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Archive for avril, 2010

Le rôle et les réserves d’or des Banques Centrales

Vendredi, avril 30th, 2010

Que sont les Banques Centrales ?
La Banque Centrale est une institution de l’Etat qui a pour rôle de décider d’appliquer la politique monétaire. Elle détient également trois rôles :
-    Elle est responsable de l’émission de la monnaie fiduciaire et fixe les taux d’intérêt ;
-    Elle contrôle le fonctionnement des marchés financiers ;
-    En cas de crise systémique, elle joue le rôle de banquier de dernier recours.
Dans le cas d’un groupe de pays comme l’Europe, il s’agit de la BCE (la Banque Centrale Européenne).

L’or et les Banques Centrales
Les banques centrales possèdent 20% de l’or mondial. Actuellement, les chiffres officiels font état de 30 000 tonnes d’or contenues dans les banques centrales mondiales. 90% de ce stock est situé dans seulement 20 banques.
Découvrez ci-dessous le classement des 20 premiers pays qui détiennent les plus grandes réserves d’or mondial* (exprimé en tonnes) :

Quel intérêt pour les banques mondiales de conserver de l’or ?
Dans les situations extrêmes, la monnaie papier peut ne pas être acceptée, tandis que l’or peut toujours être utilisé. L’or est certes un métal précieux, mais avant tout une monnaie, un moyen de paiement à part entière. L’or est clairement considéré par les banques centrales comme une véritable «   sécurité économique « , c’est une assurance pour l’avenir. Il permet également de maintenir une confiance dans une monnaie et dans la solvabilité d’un pays.

* Source, World Gold Council, mars 2009

Source : Guide d’investissement sur le marché de l’or, Yannick Colleu (parrain du site AuCOFFRE.com)

Lire aussi : L’or des banques centrales

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Avec la crise, l’or risque-t-il être confisqué ?

Jeudi, avril 29th, 2010

Après la Grande Dépression qui a suivi la crise de la 1929, le spectre de la confiscation de l’or plane encore. Le contexte, similaire en bien des points, suscite des interrogations que l’on peut lire sur de nombreux forums. L’état risque-t-il à nouveau de confisquer l’or des particuliers ?

Une Grande Dépression bis ?
Après le traumatisme du krach du 24 octobre 1929, les Etats-Unis vivent leurs heures les plus noires.
A cette époque, le système économique mondial est bâti sur l’étalon-or (l’or est garant de la valeur de la monnaie). Même si les dollars étaient convertibles en or, les américains pris de méfiance avec la crise, veulent échanger leurs billets verts contre de l’or, plus tangibles.

Pour éviter que les réserves nationales en or ne s’épuisent trop rapidement, le président du moment, Franklin D. Roosevelt déclara tout citoyen américain qui possédait de l’or ou des certificats-or hors la loi. Vous lirez à ce propos La grande confiscation : détention d’or illégale aux Etats-Unis entre 1933 et 1975

Sous ordre exécutif du Président, tout détenteur d’or était tenu de délivrer à l’Etat toute pièce d’or (sauf les pièces d’or rares à valeur numismatique), tout lingot d’or ou tout certificat-or avant le 1er mai 1933. L’or était bien entendu racheté au prix du marché de l’époque, donc on ne peut pas dire que la mesure était vraiment confiscatoire dans la mesure où il y avait un échange. En outre, cela n’a pas empêché un certain nombre de citoyens de garder leur or, puisque l’or en circulation livré aurait été de l’ordre que de 22%.

Pourquoi l’or ne peut être confisqué actuellement
Malgré des parallèles troublants entre la Grande Dépression et la crise économique que le monde traverse actuellement, les contextes sont différents.
En 1977, un décret a été signé pour limiter ce genre d’intervention extrême de l’Etat, sauf en cas de guerre.

En France, au début de la 1e Guerre Mondiale, l’exportation de l’or et de tout autre métal précieux était interdite mais il n’y a pas eu de réquisition. En 1948, la détention, le transport et le commerce de l’or sont à nouveau possibles sur le territoire français.

Qu’est-ce que l’histoire a montré au final ? Que la confiscation de l’or avait eu un effet pervers : celui de la survalorisation du métal précieux au moment où les citoyens perdent confiance dans la monnaie papier ! Dans la situation actuelle, si l’or venait à être réquisitionné, on peut imaginer une once d’or dépassant pourquoi pas les 4000$. Même si le prix de l’or venait à être dévalué, l’or serait de toute façon gagnant car sa valeur ne serait jamais nulle. Avis aux possesseurs d’or !



La Grèce sombre, le cours de l’or engraisse

Mercredi, avril 28th, 2010

La Grèce, telle Icare...

La Grèce est-elle sur le point de faire banqueroute ? Le seul fait que les spéculateurs se posent la question suffit à semer un vent (assez violent il faut bien le dire) de doute qui met l’euro dans l’embarras.

La chute d’Icare
Après avoir refusé l’aide du FMI et de l’UE la semaine dernière (ce qui pouvait paraître bien héroïque compte tenu d’une situation qui relève plus de la tragédie grecque), la Grèce finit par la réclamer.
L’Allemagne veut bien mettre la main à la pâte, à condition que le pays en difficulté mette tout en œuvre pour resserrer les cordons de la bourse en appliquant une politique de rigueur stricte. Chose que la Grèce refuse car au stade où elle en est, cela affaiblirait sa croissance et seule une forte croissance peut la sortir d’un déficit de 11,4% du PIB.

Le problème de la Grèce, pour bien connaître le pays, est qu’elle dispose de très peu de ressources, à part l’huile d’olive et le tourisme, ce qui ne suffit pas à sortir le pays de la faillite dans laquelle il est petit à petit en train de sombrer. Et pas de héros herculéen pour la sauver !

Il était même question l’an dernier, quand j’en parlais à un ami expatrié qui y vit, que la Grèce revienne à la drachme. Ce serait un véritable drame, la Grèce ferait alors marche arrière pour s’aligner au niveau économique de l’Albanie.

Même si le FMI veut éviter l’effet de contagion de la crise, la Grèce semble plus partie pour faire faillite que pour s’en sortir.

Après la Grèce, le Portugal, et après ?
La crise est contagieuse. Comme un château de cartes, elle entraîne les autres pays dans la crise, les uns après les autres. Ce mercredi 28 avril, l’objectif de l’état lusitanien est d’apaiser les craintes sur les marchés. Le signe de mauvaise santé économique est plutôt fort : le taux d’intérêt à 10 ans du Portugal vient de grimper de 4,15% à 5,2% en à peine 3 semaines.

Même si le Portugal n’est pas dans la même situation que la Grèce, elle reste somme toute inquiétante, avec un déficit de 9,4% du PIB. Prochaine victime collatérale ? L’Espagne, dont le déficit avoisine les 11,4% du PIB est sur la sellette.

L’euro qui était jusque là solide, commence à ressentir l’effet domino de la crise. Ce mardi 27 avril dernier, les bourses de l’Union Européenne ont toutes plongé* :
Athènes : -6%
Lisbonne : -5,36%
Madrid : -4,19%
Paris : -3,82%
Bruxelles : -3,34%
Milan : -3,28%
Francfort : -2,73%
Londres : -2,61%

A qui profite la crise ? Aux investisseurs en or !
Les périodes d’inflation ont toujours profité à l’or, comme l’histoire l’a prouvé par le passé.
L’effondrement de la monnaie européenne va inéluctablement voir l’once d’or (valeur refuge) atteindre des records historiques, on peut miser jusqu’à 2000€. Le 28 avril, l’or a déjà grimpé à 885,83€, du jamais vu !
Ne perdez jamais de vue que si la situation de la Grèce, le Portugal, l’Espagne… peut affecter à court terme le cours de l’or, il faut à tout pris saisir l’aubaine pour acheter, car à long terme, l’or est toujours gagnant !

* Source : Journal 20 Minutes

A LIRE : Le cours de l’or va monter. Pourquoi ?

Le brillant avenir de l’or métal.

Mercredi, avril 28th, 2010

L’or n’est pas qu’un symbole de luxe, de richesse ou d’opulence. Il est également utilisé dans bien des domaines : santé, environnement, technologie du futur…Et oui,  l’or est une valeur sûre, à bien des titres, et porte bien son nom de métal « précieux » !

Agencement de nanofils en or. Vue au microscope électronique.

Or et nanotechnologies

Les nanotechnologies sont partout ! Et dans un futur proche, l’or devrait lui permettre de réaliser des avancées spectaculaires. Les chercheurs prévoient ainsi d’utiliser des nanotubes d’or en électronique, des colloïdes à base d’or pour des tests et des analyses biomédicales rapides, des molécules d’or et de silice pour la destruction de cellules cancéreuses, des revêtements décoratifs utilisant des nanoparticules d’or, des peintures à effets visuels basés sur des effets thermiques …Bref, l’or est précieux, qu’on se le dise !

Or et santé

L’or utilisé en médecine ? Ce n’est pas nouveau ! Depuis plus de 5000 ans, le métal jaune fait partie de la composition de certains remèdes. Si on s’en servait jadis dans des préparations pour soigner la variole, la rougeole et les ulcères, il sert aujourd’hui notamment pour combattre l’arthrose et aurait même des propriétés anticancéreuses et antimicrobiennes. L’or est un élément non toxique, on l’utilise également dans des connecteurs des pacemakers, des implants pour l’oreille interne ou des plaques de protection des artères.

Or et environnement

La question environnementale est un véritable phénomène de société : réduire notre consommation d’énergie est devenu une priorité dans notre quotidien. Et l’or y contribue. Les technologies à base de nanoparticules d’or peuvent apporter des solutions à de nombreux problèmes environnementaux. Actuellement, des agents catalytiques à base d’or qui seraient capables de prévenir l’émission de formes toxiques de mercure dans l’atmosphère, de diminuer la quantité de produits chimiques utilisée dans les charges d’alimentation biologiques, de purifier l’eau et de déceler les agents de contamination sont en cours d’analyse et de développement.

L’extraction d’or est actuellement inférieure à la demande. Compte tenu des découvertes actuelles sur l’utilisation de l’or dans les technologies du futur, la demande ne va faire que croître… et son cours littéralement exploser au cours des prochaines années ! Dans quelques décennies, les détenteurs de pièces d’or et de bijoux en or vont-ils devoir revendre leurs biens afin qu’ils soient refondus au nom de la science et du progrès ? La valeur du métal jaune risque alors d’atteindre des sommets historiques. 

A LIRE AUSSI : L’or, métal du futur

Qu’est ce que l’étalon-or ?

Vendredi, avril 23rd, 2010

Qu’est ce que l’étalon-or ? C’est un système monétaire qui permet à un pays de rendre sa devise librement convertible en une certaine quantité d’or et vice-versa.

L’apparition de l’étalon d’or

C’est après la crise du système bancaire international de 1857 et l’échec du système monétaire bimétallique (monnaie convertible en or et en argent) que l’étalon d’or fait son apparition. C’est avec l’essor du commerce international que le système de l’étalon-or va s’installer. En effet, si l’on veut commercer avec d’autres pays, il faut acquérir en échange de la monnaie nationale, des «  devises », c’est-à-dire des moyens de paiement acceptés dans le pays avec lequel on souhaite commercer. Ainsi, grâce au système de l’étalon d’or, les billets étaient convertibles en or sur présentation aux guichets de banques.

L’Histoire de l’étalon d’or : de ses débuts à 1936

A la fin du 19 ème siècle, la Grande Bretagne est en pleine Révolution industrielle : c’est la première puissance économique, commerciale et financière au monde. Et la Grande-Bretagne va utiliser le système de l’étalon d’or, qui s’étendra ensuite à l’Europe.

Mais à la veille de la Première Guerre Mondiale, le monopole de la Grande-Bretagne sur le Système Monétaire International est de plus en plus montré du doigt. Aussi, de nouveaux centres financiers internationaux apparaissent, notamment avec la constitution du Système Monétaire Fédéral des Etats-Unis en 1913.

Après la guerre, l’Europe est appauvrie, y compris la Grande-Bretagne. Et les Etats-Unis, qui sont devenus entre temps les premiers créanciers du monde, dominent le reste du monde avec leur puissance économique.

Les accords de Gênes de 1922 imposent une règle immuable concernant l’étalon-or : un pays peut émettre de la monnaie non plus en contrepartie d’or mais de devises convertibles en or.

Or, la crise de 1929 puis la période de la Grande Dépression qui s’en suit ont contraint les américains à se défaire de leurs dollars pour de l’or. Les réserves nationales s’amenuisant, le président Roosevelt proclama le 5 avril 1933 «  hors la loi » la détention d’or par les américains.

En Europe, le constat n’est pas plus réjouissant : l’Allemagne met en place un contrôle total des changes et la Grande-Bretagne et la France suspendent la convertibilité de la Livre et du Franc en or.

Ainsi, à cette période, plus aucun Etat au monde n’assure une convertibilité de sa monnaie en or.

C’est après la seconde Guerre Mondiale que voit le jour le système étalon-change-or.

L’après-guerre voit naître un système monétaire international grâce aux accords de Bretton Woods. Le dollar devient central qui est la seule monnaie à être convertible en or. C’est l’avènement du système étalon-change-or.

1942 – 1976 : les années du système Bretton Woods

A la sortie de la 2nde Guerre Mondiale, tous les pays s’accordent pour affirmer que la reconstruction et le développement durable devront indubitablement passer par une stabilité monétaire. Et à cette époque, seule la première puissance économique et financière au monde, les Etats-Unis, peut mettre en place un système monétaire international.

En 1944, la signature des accords de Bretton Woods permet la création du premier véritable Système Monétaire International (SMI). Ce système n’est plus fondé sur l’étalon-or mais sur le système de l’étalon-change-or, dans lequel le dollar américain détient une place centrale : toutes les devises sont convertibles en dollars et seul le dollar est convertible en or. Ainsi, les pays hors Etats-Unis ont du alors rapidement aligner leur monnaie sur le dollar pour conserver leur parité.

Ses accords ont donné naissance à la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, ou BIRD, aujourd’hui l’une des composantes de la Banque mondiale, et le Fonds monétaire international, ou FMI.

Cependant, les accords de Bretton Woods  n’ont instauré aucun contrôle de la quantité de dollars américains émis. Ainsi, les États-Unis peuvent de ne pas respecter leurs engagements envers les comptes extérieurs. Et en 1960, pour la première fois, le stock d’or américain est inférieur au stock de dollars détenu par les non-américains. Puis, le financement de la Guerre Froide et de la croissance interne entrainent une baisse considérable des réserves américaines d’or. En 1971, Richard NIXON proclame la suspension de la convertibilité du dollar en or.

Le 8 janvier 1976, les Accords de la Jamaïque confirment officiellement l’abandon du rôle légal international de l’or. Il n’y a plus de système monétaire international organisé.

Polémique autour de l’existence de l’étalon-or

Certains économistes classiques affirment que l’étalon-or tel que nous venons de le décrire n’a jamais existé. Selon leurs dires, l’or a joué un rôle moins important que la majorité des économistes semble le croire.

Cependant, malgré ses diverses fluctuations, l’or a tenu et tient un rôle central dans le système monétaire mondial, c’est ce qui fait que l’or n’est pas qu’une matière première ou un métal précieux : c’est également une monnaie, utilisée depuis des siècles dans le monde entier, une valeur refuge, tangible et inaltérable.

A LIRE POUR EN SAVOIR PLUS :

- Pratique de l’étalon or en France jusqu’en 1914

- Pour un retour à l’étalon or ?

- L’accord de la Jamaïque : démonétisation de l’or.

- Du bloc-or à la dévaluation de 1936

- Entretien entre Jacques Rueff et Robert Triffin autour de l’étalon or – 1965

- Le système de l’étalon dollar

- Charles de Gaulle et sa vision sur la place de l’or dans le système monétaire mondial

Is the gold bull finished – 1980 v 2010

Vendredi, avril 23rd, 2010

People are questioning whether the bull  run on gold over the last decade reached its climax with the December 2009 high of $1227 and we are on a downward slope. Let’s compare the conditions in 1980 with today and we will find that they are quite different.

1980

In 1971, the United States suspended the free exchange of U.S. gold for foreign-held dollars, then in 1974 lifted its four-decade ban on the private purchase of gold. At that time, gold bullion was being traded in European markets at highs approaching $200 an ounce. In 1975, the U.S. government began to sell some of its holdings on the open market and in 1978, along with most other nations, officially abandoned the gold standard. After being released from government control, the price of gold soared and touched $850 in January 1980.  In the three years before 1980 gold price grew eightfold  as the result of mainly fear but also greed…LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

Crise : la reprise rendrait-elle amnésique ?

Mercredi, avril 21st, 2010

L’homo investissus est-il capable de retenir une leçon ? L’article paru dans le Journal des Finances* soulève la question. Les investisseurs sont-ils braves ou bien ont-ils la mémoire courte pour manifester un tel amour du risque ?

Après un regain de confiance dans la reprise économique, les investisseurs semblent de nouveau s’intéresser aux placements à risques. Les bons résultats à la Bourse d’Intel le 13 avril dernier et le discours rassurant de la BCE (Banque Centrale Européenne) par rapport à la Grèce, un euro plus fort face au yen et au dollar ont notamment contribué à créer cette recrudescence d’enthousiasme et ce retour de flamme pour les placements dynamiques.

Plusieurs éléments tendent à prouver que la crise n’a rien changé à la situation. D’après Henri Sterdyniak, directeur du département économie de la mondialisation à l’OFCE, la situation devrait peu ou prou rester identique à ce qu’elle était avant la crise. Le modèle économique actuel restera inchangé et il y a peu de chance que des leçons soient tirées, malgré l’épisode des subprimes.

C’est exactement comme si l’on reconstruisait des maisons en zone inondable, comme après la forte marée qui à balayé Aiguillon sur Mer en Vendée. Les habitants « veulent revenir », par attachement, par habitude, en ce disant que ce qui est arrivé une fois était exceptionnel et ne se reproduira pas.

L’or, qui a toujours constitué les réserves de richesse d’un pays, prouve plus que jamais qu’il est une valeur refuge http://www.loretlargent.info/or/lor-valeur-refuge/1790/.

Car l’or constitue la contrepartie (avec les devises et les titres), de la création de la masse monétaire par les banques centrales. L’or est tangible, inaltérable et constitue de ce fait une garantie face à la volatilité des monnaies, à l’inflation et à la monnaie fiduciaire non garantie par l’or.

L’or a toujours pu acheter, monnayer n’importe quel bien, n’importe quel service, de tous temps.

A court ou à long terme, l’or est un excellent placement. Mais la tendance nouvelle qui se dessine, c’est la demande en or à titre spéculatif. Selon Robin Bahr, analyste chez Calyon, « les investisseurs misent sur l’or parce qu’il a un très bon taux de préservation de capital et parce que c’est une valeur protectrice face aux risques de poussée de l’inflation ».



Quand faut-il acheter de l’or ?

Mardi, avril 20th, 2010

Si vous cherchez des informations sur Internet sur quand et comment acheter de l’or et sous quelle forme, vous trouverez une foule de conseils à propos des différents indicateurs ainsi que sur les manières d’avoir le meilleur retour sur votre investissement. Vous pouvez aussi trouver des avertissements sur des fausses pièces ou sur le tungstène parfois ajouté aux lingots qui perdent ainsi une partie de leur valeur alors que les revendeurs prennent largement leur part. Après la lecture de cet article, vous saurez éviter ces petits et gros pièges qui peuvent être facilement repérés avec un peu d’attention.

Vous pouvez vous trouver soudainement d’humeur morose ou désespérée à la lecture de nombreuses thèses sur les dangers de la monnaie fiat (basée uniquement sur la crédibilité du gouvernement qui l’émet), avec ces banques centrales qui font chauffer la planche à billets, dévaluant ainsi des devises comme la Livre, le Dollar ou l’Euro. Vous ne serez pas plus rassuré par les articles faisant état de la dette d’1,4 milliards de milliards de Livres à venir en Grande Bretagne, celles de plus en plus inquiétantes aux Etats-Unis et au Japon, sans parler des difficultés croissantes que connaissent la Grèce, l’Italie, l’Espagne et le Portugal au sein de la zone Euro ? Nous avons récemment assisté à l’effondrement de l’Islande, de certains pays d’Europe Orientale et l’Irlande au bord de la faillite (les citoyens britanniques qui détiennent de l’argent à la Poste devraient être conscients de la relation directe de celle-ci avec la Bank of Ireland, à la tête aujourd’hui d’une dette à hauteur de 1,9 milliards).

Si vous approfondissez un peu vos recherches, vous verrez des manœuvres plus politiques à l’Est et en Russie, où l’ont cherche à s’émanciper peu à peu du Dollar comme monnaie de réserve. La Chine, quant à elle, met en place un plan de stratégie à long terme dans un but évident de domination financière. Vous pouvez être pardonné de penser que le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui pourrait vivre ces derniers moments à l’écoute de nombreux experts prédisant un inévitable séisme économique, qui ferait passer la crise de 2008 pour bien insignifiante et pourrait faire s’effondrer le capitalisme par un phénomène de contagion mondiale.

Nous ne disons pas qu’il faut faire la sourde oreille concernant ces nombreux avertissements, loin de là, mais l’optimiste qui sommeille en nous tous aurait tendance à croire que le monde occidental va finir par se stabiliser, autrement notre principal soucis ne serait pas l’or et l’argent mais la nourriture et les armes… Les survivalistes qui voient leur nombre augmenter chaque jour, pour la plupart aux Etats-Unis, sont là pour ça !

Le chemin sera sans aucun doute semé d’embuches : difficultés financières, forte pression sur les devises, mais les devises sont différentes des monnaies. Il ne fait aucun doute que nombreux seront ceux qui rechercheront un placement sûr, une assurance pour le futur, une sorte de havre de paix financier. Et le havre de paix unanimement reconnu mondialement est l’or. Cet or ne doit pas être sous forme papier, ni de certificats, mais ce doit être de l’or physique, seul qui soit tangible. Même les survivalistes, après bien sûr les armes et munitions, reconnaissent comme nécessaire la détention d’or physique comme moyen d’échange pour se réapprovisionner.

Nous dirions que la majorité des investisseurs sont assez optimistes pour croire que nous outre passerons cette crise, plus ou moins difficilement certes, mais sans grand risque d’être replongés au Moyen-âge. Mais il est vrai eu même les plus optimistes sont ou devraient se couvrir en diversifiant leur portfolio en acquérant de l’or.

La Grande-Bretagne, qui conserve une grande confiance vis-à-vis de sa monnaie (d’où leur volonté de ne pas entrer dans la Zone Euro) et qui n’a pas été envahie significativement depuis près de 1000 ans, n’a pas de réelle tradition d’investissement refuge. Pourtant géographiquement proche, la France a au contraire très tôt compris l’intérêt de l’investissement refuge, notamment au moment de forte dévaluation des monnaies papier. De nombreuses familles françaises ont survécu aux crises car ils ont investi leurs économies dans des Napoléon (on pense évidemment en premier lieu aux deux guerres mondiales, mais nombreux sont les exemples où l’or a sauvé des vies). Aujourd’hui, 3000 tonnes de pièces d’or sont détenues par les privés en France. Si une nouvelle crise venait à poindre, il ne fait pas de doute que nombreux seraient les Français qui pourraient la traverser sans trop de heurts, contrairement aux citoyens britanniques qui seraient en position plus délicate.

Le bénéfice de la détention de l’or est clair pour nous mais ce que recherchent avant tout les investisseurs est le retour sur investissement. Donc, il est clair qu’une bonne approche du timing achat/vente est primordiale. Nous avons vu l’once d’or à 1227$ en décembre dernier, aujourd’hui elle est de l’ordre de 1100$. La grande question est comment le cours va-t-il évoluer, quels seront les facteurs de cette évolution et d’autre part si nous avons quelque information à glaner au plan historique ou cyclique.

Jetons un coup d’œil aux facteurs qui assurent un prix bas :

• L’Occident est devenu complaisant et n’a pas le niveau de crainte concernant la crise financière qu’il y a quelques mois. Nous ne sommes portant pas encore sortis de la crise et l’économie se remet très lentement en étant très volatile ? N’oublions pas la dette de 3 milliards de milliards des Britanniques.
• L’Occident, bien que ne craignant plus une rechute économique grave, se sert cependant la ceinture. Il n’y a donc pas d’argent à dépenser spécialement dans la bijouterie de luxe… Les gens prennent en compte la volatilité économique, les entreprises qui ont récemment licencié craignent de réembaucher, le chômage reste donc un problème énorme.
• Le dollar était plutôt fort ces derniers temps, ce qui, nous le savons tous, signifie un affaiblissement du prix de l’or. Il est intéressant de remarquer par ailleurs que l’Euro et la Livre se sont appréciés au cours de cette même période, dû à la faiblesse des taux de change.
• La demande indienne a baissé en 2009 en raison des prix élevés et ce malgré l’achat de 200 tonnes par la Banque Centrale indienne au FMI pour honorer ses engagements internationaux.
• La Chine est aujourd’hui le plus gros consommateur et producteur d’or au monde. Il s’agit avant tout d’une stratégie politique, déterminée qu’elle est à accroitre ses réserves d’or tout en se débarrassant des ses actifs libellés en Dollar. Cette manœuvre veut être réalisée sans qu’il y ait de répercussions sur le prix de l’or ou sur celui du Dollar alors qu’elle détient 2000 milliards de Dollars d’actifs…
• On pense que si la demande continue au même rythme, il n’y aura pas de trop forte tension sur l’offre.

Voyons maintenant ce qui fait monter le prix de l’or :

• L’inflation est inévitable, le Dollar va donc faiblir en même temps que l’on fait marcher la planche à billets.
• Il est probable qu’une nouvelle crise financière éclate, ce qui incitera les mordus de métal jaune à se jeter dessus.
• La Russie, l’Inde et la Chine vont prendre le relais de la demande, notamment cette dernière qui cherche à tout prix à augmenter ses réserves en or et qui encourage ses citoyens à investir dans et à garder de l’or.
• Les Banques Centrales trouvent de moins en moins d’intérêt à investir dans des devises étrangères et se tournent alors vers l’or.
• Il y a une offre limitée d’or par définition : tout l’or existant dans le monde pourrait rentrer dans un cube de 20mètres de côté. C’est de plus en plus difficile et donc de plus en plus cher d’extraire de l’or de minerais, donc l’offre stagne et va même en diminuant.
Vous l’aurez compris, les déterminants du prix viennent désormais plus de l’Est. On explique cela par le fait que les Banques Centrales de ces pays tentent de se diversifier pour se débarrasser de leurs Dollars, un peu trop encombrants à leur gout. D’autre part, la classe moyenne croissante de ces pays tend à vouloir posséder de l’or, sous forme de bijoux ou en tant qu’investissement. Les devises occidentales devraient s’apprécier alors que le dollar perd son statut de monnaie refuge, ce qui augmentera son prix après un petit moment.

Quand l’or s’achète et se vend-il ?

• Des variations saisonnières : Au cours des trente dernières années, le prix de l’or est, avec une constance étonnante, au plus bas en été alors que les bijoutiers et les consommateurs occidentaux sont en vacances. Cela coïncide avec la période de récolte mais aussi avec celle des mariages dans l’Est. En moyenne, au cours de la période considérée, l’or achetée en été s’apprécie d’ici la fin d’année. Les professionnels ont donc tendance à vendre en début d’année.
• Des variations historiques : L’or a atteint un maximum dans les cycles suivis de corrections assez sévères et des périodes de consolidation. En fait, au cours de ces dernières années, les plus hauts pics ont été suivis par un super cycle d’environ 22 mois. L’or a atteint son fameux pic en 1980 à $850 ce qui équivaut à environ $2200 après correction de l’inflation. Il y a donc un argument en faveur du fait que l’or a encore un long chemin avant de retrouver ce niveau d’exception, d’autant plus qu’il faut compter aujourd’hui avec la Chine, l’Inde et la Russie. Le prochain super cycle est prévu d’environ 21 mois à partir du pic de décembre 2009 et qui sera Q4 en 2011 et cela coïncide aussi avec la tendance saisonnière.

Quand acheter et quand vendre ?

Tous les indicateurs montrent une période de consolidation, à la fois des variations saisonnières et historiques ; l’or devrait connaitre un creux en juillet/aout 2010, autour de $1050-1060, c’est probablement le temps d’acheter. Il ne faut pas s’attendre cependant à une augmentation immédiate et importante, mais les tendances montrent qu’il y aura une augmentation vers la fin d’année et probablement une autre période de consolidation au début de l’année 2011, alors ronger vos freins. Vers fin 2011, la saison des mariages et le super cycles combinés vont nous amener au prochain sommet. Si nous le considérons de manière prudente, on pourrait prévoir un sommet vers $1300, mais de nombreux experts prévoient le prochain pic à $1500 ou même plus. Si vous êtes spéculateur, vous pourriez vouloir faire des profits des maintenant, mais si vous considérez votre or comme une assurance, il vaut mieux le conserver. Si vous appartenez à cette dernière catégorie, vous auriez intérêt à garder votre or jusqu’à la prochaine stabilisation et cela ne se produira que lorsque nous arrêterons d’imprimer des billets.

Qu’acheter et comment ?

Comme mentionner dans l’introduction, les pièges sont nombreux mais plutôt faciles à éviter quand on achète de l’or. En dehors des contrefaçons, qui peuvent être facilement évité en utilisant des sources fiables et éviter l’achat à des particuliers sur les sites d’enchères, tout le reste est destiné à favoriser vos profits.

A acheter :
• Or d’investissement pour éviter la TVA
• Les pièces d’or connues
• TOUJOURS d’une source fiable
A éviter :
• Les vendeurs et entreprises qui appliquent une forte prime
• Les pièces qui ont une prime à presque le double de leur valeur
• Toutes les pièces qui ont une prime initiale haute
• Les gros lingots difficiles à échanger
• Les pièces numismatiques qu’il vaut mieux laisser aux experts
• Retirer votre or du système professionnel car il perd immédiatement 10 à 15% de sa valeur.
Acheter des lingots peut être une bonne chose car la prime est basse. Mais nous recommandons plutôt les pièces d’or investissement et plus particulièrement, les pièces qualifiées de semi numismatiques, car elles prennent une forte prime en temps de crise. De plus, les pièces sont plus faciles à écouler que les lingots qui sont difficiles à diviser. C’est un choix important et qui peut dépendre du pays dans lequel vous vivez.
Le Krugerand est l’une des plus vieille et plus reconnue des pièces bullions, elle peut être acquise à une prime très faible comparativement. C’est la pièce la plus monnayée au monde en valeur.
Le Souverain est, à notre humble avis, l’un des meilleurs investissements, une assurance et une pièce « en cas d’urgence » reconnue partout dans le monde. Elle peut s’acheter à une prime très faible auprès d’un vendeur sérieux, avec de plus le plaisir de détenir un petit bout (esthétique) d’histoire. Pour la France, c’est évidemment le Napoléon qui prime mais il faut diversifier avec les krugerrands, les souverains et les 20 Francs Suisses.
Avoir un moyen d’acheter de l’or tout en prenant en compte les facteurs qui limitent le risque, réduit la prime initiale à l’achat et les commissions au minimum représente une aubaine pour l’investisseur éclairé. AuCOFFRE.com vous offre cette possibilité depuis 2008 en France. Le site anglais est d’autre part actuellement en cours d’élaboration et sera disponible très bientôt.

Article par Anaïs BOURDON et Maurice HALL

Numismatique et pièces d’or rares : un marché sans foi ni loi ?

Lundi, avril 19th, 2010

Le métier de numismate a bien évolué depuis ces 30 dernières années. Les amoureux des belles pièces d’or rares ont laissé la place à des investisseurs amateurs de placements.

Pierre-Yves Lathoumetie* distingue le collectionneur « humaniste » du spéculateur. Le premier peut réaliser quelques placements honnêtes tout en s’adonnant à sa passion des pièces de monnaie rares en or, en bronze ou en argent. Le deuxième court à sa perte s’il ne s’intéresse pas à la vraie valeur historique des pièces.

Pourquoi consulter un numismate ?
L’un ou l’autre profil ont de toute façon besoin d’un expert : le numismate, qui pourra aussi bien les éclairer bien sur le prix que sur l’histoire d’une pièce d’or.
Consulter un numismate et avoir confiance en lui ne dispense ni le collectionneur, ni le spéculateur, de comparer les prix et de se renseigner par ailleurs.

Voilà en gros ce qui attend celui qui désire se lancer dans la numismatique. On vous aura prévenu ! Experts et néophytes risquent d’être peu ou prou désorientés par un marché qui a bien changé en 30 ans et qui comporte bien des fluctuations et des incertitudes.

Un marché sans règles
Il faut le savoir, aucune règle ne régit le marché des pièces rares. Le prix d’une pièce peut varier à l’extrême dans une même catégorie, d’un pays à l’autre, en fonction de la demande… : il n’existe pas de prix unique. Deux pièces identiques peuvent même avoir deux cotes différentes dans le même présentoir. Tout cela pour dire à quel point le marché des pièces rares manque d’unité, comme celui des lingots ou des pièces cotées. Ces bouleversements ne sont bien sûr pas sans conséquences sur la profession de numismate.

Numismatique : les dérives d’un marché d’art
Depuis une trentaine d’années, on assiste à une sorte de marchandage entre offreurs et demandeurs où n’importe quel prix est possible, dans une fourchette plus ou moins large. Nous sommes également en présence d’un marché extrêmement sensible où le moindre événement peut faire grimper en flèche le prix de certaines pièces : vente publique, découverte archéologique…
De collectionneur, le numismate est alors devenu spéculateur, la plupart du temps ignorant tout du passé de la pièce, de l’art, de l’archéologie.

Les conséquences sont diverses
- les pièces « parfaites » sont recherchées, pour la prime et parce que les pièces abîmées perdent de leur charme. On assiste ainsi à des aberrations avec des pièces rarissimes vendues à des prix dérisoires et des pièces courantes vendues à prix d’or car elles sont intactes.
- les investisseurs se ruent sur les pièces d’or faciles à reconnaître (des pièces récentes, des XIXe et XXe siècles) dont le cours monte vite, au détriment de pièces plus rares qui n’ont pas la faveur du public.
- le prix d’une même pièce peut varier d’un pays à l’autre, car la demande n’est pas la même (on privilégie généralement les pièces « nationales » dans son propre pays).

En conclusion, on retiendra que le marché des pièces rares n’a rien à voir avec celui des pièces, plus courantes, réservées à la spéculation. Mais comme pour les œuvres d’art majeures ou les grands crus, ce sont les pièces de monnaie vraiment rares qui constituent le meilleur placement du long terme, car une pièce rare le reste ad vitam et ne se déprécie jamais !

Vous lirez avec intérêt : Les pièces de monnaie d’or et d’argent. D’abord un objet avec du sens.

Avers de la 100 Francs Bazor 1935. Pièce d'or rare car largement refondue en 1936.

Source : L’Or, Erik Chanel

*In « Avers et revers de la numismatique », 1973

Histoire du commerce : du troc aux pièces d’or (partie 3)

Vendredi, avril 16th, 2010

Si elles font le bonheur des collectionneurs et des numismates, les pièces d’or à travers les âges et les civilisations sont le témoignage d’une économie, souvent florissante.

Les premières pièces d’or antiques

Pendant la période de l’Empire romain, les émissions de pièces d’or étaient irrégulières et souvent liées aux objets et butins d’or dérobés aux ennemis. Jules César instaura alors une pièce d’or unique, l’aureus, composé d’or pur, pensant 8,16 grammes et valant 25 deniers, la monnaie standard de l’Empire.

Au début du 4ème siècle, l’empereur Constantin remplaça l’Aureus par le Solidus, devenant la nouvelle monnaie standard de l’Empire, et pesant 4,5 grammes. L’Histoire veut que le Solidus soit à l’origine du mot sou. Il connut un franc succès puisque son usage fut conservé dans l’empire Byzantin, sous le nom de nomisma et jusqu’au XIème siècle.

Aureus Hadrien - 128

Les pièces d’or médiévales, des pièces d’or royales !

Au Moyen-âge, très peu de pièces d’or sont émises, les seules pièces sont souvent d’origine royales. A partir du 13e siècle et le couronnement de Philippe Auguste, le roi reprend le contrôle de la fabrication de pièces, et c’est Louis IX, dit Saint Louis, qui fera frapper le premier écu d’or, qui sera la monnaie d’or standard en France.

C’est au 14e siècle que l’on voit pour la première fois apparaitre le franc, à l’époque représenté par une pièce d’or de 3,88 grammes émise en 1361 pour financer la rançon du roi Jean II Le Bon, alors prisonnier des Anglais.

Il est Louis d’Or, Monseignor !

Sous la Renaissance, les pièces deviennent de plus en plus travaillées et soignées. En effet, l’arrivée de grandes quantités d’or et d’argent des Amériques permet de fabriquer des pièces plus nettes, rondes et aux contours précis. C’est à partir de 1640 que le Louis d’or remplace le Franc d’or.

L’hégémonie du Napoléon

Au 19e siècle, le Louis d’or est remplacé par la pièce de 20 Francs, appelé « Napoléon ». Elle fut frappée jusqu’en 1914. L’utilisation de l’or pour des monnaies en circulation fut ensuite abandonnée, et l’or fur remplacé par des métaux modernes comme le nickel ou l’aluminium.

Compte tenu de la prime actuelle du Napoléon, il s’agit de la pièce la plus intéressante pour du placement or, surtout les Napoléons 10 Francs s’ils sont achetés au bon moment et avec la bonne qualité.

Sources : Le Forex, Introduction au marché des devises, Benoît Fernandez-Riou

Collectiondepieces.fr

Lire la 1ère partie

Lire la 2ème partie

A lire aussi :

La Marianne Coq 20F, la pièces d’or Napoléon emblématique

Acheter 170 pièces d’or type Napoléon ou bien un lingot ?

Histoire du commerce : du troc aux pièces d’or (partie 2)

Jeudi, avril 15th, 2010

Le troc, le sel, les métaux précieux, l’or, le cuivre l’argent… Il ne fallait qu’un pas à l’humanité pour frapper sa première monnaie. Des premières drachmes en or aux Napoléons or, nous retraçons l’histoire de la monnaie, à travers celle de la pièce d’or.

Les pièces sont rondes, savez-vous pourquoi ?
Les métaux précieux possèdent de nombreux avantages. Ils sont solides, mais également très malléables une fois fondus : on peut ainsi les mouler et leur donner la forme et le poids désirés. Et lorsque le métal en fusion coule dans le moule en terre, une forme naturelle se dessine : c’est la forme ronde. Les premières pièces d’or n’ont pas échappé à cette règle : bien qu’un peu grossières et aux contours peu soignés, elles ont adopté dès leur apparition cette forme ronde.

L’apparition des premières pièces
Les pièces de monnaies furent inventées par les Lydiens au VIème siècle avant JC, et étaient faites d’électrum, un alliage d’or et d’argent. Très vite, on s’aperçut que les pièces permettaient des échanges commerciaux plus simples et rapides. Elles se répandirent dans tout le monde méditerranéen, d’abord en Grèce, puis en Macédoine, dans toute l’Europe et l’Asie. En France, c’est à Marseille que les premières pièces métalliques ont été frappées et utilisées.

La valeur des pièces de monnaie
Au début de l’utilisation des pièces, leur valeur correspondait au type de métal utilisé mais aussi à leur poids, et le nom de chaque pièce était emprunté à l’unité de mesure qu’elle représentait. Ainsi, la Drachme grecque correspondait à environ 6,25 grammes de métal (or, cuivre, argent…). Les représentations d’animaux, de plantes, d’empereurs ou de divinités n’étaient utilisées qu’à des fins artistiques et esthétiques.

Dans une 3e partie, nous découvrirons la fulgurante ascension de la pièce d’or, de l’Aureus au Napoléon.

Source : Le Forex, Introduction au marché des devises, Benoît Fernandez-Riou

Lire la 1ère partie

A lire aussi : Les ancêtres de nos pièces d’or – Histoire de l’or

Créséide, pièce d or de Lydie (VIème siècle avant JC) - Avers - Source Sacra-Moneta.com

Pourquoi faut-il acheter des pièces d’or ?

Mercredi, avril 14th, 2010


Ecoutez l’interview de Jean-François FAURE donnée sur LE REVENU TV

The British half sovereign

Mercredi, avril 14th, 2010

The half sovereign is a British gold coin with a face value half that of a sovereign: equivalent to half a pound sterling, ten shillings, or 120 old pence. Since the end of the gold standard until 2000, with the exception of 1982, it has been issued only in limited quantities as a commemorative coin with a sale price and resale value far in excess of its face value….LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS,GOLDCOIN.ORG

The denunciation of money by Marx

Mercredi, avril 14th, 2010

For the Soviet system, inspired by Marx, currency was the manifestation of social evil, the relationship with commodity production.  There were certainly some countries where this practice was even more radical than the Soviet system.  This was particularly true of Cambodia and the Khmer Rouge, where trade itself, including bartering, was the objectification of evil itself.  To some degree, it surpassed even Marx’s theories.  In his book the “Critique of Political Economy,” Marx spoke about exchange values and not exchange itself.  It is for this reason that André Malraux called “PolPotism” the Marxism of imbeciles…LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

The ancestors of our gold coins- History of gold

Mercredi, avril 14th, 2010

Gold can be found in its purest form on the earth’s surface, mainly in sand found in rivers.  This metal has been known about and used since the early times of mans’ history.  Great ancient civilizations such as the Egyptians, Assyrians and the Etruscans etc. left behind gold treasures, ornaments and jewellery.  The “Monetary Phenomenon” began in part of Asia Minor in the kingdom of Lydia which lay along the edge of the Aegean sea along the coast of what is now Turkey, criss-crossed by rivers whose names have remained famous: the Meander, with many bends and the Pactolus, symbol of wealth… LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG