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Archive for the ‘Politique’ Category

L’or, seul vrai vainqueur des élections

Vendredi, mai 4th, 2012
Vera Valor

Comme chaque mois, nous interviewons Charles Sannat, Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com, sur un sujet d’actualité. Que penser des élections dans ce contexte de crise ? La vraie question n’est pas, « Qui l’emportera ? » mais plutôt « Comment s’en sortira-t-il ? ».

La presse a beau vouloir camoufler de son mieux les actus du front de la crise pour faire la part belle aux élections : les mauvaises nouvelles sont là. Et elles n’épargnent ni le candidat de droite, ni le candidat de gauche. Avec une croissance inférieure aux taux d’intérêt que doivent rembourser plusieurs pays aux banques, le spectre de la récession plane sur l’Espagne, la Grande-Bretagne… Pourquoi épargnerait-elle la France ? C’est un dur chantier qui attend le candidat « gagnant ».

Peu importe que ce soit la gauche ou la droite qui l’emporte, nous confie Charles Sannat, ce n’est pas le capitaine du bateau France le problème, c’est le bateau lui-même. On change un peu les cosmétiques marketing mais quel que soit le futur président, les marchés vont demander les mêmes choses à la France.

Faire face à la rigidité du marché du travail : un vrai défi
Il va y avoir une forte libéralisation du marché du travail français. Un rapport publié par la société Chevreux pour le Groupe Crédit Agricole le 08 mars dernier mettait en exergue cette problématique à laquelle le candidat socialiste en particulier devait faire face.
La rigidité du marché du travail signifie deux choses :
Elle représente la fin d’avantages, et au niveau du temps de travail (fin des 35h, recul de l’âge de la retraite), et au niveau de la sécurité de l’emploi (avec la fin du CDI, des primes de licenciement).
C’est exactement ce qui se passe déjà en Espagne, en Italie et ce que la Grèce a déjà appliqué massivement.
Il n’y a pas 36 solutions : soit on met fin à ces avantages, soit on quitte la zone euro avec les conséquences que cela implique, et aucun des deux candidats ne le souhaite.
Cela posera un problème en particulier à François Hollande, sans aucun jugement de valeur, car il est prisonnier de ses promesses et du Front de Gauche. S’il ne les tient pas, il prend un risque, le peuple mécontent peut s’inviter dans les débats pour défendre ses acquis sociaux. Et la grogne française pourrait avoir bien plus d’ampleur qu’en Grèce où la situation est catastrophique. On court donc le risque d’un troisième tour social très rapidement.

Y’a-t-il de « bonnes » dépenses à réduire ?
La deuxième conséquence de la libéralisation accrue du marché du travail est une politique de rigueur. Là encore, il n’y a pas le choix : il va falloir baisser les dépenses et augmenter les recettes.
Le problème est qu’il n’y a pas de « bonnes » dépenses à baisser.
Par exemple, si l’on choisit de ne pas soutenir l’immobilier avec des prêts intéressants, cela va entrainer un problème de solvabilité des acquéreurs et le système bancaire va finir par se gripper. On pourrait se retrouver dans la même situation que les Etats-Unis.
Supprimer le RSA est impossible, c’est une aide sociale qui permet de subvenir aux besoins minimaux d’une population défavorisée, et de maintenir ainsi un calme relatif.
Là encore, il ne s’agit pas de juger mais de prendre en compte des réalités indiscutables.

Réduire les dépenses des retraites ? Il y a deux chiffres à retenir :
- 1,42 : en 2010, c’est le nombre d’actifs pour un retraité. Le problème ne se pose pas pour dans 20 ans mais pour maintenant.
- 300€ : c’est l’écart entre le salaire moyen des actifs et ce que perçoivent les retraités. En clair, comment les enfants qui gagnent en moyenne 300€ de moins que leurs parents inactifs peuvent payer leurs retraite ? C’est un problème très complexe que l’on ne peut éluder.

Diminuer les dépenses militaires ? C’est une idée qui peut séduire un plus grand nombre, mais on ne peut pas écarter le fait que la France a un certain nombre d’obligations et de contingences engagées. Sans être pro-militariste, il y a besoin de sécuriser le pays, les conflits sont réels. Sans compter que cela représente un enjeu économique non négligeable. Certaines suppressions logistiques créeraient du chômage, ce n’est pas si simple que ça.

Augmenter les impôts
? Il n’y a pas de secret, en taxant 75% du surplus de revenus dépassant 1 million d’euros par mois, cela ne ferait rentrer que quelques millions d’euros là où le déficit de la dette française atteint plus de 1720 milliards d’euros.
La seule solution est donc de taxer la classe moyenne qui représente l’écrasante majorité du pays (petits salariés, professeurs…). On est obligé d’augmenter les impôts pour réduire le déficit public.

En aucun cas les deux candidats ne remettent en cause le fait de payer la dette.

Jacques Attali qui embrasse une vision globale de la politique française et européenne, propose un moratoire sur les dettes en multipliant par 3 la durée de remboursement de la dette, soit de l’ensemble des crédits.

On traverse une crise d’endettement massive sans croissance. Pour payer la dette, il existe 4 solutions :
1/ On ne paie pas (cela entrainerait la ruine des épargnants).
2/ On rééchelonne la dette et on paie sur une plus longue durée.
3/ On gagne plus, or de la croissance il n’y en a pas, il n’y a pas de retour possible à la croissance.
4/ L’inflation : nous en Europe, on a choisi de ne pas faire de création monétaire, ou du moins très peu par rapport aux Etats-Unis.

X3 la durée de remboursement des crédits ?
En optant pour le rallongement de la durée de remboursement des crédits, on redonne du pouvoir d’achat car les mensualités sont divisées par 3. On paierait un crédit de 300€ par mois au lieu de 1000€, cette solution est génératrice d’inflation mais permettrait de libérer des liquidités pour les ménages.

Au lieu de rembourser en 30 ans un prêt immobilier par exemple, on le rembourserait en 60 ans. Cela implique bien sûr un problème de durée et de mise en œuvre : qui va se porter garant ? Qui va continuer de rembourser une fois décédé ?

Alors, comment fait-on pour rembourser des dettes qu’on ne peut pas payer ? Tout l’enjeu est là. Ce que demandent les marchés financiers, ils peuvent toujours le demander, mais ça n’y changera rien car il n’y a pas de croissance.

Fin de la croissance infinie dans un monde fini
Faire de la croissance infinie dans un monde fini, c’est fini ça ! On voit la fin du système car nous sommes confrontés à un problème démographique mondial. Cette donnée dépasse le petit cadre de la France et de ses élections présidentielles qui ne répondent pas au vrai problème.
François Hollande et Nicolas Sarkozy se passionnent à juste titre pour cette élection, mais ça ne changera rien à ce qui se passera dans les mois à venir.

Merci à M. Sannat de nous avoir accordé cet entretien sur les véritables enjeux des élections présidentielles, sans avoir porté de jugement de valeur sur l’un ou l’autre candidat en lice.
Tirons-en les enseignements prudents qui s’imposent sans sombrer dans le catastrophisme ! Le message est suffisamment clair pour comprendre que la vraie bataille que se livrent l’un et l’autre partis ne se situe pas au niveau électoral mais mondial et qu’elle sera dure à remporter. Non, on ne peut pas échapper à la crise mais il y a plusieurs moyens de sécuriser ce que l’on possède déjà, en déplaçant une partie de ses économies dans l’or, seul actif tangible à résister à l’inflation et à remplir son rôle de conservateur de valeur en cas de faillite bancaire et d’état.

Hollande et Sarkozy à couteaux tirés sur les questions économiques

Jeudi, mai 3rd, 2012

Les questions économiques ont été au cœur du débat de l’entre-deux-tours, hier soir sur le plateau de TF1 et France2. Entre petites phrases assassines et bataille des chiffres, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont tenu ferme leurs positions. Bilan des échanges.

1.713 milliards de dette publique fin 2011

Si les deux candidats sont d’accord sur ce chiffre, son augmentation depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy a prêté à débat. François Hollande a annoncé une progression de 600 milliards, Nicolas Sarkozy de 500 milliards. Le chiffre exact est 560,8 milliard d’euros. La dette publique s’élevait fin 2006 à 1.152,2 milliards d’euros.

Sur les raisons d’une telle augmentation, le candidat sortant invoque la crise économique et souligne les réformes qu’il a menées pour en limiter les effets. Quant au candidat socialiste, il pointe du doigt la politique fiscale menée par Nicolas Sarkozy : « Cette dette publique est née à la fois de vos largesses fiscales pour les plus favorisés et en même temps de cette incapacité qui a été la vôtre de maîtriser la dépense publique », répond François Hollande. Nicolas Sarkozy réplique : « Vous avez passé la première partie de ce débat à montrer que nous avons fait des cadeaux aux plus riches. […]Vous voulez moins de riches, moi je veux moins de pauvres. »

Grand écart sur la politique fiscale

Sur les chiffres de la fiscalité aussi, il y a eu des inexactitudes. Nicolas Sarkozy a cité la Suède, avec la France, comme étant les pays où le taux d’imposition est le plus élevé. D’autres pays européens sont taxés à un niveau supérieur à la France : le Danemark, la Belgique, l’Italie, la Finlande et l’Autriche. La France, avec 41,6% d’imposition, se trouve au septième rang des pays les plus taxés, juste devant l’Allemagne. En revanche, il est vrai que la France est le seul pays en Europe à avoir conservé l’impôt national sur le patrimoine, un impôt dont l’importance s’est toutefois amoindrie au fil des réformes.

Le candidat UMP a insisté sur la nécessité pour la France d’être compétitive, « dans un monde ouvert ». Le candidat PS a présenté ses propositions de taxation des hauts revenus, avec l’objectif de rétablir l’équilibre des comptes publics à la fin du prochain mandat présidentiel : « 40 milliards de hausses d’impôts et 50 milliards de baisses de dépenses. »

Le spectre des pays en crise de la zone euro

Alors que l’Espagne a accusé la semaine passée une nouvelle baisse de sa notation par l’agence Standard & Poor’s et que la Grèce vient de se hisser difficilement à la note peu glorieuse de CCC, le spectre de la crise et de ses conséquences sur les pays fragiles de la zone euro a alimenté le débat.

Nicolas Sarkozy a souligné les difficultés de la Grèce et de l’Espagne et mis en avant les nécessaires décisions prises lors des sommets européens, en particulier avec l’Allemagne. François Hollande propose quant à lui « un volet de soutien à la croissance au nouveau Traité européen ».

Les propositions des deux candidats seront-elles suffisantes pour sortir la France de la situation de crise dans laquelle elle a été plongée ? Encore faudrait-il réussir à relancer la croissance et régler définitivement le colossal problème de la dette et de ses intérêts. La tâche est immense et les propositions d’un parti comme de l’autre semblent très insuffisantes.

 

Les Français, l’or et la politique

Vendredi, avril 20th, 2012

L’enquête menée par l’IFOP* pour AuCOFFRE.com « Les Français et l’or » révèle un certain nombre de tendances, notamment que l’or est une valeur refuge en laquelle les Français croient de plus en plus et pour cause. En contexte de crise, nous avons voulu vérifier si les Français avaient « le réflexe de l’or » et quelles sont les couleurs politiques qui ont le plus confiance dans cet actif tangible.

infographie-or-français-politique

Français or et politique-enquête IFOP

Les centristes plébiscitent l’or
A la veille des élections présidentielles, il était intéressant de se poser sur les tendances politiques du panel interrogé et de se poser la question : de quelle couleur politique sont les sympathisants qui appréhendent le mieux l’or ? L’infographie y répond assez clairement.

L’or est en fait du centre ! Sans que le programme du MoDem ne le justifie vraiment, les sympathisants du Mouvement Démocrate sont majoritairement ceux qui ont la meilleure appréhension de l’or et qui lui font le plus confiance.

Par exemple, sur les affirmations :
L’or est un placement sûr, particulièrement en contexte de crise économique, 87% des sympathisants du MoDem sont d’accord, alors que la moyenne tous partis confondus est de 77%.
L’or est une valeur refuge pour 90% des sympathisants du MoDem pour une moyenne de 84%.
70% des sympathisants sont disposés à épargner une partie de leur argent dans l’or, pour une moyenne de 51%, tous partis confondus.
Pour eux, l’achat d’or reste une des meilleures façons de conserver ses économies à 71% contre 60% en moyenne.
Et la liste continue : les réponses des sympathisants du MoDem se situent en général bien au-dessus de la moyenne des réponses des Français, tous partis confondus, dès qu’il s’agit d’a priori positifs sur l’or.

Plus on est de gauche, moins on aime l’or !
Inversement, plus on va à gauche, plus la défiance vis-à-vis de l’or est marquée, ce qui paraît tout à fait normal du fait que pour 60% des Français, « l’or est un produit inaccessible réservé à des personnes déjà fortunées ».

Ce qui est en outre plus étonnant, c’est que les Verts et les sympathisants d’Europe Ecologie ont eux aussi beaucoup d’a priori négatifs sur l’or là où l’on attendait plus les sympathisants du Front de Gauche.
Mais ils ont moins d’a priori négatifs que le MoDem sur la pollution engendrée par l’extraction de l’or…
Sur l’affirmation « L’extraction de l’or est très polluante » par exemple, 82% des Verts sont d’accord, ce qui est moins que les 87% de « oui » des centristes du MoDem.
De même, 61% des Verts seraient prêts à acheter de l’or vendu par une société qui reverse le surcoût à une organisation humanitaire, et 68% chez le MoDem.

En revanche, les Verts obtiennent les meilleurs scores dès qu’il s’agit d’être plus disposé à acheter de l’or issu d’une filière d’extraction non-polluante (score max avec 77% pour une moyenne de réponses favorables à 59%) et respectueuse des droits de l’homme (score max également avec 79% de réponses favorables pour une moyenne de 62%).

Beaucoup de disparités au sein de la gauche et au sein de la droite
Les différences de programmes de chaque candidats apparaissent bien à travers les mentalités de leurs partisans.

Ainsi la gauche se sépare sur l’or comme investissement d’avenir. Si le PS fait montre d’un certain optimisme vis-à-vis de la valeur refuge (74%), les Verts (57%) et le Front de Gauche (61%) y croient moins.

C’est au sein de la droite que l’enquête relève les plus grosses disparités, surtout sur la question de l’or comme monnaie. Les résultats de l’enquête traduisent bien la foi qu’ont les sympathisants UMP dans l’euro et le rejet de la monnaie unique par les  sympathisants FN.
37% des sympathisants UMP pensent que l’or pourrait être une meilleure monnaie que l’euro et le dollar contre 62% pour les partisans du FN.
Idem sur l’affirmation « L’or est la monnaie qu’il nous manque », les sympathisants FN répondent oui à 51% et ceux de l’UMP à 25%.

En outre, dans les autres résultats, il apparaît que les sympathisants FN sont moyennement convaincus de l’or comme valeur d’avenir ou comme placement refuge car les résultats sont généralement inférieurs aux moyennes des résultats tous partis confondus. Cela traduit plus une position anti-euro et protectionniste que pro or.

 

Tous les partis ont des a priori positifs sur l’or comme valeur
La majorité des Français estiment que l’or est une valeur refuge (84%) et les trois quarts (77%) mettent également en avant le fait qu’il s’agit d’un placement sûr et ce, particulièrement en contexte de crise économique. Optimistes, deux tiers des Français (70%) pensent également que l’or ne va cesser d’augmenter au cours des 5 prochaines années : cela traduirait-il un pessimisme quant à l’avenir économique de la France ? En tout cas ce regain de confiance se traduit par le fait que 23% de Français en plus par rapport à 1968 considèrent que c’est une bonne de conserver ses économies en achetant de l’or, un placement qui arrive en quatrième position dans la hiérarchie des valeurs refuges préférées des Français, après le Livret A, le compte bancaire et l’assurance-vie.

Enfin un Français sur deux considère que l’or est un meilleur moyen de conserver son épargne que les actions ou encore l’immobilier et que c’est le bon moment pour en acheter.

* L’enquête réalisée par l’IFOP respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage. Les enseignements qu’elle indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction.
Celle-ci a été réalisée en février, sur un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, proximité politique) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Singapour s’incline devant l’Or

Mardi, avril 17th, 2012

 

Lion d’Or de Singapour

Le 4ème centre financier du monde souhaite s’ouvrir au marché de l’or. Ainsi, a-t-il décidé que des réductions d’impôts s’appliqueraient sur les métaux précieux dont l’or.

Le ministre des Finances Tharman Shanmugaratnam a affirmé voilà un mois qu’une exemption serait appliquée sur la taxe de 7%, appliquée jusqu’à ce jour, sur l’or et tous les autres métaux précieux et, ce, afin d’encourager la croissance des négotiations commerciales et notamment pour inciter les raffineurs à intégrer le marché. 

Singapour pourra ainsi entrer dans le bal de la concurrence sur un même pied d’égalité que les autres marchés voisins, ouverts au commerce de l’or dont le plus important : Hong-Kong, que les raffineurs préfèrent pour vendre leurs lingots, libres de tout impôt. Il est évident que devoir payer une taxe de 7% à Singapour décourage n’importe quel investisseur.

Cette mesure est tout à fait logique et équitable puisqu’il ne devrait être appliqué aucun type d’impôt sur une valeur refuge – cette dernière étant fondamentalement de l’argent.

Cette réduction s’initiera à partir du mois d’Octobre prochain -  ce qui a donné lieu à certaines déclarations au moment de publier cette mesure, comme par exemple, ‘celle qu’un raffineur important aurait manifesté un intérêt particulier pour ouvrir une usine à Singapour au vu du changement fiscal annoncé’ ou encore qu’il y aurait davantage de sociétés de commerce d’or dans le pays.

L’or remonte à grands pas et c’est la raison pour laquelle il y a tant de concurrence entre les pays qui mettent en place des stratégies pour faire face aux exigences actuelles. Si Singapour souhaite rivaliser avec ses voisins asiatiques qui prédisposent d’un grand avantage sur elle, il lui sera fort avantageux d’adopter cette mesure si bien fondée qui consistera à ce que le marché de l’or puisse bénéficier de baisse ou d’exemption de tout impôt. En maintenant des impôts élevés, Singapour s’exposerait à faire fuir tous les investisseurs potentiels – ces derniers sont attendus bas ouverts à Hong-Kong et au Japon.

Les BRIC’s attaquent. Un acte politique majeur.

Jeudi, avril 12th, 2012

Le 4ème sommet des BRIC un acte politique majeur.

C’est une nouvelle énorme et pourtant passée sous silence par les grands médias occidentaux.
Le 29 mars dernier à New Delhi se déroulait le 4ème sommet des BRIC (Brésil, Inde, Chine, Russie).

« Les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ne devraient plus utiliser le dollar américain dans leurs échanges bilatéraux. C’est ce qui a été décidé jeudi 29 mars 2012 par le 4e sommet des dirigeants de ces cinq pays dans la capitale indienne ».

Source algeriedz.info et rian.ru

Voilà ce qui a été décidé lors de cette réunion. Ni plus ni moins qu’un pas essentiel vers un monde monétairement « multipolaire ». Le 29 mars 2012 ne sera sans doute pas la date retenue par l’histoire comme étant celle de la fin de l’ère dollar. Mais pourtant le changement est majeur.

Vers une refonte du SMI

Nous entrons dans une phase de dislocation du Système Monétaire International tel que nous le connaissions jusqu’à présent. Notre système monétaire date de la fin des accords de Bretton Woods en 1971 (fin de la convertibilité du dollar en or).

Alors que va t-il se passer désormais? Les bourses repartent à la baisse sur fonds d’émissions obligataires européennes qui se passent mal ou sont décevantes (tout dépend de votre degrés d’optimisme pour la formulation) ce qui est le cas pour l’Espagne et aujourd’hui de l’Italie.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que dans le système économique actuel ce sont les excédents des uns qui viennent financer les déficits des autres rééquilibrant ainsi les choses. En clair, les pays occidentaux sont en déficits chroniques qui étaient et je dis bien étaient financés par les grands exportateurs asiatiques d’un côté (Chine et Inde) et les pétromonarchies de l’autre.
Depuis quelques années, plus personne ne prêtent aux états occidentaux (comprenez par là les Etats-Unis et l’Europe) qui se trouvent dans une situation irrémédiablement compromise.

C’est cette absence de fonds extérieurs qui poussent les banques centrales la FED et la BCE à intervenir massivement sur les marchés. La seule possibilité qu’ils nous reste est bel et bien l’utilisation de la planche à billets et la création monétaire Ex-Nihilo avec toutes les conséquences dramatiques à venir.

Si ce quatrième sommet des BRIC est un acte fondateur vers la refonte du SMI il n’en est pas l’aboutissement.

Vers des secousses telluriques dans les relations internationales.

Aborder le sujet monétaire sans parler du sujet politique serait une erreur. Le futur système monétaire international sera conditionné par les rapports de forces internationaux et les alliances entres les grands acteurs sur fonds de guerre pour l’accès aux ressources énergétiques, agricoles et au sens large aux matières premières.

Un axe fort se dessine avec les BRIC’s. La diplomatie iranienne est également loin d’être impuissante. Le lien Américano-Européen reste toujours d’actualité malgré les difficultés et les divergences. Enfin, il ne faut pas imaginer que les Etats-Unis d’Amérique laisseront leur leadership mondial disparaitre sans mener avant un « combat » titanesque. La stratégie américaine repose depuis toujours sur un concept simple: « America First ».

Nous entrons donc dans une nouvelle phase de la crise que nous connaissons.
En 2007, la crise des subprimes débouche sur une crise financière et boursière.
La crise financière et boursière débouche sur une crise économique.
La crise économique débouche sur l’intervention massive des états via des plans de relance qui entrainent un endettement massif de ces mêmes états.
La crise de la dette des états ne peut que déboucher sur une crise monétaire majeure.
La crise monétaire (qui arrive) débouchera sur la refonte du système monétaire international.

Et… les grandes manœuvres viennent déjà de commencer. Les convulsions du monde seront violentes, car le système monétaire international est à l’économie mondiale ce que sont les plaques tectoniques à la géologie. Nous touchons à l’essentiel. Les forces telluriques vont se déchainer.

Serez-vous prêt?

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCoffre.com
Professeur d’économie.

L’or, superpuissance économique et politique

Jeudi, avril 5th, 2012

Les pays détenteurs des plus importantes réserves d’or ont-ils plus de poids sur la scène économique et politique internationale ? Quels pays mènent cette course effrénée à l’or ? Qui en profite et qui en pâtit ? C’est à toutes ces questions que nous répondons dans ce dossier consacré à la géopolitique de l’or.

1.    L’or revient dans la course

En 2012, le sort des pays en difficulté (notamment ceux de la zone euro) pourrait bien dépendre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine) dont l’émergence va forcément redessiner les grands enjeux géopolitiques et économiques. Cela devrait bouleverser la donne au niveau des pays économiquement dominants, jusque-là.

C’est dans ce contexte de crise et de chamboulements que l’or revient peu à peu dans le circuit des échanges commerciaux. L’Inde paie l’or noir de l’Iran en or jaune, publiait-on il y a peu. Dans les contextes de guerre et de crise économique, lorsque la confiance en la monnaie papier baisse ou que les échanges en monnaie ne sont tout simplement plus possibles, l’or redevient naturellement la monnaie de référence par excellence.

Cette émergence de l’or voit en parallèle l’abandon progressif du dollar dans les échanges internationaux. La Chine, plus gros producteur mondial d’or, contribue largement à ce glissement en défaveur du dollar et aimerait bien voir le yuan ou l’or détrôner le billet vert. Le fait que la Chine veuille adosser sa monnaie à l’or tend à le prouver (Lire Le Yuan bientôt adossé à l’or ?). C’est ainsi que le pays et son voisin le Japon ont décidé de ne plus utiliser le dollar US mais le yuan pour leurs échanges commerciaux bilatéraux.

Le phénomène n’aurait pas pris de l’ampleur si d’autres pays n’avaient pas suivi l’exemple de la Chine. L’Inde, l’Iran, la Russie et le Japon ont adopté la même stratégie. Et en Amérique du Sud, un pays a senti le vent tourner : c’est le Venezuela, qui a rapatrié 75% de ses réserves d’or physique, auparavant stockées dans des coffres bancaires européens. Cela augure de futurs et nombreux échanges en or au niveau international.

2.    L’or redistribue les cartes

Dans son dossier spécial « Géopolitique de l’or, Les faillites du système » (Numéro 53, Novembre – Décembre 2011), le magazine Diplomatie propose un Atlas très complet sur le sujet, signé Thomas Delage. Décryptage.

Économie du marché de l'or aujourd'hui - Diplomatie

La Chine est en 2010 le plus gros producteur d’or, avec 345 tonnes d’or extrait. Un chiffre en hausse par rapport à 2009. Derrière la Chine, on trouve l’Australie avec 255 tonnes produit, les Etats-Unis avec 230 tonnes, l’Afrique du Sud et la Russie avec 190 tonnes chacun, le Pérou avec 170 tonnes. Pour ce qui est de la consommation d’or, l’Inde caracole en tête avec 860 tonnes d’or consommé en 2010, principalement des bijoux en or. Le second pays consommateur d’or est loin derrière, avec 541 tonnes d’or.

On retrouve ces chiffres dans une infographie éditée par les Echos et dans le rapport annuel 2011 du World Gold Council.

Le Contrôle de l’or, source de puissance ? - Diplomatie

Les Etats-Unis, la Chine, la France, l’Italie, la Suisse et le Luxembourg sont en tête des états qui disposent des plus importantes réserves d’or, ce qui leur assure une stabilité et une puissance économico-politique certaine. C’est d’autant plus exact pour les pays dont la part des réserves en or est supérieure au total des réserves (réserves d’or et devises étrangères) : les Etats-Unis, la France, le Pays-Bas, l’Allemagne, le Portugal et… la Grèce ! Il est probable que ces réserves d’or aient fait pencher la balance en faveur de l’effacement de la dette (Lire La Grèce efface sa dette comme par magie !).

Mais les plus gros détenteurs d’or sont aussi les plus gros vendeurs d’or : le Fond Monétaire International à New-York, la Banque Centre Européenne à Francfort, la France et la Suisse ont vendu d’importants stocks d’or depuis 2007. Des pays de la zone euro pourtant fragilisés par la crise (Espagne, Allemagne) ont aussi, dans une moindre mesure, vendu une partie de leurs réserves d’or. Des opérations risquées en ces temps d’incertitudes économiques, comme nous le pointions dans notre article France, 2004 : soldes sur les réserves d’or !

Qui achète ces réserves d’or ? Principalement des pays asiatiques, la Chine, l’Inde, qui ont de faibles réserves d’or. On compte aussi parmi les principaux acheteurs la Russie, l’Arabie-Saoudite, le Mexique, autant de pays qui ne voient pas d’un bon œil la suprématie du dollar américain et préfèrent miser sur la stabilité de l’or physique.

A noter aussi, la prédominance des entreprises canadiennes et américaines en tête des entreprises de production d’or en 2010. Le canadien Barrick Gold et l’américain Newmont Minning ont respectivement produit 240 et 174 tonnes d’or.

Un mot enfin sur la Turquie, où l’extraction d’or, encouragée législativement par l’état, a permis à l’économie du pays de se relever. Avec ce nouveau poids économique, la Turquie a retrouvé une position dominante dans ses relations géopolitiques avec les pays voisins.

Ressources et conflits - Diplomatie

Ce qui ressort de cette carte ne laisse pas de place au doute : les ressources, dont l’or, sont à l’origine de nombreux conflits, c’est même la seconde source de conflits dans le monde. Les conflits de ressources se concentrent essentiellement et logiquement là où est extrait l’or : en Afrique subsaharienne, en Amérique, en Asie et en Océanie. Pas moins de 9 conflits sont en cours en République Démocratique du Congo, 6 en Colombie, 4 au Nigéria, 4 en Israël.

Les conflits sont particulièrement marqués par la violence dans les principaux pays producteur d’or : en Russie, en Australie, en Afrique du Sud et en Amérique centrale et latine (Mexique, Pérou, Brésil, Chili).

3.    L’or peut-il redevenir étalon ?

Les chiffres de la production d’or mondiale peuvent paraître importants, mais ils ne sont rien comparés aux sommes vertigineuses de l’économie mondiale. Compte tenu de cette relativement faible production annuelle d’or, un retour à l’étalon or paraît difficilement envisageable. Sinon, il prendrait une valeur inestimable et dangereuse sur le plan géopolitique : les risques de guerres seraient multipliés.

En revanche, l’or conserve plus que jamais son rôle de valeur refuge internationale. Le précieux métal jaune offre aux états qui en possèdent une puissance et une influence politico-économique certaine, surtout lorsque que la crise bat son plein comme en ce moment.

Le Yuan bientôt adossé à l’or ?

Lundi, avril 2nd, 2012

L’économie mondiale est en train de muter, et on assiste peut être à l’une des plus importantes révolutions économique de notre ère :

Le dollar perd peu à peu son hégémonie historique au profit du Yuan chinois qui se consolide et pourrait bien à termes remplacer le billet vert.

Selon le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) le dollar perdrait son statut de devise dominante dans les transactions commerciales internationales dès fin 2013. Actuellement le dollar représente environ 50% des exportations mondiales, mais il ne pèserait plus que 35 à 40% en 2016…

Le diagnostic vital est engagé ? On peut vraiment se poser la question car le billet vert connait une dépréciation importante à l’échelle mondiale. Alors que le dollar chute la demande en euro et surtout la demande en Yuan, elles, augmentent.

Le dollar est donc de moins en moins utilisé dans les transactions internationales, et ce ne sont pas les exemples qui manquent :

La Chine a passé des accords avec les autres pays constituant le BRIC (Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine) afin qu’ils puissent directement commercer entre eux dans leurs monnaie nationales et donc se passer de la conversion en dollar. Quand on sait que les échanges intra-BRICS représentaient 15% du commerce mondial en 2010 et ne cessent de se développer, les américains ont de quoi s’inquiéter ! Autre illustration significative : la Chine et le Japon, c’est-à-dire la seconde et 3ème puissance commerciale mondiale, se sont entendus pour ne pas utiliser le dollar dans leurs échanges réciproques ! A croire que le dollar est fui comme la peste !

La suprématie de la monnaie américaine avait déjà été mise à mal avec l’ouverture en 2008 de la Bourse Internationale iranienne du pétrole. Le pétrodollar était alors fortement contesté dans cette bourse dans laquelle les transactions se font en rial iranien ou même… en or ! La Chine, elle, effectue désormais ses achats de pétrole auprès des Emirats Arabes Unis en Yuan et souhaiterait étendre ce principe aux autres pays producteurs.

Résultat ? Le dollar est en chute libre : il a perdu 21% depuis 2006 par rapport à l’euro, le yen, le yuan, et le real.

L’ogre chinois se goinfre d’or physique

Pendant ce temps là, la Chine, elle, se gave d’or physique et est en passe de prendre le contrôle de son marché : Atlantico y consacrait un article le 16 mars dernier et parlait même de « monumental hold-up ».

La Chine est déjà à l’heure actuelle le 1er producteur d’or au monde mais elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : le pays achète littéralement tout l’or possible sur les marché internationaux. Cette soif de l’or semble insatiable et c’est tout le pays qui en est atteint : alors qu’il était interdit à la population chinoise de détenir de l’or jusqu’en 2009 (sous peine de prison), la situation est totalement inversée aujourd’hui : non seulement l’interdiction est levée mais en plus le gouvernement pousse les chinois à la consommation à grands renforts de campagnes publicitaires. A tel point que la Chine devrait détrôner l’Inde dans sa consommation d’or en 2012 comme l’annonçait Bloomberg en Février dernier.

Cette fièvre acheteuse est nécessairement liée à la volonté de la Chine d’imposer le Yuan comme future monnaie de référence à l’échelle internationale. En consolidant ainsi ses réserves d’or physique la Chine apporte sécurité et pérennité à sa monnaie.

La stratégie économique de la Chine qui repose sur ses gigantesques réserves d’or prend toute son ampleur avec le projet de développement d’une plateforme d’échange dans laquelle l’or serait coté en Yuan. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce projet, baptisé PAGE (Pan Asian Gold Exchange) n’est pas accueilli d’un très bon œil du côté de New York qui cherche désespérément à le faire avorter.

Pékin veut donc créer son propre marché de l’or asiatique afin de se passer des deux marchés anglo-saxons actuels qui manipulent un peu trop les courts à son goût. C’est donc vers l’Est qu’il va falloir regarder dans les prochains mois pour voir à quelle sauce le dollar va être mangé !

Il ne fait pas grand doute que le Yuan pourrait prochainement s’imposer comme le futur étalon monétaire, ce ne serait qu’une question de temps !

Le retour au standard or, du professeur Antal Fekete

Vendredi, mars 23rd, 2012
Retour au standard or, d'Antal Fekete

Retour au standard or, d'Antal Fekete

Un des passionnants livres de chevet de cet hiver fut incontestablement « Le Retour au standard or » du Professeur en économie Antal Fekete. Théoricien de l’or depuis quarante ans, il y explique que l’abrogation du standard or est à l’origine de la grave crise financière que nous traversons actuellement. Visionnaire, il avait prédit de longue date le déclin de l’économie actuelle et la chute dans laquelle nous a entraîné la monnaie papier. Pour lui, l’économie mondiale est prête à exploser.
Pessimiste ? Catastrophiste ? Illuminé ? Eclairé ? Loretlargent.info vous propose une grille de lecture du « Retour au standard or ».

L’idée maîtresse du livre réside notamment sur le fait que la crise financière actuelle est causée par la fin du standard or décidé par Nixon en 1971. La fin de la monnaie reposant sur un actif tangible marque le début de l’argent fictif à volonté (la monnaie papier) et par-là même, la création de la dette infinie. « Le monde a pu expérimenter depuis 40 ans ce que c’est de fonctionner sans disposer du standard or. Le résultat est purement catastrophique » (p. 69).

L’expérience d’Antal Fekete, professeur à la Memorial University de Terre-Neuve, de 1958 à 1993, ayant entre autre travaillé à Washington sur le problème de la réforme monétaire et fiscale des Etats-Unis, lui confère une vision d’ensemble que peu d’économistes, déformés par des cours de finance obsolètes ont.

C’est cette vision à la fois historique et mondiale de l’économie qui donne du poids à ses propos. Il dénonce pêle-mêle l’avènement de la monnaie papier, les manipulations gouvernementales des Etats-Unis pour réussir à imposer le dollar comme unique monnaie de change international, la disparition des lettres de crédit payables à échéance courte en or (ex fonds de roulement des salaires), la base-or, le contango sur l’or, la backwardisation de l’or…

Seul reproche que l’on pourrait objecter au livre, c’est le manque de développement des solutions proposées pour un retour au standard or. Celles-ci semblent parfois lapidaires et manquer parfois de fond par rapport au reste du livre, bien étayé. Sa vision du retour au standard ressemble à une forme de protectionnisme liberticide, à l’inverse de ce que le professeur prône pourtant… L’idée que les fonds privés en or deviennent publics pour être réintroduits sur le circuit nous paraît dangereuse.  C’est peut-être sur la façon de réintroduire l’or sur le marché que nous restons sur notre faim.

Détails de la fiche de lecture
Auteur : Antal Fekete
Titre : le Retour au standard or
Editeur : Le Jardin des Livres, 2011
Description : 1 vol. (230 p.) ; 22 cm

Présentation de l’éditeur :
« Les économistes actuels sont des charlatans, des bonimenteurs qui, tout en se délectant de leur propre gloire, sont totalement incapables de prévoir un effondrement financier, même quand ils le regardent fixement dans les yeux, comme l’a montré leur misérable performance de 2007. Pire encore, ils sont même totalement incapables d’admettre leurs propres erreurs. Ils sont une malédiction jetée sur le corps politique et des verrues sur le corps académique. Ils conduisent le monde vers un désastre monétaire et économique sans précédent à la minute où je vous parle ».

Le professeur Antal Fekete est un théoricien de l’or depuis quarante ans et forme les spécialistes du métal jaune des banques centrales. Dans ce livre, il explique les raisons pour lesquelles le système financier mondial se dirige vers l’explosion, comme un train lancé à toute vitesse et auquel on a enlevé les freins, alors que la presse tente de vous faire croire par tous les moyens que tout va bien.

Pour le Pr Fekete, le système reposant sur la monnaie-papier (euro, dollar) est arrivé à son terme, exactement comme les billets de banque de John Law ont disparu en fumée sous Louis XV. Et il explique aussi pourquoi Nicolas Sarkozy avait vendu l’or de la France de toute urgence alors que le cours était au plus bas.

Avec ce livre, vous allez également découvrir que l’économie est quelque chose de très simple, mais que les pseudo-économistes l’ont volontairement rendue compliquée, afin de cacher les mécanismes de la monumentale escroquerie du dollar. Un livre exceptionnel en format de grand lingot d’or qui vous donne aussi les clés pour sauver votre épargne.

Se procurer le livre

La TVA sociale : le couperet vient de tomber

Lundi, février 20th, 2012

L’accouchement n’a pas été sans difficulté mais l’Assemblée Nationale a finalement bel et bien adopté mercredi dernier la TVA sociale. Les députés UMP ont répondu présents à l’appel de François Fillon qui leur avait demandé un vote « massif et rapide » pour adopter cette mesure capitale pour Nicolas Sarkozy.

Conséquence ? Une augmentation du taux normal de TVA qui passe alors de 19,6% à 21,2%. Autrement dit : une mesure qui risque d’entamer encore un peu plus le pouvoir d’achat des français.

Information d’importance : cette hausse de la TVA sera instaurée en Octobre 2012 si, et seulement si, Nicolas Sarkozy est réélu le 6 mai prochain. En effet grand nombre de candidats se sont clairement opposés à cette mesure, notamment François Hollande, candidat PS, qui juge la TVA sociale tout bonnement « injuste et inefficace ».

Heureusement pour les français, si l’on peut dire : la taxation sur l’or reste, elle, inchangée !

Ainsi la TVA n’est pas appliquée pour les achats/ventes liés à l’or d’investissement comme on vous le rappelle dans notre guide sur les taxes et la fiscalité appliquées aux pièces d’or.

L’or reste là encore exempté de cette hausse de la taxation et demeure un investissement toujours plus intéressant. Le métal précieux s’érige presque comme l’un des derniers remparts face aux réformes et mesures fiscales du gouvernement. Encore une bonne raison d’y consacrer une part de son investissement ? Très certainement !

L’UMP présente à l’Assemblée un projet de loi sur la taxation de l’or

Vendredi, janvier 27th, 2012

Une proposition de loi qui consisterait à augmenter la taxe sur les transactions sur l’or a été présentée à l’Assemblée Nationale le 10 janvier 2012, par 26 députés de l’UMP.

Avec cette proposition de loi, la taxation des transactions sur l’or passerait de 7,5 à 10 %. Une hausse justifiée selon les députés de l’UMP par la hausse du prix des métaux précieux ces cinq dernières années.

La taxe sur les plus-values relatives aux ventes de pièces d’or était passée à 31,3% en janvier 2011. Cette taxe comprend une décote de 10 % par an à partir de la troisième année de détention, sur justificatif. Mais, la taxe forfaitaire de 8% n’a, elle, pas été modifiée depuis 2005, précisent les députés UMP. Cette taxe forfaitaire est constituée d’une taxe de 7,5 % sur les métaux précieux (c’est cette taxe qui pourrait passer à 10%) et de la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) de 0,5%.

Mais pour l’heure, cette proposition de loi n’a pas encore été discutée en séance publique à l’Assemblée. Au vu des élections qui s’approchent, il y a de fortes chances pour que cette proposition ne soit pas étudiée en priorité.

Lire la proposition de loi N° 4145

Les Etats s’intéressent de plus en plus à l’or
Avec ce projet de loi, l’UMP lorgne sur l’or et sur les bénéfices qui découlent des échanges du précieux métal pour renflouer les caisses de l’Etat. Il s’agit là d’un projet de loi dans la continuité des réformes et des hausses de taxe mises en place ces derniers mois pour faire face à la crise financière qui s’est abattue sur le monde financier, l’Europe et la France.

En Autriche aussi, le gouvernement s’intéresse de près à l’or ! Le gouvernement a limité la vente de métaux précieux à 15 000 euros par transaction. Et au Vietnam, l’Etat a mis en place des licences de commercialisation de l’or en pièces, obligatoires pour les entreprises de commercialisation de pièces d’or. Lire à ce sujet notre article Menace sur le commerce de l’or.

Une mainmise sur le commerce de l’or qui augmente les risques de ventes illégales, de commerce noir et d’arnaques !

Propositions du PS, ce qui (ne) va (pas) changer pour l’or
Dans le volet économique du programme de François Hollande, l’or et les matières précieuses semblent être préservés des réformes (pour l’instant). Fusion de l’impôt sur le revenu et de la CS, nouvelle tranche d’imposition de 45%, suppression de niches fiscales, réforme de l’ISF, le candidat PS à la présidentielle a concentré ses mesures sur la taxation du capital et du patrimoine, hors or… pour le moment. Tant qu’aucune mesure ne concerne directement le patrimoine dans l’or et que les transactions restent relativement aisées, il est temps de consolider ou de commencer à se constituer un capital en or.

Sommet européen : un énième pacte qui ne convainc pas

Vendredi, décembre 9th, 2011

Les 17 pays de la zone euro se réunissaient hier pour un énième sommet européen. Ils se sont entendus sur un nouveau « pacte budgétaire », qui permettrait de mieux contrôler les budgets des états de la zone euro. Contrairement à Angela Merkel et Christine Lagarde, présidente du FMI, la plupart des économistes sont très pessimistes quant à la capacité des états à rembourser leurs dettes et davantage encore quant à l’avenir de l’euro.

Un « pacte budgétaire » pour les pays de la zone euro

10 heures de tractations ont été nécessaires pour aboutir à ce nouveau pacte.  Voici ce qu’il en est ressorti :
-    Un contrôle plus strict des budgets nationaux, avec des sanctions en cas de dépassement des 3% de PIB de déficit public et en cas d’augmentation trop importante des dettes publiques.
-    La gestion du Fonds de secours de la zone euro (FESF) par la Banque Centrale Européenne (BCE). Le FESF devait passer de 250 milliards d’euros à 1 000 milliards d’euros, mais cet objectif a été revu à la baisse.
-    La création d’un Mécanisme européen de stabilité (MES), géré également par la BCE, avec une capacité de prêts de 500 milliards d’euros.
-    Le renflouement du Fond Monétaire International à hauteur de 200 milliards d’euros, sous dix jours.
Si ces fonds permettraient d’assurer une sécurité suffisante aux pays de la zone euro en difficultés et endettés, encore faut-il les approvisionner !

114,7 milliards d’euros

C’est le montant des fonds propres nécessaire aux banques européennes pour faire face à la crise des dettes souveraines européennes. Un montant majoré de 8,7 milliards par rapport aux estimations d’octobre 2011.

Mais comment mettre sur la table une telle somme, alors que la croissance des pays est au plus bas et que les plans de rigueur ne parviennent pas à désendetter ? Tout porte à croire que les mêmes erreurs vont être répétées : en l’absence de croissance et avec un taux de chômage record, la seule solution qu’a l’Europe pour sortir ces milliards de sa poche est de créer de la monnaie. Et donc de la dette.

On connait la suite : cette création monétaire, basée sur aucune richesse tangible, va provoquer une hyperinflation, qui ne fera qu’aggraver la situation des pays en crise.

Les plans de rigueur ?

On constate avec l’expérience de la Grèce et quelques mois de recul que les plans de rigueur ne parviennent pas à faire redécoller l’économie des pays qui les mettent en place. Ces plans de rigueur ne permettent pas à ces pays de rembourser la dette. Pire, ils tuent la croissance et aggravent la dette.

Au lendemain des premières négociations du sommet et malgré les congratulations échangées ce matin, l’éclatement de la zone euro guette et la monnaie fiduciaire, l’euro, pourrait voir son espérance de vie diminuer brutalement. Si cette sortie de l’euro représente une chance pour sortir de ce marasme, il faudra trouver de nouvelles bases pour reconstruire l’économie des pays en crise. Des bases plus solides comprenant des valeurs d’échanges plus sûres, au premier rang desquelles se trouve l’or.

L’Espagne n’épargne pas… la gauche

Lundi, novembre 21st, 2011

Le vote des Espagnols aux élections législatives de ce dimanche 20 novembre est sans appel : l’Espagne a basculé à droite, condamnant ainsi la mauvaise gestion économique du gouvernement Zapatero.

L'Europe sous le joug des banques

L'Europe sous le joug des banques

C’est même une victoire historique de la droite qui a remporté hier la majorité absolue, contre les socialistes qui étaient au pouvoir depuis 2004 et qui n’ont recueilli que 30% des votes. Le Parti Populaire a ainsi obtenu 186 sièges de députés contre 111 au Parti socialiste. Doit-on s’en réjouir ? On peut comprendre que nos confrères espagnols aient été lassés, lessivés et déçus des « non mesures » prises par le gouvernement de gauche. C’est d’ailleurs dans ce pays, un des plus menacé par la dette souveraine, avec un taux de chômage record, qu’a pris naissance le mouvement des Indignés… Mais changer de gouvernement était-il la bonne solution ?

Le changement de camp ne changera rien
Le choix des électeurs a parlé et s’est porté vers une droite à la fois conservatrice et libérale qui ne devrait que renforcer le plan d’austérité amorcé par la gauche. On peut d’ores et déjà miser sur les solutions envisagées par le futur gouvernement : coupes franches dans les dépenses de l’état (aides sociales, santé, postes de la fonction publique…), augmentation des impôts sur le revenu des travailleurs… Rien de très bon, d’autant que le problème ne vient pas tant des dépenses de l’état que chaque pays européen s’escrime à pointer du doigt, que d’un système bancaire boulimique qui manipule les gouvernements comme des pantins.

Goldman Sachs a placé ses pions
Alors non, le changement de gouvernement en Espagne, comme en Italie et en Grèce, n’améliorera pas le niveau de vie des populations et risque même d’aggraver un état de fait nauséabond : maintenant que Goldman Sachs a placé ses pions (Monti en Italie, Papadémos en Grèce, tous deux anciens du trust bancaire), le pire est à craindre.

Même si le 15 novembre dernier, le Parlement européen a approuvé l’interdiction de spéculer sur les dettes souveraines (ça, c’est plutôt une révolution !), les « bons samaritains » de Goldman Sachs devraient surveiller de près leurs vaches à lait.

Et ce qui s’applique à l’Espagne, à l’Italie et à la Grèce vaut pour tous les pays de la zone euro, inféodés aux banques et pris dans un système dont on ne se voit pas sortir. Comme les vampires avec la lumière du soleil, les grandes banques redoutent celle de l’or, actif qui ne « rapporte rien », mais qui à vous peut vous sauver la mise et sauver votre patrimoine… si vous investissez dedans.

La variation du cours de l’or encouragée par l’Italie

Mardi, novembre 15th, 2011

Après le Portugal et la Grèce, l’Italie… les changements de gouvernements successifs semblent a priori rassurer les marchés, mais en façade seulement. Ceux-ci, extrêmement nerveux continuent de dicter leur loi aux politiques en mettant en place des pions alliés, issus de la BCE, Goldman Sachs… pour leur propre profit. Quelle incidence ces changements peuvent-ils avoir sur l’or ? La presse économique semble divisée, mais l’or est plus que jamais l’eldorado de ceux qui doutent des promesses faites par les puissants de ce monde.

Côté pile : l’or ne bouge pas

Le Figaro titrait le 11 novembre dernier, « Les difficultés de l’Europe profitent peu à l’once d’or ». Pour le journal, le cours du métal jaune n’aurait pas varié de manière exceptionnelle. Aujourd’hui à 1797 dollars, il avait atteint un sommet bien plus élevé début septembre (1921,17 dollars), record dont nous sommes il est vrai encore loin.

Côté face : l’or monte

Quant au blog finance, il soulignait l’inverse avec ce titre : « Le cours de l’or boosté par l’Italie ». Les journalistes affirment que le seuil des 1800 dollars a été dépassé en raison des « incertitudes politiques en Italie, incitant les investisseurs à se tourner vers les actifs jugés les plus sûrs ». L’or, en fait.

Mais quelle que soit l’interprétation des différents supports de presse, il est évident que l’or se situe dans un marché haussier et qu’il n’a pas fini de voir son taux augmenter.

Mais l’or est l’alternative tangible à la chute des monnaies traditionnelles (comme le dollar, monnaie de change internationale), causées par la désorganisation politique et financière mondiale. Mais pas que. Il est donc judicieux d’investir dès à présent, tant que le métal jaune n’a pas fini sa croissance au sein du marché haussier.

Parce qu’en effet, comme le prédit notamment Marc Mayor dans son article : « L’or arrêtera son ascension lorsque l’Europe aura réglé ses problèmes de dette, lorsque le dollar aura fini de s’effondrer et lorsque les décennies d’inflation – ou d’hyperinflation – qui nous attendent auront été maîtrisées. Ce n’est pas demain la veille, malheureusement. »

Chavez récupère toutes ses pièces d’or et ses lingots dans les banques occidentales

Mardi, août 23rd, 2011

Le Venezuela veut rapatrier ses actifs placés dans les pays occidentaux pour les « protéger ». On compte notamment plus de 210 tonnes d’or stockées principalement dans les coffres de la Bank of England. Le président Hugo Chavez avait annoncé le rapatriement de cet or la semaine dernière, le Président de la Banque Centrale du Venezuela vient d’en annoncer les modalités : l’or voyagera en avion, le dispositif restant bien évidemment secret. L’objectif est de retirer tous les actifs des banques anglaises, françaises et suisses pour les remettre à des pays « amis du Venezuela » comme le Brésil, la Chine et la Russie.

Plus que la peur d’un effondrement du monde occidental, on peut estimer que Chavez, malade, se protège d’un éventuel gel des avoirs par les états occidentaux en cas de soulèvement populaire. Phénomène qu’il a pu observer pendant le « printemps arabe ».

Reste à savoir si la Bank of England détient bien physiquement la totalité de ces réserves. Si ce n’était pas le cas, elle devrait alors acheter l’or manquant sur le marché ce qui aurait pour principal effet de soutenir, voir d’en faire flamber le cours. Cela risquerait aussi de coûter très cher à la banque britannique, tenue d’acheter en masse dans un marché haussier.

On notera aussi, que le fait de détenir de l’or ne protège pas totalement les dictateurs. La banque centrale de Libye, selon le FMI, détient 144 tonnes d’or. Evidemment, M. Kadhafi y a accès. Et les événements de ces dernières heures montrent que cela n’a pas freiné l’avancée des rebelles libyens.

A moins, bien sûr, que dans un ultime délire mégalomaniaque, le guide de la révolution bolivienne souhaite récupérer son or pour faire frapper des pièces en son honneur… comme le 20 F Napoléon Or l’avait été en 1803 en l’honneur de Napoléon Bonaparte. A quand le 1000 Bolivar Chavez Or ?

Arrestation de Dominique-Strauss-Kahn : des dommages collatéraux dans le monde entier…sauf pour l’or !

Lundi, mai 16th, 2011

Samedi 14 mai, Dominique Strauss Kahn, Président du FMI et candidat PS favori aux prochaines élections présidentielles françaises, a été arrêté par la police new-yorkaise dans son vol Air France, après qu’une femme de chambre ait porté plainte contre lui pour agression sexuelle. Et cette affaire est en train de secouer la planète entière : des dommages collatéraux économiques, politiques, et financiers. LORetLARGENT.info vous propose en ce début de semaine une revue de presse autour de l’affaire DSK.

L’Europe serre les dents

Le web est en ébullition, les journaux TV et papier ne parlent que de çà, les réseaux sociaux se déchaînent : l’affaire DSK est en train de faire couler beaucoup d’encre, et pourrait avoir des répercussions bien plus violentes que l’on pourrait imaginer. Sur boursier.com, « l’affaire DSK secoue la planète financière », et fait même « redouter certaines conséquences directes sur la politique à venir du FMI dans une contexte financier toujours aussi instable des deux côtés de l’Atlantique. » Le site évoque notamment la rencontre entre DSK et Angela Merkel qui devait se dérouler dimanche 15 mai, rencontre au cours de laquelle la crise de la dette en Europe devait être évoquée, à la veille d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro. Le site précise également que « DSK devait aussi assister à cette réunion demain lundi à Bruxelles pour évoquer les situations les plus urgentes à commencer par la Grèce ».
Pour le Wall Street Journal, «la direction du FMI se retrouve dans la tourmente au moment même où l’économie mondiale tente de se remettre de la crise financière et alors que l’Europe subit toujours les conséquences d’une série de crises de l’endettement ».
Chez Atlantico.fr, la question est clairement posée : « Le FMI sans DSK : quel impact pour l’Europe ? ». Le Washington Post n’est pas plus optimiste et pense que les accusations d’agression sexuelle dont DSK est l’objet « ont jeté l’incertitude sur les efforts mondiaux pour prévenir la crise de la dette de l’Europe » et « soulèvent des questions sur l’avenir de l’une des plus puissantes institutions financières au monde».

C’est un peu l’effet papillon : à New York, le Président du FMI et accusé de tentative de viol tandis qu’à l’autre bout de la planète, un Grec est obligé de caché des pièces d’or de type souverain dans ses portes de placard car il a peur pour son pouvoir d’achat et la confiscation de son état endetté.

La Grèce sort son gilet de sauvetage

Toujours sur Atlantico.fr, l’affaire DSK « éclate au pire moment » pour la France et la Grèce. « Un an après le lancement d’un premier plan de sauvetage, l’économie grecque s’enfonce dans des affres totalement inédites, avec une dette publique équivalente à 150% du PIB et des taux d’intérêt sur ses emprunts d’Etat à 2 ans de… 25%. Plus personne n’imagine que la Grèce pourra juguler cette hémorragie sans un remède de cheval: soit un haircut, c’est-à-dire une faillite partielle de l’Etat, soit une sorte de la zone euro, soit les deux. »

Grèce et France, où est le lien ? La faillite potentielle de la Grèce reste gênante pour les banques de l’Hexagone, qui se sont déjà porté garantes auprès du pays en injectant près de 100 milliards d’euros dans les caisses grecques. Le site précise que « le sauvetage de l’économie grecque constitue donc un enjeu fort pour notre pays et pour l’équilibre de son système financier. »

L’euro trébuche
Sur LCI, c’est l’euro qui est au centre des intérêts : « la monnaie européenne était en baisse lundi matin sur les marchés asiatiques après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn – un coup de tonnerre dont les investisseurs redoutent les conséquences sur les marchés ». En clair, les investisseurs ont peur que l’arrestation du Président du FMI ne « ne complique les efforts pour régler la crise de la dette en zone euro ».

Gareth Berry, analyste sur les devises chez UBS, ajoute que « pendant quelques jours au moins, le marché va craindre une paralysie de la direction au FMI. L’euro est la devise qui en pâtira le plus étant donné que le FMI est actif ou en voie de l’être dans trois pays de l’eurozone ».

Les successeurs de DSK sont réputés pour être plus rigides que lui : la Grèce, le Portugal, l’Irlande ont des soucis à se faire : l’euro va certainement connaître des heures sombres. Et de manière très mécanique, l’or en euro va rebondir, amplifié par un éventuel rebond en dollar.

Que faire quand le pessimisme envahit la planète ?!

Dans ces moments troubles et incertains où l’on ne connaît l’issue de la situation, nous ne saurions que trop vous conseiller de vous tourner vers des actifs sûrs, qui prémunissent de situations potentiellement difficiles comme celle qui s’annonce à la suite de l’arrestation de DSK. On parle de paralysie des marchés, de l’effondrement de la Grèce, de la France en difficulté… Pour se protéger des retombées de ces bouleversements, l’or reste un rempart et un allié de force.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "