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Archive for juillet, 2010

L’or a une petite baisse de régime : conséquences désastreuses à prévoir ou simple coup de fatigue ?

Vendredi, juillet 30th, 2010
Vera Valor

Si l’on regarde les dernières fluctuations du cours de l’or ces semaines, on pourrait se laisser aller à l’inquiétude: le cours de l’or est passé de 1 261 $ à 1 160 $ l’once, ce qui représente une baisse de 7,4% en dollar en un mois. Pour l’euro, qui passe de 1 016 à 895 euros, c’est une chute de 12%. A court terme, investisseurs et épargnants pourraient céder la panique, pourtant ces mouvements n’ont rien d’inquiétant et sont même normaux dans un marché haussier.

Une belle poussée depuis presque 10 ans

Premier argument de taille et de poids : depuis le début de son grand marché haussier, l’or n’a pas passé une seule année en recul. De 2001 à 2010, l’once d’or est passée de 271,10 $  à 1121,50 $ (avec un pic à 1263,7$), ce qui représente une évolution de 24,35%… Aucune valeur ne peut concurrencer ces chiffres ! L’or reste au sommet de la pyramide, bien loin devant les devises, pour preuve ces chiffres plutôt parlants de l’évolution de l’or dans différentes monnaies depuis juillet 2000 :

Sources : Moneyweek

Le métal jaune a pris ses quartiers d’été depuis quelques temps : profitez-en pour acheter à bas prix. En effet, l’or est encore abordable, va continuer de monter, et la plus value sera de plus en plus importante dans les années à venir. Le seuil critique serait de 2000$ : cela pourrait même aller plus loin si les gouvernements persistent dans leur course à la dévalorisation monétaire. Mais on n’en est pas encore là !

Pièces d’or : 1. Or papier : 0.

Un autre argument de taille qui ne nous inquiète pas chez L’or et L’argent est que le petit coup de fatigue actuel du métal jaune concerne l’or papier : les pièces d’or restent des investissements sécurisés et bénéficient toujours d’une bonne prime : Napoléons, Krugerrands (la pièce d’or d’investissement par excellence !), Souverains conservent leur valeur sûre.

Revue de presse : « L’or, éternelle valeur refuge, s’envole »

Mercredi, juillet 28th, 2010

Le 19 juillet, le Figaro a publié un article complet dans sa revue économique sur les records franchis par le cours de l’or en juin dernier, éternelle valeur refuge vers laquelle se tournent irrémédiablement les investisseurs en temps de crise. Retours et avis corroborés sur le précieux métal qui a su traverser les âges en deçà des modes, sans jamais prendre une ride, ni perdre de sa valeur.

« L’or, placement de l’année » ?

Depuis le 1er janvier 2010, le cours de l’or a augmenté de 20% : l’or reste à ce jour le seul actif financier à avoir atteint ce chiffre record. Et fin juin, comme nous vous l’avions annoncé, l’once a grimpé jusqu’à 1262,50 dollars . Et même si le métal jaune a perdu un peu de terrain ces derniers jours, sa folle course n’est pas prête de s’arrêter.  Nous sommes sur ce point d’accord avec Davis Wilson, Directeur de la recherche sur les métaux précieux à la Société Générale, qui précise que «  l’or bat tous les records parce que la peur des investisseurs s’est encore exacerbée en Europe et la menace de voir les Etats occidentaux retomber en récession ». A mesure que la confiance dans le dollar (autre valeur refuge traditionnelle) s’étiole, l’or reste La valeur sûre par excellence. Une certaine défiance vis-à-vis  de la politique des banques centrales a également incité les investisseurs à se tourner vers des investissements … en or (des fonds cotés en bourse qui misent sur le métal précieux).

Pourquoi les Français achètent-ils de l’or ?

Si cet engouement pour l’or touche particulièrement les marchés financiers, les particuliers ne sont pas en reste et l’on assiste de plus en plus à une véritable ruée vers l’or. Le Figaro précise même que «  les Français ont retrouvé le goût d’acheter de l’or », notamment des pièces d’or Napoléon.
Chez les Français, il semble y avoir une véritable culture de l’or, en outre, leurs motivations sont multiples et variées, qu’ils soient petits épargnants ou investisseurs aisés : « profiter de la hausse des cours, diversifier leur patrimoine, s’offrir une sécurité dans un environnement incertain ». Il est certain qu’en cette période de crise que traversent la plupart des pays de l’UE où des fonds de stabilité financière ont été mis en place dans de nombreux états, la crise plane sur l’Europe et la confiance dans les devises s’amenuise.

Haro sur les lingots et les bijoux en or

Les Français ne s’y trompent pas, les bijoux en or (dont le coût de la matière première a bien augmenté) ne reflètent pas leur goût pour l’or, auxquels ils préfèrent les bijoux en argent (moins chers). En outre, comme nous l’avons toujours dit, les bijoux en or ne sont pas un bon investissement, notamment car ils se démodent vite. Quant aux lingots, c’est le seul point sur lequel nous émettrons une réserve. Même si l’on peut en acheter sur internet, compte tenu d’une législation moins souple que pour les pièces d’or, du fait qu’ils risquent d’être coupés au tungstène et que leur prime est quasi nulle, ils restent un investissement moins rentable que les Napoléons.

L’or qui a le vent en poupe

Investir dans l’or est une sage initiative par les temps qui courent, mais pas n’importe quel or. Sur l’Or et l’Argent, cela fait longtemps qu’on vante les mérites du Napoléon par rapport au lingot, du Krugerrand, la pièce universelle par excellence et du Souverain, le sésame magique qui ouvre toutes les portes !

Les banques européennes ont-elles les reins solides ?

Mardi, juillet 27th, 2010

En réponse aux mauvaises notes attribuées par les agences de notation américaines, les banques européennes se sont soumises en toute transparence à des « stress tests » pour évaluer leur résistance et surtout, pour rasséréner les marchés. Mais pour combien de temps ?

Quid du stress test ?
Les résultats sont tombés, beaucoup moins inquiétants que les mauvaises notes distribuées par les Moody’s, Standard & autres Spoons. Sur 91 banques de l’Union Européennes, seules 7 ne résisteraient pas à un deuxième assaut de la crise financière.

Ces tests ont été réalisés par le Comité des régulateurs européens (CEBS) sur des critères de solvabilité et leur capacité à subvenir à leurs besoins en cas de crise. Parmi les établissements bancaires les plus fragiles, on en compte sans surprise 5 espagnols, 1 seul grec et plus surprenant, 1 allemand. Parmi les bons élèves, figurent l’Italie et la France.

Le scénario de l’horreur
L’examen envisageait le pire à prévoir : un passage en récession avec une croissance européenne inférieure de 3 points aux résultats actuels, un taux de chômage à 11,5%, aggravation de la dette souveraine, chute de l’immobilier… Objectif du scénario catastrophe : les banques devaient réussir à maintenir un taux de fonds propres de 6% minimum par rapport à leurs engagements. En cas d’échec, c’est la recapitalisation, comme c’est le cas actuellement pour la plupart des établissements financiers grecs.

La méthode Coué a ses limites…
On peut se féliciter que si peu de banques aient échoué… Mais douter, comme le FMI, de la fiabilité de ces tests. En effet, si l’augmentation des taux et le défaut de prêts faisaient partie des obstacles présentés, les tests ne présentaient pas l’éventualité de défaut de paiement de l’Etat, ni d’absence de liquidité, sans quoi on peut trouver le test un peu « léger ».

Même si les marchés semblent aujourd’hui avoir un peu repris confiance, il va falloir attendre un peu plus longtemps pour constater si les banques se feront à nouveau confiance entre elles.

Peut-on continuer d’occulter la dette publique occidentale ?
N’oublions pas qu’aux pays des « monnaies fortes », la dette souveraine est reine, et malgré la capacité de résistance des banques européennes, le taux d’endettement des pays ne cesse de croître… Enfin plutôt de s’enfoncer. Dévaluation des monnaies, création monétaire à tout crin… depuis que les monnaies ne sont plus couvertes par l’or, quelles richesses réelles reste-t-il aux pays, à part l’or lui-même ? Depuis l’abandon de l’étalon-or en 1971, les BCE ne contrôlent hélas plus que 19%* du stock mondial d’or, contre 50% en 1966. Au niveau économique mondial, la production d’or est trop faible par rapport à la demande, mais au niveau individuel, il est encore tout à fait temps et possible, de placer une partie de ses économies personnelles dans l’or physique, pour ne pas se retrouver dépourvu, quand la bise sera venue.

* en 2008. Source « 2008 – 2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter », de Léonard Sartoni.

Seven European banks fail stress test

Lundi, juillet 26th, 2010

Original the regulators, the Committee of European Banking Supervisors (CEBS), were only to look at the biggest European banks but they expanded the list to include 91 after there were some worries over some medium sized banks. Collectively these 91 banks represent 65% of the European banking sector an the number and size of banks vary from country to country but be at least 50% of each countries banking sector. LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

Remontée de l’euro, emprunts grecs, faible dégradation de la note irlandaise : serait-ce la fin de la crise européenne ?

Vendredi, juillet 23rd, 2010

Récemment, la zone euro a connu des améliorations pour le moment minimes : la Grèce a lancé une série d’emprunts à court terme, l’euro remonte la pente et flirte avec le 1,30 dollar et l’Irlande a connu un faible abaissement de sa note par Moody’s. Cependant, les jeux ne sont pas encore faits : c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses ! Et même si ces mesures semblent redonner un souffle nouveau à la situation européenne, le vieux continent doit encore s’attendre à des zones de turbulences. Loretlargent.info fait le point !

De bonnes nouvelles qui cachent la partie immergée de l’iceberg…

Après le Portugal il y a peu, qui a vu sa note baisser de A1 à Aa2, Moody’s s’attaque cette semaine à l’Irlande, déjà dans le bas du tableau des pays européens. Cet abaissement, même s’il est minime et que la note de l’Irlande reste honorable, n’est pas sans conséquences. Il est synonyme de difficultés économiques qui trainent, et les raisons de cet abaissement sont d’ailleurs explicites : dégradation graduelle mais continue de la solidité financière du gouvernement, perspectives réduites de croissance et vulnérabilité du système bancaire irlandais. Cela fait déjà des mois que le pays courbe le dos sous le poids de sa dette publique ! Résultats ? Une hausse des taux d’intérêt des emprunts publics, qui vient une fois de plus appuyer la santé fragile de la zone euro.

D’autres confrères de l’Irlande ne sont pas au top de leur forme non plus : même si des pays comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal ont pu ces dernières semaines établir des émissions d’obligations, tous ont plus ou moins le couteau sous la gorge et doivent pratiquer des taux d’intérêts très élevés pour que les investisseurs se laissent séduire.

Quant à l’euro, il remonte certes, mais surtout parce que le dollar baisse, et que la situation aux États-Unis reste tourmentée, malgré une réforme de Wall Street qui ne fait que colmater les brèches d’une économie sur la pente raide.

La Hongrie qui dit non, le FMI qui s’inquiète

Le week-end dernier, les négociations entre la Hongrie, le FMI et l’UE ont abouti à un cuisant échec. La Hongrie refuse catégoriquement de procéder à des mesures d’austérité et n’aura dont pas accès pour le moment à la prochaine tranche de sa ligne de crédit de 20 milliards d’euros. Pour le moment, le pays n’a pas besoin de ces fonds et n’est pas dans une situation d’urgence alarmante. Mais la devise hongroise et les emprunts du pays sont sous pression des investisseurs inquiets, et cette situation a même des répercussions sur la zone euro. En effet, le coût d’assurance de la dette de l’Autriche se fait ressentir : les banques autrichiennes sont fortement exposées à l’Europe centrale et orientale.

Quant au FMI, il reste plutôt inquiet face à la situation du vieux continent. Les nombreux plans d’austérité pourraient entraîner un « gel » de l’activité car, selon les experts du FMI, « une moindre confiance et le poids des ajustements budgétaires ne seront compensés qu’en partie par la récente dépréciation de l’euro qui est désormais globalement conforme aux fondamentaux ». La reprise économique de la zone euro pourrait également être ralentie par l’offre restreinte de crédit bancaire.

Un continent en « stand by » et une monnaie « yoyo »

Bref, l’Europe semble trembler de plus en plus sous le poids de son endettement. Comme nous l’avions vu, les pays européens ont le couteau sous la gorge : force est de constater que le fond européen de stabilité financière va devoir sacrément porter ses fruits pour que les investisseurs et les marchés retrouvent leur confiance perdue en ce vieux continent qui croule sous ses dettes. L’Euro, contrairement à l’or qui tutoie les sommets, reste fragilisé et même si sa valeur tend à remonter un peu ces derniers jours, les investisseurs ne sont pas dupes, et attendent tous avec impatience le résultat des tests de résistance publiés ce vendredi 23 juillet après la fermeture des marchés financiers. Tests qui, sans nul doute, provoqueront quelques remous… A suivre !

L’or. Faut-il l’acheter ou le vendre ? Interview.

Mercredi, juillet 21st, 2010

 Interview de Jean-François FAURE le 20 juin 2010 par la rédaction de Sud Radio Matin.

 

 

 

 

 

Greeks queue to buy sovereigns

Mercredi, juillet 21st, 2010

During World War II the British sovereign was the only tangible and reliable currency in Greece and they were hoarded and hidden in every conceivable place. A girls dowry would often include a cache of sovereigns. They were parachuted in to fund the Greek resistance to the German occupation. War is a crisis but now the Greek population face the crisis of being unable to repay its debts and once again they turn to the sovereign as the currency of choice. LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

Réforme de Wall Street : la fin de l’étalon dollar ?

Mardi, juillet 20th, 2010

La réforme de Wall Street initiée par Barack Obama a définitivement été votée par le sénat américain le 15 juillet dernier. Cette loi est définie selon la presse américaine comme  « la plus vaste réforme du secteur financier américain jamais opérée depuis la Grande Dépression »… Pour mieux conjurer le spectre d’une 2e Great Wave ?

Ne plus réitérer les mêmes erreurs

Cette réforme vise notamment à ce qu’une crise telle que celle que le monde traverse actuellement ne se reproduise plus jamais. Cette réforme va-t-elle réellement éviter les dérives des marchés financiers ou ne servira-t-elle qu’à colmater les brèches laissées par la crise ? En 2007, la «  crise des subprimes » américaine a été le début de l’effondrement du château de cartes, affaiblissant au passage le dollar, la crédibilité des banques et le pouvoir de consommation. Cette nouvelle réforme vise ainsi à ne plus jamais engendrer le monstre créé par les banques centrales à la fin des années 90 : finis les prêts à taux longs impossibles à rembourser !

Les mesures de la réforme

Concrètement, en quoi consiste la réforme ? En bref :

- Un conseil de « régulateurs » sera chargé de surveiller les établissements importants qui, en cas de faillite, pourraient devenir une vraie menace pour l’économie (ex : les  banques comme Goldman Sachs, Morgan Stanley ou Citigrou).

- Les banques commerciales ne seront également plus autorisées à spéculer pour leur propre compte : en d’autres termes, elles ne pourront investir plus de 3% de leurs fonds propres dans des activités de marché à risque. De plus, les banques seront chargées de «  mettre de côté » davantage de fonds propres afin d’anticiper les éventuels risques.

- Côté consommateur, un organisme de défense, le  « Bureau of Consumer Financial Protection » (« bureau de protection financière du consommateur ») va être mis en place afin de protéger les consommateurs des pratiques excessives dans le secteur bancaire et financier, comme les ventes de produits immobiliers très périlleuses, les crédits à la consommation, etc. De leur côté, les banques devront s’assurer de la capacité de l’emprunteur à rembourser.

- Quant aux subprimes, la réforme prévoit dorénavant qu’ils devront « passer soit par une bourse, soit par une chambre de compensation ».

Une mise en œuvre longue à la détente

La réforme doit être mise en place par une dizaine d’agences fédérales qui seront en charge de la rédaction de plusieurs centaines de textes : selon la Chambre de Commerce Américaine, 533 nouvelles régulations, 60 enquêtes et 94 rapports sont attendus… La réforme est loin d’être immédiate (de trois à quatre ans) et le marché de Wall Street a encore le temps de connaître des soubresauts et des pertes de vitesse…

De la défaillance du système mondial

Cette réforme suffira-t-elle à redresser la situation économique des Etats-Unis, frappés de plein fouet par la marée (de l’or) noire que l’on surnomme déjà « le Tchernobyl américain » ? A en juger les symptômes qui gangrènent l’économie du pays (insolvabilité des banques, nivellement de la middle class par le bas, saisies immobilières, licenciements, échec des interventions en Irak et en Afghanistan…), on peut en douter. Cette réforme, bien que nécessaire, semble plutôt sonner le glas d’un système monétaire vacillant qui repose non plus sur une valeur réelle telle que l’or mais sur la méfiance des investisseurs.

Critiques de la réforme

Certains républicains ne sont pas vraiment en faveur de cette réforme. Les raisons ? Ils prétendent qu’on freinant l’industrie de Wall Street, elle risque également de faire baisser les crédits, donc la croissance et la création d’emplois.

Une autre critique vient entacher cette loi : cette réforme ne règle en rien le problème crucial de la crise de 2008, à savoir le marché du logement.

Longue mise en œuvre de la réforme

La réforme doit être mise en place par une dizaine d’agences fédérales qui seront en charge de la rédaction de plusieurs centaines de textes : selon la Chambre de Commerce Américaine, 533 nouvelles régulations, 60 enquêtes et 94 rapports sont attendus… La réforme est loin d’être immédiate (de trois à quatre ans) et le marché de Wall Street a encore le temps de connaître des soubresauts et des pertes de vitesse…

En attendant la réforme…on prend les devants !

En d’autres termes, les Etats-Unis sont encore loin de se remettre de la crise économique de 2008, et leur monnaie, le dollar, en prend un sacré coup derrière les oreilles. La méfiance envers les banques, malgré cette réforme, reste encore un fait et les américains ne sont pas prêts à se laisser «  berner » une seconde fois.

Dans un tel contexte, et malgré les promesses que la réforme annonce,  l’heure est encore une fois à la prudence. A l’heure où les bourses sont encore déstabilisées, le placement le plus sûr reste l’or et les métaux précieux. Valeur refuge depuis des siècles, l’or physique est un incontournable en matière de placement de confiance.

Inde, mousson et or : des liens étroits qui jouent sur le cours du métal jaune

Lundi, juillet 19th, 2010

En Inde, la mousson est une période que l’on attend avec impatience : en effet, ce phénomène climatique est primordial pour tous les agriculteurs du pays dont les récoltes dépendent de la pluie. Et l’année dernière, la saison fut catastrophique : le pays a connu sa mousson la plus sèche depuis près de 40 ans. Résultats ? Les récoltes ont été ruinées, ce qui a provoqué une inflation de 15% des denrées alimentaires et un véritable bouleversement dans les échanges mondiaux. Qu’en est-il cette année ?

2010 : une mousson en or !

A en croire la météo nationale, la tendance est beaucoup plus optimiste cette année. Dès la mi-mai, les pluies ont commencé à atteindre les côtes sud-est du pays. Un phénomène récent vient cependant interpeller les météorologues du pays : les pluies qui proviennent habituellement du Golfe du Bengale arrivent cette année de la mer d’Arabie à l’ouest du pays. Un phénomène qui pourrait être lié au réchauffement climatique…

Mais même si la mousson prend une trajectoire inhabituelle, les experts restent confiants : «  la mousson sera  au rendez-vous » (et qu’il l’est déjà au vu de l’actualité en Chine !). Ce qui signifie une belle année pour les agriculteurs locaux, une relance de l’économie du pays et de grandes chances que l’or augmente entre septembre et novembre.

Sources : Timesofindia

Quelques gouttes de pluie et le cours de l’or s’envole

Mais quel lien entre cours de l’or et mousson indienne ? Comme nous l’avions déjà expliqué sur aucoffre.com, le cours de l’or peut être influencé par des évènements saisonniers. Et dans le cas de l’Inde, l’équation est simple : une bonne mousson équivaut à des récoltes riches. Et dans ce pays 1er consommateur d’or au monde, lorsque les récoltes sont généreuses, les agriculteurs le sont tout autant avec leurs filles au moment de leur mariage, couramment célébrés en automne : ils les couvrent d’or pour cette cérémonie où les parents se doivent de montrer leur richesse aux yeux de tous ( lisez notre article à ce sujet).

Même si l’on ne peut pas catégoriquement affirmer que la pluie et le beau temps régissent le cours de l’or, le cas de la mousson en Inde reste un critère d’observation : cet automne, on peut d’ores et déjà se préparer à voir le cours du métal jaune grimper, d’où l’intérêt d’acheter maintenant.

Les pays de l’UE notés par les agences de notation

Vendredi, juillet 16th, 2010

Les agences de notation sont chargées d’attribuer des notes aux Etats et entreprises en se basant sur des critères financiers afin d’évaluer leur solvabilité. Dans certains cas, ces notes peuvent entraîner une véritable « lame de fond » économique dans le pays touché. Actuellement, quelles sont les notes attribuées à chaque pays ?

Grèce et Espagne : les mauvais élèves
Les différents Etats sont ainsi sous la coupe des agences de notation. La Grèce a notamment connu un déficit correspondant à 13% du PIB en 2009 et une dette publique s’élevant à 115% de sa production annuelle de richesse. Le pays par conséquent ne pourra pas s’acquitter de sa dette : aussi, les agences ont dégradé sa note, pour « avertir » de l’insolvabilité du pays.
Autre exemple : l’agence de notation Fitch a baissé la note de l’Espagne en mai dernier, qui est ainsi passée de AAA à AA+. En cause : la « mauvaise perspective de croissance provoquée par le lourd endettement privé du pays ». L’effet boule de neige est en marche.

Les notes attribuées aux principaux pays européens
Un article paru sur le site d’El Pais fait état des notes attribuées aux principaux pays européens.

On y retrouve dans le peloton de tête l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Suisse et le Royaume-Uni. Dernière de la top-list, l’Espagne est passée de AAA à AA+ en quelques mois. On retrouve  ensuite (avec des notes comprises entre AA+ et AA-) les fameux « PIGS » (Portugal, Italie, Grèce, Espagne, dans le désordre), suivie par l’Irlande et la Belgique.
Vu de loin, on peut aisément comprendre que le tableau de note des élèves européens n’inspire guère les maîtres investisseurs qui préfèrent peut-être s’en remettre en ce moment au dollars ou encore au nouveau géant économique chinois avec sa croissance à 2 chiffres… qui laisse rêveur !

Histoire de l’or : La contrebande libanaise dans les années 50 et 60.

Jeudi, juillet 15th, 2010

Dans le monde de l’or, dès qu’il est question de contrebande, il est une ville dont le nom vient immédiatement à la bouche des douaniers, négociants et fraudeurs, c’est celui de Beyrouth. Si l’on dit à un courtier de change de Hong-Kong qui est connu pour boursicoter sur l’or : « Supposez que je vienne vous trouver afin de vous faire part de mon désir d’acheter 200 kilos d’or et d’en prendre livraison au Japon, que feriez-vous en premier lieu?  » La réponse est simple :  » J’enverrais un câble ou une lettre par avion à une certaine boite postale à Beyrouth, disant que j’ai une affaire à discuter et demandant au destinataire de se mettre en rapport avec moi.  » En fouillant dans les archives de la police japonaise, vous découvrirez des rapports sur des Libanais, tellement enthousiasmés par le Japon qu’ils le visitent « en touristes » trente fois par an. Ces touristes, cependant, semblent avoir peu profité du pays, exception faite des aérodromes de Tokyo et d’Osaka et d’une chambre d’hôtel. Ils retournent ensuite à l’aéroport pour repartir vers Beyrouth, sans même s’arrêter pour folâtrer avec une geisha. Puis à Beyrouth, si vous parlez d’un nouvel hôtel confortable, quelqu’un dit : « Oui, bien sûr, son propriétaire dirigeait le syndicat de la bande de l’or. Il s’est retiré et a acheté un hôtel. » La ville de Beyrouth, et ce n’est un mystère pour personne, est le point de départ des fraudeurs qui se rendent aux quatre coins du monde, chargés chacun de quarante kilos d’or dissimulés dans les poches d’un gilet de toile porté sous la chemise. La ville est mal remise du spectacle qu’offrirent un jour seize contrebandiers marchant avec lenteur et peine sous le poids de l’or qu’ils dissimulaient, et s’engouffrant à bord d’un jet de la Pan American en direction de Hong-kong. Ces hommes portaient à eux tous une demi-tonne d’or valant 500 000 dollars. Il a été calculé que les contrebandiers achetaient au moins pour 300 000 dollars de billets d’avion à Beyrouth. Le bruit a même couru que les Compagnies aériennes entre Beyrouth et l’Extrême-Orient ont mené une lutte serrée pour attirer vers leurs avions les syndicats de contrebande en leur offrant des prix spéciaux. Personne ne fait montre du moindre complexe de culpabilité. « Le bénéfice sur l’or est insignifiant si vous le vendez légalement, explique un négociant, et la contrebande de l’or, contrairement à celle de la drogue, ne fait de mal à personne. Mieux encore, il est bon pour un gouvernement d’avoir de l’or dans le pays, même si cet or entre illégalement. » Ce à quoi le directeur d’une banque libanaise ajoute : « Peu m’importe à qui je vends mon or, pourvu que je récupère des dollars en échange. »

Depuis 1946, la situation de Beyrouth sur le marché de l’or s’est fermement établie, grâce au gouvernement libanais qui permet l’importation et l’exportation de l’or ainsi que le change libre de la monnaie. Comme la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Égypte ne permettent pas l’importation privée de l’or et sont livrés au contrôle des changes, Beyrouth voit son importance grandir. Dans les années qui suivirent la guerre, le marché de Beyrouth fut largement contrôlé par les négociants privés qui achetaient leur or en Suisse depuis la fermeture du marché de Londres. Ces négociants, nantis de ressources hasardeuses et délivrés de l’influence stabilisatrice de Londres sur les prix, firent des bénéfices énormes entre 1946 et 1954. « Sur chaque vente, vous pouviez faire un bénéfice de 3o pour cent « , se remémorait tristement un banquier,  » il y avait entre Koweït et ici juste une différence de 1 dollar par once. »

Une douzaine de négociants au moins étaient impliqués dans le marché et importaient ensemble 15 ou 20 tonnes d’or par mois. Une des firmes les plus solides du marché était la Bullion Exchange Trading Co, de Lausanne, qui ouvrit un bureau à Beyrouth en 1949, sous la direction d’un Français appelé Antoine Milhomme. Presque vingt ans plus tard, cette société contrôle environ un tiers du marché de Beyrouth. Depuis que le marché de Londres a établi un prix mondial plus ferme pour l’or et éliminé les marges bénéficiaires importantes, beaucoup de négociants se sont retirés des affaires de l’or vers le milieu des années I950. La Bullion Exchange Trading Co, la Banque de Crédit national S.A.L., et la Société bancaire du Liban S.A.L. ont repris ces affaires, mais ces banques en tirent peu de bénéfice. « Avec de la chance, nous faisons une livre libanaise (33 cents) par kilo (qui vaut 1129 dollars) », dit un banquier tristement, « et nous ne le faisons que pour nos habitués. Sans or, nous ne pourrions les avoir comme clients. Nous réalisons nos gains sur le change étranger et la gérance des portefeuilles. » Mais pour le négociant privé, une telle opération est impossible; aussi la plupart d’entre eux se sont-ils tournés vers des besognes plus lucratives d’import-export ou même l’exploitation de cargos. Non qu’ils se soient complètement écartés des affaires de l’or, mais il leur est nécessaire de diversifier leurs activités. En dépit de ce changement, Beyrouth importe toujours 85 tonnes d’or, valant presque 93 500 000 dollars; 6o tonnes supplémentaires passent par an en transit vers le golfe Persique. Le marché passe d’autres ordres à Londres, mais la livraison est dirigée vers la Belgique, la Hollande et d’autres villes européennes.

La plus grande partie de l’or de Beyrouth provient de Londres, et son envoi au Liban est assuré par la B.E.A. et la Middle East Airlines. Le prix de base du marché libanais est normalement de 12 cents plus élevé que celui de Londres – ceci à cause du coût du transport et de l’assurance entre les deux villes. Une participation importante au marché est assurée par la Société de Banque Suisse qui achète de l’or à Londres et le fait envoyer directement par air à Beyrouth. La Société de Banque Suisse et l’Union de Banque Suisse ont depuis de longues années, au Moyen-Orient, une situation forte. Un temps, l’Union de Banque Suisse détint la clé du marché, mais à la suite de luttes intestines, dans les années I96o, la Société de Banque Suisse reconquit la situation, et contrôle maintenant 3o pour cent des ventes du marché de Beyrouth et du commerce des contrebandiers de Dubai sur le golfe. Persique, car la Suisse a des stocks importants d’or qu’elle garde au Liban, en compte avec les banques locales. Cela permet de faire des soumissions plus avantageuses que les négociants, qui sont peu disposés à bloquer leurs capitaux dans des quantités importantes d’or à l’étranger.

Quatre-vingt-dix pour cent de l’or qui vient à Beyrouth arrive sous forme de lingots d’un kilo valant 1129 dollars chacun. Ils ressemblent à des tablettes de chocolat et se nichent dans les poches des gilets des contrebandiers. Ce sont les lingots anglais, et particulièrement ceux qui portent l’estampille de la raffinerie Johnson-Matthey, car ils font prime sur le marché. Les destinataires de l’or en contrebande, craignant qu’on essaie de leur passer un lingot avec un noyau de ciment (cela arriva une fois à Mexico), préfèrent s’en tenir aux lingots d’une raffinerie connue et qui a leur confiance. Deux raffineries françaises essayèrent de s’introduire dans le marché du Moyen-Orient et furent victimes de cette répugnance à accepter des lingots qui ne sont pas marqués du sceau de Johnson-Matthey. Finalement, la Compagnie des Métaux précieux s’imposa, mais au prix d’une longue lutte. Même les Russes, qui ouvrirent à Beyrouth une succursale de la banque Narodny de Moscou, dans l’intention de vendre leur or au Liban plutôt qu’à Londres, à Paris ou en Suisse, découvrirent que leur or était reçu avec méfiance et durent abandonner leurs projets sans avoir vendu un seul lingot.

C’est vers le milieu de 196o que l’une des spécialités du marché de Beyrouth, la fabrication des pièces d’or (ou imitation, comme les Libanais préfèrent l’appeler), atteignit son point culminant. A Beyrouth même, et à Alep, en Syrie, de petites raffineries fabriquent des souverains anglais, des Aigles doubles américains, des napoléons français, des pesos espagnols et des pièces turques. Seuls les experts peuvent différencier ces pièces des vraies. Les Syriens, qui sont spécialisés dans ce commerce, se vantent d’une fabrication plus soignée que celle des Italiens (grands fabricants de la monnaie des autres pays), et aussi bonne que celle de l’Hôtel de la Monnaie royale en Grande-Bretagne.
La demande des pièces d’or, spécialement des souverains, a toujours été forte au Moyen-Orient. Les cheiks arabes, soudain gorgés des royalties du pétrole, transformèrent leurs bénéfices en souverains d’or, jusqu’à ce que, devenant plus compliqués, ils apprennent à connaître les banques. Après tout, rien de fâcheux ne peut arriver à des trésors cachés sous un lit ou dans une cave, tandis que les billets sont rapidement détruits par la chaleur et l’humidité du golfe Persique. Les premiers versements effectués à l’Arabie Séoudite le furent en souverains d’or en provenance de Beyrouth. Quand le roi Séoud fut détrôné par son frère Fisal, en novembre 1964, il fut dit qu’il sauva deux millions de pièces d’or par le marché de Beyrouth.

Un commerce prospère est celui de la vente des pièces d’or aux pèlerins de La Mecque. La demande est si forte au moment du grand pèlerinage de printemps qu’une petite raffinerie s’est montée à Jeddah sur la mer Rouge; Beyrouth lui envoie jusqu’à 300 kilos d’or par semaine pour être transformés en souverains. Comme la plupart des pèlerins ne sont pas des numismates, ces souverains titrent souvent 21 carats d’or, alors que les pièces authentiques sont de 22 carats. Le marché des pièces au Moyen-Orient ne connaît pas de limites; en I967, la branche la plus active était celle des pesos d’or pour l’Amérique du Sud. Toutes ces pièces fabriquées se mélangent inextricablement avec les pièces de bon aloi. Seul un expert qui examine soigneusement toutes celles qui lui passent entre les mains peut les différencier. Celui qui aime seulement sentir quelques souverains ou dollars d’or sous son matelas ne saura jamais qu’il possède des pièces d’or fabriquées par la mauvaise forge. Cette fabrication n’entraîne pas les mêmes conséquences que la copie d’un vase grec ancien en or qui, une fois repéré, perd presque toute valeur. Une pièce d’or est une pièce d’or qui vaut uniquement le poids de l’or qu’elle contient.

La masse de ces pièces d’or passe probablement inaperçue, car quel est celui qui est disposé à admettre qu’il possède une pièce fausse. Seul un grand négociant international peut crier à la supercherie. Les négociants et les banques élèvent de temps en temps, officiellement, des protestations. La Banque de Grèce a intenté un procès au début de 1967 pour que le Liban arrête de déverser une avalanche de faux souverains sur la Grèce – un pays où l’on thésaurise des souverains -, mais il est difficile d’intenter une action efficace contre ce trafic lucratif de la fabrication des pièces autour de la Méditerranée; les bénéfices sont trop importants pour qu’on y renonce. Après tout, le fabricant achète l’or au prix normal du marché, le transforme en pièces – opération relativement bon marché quand la matrice est faite – et vend la pièce 20 pour cent plus chère que le prix de l’or qui entre dans sa fabrication. S’il se spécialise dans l’Aigle de la Liberté de 10 dollars, il fait un bénéfice de 5o pour cent.

La difficulté de déceler ces pièces fabriquées avec de l’or entré en fraude apparaît dans les statistiques libanaises. Officiellement, l’or importé à Beyrouth reste dans le pays. En fait, en I965, sur 28o millions de livres libanaises (93 millions de dollars) importés, il en reste une pincée représentant 2 500 000 livres libanaises (830 000 dollars). Beyrouth retient au plus 7 millions de dollars d’or par an, le reste se répandant le long des routes de la contrebande. Au début, Beyrouth approvisionnait l’Inde, cet éternel réceptacle de métal précieux, en envoyant du Liban au Koweït des lingots de 400 onces qui étaient transformés en petites barres de Io tolas pour satisfaire la demande indienne. Maintenant, la presque totalité de l’or va directement de Londres à Dubai dans les États de Trucial Oman, à l’extrémité sud du golfe Persique, en évitant Beyrouth. Plusieurs négociants et des banques de Beyrouth ont des participations dans les affaires d’or de Dubai. Également, une partie de l’or qui allait de Beyrouth vers l’Extrême-Orient est maintenant envoyé par air de Londres à Bangkok ou à Vientiane au Laos, où le gouvernement a adopté une politique libérale vis-à-vis de l’or. Sans doute pour raison de sécurité. Devenus méfiants, les agents des douanes ont tendance à examiner soigneusement les passagers qui descendent un peu trop lourdement l’escalier de l’avion en provenance de Beyrouth. Bien que l’or y soit devenu plus rare, tous les consortiums opérant à Beyrouth ne se sont pas retirés. Un vaste champ d’action leur reste ouvert avec le Japon, quoique ce pays, maintenant, ait une tendance à faire venir l’or de Bruxelles, Rome, Genève, ou Bangkok.

L’or qui passe actuellement par Beyrouth va essentiellement en Turquie, Syrie, Irak, Libye et Égypte, car tous ces pays interdisent l’importation libre de l’or. Mais leurs frontières sont longues, désertiques, difficiles à protéger, et ces pays ont besoin d’or, surtout pour la bijouterie. En Turquie, qui absorbe une tonne d’or par semaine, beaucoup de petits fermiers des zones rurales gardent leur avoir en or, comme cela s’est toujours pratiqué traditionnellement. La longue lutte entre les Égyptiens et les forces royalistes fournissent un autre débouché pour l’or libanais, car le papier-monnaie n’a guère de signification dans cette campagne menée en plein désert. Mais le plus grand stimulant pour les achats d’or au Moyen-Orient fut la guerre-éclair entre Israël et les Arabes en juin 1967. De riches Arabes et de riches Libanais commencèrent à acheter de l’or au cours des semaines qui précédèrent le conflit. Puis pendant les trois premiers jours de la guerre, ils se ruèrent sur l’or comme s’ils craignaient que la défaite n’amène la dévaluation de leur monnaie, assurant la primauté de l’or sur le papier-monnaie. Dans ce Moyen-Orient à la politique toujours bouillonnante, acheter de l’or devient une réaction aussi instinctive que de souscrire une police d’assurance en Angleterre ou aux États-Unis.

Le flot d’or qui déferle sur le Moyen-Orient varie de semaine en semaine, conditionné qu’il est par l’humeur des gouvernements locaux et des douanes. Si la Syrie raidit brusquement sa position et arrête quelques contrebandiers, les consortiums de l’or à Beyrouth tournent leur activité vers le Liban ou l’Égypte pendant quelques semaines, jusqu’à ce que la surveillance se relâche. Si les autorités frontalières de Turquie commencent à examiner de trop près les trains venant du Liban à travers la Syrie, des plans doivent être tirés pour envoyer l’or en Turquie par mer et vers les ports d’Iskenderun ou Mersin. L’instabilité du marché signifie que les négociants à Beyrouth doivent être en mesure d’approvisionner une demande d’or à toutes les heures du jour et de la nuit. On peut entendre dire qu’une route fermée pendant des mois est maintenant sûre, et que le train, ou l’avion, qui y mène part dans trois heures. Les négociants importants gardent au moins une demi-tonne d’or sous la main, plus deux gilets de contrebandiers fraîchement lavés dans l’armoire du bureau, pour équiper et envoyer un messager rapidement, dès qu’un ordre est passé. Il arrive fréquemment, quand une demande importante d’or est faite ou que les stocks de Beyrouth sont bas, que les négociants et les contrebandiers se donnent rendez-vous à l’aéroport. Aussitôt que le métal précieux est déchargé de l’avion de Londres et qu’il a passé la douane, les boîtes en fibre de bois sont ouvertes à l’arrière d’une voiture, à l’aéroport même, et les lingots d’or sont camouflés en vitesse dans les gilets; puis les contrebandiers prennent la route. Bien qu’aujourd’hui les gains de la contrebande paraissent minces comparés à ceux d’il y a dix ans, les habitudes sont difficiles à perdre, et les contrebandiers, à Beyrouth, continueront leur travail dans les années à venir. Un négociant avouait : « La contrebande, on a ça dans le sang. On ne peut dormir la nuit que si l’on a un porteur d’or qui se promène quelque part dans le monde. »

Extrait de « Le Monde de l’Or » par Tomithy GREEN – 1968

Les Etats Européens ont-ils le choix dans la dette ?

Mardi, juillet 13th, 2010

Pourquoi un fonds européen de stabilité financière
Dans les outils de lutte contre la crise financière, quasiment toute l’Europe a voté pour la mise en œuvre d’un fonds de quelque 440 milliards d’euros. Creusant la tombe de son endettement record, l’Europe n’est plus à un emprunt près pour sauver le soldat Euro !

Encore un signe d’instabilité monétaire qui sonne le glas d’une monnaie qui vacille sous les coups de boutoir de la crise, avec le spectre de l’inflation qui rôde en toile de fond. Sans aller jusqu’à sauver un pays en banqueroute comme par exemple la Grèce, le fonds européen de stabilité financière est surtout destiné à recapitaliser les banques en fonction des résultats obtenus aux tests de résistance (publiés le 23 juillet prochain). Ce fonds vise à se substituer aux emprunts dont les taux d’intérêt élevés ne feraient qu’aggraver la dette des pays en difficulté.

Fonctionnement du mécanisme
Les Etats devraient verser 440 milliards d’euros en prêts bilatéraux, ou investir cette somme pour constituer des garanties. Si le fonds n’est pas encore opérationnel, un état peut, en attendant, avoir recours à une facilité de prêt de 60 milliards d’euros (garantis pas les Etats membres de l’UE), autorisée par le Conseil Ecofin (Conseil pour les Affaires Économiques et Financières).
Les fonds ne seront versés que si un Etat le réclame, contrairement au plan d’aide à la Grèce qui avait nécessité l’approbation des états membres.

Le lot d’une monnaie qui ne repose pas sur l’or
La création d’un tel fonds suffira-t-elle à redonner confiance aux investisseurs et marchés financiers dans les Etats, principaux détenteurs de la dette ?

Seule la Slovaquie, dont le gouvernement vient de changer, bloque encore le processus en ayant refusé de signer l’accord de ce fonds. Sagesse et désolidarisation ? La Slovaquie ne prône visiblement pas une décision que l’on peut qualifier de « cache-misère ». C’est en effet le genre de mesure extrême que sont obligés de prendre les états quand leurs monnaies sont au plus bas. Car depuis la fin de l’étalon-or, les monnaies ne reposent plus que sur la confiance des états qui les éditent et ne font que s’ajuster entre elles.

Is the case for gold weakened?

Mardi, juillet 13th, 2010

There are two camps of how to return the UK economy to growth and reduces our heavy debt, spend and cut or simply cut. What ever your personal view the new coalition government has decided that we will swallow the austerity pill with drastic cuts. This has gone down well and the pound is at its strongest against the euro since November 2008 and the euro itself strengthened after the European central Bank has tightened monetary conditions.

We have seen a pull back in the gold price, but is this down to austerity which is the new buzz word in the UK and Europe. So as we start to live within our means does that mean that the need for gold as an insurance is weakened ? LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

Barème des agences de notation

Mardi, juillet 13th, 2010

Standard & Poors, Moodys et Fitch : les trois principales agences de notation financière, au service des institutions financières (notamment les banques) qui effectuent des prêts, sont chargées de « noter » tout acteur économique, qu’il soit une entreprise ou un Etat. Et ces notes sont principalement attribuées selon des critères financiers. Mais concrètement,  à quoi correspondent ces notes ?

Pour une entreprise, les critères des agences reposent sur la comptabilité, la gestion, l’analyse des risques, et sur les perspectives économiques de l’entreprise. Pour un état, les critères reposent plutôt sur sa situation économique et sa stabilité politique, monétaire et budgétaire.

Le barème des agences : de AAA à D

On partage ces notations en deux grandes familles :
Les notes comprises entre AAA et BBB font partie de la catégorie « Investissement » ou « High Grade »
Les notes inférieures, jusqu’à D, sont comprises dans la partie « spéculative ».

Distribution de « + » et de « – »

Les notes peuvent également être complétées par des « + » ou « - » ou des « 1″ ou « 2″. On peut ainsi croiser des notations telles que AA+, A-, Aa2 : cela permet simplement d’affiner la note des emprunteurs.

Dans une prochaine note sur le même thème, nous verrons qui sont les « bons » et les « mauvais » élèves de la zone Euro, sachant que les notes attribuées par les agences visent à déstabiliser la monnaie unique !

House of cards

Lundi, juillet 12th, 2010

In June our sister site (L’Or et l’Argent) has run a series of articles that follows the theme of a “house of cards” starting with Greece whose only resources, tourism and olive oil are not enough to lift them out of bankruptcy and a similar situation in Portugal. The next contagion is Spain, an economic giant in comparison, where unemployment is rife and debt would reach €225 billion in 2010. Although Spanish debt continues to grow, it remains lower than France which is the largest in the euro zone. Outside of the euro England is cited as a contender for a “house of cards” following austerity measures announced at the budget and the marginalisation of the GBP as we through national pride refused to join the Euro zone. LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "