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Archive for mai, 2009

Mes objets et pièces d’or sont-ils exonérés d’ISF ?

Mercredi, mai 27th, 2009

Les bijoux en or, en pierre ou métaux précieux ne sont exonérés d’ISF que s’il s’agit d’antiquités, c’est-à-dire s’ils ont plus de cent ans. Si tel n’est pas le cas, ils doivent être déclarés en fonction de leur valeur vénale, ou au prix auquel ils ont été acquis si l’achat a eu lieu à l’occasion d’une vente publique qui s’est déroulée il y a moins de deux ans. Il convient également de retenir la valeur du bien tel qu’il figure dans un acte estimatif datant de moins de cinq ans rédigé à l’occasion d’un inventaire, d’une donation ou d’une succession. S’agissant des pièces et lingots d’or, ils doivent être déclarés pour leur valeur au 1er janvier 2009. A défaut de marché officiel organisé en France, vous pouvez retenir les cotations établies par les professionnels, notamment CPR Or. Lu sur LeFigaro.fr

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La thésaurisation

Mercredi, mai 27th, 2009

Pourquoi thésaurise-t-on ? Par défiance envers les moyens de paiement fiduciaires. Par crainte d’une guerre, d’une révolution, d’une dévaluation, d’un impôt. Pour n’avoir pas à payer de droits de succession. Pour rester fidèle à certains réflexes ancestraux, qui font que l’or refuge et l’or réserve prolongent l’or fétiche (…) LIRE LA SUITE DANS NOTRE DOSSIER « POURQUOI THESAURISE-T-ON ? »

L’or, en avoir ou pas.

Lundi, mai 25th, 2009

« L’or n’est pas un investissement, il ne rapporte rien. C’est une couverture de survie lorsque les repères monétaires disparaissent. Quel est le plus grand risque : avoir de l’or ou ne pas en avoir ? Ne pas en avoir bien sûr. »

Simone Wapler – rédactrice en chef de MoneyWeek

Des termites chercheuses d’or

Vendredi, mai 22nd, 2009
Les termites peuvent utiliser des particules d'or pour construire leurs termitières

Les termites peuvent utiliser des particules d'or pour construire leurs termitières

En Afrique, les termites valent de l’or. Marc-André Bernier est chercheur d’or. Ce géologue canadien échantillonne les termitières à la manière des anciens Africains pour trouver le précieux métal. Marc-André est persuadé d’être aujourd’hui sur un gros filon.

Pour construire leur nid, les prospecteurs termites remontent, de plus de 20 mètres sous terre, des minéraux et métaux précieux. Leurs mandibules transportent indifféremment tous types de matériaux de construction qui peuvent parfois être des particules d’or variant de 30 microns à près de 3 mm. Pour Marc-André, les termites sont comme des milliers de foreuses qui effectuent, gracieusement et pour son compte, les premiers carottages.

« Lorsque j’ai décidé d’embaucher une armée de termites pour remplacer mes équipes de forage, il y a peu de mes collègues géologues ou centrafricains qui m’ont pris au sérieux. Pourtant, on a réussi à réduire le temps de prospection de deux ans en moins de quatre mois grâce au travail des termites. »

Sur les 5700 termitières échantillonnées, 86 % contiennent de l’or. Cette anomalie semble prouver la densité du filon. Reste maintenant pour Marc-André à vérifier en profondeur, avec les foreuses mécaniques si les termites n’ont pas menti.

Les termites ailés viennent d’essaimer, c’est un bon présage des dieux pour les géologues africains, mais Marc-André, lui, préfère se rassurer en recomptant le nombre de particules d’or prélevées à la surface des termitières.

C’est à proximité des termitières, à plus de 80 mètres sous terre, que la foreuse mécanique vient carotter. Les échantillons prélevés par la foreuse sont identifiés et lavés à grande eau pour le comptage des particules d’or. Les sondages en profondeur semblent confirmer le travail des termites.

Alors que les foreuses continuent leur sondage de vérification, Marc-André prospecte une nouvelle zone. Il est pour l’occasion, comme un bon public relation, accompagné du chef du village. Ce dernier est flatté qu’une multinationale canadienne reproduise les mêmes gestes que son arrière-grand-père.

Pour tout chercheur d’or, la difficulté est de rassurer les autorités locales et ses investisseurs. « Tout d’abord, Monsieur Namzouri, j’aimerais remercier la radio rurale centrafricaine. Nous avons prélevé plus de 6000 termitières. En moins de quatre mois, nous avons établi que le sous-sol renfermait une série de nouvelles structures aurifères prometteuses. »

Seulement un gisement d’or sur mille passe à l’exploitation industrielle.

Marc-André est de retour à Toronto pour convaincre les investisseurs. « Messieurs les Directeurs, les termites de la Centrafrique ont bien travaillé. Elles nous ont aidés à définir une zone aurifère qui fait près de 5,5 km de longueur. Tout me porte à croire que cette zone pourrait faire l’objet d’une ou plusieurs exploitations industrielles. »

Les mandibules des termites macrotermes n’en sont pas à leur coup d’essai, elles ont gagné leurs mandibules d’or au Niger et au Zimbabwe où l’une des mines en exploitation industrielle porte le nom de code « Termites ». D’autres ont même remporté des mandibules de diamant avec les gisements de pierres précieuses du Botswana.

En observant sous microscope électronique les échantillons, les particules d’or sont fines et lisses, ce qui confirme à Marc-André que les zones d’échantillonnage ne sont probablement pas loin du filon. Le succès de cette technique dépend de l’habileté des termites à ramener en surface des minéraux indicateurs à des profondeurs pouvant atteindre parfois plus de 100 mètres.

Les termites de Marc-André viennent de faire sauter la bourse de Toronto.

Transcription par ABWtrad.com d’un extrait du reportage Termites attack de Thierry Berrod pour Mona Lisa prod.

marc-andre

Pourquoi faut-il diversifier son portefeuille avec de l’or ?

Jeudi, mai 21st, 2009

L’or n’est-il pas déjà trop haut ? Pourquoi, aujourd’hui, préférer investir sur l’or plutôt que sur des actions ou des obligations ?

Christophe Soubiran, Le Journal des Finances : Nous avons une conviction très forte sur l’or. Nous pensons que l’or n’a pas fini son rallye haussier et que l’once d’or pourrait même dépasser les 1000 $ dans les prochains mois et aller très au-delà. Mais l’idée, ce n’est pas d’acheter de l’or à la place des actions ou des obligations, mais de diversifier son portefeuille avec de l’or. Depuis des mois, nous recommandons à nos lecteurs de mettre 10 % de leurs actifs dans de l’or sous forme de trackers, de mines d’or ou de fonds spécialis.
Pourquoi on pense que l’or va continuer de progresser ? L’or se maintient aujourd’hui à un niveau élevé sans que ses ressorts habituels, haussiers, soient en marche. L’or est aujourd’hui à un niveau autour de 940 $ l’once, dû à l’instabilité des marchés financiers, mais il y a beaucoup de facteurs qui nous laissent penser que la tendance haussière va se poursuivre. L’or est une matière première atypique, c’est à la fois une matière première qui évolue en fonction de l’offre et de la demande et c’est aussi une valeur-refuge.
Aujourd’hui, c’est le côté valeur-refuge qui joue, refuge contre l’instabilité des marchés financiers. Il y a beaucoup d’éléments conjoncturels qui devraient bientôt jouer aussi en faveur de l’or. Le dollar se maintient bien, pour l’instant, par rapport à l’euro depuis le début de l’année. Mais on pense que les déficits courants et commerciaux des États-Unis vont faire en sorte que le dollar va de nouveau se déprécier dans les mois à venir et il y a un mécanisme connu de tous qui est que lorsque le dollar se déprécie, l’or s’apprécie. Ensuite, pour l’instant, il n’y a pas inflation, bien au contraire. On voit que l’inflation baisse et on parle de déflation un peu partout.
Beaucoup d’argent est injecté aujourd’hui dans l’économie mondiale par les plans de relance, par des politiques monétaires très accommodantes et cet afflux de liquidité, une fois la machine économique en marche, aura une influence sur l’inflation, si les autorités gouvernementales n’arrivent pas à l’assécher et c’est très favorable à l’or.
Ensuite, au niveau des fondamentaux, on voit que l’offre primaire de métal stagne depuis des années et les nouveaux gisements mis en production ne font que compenser le déclin des gisements matures et c’est une tendance profonde, lourde et il est très difficile aujourd’hui de mettre en exploitation un gisement, ça demande beaucoup de temps. Il faut environ entre cinq et sept ans, entre la découverte d’un gisement et le premier lingot qui en sort.
Du côté de la demande, elle est aussi affectée comme toutes les autres matières premières par la crise. La demande de joaillerie baisse naturellement, mais la tendance à long terme est quand même haussière en raison de l’élévation du niveau de vie des ménages chinois et indiens. On pense que le fait de continuer à acheter de l’or, c’est une façon, pour eux, de thésauriser et tant qu’il n’y aura pas de système d’épargne en place dans ces pays, ils vont continuer à investir dans l’or et donc ça porte la demande à long terme et ensuite il y a la demande d’investissement qui n’arrête pas de croître sur l’or. Aujourd’hui, quand on achète un tracker, il y a une contrepartie or physique et aujourd’hui, il y a plus de 1000 $ stockés dans les banques en contrepartie des placements papier sur l’or.

LeFigaro.fr : Justement, ça nous amène à la question : Quel intérêt d’acheter de l’or papier ? Quels sont les avantages de ce type de placement ?

Christophe Soubiran : L’or papier a pour avantage de répliquer l’évolution du cours physique de l’once, donc il n’y a pas d’effet de levier. Le seul risque, c’est un risque de marché : l’or peut baisser ou monter et donc le tracker monte et baisse en fonction de l’évolution de l’once. C’est le moins risqué des placements sur l’or, mais c’est aussi le moins spéculatif.

LeFigaro.fr : Il est aussi possible d’investir à travers les mines qui produisent l’or.

Christophe Soubiran : Là, c’est un placement beaucoup plus spéculatif, les mines sont très volatiles. Elles amplifient, à la hausse comme à la baisse, l’évolution du cours du métal physique, un rapport de 1 à 4 ou de 1 à 5, ça dépend. Donc il faut faire très attention sur ces investissements. Nous conseillons surtout de privilégier les grandes mines nord-américaines qui ont des profils de production diversifiés, des bilans sains et qui vont passer la crise.
A titre plus spéculatif, on peut maintenant acheter des valeurs sud-africaines, elles ont fait d’énormes progrès en matière de production et au niveau de l’opérationnel.

LeFigaro.fr : Il y avait beaucoup de problèmes d’électricité, etc.

Christophe Soubiran : Ils avaient de gros problèmes, il y avait des coupures d’électricité. Ce sont des problèmes qui sont résolus et puis elles ont beaucoup progressé en termes d’opérationnel. À titre encore plus spéculatif, on peut jouer les mines intermédiaires. Donc des jeunes mines qui ont deux ou trois gisements en production et qui ont un fort levier sur leurs résultats grâce à l’appréciation de l’once, mais qui présentent aussi un profil plus risqué. Si une des mines connaît un problème, c’est de suite un cinquième ou un tiers des profits qui disparaissent. L’effet de levier est fort et on peut gagner beaucoup d’argent là-dessus.

LeFigaro.fr : Qu’en est-il de l’or physique, du napoléon ?

Christophe Soubiran : On peut jouer l’or physique soit sous forme de lingots, soit sous forme de pièces. Il est préférable d’acheter des pièces, c’est beaucoup plus facile à vendre ensuite que le lingot. Après, il faut demander à son conseiller clientèle pour choisir.

LeFigaro.fr : Il y a aussi les fonds à travers lesquels on peut investir sur l’or et ceci nous amène à la question de deux internautes qui souhaitent savoir comment acheter des SICAV or.

Christophe Soubiran : Acheter les SICAV or, on peut le faire facilement comme toutes les autres SICAV. Le mieux, c’est de passer par une plate-forme Internet, les frais sont moindres. C’est la meilleure façon de jouer l’or parce qu’on peut jouer tous les thèmes, on peut jouer les grandes Nord-Américaines au bilan solide, on peut jouer les valeurs intermédiaires qui ont un profil de risque plus important et on peut jouer les jeunes pousses, des mines qui n’ont que des permis d’exploration, mais qui pourraient un jour exploser. Donc c’est une façon de jouer tous les thèmes avec un risque mutualisé, donc moindre. Après, pour choisir sa SICAV, toutes ne sont pas des SICAV pur or, elles sont investies dans d’autres métaux précieux, des fois dans d’autres matières premières comme le pétrole. Donc c’est selon son désir de diversification, regarder la composition de la SICAV et choisir de cette façon.

LeFigaro.fr : Un internaute s’interroge sur le PEA. Est-il possible d’insérer de l’or dans son PEA ?

Christophe Soubiran : Malheureusement, pas beaucoup. Il y a peu de mines françaises, peu de mines éligibles aux PEA. En France, je pense qu’il y a AUPLATA qui est une mine guyanaise cotée sur Internet, mais qui est très risquée. Coté à Londres, on peut jouer un producteur d’argent qui s’appelle FASNIO. On peut jouer peut-être Anglogold via Anglo American. Il y a très peu de choix. Donc l’idée, c’est de diversifier son portefeuille en dehors du PEA.

L’or des banques centrales

Mercredi, mai 20th, 2009

Mars 99, l’or est quasiment au plus bas, à 250 $ l’once. Le 11 mars 2008, il cote plus de 1000 $ l’once. En dix ans, le prix de l’or a explosé et malgré la reprise des marchés financiers, vous avez remarqué que le prix de l’or ne baisse pas. Pourquoi ? Parce qu’une banque centrale accumule des réserves d’or et a annoncé qu’elle avait secrètement, sans en parler à personne, multiplié ses réserves d’or de près de trois, c’est la Banque Centrale chinoise.

La Banque Centrale chinoise a annoncé qu’elle détenait le cinquième stock d’or dans une banque centrale, car les banques centrales ont de l’or. Elles ont de l’or, c’est historique. Depuis qu’elles ont été créées, c’est un élément de stabilisation à l’époque où il n’y avait pas d’autre étalon que l’or pour déterminer la valeur des échanges et la valeur des devises.

Depuis la libre convertibilité de la plupart des devises, l’or a perdu en importance et début 99, la plupart des banques centrales décident que l’or ne leur rapporte rien et décident de vendre l’or. La Banque d’Angleterre commence à vendre son stock d’or entraînant la chute de l’or, la France la suit, l’Espagne, le Portugal, quasiment tous les pays sauf les États-Unis, sauf l’Italie, sauf l’Allemagne.
D’un côté il y a tous ces vendeurs, Banque d’Angleterre en tête, mais aussi la Banque Nationale suisse, de l’autre côté il y a une banque centrale qui accumule des réserves en or, c’est la Chine. Toutes les banques centrales ont de l’or pour se garantir contre d’éventuelles crises, contre un éventuel chaos dont on a parlé, dont on parle moins, une sorte de fin du monde où les monnaies ne vaudraient plus rien et il n’y aurait plus qu’un seul moyen d’échange, ce serait l’or. On rappelle que l’or ne rapporte rien et pourtant l’or continue à monter.

Alors, les banques centrales aujourd’hui ont des stocks d’or, on voit trois camps se dessiner dans le cadre de ces banques centrales :
- Celles qui veulent se débarrasser de leurs stocks d’or en pensant que l’or n’est pas stratégique. On compte, par exemple, dans ces banques centrales, la Banque de France.
- Celles qui souhaitent conserver leurs stocks d’or, mais qui ne veulent pas se livrer à une bataille ni dans l’achat, ni dans la vente, c’est par exemple l’Allemagne et l’Italie.
- De l’autre côté, il y a deux pays qui sont face à face, encore une fois, en train de s’affronter. D’un côté les États-Unis qui ont aujourd’hui 8000 tonnes d’or dans leurs réserves, qui décident de ne pas y toucher et qui pourraient bien remonter si la Chine faisait mine de vouloir les attaquer sur ce terrain. De l’autre côté, la Banque Centrale chinoise qui vient de passer le cap des 1000 tonnes d’or et qui annonçait ouvertement qu’elle allait continuer à acheter de l’or.

Alors, l’or des banques centrales va être probablement un nouvel épisode de la guerre de l’or qui dure depuis des siècles. L’or des banques centrales, c’est un thème qu’il faudra suivre de très près.

Marc Fiorentino – PDF d’Euroland Finance pour AlloFinance TV

Les Français continuent de consommer

Mardi, mai 19th, 2009

Guy Lagache : En ce moment, qu’on soit directement touchés par la crise ou inquiets pour les temps à venir, on cherche tous des solutions pour doper son pouvoir d’achat. Y en a-t-il vraiment ? Quels sont les moyens pour dépenser moins et s’agissant des prix, sont-ils en train de devenir plus abordables qu’avant ? Alexandre Leo, bonsoir, vous êtes économiste, vous observez les grandes tendances en matière de consommation. Justement, dans le contexte actuel, est-ce que les Français continuent à consommer ou ont plutôt tendance à se serrer la ceinture ?

Alexandre Leo : La bonne nouvelle est que les Français continuent de consommer. En ce début d’année 2009, la consommation est supérieure à ce qu’elle était l’année dernière. Ça peut paraître fou.

Guy Lagache : Alors qu’il y a crise ?

Alexandre Leo : Alors qu’il y a la crise, alors que tout le monde dit qu’il faut arrêter de consommer, qu’il faut mettre de l’argent de côté, qu’il n’y a plus de crédits, les statistiques et les chiffres bruts montrent que la consommation ne s’est pas effondrée. Au contraire, elle continue de progresser par rapport à l’année dernière.

Guy Lagache : Comment l’expliquez-vous ? Parce que selon une étude récente 68 % des Français pensent que leur pouvoir d’achat a baissé.

Alexandre Leo : 68 % des Français pensent que leur pouvoir d’achat a baissé, je peux les comprendre, mais les statistiques montrent que le pouvoir d’achat de l’ensemble des Français a continué de progresser en fin d’année dernière et le pouvoir d’achat va sans doute continuer de progresser au premier trimestre. Il faut comprendre qu’à l’été 2008, on a eu un pic d’inflation qui était lié à la hausse des cours des matières premières.

Guy Lagache : Prix du pétrole ?

Alexandre Leo : Prix du pétrole, le prix à la pompe, on payait 1,10 € pour le litre d’essence, c’est passé à plus de 1,50 €.

Guy Lagache : 150 $ le prix du baril.

Alexandre Leo : Exactement. Ça a été divisé par trois depuis juillet dernier, c’est exceptionnel et ça a donné du pouvoir d’achat aux ménages sans pour autant qu’on le ressente parce qu’effectivement, sur la fiche de paie, on n’a pas vu d’évolution fulgurante. Il faut le comprendre, le pouvoir d’achat peut augmenter avec une évolution zéro des salaires. Il suffit que les prix diminuent, c’est ce qui s’est passé et ce qui explique pourquoi il y a une sorte de divorce entre la réalité du pouvoir d’achat et les sentiments qu’en ont les Français.

Guy Lagache : C’est-à-dire que, finalement, le pouvoir d’achat continue d’augmenter parce que les prix ont baissé. Est-ce qu’il y a d’autres raisons, par exemple des raisons liées à l’emploi ? On parle beaucoup de licenciements et de chômage, mais est-ce que par exemple en France, comparé à d’autres pays, on n’est pas finalement un pays où les emplois sont davantage sécurisés ?

Alexandre Leo : Vous avez raison de parler de la hausse du chômage. Effectivement, le chômage est en train d’augmenter très vite, mais en même temps, en France, il y a une sorte de coussin de sécurité, d’airbag de l’emploi qui est le poids de l’État, l’État qui emploie beaucoup de fonctionnaires ou d’assimilés fonctionnaires, autant de personnes qui ne verront pas leur pouvoir d’achat baisser en 2009.

Guy Lagache : Et ça, ce n’est pas anecdotique, ce nombre d’emplois liés directement ou indirectement à l’État ?

Alexandre Leo : Directement ou indirectement, vous avez près de 7 millions de personnes dont les revenus dépendent de l’État, c’est colossal. Après, vous avez une autre catégorie, c’est les retraités. En France, on a un système de retraite par répartition, c’est-à-dire que c’est les actifs qui payent les personnes qui sont à la retraite. Et ces personnes-là ont également leurs revenus sécurisés pendant la crise. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire tout simplement qu’il y a tout un volet de la population française qui est abrité de la crise.

Guy Lagache : Donc ces gens-là n’ont pas peur de consommer ?

Alexandre Leo : Ces gens-là n’ont pas peur de consommer et ça explique qu’il n’y ait pas d’effondrement de la consommation en France.

Guy Lagache : Donc la consommation augmente et en même temps, il y a quand même un paradoxe, c’est qu’on voit qu’il y a des secteurs sinistrés : textile, je ne parle même pas de l’automobile. Comment vous expliquez ça ? La consommation d’un côté augmente, mais de l’autre il y a les produits qu’on ne consomme pas.

Alexandre Leo : La consommation augmente, mais les Français vous diront également, on fait des arbitrages, c’est le concept aujourd’hui de ce qu’on appelle du « radin malin ». Les gens veulent continuer à consommer, mais ne veulent pas trop dépenser non plus, ils ne veulent pas faire n’importe quoi, et on est toujours à la chasse aux bonnes affaires. Donc ça peut être des achats groupés, des achats en ligne et on a vu d’ailleurs que les soldes de janvier avaient très bien démarré. D’ailleurs, les achats de textile avaient explosé en janvier.

Guy Lagache : Simplement, ce sont des discounts.

Alexandre Leo : Voilà. Pour ce qui est de l’automobile, on voit bien que la prime à la casse et le bonus écologique permettent tout de même de doper les ventes, mais les ventes de certains produits spécifiques. Des petites voitures écologiques, citadines, qui consomment peu, qui bénéficient du bonus écologique et de la prime à la casse continuent à se vendre. Là encore, c’est un changement de la nature du marché auquel on est en train d’assister.

Guy Lagache : Dernier point, pour le profane, il y a quelque chose d’incompréhensible : si la consommation marche bien, comment se fait-il qu’il y a la crise ?

Alexandre Leo : Si la consommation marche bien, ce n’est pas tout. Vous savez, ce qui fait la croissance, c’est également les résultats des entreprises. Mais les entreprises n’investissent plus trop et surtout pâtissent d’une demande qui leur est adressée depuis l’international, qui est extrêmement faible. Donc la crise, elle est là, elle est réelle. Je suis économiste, donc je suis forcément un peu cynique, le chômage va augmenter, ça va pénaliser le pouvoir d’achat de certains Français, mais il y a d’autres Français dont les revenus seront assurés, qui verront leur pouvoir d’achat augmenter tout simplement parce que les prix auront baissé par rapport à l’année dernière.

Transcription par ABWtrad.com de l’émission Capital/M6

Le Général de Gaulle à propos de l’or et du dollar lors de sa conférence du 4 février 1965

Lundi, mai 18th, 2009

Le fait que beaucoup d’Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour les règlements des différences qui existent à leur profit dans la balance des paiements américaine, ce fait entraîne les Américains à s’endetter et à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger, car ce qu’ils le lui doivent, ils le lui payent, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre.
Étant donné les conséquences que pourrait avoir une crise qui surviendrait dans un pareil domaine, nous pensons qu’il faut prendre les moyens de l’éviter. Nous estimons nécessaire que les échanges internationaux soient établis comme, c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier. Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’il puisse y avoir réellement de critères, d’étalon autre que l’or.
Extrait de « Discours et Messages » – Charles de Gaulle – Plon 1970

L’envolée de l’or de mars 1968

Lundi, mai 18th, 2009

Le jeudi 14 mars 1968, dans le courant de la matinée, un éminent homme d’affaires européen, résidant habituellement en Suisse, prenait son petit déjeuner dans la salle à manger d’un hôtel situé dans le West End de Londres. Tout en mangeant, il parcourait des yeux les titres des principaux articles de la presse matinale :  » La ruée sur l’or se poursuit…  » annonçait le Financial Times,  » Le prix de l’or atteint son point culminant « , proclamait le Times. Bouleversé par ces nouvelles, le magnat, dont les intérêts étaient liés au commerce international, saisit un téléphone et consulta plusieurs experts du change étranger demeurant dans la banlieue de Londres. Puis il sauta dans un taxi et se dirigea vers les bureaux d’un négociant de matières d’or installé près de la Banque d’Angleterre. Là il acheta aussitôt pour 250 000 dollars d’or. C’était la première fois qu’il donnait un ordre semblable car il était spécialisé dans le marché du cuivre, de l’étain et du caoutchouc. Mais ce fameux jeudi devait être une date unique dans la longue et tumultueuse histoire de l’or à travers les âges. Pendant ces mémorables vingt-quatre heures, en effet, il se vendit et s’acheta plus d’or dans le monde qu’en aucune autre journée depuis que le roi Crésus, en Lydie, eut émis la première monnaie d’or connue, en 550 avant J.-C.; et pendant toute la semaine suivante, le marché de l’or vit passer plus d’or que n’en avaient extrait les mines pendant toute la fameuse ruée vers l’or du Klondike.

Tandis que notre homme d’affaires achetait à Londres, de nombreux spéculateurs, les uns avec 1 000 dollars en poche, les autres avec 1 million de dollars dans leur porte-feuille, se joignaient à la foule des acheteurs pris de panique qui, à travers le monde, s’efforçaient d’acquérir de l’or. A Paris, la police cernait la Bourse, s’efforçant de maintenir un peu de calme dans la cohue hystérique des négociants d’or et des acheteurs avides, qui réclamaient de solides lingots d’or à des prix dépassant de 20 pour cent le cours normal.

Un ancien commis de change affirma n’avoir jamais assisté à un pareil spectacle au cours de sa longue carrière. A Washington, les fonctionnaires du Trésor et de la Federal Reserve Bank de New York, harassés, essayaient de se maintenir éveillés en absorbant force cafés aux premières heures de la matinée (New York en effet est en avance de cinq heures sur Londres). Ils se cramponnaient aux lignes téléphoniques encore libres à la Banque d’Angleterre pour glaner les dernières informations relatives aux demandes d’or. Le directeur du Federal Reserve Board, M. William McChesney Martin, avait fait serment cette semaine-là que les Etats-Unis défendraient le prix fixé de 35 dollars l’once  » jusqu’au dernier lingot « . Ce matin-là, il semblait que les spéculateurs le contraindraient à atteindre cette ultime limite.

Pour discerner les causes profondes de cette ruée sur l’or, il faudrait remonter plusieurs années en arrière, mais certains événements qui précipitèrent la crise de mars 1968 sont connus. Il y eut d’abord la dévaluation du sterling en novembre 1967, l’offensive du Tet en janvier 1968, ensuite la remise d’un rapport du général Westmoreland réclamant 200 000 hommes de renfort pour le Vietnam dans le courant de mars. D’autres raisons pourraient être invoquées, mais les trois facteurs principaux que nous venons de rappeler ébranlèrent les nerfs des peuples déjà inquiets de la situation générale.

Timothy Green, auteur du livre « Le monde l’or »

L’or de Carlin Trend

Samedi, mai 16th, 2009
Grues et camions géants pour extraire l'or de la mine de Goldstike

Grues et camions géants extrayant l'or de la mine de Goldstike. Environ 100 kilos d'or par camion.

En dehors de l’Afrique du Sud, la région minière la plus prospère se situe aux Etats-Unis dans l’Etat du Nevada, elle est connue sous le nom de Carlin Trend, sa mine la plus importante est la Goldstrike Property.

La sirène de deux heures signale qu’il faut quitter le puits, l’explosion quotidienne dans la mine peut commencer. Avant que la poussière ne se dépose, le travail de routine reprend dans le puits, on travaille 24h/24 et 7jours/7. Le meilleur moyen d’atteindre une haute productivité, c’est d’utiliser la technologie la plus avancée et plus c’est grand, mieux c’est. Ces pelles hautes de six étages peuvent charger un camion géant en quatre pelletées. Chaque camion transporte 190 tonnes de minerais représentant environ 107 kilos d’or, mais ce qui nous différencie d’un puits conventionnel à ciel ouvert, c’est un système de gestion informatisé contrôlé depuis une tour située au bord du puits.

Ce qu’on essaie de faire ici, c’est d’optimiser l’efficacité de tout le matériel dont nous disposons pour l’exploitation des mines. Toutes les opérations sont informatisées, chaque véhicule de transport ou de chargement est équipé d’un ordinateur en communication avec le système depuis la tour.

Cet écran montre les pelles qui sont disponibles et les lieux de déchargement vers lesquels on dirige les camions, on voit quels sont les camions qui quittent les pelles et ceux qui quittent les décharges pour y retourner.

Après l’opération, le minerai purifié est fondu et coulé en lingots dont la pureté est supérieure à 92%. Carlin Trend est devenu le centre de l’industrie minière américaine et a permis au pays de devenir le deuxième producteur mondial.

Timothy S Green, auteur de « Le monde de l’or » : « L’essor de l’exploitation aurifère en Amérique a créé des milliers et des milliers d’emplois. D’une certaine manière, il a permis la renaissance du Nevada en tant qu’Etat. Il y a donc toute une vie autour de cette industrie qui, quand j’ai commencé à m’y intéresser dans le milieu des années 60, n’existait pas. En Amérique du Nord, vous trouviez la mine Homestake plus un ou deux petits producteurs. Au Canada, cette industrie vivait de subventions de l’Etat et dans le nord du pays, on essayait vraiment de maintenir debout les cités minières. Aujourd’hui, cette industrie est totalement transformée, elle est vivante et dynamique.»

Tout l’or du Transvaal

Vendredi, mai 15th, 2009
Le croissant aurifère dans la région du Transvaal en Afrique du Sud. Le Witwatersrand, proche de Johannesburg

Le croissant aurifère dans la région du Transvaal en Afrique du Sud. Le Witwatersrand, proche de Johannesburg

En 1886, on trouva de l’or en Afrique du Sud, une nouvelle espèce de prospecteurs était née. A l’aide d’une machinerie lourde et d’investissements financiers importants, les géologues et les ingénieurs purent creuser la terre plus profondément que jamais. Mais là, il n’y avait pas de pépites. L’or se présentait en paillettes enterrées à de grandes profondeurs.

Il fallut attendre 1887 pour trouver la clé permettant d’ouvrir les portes des réserves immenses de l’Afrique du Sud. L’or se dissout dans le cyanure, cette découverte permit pour la première fois d’extraire l’or de la roche, une opération économiquement rentable. Depuis lors, l’Afrique du Sud est le plus grand producteur d’or au monde.

Aujourd’hui Johannesburg est réellement la cité de l’or. La ville est entourée des plus riches mines d’or de l’histoire, le fameux Witwatersrand, ce qui signifie le récif de l’eau blanche. Sainte-Hélène n’est qu’une mine parmi les quarante mines qui ont émergé sur un croissant de 580 kilomètres de territoire qui doit son existence à une extraordinaire série d’événements géologiques.

Il y a de ça 2.5 milliards d’années, le Rand, comme on l’appelle, était une vaste dépression recouverte d’une eau peu profonde et entourée de collines remplies d’or. Avec le temps, l’érosion entama les collines concentrant l’or entre les couches de sédiments. Des millions d’années plus tard, des soulèvements violents brisèrent la croûte terrestre en faisant descendre les couches.

Timothy S Green, auteur de « Le monde de l’or » : « Evidemment, ce qui allait se révéler exact, c’est que les couches descendant dans la terre – et nul ne sait réellement jusqu’à quelle profondeur – étaient riches en or, c’est quand même la plus grosse quantité d’or jamais découverte en un seul lieu, dans un seul pays. Cet événement transforma l’économie de l’Afrique du Sud. Jusqu’à récemment, près de 40% des exportations de l’Afrique provenaient de l’or et comme les Sud-Africains le disent toujours, ce fut le tremplin de leur expansion. »

La mine de Sainte-Hélène est une des plus anciennes d’Afrique du Sud et une des plus difficiles. Les conditions de travail y sont draconiennes. Les nouveaux mineurs subissent un test pour mesurer leur stress à quarante degrés de température pendant trente minutes. Si leur température corporelle reste stable, ils peuvent descendre dans la mine, mais pendant les douze jours suivants ils devront porter un solide casque rose et ils seront soigneusement surveillés.

La mine la plus profonde d’Afrique du Sud se situe à près de 4 000 mètres de profondeur, il faut presque une heure trente à un mineur pour rejoindre son lieu de travail. Dans certains cas, il doit changer trois fois d’ascenseur. Et plus on descend, plus la température augmente.

Descendre dans une mine d’or, c’est comme une descente aux enfers, parce que plus vous descendez dans la terre et plus ça devient torride et désagréable. Vous vous trouvez petit à petit à 1600 mètres de profondeur puis à 2000 mètres, puis à 2500 mètres, puis à 4000 mètres et la chaleur devient vraiment intense et aujourd’hui la question se pose, si les mines sud-africaines creusent plus bas encore, comment va-t-on les refroidir ? Cela devient un problème de réfrigération.

A une profondeur de 4000 mètres, la température de la roche avoisine les soixante-dix degrés et l’humidité approche les 100%. Une étincelle pourrait y provoquer une tempête de feu. Les galeries sont constamment contrôlées pour détecter la présence de méthane. Extrêmement volatile, ce gaz pourrait exploser et déclencher une tornade feu dans la mine. Mais le plus grand danger provient de la roche elle-même. Sous les tonnes de pression qu’elle subit, elle ne cesse de pousser des gémissements et parfois elle explose avec des conséquences catastrophiques. Même si ces mines sont deux fois plus sûres qu’il y a dix ans, les explosions dues à la pression continuent à tuer environ soixante-dix mineurs chaque année.

En Afrique du Sud, l’or est si fin qu’il est invisible à l’or nu. Les explosifs ont remplacé la pelle et le pic traditionnel. La dynamite est introduite dans la cavité avec un fil de cuivre qui actionne électriquement la charge à distance.

Charriot contenant 2 tonnes de pierres desquelles seront extraites les miscroscopiques particules d'or

Charriot contenant 2 tonnes de pierres desquelles seront extraites les miscroscopiques particules d'or

Des tonnes de roche volent littéralement en éclats mettant à jour des particules microscopiques d’or. Une pelle mécanique les emporte et les charge dans un chariot qui remonte à la surface. Chaque chariot contient environ deux tonnes de minerai. Le minerai est alors hissé à la surface puis broyé et moulu jusqu’à atteindre la consistance d’une poudre. La poussière est traitée dans un bain de cyanure et est ensuite filtrée pour isoler l’or. Le minerai est alors fondu. 200 tonnes de minerais ont été traitées pour produire un seul lingot. Mais une étape est encore nécessaire avant d’arriver au consommateur.

La raffinerie de Rand près de Johannesburg est la plus grande et la plus moderne pour le traitement du minerai fraîchement extrait. Tout l’or d’Afrique du Sud, environ 600 tonnes par an, transite par ici pour le raffinage. Ces lingots pèsent 25 kilos et contiennent environ 85% d’or.

Pour atteindre les 99.5% de pureté exigés par le négoce international de l’or, celui-ci est refondu et infusé avec du chlore qui transforme l’argent et divers métaux en chlorures. Les chlorures viennent alors à la surface et sont décantés. Ayant atteint maintenant au moins 99.5% de pureté, l’or est moulé en lingot de 11 kilo et poli à la flamme pour lui donner un aspect brillant.

Le lingot est enfin refroidi. La raffinerie de Rand s’enorgueillit de sa vitesse d’exécution, le traitement entier n’a pas pris plus de quatre-vingt-dix minutes. Pesé et estampillé pour garantir sa pureté, le lingot rejoint alors les trente-cinq autres qui ont été raffinés ce matin pour une valeur totale de 5.5 millions d’euros.

Il y a vingt ans, près de 80% de l’or extrait provenait d’Afrique du Sud, aujourd’hui cela dépasse à peine les 10%. Les nouvelles technologies et un fort accroissement du prix de l’or ont créé, dans le monde, un nouveau boom de la prospection.

Timothy S Green, auteur de « Le monde de l’or » : « Le coût élevé de l’or à la fin des années 70, époque du boom de la prospection, a permis la création de plusieurs nouvelles entreprises minières, notamment en Amérique du Nord, des entreprises très puissantes aujourd’hui qui rivalisent avec les grandes entreprises sud-africaines. Elles ont désormais de solides équipes, elles ont beaucoup de géologues spécialisés dans la recherche de l’or. Elles ont des ingénieurs des mines familiarisés avec les dernières technologies d’extraction de quantités d’or minimes qu’il y a vingt ou trente ans n’étaient pas rentables. »

A lire pour en savoir plus sur le sujet :

lingotrand

L’or des petits prospecteurs

Jeudi, mai 14th, 2009
Le travail pénible des petits chercheurs d'or

Le travail pénible des petits chercheurs d'or

Dans les montagnes de la République dominicaine, Maria-Previda et les siens déblaient le gravier d’un gisement aurifère, c’est la manière la plus simple et la plus classique de prospecter. On lave le gravier et la terre dans une batée avec un mouvement circulaire de manière à enlever le sable fin et la terre. Les paillettes d’or, plus lourdes, se déposent alors au fond.

Mais cette méthode ancestrale peut s’avérer pénible et ses résultats incertains. Ici, on ramasse la terre aurifère de la rive. Au Brésil, près de cinquante tonnes d’or sont récoltées chaque année par de petits prospecteurs, on les appelle les garimpeiros.

Timothy S Green, auteur de « Le monde de l’or » : « Au moins un million de personnes rien qu’en Amérique du Sud tentent de survivre en prospectant l’or de manière traditionnelle. Cela reste une activité prospère, cent tonnes d’or environ ou trois millions d’onces d’une valeur proche de 150 millions d’euros sont trouvées chaque année dans le monde par de petits prospecteurs.»

Le travail d’aujourd’hui n’a rapporté à Maria-Previda et les siens qu’environ sept centièmes d’une once d’or soit environ 20 euros. Mais en 1848 un gisement aurifère comme celui-ci découvert dans les rivières de Californie, provoqua une épidémie de fièvre de l’or, ce fut la plus grande migration de l’histoire et elle fit la prospérité d’une Nation.

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L’origine de l’or

Mercredi, mai 13th, 2009

L’homme exploite l’or depuis environ six mille ans, un battement de paupière si on considère que le métal précieux se forma il y a quatre milliards et demi d’années, au beau milieu d’une catastrophe cosmique. Une étoile explose, projetant loin dans l’espace un nuage de gaz et de poussières, avec le temps, le nuage se contracte et les planètes apparaissent.

L'or issu des entrailles de la Terre

L'or issu des entrailles de la Terre

Alors que la Terre se refroidit, l’or, un des éléments les plus denses de l’univers, se constitue et s’installe en profondeur dans son noyau fondu. Avec le temps, les puissantes forces souterraines poussent la roche incandescente, le magma et l’eau à travers la surface de la Terre. Avec le refroidissement du magma, l’or s’échappe par des ouvertures naturelles et des fissures. Là, il se met à durcir et à se transformer en particules microscopiques.

Dans certaines parties du monde, des millions d’années de vent et d’eau ont décomposé la roche emportant avec elle les minéraux et les matériaux plus légers. Les particules d’or coulent au fond de l’eau et s’assemblent, formant des dépôts que l’on appelle des gisements aurifères.

D’autres théories s’opposent à cette vision. Vous lirez avec intérêt notre article : « L’or est un extraterrestre« .

Outil d’alerte par e-mail sur le cours et la prime des pièces d’or

Mardi, mai 12th, 2009

En exclusivité, le site AuCOFFRE.com nous propose un outil permettant de recevoir une alerte programmable par rapport au cours et à la prime des pièces d’or. Cliquez pour l’essayer.

alerte

L’or n’est pas une matière première comme les autres

Mardi, mai 12th, 2009
Tout l'or extrait jusqu'à ce jour dans le monde rentrerait dans un cube de 20 mètres de côté

Tout l'or extrait jusqu'à ce jour dans le monde rentrerait dans un cube de 20 mètres de côté.

Depuis sa première extraction de la terre, il y a plus de 6 000 ans, l’or par son éclat a ensorcelé les hommes. De plus, il ne rouille pas, ne s’oxyde pas, ne se ternit pas. On estime que tout l’or jamais extrait ne formerait qu’un cube d’environ 20 mètres de côté, un huitième à peine de ce terrain de football. Et comme jamais aucun autre matériau, l’or a suscité les passions humaines. Sur le marché des métaux le plus actif du monde, la bourse des valeurs de New York, l’or provoque beaucoup d’agitation.

Georges Gero, Commodity Exchange New York : « Les Américains ont été fascinés par l’or en apprenant que durant la dépression, un kilo d’or ce qui fait trente-deux onces, leur permettait d’acheter une Ford, une Chevrolet ou une Plymouth et qu’aujourd’hui un kilo d’or leur permet d’acquérir, de la même manière, une nouvelle Ford ou une Chevrolet ou une Plymouth, donc que sa valeur avait été maintenue au fil des ans. »

Timothy S. Green, auteur de « Le Monde de l’Or » : « Si vous produisez du jus d’orange, vous le buvez et puis c’est terminé. De même si vous produisez n’importe quelle denrée alimentaire, vous la consommez et c’est tout. L’or, lui, du moins tout l’or potentiellement extrait, persiste. D’année en année, la demande constante en or excède les nouveaux arrivages en provenance des mines. D’une certaine manière, cela constitue une bonne raison d’être exploitant de mine d’or aujourd’hui, il y a une demande constante pour votre produit.»