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Archive for the ‘Trésor’ Category

L’Espagne récupère ses pièces d’or et d’argent, un véritable trésor du passé.

Mercredi, avril 18th, 2012
Vera Valor

 

Pièces d’or du trésor (photo d’Europapress)

Ceci est un grand titre d’actualité en Espagne (noyée parmi les nouvelles politiques et les autres sujets de crise), l’arrivée de 595.000 pièces d’or et d’argent, qui sont à l’origine d’un pleito qui a duré plus de 5 ans entre le gouvernement espagnol et la société américaine Odyssey.

Cette dernière avait découvert en 2007 les restes du naufrage de “Nuestra Señora de las Mercedes” mais avait affirmé les avoir découverts dans les eaux internationales, transferrant en Floride le trésor sans en informer les autorités espagnoles et maintenant en secret la localisation exacte des restes du naufrage.

Pour l’Espagne, ceci représente une valeur historique en plus d’être monnétaire, puisqu’elle fait partie ‘du patrimoine historique fondé sur la tombe de 250 marins et citoyens espagnols morts lors du naufrage’.

Les tribunaux américains ont tranché en faveur de l’Espagne parce qu’ils estimaient que la société américaine avait découvert les restes d’un navire de guerre espagnol alors sous souveraineté espagnole.

Par ordonnance d’un juge fédéral des Etats-Unis, la société américaine Odyssey a finalement dû restituer le trésor à l’Espagne – celui-ci est arrivé à Madrid en début du mois de Mars et se trouve maintenant au Ministère de la Culture.

Au total, la valeur du trésor oscille autour de 500 millions de dollars et pèse quelques 23 tonnes – représentant le plus grand trésor sous-marin jamais découvert à ce jour. L’attaché de presse du Ministère de la Défense Miguel Morer déclara : “Tout cela est en très mauvais état de conservation du fait que le trésor a passé les 208 dernières années dans les fonds marins et se retrouve à nouveau immergé pour être mieux préservé’.

Selon le vice-président d’Odyssey, cela a été sans aucun doute une grande perte, et décourage tous travaux d’exploration archéologique sous-marin.

‘Beaucoup d’articles d’intérêt potentiel pour l’Espagne seront gardés secrets ou au pire, jetés ou vendus sur la plateforme de eBay’ a-t-il déclaré.

A espérer qu’il n’en soit pas ainsi.

Le Musée de la Monnaie de Colombia situé dans le quartier de ‘La Candaleria’ de Bogota.

Mercredi, avril 18th, 2012

Musée de la Monnaie de Bogota

Pour tout passionné de numismatie voyageant en Colombie et tout particulièrement à Bogota, il y demeure un endroit qu’il ne doit pas omettre de visiter, celui du ‘Musée de la Monnaie’, situé dans le quartier populaire de la ‘Candelaria’.

Comme nous l’évoquions dans notre article sur le Musée de la Monnaie de Madrid, nous souhaitons dédier un petit paragraphe à ces institutions qui font partie de la mémoire historique de la numismatie et de nos pays – sans lesquelles nous ne pourrions partager aucune affection pour les collections ni d’intérêt d’investissement dans ces pièces précieuses qui protègent tant notre patrimoine personnel comme le sont les pièces d’or -  ainsi, nous parlerons de l’histoire du Musée de la Monnaie Colombienne.

Les pays d’Amérique Latine ont toujours eu un lien très fort avec l’histoire de l’or – de ce fait, nous allons leur dédier un espace relatant leur histoire et l’analyse de leurs pièces, celles qui sont les plus représentatives et tant prisées et appréciées de ses habitants.

Le roi Felipe III d’Espagne ordonna la fondation de cet emblématique Musée de la Monnaie à Santa Fé de Bogota et confia les travaux à l’ingénieur Alonso Turrillo de Yebra.

La frappe de pièces commença en 1621 dans un des premiers locaux construits à Bogota. L’histoire de ce Musée de la Monnaie est très importante puisque ce fut l’endroit où furent fabriquées les premières pièces d’or d’Amérique “macuquinas”, lesquelles furent nommées ‘doublons ou refrappes’.

Certaines furent frappées à Cartagène des Indes et d’autres à Santa Fé de Bogota. C’est seulement une dizaine d’années plus tard que furent autorisées les frappes d’or dans les Musées de la Monnaie du Mexique et du Pérou.

Premières pièces frappées (BANREP)

Son infrastructure s’améliora peu à peu, allant d’un simple petit atelier de forgeron situé sur un seul niveau au Musée actuel, doté d’un beau style architectural andalou avec une touche d’air provincial de l’époque colonniale.

Santa Fe de Bogota fut la capitale de la Vice-royauté espagnole de la Nouvelle-Grenade, accueillant ainsi les vice-rois, les juges de l’Audience-Royale, le Clergé, les Capitaines des Tercios d’Espagne et bien entendu Gonzalo Jiménez de Quesada, son fondateur.

Le volume de travail devenant de plus en plus important en terme de volume, les responsables de ce musée se virent contraints au fil du temps de le réformer afin de répondre aux besoins. Un demi-siècle après son inauguration, c’est Felipe VI en personne qui ordonna son extension – au début, la frappe était très artisanale mais avec les divers changements implémentés, les machines commencèrent à être utilisées.

Leur butin fut très convoitisé durant les émeutes qui eurent lien dans la capitale Colombienne, mais a heureusement survécu à toutes ces attaques, y compris naturelles, notamment lors des tremblements de terre.

De nos jours, nous pouvons apprécier le même musée que celui de voilà quelques siècles, qui fut réinauguré par le Vice-roi Solis en 1756.

Le Musée de la Monnaie de Bogota est reconnu comme étant un Monument National, titre qui lui fut concédé en 1975 suite au décret 1584, dépendant actuellement de la Banque de la République de Colombie.

A l’intérieur, nous pouvons parcourir tous les faits les plus importants de l’histoire du pays, l’histoire du musée en elle-même et de toutes les pièces et billets fabriqués durant tous ces siècles.

 

 

Ouvrier, un métier en or !

Vendredi, février 17th, 2012

Plutôt que jouer au loto, il fait bon être ouvrier en ce moment. Les chances de remporter le gros lot sont aussi minces qu’à la Française des Jeux mais le butin a infiniment plus de valeur, surtout par les temps qui courent, puisqu’il est en or, et pas en euros !

De l’or tombé du ciel
A peine quelques mois après la découverte de 2000 pièces d’or par un ouvrier qui effectuait des travaux dans une maison à Langres, des « collègues » ont fait une découverte miraculeuse dans la maison d’une famille du champagne, aux Riceys : près de 500 pièces de 20 dollars en or. Le montant de la trouvaille est estimé à 750 000 euros !

C’est 7 à 8 fois plus que le trésor découvert dans la maison du philosophe Diderot fin novembre dernier. C’est en cassant le plafond du bâtiment de la Maison Bonnet, destiné à accueillir les vendangeurs, que les ouvriers ont fait une sacrée découverte le 9 février dernier : 497 pièces en or – soit 17 kg – leur sont tombées dessus ! Les pièces de 20$ en or, cachées dans de petits portemonnaies coincés entre deux solives, ont été frappées entre 1851 et 1928.

Qui est l’inventeur ?
Déterminer qui est « l’inventeur du trésor » selon les termes consacré par la loi va être une tâche délicate. Car si un seul ouvrier est tombé sur les pièces (ou qu’elles lui sont plutôt tombées dessus), d’autres étaient présent lors de la découverte et participaient aux mêmes travaux.
Une chose est sûre, la moitié du trésor reviendra de droit à la maison Bonnet et l’autre aux employés qui ont fait la découverte : mais auxquels précisément ?

Une découverte qui tombe vraiment à point nommé quand on connait le cours de l’or et que l’euro est gravement menacé d’extinction…

L’Espagne et les Etats-Unis se disputent des pièces d’or

Lundi, février 6th, 2012

Depuis près de cinq ans, l’Espagne et les Etats-Unis se disputaient un trésor sous-marin contenant pas moins de 600 000 pièces d’or et d’argent. Le tribunal d’Atlanta, aux Etats-Unis, vient de trancher, cédant à cette découverte la paternité espagnole.

Retour sur les conditions de la découverte

En mai 2007, les plongeurs d’une entreprise nord-américaine baptisée Odyssey découvrent 17 tonnes d’un trésor inestimable dans la carcasse d’un vaisseau. C’est là, au large du détroit de Gibraltar qu’ils ont en effet mis la main sur ce butin d’une valeur de 375 millions d’euros. Inquiets de ne pas en pouvoir en profiter, les plongeurs refusent de révéler la nationalité et l’emplacement de l’épave et retournent en Floride, pièces sous le coude.

Une bataille judiciaire sans précédent

L’épave étant située dans les eaux territoriales internationales, l’Espagne ne pouvait légalement pas réclamer ce butin. Mais les recherches ont fini par mettre en évidence l’origine du navire : il s’agissait d’une frégate espagnole nommée « Nuestra Senora de Las Mercedes », coulée par les canons britanniques en octobre 1804 et emportant avec elle les 607 621 pesos.

Les tribunaux de Tampa en Floride et d’Atlanta au Texas ont donc refusé le recours en justice des « chercheurs de trésors ». Dans quelques semaines, le trésor sera de retour au bercail, à Madrid, sous haute surveillance.

Avec le cours actuel de l’once d’or à 1743,70$ (son plus haut taux depuis des mois), on comprend que l’Espagne, exsangue, n’ait pas lâché l’affaire !

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "