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Archive for the ‘USA’ Category

Etats-Unis : vers un retour à la monnaie-or ?

Mercredi, mai 2nd, 2012
Vera Valor

La dépréciation inéluctable des monnaies et en particulier celle du dollar, avec un maintien artificiel des taux bas, risque d’être l’une des principales préoccupations des économistes (et pas seulement) pour cette année 2012. Une crise de confiance qui déclenche peu à peu une véritable remonétisation de l’or.

Peu à peu les consciences se réveillent et le fonctionnement des infatigables planches à billets que les Etats actionnent à tour de bras ne dupe plus grand monde.

En agissant de la sorte les Etats déprécient la monnaie qu’ils éditent : car où est l’idée de confiance, notion essentielle à la monnaie fiduciaire, si les Etats créent de la monnaie à leur bon gré ? Alan Greenspan, l’ancien Président de la Réserve fédérale américaine l’avouait et l’exprimait le plus simplement du monde en août 2011 : « Les Etats-Unis peuvent rembourser n’importe quelle dette parce qu’ils peuvent toujours imprimer de la monnaie pour le faire »… Sauf que ce qui est rare est cher… Or, où est la valeur d’un vulgaire bout de papier imprimé et imprimable à l’infini ?

Le dollar, un roi (bientôt) déchu ?

Le dollar est de plus en plus contesté et les Etats, les BRICS en tête, ne lui accordent plus ou peu confiance. Et comme nul n’est prophète en son pays, c’est au sein même des Etats-Unis, où l’étalon or avait été aboli, que l’or redevient monnaie d’échange.

En Mars 2011 l’Etat de L’Utah avait adopté un projet de loi qui reconnaissait l’or et l’argent comme monnaie de change.

L’idée a fait des émules et comme le rapporte un article dans lemonde.fr, nombreux sont les Etats qui suivent la trace de l’Utah.

La Caroline du Sud y va aussi de son projet de loi pour instaurer or et argent comme monnaies légales au sein de l’Etat. Au sein du Tennessee, de la Géorgie, du Colorado, de l’Iowa et du Minnesota des hommes politiques se démènent également pour rétablir la monnaie-or. La remonétisation de l’or est en marche !

La figure la plus emblématique de cette « révolte » est sûrement le représentant républicain du Texas, Ron Paul, véritable partisan du libertarianisme. La vision de cet élu est on ne peut plus claire : il souhaite abolir la Réserve fédérale et son pouvoir à créer de la monnaie. Comme le rappelle l’article de lemonde.fr, le slogan politique de Ron Paul (visible sur son site) est tout aussi explicite : « Peace, Gold, Liberty », un beau programme !

La Buffalo américaine

Vendredi, avril 27th, 2012
American Buffalo Gold Coin

American Buffalo Gold Coin - 1 OZ

La dernière-née des pièces d’investissement américaine est tout un symbole. Avec ses caractéristiques exceptionnelles, la jeune pièce a tous les atouts requis pour concurrencer l’historique Eagle et faire sa place au sein des « pièces bullion ». La Buffalo, éditée en 2006, juste avant la crise des subprimes, a pu répondre à l’explosion de la demande en or physique qui a sévi aux Etats-Unis.

Description
Les dessins qui figurent sur l’avers et le revers (un Indien et un bison) ont été inspirés par ceux créés par le sculpteur James Earle Fraser pour les « Têtes d’Indien » (Indian Head) en nickel de 1913.

Sur l’avers de la pièce figure un Indien de profil (qui est en fait constitué de trois chefs indiens différents) avec le mot « LIBERTY » gravé sur la titulature et le millésime, en bas, sur l’épaule de l’Indien.

Le revers représente un bison, autre symbole fort des Etats-Unis. L’inscription « UNITED.STATES.OF.AMERICA » se déroule en haut de la titulature de la pièce, avec « e pluribus unum » (qui peut se traduire par «Un à partir de plusieurs ») écrit juste en dessous.

Sur le pourtour bas de la pièce, la valeur faciale surplombe la quantité et le titre de la pièce (1OZ. .9999 FINE GOLD. On peut lire la devise « IN GOD WE TRUST », sous la tête du bison en bas à gauche du revers.

Histoire
La Buffalo américaine a été introduite par la United States Mint en 2006. Le premier tirage était d’une once d’or. Les ½ once, ¼ de once et 1/10e de once sont venues rejoindre les rangs de la Buffalo en 2008. C’est aujourd’hui la pièce la plus frappée aux Etats-Unis (209 000 en 2010 pour le format 1 once et 337 012 en 2006).

En temps de crise, l’american Buffalo est très recherchée et a même fait l’objet d’une pénurie aux Etats-Unis, suite à la forte demande consécutive à la crise des subprimes.

Caractéristiques
La pureté de son titre (999,9°/oo d’or, soit 24 carats) en fait une pièce délicate à manipuler mais surtout une excellente pièce de placement, meilleure en tout cas que l’Eagle, titrée à 916,67°/oo. Avec un titre supérieur à 995 °/oo, la Buffalo américaine rentre dans le cadre légal des pièces d’investissement et la TVA ne lui est pas appliquée.

Taille Valeur faciale US Poids total (g) Pureté Diamètre (mm)
1 once 50$ 33,93 999°/oo 32,66
½ once 25$ 16,965 999°/oo 27
¼ once 10$ 8,483 999°/oo 22
1/10e once 5$ 3,393 999°/oo 16,5

C’est une très belle pièce de diversification qui trouvera sa place au milieu des Napoléon, Krugerrand et Vera Valor.

« L’or est la meilleure monnaie »

Lundi, avril 23rd, 2012

En dépit d’une phase de consolidation de l’or – somme toute légitime dans un marché haussier – et d’un fort repli du cours de l’or sur lui-même, Matthew Bishop, rédacteur en chef du magazine « The Economist » et auteur de l’ebook « In Gold We Trust? The Future of Money in an Age of Uncertainty », soutient que l’or est le seul rempart efficace contre l’inflation et la dévaluation des monnaies. Le fait que le rédacteur en chef d’un grand magazine économique loue les vertus de l’or est assez rare pour le souligner !

Lundi 23 avril, la hausse du dollar a mécaniquement affaibli le cours de l’once d’or. Le Figaro emploie tout de suite les grands mots et parle de « death cross », la limite d’une configuration extrêmement baissière. Mais l’once d’or n’en est pas à son premier coup d’essai. Même la grève des bijoutiers en Inde ne pourra rien contre la hausse du cours de l’or sur le long terme.

Car en toile de fond, le contexte est toujours le même et quelles que soient les multiples raisons qui justifient un repli passager de l’or, tant que les facteurs de la crise ne sont pas réglés, l’or est condamné à la hausse. D’ailleurs, au cours de l’interview qu’il a accordée au Wall Street Journal, Matthew Bishop explique clairement que l’or reviendrait à une bien modeste valeur si les gouvernements étaient en mesure d’évaluer correctement leurs monnaies, mais que dans le cas contraire, celui-ci pourrait atteindre jusqu’à 6000$.

Il explique également pourquoi l’or a toutes les qualités requises pour jouer son rôle de monnaie de change. Celui-ci prône le retour du métal précieux comme monnaie, mais sous une autre forme que celle appliquée au cours de la 1e moitié du XXe siècle. Pour lui, le changement est déjà amorcé car beaucoup de gens ont perdu la foi dans la monnaie de leur pays.

La mécanique est simple : à chaque fois qu’un pays est très endetté, il produit beaucoup de monnaie, celle-ci est donc dévaluée et l’or physique est le seul actif tangible à pouvoir lutter contre l’émission en masse de monnaie papier.

Ebook “In Gold We Trust: The Future of Money in an Age of Uncertainty” en vente sur amazon.com

Vidéo Youtube In Gold We Trust: The Future of Money in an Age of Uncertainty

Le Yuan bientôt adossé à l’or ?

Lundi, avril 2nd, 2012

L’économie mondiale est en train de muter, et on assiste peut être à l’une des plus importantes révolutions économique de notre ère :

Le dollar perd peu à peu son hégémonie historique au profit du Yuan chinois qui se consolide et pourrait bien à termes remplacer le billet vert.

Selon le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) le dollar perdrait son statut de devise dominante dans les transactions commerciales internationales dès fin 2013. Actuellement le dollar représente environ 50% des exportations mondiales, mais il ne pèserait plus que 35 à 40% en 2016…

Le diagnostic vital est engagé ? On peut vraiment se poser la question car le billet vert connait une dépréciation importante à l’échelle mondiale. Alors que le dollar chute la demande en euro et surtout la demande en Yuan, elles, augmentent.

Le dollar est donc de moins en moins utilisé dans les transactions internationales, et ce ne sont pas les exemples qui manquent :

La Chine a passé des accords avec les autres pays constituant le BRIC (Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine) afin qu’ils puissent directement commercer entre eux dans leurs monnaie nationales et donc se passer de la conversion en dollar. Quand on sait que les échanges intra-BRICS représentaient 15% du commerce mondial en 2010 et ne cessent de se développer, les américains ont de quoi s’inquiéter ! Autre illustration significative : la Chine et le Japon, c’est-à-dire la seconde et 3ème puissance commerciale mondiale, se sont entendus pour ne pas utiliser le dollar dans leurs échanges réciproques ! A croire que le dollar est fui comme la peste !

La suprématie de la monnaie américaine avait déjà été mise à mal avec l’ouverture en 2008 de la Bourse Internationale iranienne du pétrole. Le pétrodollar était alors fortement contesté dans cette bourse dans laquelle les transactions se font en rial iranien ou même… en or ! La Chine, elle, effectue désormais ses achats de pétrole auprès des Emirats Arabes Unis en Yuan et souhaiterait étendre ce principe aux autres pays producteurs.

Résultat ? Le dollar est en chute libre : il a perdu 21% depuis 2006 par rapport à l’euro, le yen, le yuan, et le real.

L’ogre chinois se goinfre d’or physique

Pendant ce temps là, la Chine, elle, se gave d’or physique et est en passe de prendre le contrôle de son marché : Atlantico y consacrait un article le 16 mars dernier et parlait même de « monumental hold-up ».

La Chine est déjà à l’heure actuelle le 1er producteur d’or au monde mais elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : le pays achète littéralement tout l’or possible sur les marché internationaux. Cette soif de l’or semble insatiable et c’est tout le pays qui en est atteint : alors qu’il était interdit à la population chinoise de détenir de l’or jusqu’en 2009 (sous peine de prison), la situation est totalement inversée aujourd’hui : non seulement l’interdiction est levée mais en plus le gouvernement pousse les chinois à la consommation à grands renforts de campagnes publicitaires. A tel point que la Chine devrait détrôner l’Inde dans sa consommation d’or en 2012 comme l’annonçait Bloomberg en Février dernier.

Cette fièvre acheteuse est nécessairement liée à la volonté de la Chine d’imposer le Yuan comme future monnaie de référence à l’échelle internationale. En consolidant ainsi ses réserves d’or physique la Chine apporte sécurité et pérennité à sa monnaie.

La stratégie économique de la Chine qui repose sur ses gigantesques réserves d’or prend toute son ampleur avec le projet de développement d’une plateforme d’échange dans laquelle l’or serait coté en Yuan. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce projet, baptisé PAGE (Pan Asian Gold Exchange) n’est pas accueilli d’un très bon œil du côté de New York qui cherche désespérément à le faire avorter.

Pékin veut donc créer son propre marché de l’or asiatique afin de se passer des deux marchés anglo-saxons actuels qui manipulent un peu trop les courts à son goût. C’est donc vers l’Est qu’il va falloir regarder dans les prochains mois pour voir à quelle sauce le dollar va être mangé !

Il ne fait pas grand doute que le Yuan pourrait prochainement s’imposer comme le futur étalon monétaire, ce ne serait qu’une question de temps !

Le déclin du dollar américain

Mercredi, mars 28th, 2012

Le dollar américain a connu ces derniers jours un cours favorable. Et comme à chaque fois dans ces conditions favorables au billet vert, les investisseurs délaissent les métaux précieux. Les cours de l’or, valeur refuge lorsque le dollar n’inspire plus confiance, ont logiquement amorcé un repli. Ce renforcement du dollar américain est de toute façon illusoire. En décryptant la situation politique et économique des Etats-Unis, tout porte à croire que cette brusque reprise du dollar est loin, très loin, d’être une tendance de fond.

« Les Etats-Unis insolvables et ingouvernables »
C’est le titre d’un article prospectif publié sur le site du LEAP  (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique). Aujourd’hui, avec des chiffres réels du chômage beaucoup plus élevés que ceux officiellement publiés et une réforme du système de santé qui pourrait ne pas être adoptée par la Cour Suprême, les Etats-Unis vont mal. Demain, ce sera pire. Le LEAP anticipe trois grandes difficultés pour le pays :
-    « La paralysie institutionnelle US et la dislocation du bipartisme traditionnel
-    La spirale économique infernale US: récession/dépression/inflation
-    La décomposition du tissu socio-politique US »
Et ça n’est pas tout, la menace pour le dollar américain vient aussi de l’extérieur.

Dollar et échanges commerciaux internationaux
Sur le plan mondial, le dollar américain a aussi du souci à se faire. Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et l’Afrique du Sud) notamment, ne voient pas d’un bon œil cette suprématie qui dure depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale et les accords de Bretton Woods. Comme nous le disions dans un précédent article sur le tsunami monétaire (en parlant du dollar), l’inondation massive du marché par les dollars menace la santé économique des pays émergents.

D’ailleurs, les initiatives anti-dollar fleurissent :
-    La Chine et le Japon concluent désormais leurs échanges commerciaux en yuan. Un accord monétaire a également été conclu entre la Chine et la Russie, pour anticiper les difficultés du dollar.
-    La Chine favorise également le Yuan lorsque c’est possible dans ses échanges commerciaux avec les pays d’Afrique.
-    Les BRICS envisagent d’utiliser leurs propres monnaies pour leurs échanges bilatéraux.
-    Pour ce qui est des transactions pétrolières, d’autres monnaies d’échanges pourraient remplacer le dollar. L’Iran a récemment exigé que l’achat de ses réserves pétrolières soient réglées en or.

Quelle monnaie pour remplacer le dollar ?
Si l’influence du dollar baisse, les candidats à son poste suprême ne sont pas légions. Certaines monnaies ont tout simplement trop peu d’envergure, c’est le cas des monnaies de la Suisse et du Royaume-Unis. L’Euro a la faiblesse d’être une monnaie sans Etat. Et pour des raisons politiques, le Yuan ne devrait pas de sitôt s’imposer face au dollar.

Alors, que reste-t-il comme alternative au dollar pour les échanges internationaux ? Aucune monnaie papier ne peut de toute façon concurrencer l’or. De là à ce qu’il redevienne monnaie de change de international, il y a une marge. En revanche, on peut imaginer la création d’une monnaie universelle sur le modèle des DTS, avec une contrepartie or, ou n’importe quel autre actif tangible, matière première, PIB…) qui serait plus équilibré que le système actuel qui repose sur le dollar en déclin.

L’American Eagle « dévisse » : avantage, Vera Valor !

Vendredi, mars 9th, 2012

Les ventes de l’American Eagle, la pièce d’or utilisée comme réserve de métal à des fins de thésaurisation aux US, ont lourdement chuté au mois de février. Comme le rapporte le Wall Street Journal dans son édition d’hier, celles-ci ont « dévissé » de janvier à février (-83%), passant de 127.000 à 21.000 onces échangés.

Une dégringolade directement imputable, selon les analystes financiers, à la hausse du cours de l’or, suffisante pour refroidir la confiance des investisseurs. Une réaction qui semble logique, dans la mesure où la valeur de l’once (environ 31 grammes) est passée de 1 556 $ à 1 740 $ de décembre 2011 à janvier 2012.

Coup d’arrêt ou accroc sans lendemain ? En tous cas, ce signe de défiance sur le marché américain reste une tendance isolée. Très loin d’affecter, par exemple, la santé de la Vera Valor, la pièce en or 100% propre d’Aucoffre. Un chiffre traduit la confiance qu’on peut lui témoigner : la production de la Vera Valor était seulement 10 fois inférieure à celle de l’American Eagle en février ! Un placement unique et pérenne, dont Aucoffre.com vous rappelle qu’il comprend de nombreuses garanties.

Enfin, même si la valeur de l’once d’or peut limiter l’appétit des investisseurs, pas de quoi paniquer : celle-ci n’a n’a pas fini de monter, et devrait atteindre des sommets en 2012. Il est donc plus que jamais temps d’acheter !

Alerte au tsunami monétaire !

Vendredi, mars 9th, 2012

La présidente brésilienne Dilma Rousseff vient de tirer le signal d’alarme. L’inondation massive du marché par les dollars menace la santé économique des pays émergents comme le Brésil, les seuls à afficher une croissance économique insolente. Encore une fois, le système de change flottant est mis en cause, depuis qu’aucune devise ne repose sur un actif stable comme l’or.

Et cette inondation n’est pas prête de s’arrêter : Wall Street Journal a affirmé mercredi dernier que la FED envisageait encore de « nouvelles injections d’argent dans le système financer pour aider entre autres le marché immobilier », selon lesechos.fr. Rendez-vous le 13 mars prochain pour la prochaine réunion – sans surprise – de la politique monétaire de la Fed.

Sur le vieux continent, depuis le mois de décembre 2011, ce sont quelque 1000 milliards d’euros qui ont été injectés dans les établissements financiers et les états endettés de la zone euro : soyons clairs, pour rembourser la dette des banques. Ce que l’on ne dit pas, c’est que cet argent à crédit, il va falloir le rembourser ! C’est énormément d’argent injecté pour peu de relance prévisible en contrepartie.

Avez-vous noté ce regain d’enthousiasme sur les marchés depuis les déclarations de Bernanke ? Mario Draghi, un ancien de Goldman Sachs à la tête de la BCE a bien raison de se montrer rassurant sur la santé économique de la zone euro : maintenant que les réservoirs des banques centrales sont gonflés à bloc, les entreprises vont pouvoir à nouveau s’endetter pour relancer la productivité !

De graves conséquences
L’inondation massive de liquidités (dont beaucoup de dollars faibles) sur le marché va avoir de graves conséquences pour les pays productifs émergents. Le maintien artificiel des taux bas du dollar comme du yuan (il n’y en a pas un pour rattraper l’autre) et des autres devises fortes (livre sterling, yen et même euro) a pour conséquence plus ou moins directe de faire grimper le real brésilien, que les taux d’intérêt élevés rendent attractifs pour les investisseurs. Avec des perspectives de croissance élevées et des risques minorés, un taux d’intérêt du real qui frôle les 10%, des pays comme le Brésil deviennent des laboratoires spéculatifs à échelle géante.

Avec un taux d’intérêt de 9,5% du real par rapport au dollar, on imagine quelles conséquences catastrophiques cela peut avoir pour les exportations du pays. Et pas seulement, cet afflux brutal de capitaux peut repartir aussi vite qu’il est arrivé, déstabilisant l’économie du pays concerné, avec un risque de bulle maximum.

Même s’il paraîtrait utopique de prôner un retour au standard or actuellement, il va sans dire que l’or était quand même à la base de l’équilibre monétaire mondial, avant que le dollar ne lui vole la vedette. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’or revient peu à peu dans le circuit commercial comme monnaie d’échange.

La FED fait grimper la température du cours de l’or

Mardi, janvier 31st, 2012

Conformément à nos prévisions, l’or repart à la hausse et maintient sa hausse depuis jeudi dernier. En une seule journée, le cours de l’or a pris 3,6% suite aux déclarations de la banque centrale américaine, la FED, soit son plus haut niveau depuis le 9 décembre. Une petite envolée symptomatique de la poudrière économique sur laquelle nous reposons.

Goldman Sachs a mis le feu aux poudres en conseillant à ses clients d’acheter des pesos mexicains et des dollars canadiens pour maintenir le taux bas du dépôt de la réserve fédérale afin que le dollar reste plus compétitif.

La FED souhaite maintenir ainsi un taux directeur exceptionnellement bas jusqu’en 2014 afin de soutenir les exportations américaines. Cette stratégie confirme bien la tendance que le dollar US est encore faible et qu’encore une fois, les Etats-Unis décident tous seuls dans leur coin de la politique économique qu’ils vont mener pendant deux ans, indépendamment et au détriment de leurs partenaires commerciaux. Reste à savoir si le Canada va accepter de jouer le jeu et suivre la tactique monétaire manipulatrice de la FED !

En attendant, la zone euro est la seule à jouer le jeu du commerce international alors que les Etats-Unis et la Chine, eux, ne se privent pas de dévaluer artificiellement leur monnaie ou de maintenir des taux très bas afin de faciliter leurs exportations. Mais c’est se tirer une balle dans le pied que de procéder ainsi car que deviendra la Chine sans son principal client européen ? Et les Etats-Unis ne vont pas pouvoir jouer seuls très longtemps…

Outre-Atlantique, la masse monétaire du dollar va sans outre être augmentée, et qui dit planche à billet dit inflation. Pour s’en garder, les investisseurs, redoutant l’excès de liquidités, se réfugient bien sûr vers l’or, en faisant monter son prix. Face au net recul du dollar mercredi, l’or est devenu très attractif.

L’analyste économique Andrey Kryuchenkov déclarait que, « en outre, un dollar affaibli sur le long terme fera qu’il sera plus facile de se financer pour acheter des métaux précieux, le coup d’opportunité (c’est-à-dire le gain de rentabilité réalisé en choisissant d’autres placements que l’or) sera minimal ».

Dans la foulée des déclarations de la FED, le plus important fonds d’or coté au monde (SPDR Gold Trust) « a vu le niveau de ses participations se gonfler de 9 tonnes sur la seule journée de mercredi » peut-on lire dans la presse spécialisée.

Si les taux bas profitent à l’achat de métaux précieux, ceux-ci vont contribuer à en augmenter le cours, car qui dit dollar faible, dit or fort ! Un conseil pour les investisseurs et épargnants, consolidez vos positions sur l’or physique avant que le maintien artificiel des taux bas ne dézingue définitivement l’économie mondiale ! Car l’impact de telles mesures sera catastrophique à plus ou moins long terme.

L’or prend de plus en plus de place dans les échanges monétaires

Mercredi, septembre 28th, 2011

C’est un signal fort des temps de crise. Les états accordent de plus en plus d’importance à l’or dans les échanges monétaires. Parler de retour à l’étalon or serait peut-être un peu précipité mais mieux vaut être à l’écoute des signes avant-coureurs de bérézina économique.

Nous vous avions déjà parlé de la société de courtage suisse Six Securities qui acceptait le règlement des transactions boursières en or. A Wall Street le 14 septembre dernier, c’est un trader de Donald Trump Organisation qui a effectué un dépôt de caution de 176 000$ non pas en monnaie fiduciaire mais en or physique (soit 3 lingots de 32 onces chacun), ouvrant ainsi la voie à l’or physique comme moyen de paiement dans certaines transactions financières.

Depuis le mois de mai, l’état de l’Utah reconnait officiellement l’or et l’argent comme monnaies de change. La loi promulguée dans l’état stipule que « Les pièces d’or et d’argent sont à nouveau change légal dans la région de l’Utah »… La grosse révolution, c’est que les pièces de monnaie en or frappées aux Etats-Unis sont désormais considérées comme des devises et non plus comme des biens imposables par l’état.

Une bonne nouvelle pour les possesseurs d’or
Si pour le moment aucun américain n’est prêt à se départir de ses pièces d’or pour payer des biens de consommation courante, cela pourrait pourtant arriver plus vite que prévu. Avec une dette souveraine qui donne le vertige, une croissance nulle, un taux de chômage en hausse constante et un dollar sans cesse dévalué à cause d’un choix de politique hyper inflationniste, nos confrères américains vont bientôt être confrontés à une crise monétaire sérieuse où seul l’or aura de la valeur.
Jusque là, l’or thésaurisé sous forme de pièces, de lingots ou de bijoux était « inutilisable » du moins comme moyen de paiement, à moins de l’échanger contre de la monnaie fiduciaire. Dans l’Utah, on peut désormais payer son cheeseburger en Liberty et il y a fort à parier que d’autres états vont suivre son exemple…

Pour les partisans de l’étalon-or, de plus en plus nombreux, c’est le début d’une victoire, mais peut-on vraiment s’en réjouir ? Oui si vous avez placé une bonne partie de votre épargne dans de l’or, la plus liquide des valeurs refuge. Mais malheur à ceux qui n’ont pas d’autre choix pour le moment que fonctionner avec les devises telles que le dollar ou l’euro. Car même si l’état accepte de se départir de 7% de taxe, c’est une habile façon de faire rentrer l’or dans ses caisses.

Les états font de la rétention d’or
Certains signes de malaise économique transparaissent plus clairement dans ce qui pourrait être assimilé – en exagérant à peine – à de la confiscation d’or. En Autriche par exemple, il n’est désormais plus possible de retirer plus de 11 onces d’or physique à la fois à une banque (ce qui représente à peu près un tiers de lingot), soit disant pour « limiter le blanchiment d’argent ».
En Italie, le même scénario se profile, comme si d’un commun accord, les états faisaient peu à peu main basse sur l’or ou faisaient tout pour le retenir dans leurs caisses.
Sans compter la Chine qui cherche depuis 2009 à échanger ses bons du Trésor américains contre de l’or et la plupart des banques centrales qui remplissent leur coffres d’or…

Epargnants, investisseurs, soyez à l’écoute de ces signes avant qu’il ne soit trop tard et ayez les bons réflexes !

Un nouveau record pour l’or : notre baromètre crise à la hausse

Jeudi, août 11th, 2011

Cette nuit j’ai fait un rêve. J’ai rêvé que le cours atteignait 2 100€ (ce qui en dollar revient à peu près à 2500$, le seuil de résistance admis). Il l’atteignait là, à la fin de l’été, plus vite que prévu. Et si ce rêve était prémonitoire ?

Bientôt les 2000$ ?
Avec un nouveau record atteint hier, l’or a franchi les 1815$ en cours de séance à la bourse de Hong Kong, laissant peut-être envisager un seuil critique d’ici la fin de l’année. Comme nous l’annoncions le 26 juillet dernier, le compte à rebours avant un éventuel « effet bulle » de l’or a bel et bien commencé, mais nous vous disions aussi que de l’eau avait encore le temps de passer sous les ponts. Or, la croissance rapide de l’or a lieu plus vite que prévu : pas de temps mort pour l’or cet été contrairement à d’habitude, de nouveaux records atteints, pas de correction du cours de l’or en vue… Le seuil « critique » de l’or va peut-être être rapidement atteint.

Selon les spécialistes de BofA Merrill Lynch, l’once d’or pourrait même bien atteindre les 2000 dollars d’ici 12 mois, bien avant les estimations prévues pour 2012.

L’or, baromètre de la crise
La dégradation de la note des Etats-Unis, suivie par la rumeur de la Société Générale en indélicatesse chez nous… Les bourses dévissent depuis lundi, faisant effet de levier sur le cours de l’or. A la différence de 2008, la conscience collective que la crise va durer et qu’un Quantitative Easing 3 (mesure d’assouplissement quantitatif) est en train de se préparer. Cela consiste en gros à injecter de l’argent en masse dans le secteur privé (banques et entreprises), en espérant qu’il serve à relancer l’économie. On sait très bien où conduit ce type de manœuvre : à une dévaluation de la monnaie. La faute aux Etats qui font semblant d’être keynesiens alors qu’ils ne font que s’inspirer du gourou Madoff en construisant des pyramides de dettes (dixit J. Attali dans un entretien au Monde).

Dans ce contexte, le basculement des comptes actifs vers des placements refuge comme l’or contribue à faire grimper son prix. S’il ne présente aucune opportunité de rendement, l’or constitue en revanche un excellent placement pour sécuriser son épargne : avec lui, elle ne risque pas de partir en fumée. Toujours d’après les experts de BofA Merril Lynch, « L’or physique constitue l’actif ultime car il n’y a pas risque de crédit ». « Du coup, les banques centrales des pays émergents (Chine, Inde [ndlr] ont diversifié leurs réserves en faisant l’acquisition d’or et de devises autres que l’euro et le dollar au cours des derniers trimestres », ajoutent-ils.
Ce repli stratégique dans l’or est un excellent baromètre de la crise, tout comme ce nouveau record de l’or n’est pas rassurant pour l’économie mondiale.

C’est le prix de l’or qui monte ou les monnaies qui perdent de leur valeur ?

Les deux mon capitaine. Il devient de plus en plus évident que le dollar perd peu à peu son statut de monnaie de réserve mondiale. Si le prix de l’or augmente, ce n’est pas tant parce qu’il y a spéculation autour de lui que parce que la valeur des devises fortes (US et Euro) sont en baisse. Seul le Franc Suisse (autre valeur refuge) tire son épingle du jeu grâce à un budget maintenu en équilibre par l’état helvète. La dette ne s’élève qu’à 53% du PIB et le Franc Suisse est couvert à 84% par des réserves d’or : du solide, pas uniquement de la promesse de remboursement de dette ! D’ailleurs, on constate que le prix de l’or en francs suisses se maintient depuis 6 mois, voire est en légère baisse ! Preuve que ce sont bien les monnaies fiduciaires qui perdent de leur valeur, il qu’il ne s’agit pas d’un gonflement artificiel du prix de l’or. Au rythme où va la dévaluation du dollar, voilà pourquoi l’or devrait atteindre plus tôt que prévu les 2000$.

Mais nous n’y sommes pas encore : les monnaies ont encore du temps devant elles avant de dégringoler. Il est encore temps de sauver vos économies en en plaçant un tiers dans l’or physique. Ca sera toujours ça se sauvé !

Or : compte à rebours amorcé avant la bulle ?

Mardi, juillet 26th, 2011

Il y a des signes avant-coureurs qui doivent mettre la puce à l’oreille : monnaies-papier qui font croire à leurs obligés que tout va bien (avec un petit sourire crispé), sur-médiatisation de l’or, particuliers qui vendent leur or, explosion de la prime des pièces d’or… On est bien au début de la 3e phase du marché haussier de l’or et on se rapproche à grands pas d’un effet bulle. Combien de temps nous reste-il pour profiter des largesses du magnanime métal ?

Un contexte favorable à l’explosion du prix de l’or
D’après Yannick Colleu (auteur du Guide d’investissement sur le marché de l’Or), « Dans le monde financier lorsqu’une bulle se forme tout le monde en parle, tout le monde en veut, tout le monde se met à en vendre ». Ce n’est pas encore le cas, mais l’or se situe bel et bien sur une pente ascensionnelle, tant en termes d’offre que de demande, et son cours ne fait que grimper. Même le Progrès titre à ce sujet « Vendre son or devient monnaie courante » http://www.leprogres.fr/rhone/2011/07/24/vendre-son-or-devient-monnaie-courante-a-lyon. Une opération qui à court terme n’est pas le meilleur calcul soit dit en passant…

Pour l’instant, l’or se situe juste dans un marché haussier tout à fait normal en ces temps de crises financière et économique. La hausse des matières premières et des prix de la consommation, la baisse du pouvoir d’achat de la classe moyenne (aux Etats-Unis et en Europe), le manque de confiance dans les monnaies-papier, taux d’intérêt anormalement bas (Outre-Atlantique), chômage, inflation historique du dollar : le sinistre décor est planté. Tous ces éléments sont autant de raisons qui justifient la hausse du prix de la valeur refuge.

Les 3 phases d’un marché haussier
Il est tout à fait possible d’anticiper un phénomène de bulle, comme cela s’est déjà produit dans les années 80, et de s’en prémunir. Un marché haussier se distingue en 3 étapes avant d’atteindre des sommes complètement exagérées. D’après la spécialiste es or Simone Wapler, nous commençons juste à entrer au début de la 3e phase, mais ce début peut encore durer longtemps.
- la première phase concerne un public très averti, les contrariens qui achètent tranquillement mais sûrement de l’or alors que le métal est passé de mode, personne n’en parle encore.
- durant la deuxième phase, on constate que les banques centrales commencent à remplir leurs coffres, des suiveurs avisés comme les lecteurs de loretlargent.info achètent aussi de l’or. L’entrée de gros capitaux sur le marché fait grimper le prix de l’or.
- enfin dans la 3e phase du marché haussier, votre voisin de palier, un membre de votre famille, vos amis sur Facebook, vous disent qu’ils viennent d’acheter de l’or. Tout le monde en parle, c’est le début de la ruée.

La dette souveraine booste le cours de l’or
D’après l’économiste James Turk, le seuil maximum attendu par les acteurs du marché est de 2500$. Certes, on en est encore loin et l’or reste malgré tout bien en dessous de sa valeur réelle à 1600$, mais le cours de l’or grimpe plus vite que ce qu’avaient prévu les spécialistes. La crise de la zone euro et la super dette américaine ont agi comme des accélérateurs du cours de l’or. Le cours de l’or caracole en ce moment à des niveaux record alors que l’été est supposé être la saison morte pour le métal précieux.

Une bulle de l’or ? Pas pour tout de suite…

Pour le moment, l’or est encore loin d’être déconnecté de sa valeur réelle, il n’y a pas de surévaluation inconsidérée de l’or. Selon Yannick Colleu, « L’or sera dans une bulle le jour où, ayant résolu nos problèmes monétaires et de dettes, les taux d’intérêt réel étant devenu positifs, les prix continueront à flamber ». On est encore loin de cette situation. Si l’on se réfère aux années 80, dernière « bulle » de l’or, le prix-bulle de l’or devrait atteindre les 5000/6000$ en théorie, si l’on compare le prix de l’or (850$) et l’indice des prix de l’époque à ceux d’aujourd’hui. Il ne s’agit là que d’une valeur indicative, mais on peut déjà miser sur une once à 3000$ d’ici 1 à 2 ans. En cas de ruée sur l’or, ce seuil sera bien sûr dépassé et l’or sera dans une bulle.

L’or est donc bien en deçà de sa valeur réelle et dispose encore d’une belle marge de progression. L’achat d’or reste donc une bonne opération.

2 solutions en cas de bulle
Si l’or atteint le fameux seuil maximum critique attendu par les acteurs du marché, alors il faut s’attendre à ce que les prix explosent en suivant et que la bulle éclate. Il faut donc revendre son or au bon moment si l’on souhaite réaliser une plus-value grâce à son investissement (surtout réalisable avec de l’or papier).
D’un autre côté, revendre son or en échange de monnaie-papier n’est pas un très bon calcul par les temps qui courent. Si cela peut dépanner à court terme pour dégager un peu de liquidités, l’or peut aussi et surtout servir de monnaie d’échange en cas de forte dévaluation des devises (ce qui risque fort d’arriver dans les prochaines années). Le plus sage est donc de garder une partie de son or car même si son prix revient à la normale après un effet bulle, il conservera toujours sa valeur propre.

Enfin, il ne faut pas hésiter à faire comme les contrariens qui ont eu le flair d’acheter l’or au plus bas de sa valeur dans les années 80, après l’explosion de la bulle, et attendre la prochaine crise (car il y en aura toujours tant qu’aucune monnaie fiduciaire ne sera basée sur des valeurs réelles), puis attendre que l’or acquis réalise une plus-value extraordinaire, de l’ordre de 2000% !

Fixing de Londres : comment se détermine le cours de l’or ?

Lundi, mai 30th, 2011

Depuis plusieurs années maintenant, le cours de l’or ne fait que grimper, ce n’est pas un scoop : les chiffres parlent d’eux-mêmes. Et ces derniers records poussés par une situation européenne sur la brèche dans de nombreux pays ne font que confirmer son ascension fulgurante. Mais ce cours de l’or, comment est-il fixé ? Et qui s’en charge ? LORetLARGENT.info fait le point pour vous.

L’histoire du cours de l’or

Avant de décortiquer le fonctionnement du cours de l’or, un peu d’histoire s’impose. Avant la première guerre mondiale, la livre sterling était la monnaie la plus puissante de l’époque et le monde vivait dans une stabilité monétaire. Et le système monétaire international était basé sur l’étalon-or : en bref, toute personne avait la possibilité de transformer en or toute liquidité en sa possession, dans n’importe quel état du monde. A l’époque, les banques centrales étaient dans l’obligation de posséder assez d’or pour être en mesure d’assurer le change. C’est pourquoi il existait une parité fixe entre toutes les monnaies. A la fin de la première guerre mondiale, cette stabilité monétaire vacilla, et la crise de 1929 ne rétablit pas le calme.

De 1944 à 1971, la signature des accords de Bretton Woods fixent le Gold Exchange Standard qui régit le système monétaire mondial. Cet étalon avait pour principal objectif de rétablir les monnaies pour ne pas reproduire à l’avenir la situation de 1929. Dans ce système, le dollar, « as good as gold », était roi : monnaie de référence, le billet vert reflétait la puissance des USA de l’époque, plus grande réserve d’or à l’époque. Le cours de l’or et du dollar était identique.

1971 : Nixon annonce que la convertibilité du dollar en or est abandonnée. Les raisons ? Les USA sont exclus des échanges commerciaux internationaux, ce qui entraîne des déficits extérieurs importants. De plus, les USA ne sont pas capables de garantir la convertibilité de tout l’or du monde : leur stock n’est pas inépuisable !

Depuis 1971, l’or a enregistré des records, positifs et négatifs : en 1980, il atteint les 600 dollars l’once, puis passe en 1985 à 287,5 dollars l’once, et depuis 2066, le cours de l’or ne cesse d’augmenter. En clair, entre 1968 et 2008, le cours de l’or a été multiplié par 26, passant de 35,2 dollars l’once à 1023,50 dollars.

La London Bullion Market Association fixe le cours de l’or

La LBMA, qui signifie London Bullion Market Association, est en charge de suivre et contrôler la cotation des métaux précieux sur les principaux marchés : Londres, New-York, Zurich et Tokyo.

Ses membres se divisent en deux catégories :
- Les grandes banques internationales : La Banque Nova Scotia-Scotia Mocatta, HSBS, Deutsche Bank AG Londres, Société Générale Corporate & Investment Banking et Barclays Capital.
- Les marchands et fabricants de métaux précieux.

2 fois par jour (10h30 GMT et 15h00 GMT) se détermine le cours de l’or : c’est la séance du fixing, le « London Gold Fixing ». Lors de ces deux rencontres quotidiennes, 5 représentants des membres de la LMBA sont présents et interagissent entre eux. Pendant ces sessions, ils restent également en liaison avec leurs clients, afin de les informer des évolutions du cours de l’or.

Au début de chaque séance, le cours d’ouverture est annoncé, puis relayé par chaque membre à ses clients. A ce cours d’ouverture, il n’y a que des acheteurs ou des vendeurs. Pour que la session se termine, il faut que l’offre et la demande s’équilibre pour que le cours de l’or soit fixé : si le nombre de lingots à vendre et à acheter ne s’accorde pas, le cours se modifie jusqu’à ce que l’équilibre soit atteint. Le cas échéant, le cours est fixé : le FIX est équilibré lorsque la quantité restante à vendre et à acheter et inférieure à 50 barres.

L’offre et la demande dépendent de plusieurs facteurs

C’est donc le jeu de l’offre et la demande qui détermine le cours de l’or. Mais comment s’organise t’il et de quoi dépend t-il ?
- L’offre peut être liée à l’évolution du stock d’or dont disposent les banques centrales, les chiffres de la production mondiale d’or, l’or dont bénéficient encore les réserves minières, etc.
- La demande est tributaire des demandes en bijoux et dans l’industrie, surtout liées aux exigences de plusieurs pays en première ligne, tels que l’Inde, la Chine et les Etats-Unis. Cette demande est également étroitement liée à la situation économique, politique ou sociale des états : en période de crise, on se rue sur l’or, ce n’est pas nouveau !

Les prévisions du cours de l’or

Nul besoin de faire partie des 5 membres de la LBMA pour imaginer quel sera l’état du cours de l’or dans les années à venir. Comme vous avez pu récemment le lire sur LORetLARGENT.info, les spécialistes sont unanimes à ce sujet : un immense krach sur le dollar et un cours de l’or avoisinant les 8000 dollars l’once d’ici 2015.

Pourquoi le système économique mondial est en train de sombrer

Jeudi, avril 7th, 2011

Les multiples mouvements de révoltes en Afrique du Nord – Egypte, Tunisie, Yémen puis Lybie –, le séisme puis le tsunami au Japon, la situation critique en Côte d’Ivoire… Une actualité internationale plutôt morose et alarmante, d’un point de vue politique mais surtout économique. LORetLARGENT.info fait l’état des lieux… pas vraiment beau à voir.

Le Japon, à l’origine d’un séisme économique international. A peine trois jours après les terribles catastrophes naturelles qui ont frappé le Japon, nous faisions un point de leurs répercussions à l’échelle internationale. Aujourd’hui, les tendances se confirment… et cela fait froid dans le dos. Industrie automobile – avec Peugeot qui essuie de nombreux retards –, mais aussi industrie électronique, et d’autres secteurs, le séisme se fait sentir à travers le monde entier et fragilise encore un peu plus un marché bien mal en point.

La France dans la tourmente

Outre les conséquences du gel et du ralentissement de certaines usines au Japon, la situation internationale n’est guère réjouissante. Celle de la France, on vous le disait il y a peu sur LORetLARGENT.info, ne fait pas plus envie.

L’énergie prend une part de plus en plus importante dans le budget des Français. Gaz, électricité, les prix devraient encore grimper : « + 2,9 % au 1er juillet prochain » pour l’électricité (ce qui fera environ une hausse de 6 % du kW/h en 1 an comme le signalait l’Express), peut-être un nouvel ajustement pour le gaz avant l’été…

Et c’est sans compter la hausse du prix du pétrole, un or noir qui devient de plus en plus cher. Suite notamment à la situation conflictuelle en Lybie, un des principaux producteurs de pétrole au monde, le baril a dépassé les 120 dollars il y a deux jours, laissant planer la peur de réitérer le triste record de 147 $ le baril en juillet 2008… Pour couronner le tout, un rapport de la HSBC confirme une pénurie de pétrole d’ici 2050, comme le titrait ce mardi Le Figaro. Le budget des ménages n’a donc pas fini d’être en berne…

La zone euro sur une poudrière…

Le Portugal continue de sombrer dans les abîmes de l’endettement… Mardi l’agence de notation Moody’s a dévalué la note du Portugal d’un point, la classant désormais en Baa1… Un élément qui confirme la descente aux enfers du pays ibérique déjà dévalué par Fitch Ratings et Standard & Poor’s et dont la dette a été évaluée à 2 milliards d’euros par Financial Time. L’aide de l’Europe semble de plus en plus une alternative à laquelle le Portugal ne pourra pas couper. (edit du 07/04, 10h45 : le Portugal a déposé ce matin une demande officielle d’aide à l’UE)

Une bulle immobilière qui peut éclater du jour au lendemain

Les Etats-Unis semblent un peu l’abri d’une possible hyperinflation… Du moins en apparence. Même s’ils essaient de faire bonne figure, les faits sont là : l’immobilier est en chute libre, comme le signalait Simone Wapler le mois dernier. Et avec elle, la chute du dollar maintenu en vie par les multiples tours de passe-passe de la Fed, qui semble dernièrement avoir du mal à dessiner un plan pour la politique monétaire des Etats-Unis.

La fin du dollar comme unique monnaie de réserve ? Sur LORetLARGENT.info, nous avons déjà soulevé la question et relevé les incohérences que suscite le maintien du dollar comme monnaie de référence… Un point qu’a abordé Jean-Pierre Raffarin sur Europe 1. Et comme solution évoquée par l’ancien Premier ministre : « un panier de monnaies » pour permettre à un « multilatéralisme des monnaies » de s’instaurer…

La Chine en sursit ?

Même le géant asiatique semble tirer la langue face aux aléas du marché international… L’inflation commence à être sur toutes les lèvres et la juguler apparaît être mission impossible… Même pour le premier ministre chinois Wen Jiabao, qui comparait alors l’inflation à un tigre qu’il est difficile de remettre en cage une fois qu’il en était sorti, comme le rapporte les Echos hier matin. Cela n’est pas bien rassurant !

L’or tire toujours son épingle du jeu

Le Japon malmené, les États-Unis aux abois et même la Chine en danger : il souffle un vent d’apocalypse sur le climat économique ! Symptôme que le marché international est déstabilisé par la situation géopolitique plutôt tendue : l’or a encore battu un record historique ce mardi 5 avril ! L’once d’or a franchit les 1 450 dollars ! Véritable valeur refuge en temps de crise, il risque d’atteindre encore des sommets tant que l’inflation continue de menacer le marché international…

JP Morgan acceptera l’or comme garantie.

Lundi, février 14th, 2011

La banque d’investissement américaine JP Morgan, une des plus importantes au monde et présente dans plus de 100 pays, commencera à accepter l’or comme garantie pour ses prêts de titres, a déclaré l’entité dans un communiqué. Cette mesure s’affirme dans un contexte où le nombre croissant d’investisseurs utilisent les métaux précieux comme un refuge sûr contre l’inflation et bientôt servira aussi pour les opérations de rachat d’obligations par leurs partenaires.

Selon les explications des cadres dirigeants de l’entité financière, l’objectif est d’obtenir un rendement des avoirs en or dont beaucoup de clients de la banque disposent en compte comme moyen de protection contre l’inflation.

« Beaucoup de clients ont de l’or dans leurs comptes comme une garantie contre l’inflation et ils cherchent à rentabiliser cet avoir comme garantie », affirme John Rivett, directeur général des garanties de J.P. Morgan Securities Services.

La banque, l’un des dépositaires les plus importants au monde spécialisés dans les métaux physiques de certains des fonds négotiés en bourse en matière de métaux précieux, a déclaré qu’avec cette initiative, ses clients seront autorisés à mobiliser les garanties en règle général, « indépendamment de l’obligation sous-jacente d’extraire la valeur maximale et gérer les risques ».

S’agissant d’un des principaux acteurs financiers au niveau mondial, il est attendu sur les marchés que l’initiative de JP Morgan soit imitée par ses concurrents, de telle sorte à ce que l’or soit accepté comme garantie pour les prêts de titres et rachat d’obligations négociables.

Devant l’explosion des pressions inflationnistes tant dans les pays développés que dans les pays émergents, de plus en plus d’investisseurs protègent leurs avoirs par le biais de l’or, ce qui a provoqué une forte demande du métal précieux, avec une cotation en hausse en conséquence.

Ainsi, le prix de l’or au comptant, qui oscille aujourd’hui autour de 1350 dollars l’once, a augmenté de 30% en 2010. L’augmentation des taux d’intérêt en Chine, la seconde en peu de semaines, a suscité un intérêt tout particulier de la part des investisseurs et a accru l’attraction pour l’or en tant que valeur refuge.

Rétrospective de l’année 2010 : une année… en or !

Jeudi, janvier 6th, 2011

2010 a définitivement été une très belle année pour le métal jaune : c’est l’actif qui a le plus progressé, passant de 1 150 dollars l’once en janvier 2010 à près de 1 430 dollars ces derniers jours, soit une progression continue de 25 % depuis 1 an. En clair, pour tout investisseur, et aussi pour les particuliers qui s’y intéressent de plus en plus, il fallait avoir de l’or dans son portefeuille en 2010. Et on vous rassure, il va toujours falloir en avoir en 2011 !


Le succès de l’or lié à l’échec de l’économie mondiale

Faisons un tour d’horizon des investissements sur lesquels il fallait parier en 2010 pour faire fructifier son épargne : les matières premières, les actions de société émergentes, et, ce n’est pas une surprise, l’or. Mais que s’est-il passé ? En premier lieu, la confiance dans l’économie mondiale, notamment aux États-Unis et en Europe, n’a pas vraiment été pleine et absolue ! Et dans un second temps, les pays émergents ont su sortir de la crise et ont retrouvé une croissance rapide, ce qui a entrainé une augmentation du prix des matières premières qu’ils consomment et qu’ils produisent.

Dans un article du New York Times, on peut lire ceci : « Une économie qui n’avance plus. Un taux de chômage qui ne diminue plus. Ainsi qu’un désastre financier imminent en Europe : malgré tous ses aspects négatifs – ajoutés à quelques surprises, telles que le terrible « krach boursier éclair » de mai dernier – 2010 semble avoir été une assez bonne année pour les investisseurs, notamment ceux ayant possédé des parts des fulgurants marchés de la technologie, de l’industrie ou de l’or. Les obligations pouvaient être un refuge traditionnel à un marché turbulent, mais ce fût l’or, havre de valeur depuis la nuit des temps, qui réellement brilla. Tout comme les obligations, l’or bénéficia d’une impression de sécurité stimulée par la crise de la dette Européenne. Il a également été mené porté à la hausse par la peur de déficit budgétaire dans les pays Occidentaux, y compris aux Etats-Unis, ainsi que par une politique monétaire laxiste affaiblissant les devises papier sur la durée ». (Sources : nytimes.com)

Une course folle : va-t-elle s’arrêter ?

Certains diront que si le prix d’un actif a autant augmenté, il va forcément finir sa course et ne pas atteindre encore des sommets. Nous n’en sommes pas si sûrs. Si l’on prend pour seul exemple l’or, il côtoyait au début des années 2000 les 300 dollars l’once. A la fin de l’année 2006, avant même que les prémices de la crise ne se fassent ressentir, il avait déjà dépassé le cap des 600 dollars. Et ces derniers jours, il a encore franchi un seuil historique de 1431,25 dollars l’once. Et pour beaucoup de spécialistes, cette progression n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin. Car avec l’or, on gagne à tous les coups. Si les États-Unis se sortent la tête de l’eau et réussissent à faire repartir leur économie, étant donné que la tendance est au laxisme concernant leur politique budgétaire et monétaire, l’inflation repartira : du coup, on recherchera des placements qui protègeront de cette inflation et de la hausse des prix : l’or ! Et si dans le cas contraire, la situation reste bancale, comme actuellement en Europe, les banques centrales, en particulier celles des pays émergents, vont acheter de l’or.

Pour SaxoBanque, qui dévoile ses prévisions annuelles qui chaque année dressent le panorama macro-économique de l’année à venir, l’or ne risque pas de baisser : « L’or atteint 1 800 dollars sur fond d’intensification de la guerre des devises. Stimulée par l’amélioration de la conjoncture économique américaine, la « guerre des devises » fait un retour en force en 2011. Le déficit commercial américain se creuse, la pression s’accroît sur la Chine et à mesure que les investisseurs se réfugient dans les métaux, l’once d’or est propulsée à 1 800 dollars ». (Sources : Saxo Banque). Bref, vous l’aurez compris : dans votre « portefeuille idéal » d’investissement pour 2011, vous pouvez encore compter sur le métal jaune. La fièvre de l’or va continuer, nous en étions déjà persuadés sur LORetLARGENT.info.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "