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Archive for mars, 2009

L’or d’Istanbul – reportage

Vendredi, mars 27th, 2009

Marché de l or d Istanbul

Huit heures. Les banques sont encore fermées. Pourtant, une place financière accueille déjà ses premiers clients et pas la moindre. Chaque année, 22 milliards d’euros transitent par elle, en vente directe ou via sa bourse.

Mais ici, pas d’ordinateurs ou de bureaux luxueux. Au cœur du Grand Bazar d’Istanbul, un téléphone suffit pour acheter ou vendre de l’or dans toute la Turquie.

Un marchand« C’est très stressant d’être à côté d’eux, ce n’est pas facile. D’ailleurs, on ne peut pas vivre très vieux dans notre bazar à cause du stress. Mais celui qui respire l’air de ce bazar ne peut plus vivre ailleurs après. »

De l or en plaques. Cet or est vendu à des commerçants et les gens des ateliers le transforment en bagues ou en boucles d’oreilles

De l or en plaques. Cet or est vendu à des commerçants et les gens des ateliers le transforment en bagues ou en boucles d’oreilles

De l’or à profusion, de l’or qui se vend, qui s’achète et qui s’expose. Dans le plus grand marché couvert du monde, des centaines de bijouteries scintillent comme autant de lampes d’Aladin. Toute la Turquie, toutes classes confondues, défile ici depuis plus de cinq siècles.

Un marchand : « C’est une tradition pour nous, on achète cet or pour l’offrir à l’occasion des mariages, des cérémonies de circoncision. Ça dépend du niveau de vie de gens mais, moi, je connais des personnes qui achètent pour 50 000 dollars d’or pour un mariage. Ça varie de 500 à 50 000 dollars. Nous, pour notre mariage, nous avions reçu 300 grammes d’or environ, ce qui représente 3 000 à 4 000 dollars d’aujourd’hui. »

« Ça dépend du désir de chacun, mais généralement, en Turquie, le poids en grammes est beaucoup plus important que la beauté du bijou. »

Dans le grand bazar, l or détermine tout, même le prix de vente ou de location des boutiques

Dans le grand bazar, l or détermine tout, même le prix de vente ou de location des boutiques

Un marchand : « Pour la mariée, l’or est une garantie de ressource pour le cas où elle divorcerait. Elle peut l’enterrer et le ressentir en cas de besoin. L’or ne perd jamais sa valeur. Durant la période où il y avait des guerres, l’argent en papier brûlait ou bien les souris le mangeaient. Il perdait donc de sa valeur, mais l’or, lui, ne perd jamais de sa valeur.
Personnellement, je n’ai aucun compte en banque, je conserve l’or à portée de main et si une banque fait faillite, je n’ai pas de problèmes.
»

Rares sont les pays à vouer un tel culte à l’or et pas un ne lui a dédié un lieu comme le Grand Bazar. Jadis, il arrivait du Soudan et d’Egypte. Désormais, c’est d’Amérique du Sud et de Russie.

Un commerce avec sa face visible qui s’affiche dans les vitrines clinquantes et la bourse en plein air. Mais il y a l’autre, formellement interdite au public, celle où secret et discrétion sont des règles d’or.

L artisanat de l or à Istanbul

L artisanat de l or à Istanbul

Pour y accéder, il faut franchir la porte des entrepôts où les caravanes de la route de la soie faisaient naguère étape. C’et là, dans de minuscules ateliers, que les commerçants cèdent la place aux artistes.

Chaque année, près de 400 tonnes d’or passent entre leurs doigts. Un tiers repart à l’étranger faisant de la Turquie le deuxième exportateur d’or travaillé du monde derrière l’Italie.

Un artisan : « Chaque bijou a sa valeur. Nous faisons des modèles très différents les uns des autres. Ainsi, chaque bijou tient une place particulière dans mon cœur. Quand je crois une femme dans la rue, je regarde tout de suite son cou et ses mains pour voir si elle porte l’un de mes modèles. »

Un vieux dicton turc dit qu’Istanbul est pavée d’or. Dans les 3 000 ateliers qui entourent le grand bazar, il est vrai qu’il s’infiltre partout.

Un artisan : « Je prends le bijou que je travaille et je le nettoie bien pour ne pas perdre de poussière. On a tout le temps la brosse à la main pour mettre la poussière dans notre tablier en cuir, car l’or est précieux. Pour les chaussures, on n’a pas besoin de les laver, il y a des grilles sur le sol et la poussière glisse à travers. »

Le traitement des poussières d or

Le traitement des poussières d or

Un récupérateur de poussière d’or : « Tout un secteur s’est développé autour de la récupération de la poussière, huit à dix sociétés s’en occupent. Elles viennent, balaient, ramassent la poussière dans les canalisations et dans les bâtiments. Ils la ramènent ensuite dans les raffineries, la brûlent et récupèrent enfin l’or. Sur chaque kilo d’or qu’on travaille ici, cinquante à soixante-quinze grammes partent en poussière. »

« On traite environ trois à quatre tonnes de poussière par semaine. On utilise la vieille technique et des produits chimiques. Nous travaillons les poussières de chaque client de manière séparée. Tel client aura cette poussière et tel autre celle-là. Ainsi, on peut envoyer à chacun ses lingots séparément. Aujourd’hui, on a traité une tonne de poussière et voilà ce qu’on a obtenu : 90 grammes d’or. Ça, c’est de l’or pur. »

Si l’attachement des Turcs à l’or reste toujours aussi fort, certaines choses ont changé cependant, comme si, en inondant toujours plus de vitrines, l’or y avait englouti un peu de sa magie.

Un travail minitieux dont le savoir faire commence à se perdre

Un travail minitieux dont le savoir faire commence à se perdre

Un artisan : « Quand j’étais petit, la bijouterie se pratiquait différemment, mais maintenant, il n’y a plus de maître qui connaît bien son métier. Il n’y a pas de client, non plus, qui réclame ce travail-là. Dans le temps, un maître faisait son travail avec beaucoup de soin. Maintenant, il faut que ça se termine et que ça se vende le plus vite possible. »

« Vous avez dû voir en vous promenant, il y a des tonnes d’or ici et ça, c’est un peu comme la face visible de l’iceberg, c’est exactement comme ça. »

Vingt heures trente. Les portes du Grand Bazar se referment sur cent tonnes d’or. C’est le plus grand coffre-fort de Turquie.

Reportage d’Arnaud Blin pour France3. En VOD sur Vodeo.tv
Transcription : ABW
pour LORetLARGENT.info

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Napoléon, Krugerrand et or – Evolution en courbe sur un an

Vendredi, mars 27th, 2009
évolution des pièces d or Napoléon 20F sur une année

évolution des pièces d or Napoléon 20F sur une année

évolution des pièces d or de type Krugerrand 1 once sur une année

évolution des pièces d or de type Krugerrand 1 once sur une année

évolution du cour de l once d or sur une année (cotation en US dollar de New York)

évolution du cour de l once d or sur une année (cotation en US dollar de New York)

Retrouvez ces courbes ainsi que celles d’autres pièces ou métaux précieux sur LESECHOS.FR

3000 $ et 2000 € sont des objectifs raisonnables pour l’or

Jeudi, mars 26th, 2009

Cette hypothèse est sérieuse car toute la monnaie papier émise refera nécessairement surface. Pour le moment, et du fait de l’émission monétaire déjà réalisée, notre objectif rationnel pour l’or se situe vers 3 000 $ et 2 000 €. Le métal jaune pourrait aller beaucoup plus loin dans un stade de bulle. Il ne sera pas interdit d’en profiter, à condition de savoir que le marché ne sera plus alors dans le domaine du raisonnable et aura atteint le stade de l’irrationnel. Les seuils de 3 000 $ et de 2 000 € sont simplement une estimation faite à partir de l’émission de monnaie qui ne correspond à rien depuis 2000. Elle se base sur une comparaison de la masse monétaire déclarée par la Fed et la BCE et
l’augmentation réelle de la richesse produite, le PIB. Théoriquement, la progression de la masse monétaire devrait fidèlement refléter la croissance du PIB. Si l’argent déclaré par les Banques centrales augmente plus vite, c’est que la planche à billets a fonctionné.
Pour croire dans la future hausse de l’or, il faut cependant être convaincu d’une chose : l’or est une monnaie non fiduciaire, c’est-à-dire qui n’est pas fondée sur la signature d’un État. Il faut même admettre que c’est la seule monnaie non fiduciaire. C’est pour cela qu’il « flique » les dérives des monnaies papiers, se base sur une comparaison de la masse qui sont toutes des monnaies fiduciaires. LIRE LE DOSSIER COMPLET DANS MONEYWEEK du 26 mars au 1er AVRIL (en kiosques)

Les crises bancaires sont la conséquence de la libéralisation financière

Jeudi, mars 26th, 2009

Tous les pays, émergents ou développés, sont égaux face aux crises bancaires. C’est ce qu’ont montré, dans une étude de décembre 2008, «Banking Crisis: an Equal Opportunity Menace», Carmen M. Reinhart et Kenneth S Rogoff. Quelque soit la taille d’un pays et son état de développement, nul n’est à l’abri d’un effondrement bancaire.

Quelles sont les causes de ces crises bancaires? Sont-elles différentes d’un pays à l’autre et fonction de leurs caractéristiques propres (taille, spécificités, type de crédits et de financements accordés)?

Selon l’étude, qui analyse 120 crises – du début du XIX siècle à 2008 – aucun de ces éléments ne peut entrer en ligne de compte. La seule explication véritablement probante est le degré de libéralisation financière des économies concernées. Les deux auteurs constatent que «les périodes de forte mobilité internationale des capitaux ont produit de manière répétée des crises bancaires internationales».

Ils montrent en particulier qu’il existe des liens étroits entre la circulation des mouvements de capitaux, le crédit et le prix des actifs, spécialement en ce qui concerne les prix immobiliers et les cours boursiers – LIRE LA SUITE SUR ECOFI

La marche vers la dé mondialisation commence

Jeudi, mars 26th, 2009

Les choses semblent maintenant entendues : la grenouille ne peut se faire aussi grosse que le bœuf et l’Etat américain demande à la FED de monétiser la dette. L’annonce en est faite depuis le 18 mars dernier avec les quelque 300 milliards de dollars de bons du trésor émis contre création monétaire.Et probablement ne s’agit’ il que d’un acompte.

La suite est bien connue : recul du dollar sur les marchés des changes, hausse des cours des matières premières, inflation, etc. Le coût d’une telle décision est élevé, mais sans doute moins que celui de gérer honnêtement un deleveraging économiquement sanglant et laissant intacte une épargne chinoise désormais menaçante. L’avenir de la crise des années 2010 se jouera sur le registre géopolitique : l’empire américain ne peut se faire grignoter par l’émergence d’un concurrent asiate et il est probable que la Chine en acceptera temporairement le principe. LIRE LA SUITE SUR LE JOURNAL 2020-2080

Les banques centrales gèrent leur or comme un investisseur particulier

Mardi, mars 24th, 2009

Les banques centrales détiennent environ 30000 tonnes d’or. 10000 pour les USA, entre 8 et 10000 pour l’Europe et le reste pour les autres pays.

En 1999, il y a eu les accords de Washington. Ces accords regroupaient une quinzaine de banques centrales, avec l’accord des Américains et du FMI, disant en résumé « les banques centrales peuvent vendre leur or mais elles vont le vendre d’une façon ordonnée et raisonnable et cet accord durera cinq ans… » Les banques centrales ont vendu d’une façon ordonnée l’équivalent de 400 tonnes par an sur une période cinq ans. Cet accord a été renouvelé en 2004 et il expirera cette année, en 2009.

Est-ce qu’on peut s’attendre donc à ce que les banques centrales changent de comportement et qu’elles se mettent – pourquoi pas – à réinvestir dans l’or parce que c’est une si bonne affaire ?

Il est extrêmement délicat aujourd’hui, pour une banque centrale, de vendre son or parce que c’est un des rares actifs à s’être apprécié en valeur. Donc d’un point de vue purement stratégique, nous les voyons mal vendre aujourd’hui leur or physique.

Ainsi, les Russes ont décidé d’augmenter leurs réserves à hauteur de 10% en or, ils en sont déjà à 4%. Ca fait aussi des années que l’on nous explique que les Chinois vont commencer à mettre de l’or dans leurs réserves et le FMI, à ce sujet, a fait savoir qu’il voulait vendre 400 tonnes. Ces 400 tonnes rentreront dans un accord réglementé et ça n’affectera pas le prix de l’or.

En fait, les banques centrales se comportent exactement comme n’importe quel investisseur qui se demande « est-ce que j’ai intérêt à investir mes liquidités en or ou en bons du Trésor de tel ou tel pays souverain », etc. sachant que c’est de la gestion de trésorerie. En effet, la banque centrale doit normalement avoir des réserves assez liquides et donc il s’agit d’une question d’arbitrage, une question de gestion optimale de trésorerie. L’or peut en faire partie et l’attitude des banques centrales devrait être d’essayer d’acheter quand il est bas et de vendre quand il est haut. Cela dit, elles ont de tels stocks qu’elles se sont autodisciplinées. En effet, si elles se mettaient à jouer comme un pur investisseur sur le marché, elles déstabiliseraient complètement le marché de l’or. C’est pour ça qu’elles se sont tissé un certain nombre de règles pour ne pas amplifier la volatilité du marché, mais fondamentalement leur raisonnement est identique à celui d’un investisseur.

Retour sur les enchaînements de la crise

Mardi, mars 24th, 2009

Vous étiez en vacances sur Mars depuis un an et vous ne comprenez pas pourquoi le monde se porte visiblement plus mal aujourd’hui. Petit retour sur les enchaînement de la crise. Proposé par une note de conjoncture de l’INSEE.

La crise financière s’est auto-entretenue et propagée dans un contexte de défiance généralisée.

Bien qu’elle ait paru initialement ne concerner que le marché des subprimes aux États-Unis, la crise s’est progressivement propagée à l’ensemble des marchés financiers et à l’économie « réelle » à travers un certain nombre de mécanismes.

Les défaillances des emprunteurs américains ont créé une baisse auto-entretenue des prix de l’immobilier. En effet, lorsque la dette d’un ménage américain est supérieure à la valeur de son bien immobilier, il a la possibilité d’annuler le remboursement de sa dette et de se faire saisir sa résidence, qui est alors mise en vente par le créancier. Ce mécanisme, en augmentant la quantité de biens immobiliers mis en vente, a entraîné à la baisse les prix de l’immobilier et accru le nombre de ménages arrêtant de rembourser leur dette, entretenant ainsi une spirale baissière. Les défauts sur les crédits immobiliers et les procédures de saisie se sont ainsi multipliés aux États-Unis.

La crise financière s’est progressivement répandue à l’ensemble des marchés financiers, en commençant par les États-Unis. Les primes de risque, c’est-à-dire le supplément de rémunération demandé par les prêteurs pour couvrir le risque de défaut, ont augmenté sur les produits issus de la titrisation, reflétant la révision à la hausse des probabilités de défaut et une moindre appétence pour le risque. Le manque de transparence, lié à la multiplication des intermédiaires entre le prêteur et l’emprunteur, a rapidement provoqué une crise de confiance : ne pouvant discriminer avec certitude entre les bons et les mauvais actifs, les agents économiques se sont détournés de classes entières d’actifs. Notamment, les titres adossés aux prêts immobiliers dont l’évaluation était jugée trop incertaine n’ont plus trouvé d’acheteur.

La comptabilisation des actifs à la valeur de marché (à l’exception de ceux explicitement acquis pour être conservés jusqu’à échéance) a contraint les banques à enregistrer immédiatement la chute de leur valeur. À partir de l’été 2007, les banques ont donc dû passer chaque trimestre dans leurs comptes des dépréciations d’actifs. Or les banques sont tenues de respecter des ratios dits « prudentiels » (ou
ratios de solvabilité), définis par une part minimale de capitaux propres relativement à leurs actifs auxquels on donne un poids d’autant plus fort que le risque associé est élevé, conformément aux critères dits « de Bâle ». En outre, le recours des banques à des sociétés intermédiaires leur avait permis de contourner cette réglementation en excluant certains actifs de leur bilan. Mais comme la perte de
valeur des actifs menaçait la survie de ces intermédiaires, les banques ont été contraintes de les réintégrer dans leur propre bilan, le détériorant d’autant. Afin de rétablir les ratios prudentiels, les banques ont vendu une part de leurs actifs,
tout en procédant à des augmentations de capital, accroissant ainsi l’offre de titres et entretenant la chute des marchés.
L’existence de ces intermédiaires étant source d’opacité et d’incertitude, un climat de défiance s’est alors installé entre les banques qui se sont notamment mises à refuser de s’échanger des liquidités entre elles. En témoignent notamment les écarts importants et persistants entre les taux directeurs et les taux d’intérêt interbancaires.

Le caractère mondial de la crise est un de ses traits les plus distinctifs, la majorité des pays étant affectés. Les crédits subprimes existent principalement aux États-Unis (et, sous des formes plus ou moins atténuées, dans quelques autres pays comme le Royaume-Uni) et les prêts ont été surtout le fait d’établissements américains. Cette crise s’est toutefois rapidement propagée à la fois du fait de l’interdépendance des institutions financières, de la titrisation qui permettait aux investisseurs d’accéder aux marchés immobiliers étrangers, et de la réévaluation
du prix du risque. La baisse du prix des actifs risqués aux États-Unis a affecté les banques européennes qui détenaient de tels actifs, diminuant leur demande et alimentant la chute des bourses européennes. À la suite des États-Unis, les marchés interbancaires en Europe ont donc été touchés par la crise de confiance.

D’autres actifs ont à l’inverse connu un regain de faveur, lié à la plus grande prudence des investisseurs. Cette prudence a notamment entraîné un report vers les marchés obligataires publics, les investisseurs préférant investir dans les obligations publiques, réputées plus sûres (phénomène dénommé « fuite vers la qualité »).

Les banques ont eu des difficultés à assurer l’équilibre de leur bilan, notamment au travers des opérations de refinancement qu’elles effectuent entre elles ou avec la banque centrale. Les banques centrales ont alors dû intervenir de façon massive et répétée dès l’été 2007. Elles ont réagi en augmentant les quantités de liquidités prêtées aux banques et en baissant les taux d’intérêt directeurs, les deux
actions étant parfois conduites simultanément.

Après une période de relative stabilisation courant 2008, les tensions sur les marchés financiers se sont à nouveau aggravées en septembre 2008 avec notamment la faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers. Ses créanciers se sont retrouvés en difficulté. Les fonds d’investissement détenant, directement ou indirectement, des titres de Lehman Brothers, se sont retrouvés en manque de liquidités
et ont dû vendre des actifs, notamment des actions, pour rembourser leurs clients, alimentant ainsi les chutes des cours. En outre, Lehman Brothers étant connue comme contrepartie pour de nombreux contrats de gré à gré, le risque qu’un dénouement non ordonné de ces contrats mette à leur tour en danger les institutions financières concernées a paralysé les marchés interbancaires. La faillite de cette banque de premier plan a également conduit les investisseurs à revoir à la hausse les probabilités de défaut des autres banques, comme l’a révélé la hausse des écarts de taux entre les prêts interbancaires et les prêts accordés aux États.

Le regain d’aversion au risque a alors entraîné de nouvelles tensions sur les marchés actions et interbancaires mondiaux. Si les plans rapidement mis en oeuvre aux États-Unis et en Europe et l’action des banques centrales ont permis de diminuer significativement les tensions sur les marchés interbancaires dans les semaines suivantes, les marchés actions sont toutefois restés très instables depuis. Aux États-Unis, l’indice composite des prix d’actions Standard & Poor’s de décembre 2008 a ainsi accusé sa troisième plus forte chute depuis 1872, après les épisodes de 1932 et de 1938. Source : INSEE

Des pièces d’or pour la promo d’un dvd

Dimanche, mars 22nd, 2009

La sortie d’un disque des Glochos est toujours un événement. Tantôt il est présenté sous forme de camembert, tantôt de rosette de Lyon, tantôt de médicament, etc. Il ne pouvait en être autrement du DVD. Cette fois, l’emballage ressemblera à une tablette de chocolat !

Face à la crise, les Glochos veulent nous redonner le moral. « Nous avons décidé de faire un cadeau gourmandise à notre public, explique le Cléguérécois Franck Jégoux, éducateur à Pontivy et pilier du groupe. En regardant ce DVD, quoi de mieux que de grignoter devant son écran un bout de chocolat. » Dans la boîte, les acheteurs trouveront une pièce en chocolat estampillée « Médaille d’or du bon goût du ministère de la Gourmandise ».

Mieux, les Glochos ont décidé de nous « faire une surprise en or ». Encore plus fort : « Parler du pouvoir d’achat c’est bien, agir c’est encore mieux. » Ils ont donc mis de véritables pièces d’or dans quelques DVD. Combien ? « C’est secret, seul le producteur le sait. » Et combien ça vaut un napoléon comme ça ? « 150 à 200 € selon la pièce. » LIRE LA SUITE SUR OUESTFRANCE

L’or nazi – Histoire de l’or (6)

Dimanche, mars 22nd, 2009
Un lingot issu de l or volé aux pays envahis par les nazis

Un lingot issu de l or volé aux pays envahis par les nazis

A leur apogée en 1949, les Etats-Unis détiennent la moitié de tout l’or jamais exploité dans l’histoire, soit pratiquement 22000 tonnes. Alors que le monde s’extirpe difficilement de la grande dépression, une nouvelle crise s’avance à grands pas. Celle-ci menace la civilisation toute entière. Adolf Hitler prend le pouvoir alors que l’Allemagne est encore chancelante de sa défaite dans la première Guerre mondiale. Ses réserves d’or sont vides et sa monnaie sans valeur. Ayant promis de rendre au pays sa gloire initiale, Hitler entreprend de reconstruire l’empire germanique. Pour ce faire, il lui faut de l’or. Il est essentiel de comprendre que les réserves d’or de l’Allemagne en 1939 ne sont pas énormes, environ 200 millions de dollars et qu’elles ont été déjà largement engagées notamment dans la construction de la machine de guerre allemande. Par ailleurs, le pays ne peut plus acheter de produits manufacturés à l’étranger ni de matières premières de base avec son Reichsmark trop faible. Sa seule alternative reste l’or.

Aussi, au fur et à mesure qu’elle marche sur l’Europe, l’armée allemande pille au passage les réserves d’or des nations. En 1938, la Tchécoslovaquie avec ses 30 millions de dollars en or, en 1939 la Pologne avec 85 millions de dollars en or. En réalité, ça a commencé en 1938 avec l’Anschluss en Autriche. Ils ont d’abord pris l’or des Autrichiens, puis en 1939, ils se sont emparés des réserves tchèques en finissant d’occuper la Tchécoslovaquie, et au début de la guerre, chaque fois qu’ils se rendaient maîtres d’un pays, ils en pillaient l’or.

La plupart du butin d’Hitler est stockée dans les chambres fortes de la Reichsbank, à Berlin. Mais le vent commence à tourner pour ce Reich qui doit durer mille ans. Les bombardements intensifs menés jour et nuit par les forces alliées détruisent systématiquement la machine de guerre d’Hitler en la frappant au cœur, c’est-à-dire en anéantissant les infrastructures industrielles elles-mêmes bâties sur de l’or volé.

Le 3 février 1945 plus de 900 bombardiers alliés lâchent près de 2300 tonnes de bombes sur Berlin. La ville est réduite à l’état de cendres et de ruines, la Reichsbank est pratiquement détruite. En février 1945, ce qui restait des réserves d’or à la Reichsbank a probablement été chargé à bord de camions par des prisonniers, sans doute français, et acheminé jusqu’à Merkers au sud de l’Allemagne.

Ce printemps 1945, la troisième armée du général Patton s’avance sur l’Allemagne comme un mastodonte. Le 4 avril, elle entre dans la ville de Merkers. Des rumeurs y circulent sur une cargaison secrète parvenue récemment de Berlin et qui aurait été dissimulée tout près de là, dans une mine de potassium. Par curiosité, plusieurs GI décident de descendre mener l’enquête. A leur sortie du monte-charge, huit cents mètres plus bas, ils tombent nez à nez sur une énorme porte en acier. On envoie un message à Patton, que faut-il faire ? La réponse de Patton : « faites sauter la porte ». Le génie s’apprêtait à souffler la porte, quelqu’un a réalisé qu’un demi-bâton de dynamite suffisait pour faire sauter le mur juste à coté d’elle sans avoir à s’en faire pour la chambre-forte.

Dans la salle repose plus de 7000 sacs soigneusement empilés. Ce que les Américains trouvent à l’intérieur est tellement incroyable que trois hommes parmi les plus puissants du monde veulent le voir de leurs propres yeux. George Patton, son supérieur Bradley ainsi qu’Eisenhower, Commandant suprême des forces alliées en Europe. Le gratin s’est déplacé pour une scène hors du commun. Plus de 8000 barres d’or sous forme de lingots, 2000 sacs de pièces d’or: des reichsmarks, des souverains anglais, des napoléons, des pièces américaines de 20 dollars or et des centaines de sacs de pièces d’or provenant d’autres pays. En s’avançant vers le fond de la mine, Patton découvre la cache d’un sinistre butin.

Tout l’arrière de la chambre était constitué de biens qui avaient été volés aux victimes des camps de concentration. Il y avait là un empilement de valises remplies d’argenterie, d’alliances, de dents en or. Chaque sac, caisse ou malle avait été inventorié avec soin et estampillé d’une étiquette marquée Melmer. Melmer était l’officier SS allemand qui effectuait les allers et retours avec les camps de concentration pour ramasser tout ce qu’il pouvait comme dents en or, alliances, montres en or afin de les acheminer vers Berlin. Au cours de la guerre, il avait fait comme ça au moins 77 livraisons contenant le fruit de son pillage.

L’actif apporté au compte de Melmer se chiffre alors à plus d’un million de dollars américains. Aujourd’hui cette somme dépasserait le milliard, mais cette découverte n’est encore que la partie visible de l’iceberg. À la fin de la guerre, les Allemands avaient pillé pour environ 580 millions de dollars en or à travers les pays occupés. Là-dessus, on estime à une valeur de 450 millions de dollars l’or transféré pendant la guerre vers la Suisse ainsi que vers d’autres pays.

En 1946, on confie cet or à une commission internationale chargée de chiffrer les dommages aux victimes de l’Holocauste. L’excédent est remis à une commission alliée qui le redistribue aux nations volées. L’Europe est dévastée et se relève péniblement du second conflit mondial. Les Etats-Unis apparaissent alors comme le pays le plus riche de l’Histoire. Pour pouvoir reconstruire leur économie, les nations déchirées par la guerre sont contraintes d’acheter des dollars. Leur mode de paiement reste l’or. En conséquence, les réserves d’or des Etats-Unis montent en flèche.

La plus grosse part est ainsi stockée cinq niveaux sous Manhattan dans les chambres-fortes de la réserve fédérale. A l’époque, il y avait dans les sous-sols de Manhattan probablement près d’un quart ou du tiers de tout l’or extrait au fond des mines. (lire notre article : L’or de la réserve fédérale à New-York )

S’appuyant sur une telle quantité d’or, le dollar devient la devise la plus forte du monde. Les pays règlent leurs dettes en dollars et les gouvernements peuvent échanger leurs dollars pour de l’or. A l’instar du besant et du ducat, le dollar est l’espèce sonnante et trébuchante.

Tout l’or de l’Inde

Vendredi, mars 20th, 2009

Nulle part au monde la fascination pour l’or n’est autant enracinée dans la culture qu’en Inde. Ce pays d’un milliard d’individus, où le revenu par habitant se monte à 2 000 euros par an, est aussi celui où la demande en or reste la plus forte au monde, depuis des décennies. Les 773,6 t d’or consommées par l’Inde en 2007 représentent 20 % du marché mondial et plus du double de la quantité achetée par chacun des deux pays qui la suivent, la Chine (363,3 t) et les États-Unis (278,1 t). L’Inde produit très peu d’or. Mais ses citoyens en ont amassé jusqu’à 18 000 t – plus de quarante fois ce que détient la banque centrale du pays.
Cette obsession de l’Inde pour l’or ne vient pas seulement d’un goût pour l’extravagance ou de la prospérité croissante des classes moyennes. Musulmans, hindous, sikhs ou chrétiens : pour tous, l’or joue un rôle essentiel, à presque chaque étape importante de la vie. Et par-dessus tout quand un couple s’unit. Quelque 10 millions de mariages sont célébrés chaque année en Inde. Ivor y est quasiment indispensable, tant au spectacle qu’à la transaction hautement culturelle qui s’opère entre les familles et les générations.
 » C’est inscrit dans notre ADN, souligne K. A. Babu, directeur de la bijouterie Alapatt, à Cochin, dans le sud-ouest du pays. L’or favorise la bonne fortune.  » Cette formule prend toute sa dimension lors d’Akshaya Tritiya, considérée comme le jour du calendrier hindou le plus propice à l’achat d’or. La quantité de bijoux en or que les Indiens achètent alors – 49 t en 2008 – dépasse de tellement la quantité acquise n’importe quel autre jour de l’année sur toute la planète qu’elle pousse les cours de l’or légèrement à la hausse.
Tout au long de l’année, le coeur de la consommation d’or est le Kerala. Cet État relativement prospère du sud de l’Inde ne représente que 3 % de sa population mais 7 à 8 % du marché national de l’or. Une caractéristique étonnante, pour une région dirigée par l’un des seuls gouvernements communistes démocratiquement élus de la planète, mais ancrée dans l’histoire.
Plaque tournante du commerce international des épices, le Kerala a connu l’or très tôt: depuis les Romains, qui échangeaient des pièces contre du poivre, de la cardamome et de la cannelle, jusqu’aux vagues ultérieures de colonisateurs portugais, hollandais et anglais. Mais, pour les historiens locaux, c’est la révolte de la région contre le système hindou de castes (selon lequel les castes inférieures n’avaient le droit d’arborer que des pierres polies et des os) et la conversion massive à la chrétienté et à l’islam qui s’ensuivit, qui a fait de l’or plus qu’une simple marchandise. Il s’est mué en un symbole fort d’indépendance et d’ascension sociale. Extrait du National Geographic de mars 2009.

La dénonciation de la monnaie par Marx

Vendredi, mars 20th, 2009

Pour le système soviétique, inspiré par Marx, la monnaie était la manifestation du mal social, des rapports de production marchande. Certes, il y a eu des pays où cette pratique fut encore plus radicale que dans le système soviétique. Ce fut le cas notamment du Cambodge des Khmers rouges, οb l’échange lui-même, y compris le troc, était l’objectivation du mal en tant que tel. C’était, jusqu’à un certain point, un dépassement de la thèse de Marx, cαr l’auteur des Fondements à la Critique de l’Economique Politique, parle de la valeur d’échange et non pas de l’échange en tαnt que tel. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’André Malraux a qualifié le « polpotisme » de marxisme des imbéciles.
Cela dit, la lecture que Pol-Pot et les siens ont fait de la théorie marxiste, n’est ρas très éloignée de l’idée même de Marx, car pour Marx le but du processus historique lui-même est la production des valeurs d’usage. Pour cette raison, les polpotistes condamnent la production de valeurs d’échange ; donc, de l’échange lui-même. Ce qui explique la terrible réalité de l’effondrement démographique au Cambodge, au cours de la mise en oeuvre de ce que certains ont qualifié « d’utopie meurtrière ». La négation de l’échange ne peut conduire qu’à la disparition de tout système de satisfaction des besoins ; donc, à l’empire de la mort, au suicide collectif. Bien entendu, dans cet ordre caractérisé par la négation de la production pour l’échange, l’accès aux biens et services a toujours été conditionné par l’ordre hiérarchique des sociétés socia-listes : les besoins des dirigeants, y compris leurs besoins ostentatoires, étalent couverts par la société.
Boris Eltsine, qui fut dans les années 1990, le premier président de la Russie sortie du communisme, déclarait dès octobre 1987, dans une intervention devant le Comité Central du PCUS : « Oui, camarades, íl n’est pas facile d’expliquer à l’ouvrier d’usine pourquoi, à la soixante-dixième année de sοn pouvoir politique, íl est obligé de faire la queue pour acheter des saucisses dans lesquelles il y a plus d’amidon que de viande, tandis que sur nos tables à nous, il y a de l’esturgeon et du caviar, et toutes sortes de mets délicats acquis sans problème dans un endroit qu’on ne les laissera même pas approcher (Le Monde, 25 avril 2007, p. 28). Dans les magasins spéciaux réservés à la nomenklatura, « les prix des biens étaient inversement proportionnels à la place du «client» dans la nomenklatura. Plus on était élevé dans la hiérarchie, plus le prix était bas» (Le Monde, 2 février 2005, p. 17). Ceci veut dire, plus précisément, que pour la nomenklatura la monnaie était certifiée, c’est-à-dire que plus la personne était élevée dans l’ordre de la nomenklatura, plus sa monnaíe avait de valeur.

EXTRAIT DU LIVRE de Norman Palma et Edouard Husson Le capitalisme malade de sa monnaie : Considérations sur l’origine véritable des crises économiques

A propos de cet ouvrage : On entend souvent dire aujourd’hui que la crise économique et financière qui déferle actuellement sur le monde n’était pas prévisible. Rien n’est plus faux. A l’origine de la crise, il y a un Système Monétaire International profondément déréglé par le régime de l’étalon-dollar. Depuis plusieurs décennies, des esprits avertis avaient prévenu des effets dévastateurs qu’aurait nécessairement la politique d’émission de plus en plus déraisonnable de la Réserve Fédérale américaine sur l’économie mondiale. Comme le dit avec force Maurice Allais, le Prix Nobel français d’économie, dans une indifférence générale  » Ce qui doit arriver arrive « . Il se produit donc aujourd’hui ce qui arrive toujours en régime de papier-monnaie : après l’euphorie de la multiplication sans limite du crédit vient le krach. C’est ainsi que le billet vert tend vers sa dépréciation absolue. Même si tout est fait pour en retarder l’échéance, nous n’échapperons pas à l’effondrement du dollar et des monnaies qui se sont imprudemment solidarisées avec lui. Pour limiter, si cela est encore possible, les effets de cette catastrophe inévitable, il faut créer de toute urgence une Unité de Compte Internationale qui soit un panier des grandes monnaies-papier auxquelles on devra ajouter l’or qui redonnera une crédibilité indispensable à la monnaie fiduciaire. Par la suite, il ne faudra pas se contenter de revenir à la référence or que va, en tout état de cause, imposer le marché, quoi que puissent penser ou faire les grands dirigeants économiques et politiques. Pour dépasser les limites quantitatives de l’or, il sera nécessaire de revenir à son indispensable complément circulant  » : l’argent-métal qui a présidé, avec l’or, à l’essor historique de la richesse des nations. Ce diagnostic posé, et le seul remède possible analysé, reste la question de la mise en œuvre d’une immense réforme par un personnel politique largement responsable de la situation, qui n’a pour l’essentiel rien prévu et dont l’action est, à tous égards, jugée par la présente tragédie…

Biographie des auteurs : Edouard Husson est maître de conférences à Paris IV (Paris-Sorbonne) et directeur de recherches en histoire contemporaine. Norman Palma est maître de conférences à Paris IV (Paris-Sorbonne), docteur en économie et docteur d’Etat ès lettres.

Quel pourrait-être le visage d’une dépression au 21ème siècle ?

Jeudi, mars 19th, 2009

Au fur et à mesure que les plans mis en place par les gouvernements apparaîtront comme inefficaces, la confiance va s’effondrer et entraîner avec elle toute idée de redémarrage économique. Une grave dépression va s’installer durablement aux Etats-Unis et dans une moindre mesure dans certains pays européens. La vie quotidienne et les modes de consommations des populations seront gravement affectés. Tentons d’énumérer quelques caractéristiques qui se développeront plus ou moins selon les spécificités des pays concernés.

Contrairement à la dépression de 1929, il n’y aura bien évidement pas de gens affamés et dévêtus dans les rues. En plus des services sociaux, les vêtements ainsi qu’une nourriture de mauvaises qualités et relativement bon marché ne devraient pas manquer. LIRE LA SUITE SUR JOURNAL 2020-2080

Les usages de l’or

Jeudi, mars 19th, 2009
Les pièces d or occupent aujourd hui une place plutôt réduite par rapport à la joallerie ou à l industrie
Les pièces d or occupent aujourd hui une place plutôt réduite par rapport à la joallerie ou à l industrie

Le geste et la parole

Jeudi, mars 19th, 2009

Les banques centrales ne parlent pas, en raison de la rigidité de leurs doctrines et de l’unicité de leurs objectifs, mais elles agissent : elles fournissent des sommes immenses à l’économie , permettant même, au mépris de toute orthodoxie, aux entreprises d’obtenir de l’argent en direct en échange de papier commercial, en utilisant pour cela des noms aussi discrets et obscurs que possible, ( le dernier qualificatif apparu dans les communiqués des gouverneurs de banques centrales étant « quantitative easing », soit « facilitation quantitative » ce qu’on devrait plutôt traduire par « planche à billet ») .

Mais cela ne pourra suffire : une entreprise ne pourra survivre par le seul jeu de ses réformes internes ni par le seul recours au papier monnaie : elle ne pourra en effet mettre en dépôt a la banque centrale du papier de ses clients si elle n’en a pas. Si le marché, une fois de plus, se révèle plus rapide et plus adaptable que la démocratie, on ira droit vers l’hyper inflation ( de plus de 20% par an) , forme extrême de la déloyauté, qui fera disparaitre les dettes, au détriment des préteurs. Déjà, bien des entreprises s’y préparent. Bien des démocraties y sombreront. LIRE LA SUITE SUR LE BLOG DE JACQUES ATTALI

A Mendrisio, la fonderie d’or tourne à plein régime

Jeudi, mars 19th, 2009

La crise des marchés financiers suscite une ruée vers les valeurs refuges.Les producteurs suisses de lingots ne savent plus où donner de la tête.
Un haut mur gris chapeauté d’un grillage entoure le bâtiment, gris lui aussi. Les contrôles sont sévères à l’entrée et à la sortie. Non, il ne s’agit pas d’une prison, mais de la fonderie Argor-Heraeus, qui traite plus de 400 tonnes d’or chaque année. Née en 1951, aujourd’hui installée dans la zone industrielle de Mendrisio, c’est la plus ancienne fonderie de métaux précieux du Tessin, qui en abrite deux autres dans le Mendrisiotto, la Valcambi et la Pamp. Aux mains d’UBS jusqu’en 1999, elle appartient aujourd’hui à la société Heraeus, à la Commerzbank International de Luxembourg, à la Monnaie autrichienne et au management. UBS n’est plus que cliente. LETEMPS.CH

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "