La Newsletter
Inscription
Désinscription

 
Articles populaires

Archive for août, 2009

Grosse déprime chez les éditeurs de lettre de trading sur l’or

Lundi, août 31st, 2009
Vera Valor

L’indicateur de sentiment de Hulbert, le HGNSI, se tenait à 3,8% au 24 août 2009. Cet indicateur mesure le pourcentage d’exposition sur l’or conseillée par les éditeurs de lettre financière qui font du trading sur l’or. Cela signifie que la majorité des analystes du marché de l’or sont neutres ou baissiers à court terme sur l’or. Un tel niveau de pessimisme est rare, et indique, d’un point de vue contrarien, que nous sommes beaucoup plus proche d’un creux important que d’un sommet ! En effet, lorsque nous évoluons proche d’un sommet important, comme au début de l’année 2008, il n’est pas rare de voir le HGNSI dépasser les 80%.

Ecrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter. Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Le stock d’or détenu par les ETFs

Lundi, août 31st, 2009

Les avoirs des ETFs sur l’or (fonds détenant de l’or physique, cotés en Bourse) n’ont pratiquement pas bougé durant la panique de l’automne 2008, alors que le prix de l’or baissait de 30% en termes de dollars. Cela montre que cet or est détenu par des mains extrêmement fortes, qui ne se soucient pas beaucoup de la fixation du prix sur le COMEX, et qui ne sont pas prêtes de l’échanger contre du cash.

Les trois premiers mois de 2009 ont vu affluer une demande pour les ETFs 15 fois plus élevée que celle de l’année dernière sur la même période ! Le stock total détenu par les ETFs a une valeur de $50 milliards au prix actuel de l’or. Si l’on considère que c’est moins du quart de la capitalisation de Microsoft, l’or détenu par les ETFs ne représente encore qu’une infime partie des avoirs en portefeuille des investisseurs !

Ecrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter. Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Le supercycle sur le marché immobilier et comparaison avec l’or

Vendredi, août 21st, 2009

Le supercycle sur le marché immobilier est plus court que les supercycles sur les actions et l’or, et, malgré ce que l’on pourrait croire, il n’est pas corrélé aux deux actifs précédents. A noter que le marché du logement en France a subi de nombreuses distorsions entre 1914 et 1948, du fait des contrôles fréquents des prix des loyers par l’Etat, rendant délicate toute étude sur cette période. Le creux séculaire de 1951 correspond ainsi avec le début d’un marché haussier de rattrapage, très puissant, jusqu’en 1967.

Le supercycle sur le marché immobilier est évidemment dépendant de la zone géographique considérée, mais on peut observer, dès le milieu des années 60, une synchronisation entre les zones Etats-Unis-Europe, du fait de la synchronisation de leurs économies. La forte correction actuelle sur le marché américain n’est pas de bon augure pour le marché français. A plus forte raison si l’on considère que lors du dernier sommet de supercycle, au début des années 90, le marché français affichait déjà un retard de deux ans sur le marché américain (voir graphique plus loin), comme c’est le cas actuellement.

Le supercycle est mis en évidence avec le ratio Propriété/revenu des ménages, qui est le résultat de la division du prix moyen d’un logement par le revenu annuel moyen disponible des ménages. Idéalement, les prix du logement devraient suivre l’évolution du pouvoir d’achat des ménages, ou plus précisément le revenu disponible de ceux-ci, une fois déduits les impôts et autres frais incompressibles. Une hausse des prix plus forte que celle du revenu disponible sur une longue période (comme c’est le cas depuis 2000) trahit une situation de bulle immobilière, alimentée par une hausse de l’endettement des ménages pour combler le gap entre la stagnation du pouvoir d’achat et la hausse des prix du logement. Ci-dessous, une visualisation de ce supercycle pour la France.

supercyle_immo

synchrocycle

Le ratio est complètement sorti du tunnel qui avait cours de 1965 à 2003, signe d’une spéculation intense, suite à la politique d’argent facile des banques centrales pour relancer la croissance en 2003. Aujourd’hui, le marché défie toujours la pesanteur grâce à des taux d’intérêts très bas, mais son renversement est déjà effectué, et la prochaine remontée des taux d’intérêts accélérera la tendance. En effet, le prochain cycle d’inflation et la remontée des taux sont quasiment garantis, suite aux mesures exceptionnelles prises par les banques centrales et les gouvernements en 2008-2009. Nous pouvons raisonnablement nous attendre à un prochain creux sur le marché de l’immobilier vers 2013-2015.

Comparaison immobilier/or et objectifs de prix pour l’or

Même si l’immobilier et l’or sont deux actifs qui évoluent de façon indépendante, on peut former le ratio Propriété/or, qui mesure le prix d’une maison en termes d’or, afin de déceler un éventuel supercycle :

maisonus

Nous voyons que le supercycle que l’on obtient évolue en tandem avec celui de l’or, car le supercycle de l’or est beaucoup plus puissant que le supercycle de l’immobilier. Cela dit, ce graphique est très intéressant car il nous montre que la maison familiale américaine est généralement bon marché en termes d’or lorsqu’elle coûte moins de 100 onces d’or (environ 3kg).

Nous pouvons répéter l’exercice avec une maison familiale en Angleterre, et nous obtenons un cycle synchrone, mais d’amplitudes différentes. Vendre l’immobilier anglais pour acheter de l’or en 2005 aurait été digne de figurer comme transaction de la décennie, au même titre que celle de William Bonner en 2000, lorsqu’il recommandait de vendre les actions pour acheter de l’or.

maisonuk

Ici aussi, on peut dire que la maison familiale anglaise est bon marché lorsqu’elle coûte moins de 100 onces d’or.

Je n’ai pas de graphique aussi complet pour le marché français, mais on peut s’attendre à un supercycle synchrone avec les deux précédents, du moins depuis les années 50. Ce qui nous intéresse particulièrement, c’est la valeur du creux de 1980 pour le marché français, qui pourrait nous donner une idée de la valeur que nous pourrions atteindre lors du prochain creux de 2013-2015 sur l’immobilier.

Le graphique suivant montre justement qu’en 1980, le prix d’un logement standard (moyenne des prix pour un logement) en France coûtait pratiquement le même prix qu’un logement standard en Angleterre. Nous pourrions donc arriver au même prix plancher en termes d’or pour la maison familiale en France, soit 100 onces d’or (ou environ 3kg d’or), vers la fin de la phase descendante du supercycle.

prixlogement

Nous sommes en présence d’une équation à trois inconnues : le prix de l’or, le prix de la maison en euros et le prix de la maison en onces d’or. En connaissant deux variables, on peut déterminer la troisième, par exemple le prix moyen de la maison familiale. En supposant qu’une maison nous coûte 100 onces d’or et que le prix de l’or reste au niveau actuel, nous avons :

comparaisons

Au prix actuel de 660€ l’once d’or, notre maison familiale en France devrait atteindre un prix de (660 €/once) X (100 onces) = 66’000€, en 2013-2015, pour valoir 100 onces d’or, ce qui semble irréaliste ! En revanche, si on pense que le prix de la maison familiale ne peut pas baisser à moins de 200’000€ en 2013-2015, on devrait arriver à un prix de l’or de 2000€ l’once, en gardant toujours les 100 onces d’or comme objectif de prix, soit un potentiel de hausse de trois fois.

La période 2013-2015 sera tout à fait singulière, car elle pourrait voir converger le sommet du supercycle sur l’or et le creux du supercycle sur l’immobilier, ce qui n’est encore jamais arrivé depuis que l’or a été « exclu » du système monétaire en 1971 ! En 1980, le marché de l’immobilier établissait un sommet de cycle, conjointement au marché de l’or. Et pourtant, c’est à cette période de prix élevés pour l’immobilier que l’on pouvait acheter une maison familiale pour seulement 100 onces d’or ! Si cette fois le marché de l’immobilier se trouve en creux de cycle au moment où le marché de l’or se trouve en sommet de cycle, le prix en termes d’or pour une maison pourrait toucher un creux historique beaucoup plus bas que 100 onces.

En se basant sur l’historique de ces supercycles, le prix de l’or en termes d’euros aurait un potentiel d’appréciation de trois fois à l’horizon 2013-2015, en valeur corrigée de l’inflation, et le prix d’une maison familiale pourrait coûter à un certain moment moins de 3kg d’or.

maisonvacantes

Quant au marché immobilier américain, l’offre beaucoup plus grande de logements vacants risque de causer également un creux historique en termes d’or ces prochaines années (voir le graphique précédent).

Il ne serait pas étonnant de voir une maison familiale se vendre pour moins de 2kg d’or (64 onces) au plus fort de la baisse pour le marché immobilier (ou de la hausse pour l’or). Sachant que le prix moyen d’une maison familiale aux USA est actuellement de $170’000 (elle valait $250’000 au plus haut en 2005), il faudrait que le prix de l’or atteigne $2’643 pour que la maison américaine coûte 2kg d’or, tout en conservant son prix de $170’000. Etant donné que le prix du logement aux USA, en termes de revenu disponible pour les ménages, est revenu dans son tunnel de long terme, ce prix est de l’ordre du possible.

prixmaisonus

Si l’on considère que l’inflation des prix risque de repartir aux USA dans les années à venir, nous pourrions voir les prix de tous les biens repartir à la hausse, y compris ceux de l’immobilier, et cela pourrait porter le prix de l’or bien plus haut en termes de dollars. Toutefois, ce raisonnement porte à penser que l’appréciation du prix de l’or en termes de dollars constants (valeur corrigée de l’inflation) ne dépasserait vraisemblablement pas trois fois (à moins d’un effondrement historique du ratio Propriété/or aux USA). Toute appréciation supplémentaire se ferait en termes de monnaie dépréciée et non en terme de pouvoir d’achat.

Cette étude comparative nous porte aussi à penser que l’appréciation du prix de l’or en termes d’euro, peut être aussi forte que l’appréciation du prix de l’or en termes de dollar, en valeurs corrigées de l’inflation.

La seconde partie de la phase descendante du cycle de Kondratieff risque de se montrer beaucoup plus difficile à vivre que la première, car, comme nous venons de le voir, le supercycle sur le marché immobilier était en phase ascendante, de 2000 à 2007, et avait atténué l’impact de la crise boursière 2001-2002. Malheureusement, le marché de l’immobilier vient de rejoindre les marchés boursiers dans leur phase descendante, et cette traversée du désert, main dans la main, risque de durer jusqu’en 2015. Tant que le peuple peut garder l’illusion de s’enrichir quelque part (au moins sur l’immobilier jusqu’en 2007), son moral en tant que consommateur reste au beau fixe, mais lorsqu’il réalise qu’il devient de plus en plus pauvre, à tout point de vue, et que son emploi est menacé, il coupe ses dépenses, et participe à l’accélération de la crise.

Evidemment, ces raisonnements s’appuient sur un historique qui ne se répétera pas forcément de façon identique, ainsi que sur la perception cyclique que j’ai des comportements humains sur les marchés financiers. Cela laisse une certaine marge d’erreur. Mais je reste confiant dans l’hypothèse qu’une fois qu’une tendance de long terme est amorcée, elle finit toujours par aller jusqu’à un point extrême, que ce soit une valeur très bon marché pour l’immobilier, très bon marché pour les actions et très chère pour l’or. Cela est déjà arrivé plusieurs fois dans le passé, et cela n’a aucune raison de ne pas se reproduire, étant donné la nature immuable de la psychologie humaine. Ayons la modestie de reconnaître que nous ne sommes ni pires ni meilleurs que les générations précédentes, et basons-nous sur l’observation que les cycles se répètent, immuablement.

La théorie des supercycles sous-entend, pour que son modèle prévisionnel fonctionne, que plusieurs variables évoluent dans des limites acceptables. Il faut en particulier que la psychologie des individus ne change pas (les individus pourraient devenir plus sages et raisonnables à l’avenir) et que la structure de la société (démocratie, capitalisme) soit préservée. Ce sont deux points qui ont peu de chance de changer, surtout le premier, mais il faut prendre garde à certaines autres variables qui pourraient rompre le cycle dans un sens ou dans l’autre.

Je pense au problème du pic pétrolier, au problème de l’accroissement démographique, et au problème du dérèglement climatique. Malheureusement, ces trois inconnues penchent dans le même sens : elles pourraient prolonger considérablement la présente phase descendante du cycle de Kondratieff.

Le cycle de Kondratieff débute à l’ère du capitalisme, mais si on prend encore plus de recul sur l’histoire humaine, l’ère du capitalisme n’est peut-être qu’un cycle à l’intérieur d’un plus grand. L’explosion démographique, et les pressions énormes sur les ressources et l’environnement qui vont en découler, vont mettre à rude épreuve le modèle capitaliste de notre société de consommation.

Sans pétrole bon marché, nous risquons de nous diriger vers une décroissance économique durant plusieurs générations. Les énergies renouvelables sont beaucoup plus coûteuses à produire que le pétrole, dépendent du pétrole pour être produites, et ne pourraient jamais le remplacer entièrement ! Il faudrait que l’homme puisse découvrir une nouvelle source d’énergie bon marché, comme la fusion thermonucléaire (l’énergie du soleil), mais les physiciens ne pensent pas pouvoir la domestiquer avant 50 ans au moins…

population

Sommes-nous des générations « produites » avec du pétrole bon marché ? Devons-nous notre nombre à cette énergie du soleil, mise en conserve sous l’écorce terrestre pendant des millions d’années, et gaspillée en quelques décennies? Lorsque l’on compare le graphique du haut avec le graphique du bas, on peut se légitimement se demander si le graphique du bas ne va pas ressembler à celui du haut…

popu2

L’or est le seul survivant à toutes les crises qu’ont traversé les sociétés humaines depuis des milliers d’années. Et les crises qui arrivent sur nous durant cette phase descendante du cycle pourraient surprendre, par leur brutalité, bien des personnes qui se sont mises dans la tête que notre société moderne n’a plus rien à faire avec l’histoire, sinon nous apporter davantage de luxe, de confort, et de richesses (vestiges psychologiques de la phase ascendante du cycle 1982-2000). Il n’est pas trop tard pour acheter un peu d’or, à titre d’assurance financière, car la purge du système est loin d’être terminée !

Mises en garde habituelles

Faites vos propres recherches. Je ne peux pas être tenu pour responsable de vos décisions d’investissement. Discutez avec votre conseiller en placement avant toute décision d’investissement.

LIRE LA PREMIERE PARTIE DE CET ARTICLE : Les supercycles

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Monnaies napoléoniennes

Jeudi, août 20th, 2009

Fabriquées à partir de l’An XI (1803), les premières monnaies d’or de type Napoléon furent des pièces de 20 et 40 francs. Ce sont les plus anciennes pièces d’or françaises à rentrer aujourd’hui dans le cadre de l’or d’investissement. Ces nouvelles pièces devaient remplacer les Louis et enfin respecter les règles du système décimal déjà appliquées aux monnaies depuis le 24 août 1793.

Ces pièces furent gravées par Pierre Joseph Tiolier : sur l’exemplaire ici reproduit, sa signature figure au-dessous de l’effigie du Premier Consul, qui apparaît tête nue, entouré de la légende : BONAPARTE PREMIER CONSUL. Au revers, on lit REPUBLIQUE FRANÇAISE et AN XI (ici, 1803). Tiolier fut certainement inspiré par le denier d’Auguste, le fondateur de l’Empire Romain, pour réaliser cette pièce. (…) LIRE LA SUITE DE NOTRE GUIDE SUR LES PIECES NAPOLEON IER

Les supercycles des marchés boursiers et de l’or

Lundi, août 17th, 2009

Le supercycle sur les marchés boursiers

Sur les marchés boursiers, le supercycle correspond au cycle de Kondratieff et il est mis en évidence avec les valorisations des actions (ratio P/E). Plus la valorisation est chère, et plus les investisseurs paient cher pour obtenir le même bénéfice par action. Lors d’une phase ascendante, la cupidité des investisseurs croît graduellement au fil des années, et lors d’une phase descendante, la peur croît graduellement jusqu’à valoriser le marché de façon très pessimiste.

Le dernier sommet de ce supercycle a été atteint en 2000. Nous pouvons nous attendre à un creux inférieur à 10 pour les valorisations des actions du Dow Jones vers 2015-2020.

Je n’ai pas de graphique semblable pour l’indice CAC40 français, car cet indice est plus récent, mais la synchronisation des marchés européens et américains n’est plus à démontrer.

supercycle-valo-actions

supercycle-actionsus

Le graphique précédent montre, en rouge, les périodes pour lesquelles le rendement réel des actions US est négatif, compte tenu de l’inflation et des dividendes versés. Toutes ces périodes de rendement négatif sur les actions correspondent à une phase descendante du supercycle.

Le supercycle sur le marché de l’or

Le supercycle sur le marché de l’or est mis en évidence avec le ratio DOW/OR qui mesure la valeur de l’indice boursier Dow Jones en termes d’or. En fait, les actions et l’or évoluent sur de très longues périodes en opposition de phase, ce qui ne devrait pas nous étonner, étant donné l’aspect risqué des actions et l’aspect sécuritaire de l’or. Le dernier creux de supercycle sur le marché de l’or a été établi en 2000, et un sommet devrait arriver vers 2015 ou quelques années avant, étant donné que les phases de hausse sont historiquement beaucoup plus courtes que les phases de baisse.

Le supercycle sur le marché de l’or est un phénomène mondial, car lorsque le marché de l’or est engagé dans une phase de hausse, il grimpe contre toutes les monnaies.

ratiodowgold

LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE : Le supercycle sur le marché immobilier et comparaison avec l’or

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Les supercycles

Mercredi, août 12th, 2009

Dans la nature, les cycles sont omniprésents : le jour et la nuit, les saisons, les pulsations du cœur, la respiration, etc. A l’échelle de la société, des empires naissent et meurent. Les cycles accompagnent les sociétés humaines depuis la nuit des temps.

Mais les phénomènes cycliques et réguliers des grandes échelles font place aux phénomènes statistiques et chaotiques dès que l’on tente de sonder l’infiniment petit. Impossible par exemple de connaître avec précision la position d’un électron autour du noyau atomique. Les physiciens recourent alors aux calculs de probabilités.

Les marchés financiers et l’économie n’échappent pas à cette nature cyclique du monde, et ils n’échappent pas non plus au problème des « bruits parasites » lorsqu’il s’agit d’étudier les tendances avec un microscope. Comme les physiciens du monde quantique, les traders recourent aux probabilités, car les mouvements du marché sur une aussi petite échelle sont souvent chaotiques et irrationnels. S’ils gagnent 60% de leurs paris, ils finiront par gagner beaucoup d’argent, peu importe le nombre de paris perdus.

Par chance pour l’investisseur axé sur le long terme, les cycles qui oeuvrent au sein de l’économie et des marchés financiers sont beaucoup plus facile à déceler sur une grande échelle. Pourtant, la tyrannie du court terme, avec ses bruits parasites et sa volatilité, finit par l’emporter sur la vision à long terme de l’investisseur. La réalité est que les gens préfèrent s’enrichir rapidement et se retrouvent très vite, malgré eux, victimes de leurs émotions : la cupidité et la peur.

Je vais définir le supercycle, non comme la tendance cyclique de très long terme sur le prix d’un actif, mais plutôt comme la tendance cyclique de très long terme sur la confiance des investisseurs relativement à cet actif. Car ce n’est pas l’actif qui est de nature cyclique, mais la nature humaine, comme nous le verrons plus loin.

Une confiance, engagée dans une tendance de très long terme, conduit inévitablement les investisseurs, qui se trouvent au sommet du supercycle, à trouver toutes sortes d’excuses pour justifier les prix de bulle atteints par le marché, et jugés comme normaux par la grande majorité. Inversement, dans le creux d’un supercycle, les investisseurs sont totalement désintéressés par l’actif, et intimement persuadés qu’il ne pourrait jamais faire un bon investissement de long terme.

Kondratieff est un des premiers économistes à avoir montré, dans les années 20, l’existence de grands cycles pour l’investissement, qui tendent à se répéter tous les 60 ans environ. C’est en étudiant les quatre économies les plus développées de son temps (Etats-Unis, Angleterre, France, Allemagne) qu’il a mis en évidence l’alternance de longues phases d’expansion et de ralentissement de l’activité économique.

Selon Kondratiev, la phase ascendante s’accompagne d’un surendettement, d’un surinvestissement et d’une surproduction, et la phase descendante s’accompagne d’une purge du système avec une baisse de la demande, tout en préparant le terrain pour une nouvelle phase de croissance.

Selon le cycle de Kondratieff, nous serions entrés en 2000 en phase descendante pour les économies américaine et européenne, période de climat boursier défavorable, et qui peut conduire à de grands conflits sur la scène mondiale. La dernière phase descendante correspondait à 1929-1945, période de la Grande Dépression aux USA et de la Seconde Guerre Mondiale.

cycle_kondratrieff

Joseph Schumpeter trouve une autre explication pour justifier ces cycles. Il pense que c’est l’apparition d’innovations majeures qui entraîne le développement de l’économie pendant de longues années.
La phase ascendante correspond aux temps nécessaire à l’assimilation, la diffusion et l’amortissement des nouvelles innovations, puis la concurrence et la baisse de la demande explique l’apparition du point de retournement du cycle. Quand à la phase descendante, elle correspond à l’élimination des stocks (capacité de production en excès), des dettes et à la préparation d’une nouvelle vague d’innovation.

cycle_schumpeter1

Remarquons que le cycle de Schumpeter, dessiné ci-dessus, comporte une vague de plus à partir de 1950. On peut choisir de l’inclure ou non dans le cycle de Kondratieff, mais le ralentissement au début des années 90 correspond à une petite récession et ne ressemble en rien à un véritable hiver économique comme celui des années 30. Ce qui nous importe avant tout, c’est la réalité du terrain et non la beauté des graphiques ! Le rythme des grandes découvertes scientifiques aurait plutôt tendance à ralentir depuis les années 60. Les anciennes générations ont connu, au cours de leur vie, davantage de révolutions technologiques (chemin de fer, automobiles, congélateurs, avions, télévision) qui ont bouleversé leur vie que notre génération.

A mon avis, la présence de grands cycles dans l’économie est en partie liée au cycle des générations successives, qui finissent toutes par oublier complètement ce qu’avaient appris, à leurs dépens, les générations précédentes disparues.

L’économiste Marc Faber décrit très bien les différentes phases à travers lesquelles évolue une société.

1. Une société est travailleuse, frugale, épargnante, innovatrice.
2. Elle s’enrichit.
3. Elle devient puissante du fait de ses richesses accumulées.
4. Elle devient arrogante, car elle a pris conscience de sa richesse et de son pouvoir sur les autres.
5. Elle dépense de plus en plus, car elle n’a plus peur du lendemain.
6. Pour maintenir son train de vie excessif, elle emprunte de plus en plus d’argent.
7. Lorsque le niveau de dette global devient trop grand, elle commence à « imprimer de l’argent ».
8. La catastrophe arrive et le niveau de vie de toute la société retombe.
9. Si la société arrive à se relever, elle redevient travailleuse, frugale, épargnante, innovatrice.
10. Etc.

L’engouement populaire pour les actions en 2000 est un comportement de haut de cycle, tout à fait classique et récurrent. Une fois l’erreur admise, il faut généralement 60 ans pour qu’elle se reproduise, mais sous une autre forme. Les dérives de l’ingénierie financière, que notre présent cycle porte en lui, nous promettent une purge longue et douloureuse pour le système financier. L’endettement monstrueux à tous les niveaux se paiera probablement en dévaluant progressivement, mais massivement les monnaies. Le coût à payer en terme de pouvoir d’achat, de chômage et de détresse humaine risque d’être très élevé et d’aboutir en fin de cycle à un comportement globalement beaucoup plus prudent et moins dépensier (leçon retenue par la génération qui a traversé la Grande Dépression des années 30). Ainsi, la crise actuelle ne sera pas identique à celle des années 30 (elle risque d’être inflationniste plutôt que déflationniste), et elle aboutira à une autre société que celle des années 50, mais le vécu de la crise et les leçons retenues pourraient avoir une odeur de déjà vu.

A cause de l’inflation qui fait varier les prix des actifs à des vitesses différentes, il est souvent difficile de mettre en évidence ces supercycles par la seule observation du prix (un prix peut grimper en nominal mais baisser en valeur corrigée de l’inflation). Mais des méthodes très simples existent pour les mettre à jour.

LIRE LA SUITE DE CETTE ARTICLE : Les supercycles des marchés boursiers et de l’or

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Le passage de l’or dans la clandestinité à la veille de la Seconde Guerre mondiale

Jeudi, août 6th, 2009

1936 : Il devenait nécessaire d’enrayer la fuite des capitaux vers l’or et vers l’étranger. Mais la solution qui fut adoptée à l’époque ne fut pas parmi les meilleures ni les plus justifiées: Sans qu’aucune cause extérieure sérieuse, telle que le sera plus tard l’état de guerre, ait pu être invoquée, l’interdit fut jeté sur l’or et une pénalisation infligée à ses détenteurs. Quoique ceux-ci n’aient fait qu’user du droit que leur conférait la législation monétaire en vigueur, celle de 1928, qui avait établi la libre convertibilité du billet, ils furent invités par la loi de dévaluation du 1er octobre 1936 à restituer, au prix d’achat, l’or qu’ils avaient acquis auprès de l’Institut d’Emission. A ceux qui préféraient conserver leur métal il était offert de payer au fisc la différence entre la valeur de l’or au cours officiel nouveau et celle qu’il possédait sous le régime antérieur. Pour qu’aucun d’entre eux ne puisse légalement se soustraire à l’alternative, les détenteurs d’or étaient soumis à la formalité de la déclaration de leurs avoirs en or.

Cette législation correspondait en somme à la nationalisation de l’or détenu par les particuliers. Elle ne pouvait évidemment pas être très populaire. Toutefois, pendant le troisième trimestre 1936, 87 1/2 tonnes d’or furent revendues à la Banque, pour quelques 2 milliards de francs. Mais il semble qu’assez rapidement la spéculation se soit à nouveau portée sur le marché des changes où le franc subit de violentes attaques.

La loi du 1er octobre 1936 avait créé le Fonds de Stabilisation des changes et lui avait donné mission de régulariser le cours de la monnaie nationale en maintenant sa valeur au change entre les deux limites de 43 et 49 milligrammes d’or à 0,900 ; ce qui correspondait à un cours du dollar compris entre 20,15 et 22,96. Il avait reçu à cet effet une dotation en or de 10 milliards de francs nouveaux. Si, au début de son action il put rétrocéder à la Banque 7 milliards d’or pendant le seul mois d’octobre, dès la fin novembre il dut puiser de nouveau dans l’encaisse officielle pour reconstituer ses provisions de change et maintenir le cours du dollar à 21,4o. La pression s’accentua au début de 1937 en même temps que cessait le mouvement des restitutions d’or à la Banque.

Il était bien évident cependant que le public détenait encore en France, à cette époque, de fortes quantités d’or que d’aucuns évaluaient à la contrevaleur minimum de 4 milliards de francs 1928 (quelques 25o tonnes).

Le Gouvernement tenta une nouvelle fois d’employer la manière forte. Par décret du 17 février 1937 il renforça les pénalités sur la détention illégale de l’or en l’assimilant à la contrebande. Mais tout de suite, devant l’hostilité du pays à sa politique générale, il comprit la nécessité de jeter du lest et il adopta en mars une nouvelle attitude, celle de « la Pause ».

Le décret du 9 mars rapportait les dispositions de celui du 17 février et la loi du 10 mars abrogeait les articles de la loi monétaire du ler octobre 1936 relatifs au régime de l’or. Le commerce et la détention de l’or redevenaient libres et le Trésor se résolvait à verser à ceux qui avaient cédé leur or à la Banque le complément entre le prix qu’ils en avaient reçu et la valeur officielle de l’or au taux de la Banque en mars 1937.

Le Franc Flottant et la thésaurisation des pièces

La détérioration du franc ne pouvait être arrêtée par des mesures de cet ordre qui témoignaient seulement de l’impuissance du Gouvernement à s’opposer à la vague de fond qui emportait la monnaie. Le dollar s’approcha de la limite fixée par la loi de 1936 et celle-ci fut bousculée.
L’encaisse-or fut soumise à des ponctions répétées : d’octobre 1936 au 1er juillet 1937, le Fonds absorba plus de 800 tonnes d’or et les réserves officielles fléchirent de 2.963 à 2.155 tonnes.

Le 3o juin 1937 un décret suspendait l’obligation pour le Fonds de Stabilisation de maintenir le franc entre des points d’or fixes. Le franc devenait flottant. Il devenait en fait une véritable monnaie « fondante ».

La thésaurisation reprit alors une nouvelle ampleur, mais elle se tourna cette fois vers les pièces d’or, dont le commerce devint florissant. Des importations considérables furent réalisées de l’étranger, qui provoquèrent sur le marché de Londres l’apparition d’une prime sur l’or monnayé, prime qui, en avril 1938, atteignit de 5 à 6 %.

Ce mouvement alimenté par les craintes que faisaient naître les difficultés financières de l’Etat, l’augmentation des avances de la Banque au Trésor, et la campagne socialiste pour un contrôle des changes, dura jusqu’au mois de mai 1938 et ne fut ralenti que par l’institution de ce qu’on a appelé « le Franc Daladier », rattachant de fait, sinon légalement, la monnaie française à la Livre sterling, le gouvernement s’engageant à ce que le cours de 179 francs pour une Livre sterling ne soit pas dépassé.

Les entrées de pièces d’or en France pendant cette période furent au total très considérables. Il est naturellement impossible de se faire une idée exacte de ce qu’elles représentèrent. Toutefois on estime généralement qu’elles ont atteint près du double des rétrocessions d’or à la Banque immédiatement après la loi de 1936. Sur la base de cette évaluation c’est quelques 4 milliards de francs 1298, soit 25o tonnes de métal qui ont été investis au cours de cette fuite devant la monnaie. Il va de soi que cette approximation ne tient pas compte des capitaux exportés directement sous forme de devises antérieurement à la loi de 1936. Pour ceux-ci, c’est un montant d’un ordre de grandeur de 3o milliards de francs 1928 qui a été cité.

Il est à peine besoin de rappeler qu’après la tension internationale de la fin de l’été le Gouvernement REYNAUD entama une vigoureuse politique de redressement dont les effets furent immédiatement sensibles à la fois sur le niveau des changes et le climat intérieur. Les mouvements de capitaux reprirent la direction de la France et le Fonds de Stabilisation put à deux reprises rétrocéder de l’or à la Banque, dont l’encaisse remonta à 2.400 tonnes, niveau qui resta inchangé jusqu’à la guerre. Le déclenchement du nouveau conflit mondial devait transformer totalement le statut de l’or, aussi bien en France qu’à l’étranger. Le principal souci de beaucoup de Gouvernements en matière monétaire fut en effet de réserver le métal jaune aux besoins officiels et de s’opposer dans toute la mesure du possible à sa libre confrontation avec les monnaies nationales.

Mais la généralisation des contrôles des changes, le blocage des cross-rates à des taux arbitraires, les entraves apportées à la circulation des marchandises et des capitaux allaient au contraire conférer à l’or un attrait renouvelé aux yeux des particuliers : en marge des institutions officielles le réseau des transactions clandestines devait s’organiser peu à peu jusqu’à constituer de véritables marchés.

De Litra

Notre « coup de coeur » du moment : le demi-napoléon.

Jeudi, août 6th, 2009
Le Napoléon 10 Francs, ou Demi-Napoléon. Une jolie petite pièce d'or avec un beau potentiel pour l'investissement dans l'or physique mais difficile à trouver dans un état acceptable (pouvant soutenir une prime).

Le Napoléon 10 Francs, ou Demi-Napoléon. Une jolie petite pièce d'or avec un beau potentiel pour l'investissement dans l'or physique mais difficile à trouver dans un état acceptable (pouvant soutenir une prime).

Notre conseil du moment pour rentrer dans le monde formidable des pièces d’or: achetez quelques demi-napoléons (les napoléons 10F). En effet, leur prime de fond (la prime la plus couramment observée en dehors des périodes de crise) est généralement de 5 à 15 % En ce moment, la prime instantanée est proche de la prime de fond mais le potentiel de retour vers des niveaux haut (80 à 100% comme c’était le cas en octobre 2008) reste forte en cas d’un vif intérêt pour les pièces d’or.

Début 2008 nous n’aurions pas nécessairement conseillé d’acheter prioritairement ce type de pièce car nous pensions à tort que sa prime était déjà bien haute et qu’il était potentiellement plus intéressant de partir d’une prime nulle comme c’est le cas avec nos bons vieux nap 20F. Et pourtant, force est de constater que le demi-napoléon est la pièce avec le différentiel de prime le plus élevé. Elle est passée d’une prime de fond d’environ 13 % à une prime record de 93% en octobre 2008. Le différentiel de prime est donc de 80 % ! Largement au-dessus des pièces d’or américaines en 10 et 20 $ (différentiel de prime d’environ 50% ), du demi-souverain (différentiel de 30 %). Exception faite de « l’accident » du napoléon 20F au dessus des 170 euros, son différentiel de prime n’est finalement que de 27 à 30% en cas de crise (comme le Krugerrand).

Attention cependant à la qualité de ce que vous achetez. La prime n’est possible que pour les pièce d’un état de qualité TTB au minimum. Et pour les demi-napoléons, qui ont beaucoup circulés, c’est déjà plus difficile d’en trouver.

Pièces d’or : apprendre à faire les bons choix selon votre profil d’épargnant

Mardi, août 4th, 2009

Nous répétons à l’envie sur ce blog que l’or possède une reconnaissance universelle. Cela n’a jamais été aussi vrai que depuis ces derniers mois où il a retrouvé une grande partie de ses lettres de noblesse en temps que valeur refuge ultime. Il est aussi très intéressant de noter l’intérêt suscité par le métal jaune auprès des nouvelles générations d’investisseurs qui le redécouvrent sous toutes ses formes, de la version la plus dématérialisée (certificats, actions de mines, etc.) à celle beaucoup plus tangible et classique que sont les lingots ou les pièces d’or.

Vous connaissez notre préférence pour les pièces d’or qui sont, selon nous, la manière la plus sécurisée et la plus souple de placer une partie de son patrimoine sous forme d’or. Cependant, au même titre qu’il est déconseillé d’avoir un portefeuille d’e titres boursiers avec un seul type de d’action, nous conseillons ne pas posséder un seul et même type de pièce. En effet, dans l’optique de maximiser les plus-values potentielles, nous vous conseillons de ne pas choisir n’importe quelle pièce selon votre profil d’épargnant et de préférence de ne pas en choisir qu’un seul type afin d’éviter quelques déceptions.

Nous partons du principe qu’aucune pièce n’est bonne ou mauvaise dans l’absolu mais que l’une ou l’autre sera un meilleur choix pour vous. Ensuite, les règles acceptées par tous les amateurs d’or au cours des années 80 ont évolué et certaines pièces n’ont plus aujourd’hui le même fonctionnement ou le même intérêt. La crise récente d’octobre dernier a permis d’illustrer ces évolutions et de ce faire une idée du type de pièce qu’il faut acheter en ce début de 21ème siècle pour se prémunir des prochaines crises ou bien de l’aggravation de la présente.

Les tableaux ci-dessous vous aiderons à faire des choix mais avant tout vous devez vous posez quelques questions cruciales : mon placement est-il dans une logique de court, moyen ou long terme ? Où et comment me faudra-t’il les revendre ? L’or est-il seulement une manière d’assurer le reste de mon patrimoine en cas de crise ou bien m’est-il possible de voir aussi les pièces d’or comme un placement spéculatif ? Suis-je amené à me déplacer dans d’autres pays ?

Intérêt des pièces d’or en fonction de la durée de votre placement.

Court/moyen terme pour un placement spéculatif

Long terme ou crise grave

Napoléon

**

***

Krugerrand

***

***

Souverain

**

**

20F Suisse

**

**

50 Pesos

*

***

20$US – Double Eagle

***

**

Facilité et qualité de la revente en fonction de sa localisation

France

Europe

Monde

Napoléon

****

***

**

Krugerrand

***

***

****

Souverain

**

***

***

20F Suisse

***

***

**

50 Pesos

**

**

**

20$US – Double Eagle

***

***

***

Différentiel de prime (lisez notre article à propos de la prime)

Napoléon

***

Krugerrand

***

Souverain

**

20F Suisse

**

50 Pesos

*

20$US – Double Eagle

****

Conclusion

Le napoléon reste pour l’épargnant français la pièce d’or d’investissement à posséder en grande quantité car elle recueille encore aujourd’hui une reconnaissance nationale énorme, sera très largement acceptée en Europe et dans le monde, et aura un comportement équilibré quelque soit votre profil d’investisseur. Le Krugerrand est l’autre pièce à détenir car elle possède des vertus analogues au napoléon, tout en étant cinq fois plus lourde. Sa reconnaissance est mondiale.

Les autres pièces ne sont pas pour autant mauvaise mais sont à acheter dans un but précis : tentative de gains élevés sur le court terme (20$US), acheter la pièce avec la prime la plus faible (50 Pesos) dans l’optique de la revendre au moment où vous aurez déjà revendu toutes les autres pièces, posséder des pièces très appréciées dans certaines régions (par exemple les Souverains dans les pays du Commonwealth, la Grèce ou la Chine), acquérir des pièces similaires au napoléon mais avec un comportement à la hausse ou à la baisse parfois différent (les 20F Suisse).
A titre personnel, j’opte pour 1/3 de napoléons, 1/3 de krugerrands et le dernier 1/3 avec des pièces que j’achète et revend en fonction des évolutions du marché de l’offre et de la demande. Cela est évidemment à moduler selon votre propre profil.

Jean-Francois FAURE

Du bloc-or à la dévaluation de 1936

Dimanche, août 2nd, 2009

L’année 1933 marqua dans le monde entier le tournant décisif. L’abandon provisoire de l’étalon-or par les Etats-Unis en mars, l’échec de la Conférence économique mondiale réunie à Londres le 12 juin et la constitution du Bloc-Or le 8 juillet montrent assez que le bouleversement monétaire atteignait une ampleur inégalée. Pour la première fois depuis l’époque de l’Union Latine les difficultés monétaires se situaient sur le plan international. On sait ce que fut le Bloc-Or, une déclaration commune des gouvernements intéressés au maintien de l’étalon-or et une entente entre les Banques d’Emission de France, de Belgique, d’Italie, des Pays-Bas, de Pologne et de Suisse pour la défense de leurs monnaies contre la spéculation qui tendait à les entraîner dans la « course aux dévaluations ».

Mais si la spéculation initiale fut effectivement brisée par l’action concertée des Banques Centrales, il était trop évident que de simples mesures techniques ne pouvaient que se révéler impuissantes pour lutter efficacement contre les conséquences de difficultés économiques ou financières internes. De fait l’action du Bloc-Or fut finalement plus psychologique que pratique et son principal intérêt réside dans le resserrement des liens de collaboration dont elle fut l’occasion entre les banques d’émission.

C’est à cette époque notamment que se généralisa la pratique de l’or « earmarked », c’est-à-dire la conservation d’or dans les caves de Banques d’Emission pour le compte d’autres Banques d’Emission. Ces dépôts à l’étranger permettent aux autorités monétaires de procéder instantanément à des opérations sur or et devises sans avoir comme auparavant à effectuer le transport matériel du métal.

L’Italie fut le premier des pays du bloc-or à sortir des règles de l’étalon-or par les contrôles qu’elle institua dès le mois de mai 1934. La Belgique dut rétablir le cours forcé et dévaluer sa monnaie en mars 1935. La Pologne fut obligée de l’imiter en 1936.

Quant à la France, elle traversa pendant ces quatre années, de 1933 à 1936, les étapes d’un calvaire économique et financier particulièrement pénible. Le souvenir de la récente période d’inflation était encore trop vif pour qu’elle puisse se résoudre de gaîté de coeur à entrer volontairement dans le cycle infernal dont elle connaissait trop bien les conséquences. Mais, par ailleurs, la résistance à la dévaluation la plaçait dans des conditions défavorables vis-à-vis des pays qui venaient de dévaluer leurs monnaies. Son isolement économique s’aggravait de mois en mois et la seule politique susceptible de prolonger sa défense résidait dans une déflation dont les charges apparaissaient insupportables, notamment du point de vue social. Les controverses qui s’instituaient quant à la politique monétaire qui devait être suivie, comme les difficultés financières dans lesquelles se débattait la Trésorerie de l’Etat, engagèrent une nouvelle fois les épargnants à se réfugier vers les valeurs réelles.

La Banque de France cédant de l’or à guichets ouverts et à prix fixe, on vit de longues théories se présenter rue de la Vrillère pour échanger des liasses imposantes de billets contre des lingots de 12 kilos. Certains jours un service d’ordre dut être mis en place pour discipliner les impatiences.

Pour donner satisfaction aux amateurs d’or dont les disponibilités n’atteignaient pas la valeur d’une barre ‘(215000 frs), un commerce de détail s’institua dans les banques et établissements de change spécialisés. Les barres achetées à la Banque par ces professionnels furent débitées et vendues en lingots d’un kilo. et quelquefois moins. Chacun put ainsi se constituer des réserves d’or suivant ses moyens.

De 1933 au ter octobre 1936 l’encaisse de la Banque s’est réduit de 83359 milliards à 50145 milliards, soit de 4914 à 2964 tonnes. La perte atteignait ainsi près de 2000 tonnes, dont la majeure partie avait d’ailleurs servi à combler le déficit de la balance des comptes.

On estime généralement que la thésaurisation privée en avait absorbé, quant à elle, près du cinquième, soit quelques 6 milliards de francs Poincaré, représentant près de 400 tonnes.

Une certaine partie de cet or avait pris le chemin de l’étranger, beaucoup des acheteurs préférant détenir leurs avoirs en dépôt dans des banques étrangères par crainte de mesures fiscales ou de réquisition. Ce mouvement avait été particulièrement sensible au cours des crises monétaires de 1935, et il avait d’ailleurs pris à cette époque un caractère international au bénéfice notamment de la place de Londres.

Cette effervescence devait changer de caractère avec le nouveau régime monétaire qu’introduisit la loi du ter octobre 1936.

De Litra

FRANCAIS ENGLISH ESPANOL ITALIANO

Recherche
Partager le Blog
Share |

Suivez-nous sur TWITTER :
http://twitter.com/GOLDCOINorg

Sites amis

gold trading


Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "