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Archive for the ‘Société’ Category

La Suisse sur le point d’introduire le franc-or ?

Vendredi, mai 4th, 2012
Vera Valor

Mercredi on vous parlait de l’idée naissante d’un retour à la monnaie-or aux Etats-Unis, conséquence d’un rejet croissant vis-à-vis de la monnaie fiduciaire. Et bien, il n’est en fait pas utile d’aller si loin pour percevoir le malaise économique :

Aujourd’hui ce sont nos voisins Suisses qui envisagent l’introduction d’une nouvelle monnaie : le franc-or !

Cette proposition qui sera examinée et débattue le 22 mai par la Commission de l’économie et des redevances (CER) est une initiative de Thomas Jacob, Président de l’association franc-or. L’idée est d’introduire le franc-or comme devise additionnelle au franc suisse actuel. La nouvelle monnaie serait constituée de différentes pièces ayant chacune une teneur en or fixe et précise. Selon Thomas Jacob l’apparition de cette nouvelle devise est on ne peut plus justifiée : « Le franc-or permet aux citoyens d’être plus sûrs en périodes instables. De plus, la teneur en or de chaque pièce garantit la sécurité de sa valeur ».

Liberté, sécurité et prospérité

Le franc-or apporterait alors plus de sécurité car il peut être considéré comme une valeur refuge, plus de prospérité avec le développement du marché de l’or à l’échelle mondiale, et plus de liberté car les citoyens seraient libres de choisir une monnaie entièrement garantie par l’or.

Un beau projet donc en lequel Thomas Jacob croit dur comme… or, et qui est soutenu par des politiciens du Parti des Libéraux-Radicaux (PLR) et de l’Union Démocratique du Centre.

Et en cas de rejet de la Commission ? Le Président de l’association franc-or ne compte pas en rester là et souhaite alors lancer une initiative populaire et demander l’avis du peuple Suisse.

Une initiative à suivre de très près dans les prochains jours donc !

Source : 20min.ch – Initiative populaire pour le franc-or ? 3 mai 2012

Les Français, l’or et la politique

Vendredi, avril 20th, 2012

L’enquête menée par l’IFOP* pour AuCOFFRE.com « Les Français et l’or » révèle un certain nombre de tendances, notamment que l’or est une valeur refuge en laquelle les Français croient de plus en plus et pour cause. En contexte de crise, nous avons voulu vérifier si les Français avaient « le réflexe de l’or » et quelles sont les couleurs politiques qui ont le plus confiance dans cet actif tangible.

infographie-or-français-politique

Français or et politique-enquête IFOP

Les centristes plébiscitent l’or
A la veille des élections présidentielles, il était intéressant de se poser sur les tendances politiques du panel interrogé et de se poser la question : de quelle couleur politique sont les sympathisants qui appréhendent le mieux l’or ? L’infographie y répond assez clairement.

L’or est en fait du centre ! Sans que le programme du MoDem ne le justifie vraiment, les sympathisants du Mouvement Démocrate sont majoritairement ceux qui ont la meilleure appréhension de l’or et qui lui font le plus confiance.

Par exemple, sur les affirmations :
L’or est un placement sûr, particulièrement en contexte de crise économique, 87% des sympathisants du MoDem sont d’accord, alors que la moyenne tous partis confondus est de 77%.
L’or est une valeur refuge pour 90% des sympathisants du MoDem pour une moyenne de 84%.
70% des sympathisants sont disposés à épargner une partie de leur argent dans l’or, pour une moyenne de 51%, tous partis confondus.
Pour eux, l’achat d’or reste une des meilleures façons de conserver ses économies à 71% contre 60% en moyenne.
Et la liste continue : les réponses des sympathisants du MoDem se situent en général bien au-dessus de la moyenne des réponses des Français, tous partis confondus, dès qu’il s’agit d’a priori positifs sur l’or.

Plus on est de gauche, moins on aime l’or !
Inversement, plus on va à gauche, plus la défiance vis-à-vis de l’or est marquée, ce qui paraît tout à fait normal du fait que pour 60% des Français, « l’or est un produit inaccessible réservé à des personnes déjà fortunées ».

Ce qui est en outre plus étonnant, c’est que les Verts et les sympathisants d’Europe Ecologie ont eux aussi beaucoup d’a priori négatifs sur l’or là où l’on attendait plus les sympathisants du Front de Gauche.
Mais ils ont moins d’a priori négatifs que le MoDem sur la pollution engendrée par l’extraction de l’or…
Sur l’affirmation « L’extraction de l’or est très polluante » par exemple, 82% des Verts sont d’accord, ce qui est moins que les 87% de « oui » des centristes du MoDem.
De même, 61% des Verts seraient prêts à acheter de l’or vendu par une société qui reverse le surcoût à une organisation humanitaire, et 68% chez le MoDem.

En revanche, les Verts obtiennent les meilleurs scores dès qu’il s’agit d’être plus disposé à acheter de l’or issu d’une filière d’extraction non-polluante (score max avec 77% pour une moyenne de réponses favorables à 59%) et respectueuse des droits de l’homme (score max également avec 79% de réponses favorables pour une moyenne de 62%).

Beaucoup de disparités au sein de la gauche et au sein de la droite
Les différences de programmes de chaque candidats apparaissent bien à travers les mentalités de leurs partisans.

Ainsi la gauche se sépare sur l’or comme investissement d’avenir. Si le PS fait montre d’un certain optimisme vis-à-vis de la valeur refuge (74%), les Verts (57%) et le Front de Gauche (61%) y croient moins.

C’est au sein de la droite que l’enquête relève les plus grosses disparités, surtout sur la question de l’or comme monnaie. Les résultats de l’enquête traduisent bien la foi qu’ont les sympathisants UMP dans l’euro et le rejet de la monnaie unique par les  sympathisants FN.
37% des sympathisants UMP pensent que l’or pourrait être une meilleure monnaie que l’euro et le dollar contre 62% pour les partisans du FN.
Idem sur l’affirmation « L’or est la monnaie qu’il nous manque », les sympathisants FN répondent oui à 51% et ceux de l’UMP à 25%.

En outre, dans les autres résultats, il apparaît que les sympathisants FN sont moyennement convaincus de l’or comme valeur d’avenir ou comme placement refuge car les résultats sont généralement inférieurs aux moyennes des résultats tous partis confondus. Cela traduit plus une position anti-euro et protectionniste que pro or.

 

Tous les partis ont des a priori positifs sur l’or comme valeur
La majorité des Français estiment que l’or est une valeur refuge (84%) et les trois quarts (77%) mettent également en avant le fait qu’il s’agit d’un placement sûr et ce, particulièrement en contexte de crise économique. Optimistes, deux tiers des Français (70%) pensent également que l’or ne va cesser d’augmenter au cours des 5 prochaines années : cela traduirait-il un pessimisme quant à l’avenir économique de la France ? En tout cas ce regain de confiance se traduit par le fait que 23% de Français en plus par rapport à 1968 considèrent que c’est une bonne de conserver ses économies en achetant de l’or, un placement qui arrive en quatrième position dans la hiérarchie des valeurs refuges préférées des Français, après le Livret A, le compte bancaire et l’assurance-vie.

Enfin un Français sur deux considère que l’or est un meilleur moyen de conserver son épargne que les actions ou encore l’immobilier et que c’est le bon moment pour en acheter.

* L’enquête réalisée par l’IFOP respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage. Les enseignements qu’elle indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction.
Celle-ci a été réalisée en février, sur un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, proximité politique) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les officines d’or passent à la douane !

Jeudi, avril 19th, 2012

On assiste actuellement à une intensification des contrôles du marché de l’or. Face aux excès les autorités françaises tirent (enfin) la sonnette d’alarme : les douaniers lancent des opérations de grandes envergures. Leurs cibles prioritaires ? Les officines d’achat/vente d’or !

Dans un article du 18 avril 2012, le journal Sud Ouest fait part des nombreuses « descentes » organisées par la direction régionale des douanes de Bordeaux dans les boutiques des acheteurs d’or. L’objectif de ces visites surprises est de vérifier la conformité de l’enseigne et le respect de la réglementation stricte qui encadre la profession. Les douaniers sont particulièrement vigilants au respect de la loi du 29 juillet 2011 qui interdit de payer l’achat d’or en espèces.

L’or corollaire des trafics

Il est clair qu’avec l’explosion du cours de l’or ces dernières années ce ne sont pas les mauvais exemples en la matière qui manquent sur ce marché :

La traçabilité du métal précieux reste une problématique importante qui donne lieu à toutes les dérives. Il est extrêmement difficile d’authentifier la provenance de l’or qui peut être refondu à souhait. Ces officines participent bien trop souvent, à leur insu ou non, au commerce illégal de l’or provenant de cambriolages notamment. Elles agissent alors comme de véritables plaques tournantes dans le trafic du métal…

A titre d’exemple : le quotidien Sud Ouest mentionne des boutiques d’achat/vente d’or qui avaient ouvert dans la plus pure illégalité : sans déclaration et extrait du registre du commerce. A la tête de l’une d’elles ? Un « ancien » cambrioleur tout simplement. Une bien belle reconversion !

Il ne faut pas stigmatiser mais il faut savoir rester très prudent envers ces officines qui sont bien peu regardantes sur la provenance de l’or et semblent cautionner les dérives du marché…

Le trafic de l’or n’est donc pas une légende et l’arrestation d’un gang de faussaires en Lybie en mars dernier illustre bien l’ampleur du phénomène !

La création d’une monnaie du futur récompensée en or !

Mardi, avril 10th, 2012

Une relique barbare, l’or ? Pour les vieux économistes qui se réclament de Keynes sûrement, mais pas pour la plupart des Français pour qui l’or est une valeur loin d’être dépassée (78%), un investissement d’avenir dont la valeur ne cesse d’augmenter (2 tiers), et pour qui l’or pourrait même être une meilleure monnaie que le dollar et l’euro (1 Français sur 2)*. L’or est une valeur qui a encore de beaux jours devant lui, la seule qui ait servi de monnaie d’échange au fil des siècles et qui survivra à toutes les monnaies.  Est-ce pour cette raison que la Monnaie Royale Canadienne tient à récompenser la création d’une monnaie électronique par de l’or physique ?

Bitcoins, portefeuilles virtuels, paiements par téléphone mobile… L’ère est à la dématérialisation des espèces sonnantes et trébuchantes. On ne peut pas renier leur côté pratique. Les avantages d’une monnaie du futur semblent ne pas avoir échappé à la Royal Mint canadienne qui souhaite sûrement dépoussiérer son image au passage en ouvrant un concours aux développeurs de logiciels qui devront plancher sur un format de devise électronique.

Pour la Monnaie Royale Canadienne, la création d’une monnaie virtuelle se situe dans l’évolution logique de la monnaie. Les thèmes à développer sont bien sûr sécurité et facilité des transactions, ce qui nous amène au cœur même de la problématique des monnaies virtuelles : le piratage. La monnaie Bitcoin en avait déjà fait les frais en juin 2011.

Une récompense en monnaie pérenne
Tout le paradoxe du concours est que les récompenses sont attribuées en or sonnant et trébuchant : 1 lingot de 10 onces (pour une valeur de 17000$) sera décerné en  premier prix et les créateurs des meilleures applications de B2C et de micro-paiement se verront dotés de 3 pièces d’or chacun (pour un montant d’environ 5100$). Même pas en dollars… Récompenser un concours très orienté « currency of the future » avec de l’or est une façon de rendre hommage à la monnaie la plus ancienne qui soit. C’est aussi une façon de rappeler que l’or est aussi une monnaie d’avenir et certainement plus pérenne que les devises électroniques à venir !

Lien du concours

*Enquête Ifop réalisée par Aucoffre.com sur les Français et l’or

2011 : un taux d’épargne record en France, symbole d’un malaise économique

Lundi, avril 9th, 2012

L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) a rendu public fin mars les chiffres du quatrième trimestre 2011. Cette publication a fait grand bruit car un chiffre, celui du taux d’épargne des ménages français, a particulièrement retenu l’attention de la classe politique et économique.

Les Français n’ont jamais autant épargné depuis 30 ans, depuis 1983 pour être précis. Avec un taux d’épargne de 16,8 %, c’est une progression de 0,7 point qui est constatée par rapport à 2010. On est encore loin du taux record de 1975 (21,2%) mais le chiffre n’en reste pas moins significatif : ce sont près de 220 milliards d’euros qui ont été épargnés par les Français sur l’année 2011 !

Au niveau européen, dont le taux d’épargne moyen se situe à 12 %, seuls nos voisins belges enregistrent un taux d’épargne supérieur au nôtre avec 17,2 %, les Allemands, eux sont passés d’un taux de 17,1 % en 2010 à 16,6 % en 2011. Alors que justifie un taux si important et en quoi illustre-t-il la conjoncture économique actuelle ?

Entre perte de confiance et incertitudes économiques

Philippe Crevel, économiste et secrétaire général du Cercle des épargnants, donne des premiers éléments de réponse dans un article du journal Les Echos du 29 mars dernier. Tout d’abord il l’explique par un aspect sociologique : « Il y a une forte tradition d’épargne de précaution, qui doit correspondre à nos racines paysannes, et le développement du crédit à la consommation est bien plus limité que dans les pays anglo-saxons ou d’Europe du Sud ».

L’analyse est pertinente et nous retiendrons surtout une expression : celle d’« épargne de précaution ». Il est certain qu’un taux d’épargne si haut est avant tout la traduction d’un malaise économique, d’une perte de confiance des Français en la politique gouvernementale et sa capacité à mener la France hors de la crise. Lorsque l’on sait que les ménages épargnant le plus ne sont autres que les ménages les plus aisés (selon l’INSEE, les ¾ de l’épargne totale des ménages sont générés par les 20 % des ménages les plus aisés), cela traduit pleinement le contexte actuel : cette perte de confiance s’étend à toutes les classes sociales, même les plus riches.

Dans sa note de conjoncture de mars 2012, l’INSEE explique que les Français ont constitué une épargne de précaution dès le début de la crise en 2008. Au plus fort de la crise, en 2009, le taux d’épargne atteignait les 16,5 % : il est aujourd’hui encore supérieur et à même atteint un pic de 17,1 % au troisième trimestre 2011 ! Qu’est ce qui explique un tel taux en 2011 ?

Selon Libération les raisons sont multiples :

Chômage en hausse, faible croissance, incertitude sur les revenus, crédits plus rares, hausse future des impôts… Tout cela conduit à une « incertitude sur le futur économique des ménages ». Résultat ? Les Français préfèrent sécuriser leurs économies plutôt que consommer. Et justement, quels sont les choix privilégiés des Français pour sécuriser leur épargne ?

The French paradox ?

Là encore l’année 2011 dénote : les Français se sont détournés de l’assurance-vie en septembre qui a subi une décollecte historique de 8,4 milliards d’euros, au profit du livret A qui a enregistré, lui, une collecte record de 21,6 milliards.

Paradoxalement, alors que tous les ingrédients semblent réunis (perte de confiance dans la politique économique, « épargne de précaution », « incertitudes économiques », volonté réelle de « sécuriser son épargne »…) l’or n’apparaît pas dans les bilans de l’INSEE ou du Sénat. Pourtant il semble être le placement le plus approprié dans un tel contexte comme le rappelait récemment Charles Sannat.

L’absence de l’or des différents rapports économiques est d’autant plus surprenante lorsque l’on sait que 77 % des Français le considèrent comme un placement sûr et qu’il est le 4ème placement préféré des Français selon le sondage IFOP d’AuCoffre.com.

Au vu de ces données, on se doute que le métal précieux ne doit pourtant pas être négligeable en terme de part d’épargne ! A titre d’information : Didier Bruneel, Directeur Général honoraire de la Banque de France, rappelle dans son livre « Les secrets de l’or » que « les professionnels du marché de l’or estiment que les Français détiendraient entre 3000 et 5000 tonnes d’or », c’est à dire plus que les réserves de la Banque de France (près de 2500 tonnes)… Voila qui semble mettre les choses au point !

Les grands mouvements de l’or

Vendredi, avril 6th, 2012

Marc Gentilhomme est un client d’aAuCOFFRE.com que nous avons rencontré lors la rencontre annuelle des membres le 3 décembre dernier. C’est au cours de nos échanges qu’il nous a parlé des vagues d’Elliott sur le ton de la confidence.

Dans son livre « Jouez gagnant face à la crise » paru en 2003 qu’il a co-écrit avec Jean-Marie Grégoire, il y livre sa méthode, basée sur les prévisions financières réalisées par Robert Prechter, grâce à la Théorie des vagues d’Elliott.

La méthode de Prechter qu’il a mis 40 jours à comprendre, nécessite beaucoup de travail en amont, une formation longue et un lexique particulier. Cette méthode qu’il a vulgarisée s’accompagne de prévisions et de recommandations. Une profonde mutation financière, économique et sociale nous attend. Bien que détachées les unes des autres et de structure différente, les crises de 2000, 2008 et la crise actuelle que nous traversons ne sont que les prémisses d’un changement en profondeur qui ne pourra s’effectuer sans que nous ayons hélas touchés le fond. Cette mutation s’accompagnera d’une chute du CAC 40, d’une remise en question de l’establishment, d’une nette dégradation sociale et de la remise en question totale de l’économie occidentale. Avec de telles prévisions, impossible de ne pas parler d’or. L’or que l’on voit revenir petit à petit dans le circuit des échanges monétaires, l’or dans lequel de plus en plus de Français investissent… Mais où en est-on en ce moment ? Est-ce encore le bon moment d’investir dans l’or ? Marc Gentilhomme répond à nos questions.

LORetLARGENT.info : Comment vous est venue l’idée d’écrire Jouez gagnant face à la crise ?

Marc Gentilhomme – J’ai co-écrit ce livre avec quelqu’un qui boursicotait, comme moi (NDLR : Jean-Marie Grégoire). Je l’ai rencontré en 2002, à l’époque où les marchés chutaient, il rédigeait une lettre d’analyse indépendante assez pertinente.

LORetLARGENT.info : Qui est Robert Prechter ?

Marc Gentilhomme – Prechter est l’écrivain et analyste financier qui a récupéré, exhumé et appliqué la méthode d’Elliott avec plus ou moins de succès. « At the crest of the tidle wave » est un livre de vulgarisation passionnant qui traite avant tout de la psychologie collective.

LORetLARGENT.info : Pouvez-vous nous en dire plus sur les vagues d’Elliott ?

Marc Gentilhomme – La théorie des vagues d’Elliott repose sur des phases de psychologie collective identifiables et répétitives. Chaque super cycle est composé de 5 vagues et dure à peu près le temps d’une vie humaine.

Dans chaque phase, il y a des comportements, des attitudes, un langage qui permettent d’identifier les différentes phases. L’humain a toujours le même comportement, car le cerveau marche toujours de la même façon. Les paniques spéculatives ne remontent pas aux années 2000. La plus marquante mais pas la première remonte à 1619 avec la crise des tulipes.

LORetLARGENT.info : En quoi consistent généralement les mouvements de psychologie collective ?

Marc Gentilhomme – Individuellement, les gens se retrouvent dans des comportements collectifs, des comportements bien sûr codifiés dont ils n’ont même pas conscience.

LORetLARGENT.info : Quel est le pourcentage de personnes à adopter ce comportement collectif ?

Marc Gentilhomme – A peu près 80% de l’humanité suit le troupeau, 10% sont rétifs, 10% sont indécis.

LORetLARGENT.info : Peut-on arriver à prédire avec les vagues d’Elliott ?

Marc Gentilhomme – A peu près tout. Quand on détermine que l’on est par exemple dans la vague 5, c’est le moment où tout le monde veut d’un actif. Prenons l’exemple de l’or par exemple. Quand tout le monde en voudra, que le collectif ne jurera que par ça, alors il sera déjà trop tard. Pour ceux qui auront eu le bon réflexe d’en acquérir avant, ça sera le bon moment d’en revendre… ou de le garder pour s’en servir de monnaie d’échange. Par contre, si on arrive à prévoir le type de vague dans laquelle on entre, il est plus difficile d’en prédire l’amplitude. Combien de temps la vague 5 peut-elle durer ? Sur le niveau et la durée des vagues, Elliott est muet sur le sujet.

LORetLARGENT.info : Dans quelle vague sommes-nous actuellement ?

Marc Gentilhomme – On distingue les mouvements ascendants des vagues par des chiffres et les mouvements descendants par des lettres. Ainsi on est dans la vague C, ce qui signifie que nous sommes dans la phase descendante de la vague 3. La vague de baisse actuelle peut durer jusqu’à 2017/2020.

LORetLARGENT.info : Comment définissez-vous une vague de type 3 ?

Marc Gentilhomme – Les vagues 3 sont des vagues de correspondance entre les phénomènes économiques et financiers.

LORetLARGENT.info : Quand saurons-nous que nous repartirons en vague 4, soit en vague de croissance ?

Marc Gentilhomme – Quand on observera un retour des gens à la terre, comme c’est déjà le cas en Grèce. Chacun voudra cultiver son lopin de terre, plus personne ne voudra exercer un métier très prisé en ce moment (NDLR : trader ?).

LORetLARGENT.info : Nous sommes encore loin de la phase « maniaque » de la vague 5, on peut donc encore acheter de l’or ?

Marc Gentilhomme – Tout à fait.

LORetLARGENT.info : Qu’est-ce qui fait repartir une vague à la croissance ?

Marc Gentilhomme – On repart généralement sur de nouvelles bases, cela peut être de nature financière, énergétique, médicale, scientifique… Pour qu’il y ait une vague, il faut une mode, un truc nouveau, il faut que tout le monde en veuille et que l’argent coule à flot.

LORetLARGENT.info : Que pouvez-vous prédire par rapport à l’or ?

Marc Gentilhomme – Que l’or papier est risqué, car sa valeur totale est plus importante que la base or. Donc c’est vers l’or physique qu’il faut se réfugier. L’or connaîtra une nouvelle forme d’endormissement comme dans les années 80, mais ce n’est pas demain la veille. Et il faudra alors en profiter pour en acheter !

LORetLARGENT.info : Que pouvez-vous annoncer d’autre ?

Marc Gentilhomme – L’immobilier va baisser mais ça n’est pas une surprise, sauf que nous l’avions prévu depuis un moment.

Malgré tout, il peut y avoir des surprises au niveau des prix, tout peut monter et on peut se retrouver en situation d’hyperinflation.

La remise en question des accords de Shengen était un cycle complètement annoncé, l’euro voué à l’échec, le terrorisme… Les grandes croyances ne sont pas encore effondrées sur l’Etat, mais l’interventionnisme pourrait connaître un sacré revers.

 

Un Processus de Kimberley pour l’or ?

Vendredi, mars 23rd, 2012

Début Mars, un article paru dans le quotidien 20 minutes exposait la face cachée de l’or et les dérives actuelles de l’exploitation du minerai. Avec la hausse de son cours, l’or suscite toujours plus les convoitises et donne lieu à tous les excès ! Les acteurs de son marché ne peuvent plus rester passifs et se doivent de réagir :

L’or serait-il alors à un tournant de son histoire ? C’est la question que l’on peut se poser et elle est légitime tant le métal précieux se retrouve au centre de préoccupations géopolitiques, économiques et écologiques de notre époque.

On ne parlera pas de véritable révolution mais au moins d’évolution : il y a actuellement une réelle prise de conscience sur l’éthique du marché de l’or.

Eco-responsabilité, respect des droits humains et sociaux : les enjeux relèvent plus d’une démarche profonde, avec une véritable conscience, que d’un simple effet de mode.

Comme nous le soulignions déjà au sein de notre dossier consacré aux techniques d’extraction de l’or, malgré ses caractéristiques parfaites, le métal jaune a un prix.

L’extraction et la production de l’or s’apparentent bien souvent à un véritable fléau. Un fléau tout d’abord écologique, l’or étant responsable d’importantes catastrophes environnementales, mais aussi un fléau humain, avec des conditions de travail des mineurs déplorables…

Sur le plan social, l’or est souvent le corollaire de violence et de trafic. Car quand son cours augmente, il est l’objet de toutes les convoitises (Hausse des cambriolages : la soif de l’or grandit, voir aussi notre dossier sur l’or et sécurité, etc.). On le sait, la hausse du cours de l’once a engendré une ruée d’un nouveau genre avec une augmentation de la criminalité liée à son marché sans précédent. Mais le phénomène ne se limite pas uniquement à la petite délinquance : il prend une ampleur toute autre lorsqu’il s’agit de guérillas qui prennent le contrôle d’exploitations minières.

L’or sur les traces du diamant ?

Dans son numéro double 1103-1104, Courrier International du 22 décembre 2011 qualifiait l’or de « nouvelle cocaïne » pour exprimer l’importance de la chose.

Les groupes armés sont nombreux à se départager les mines d’or en Amérique latine, et notamment en Colombie premier producteur d’or de la région. Crimes, intimidations, massacres, corruption, tout ceci n’est pas sans rappeler le commerce des « diamants de conflits » (également connus sous l’expression « diamants de sang » ou encore « diamants de guerre ») en Afrique. Le trafic de ces pierres sert à financer l’équipement militaire des groupes armés qui exploitent les mines. Cette crise politique et économique mondiale a été en partie enrayée par la signature du Processus de Kimberley en janvier 2003.

Cet accord signé par 74 pays vise à éviter que des diamants bruts liés à de tels conflits armés et provenant de mines dirigées par des groupes rebelles ne se retrouvent sur le marché mondial. Cette réglementation passe par le contrôle des importations et exportations des diamants bruts afin de pouvoir en certifier l’origine de la mine jusqu’au bout de la chaîne de production.

Le processus de Kimberley témoigne donc d’une prise de conscience et d’engagements éthiques internationaux pour la commercialisation des diamants. La question d’appliquer de tels principes pour le marché de l’or devient de plus en plus urgente…

Mais l’or, de par ses caractéristiques, pose des gros problèmes de traçabilité : une fois fondu il est impossible d’en garantir l’origine. Il va donc falloir trouver une parade efficiente qui ne peut que passer par une entente internationale afin d’attribuer à l’or et son marché son propre « processus de Kimberley ».

On l’a bien compris le métal jaune peut-être rouge, entaché de sang (« gold blood », comme celui qui constitue les Krugerrand en Afrique du Sud), mais il est aussi bien souvent noir du point de vue de l’environnement.

Qu’il s’agisse d’orpaillage légal ou illégal, l’extraction d’or est peu respectueuse de l’environnement. Dans les deux cas les procédés d’extraction font appel à des éléments chimiques (mercure et cyanure) qui viennent littéralement contaminer les sols et cours d’eaux adjacents aux sites miniers. Les dégâts sont tout simplement irréversibles pour l’écosystème… On abordait en détail ces méthodes d’extraction de l’or dans le dossier que nous leurs avions consacré en Février dernier.

Les ressources en or ne sont pas illimitées et il devient donc de plus en plus difficile de trouver le métal précieux ce qui va nécessairement conduire à l’utilisation de procédés toujours plus invasifs pour l’environnement !

Là encore il est grand temps d’intervenir et d’apporter une règlementation stricte à l’exploitation des mines aurifères. mais le désastre n’est pas qu’environnemental, il est aussi humain : les conditions de travail sont souvent peu respectueuses des droits de l’homme et l’exploitation des mines passe malheureusement fréquemment par l’exploitation des hommes.

Face à tous ces troubles il est nécessaire aux acteurs du marché de l’or de réagir et de redorer le blason de la pépite.

Dans notre prochain dossier « L’or vert : un métal soumis à une vraie démarche qualité », nous vous parlerons de tous les labels et toutes les organisations qui veillent au respect d’une extraction plus respectueuse de l’environnement. Ce qui passe nécessairement par des normes strictes et des contrôles rigoureux !

Grande enquête sur les Français et l’or

Vendredi, mars 16th, 2012
Les Français et leur épargne

Les Français et leur épargne

AuCOFFRE.com a demandé à l’institut de sondage IFOP de réaliser une enquête sur les rapports des Français avec l’or. Plusieurs grandes questions ont été abordées : les organismes financiers dans lesquels ils ont le plus confiance, leur façon de gérer leurs économies, l’idée qu’ils se font de l’or… L’enquête nous apprend une mine de renseignements sur les relations qu’entretiennent les Français avec leur argent.

Objectifs et méthodologie
La plateforme AuCOFFRE.com a voulu connaître et mesurer la perception qu’ont les Français de l’or, leurs attentes et leurs freins.
Pour procéder, l’Ifop a scrupuleusement respecté les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage. L’étude a été réalisée fin février 2012 sur un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Les Français assez traditionnels
Concernant les organismes financiers, la plupart des personnes sondées déclarent à 73% avoir confiance dans les banques publiques comme la Banque Postale : une confiance qui s’accroit avec l’âge (82% chez les + de 65 ans), les revenus mensuels (84% chez les + de 4500 euros) et la localisation (82% chez les personnes vivant dans le Sud-Ouest). Au niveau des tendances politiques, ce sont les sympathisants du Modem qui ont le plus confiance dans les établissements financiers publics (85%).

Au contraire, les Français sont 93% à ne pas faire confiance aux traders. Ils ne sont que la moitié à faire confiance aux banques privées et aux organismes d’émission de monnaie électronique non bancaires (comme PayPal ou MoneyBookers) : des chiffres qui traduisent encore un certain conformisme vis-à-vis des institutions bancaires.

Concernant le placement de leur épargne, les Français plébiscitent à 87% le livret de Caisse d’Epargne et le Livret A. Viennent ensuite le compte bancaire classique (71%), l’assurance-vie (65%), l’or (60%). Depuis 1968, il y a 23% de Français en plus qui privilégient le métal précieux comme placement : c’est le mode de placement qui a enregistré la plus forte augmentation.

En revanche, ils sont la moitié à penser que c’est plutôt une mauvaise chose de déposer son argent sur un compte non bancaire, 57% d’acheter des actions, et 73% de garder l’argent chez soi : ce qui fait montre d’une certaine sagesse en matière d’économies.

Les Français et l’or
Sur l’or comme moyen de conserver ses économies, ce sont les plus jeunes (de 18 à 24 ans à 61%) et la tranche des 50/64 ans (64%) qui ont le plus confiance dans l’or, avec une majorité (68%) chez les CSP+, des revenus moyens de 1500 à 2299 euros (64%) et une majorité de sympathisants Modem (71%). La moitié des Français (51%) trouve que l’or est un placement fiable pour ses économies.

Même si la plupart reconnait que l’or est une valeur refuge (84%), un placement sûr (77%), un investissement d’avenir dont la valeur ne cesse d’augmenter (68%), les Français font encore montre d’un certain attentisme sur l’or. Une moitié seulement des Français se dit prêt à épargner une partie de ses économies dans l’or (51%) dont un bon tiers sous forme d’or physique.
Des idées reçues telles que « l’or est un produit réservé aux personnes fortunées » courent encore chez 60% des Français, de même que sa provenance est douteuse (57%) et son extraction extrêmement polluante (73%).

L’or, un actif au potentiel énorme
Malgré leur confiance dans cet actif tangible, les Français sont encore réticents à acheter de l’or sur internet (à 88%), le plus souvent à cause du mode de transaction.

L’enquête prouve que les Français sont souvent perdus sur le mode d’achat de l’or. Si la grande majorité de la population n’ose pas encore franchir le pas, cela signifie que le potentiel de l’or est encore intact et que nous sommes loin, très loin, d’un effet de bulle.

La crise augmente, les braquages aussi

Mardi, mars 13th, 2012

Conséquence directe de la crise, les vols et les braquages de bijouteries ont été multipliées par 3 en 5 ans. Les vols à main armée ont quant à eux augmenté de 25%.  Le braquage d’une bijouterie hier matin, à Bordeaux, en plein dans le Triangle d’or, vient grossir les rangs de cette tendance hélas à la hausse.

Lundi 12 mars, ce sont trois malfaiteurs d’une vingtaine d’année, venant de Lyon, qui ont séquestré et ligoté la gérante et deux employés de la bijouterie Prévôt, rue Franklin, en plein cœur du triangle d’or (Cours d’Intendance – Cours Georges Clémenceau – Allées de Tourny) et sommé de leur remettre un important butin (constitué de bijoux en or) sous la menace d’une arme.

La violence, autre corollaire du cours haut de l’or
Heureusement, il n’y a eu ni coup de feu échangé, ni effusion de sang, la violence étant un autre corollaire à la hausse du cours de l’or. Trois bijoutiers ont quand même péri l’an dernier au cours de braquages. L’or attire tant de convoitises que les vols à l’arrachée se sont eux aussi multipliés : les signes extérieurs de richesse sont devenus très risqués !

Il ne vous arrivera rien de tel avec des pièces d’or ou des lingots en coffre, encore faut-il que celui-ci ne se trouve pas chez vous, car les séquestrations à domicile ont elles aussi augmenté. Rien de plus facile pour des malfrats de plus en plus aguerris que de « faire cracher » des codes  de coffre-fort ou de cartes bancaires…

Extraction de l’or : l’évolution est en marche !

Jeudi, février 23rd, 2012

On ne cesse de vous parler de l’or sur loretlargent.info : de sa valeur, son économie, sa fiscalité, sa répartition, etc… Mais jamais nous n’avons concrètement abordé la production de l’or. On l’a évoqué ici et là au détour de quelques notes de blog mais, techniquement quel est le processus d’extraction et de production du métal précieux ? Comment passe-t-on d’une pépite, d’un minerai, à un Krugerrand, un lingot ou encore un Napoléon ?

Ces questions méritent d’être soulevées car non seulement elles sont intéressantes d’un point de vue technique mais elles révèlent également quelques parts d’ombres dans l’extraction du noble métal…

Pour bien comprendre les différentes techniques d’extraction d’or et leurs évolutions il est nécessaire de les aborder dans un premier temps sous un angle historique.

Les âges d’or…

L’extraction de l’or remonte d’une certaine façon à la nuit des temps : le métal a toujours été très prisé par l’homme, on le retrouve dans toutes les grandes civilisations et il a très vite été adopté en tant que monnaie sous forme de pièces d’or.

En dehors de l’Antiquité, l’histoire de l’or prend surtout une dimension importante au XIVème et XVème siècle avec la conquête du Nouveau Monde et la découverte des Amériques motivées par la recherche du précieux métal. Ces nouvelles terres regorgent d’or et les civilisations locales, notamment Aztèques et Incas, vont faire l’objet de véritables massacres permettant aux Espagnols et Portugais de s’emparer de leur or et exploiter les mines alentours.

Il faut cependant attendre encore quelques siècles pour voir les prémices d’une évolution des techniques d’extraction de l’or.

En vérité, tout va se jouer au milieu du 19ème siècle avec la conquête de l’Ouest américain influée par la ruée vers l’or californienne. C’est là qu’apparaissent les « chercheurs d’or » comme on les conçoit aujourd’hui. Ceux sont ces premiers « pionniers » qui vont véritablement participer au développement des techniques d’extraction de l’or qui étaient à l’origine très rudimentaires et artisanales.

On retrouve le descriptif précis de ces techniques dans l’ouvrage intitulé « L’Or » de Henri Hauser paru en 1901, véritable trésor d’information sur ces techniques d’orpaillage « vintage » !

On y trouve donc :

• La technique du lavage à la batée : instrument que les chercheurs d’or plongeaient dans une rivière en imprimant une série de mouvements giratoires de façon à récupérer les paillettes ou pépites d’or du cours d’eau.

• Le long-tom : sorte de rampe dans laquelle le courant de l’eau vient remplacer le mouvement de bascule manuel effectué par l’orpailleur avec la batée (moins fastidieux et plus productif que la batée).
• Le sluice : dérivé « industriel » du long-tom qui permet de détourner un canal.

• L’extraction hydraulique : cette technique consiste à utiliser un canon à eau directement sur la roche pour extraire les sédiments et récupérer l’or qui se dépose par la suite au fond des sluices.

On peut voir à travers ces quelques exemples typiques et traditionnels d’extraction d’or que ces techniques ont connu, déjà à l’époque, de nombreuses évolutions. Dans une logique de rendement, l’utilisation d’explosifs pour extraire l’or du quartz s’est par la suite généralisée.

La révolution industrielle de l’or

Des techniques vintages, traditionnelles et artisanales, nous sommes passés à des processus toujours plus productifs.

Tout ceci débouche sur une véritable (et inévitable) industrialisation de l’extraction de l’or : le rendement et la productivité ont pris le pas sur l’esprit des pionniers de l’époque.

De nos jours les mines ressemblent davantage à des usines voire à des laboratoires. Divers procédés chimiques y sont employés pour extraire l’or.

Ainsi on utilise la lixiviation qui consiste en l’extraction par utilisation d‘un solvant, le cyanure, pour extraire l’or (on parle alors de cyanuration). L’utilisation du mercure pour amalgamer l’or, c’est-à-dire créer un alliage, est également très répandue. Enfin, l’acide nitrique joue lui aussi un rôle important dans le traitement de l’or puisqu’il va permettre d’en extraire le fer.

Cyanure, mercure, acide nitrique… l’extraction d’or est de nos jours beaucoup plus proche du tableau périodique de Mendeleïev que du portrait authentique de mineurs de l’Ouest !

La face cachée de l’or ou le revers de la médaille…

Avec les procédés chimiques utilisés dans l’exploitation contemporaine des mines et de l’extraction d’or, le métal précieux est entaché d’un lourd impact sur l’environnement.

Cette exploitation des minerais est en effet extrêmement polluante et, écologiquement parlant, l’or se paye au prix fort !

1. L’exploitation minière

En fait c’est l’ensemble de la chaîne de production de l’or qui est concernée : avant même l’intervention des substances chimiques on peut déjà remettre en cause la « simple » exploitation minière. Cette exploitation est souvent bien peu respectueuse de l’environnement, elle est même l’une des principales causes de la déforestation en Amazonie !

2. Mercure

Le mercure utilisé dès l’origine par les premiers orpailleurs pour extraire les impuretés de l’or est très néfaste sur l’environnement. Souvent rejeté directement dans les cours d’eau par les chercheurs d’or, le mercure est une véritable catastrophe écologique. Les premiers concernés étant bien évidemment les orpailleurs qui manipulent et inhalent les émanations de mercure à longueur de journée, mais c’est véritablement tout l’écosystème qui est touché.

3. Cyanure

Le mercure n’est pas le seul responsable, le cyanure est tout aussi dangereux et la contamination des eaux et sols qu’il engendre vient polluer les nappes phréatiques sur le long terme.

L’histoire de l’exploitation et de l’extraction de l’or n’est donc pas totalement « dorée » et son industrialisation vient « légèrement » ternir l’éclat du métal précieux.

De l’or « sale» vers l’or propre

C’est face à ce constat sans appel que se développe, encore timidement, le principe de l’extraction propre ou encore « clean extraction ». Elle correspond à une conviction, éthique et déontologie que certains professionnels du secteur ont à cœur de développer.

On ne peut plus ignorer l’impact de l’extraction de l’or sur l’environnement et, bien plus qu’un lobbying écologique, c’est une véritable prise de conscience qui frappe certains industriels.

C’est notamment la démarche de l’usine de raffinage d’or de Valcambi :

Cette usine suisse, partenaire du groupe minier américain Newmont, a développé une chaîne de production éco-responsable répondant à un cahier des charges très stricte en matière d’écologie.

Ainsi, en dehors du professionnalisme de ce raffineur haut de gramme et de sa reconnaissance internationale, la chaîne de production de Valcambi offre une traçabilité sur l’or sans équivalents.

Au sein de cette usine, l’or issu d’une extraction propre (sans cyanure ni mercure) n’entre jamais en contact avec de l’or ne respectant pas le cahier des charges de la clean extraction : cet or propre n’est jamais « pollué » ou « contaminé ».

Afin de garantir le respect de ces engagements plus de 55 000 analyses sont effectuées chaque année aux différentes étapes de la chaîne de production éco-responsable de Valcambi. Ces contrôles sont effectués par des organismes indépendants, ou bien directement par le gouvernement Suisse, garantissant 100 % de transparence !

C’est cette rigueur et ce professionnalisme qui ont conduit Aucoffre.com à faire appel au raffineur de Valcambi pour produire la Vera Valor, pièce-lingot issue de l’extraction propre.

Cette pièce-lingot garantie donc un or propre et permet une traçabilité à 100 % : de l’extraction jusqu’au coffre !

L’or qui compose la Vera Valor répond donc à l’ensemble des critères de la charte « Extraction Propre » et est extrait dans le plus pur respect de l’homme et de l’environnement.

Cette charte établie par Aucoffre.com et Valcambi repose sur 3 engagements essentiels :

1- extraction avec le moins d’impact possible sur l’environnement (sans cyanure ni mercure)
2- respect des conditions salariales et sociales des travailleurs
3- interdiction de faire travailler les enfants.

Il s’agit donc d’une véritable éthique et déontologie professionnelle que souhaite développer, ensemble, Aucoffre.com et Valcambi. L’objectif étant de responsabiliser et sensibiliser professionnels, industriels et consommateurs.

Ouvrier, un métier en or !

Vendredi, février 17th, 2012

Plutôt que jouer au loto, il fait bon être ouvrier en ce moment. Les chances de remporter le gros lot sont aussi minces qu’à la Française des Jeux mais le butin a infiniment plus de valeur, surtout par les temps qui courent, puisqu’il est en or, et pas en euros !

De l’or tombé du ciel
A peine quelques mois après la découverte de 2000 pièces d’or par un ouvrier qui effectuait des travaux dans une maison à Langres, des « collègues » ont fait une découverte miraculeuse dans la maison d’une famille du champagne, aux Riceys : près de 500 pièces de 20 dollars en or. Le montant de la trouvaille est estimé à 750 000 euros !

C’est 7 à 8 fois plus que le trésor découvert dans la maison du philosophe Diderot fin novembre dernier. C’est en cassant le plafond du bâtiment de la Maison Bonnet, destiné à accueillir les vendangeurs, que les ouvriers ont fait une sacrée découverte le 9 février dernier : 497 pièces en or – soit 17 kg – leur sont tombées dessus ! Les pièces de 20$ en or, cachées dans de petits portemonnaies coincés entre deux solives, ont été frappées entre 1851 et 1928.

Qui est l’inventeur ?
Déterminer qui est « l’inventeur du trésor » selon les termes consacré par la loi va être une tâche délicate. Car si un seul ouvrier est tombé sur les pièces (ou qu’elles lui sont plutôt tombées dessus), d’autres étaient présent lors de la découverte et participaient aux mêmes travaux.
Une chose est sûre, la moitié du trésor reviendra de droit à la maison Bonnet et l’autre aux employés qui ont fait la découverte : mais auxquels précisément ?

Une découverte qui tombe vraiment à point nommé quand on connait le cours de l’or et que l’euro est gravement menacé d’extinction…

Fiche pays : les Français et l’or

Mercredi, février 8th, 2012
Napoléon or 100 Francs

Napoléon or 100 Francs

Nous inaugurons un petit tour du monde des pays et l’or. Dans cette première fiche, nous aborderons les rapports qu’entretient la France avec le métal jaune, comment celui-ci en a ponctué l’histoire et quelques chiffres sur l’or détenu dans nos coffres.

L’or de la France en chiffres
En Janvier 2012, la France est le 5e pays à détenir la plus importante quantité d’or mondiale avec 2,435.4 tonnes. Avec la crise, c’est l’Europe toute entière qui a manifesté une forte demande en or avec 30% de la demande en lingots et pièces en or (ce qui a propulsé la croissance de la demande en or à 135% en Europe en 2011).

Les rapports des Français avec l’or
La plus forte croissance de cette demande a été observée en France avec une demande approchant les 4,9 tonnes au dernier trimestre 2011 contre 3 tonnes à la même période en 2010. Ce qui témoigne et de l’appétence des Français en matière d’or, de leur confiance dans ce produit et d’une peur face à la crise de la dette souveraine dans la zone euro. L’or est perçu par les Français comme une valeur refuge qui peut les protéger contre le ciel qui pourrait leur tomber sur la tête.

L’histoire a tissé des liens très étroits entre les Français et l’or. Les pièces en or ont été l’occasion pour les nombreux souverains successifs de marquer leur règne en les frappant à leur effigie. De la Gaule à notre époque, les pièces d’or françaises sont le témoin d’un passé historique riche et glorieux.

L’histoire des pièces d’or en France
Au 7e siècle, Saint Eloi, patron des orfèvres, frappa la première monnaie d’or royale sous le règne du roi Dagobert. Un siècle plus tard, le denier d’or fut frappé sous Pépin le Bref et le solidus sous Louis le Pieux, roi des Francs au début du 9e siècle, avant que la monnaie d’or disparaisse de la circulation pendant 3 à 4 siècles.

Il faudra attendre la seconde moitié du 12e siècle, sous le règne de saint Louis pour voir apparaître l’écu d’or en 1266. Mais la première monnaie d’or frappée en quantité importante fut l’agnel d’or sous Philippe le Bel, en  1311. En 1549, le roi Henri II fut le premier souverain dont le portrait figurer sur une monnaie d’or (le henri d’or). Le 17e siècle verra émerger la série des louis d’or avec le règle de Louis XIII, avec une profusion de séries sous Louis XV. Les premières monnaies d’or napoléoniennes furent des pièces de 20 francs et 40 francs, avec les Français entretiennent une véritable histoire d’amour. Ce sont des pièces d’or d’investissement par excellence.

Depuis la crise des subprimes en 2008, les Français sont devenus plus acheteurs que vendeurs d’or, délaissant les assurances-vie et l’immobilier, leurs placements habituels préférés.

Coffre forts et porte-monnaie biométriques : la « sécurité » à quel prix ?

Lundi, janvier 30th, 2012

En matière de sécurité la mode est au biométrique. Le marché tend à se développer pour les coffres forts et autres systèmes de sécurité, destinés aux particuliers. Les coffres forts biométriques sont sensés garantir une inviolabilité totale. Basés sur la reconnaissance digitale ils offriraient une garantie de sécurité plus efficace qu’un coffre-fort traditionnel. Ces dispositifs se déclinent en portemonnaies biométriques (à 825$ !) qui ne s’ouvrent que par le sésame des empreintes digitales du propriétaire. Mais sont-ils vraiment efficaces ?

Le biométrique : la solution ultime pour les particuliers?

Aucun système n’est véritablement infaillible et le biométrique a également ses limites. On ne cesse de vous dire que la hausse du cours de l’or a entrainé une recrudescence de la criminalité : une augmentation du nombre de délits liés à l’or mais aussi une aggravation dans la violence de ces derniers. Les faits divers ne cessent de donner raison à nos mises en garde répétées. Pas plus tard qu’hier une dépêche de RTL.fr du mercredi 24 janvier venait encore une fois attester de la gravité de cette nouvelle criminalité.

Un vendeur d’or a été séquestré et torturé au fer à repasser par trois individus qui souhaitaient s’emparer du contenu du coffre fort de son commerce. Les malfrats sont allés jusqu’à le menacer de lui couper les doigts pour pouvoir ouvrir le coffre fort biométrique de la boutique !

Malheureusement pour les particuliers, les coffres forts biométriques ne sont d’aucune sécurité face à de telles formes de violences et menaces physiques de la part des malfaiteurs. On le répète encore : la seule véritable solution est définitivement de ne pas conserver son or chez soi et d’externalisation la garde de ses pièces, bijoux et lingots d’or.

Hausse des cambriolages : la soif de l’or grandit !

Jeudi, janvier 19th, 2012

Cambriolage

Cambriolage corollaire de la hausse du cours de l'or

Les chiffres parlent d’eux- même : sur l’année 2011 on observe une hausse des cambriolages des résidences principales et secondaires de 16% !

Le journal Le Parisien y consacre un article le mardi 18 janvier, et la cause de cet élan de délinquance en est toute trouvée : la hausse du cours de l’or !

On parlait déjà de cette ruée vers l’or d’un nouveau genre dans notre dossier consacré à l’or et la sécurité. Là les chiffres du bilan de la délinquance 2011 viennent définitivement attester nos mises en garde : l’or est traqué par les bandits!

Le constat est double car d’une part le nombre de cambriolages chez les particuliers a significativement augmenté mais leur violence s’est également accentuée. Ici on ne parle plus de « petits malfrats » isolés mais bel et bien de véritables raids organisés. Les autorités et les divers systèmes de sécurité semblent impuissants face à cela : les coffres forts sont tout simplement emportés par les malfaiteurs et ces derniers n’hésitent même plus à recourir à la séquestration…

Sur loretlargent.info on ne cesse de vous mettre en garde sur le danger de conserver de l’or chez soi : il est vraiment préférable de le mettre à l’abri auprès de professionnels qui offrent un tout autre niveau de sécurité. Au vu des prévisions et perspectives annoncées pour le cours de l’or sur l’année 2012 ce phénomène ne semble pas près de s’arrêter. Il est donc encore temps de se tourner vers des infrastructures capables de définitivement sécuriser votre épargne comme le propose AuCoffre.com. A bon entendeur !

Des lingots d’or dans le métro

Dimanche, janvier 1st, 2012

Mise à jour du 03/01/2012 – 16:42 : Lu sur le Figaro, d’après les dernières informations de l’enquête les lingots retrouvés dans le RER ne sont pas en or. L’article du journal cite la commissaire Lénaig Le Bail : «Les analyses ne permettent pas encore de déterminer de quel genre de métal il s’agit». Joli buzz pour la RATP. On vous tient au courant de la nature du métal quand on en saura plus.

L’or monopolise définitivement l’actualité, lorsqu‘il ne fait pas l’objet d’un dossier spécial dans les médias (voir notre note sur le Courrier International), on le retrouve dans la rubrique fait divers. En guise d’explosifs, le sac « désamorcé » par le service de déminage dans le RER B vendredi dernier contenait en fait des lingots d’or.

C’est une valise abandonnée dans un wagon de la ligne du RER B qui a alerté les usagers, le personnel de la RATP et la police la veille du réveillon. La stupeur a laissé place au déconcertement le plus total quand après avoir fait exploser le sac, les artificiers ont découvert qu’il renfermait en fait une vingtaine de lingots d’or.

Selon l’AFP, les enquêteurs sont maintenant à la recherche du propriétaire « étourdi » qui aurait « égaré » son bagage dans la rame. Au vu de la valeur du contenu de la valise l’hypothèse d’une simple omission est sérieusement remise en cause par les policiers en charge de l’affaire. Les enquêteurs pensent que le bagage aurait volontairement été abandonné dans le RER B. Mystère quant à la provenance des 20 lingots fondus et non marqués, qu’on ne peut donc pas tracer. L’or accompagne souvent les trafics et l’origine de ces lingots est donc plus que suspecte.

En attendant, selon l’article 716 du code civil, «le trésor est toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété et qui est découverte par le pur effet du hasard». Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le magot reviendrait donc à la RATP et au conducteur de rame qui a donné l’alerte, en l’absence vraisemblable de propriétaire.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "