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Archive for octobre, 2009

L’accord de la Jamaïque : démonétisation de l’or.

Samedi, octobre 17th, 2009

Au départ de l’évolution ayant abouti à l’accord de la Jamaïque, se trouve la décision prise par le président Nixon, le 15 août 1971, de suspendre la convertibilité du dollar en or, clef de voûte du système élaboré en juillet 1944. Le 1er octobre 1971, l’assemblée générale du FMI demande au Conseil d’administration du Fonds d’étudier et de proposer une réforme d’ensemble. Celle-ci devait être adoptée par les États membres lors d’une réunion tenue à Kingston (Jamaïque), les 7 et 8 janvier 1976, et comportait un ensemble de dispositions mettant fin au règne tout relatif d’ailleurs de l’or. Les décisions prises ont porté sur deux points principaux.

1. Le niveau régime des taux de change.
Les pays membres devront s’abstenir de toute manipulation de leur taux de change à des fins compétitives et devront choisir entre trois possibilités :
- s’abstenir d’assigner une parité à leur monnaie, qui flottera librement sur les marchés de change ;
- définir la valeur de leur monnaie par une relation fixe avec le droit de tirage spécial (DTS) ou une autre devise, à l’exclusion de l’or ;
- lier la valeur de leur monnaie à celle d’une ou de plusieurs autres devises dans le cadre de mécanismes de coopération.

2. Le rôle de l’or.
La solution a pu être présentée comme le résultat d’un compromis entre la thèse française qui poussait au maintien du métal jaune dans l’organisation et le fonctionnement du système monétaire international et la politique américaine qui visait, depuis fort longtemps, à retirer à l’or sa prééminence fonctionnelle. En fait l’accord élimine des statuts du Fonds toutes les références à l’or et remplace ce dernier, dans ses attributions essentielles, par le DTS. Consolation pour l’or, la liberté des transactions en métal des banques centrales est rétablie sans limitation entre elles et sur le marché.

Cette volonté d’éliminer l’or comme étalon du système des parités et d’abolir le prix officiel du métal devait être complétée par :
- la suppression des règlements obligatoires en or dans les opérations entre le Fonds et les pays membres ;
- l’obligation faite au Fonds de se dessaisir du tiers de ses avoirs en or (50 millions d’onces), en en restituant la moitié aux États membres à l’ancien prix ($ 35 l’once) et en vendant l’autre moitié aux enchères publiques.
Encore faut-il ajouter que l’abolition du prix officiel de l’or a pour conséquence de permettre aux banques centrales d’effectuer des transactions à un prix dérivé du marché et de réévaluer les stocks métalliques en leur possession (tel a été très vite le cas de la France et de l’Italie).

Même si les États-Unis ont fait savoir qu’ils continueraient à évaluer leur réserve à l’ancien prix officiel de $ 42,22 l’once, même si la première adjudication du FMI a fait baisser le prix de l’or sur les marchés mondiaux, tout au moins pendant de courtes périodes, on peut dire qu’en fait les résultats escomptés par la politique américaine et par celle du FMI sont loin d’être atteints. Le prix de l’or et l’or lui-même restent encore des éléments importants d’un vaste jeu politique : à tout bien considérer, si l’or a résisté, c’est qu’il n’a pas cessé de faire figure de métal officiel que les gouvernements n’ont pas voulu ou pu oublier.

Extrait du livre de Jules Lepidi : L’Or

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Evolution de la valeur d’une pièce d’or Marianne 20F en 100 ans

Vendredi, octobre 16th, 2009

Les amateurs de belles pièces ne cessent d’admirer en ce moment leurs Mariannes coq 20Francs dont les prix gravitent autour des 140 euros. Avec 140 euros, nous savons tous aujourd’hui ce qu’il est possible d’acheter : une nuit dans un hôtel deux ou trois étoiles suivant la région, environ 7 déjeuners dans un restaurant, une trentaine de bouteilles de bordeaux. Mais cette même pièce, en 1909, que permettait-elle d’acquérir ? En 1909, la Marianne Coq 20 Francs permettait d’acheter pour … 20 francs de biens. C’était la belle époque d’un franc germinal qui n’avait pas connu de dévaluation en près de 100 ans. Si l’on s’en réfère au site www.france-inflation.com 20 francs de l’époque vaudraient aujourd’hui 72 euros. Mais que pouvait-on acheter pour 20 francs en 1909 ?

Un ouvrier gagnait 45 centimes de l’heure en Province, le double à Paris (l’équivalent de 3 de nos euros avec l’application de l’inflation de 238358.9% que nous avons connus depuis). Ce même ouvrier aurait payé 35 à 40 centimes pour un kilo de pain (1 euro d’aujourd’hui). S’il avait délaissé sa gamelle en métal pour un déjeuner dans un restaurant il y aurait été délesté de  2 et 3 francs pour un repas complet : entrée, plat, fromage et vin. Et ensuite je vous livre en vrac : un kilo de beurre pour 3 francs (soit 11 euros actuel alors que ce même kilo vous coûte entre 6 et 9 euros aujourd’hui), 1,25 francs pour une douzaine d’oeufs, 25 à 30 centimes pour un litre de lait (bio), 50 centimes le vin (plutôt de la piquette) et un vélo pouvait s’acheter 100 francs (360 de nos euros).

comparaison-valeurs1909-2009

Etrangement, il en ressort l’impression que l’or permettrait d’acheter une quantité sensiblement équivalente de biens entre deux époques ayant connues une hyper-inflation (238359%). Même si le raisonnement ci-dessus pourrait donner lieu à des heures de discussion, tout le monde s’accorde sur une chose : lorsque le cours de l’once d’or en dollars ou en euros augmente, c’est en fait la valeur de ces monnaies qui baisse.

Les caractères de la monnaie métallique

Jeudi, octobre 15th, 2009

Les métaux précieux, essentiellement l’or et l’argent, ont, très tôt dans l’histoire de l’humanité, montré les qualités requises pour remplir les fonctions dévolues à la monnaie et pour constituer l’ossature de divers systèmes monétaires. D’une durée pratiquement indéfinie du fait de leurs propriétés physiques, les métaux précieux ne sont pas fongibles, leur production annuelle s’ajoutant au stock existant accumulé depuis des siècles (tel bijou d’or dont se pare une élégante parisienne provient peut-être d’une pépite ramassée au bord d’un torrent asiatique, il y a plus de deux mille ans). Ils sont homogènes, c’est-à-dire qu’ils présentent la même valeur dans toutes leurs parties, proportionnellement à leurs poids. Contrairement aux pierres précieuses, et au diamant, par exemple, « dont la valeur augmente comme le carré du carat », ils sont divisibles, c’est-à-dire qu’ils gardent leur valeur à l’unité de poids, lorsqu’on les fragmente pour les utiliser dans les transactions les plus minimes. On peut, enfin, les reconstituer en masses du poids désiré.

Les métaux interviennent dans deux systèmes monétaires :
— l’un utilise un seul métal précieux, c’est le monométallisme ;
— l’autre utilise deux métaux précieux : c’est le bimétallisme.

La coexistence de deux monnaies n’est pas sans poser de problèmes. Si l’une d’elles est moins appréciée que l’autre, cette disparité met en jeu le mécanisme de la « Loi de Gresham » que l’on peut rapidement exposer. Lorsque dans un pays circulent deux monnaies, si l’une des monnaies a une valeur nominale égale à la valeur métallique, elle est dite « forte » ou « droite ». « Mauvaise » est par contre la monnaie qui représente une valeur métallique – en tant que lingots – inférieure à la valeur prescrite par les dispositions légales. La monnaie forte disparaît, absorbée par la thésaurisation ou expédiée à l’étranger, et la monnaie faible demeure seule en circulation. On dit que « la mauvaise monnaie chasse la bonne ». De nombreux exemples historiques d’expériences bimétallistes illustrent le fonctionnement de cette loi.

Monométallisme ou bimétallisme ne signifient pas que la circulation soit composée d’un seul métal ou de deux métaux. Le déroulement des échanges implique une organisation monétaire plus complète, comportant des pièces d’autres métaux pour assurer la totalité des règlements – en particulier de bronze, de nickel, etc.

Les deux systèmes se différencient par certaines caractéristiques tenant à la frappe libre, au pouvoir libératoire et à la fixation d’un rapport légal entre les deux monnaies.

Dans le monométallisme, la frappe libre et la force libératoire illimitée n’existent que pour le métal pris comme étalon.

La liberté de la frappe ne signifie pas la possibilité offerte à quiconque d’ouvrir un Hôtel des Monnaies, mais celle de porter des lingots du métal-étalon à l’atelier officiel pour les faire transformer en pièces, à poids égal, ou bien déduction faite des frais de monnayage. Quant au pouvoir libératoire, droit reconnu au débiteur d’éteindre sa dette en versant de la monnaie à son créancier, la loi le confère au seul métal-étalon. Dans un système monométallique, les monnaies d’appoint ont un pouvoir libératoire limité à une certaine somme fixée par la loi. Si l’or, par exemple, est le métal de la monnaie étalon, il n’y a pas de rapport légal entre sa valeur et celle de l’argent. Ce rapport n’existe que dans le bimétallisme qui assure aux deux métaux la frappe libre ainsi que le pouvoir libératoire illimité. Ce système, on le conçoit, contient en germe des difficultés organiques : il ne peut fonctionner convenablement que dans la mesure où le rapport légal ne s’écarte pas trop du rapport commercial. Or, l’offre et la demande sur les marchés des métaux précieux créent un cours de l’or et un cours de l’argent dont le rapport risque bien vite de différer du quotient légal, mettant en jeu la loi de Gresham.
Qu’il s’agisse du monométallisme ou du bimétallisme, la masse monétaire peut évidemment comporter de la monnaie de papier et de la monnaie scripturale qui, pour un fonctionnement régulier du système, doivent pouvoir être convertibles en pièces du métal-étalon, ou des deux métaux-étalons. Le billet convertible est lui-même un instrument de règlement, doté du cours légal illimité.

Extrait du livre de Jules Lepidi : L’Or

Le Souverain. La pièce d’or préférée de la Reine d’Angleterre.

Mardi, octobre 13th, 2009
Pièce d'or de type Souverain Elizabeth II - Avers

Pièce d'or de type Souverain Elizabeth II - Avers créé par Mary Gillick (1881-1965)

Par les temps qui courent, le Souverain anglais est une pièce d’or très intéressante pour l’investissement dans le métal précieux. Même si elle a un peu perdue de sa superbe, cette pièce était la plus connue au monde avant l’arrivée du « roi dollar » dans les années 30.

L’histoire du Souverain de 1489 à nos jours.

Créée en 1489 à la demande du Roi Henry VII, la version moderne telle qu’on la connait aujourd’hui apparait en 1817. La mythique figure de St George pourfendant le dragon y est représentée au revers. Encore recherché dans le monde entier, le Souverain d’aujourd’hui contient 0.235421 once d’or.

Le premier Souverain fut frappé en 1496 pour le roi alors en place, Henry VII.

Il représentait Henry VII sur l’avers et une rose –symbole des Tudor- ainsi que l’écusson royal sur le revers. Aucune valeur n’était gravée sur la pièce. Les Souverains ont continué d’être frappés par les différents monarques succédant à Henry VII jusqu’à la fin du règne d’Elizabeth Ier en 1603.

L’origine du nom viendrait du fait que le souverain régnant figurait obligatoirement sur l’avers de la pièce. Il est également avancé que le roi Henry VII, voulant démontrer la souveraineté de l’Angleterre dans le monde d’alors, aurait nommé cette pièce ainsi pour prouver la puissance et la splendeur de son royaume, notamment face à l’Espagne et au Portugal.

En 1817, les Souverains ont de nouveau cours légal dans le pays. Cela fait partie d’une réforme monétaire majeure conduite par le Directeur de l’hôtel de la Monnaie Royale ou Royal Mint (équivalent de la Monnaie de Paris en France) d’alors, William Wellesley Pole.

Un jeune graveur italien du nom de Benedetto Pistrucci (1783-1855) fut nommé pour créer le dessin de revers du nouveau Souverain, le fameux St George terrassant le dragon. Bien qu’il se soit vu infligé quelques modifications au cours des années, le dessin est essentiellement le même aujourd’hui. On peut y voir une volonté de témoigner de la grandeur de St George.

D’autres types de revers ont été utilisés, notamment durant les règnes de William IV, Victoria, George IV et Elizabeth II. D’autre part, l’écusson royal a pu changer de format entre le premier souverain de 1489 et aujourd’hui. Par contre, le principe de la représentation du souverain régnant sur l’avers de la pièce a toujours été et est toujours respecté.

Les Souverains or furent retirés de la circulation au début de la Grande Guerre en 1914 bien que la production fut assurée par la Monnaie Royale (Royal Mint) jusqu’en 1917. En effet, c’est en 1914 que l’Angleterre abandonne l’or comme unité monétaire. Elle continue néanmoins de fabriquer des monnaies à l’effigie de l’empire mais en quantités restreintes.

Revers du souverain classique. Oeuvre de Benedetto Pistrucci (1783-1855)

Revers du souverain classique. Oeuvre de Benedetto Pistrucci (1783-1855)

Les Souverains qui ne furent pas fabriqués par la Monnaie Royale à Londres portent une marque indiquant l’endroit où ils ont été frappés (on peut citer Melbourne, Sydney, Perth, Bombay, Ottawa et Pretoria par exemple). Cette production extérieure à la Grande Bretagne est définitivement arrêtée en 1932.

Petite parenthèse anecdotique : en 1933, les Etats-Unis d’Amérique retirent les Souverains de la circulation. A cette occasion, des millions de Souverains ont été refondus en lingots d’or.
Si les USA possédaient tant de Souverains, c’est qu’ils commerçaient beaucoup avec l’Angleterre au XIXème siècle, les masses monétaires échangées étant alors importantes entre les 2 pays.

En 1957 , la Monnaie Royale décide de reprendre la frappe de Souverains pour d’une part satisfaire la demande mondiale et d’autre part, pour stopper la contrefaçon venant d’Italie et de Syrie qui va bon train depuis l’arrêt de la production en 1917. Ces nouvelles pièces ne sont pour autant pas remises en libre circulation. La production ralentit ensuite fortement et ne représente que des modèles d’essais, destinés au marché des collectionneurs et numismates. Les Souverains or destinés à l’investissement sont produits à nouveau dès 2000.

En plus du Souverain, la Monnaie Royale frappa aussi des monnaies de 10 shillings (demi Souverains), des monnaies de deux livres (double Souverains) et de cinq livres (quintuple Souverains). Seuls les Souverains et les demi-Souverains ont été frappés communément pour la circulation monétaire. Ces derniers sont ceux qui ont le plus circulé dans l’Angleterre victorienne.

Jusque dans les années 30/40, le souverain fut la pièce d’or la plus demandée et la plus réputée au monde. Pour preuve, cette histoire racontée par Timothy Green dans son livre à propos de l’or : « Le fils d’un riche industriel en savon et en huile demeurant à Salonique, en Macédoine, rappelle ainsi ses souvenirs : ” Ma famille a transformé toute sa fortune en souverains avant l’invasion allemande, au cours de l’hiver 1941. Nous avions au moins 3 000 souverains cachés derrière l’encadrement des portes. A chaque coup de vent, ma mère se précipitait pour voir sí l’argent n’était pas tombé. Dès que les Allemands sont arrivés, ils ont occupé l’usine et, sans ce pécule, nous serions morts de faim. Une fois par an, nous démontions les portes pour prendre l’argent qui nous permettait de vivre. Bien que nous ne nous en soyons pas rendu compte sur le moment, la majeure partie de nos parents et de nos amis avaient agi de même. Mais mon grand-père, qui avait fait confiance à la monnaie grecque, se retrouva avec des liasses de billets sans valeur, et perdit toute sa fortune. »

Dessins figurant sur les Souverains et dates:

souverains

Spécificités techniques du Souverain moderne (d’après 1817)

souverains1817

Le titre des souverains est de 916,67 °/oo. cela veut dire que pour 1000 grammes de souverain, il y a 916,67 grammes d’or pur, le reste étant un alliage à base de cuivre pour renforcer la pièce. L’or pur est mou, et donc fragile dans le cas d’une monnaie qui était prévue initialement pour circuler de mains en mains.

Comment repérer une pièce contrefaite ?

Comme nous l’avons dit précédemment, de nombreuses contrefaçons du souverain ont été fabriquées notamment en Italie et en Syrie. Pour éviter de vous faire avoir, mieux vaux s’adresser à un professionnel.

Etant réalistes, nous avons tout de même établi une liste des choses à vérifier lorsque vous vous trouvez face à un Souverain :

- Le toucher de la pièce : les faux ont en général un toucher très velouté et des contours plus tranchants que les vrais.

- Le son de la pièce : prenez une pièce dont vous êtes certain qu’elle ne soit pas fausse, placez là en équilibre au bout de l’index et frappez en légèrement le bord avec une autre pièce ou bien le bout d’un stylo bille. Ecoutez le son. Reproduisez le geste avec la pièce pour laquelle vous avez des doutes. Si le son est différent, il est fort probable que la pièce soit fausse.

- Vérifiez les dates de production à l’aide du tableau présenté ci-dessus : souvent les faux sont produits au cours d’années où les vrais ne le sont pas !

- Vérifiez les marques de fabrication (différents monétaires), s’il n’y a pas de marque, vérifiez que la Monnaie Royale de Londres produisait des Souverains l’année en question.

- Poids, taille et épaisseur à vérifier avec le tableau ci-dessus.

Bien que la liste ci-dessus soit réalisée pour le Souverain anglais, vous pouvez l’appliquer en l’adaptant un peu à bien d’autres pièces !

Investir ou ne pas investir dans le Souverain : telle est la question, en France.

Anglais et Français n’aborderont pas l’achat de cette pièce pour les même raisons. Au-delà de l’aspect patriotique, les anglais sont fiscalement poussés à posséder des souverains car la loi permet que les plus-values réalisées sur la revente de ces pièces ne soient pas taxée. C’est une véritable aubaine fiscale qui rend tout de suite les autres pièces (Krugerrand, Eagles, Napoléons) largement moins intéressantes même si elles rentrent elles aussi dans le cadre de l’or d’investissement (sans, TVA, comme en France).

En France, cette pièce est taxée à la revente de la même manière que les autres pièces d’or . Aussi, pour l’épargnant « mangeur de grenouilles », cette pièce est à voir comme une diversification lorsqu’on possède déjà suffisamment de Napoléons, Krugerrands et autres Eagles, et que l’on souhaite jouer sur les effets de la prime.

D’abord, son âge vénérable fait du Souverain or anglais une des pièces les plus recherchées tant par les numismates que par les investisseurs. Si son prix fluctue avec le cours de l’or comme toutes les pièces rentrant dans la catégorie de l’or d’investissement, ce n’est pas l’unique variable entrant en ligne de compte. En effet, la pièce pourra bénéficier d’une prime assez élevée en cas de crise. Nous ne répéterons jamais assez l’importance de la notion de prime dans l’achat de pièces d’or et aussi la notion de différentiel de prime. Prenons un exemple très récent : En 2009, les pièces de souverain or de collection se revendaient en Angleterre à environ £299 pour un contenu en or de 0,23 once. Une once d’or se vendait à un prix d’environ £ 600, soit £150 pour 0,23 once selon une règle de trois toute simple. Cela revient à dire qu’en 2009, le Souverain valait deux fois sa valeur réelle en or. Convaincus ? Evidemment, il faut savoir détecter les moments où la prime instantanée se rapproche le plus possible de la prime de fond (qui est de 0 en France et un peu plus élevée au Royaume -Uni) afin d’acheter au meilleur moment et ainsi avoir la possibilité de démultiplier sa valeur en cas d’explosion de prime lors d’une crise.

Acheter la pièce avec la prime la plus basse n’est pas nécessairement le meilleur calcul. Ce qu’il faut, c’est acheter la pièce avec le meilleur différentiel de prime. Qu’en est-il dans le cas du souverain ? Sur ce plan, le souverain s’en tire pas trop mal en France avec un différentiel d’environ 20% (c’est ce que l’on a observé au coeur de la crise, le 10 octobre 2008, au moment où le napoléon s’envolait). Ce qui en fait un placement légèrement moins intéressant que le napoléon 20F, mais finalement un très bon choix alternatif à notre pièce nationale. Par contre, avec 29% de différentiel, le demi-souverain possède un potentiel de hausse côté prime sensiblement plus élevé. Ceux qui en possèdent lorsque le monde s’écroule réaliseront de meilleures affaires que ceux qui n’auraient que de la Marianne en coffre. Comme nous l’avions déjà dit, n’achetez pas qu’un seul type de pièce, diversifiez ! (Lisez l’article à ce propos)

De même que ce n’est pas en Suisse qu’il faut acheter les Vrénélis pour y faire de bonnes affaires, ce n’est pas non plus en Angleterre que vous trouverez à bon prix les souverains. La France est plutôt bien placée côté tarif justement car la prime y est faible; les français préfèrent acheter des napoléons 20F et aujourd’hui des krugerrands. La prime traduisant notamment la pression de la demande sur l’offre, il est normal qu’une pièce nationale coûte souvent moins cher dans les autres pays.

Au-delà de l’offre et la demande, la prime dépend aussi de la qualité et de l’état de la pièce.

Bien qu’il n’y ait pas de classification officielle, nous allons essayer de faire un parallèle entre la classification d’usage au Royaume Uni avec celle en place en France :
-Uncirculated (UNC) => Fleur de Coin (FDC)
-Extra Fine (EF) => Superbe (SUP)
-Very Fine (VF) => Très Très Beau (TTB)
-Fine (F)=> Très Beau (TB)

Vous consulterez avec intérêt notre article sur dédié à la qualité des pièce et vous y verrez que la classification américaine est encore différente et qu’il faut donc faire attention aux confusions.

Même si les Souverains anciens furent produits en quantité beaucoup plus importante que les Souverains modernes, il est beaucoup plus difficile de trouver des pièces de grande qualité datant des XVIIème ou XVIIIème siècles. Les pièces d’avant 1817 ne nous intéresseront pas dans une logique d’investissement car elles sortent de la catégorie de l’or d’investissement et sont alors concernées par la TVA

Les Souverains de haute qualité datant des règnes de George III, George IV ou William IV sont extrêmement rares. Des pièces qualifiées SUP ou EF se trouvent encore mais sont assez rares, leur prime étant importante. Les pièces FDC ou UNC sont extrêmement rares pour ces périodes et leur prime atteint des sommets. En 2004 par exemple, un Souverain George IV daté 1825 s’est vendu à £14 950 !

Les premiers Souverains de la période victorienne sont très recherchés et là encore la prime d’une pièce de qualité SUP ou EF sera très élevée. L’extrême rareté des pièces FDC ou UNC de cette période justifie une prime extrêmement haute. Bien que les Souverains récents de la période victorienne soient moins rares que les plus anciens, il est tout de même peu commun d’en trouver de très haute qualité, la prime restera donc élevée.

En revanche, les Souverains datant des règnes d’Edouard VII et George IV sont relativement faciles à trouver en qualité SUP ou EF, la prime est de fait moins élevée que dans les cas précédents. Les pièces FDC ou UNC sont fortement primées par contre, comme dans le cas des Souverains de la période victorienne.

Notons qu’aucun Souverain n’a été produit au cours du règne d’Edouard VIII, mais quelques pièces officielles ont été frappées. Si une de ces pièces venait à être vendue, la prime atteindrait là encore des sommets du fait de l’extrême rareté de ces pièces.

Au cours du règne de George VI, seuls des pièces de collection ont été frappées pour célébrer son couronnement. Cet ancêtre du coffret collector d’aujourd’hui (nous n’avons décidemment rien inventé !) se trouve encore avec des pièces de qualité FDC. Inutile de vous dire que la prime est élevée, je suis sûre que vous vous en doutiez.

Lors de sa réintroduction au début du règne d’Elizabeth II, le Souverain fut produit en quantité beaucoup moins importante qu’auparavant, ce qui est somme toute logique étant donné qu’il n’est pas destiné à la libre circulation.

Bien qu’en quantité réduite, ces pièces se trouvent globalement mieux conservées que les plus anciennes, du fait qu’elles aient été moins échangées, etc.… Vous les trouverez ainsi assez facilement en qualité FDC ou UNC. La prime sera bien sûr moins importante que pour les pièces FDC des périodes précédentes mais elles restent sans aucun doute un investissement de qualité et valable sur le long terme. De plus, de part leur notoriété mondiale, elles continueront d’être recherchées et ce de plus en plus au fil des années. La prime augmentera donc nécessairement.

Pour faciliter vos recherches, nous avons dressé une liste des Souverains qu’il vaut vraiment la peine de chercher (et trouver) pour qui veut investir dans les pièces d’or. Les Souverains 1817, qui sont les premiers Souverains modernes, les pièces de qualité FDC ou UNC des règnes de George II, George IV et William IV (si vous trouvez des pièces de qualité SUP ou EF, n’hésitez pas non plus). Le Souverain Victoria de 1838, le Souverain 1841, qui est le Souverain Victoria le plus rare. Souverain 1917 frappé à Londres, car c’est la dernière année de production du Souverain par la Royal Mint. Et pour finir, le Souverain Elizabeth II daté de 1989 pour la commémoration du 500ème anniversaire de la fameuse pièce !

Pour conclure sur tout cela, vous l’aurez certainement deviné, le Souverain est une excellente pièce d’investissement. D’une part, à courte échéance et surtout si votre pièce est de grande qualité, la prime sera plutôt élevée (dépendant de la date de frappe). De plus, il est probable que tant que l’Angleterre conservera sa devise, les Souverains continueront d’être frappés par la Monnaie Royale pour le plus grand bonheur des collectionneurs, investisseurs et autres enthousiastes. Et si un jour l’Angleterre décidait de se convertir à l’Euro, vous serez bien chanceux d’avoir dans votre « porte-monnaie » quelques unes des pièces anglaises devenues de véritables icônes…

Vous lirez avec intérêt cet article : Le Souverain britannique : la pièce d’or qui ouvre toutes les portes.

Article par Kathy Winn, Anaïs Bourdon et Jean-François Faure

Pourquoi les bijoux et pierres précieuses ne sont pas des placements.

Lundi, octobre 5th, 2009
Attention aux arnaques lors de la revente de vos bijoux

Attention aux arnaques lors de la revente de vos bijoux

La croyance populaire en une valeur constante et durable du bijou en or et diamant est tenace, une sorte de valeur refuge à l’instar de l’or-investissement. Ceci est d’autant plus d’actualité en ces temps de crise. Pourtant, l’achat de bijoux en or et pierres précieuses peut apparaitre comme étant un choix de placement catastrophique pour les particuliers.
LORetLARGENT.info démêle le vrai du faux dans cette histoire.

Tout d’abord, contrairement à l’or d’investissement (pièces d’or, lingots, , etc.), les bijoux sont fortement taxés. En plus des taxes applicables, on observe un «effet-marque », une sorte de  « mauvaise prime », qui contribue à augmenter un peu plus le prix du bijou par rapport à sa valeur réelle en or ou pierres précieuses.

Notons que d’autre part, il n’y a pas de place d’échange international pour les bijoux et les pierres précieuses. Cela rend la revente compliquée et le prix difficile à évaluer car il s’agit de micromarchés aux comportements difficiles à prévoir et donc soumis à une grande subjectivité. Là où il reste relativement facile de comparer une pièce d’or de type napoléon à une autre, cela devient très compliqué de pouvoir donner une cotation à des bijoux qui sont tous aussi différents. Dans les années 1970, quelques négociants et banquiers ont bien tenté de faire du diamant un outil standardisé à l’image de l’once d’or. Cette tentative est complètement tombée dans l’oubli du fait que ni les certificats ni les prix n’étaient normés au niveau international.
Ainsi, le prix des bracelet, collier ou bague, quelque soit leur pureté, s’apprécie très fortement au cours de leur fabrication. Selon Gold and Silver Investments, cette appréciation serait de l’ordre de 200 à 300%.

Prenons un exemple. En achetant un lingot qui contient une once d’or pure 24 carats, vous paierez le prix du marché au jour de l’achat sans TVA (selon la directive européenne sur l’or. Cf. : notre article sur la fiscalité de l’or d’investissement). Vous achetez donc de l’or à sa véritable valeur au dit-jour plus une légère appréciation de l’ordre de 3 à 5%. Un bijou, à pureté égale, se vendra considérablement plus cher du fait de sa transformation, d’un éventuel effet-marque et des taxes qui lui sont appliqués.

Si vous achetiez des bijoux avec une prime dans l’optique de les revendre avec une prime encore plus forte, comme c’est le cas de pièces d’or, tout irait bien. Mais voilà, vous achetez de l’or trois fois plus cher que le prix du marché à pureté égale… et vous le revendez fréquemment en dessous du prix de l’or. Au moment même où vous insérez votre carte dans le lecteur pour concrétiser votre achat, le bijou neuf ne vaut plus que 30% de sa valeur d’origine. Il est donc clair que c’est une très mauvaise idée d’acheter un bijou dans une logique d’épargne.

La revente ne se fait pas dans la plupart des cas sur le marché des professionnels. Evidemment, nous ne parlons pas de pièces rares et anciennes signées et authentifiées mais de bijoux de valeur relative c’est-à-dire neufs à l’achat. Dans le meilleur des cas, vous le vendrez à un particulier intéressé, au pire sur EBay ou à la fonderie… Les sociétés qui abusent de la crédulité des gens pour acheter de l’or à bon compte sont légions. Méfiez-vous comme de la peste de ces sociétés qui vous proposent « Achetons votre or aux meilleures conditions, paiement cash » et qui d’un autre côté n’ont pas d’or à vous vendre si vous étiez acheteur. Traduction : elles n’ont pas d’or à vendre car tout ce qu’ils collectent 20% à 30% en dessous des cours et de suite envoyé vers des sociétés qui refondent le tout pour produire des lingots. Ils ne peuvent donc pas vous revendre de l’or car ce serait compliqué pour eux de vous expliquer qu’une même bague achetée 500 euros un jour vous serait revendue 1000 euros une heure après. Ils estiment que tout le monde y trouve son compte car les vendeur repartent avec de l’argent en poche…

Au plus fort de la crise, le directeur d’une fonderie suisse déclare que la quantité de joaillerie qui arrive pour être fondue et raffinée n’a jamais été aussi importante. Elle ressort sous forme de lingots…De quoi nous faire réfléchir sur la forme que l’on veut donné à son investissement dans le précieux métal.

Si vous achetez de l’or d’investissement, il n’y a globalement que les variations des cours qui influent, ainsi que la prime dans le cas des pièces d’or (soumises à un effet de rareté). Et nous savons tous qu’en cas de crise ou de dépression, les cours sont clairement haussiers. L’écart entre le prix d’achat est donc en général assez limité et, si vous vous débrouillez bien, plutôt en votre faveur si vous savez jouer sur les effets de prime et les phases haussière de l’or. Par contre, l’écart entre le prix à l’achat et celui à la revente d’un bijou est clairement désavantageux pour le particulier.

Il est évident que les bijoux sont un achat plaisir mais en aucun cas un investissement. Les bijoux et pierres très rares, de grande qualité et expertisées, peuvent garder une valeur assez constante et s’avérer utiles en cas de crise grave et durable. Cependant, gardons à l’esprit que ce n’est pas le cas de la majorité des bijoux.
Certains particuliers pensent faire une affaire en achetant des bijoux lors de leur voyage à Hong Kong (Kowloon), Dubaï ou en Inde. Attention, certes moins chers à l’achat car peu ou pas taxés, ces bijoux et pierres ne sont pas nécessairement d’aussi bonne qualité que leur certificat peut le laisser penser. Une fois expertisés en Europe, ces pièces n’ont souvent pas la pureté que leur vendeur a mise en avant (ne généralisons cependant pas). La plus value à la revente n’en est donc pas une, allons plus loin, c’est une perte réelle. Donc, une fois encore, un achat plaisir avant tout, mais non un investissement.

Rappelons que la clé d’un portefeuille réussi, c’est la DIVERSITE.

Bien entendu, la plupart des particuliers ne voient pas en leurs bijoux un réel potentiel de placement mais une garantie « au cas où ».Les bijoux ne seront jamais une protection efficace en cas de dépression sévère contrairement à l’or d’investissement. L’or d’investissement reste la meilleure assurance du reste de votre patrimoine en cas de crise, ce n’est clairement pas le cas des bijoux.

Sinon, les Chinois ne rempliraient pas actuellement leurs coffres nationaux de lingots mais les transformeraient en caverne d’Ali Baba…

Anaïs Bourdon

Article à relire : Les Français vendent leur or

La monnaie fiduciaire

Jeudi, octobre 1st, 2009

Qu’est-ce que la monnaie fiduciaire ? Si l’on ouvre un dictionnaire latin, il est intéressant de noter que le mot fiducia veut dire « confiance », « assurance » ou « courage ». Le dollar, qui est LA monnaie fiduciaire de notre monde moderne est donc basé sur la confiance qu’on lui porte, une monnaie papier qui, si l’on colle à l’étymologie, donnerait courage et assurance à ceux qui en possèdent. Rien que ça !

En fait, toute monnaie est plus ou moins fiduciaire. Même l’or en son temps fut subordonné au crédit qui lui était attribué. L’usage voulait que si les autorités monétaires conféraient à une monnaie d’or un cours déconnecté du prix du métal incorporé, on l’accusait alors d’être une monnaie fiduciaire. A plus forte raison, la part demandée à la confiance grandit si la teneur en or est réduite, si un métal commun est substitué au métal précieux, si la monnaie est faite d’une matière sans valeur.

A ce jeu, les Etats-Unis et leur dollar n’ont évidemment rien d’innovant et il faut plutôt se tourner vers les chinois pour voir apparaître les premières monnaies fiduciaires « dignes » de ce nom. L’empereur Wou-Ti émet en l’an -140 des pièces faites d’un alliage d’argent et d’étain auxquelles il assigne un cours arbitraire : la pièce ovale vaut 300 jetons de cuivre, la pièce carrée 500 et la pièce ronde 3000. Il imagine même des carrés de daim blanc et de soie, marqués du sceau officiel, et leur donne cours pour 40000 pièces de cuivre. Il faut avouer que ces émissions ne coûtent rien au Trésor public et lui donnent de singulières facilités. Comment ne serait-il pas tenté d’en abuser ?

De fait, la Chine en abuse, à plusieurs reprises, surtout à dater du jour où elle sait fabriquer le papier : une belle invention, promise à un grand avenir monétaire ! Au premier siècle de notre ère, les Chinois obtiennent déjà de minces feuilles de pâte, d’abord avec une bouillie de déchets de soie, puis avec les fibres du mûrier et du bambou. Ils possèdent aussi depuis longtemps le secret des encres indélébiles, à base de noir de fumée. Ils sauront bientôt mouler des idéogrammes dans l’argile, pour former des caractères mobiles. Le papier, l’encre et l’imprimerie : voilà ce qui devait détrôner l’or pendant plusieurs siècles. Les chinois venaient d’inventer en même temps le papier monnaie et son corollaire, l’inflation… Mais là c’est une autre histoire que nous vous raconterons plus tard.

Notre Voltaire national avait une opinion très précise à propos de la monnaie fiduciaire : « une monnaie papier, basée sur la seule confiance dans le gouvernement qui l’imprime, finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est à dire zéro.”

Le passé et le futur donnèrent systématiquement raison à notre philosophe. La monnaie chinoise qui émerveillait tant Marco Polo ne dura qu’un temps, de même que toutes les autres monnaies de ce type qui existèrent plus tard dans le monde.

A l’échelle de l’histoire de la monnaie, le dollar est finalement encore jeune. Mais la confiance n’est pas éternelle. Pourquoi en irait-il autrement d’une monnaie qui est justement basée sur la confiance ?

L’or : l’un des placements les plus lucratifs de ces dernières années

Jeudi, octobre 1st, 2009

BFM RADIO – Extrait de l’émission « Argent Comptant » du samedi 12 avril 2008 – 11:00 – 12:00

L’or demeure incontestablement l’un des placements les plus lucratifs de ces dernières années, avec un prix multiplié par près de 4 en moins de 8 ans : est-ce trop tard pour en acheter ? faut-il passer par les pièces ou les lingots, ou plutôt opter pour de l’or-papier ? Mode d’emploi.

TELECHARGEZ L’ENREGISTREMENT DE L’EMISSION

Des humains et de l’or

Jeudi, octobre 1st, 2009

Cinq siècles Av-JC, ce sont déjà des pièces d’or qui tissent les liens essentiels du commerce. Les empires sont érigés et chutent à cause de l’or. Les routes commerciales qui relient les marchés d’est en ouest sont « pavées d’or ». De l’Amérique du Sud à l’Afrique du Sud, on s’est battu pour l’or. Pour l’amour de l’or, on conquiert le Nouveau Monde et des civilisations telles que les Aztèques et les Incas vont être anéanties (…) LIRE LA SUITE

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "