en 2006).

En temps de crise, l’american Buffalo est très recherchée et a même fait l’objet d’une pénurie aux Etats-Unis, suite à la forte demande consécutive à la crise des subprimes.

Caractéristiques
La pureté de son titre (999,9°/oo d’or, soit 24 carats) en fait une pièce délicate à manipuler mais surtout une excellente pièce de placement, meilleure en tout cas que l’Eagle, titrée à 916,67°/oo. Avec un titre supérieur à 995 °/oo, la Buffalo américaine rentre dans le cadre légal des pièces d’investissement et la TVA ne lui est pas appliquée.

Taille Valeur faciale US Poids total (g) Pureté Diamètre (mm)
1 once 50$ 33,93 999°/oo 32,66
½ once 25$ 16,965 999°/oo 27
¼ once 10$ 8,483 999°/oo 22
1/10e once 5$ 3,393 999°/oo 16,5

C’est une très belle pièce de diversification qui trouvera sa place au milieu des Napoléon, Krugerrand et Vera Valor.

Après la monnaie de singe, la pièce dinosaure !

Jeudi, avril 26th, 2012

La très respectueuse Royal Mint canadienne vient d’éditer 25 000 pièces de collection à l’effigie de dinosaures. Particularité de cette pièce de 25 cents même pas précieuse faite en alliage cuivre et nickel : elle est vendue à un prix plus de 100 fois supérieur à leur valeur réelle…

Une pièce fluo qui brille dans la nuit !
Conformément aux traditions des pièces éditées par les Royal Mints, sur l’avers de la pièce trône le majestueux profil de la reine Elizabeth II. Sur le revers, beaucoup moins conventionnel, on découvre un dinosaure, le Lakustai Pachyrhinosaure, qui, comble de la fantaisie, brille dans le noir (!).

Une monnaie de collection survendue
Cette pièce de 25 cents, proposée à 29,95 dollars, est clairement survendue. Il s’agit d’une simple pièce de collection, sans autre valeur que celle du dessin de dinosaure. La customisation de pièces, qu’elles soient d’or ou pas, est une mode. (Lire Les pièces d’or : Bientôt dans les cours de récréation ?) Et comme toutes les modes, lorsqu’elles ne reposent pas sur une valeur réelle, elles ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir dans l’esprit des collectionneurs. Survendues et surestimées à l’achat, elles perdent du même coup leur valeur, contrairement à des pièces d’or de placement (même si ces pièces sont garanties « 100% moneyback »).

L’argent n’est pas un jeu d’enfant
Si votre enfant adore les dinosaures, offrez-lui plutôt un kit de paléontologie chez Nature et Découvertes. Si vous voulez lui offrir une pièce de placement, offrez-lui plutôt une pièce en or ou en argent. Ce n’est certes pas le même prix, mais pas la même démarche non plus. Chaque chose à sa place !

Dans son édition mensuelle de Mai 2012, L’Expansion a justement publié un article sur les pièces en or, de plus en plus plébiscitées par les particuliers : Napoléon 10 et 20 francs, Krugerrand et Vera Valor sont parmi les pièces de placements préférées des Français. C’est une tendance forte en ce moment : « Les particuliers délaissent l’or papier (certificats, actions de mines aurifères, sicav or) pour l’or physique (pièces, lingots) ».

« L’or est la meilleure monnaie »

Lundi, avril 23rd, 2012

En dépit d’une phase de consolidation de l’or – somme toute légitime dans un marché haussier – et d’un fort repli du cours de l’or sur lui-même, Matthew Bishop, rédacteur en chef du magazine « The Economist » et auteur de l’ebook « In Gold We Trust? The Future of Money in an Age of Uncertainty », soutient que l’or est le seul rempart efficace contre l’inflation et la dévaluation des monnaies. Le fait que le rédacteur en chef d’un grand magazine économique loue les vertus de l’or est assez rare pour le souligner !

Lundi 23 avril, la hausse du dollar a mécaniquement affaibli le cours de l’once d’or. Le Figaro emploie tout de suite les grands mots et parle de « death cross », la limite d’une configuration extrêmement baissière. Mais l’once d’or n’en est pas à son premier coup d’essai. Même la grève des bijoutiers en Inde ne pourra rien contre la hausse du cours de l’or sur le long terme.

Car en toile de fond, le contexte est toujours le même et quelles que soient les multiples raisons qui justifient un repli passager de l’or, tant que les facteurs de la crise ne sont pas réglés, l’or est condamné à la hausse. D’ailleurs, au cours de l’interview qu’il a accordée au Wall Street Journal, Matthew Bishop explique clairement que l’or reviendrait à une bien modeste valeur si les gouvernements étaient en mesure d’évaluer correctement leurs monnaies, mais que dans le cas contraire, celui-ci pourrait atteindre jusqu’à 6000$.

Il explique également pourquoi l’or a toutes les qualités requises pour jouer son rôle de monnaie de change. Celui-ci prône le retour du métal précieux comme monnaie, mais sous une autre forme que celle appliquée au cours de la 1e moitié du XXe siècle. Pour lui, le changement est déjà amorcé car beaucoup de gens ont perdu la foi dans la monnaie de leur pays.

La mécanique est simple : à chaque fois qu’un pays est très endetté, il produit beaucoup de monnaie, celle-ci est donc dévaluée et l’or physique est le seul actif tangible à pouvoir lutter contre l’émission en masse de monnaie papier.

Ebook “In Gold We Trust: The Future of Money in an Age of Uncertainty” en vente sur amazon.com

Vidéo Youtube In Gold We Trust: The Future of Money in an Age of Uncertainty

Les tendances du cours de l’or

Jeudi, avril 19th, 2012

En début d’année, le prix de l’or a peu à peu montré une légère inflexion – flirtant avec la barre des 1600 dollars l’once après avoir joué les montagnes russes depuis Septembre 2011 – la tendance semblerait être durablement à la hausse.

Les spécialistes du marché de l’or affirme que le métal dit adieu aux 1500 dollars l’once et ne retombera jamais en-dessous de ce prix-là  – selon une déclaration de John Embry, expert en investissement de Sport Asset Management lors d’une entrevue concédée à King World News.  

 “Quand l’or était à 1000 dollars l’once, j’affirmais qu’il ne pourrait pas se commercialiser en dessous des 1000 dollars et ce fut ainsi. Je pense encore de la sorte en ce moment, sauf si nous faisons face à une chute brutale dans le monde financier, je serais surpris si l’or se commercialisait en dessous des 1500 dollars l’once une autre fois.

Il y a une grande vague d’optimisme en ces premiers mois de l’année et cela se reflète sur les marchés. Tout se négocie à la hausse pratiquement. La situation dans les prochains mois sera mouvementée et l’endroit le plus sûr où demeurer est proche des métaux précieux. L’or et l’argent sont en constant mouvement aujourd’hui, et très certainement, les métaux précieux qui se sont vendus à la fin de 2011 n’ont pas eu de problèmes à se vendre.

J’ai eu une conversation intéressante avec un de mes amis voilà quelques temps qui me consulte toujours sur des sujets de l’or, et ce dernier m’a confié qu’il avait l’impression que l’or allait faiblir durant les prochains mois. Il me demandait s’il devait vendre la moitié de son or pour racheter à nouveau dans le courant du troisième trimestre.  Je lui répondis qu’il ne fallait pas, malgré tout ce qu’il pouvait entendre ou lire. Bien au contraire, je lui confiais ma pensée à savoir que l’or subirait certainement une hausse de 400 à 500 dollars l’once d’ici les 6 prochains mois. Ceci est bien entendu mon point de vue, celui d’un homme qui manie l’or depuis des années.

Pour tout ceux qui ont été déçus des prix de l’or durant le dernier semestre de 2011, il est temps de reprendre confiance et ne pas considérer cet investissement comme une mode passagère à court terme, sinon voir à long terme, indépendemment des crises mondiales que nous pouvons connaitre et traverser.  Dans les années à venir, il y aura toujours de bonnes opportunités pour acheter et pour vendre de l’or. L’or demeure l’or – il ne disparaitra jamais. »

L’Espagne récupère ses pièces d’or et d’argent, un véritable trésor du passé.

Mercredi, avril 18th, 2012

 

Pièces d’or du trésor (photo d’Europapress)

Ceci est un grand titre d’actualité en Espagne (noyée parmi les nouvelles politiques et les autres sujets de crise), l’arrivée de 595.000 pièces d’or et d’argent, qui sont à l’origine d’un pleito qui a duré plus de 5 ans entre le gouvernement espagnol et la société américaine Odyssey.

Cette dernière avait découvert en 2007 les restes du naufrage de “Nuestra Señora de las Mercedes” mais avait affirmé les avoir découverts dans les eaux internationales, transferrant en Floride le trésor sans en informer les autorités espagnoles et maintenant en secret la localisation exacte des restes du naufrage.

Pour l’Espagne, ceci représente une valeur historique en plus d’être monnétaire, puisqu’elle fait partie ‘du patrimoine historique fondé sur la tombe de 250 marins et citoyens espagnols morts lors du naufrage’.

Les tribunaux américains ont tranché en faveur de l’Espagne parce qu’ils estimaient que la société américaine avait découvert les restes d’un navire de guerre espagnol alors sous souveraineté espagnole.

Par ordonnance d’un juge fédéral des Etats-Unis, la société américaine Odyssey a finalement dû restituer le trésor à l’Espagne – celui-ci est arrivé à Madrid en début du mois de Mars et se trouve maintenant au Ministère de la Culture.

Au total, la valeur du trésor oscille autour de 500 millions de dollars et pèse quelques 23 tonnes – représentant le plus grand trésor sous-marin jamais découvert à ce jour. L’attaché de presse du Ministère de la Défense Miguel Morer déclara : “Tout cela est en très mauvais état de conservation du fait que le trésor a passé les 208 dernières années dans les fonds marins et se retrouve à nouveau immergé pour être mieux préservé’.

Selon le vice-président d’Odyssey, cela a été sans aucun doute une grande perte, et décourage tous travaux d’exploration archéologique sous-marin.

‘Beaucoup d’articles d’intérêt potentiel pour l’Espagne seront gardés secrets ou au pire, jetés ou vendus sur la plateforme de eBay’ a-t-il déclaré.

A espérer qu’il n’en soit pas ainsi.

Le Musée de la Monnaie de Colombia situé dans le quartier de ‘La Candaleria’ de Bogota.

Mercredi, avril 18th, 2012

Musée de la Monnaie de Bogota

Pour tout passionné de numismatie voyageant en Colombie et tout particulièrement à Bogota, il y demeure un endroit qu’il ne doit pas omettre de visiter, celui du ‘Musée de la Monnaie’, situé dans le quartier populaire de la ‘Candelaria’.

Comme nous l’évoquions dans notre article sur le Musée de la Monnaie de Madrid, nous souhaitons dédier un petit paragraphe à ces institutions qui font partie de la mémoire historique de la numismatie et de nos pays – sans lesquelles nous ne pourrions partager aucune affection pour les collections ni d’intérêt d’investissement dans ces pièces précieuses qui protègent tant notre patrimoine personnel comme le sont les pièces d’or -  ainsi, nous parlerons de l’histoire du Musée de la Monnaie Colombienne.

Les pays d’Amérique Latine ont toujours eu un lien très fort avec l’histoire de l’or – de ce fait, nous allons leur dédier un espace relatant leur histoire et l’analyse de leurs pièces, celles qui sont les plus représentatives et tant prisées et appréciées de ses habitants.

Le roi Felipe III d’Espagne ordonna la fondation de cet emblématique Musée de la Monnaie à Santa Fé de Bogota et confia les travaux à l’ingénieur Alonso Turrillo de Yebra.

La frappe de pièces commença en 1621 dans un des premiers locaux construits à Bogota. L’histoire de ce Musée de la Monnaie est très importante puisque ce fut l’endroit où furent fabriquées les premières pièces d’or d’Amérique “macuquinas”, lesquelles furent nommées ‘doublons ou refrappes’.

Certaines furent frappées à Cartagène des Indes et d’autres à Santa Fé de Bogota. C’est seulement une dizaine d’années plus tard que furent autorisées les frappes d’or dans les Musées de la Monnaie du Mexique et du Pérou.

Premières pièces frappées (BANREP)

Son infrastructure s’améliora peu à peu, allant d’un simple petit atelier de forgeron situé sur un seul niveau au Musée actuel, doté d’un beau style architectural andalou avec une touche d’air provincial de l’époque colonniale.

Santa Fe de Bogota fut la capitale de la Vice-royauté espagnole de la Nouvelle-Grenade, accueillant ainsi les vice-rois, les juges de l’Audience-Royale, le Clergé, les Capitaines des Tercios d’Espagne et bien entendu Gonzalo Jiménez de Quesada, son fondateur.

Le volume de travail devenant de plus en plus important en terme de volume, les responsables de ce musée se virent contraints au fil du temps de le réformer afin de répondre aux besoins. Un demi-siècle après son inauguration, c’est Felipe VI en personne qui ordonna son extension – au début, la frappe était très artisanale mais avec les divers changements implémentés, les machines commencèrent à être utilisées.

Leur butin fut très convoitisé durant les émeutes qui eurent lien dans la capitale Colombienne, mais a heureusement survécu à toutes ces attaques, y compris naturelles, notamment lors des tremblements de terre.

De nos jours, nous pouvons apprécier le même musée que celui de voilà quelques siècles, qui fut réinauguré par le Vice-roi Solis en 1756.

Le Musée de la Monnaie de Bogota est reconnu comme étant un Monument National, titre qui lui fut concédé en 1975 suite au décret 1584, dépendant actuellement de la Banque de la République de Colombie.

A l’intérieur, nous pouvons parcourir tous les faits les plus importants de l’histoire du pays, l’histoire du musée en elle-même et de toutes les pièces et billets fabriqués durant tous ces siècles.

 

 

De l’or dans le Kurdistan iraquien

Mardi, avril 17th, 2012

Le peuple Kurde a les mêmes traditions quant à l’achat et l’utilisation de l’or que le peuple des Indes : le métal jaune constitue une partie essentielle de leurs traditions de mariage. L’année dernière, environ 17 tonnes d’or étaient importées au Kurdistan , selon le Directorate qui régit le controle qualité de l’or dans la région du Kurdistan. La plus grande partie des importations de l’or proviennent de la Turquie et des Emirats Arabes et cela est souvent sous forme de bijoux, destinés essentiellement pour des mariages.

Cependant, les statistiques de 2011 sont moins favorables que celles de 2010, qui étaient estimées à plus de 23 tonnes. En Mai 2011, le prix de l’or de 21 carats avait monté de 228 dinars (($195 ou £123) l’once à 255,000 dinars ($218 ou £138) l’once. Une des conséquences faisait que les futurs mariés, qui étaient les seules personnes à acheter de l’or en 2011 (tout le monde vendait), ont revu à la baisse le montant d’or acheté d’environ 50 onces en 2009 à environ 20 onces en 2011. Tant la chute du dollar que la crise européenne sont des causes de la hausse du prix de l’or.

Une tradition au Kurdistan est de planifier des centaines de mariages le même jour – dû à l’immense organisation que cela implique, les couples s’inscrivent auprès d’agences qui organisent l’événement bien à l’avance. Certaines fois, ces mariages seront même reportés. Le Gouvernement Régional du Kurdistan a mis en place un prêt de mariage  pour les employés du gouvernement, mais dû à la crise causée par la hausse du prix de l’or, a décidé d’étendre les prêts à tous les citoyens.

Les ressources en or et pétrole du Kurdistan iraquien

Le Kurdistan iraquien a connu un taux annuel de croissance d’environ 10%, ce qui est similaire à celui de l’Inde, bien que le Kurdistan a une population nettement moindre, d’environ 4 millions.  Un décret annonçant l’interdiction de vol effectués par la RAF et l’USAF entre 1992 et 2003 a facilité le développement de champs pétroliers au Kurdistan : les réserves sont estimées à 45 milliards de barrils de pétrole, dont l’extraction a commencé en 2007. Il y a tellement de pétrole dans ce pays qu’à elles seules, les recettes obtenues de cette ressource, paieraient pour toutes les infrastructures et aucune taxe ne serait appliquée.

Le ‘point noir’ de la richesse pétrolière du Kurdistan est qu’on en oublie et néglige le  nombre important de gisements d’or dans ce pays – ces derniers ne sont pas exploités parce que personne n’en voit l’intérêt. Cela peut, bien sur, changer avec la hausse du prix de l’or et, aussi, du fait que le gouvernement iranien est en train de faciliter l’exploration de l’or dans les provinces voisines Kurdes iraniennes, l’un des projets menés conjointement avec Rio Tinto. Nous vous apporterons plus de précisions dans un prochain article.

 

Singapour s’incline devant l’Or

Mardi, avril 17th, 2012

 

Lion d’Or de Singapour

Le 4ème centre financier du monde souhaite s’ouvrir au marché de l’or. Ainsi, a-t-il décidé que des réductions d’impôts s’appliqueraient sur les métaux précieux dont l’or.

Le ministre des Finances Tharman Shanmugaratnam a affirmé voilà un mois qu’une exemption serait appliquée sur la taxe de 7%, appliquée jusqu’à ce jour, sur l’or et tous les autres métaux précieux et, ce, afin d’encourager la croissance des négotiations commerciales et notamment pour inciter les raffineurs à intégrer le marché. 

Singapour pourra ainsi entrer dans le bal de la concurrence sur un même pied d’égalité que les autres marchés voisins, ouverts au commerce de l’or dont le plus important : Hong-Kong, que les raffineurs préfèrent pour vendre leurs lingots, libres de tout impôt. Il est évident que devoir payer une taxe de 7% à Singapour décourage n’importe quel investisseur.

Cette mesure est tout à fait logique et équitable puisqu’il ne devrait être appliqué aucun type d’impôt sur une valeur refuge – cette dernière étant fondamentalement de l’argent.

Cette réduction s’initiera à partir du mois d’Octobre prochain -  ce qui a donné lieu à certaines déclarations au moment de publier cette mesure, comme par exemple, ‘celle qu’un raffineur important aurait manifesté un intérêt particulier pour ouvrir une usine à Singapour au vu du changement fiscal annoncé’ ou encore qu’il y aurait davantage de sociétés de commerce d’or dans le pays.

L’or remonte à grands pas et c’est la raison pour laquelle il y a tant de concurrence entre les pays qui mettent en place des stratégies pour faire face aux exigences actuelles. Si Singapour souhaite rivaliser avec ses voisins asiatiques qui prédisposent d’un grand avantage sur elle, il lui sera fort avantageux d’adopter cette mesure si bien fondée qui consistera à ce que le marché de l’or puisse bénéficier de baisse ou d’exemption de tout impôt. En maintenant des impôts élevés, Singapour s’exposerait à faire fuir tous les investisseurs potentiels – ces derniers sont attendus bas ouverts à Hong-Kong et au Japon.

Les pièces d’or ont la cote

Lundi, avril 16th, 2012

On ne cite plus la pluie d’articles sur l’or depuis plus d’un an, mais on s’arrête un peu sur le dossier de l’Internaute sur l’or qui plébiscite Louis d’or, Napoléons et lingots. Le webzine a tout compris à l’or physique…

Une tendance corroborée par un récent article de nos confrères des Echos qui tablent sur le pic qu’atteindra le cours de l’or en 2013. Le président de la Gold Fields Mineral Services pense que l’or pourrait atteindre les 2000$ l’an prochain « avant de se tasser à mesure que les politiques monétaires des principales économies du monde reviendront à la normale ». Une prévision qui nous paraît bien optimiste car de notre point de vue, les politiques monétaires des puissances économiques mondiales ne sont pas prêtes de se stabiliser. Le cours de l’or ne sera hélas que le reflet de cette instabilité. Le pic des 2000$ nous paraît légèrement sous-estimé.

Le dossier de l’Internaute magazine met en avant l’or physique, sans tomber dans les habituels clichés. Prix des pièces, calcul de la prime, placement sécuritaire… L’Internaute a bien compris l’intérêt de l’or physique et en particulier des pièces d’or, ce qui est assez rare de la part d’un webzine grand public pour le souligner. Dommage que le dossier ne mentionne pas la cotation d’AuCOFFRE.com qui reprend un niveau de détail jamais égalé auparavant sur internet, jusqu’à l’atelier de frappe.

La création d’une monnaie du futur récompensée en or !

Mardi, avril 10th, 2012

Une relique barbare, l’or ? Pour les vieux économistes qui se réclament de Keynes sûrement, mais pas pour la plupart des Français pour qui l’or est une valeur loin d’être dépassée (78%), un investissement d’avenir dont la valeur ne cesse d’augmenter (2 tiers), et pour qui l’or pourrait même être une meilleure monnaie que le dollar et l’euro (1 Français sur 2)*. L’or est une valeur qui a encore de beaux jours devant lui, la seule qui ait servi de monnaie d’échange au fil des siècles et qui survivra à toutes les monnaies.  Est-ce pour cette raison que la Monnaie Royale Canadienne tient à récompenser la création d’une monnaie électronique par de l’or physique ?

Bitcoins, portefeuilles virtuels, paiements par téléphone mobile… L’ère est à la dématérialisation des espèces sonnantes et trébuchantes. On ne peut pas renier leur côté pratique. Les avantages d’une monnaie du futur semblent ne pas avoir échappé à la Royal Mint canadienne qui souhaite sûrement dépoussiérer son image au passage en ouvrant un concours aux développeurs de logiciels qui devront plancher sur un format de devise électronique.

Pour la Monnaie Royale Canadienne, la création d’une monnaie virtuelle se situe dans l’évolution logique de la monnaie. Les thèmes à développer sont bien sûr sécurité et facilité des transactions, ce qui nous amène au cœur même de la problématique des monnaies virtuelles : le piratage. La monnaie Bitcoin en avait déjà fait les frais en juin 2011.

Une récompense en monnaie pérenne
Tout le paradoxe du concours est que les récompenses sont attribuées en or sonnant et trébuchant : 1 lingot de 10 onces (pour une valeur de 17000$) sera décerné en  premier prix et les créateurs des meilleures applications de B2C et de micro-paiement se verront dotés de 3 pièces d’or chacun (pour un montant d’environ 5100$). Même pas en dollars… Récompenser un concours très orienté « currency of the future » avec de l’or est une façon de rendre hommage à la monnaie la plus ancienne qui soit. C’est aussi une façon de rappeler que l’or est aussi une monnaie d’avenir et certainement plus pérenne que les devises électroniques à venir !

Lien du concours

*Enquête Ifop réalisée par Aucoffre.com sur les Français et l’or

Les monnaies locales : la solution à la crise économique ?

Mardi, février 28th, 2012

On les nomme monnaies éthiques, monnaies alternatives ou encore monnaies solidaires. Depuis 2011 et plus particulièrement en ce début d’année 2012, les monnaies locales fleurissent dans plusieurs villes et régions de France. Au cœur de ces alternatives à l’euro, il y a la volonté de mettre la solidarité et l’équité au cœur de l’économie. Un moyen de faire face et d’apporter des solutions, localement, aux incertitudes provoquées par les crises économiques européennes et mondiales.

1.    Une alternative locale à l’euro vacillant

Face à un euro vacillant, les monnaies alternatives ont un succès grandissant auprès des villes, de leurs habitants et acteurs économiques locaux.

Avec les monnaies locales, il ne s’agit pas de battre une nouvelle monnaie (ce qui est strictement interdit en France et sévèrement condamné) mais de créer une nouvelle unité de compte, qui sert aux acteurs économiques locaux et aux particuliers. Une monnaie complémentaire, qui ne se substitue pas à l’euro, mais se développe en parallèle pour les échanges locaux.

Les monnaies locales comptent bien des avantages en ces temps de crise économique :
-    Eviter l’économie spéculative,
-    Favoriser le lien social,
-    Consolider l’économie locale,
-    Faire face à la crise de la liquidité,
-    Libérer l’accès à la monnaie,
-    Soutenir les petites entreprises, les artisans et les commerçants locaux.

Le système de monnaie locale est assez proche du système d’échanges locaux (SEL), qui consistent à troquer des produits et des services. Par exemple, l’échange d’une heure de jardinage contre une heure de cours d’anglais. Aux différences près que le système de monnaie locale n’est pas limité par cette frontière physique inhérente au troc et est convertible en euros.

Pour autant, c’est bien l’économie locale qui est au cœur des préoccupations des initiateurs des monnaies locales, en faveur des petites entreprises locales plutôt que des grandes enseignes et chaînes commerciales, dont les bénéfices partent pour la majorité très vite hors du territoire, sans créer de richesse au niveau local. Quant aux particuliers qui utilisent les monnaies locales, ils ont la satisfaction de consommer local et solidaire, pour les biens autant que les services, chez les maraîchers, boulangers, coiffeurs, ostéopathes, épiciers, etc.

2.    Obligations légales et règles strictes

S’il n’est pas envisageable de battre une monnaie au niveau national, il est tout à fait possible de faire circuler une monnaie locale, sous certaines conditions et suite à de solides études. Trois années sont souvent nécessaires pour mettre en place une monnaie locale, le temps notamment de convaincre les entreprises locales et les futurs utilisateurs, de créer et d’imprimer les billets, d’obtenir des partenariats avec des banques. Les questions de sécurité sont aussi étudiées de près lors de la création d’une monnaie locale, pour rendre infalsifiables les billets.

Parmi les conditions, la monnaie locale ne peut être utilisée en dehors d’un territoire prédéfini, une ville par exemple. Et les habitants détenteurs de la monnaie locale ne peuvent l’utiliser que chez les commerçants et entreprises qui ont au préalable adhéré à ce système monétaire parallèle.

A Brest par exemple, les commerces et entreprises qui souhaitent utiliser des heols (la monnaie locale), doivent au préalable obtenir un agrément. Il est attribué par l’Association pour le développement de l’économie sociale et solidaire (Adess) du Pays de Brest qui pilote du projet, sous réserve que la structure respecte une certaine éthique. Il faut par exemple qu’elle soit issue de l’économie sociale et solidaire ou qu’elle mette en avant une démarche de développement durable.

Pour favoriser l’utilisation de ces monnaies locales et décourager l’épargne, la monnaie perd de sa valeur au cours du temps. 2% par exemple à Toulouse si les billets ne sont pas utilisés pendant trois mois. Pour les réactiver, il faut alors acheter un timbre d’une valeur de 2% du billet.

Pour éviter les conversions complexes, la valeur d’une unité de la monnaie locale équivaut à la valeur d’un euro.

3.    Toulouse, l’un des précurseurs de la monnaie locale en France

Trois quartiers de Toulouse ont adopté depuis le printemps 2011 la Sol-violette. Cette monnaie locale, qui tient son nom du mot solidarité et de la fleur emblème de la ville, connaît un véritable succès. Plusieurs explications à cela.
-    Lorsque l’utilisateur convertit des euros en sols, il reçoit, par exemple, 21 sols contre 20 euros. 5% de pouvoir d’achat en plus, qui n’autorisent cependant pas la spéculation car lors de la conversion des sols vers les euros, il faut 21 sols pour obtenir 20 euros.
-    Les euros échangés contre les sols ont permis la création d’un compte, destiné à accorder des microcrédits à des particuliers ou des entreprises porteurs de projets qui n’ont pas ou difficilement accès aux crédits bancaires.
-    Les commerçants et artisans partenaires, qui acceptent les sols comme monnaie, respectent certains critères d’économie locale et solidaire.

Toulouse a inspiré bien d’autres villes. Parmi les monnaies qui ont cours dans certaines villes de France, il y a les bogues à Aubenas, les abeilles à Villeneuve-sur-Lot, l’Heol à Brest, la mesure à Romans, ou encore l’allumette à Aix.

Ce succès des monnaies locales n’est pas propre à la France. Dans le monde, 4 000 monnaies locales existeraient à ce jour, contre moins d’une centaine au début des années 90. Pour ne citer que deux exemples de ce succès grandissant : 6 millions d’euros de chiffre d’affaires ont été réalisés en Chiemgauers, une monnaie locale allemande, et 2,7 millions de billets BerkShares, une monnaie locale ayant cours dans le Massachussetts aux Etats-Unis, ont été mis en circulation depuis 2006.

4.    Les monnaies locales ne sont pas la solution

Si les monnaies locales sont un pansement local efficace aux blessures économiques de la crise, elles ne résoudront pas la situation dramatique de la dette des Etats, elles n’empêcheront pas les banques d’engranger des intérêts et ne diminueront pas la toute-puissance des agences de notation.

Les monnaies locales sont toutefois le reflet d’une profonde inquiétude face à la crise financière européenne et mondiale et d’une grande méfiance à l’égard du système monétaire international. Cette inquiétude se constate aussi dans l’envolée de la demande en or. Les pièces et lingots d’or sont de plus en plus prisés par les particuliers pour garantir leur capital. Le cours de l’or, qui augmente de manière exponentielle, montre bien cet engouement, qui ne devrait pas se démentir en 2012.

Voilà la solution : l’or. L’or qui, comme elle garantit le capital des particuliers, pourrait garantir la solidité du système monétaire grâce à ses qualités intrinsèques : valeur refuge, non soumise à la volatilité, adossée à des réserves d’or bien réelles. La réintroduction de l’étalon or ou de l’étalon change or permettrait de régulariser définitivement le système monétaire et d’éloigner les risques de faillites bancaires et de faillite des états.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "