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99,6% de l’or vendu dans le monde… n’est pas de l’or !


Aujourd’hui, la vente de contrats à terme sur les métaux précieux a pris tellement d’ampleur que l’or papier représente désormais plus de 200 fois la quantité réelle d’or physique échangé !

En 2016, l’or papier (c’est à dire le marché dérivé des titres qui sont censés s’appuyer sur l’or) a battu un nouveau record avec près de 10 000 milliards de dollars échangés, soit l’équivalent de 243 000 tonnes d’or, à des années-lumières donc des véritables quantités de métal produites durant la même période (environ 3200 tonnes).

L’or papier : un marché… de dupes ?

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, il existe en effet deux marchés de l’or bien distincts. Le premier, classique, recouvre les transactions réalisées sur le métal physique, l’or pur et dur, le brillant qui alourdit les poches et encombres les coffres des banques centrales. Le second marché, en revanche, est plus complexe. D’abord parce qu’on n’y trouve pas le moindre gramme d’or physique. Ensuite parce que cette dénomination recouvre en réalité une multitude de supports très différents qui sont autant de contrats portant sur des échanges virtuels : contrats futures du Comex, ETF (pour Exchanged Traded Funds, ou encore « trackers »), swaps sur l’or, leasing, contrats forwards, ou encore tous les titres portant sur l’or non-alloué émis par les banques adhérant à la London Bullion Market Association (LBMA).

Tous ces titres sont appelés des produits financiers dérivés, du fait qu’ils dérivent théoriquement de l’or effectivement détenu par les banques. C’est le terme « théoriquement » qui est important ici car, dans les fait, les mêmes quantités d’or peuvent donner lieu à un grand nombre de contrats distincts, si bien que le marché de l’or-papier a très vite excédé celui de l’or physique, et ce dès les premières années de la mise en place des marchés à terme sur l’or, il y a près de 40 ans. Ainsi, on est passé de 84 millions d’onces d’or papier échangés en 1978 (ce qui équivalait plus ou moins à la production annuelle mondiale d’or physique à l’époque) à près de … 8 milliards d’onces en 2016. Sauf que la production, quant à elle, n’a pas progressé aussi rapidement et elle se situe actuellement aux alentours de 103 millions d’onces, soit presque 80 fois moins.

En clair, cela signifie que, dans le meilleur des cas, sur 100 personnes qui pensent détenir de l’or à travers des contrats dérivés, seuls 20 pourront effectivement récupérer du métal précieux en cas de crise. Tous les autres auront acheté du vent.

L’or véritable ne représente plus que 0,4% de ce qu’on achète comme étant de l’or !

Pire encore, tout l’or produit ne se retrouve pas forcément sur les marchés, et, l’an dernier, les échanges d’or physique ont représenté « seulement » 42 milliards de dollars. Un chiffre à mettre en perspective avec les quelque 9 800 milliards de dollars en or-papier ! Ainsi, en 2016, pour chaque once d’or véritable échangé, on a vendu 233 onces d’or imaginaire, invisible, inexistant.

L’ennui, outre le fait que la quasi-totalité des investisseurs en produits dérivés a acheté du vent et risque bien de finir ruiné, c’est que tout ce papier a littéralement noyé l’or physique en diluant de manière incommensurable sa vraie valeur. Pensez simplement que l’or véritable ne représente plus que 0,4% de ce que les gens achètent comme étant de l’or !

Mais ce n’est pas accidentel, c’est un résultat qui était souhaité par la plupart des banques, et certaines comme la Deutsche Bank se sont récemment fait taper sur les doigts à ce sujet… sans que cela change grand chose à cette situation inique. Trop d’importance accordée à l’or aurait pu contrecarrer leurs plans d’imposer leur monnaie-dette comme réservoir de richesse crédible. En dévaluant fortement les métaux précieux, on les faisait tomber au rang de « reliques barbares« , totalement inadaptés au monde moderne et incapable de garantir l’incroyable accroissement de richesses à l’échelle du monde. Ainsi en multipliant artificiellement la quantité d’or réelle par 200, on divisait au moins d’autant la valeur théorique de l’once.

C’est d’ailleurs ce qui fait dire à certains qu’aujourd’hui, sans les ETF et consorts, le cours de l’or ne serait pas à 1 250 USD mais plutôt aux alentours de … 250 000 dollars !

A propos de Anthony Alberti

Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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