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Archive for septembre, 2010

Qui veut la peau de l’or ?

Jeudi, septembre 30th, 2010
Vera Valor

En cette période de marché haussier de l’or, certains brandissent le spectre de la bulle spéculative, prête à exploser. Ce n’est pas la première fois que l’or a des adversaires et qu’ils s’y sont tous cassé les dents. Qui sont les détracteurs actuels du métal jaune et quels sont leurs intérêts ?

C’est la même chanson
C’est à chaque fois le même refrain : dès que l’or tend vers sa valeur record, il y a toujours des sceptiques teintés de pessimisme pour dire que cela ne va pas durer.
1/ Il est dans l’intérêt de ces faux sceptiques de le faire croire.
2/ L’histoire a prouvé qu’ils se trompaient.
Depuis que l’or est entré dans un marché haussier (cela fait quand même 10 ans…), le même phénomène se produit mois après mois, année après année : des détracteurs ne cessent d’annoncer la fin de la hausse du cours de l’or et ils sont à chaque fois contredits par les faits, comme ce fut le cas lors du rebond de l’or en 2000.

Une mauvaise foi qui cache un appétit pour l’or
On retrouve à chaque période haussière de l’or les mêmes profils, dont les intérêts divergent mais pour qui la hausse du cours de l’or représente une menace. Qui sont les nouveaux détracteurs ?
- Les banquiers qui défendent leurs très chères devises qui s’affaiblissent de jour en jour (en particulier le dollar).
- Les gripsous qui veulent garder leurs bons plans pour eux et acheter l’or au plus bas.
Prenons le cas du milliardaire et gourou de l’économie George Soros, l’illustration parfaite de « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». En janvier 2010 à Davos, celui-ci crie au loup : « Les taux d’intérêt bas créent un climat dans lequel des classes d’actifs peuvent se transformer en bulles (NDLR : ce en quoi il n’a pas tort mais c’est un autre sujet). (…) Prenez l’exemple de l’or, c’est la bulle ultime ». Or qu’a fait George Soros fin 2009 ? Il a simplement doublé la mise de son investissement dans le plus important fonds or de la planète. Sans parler de ses parts dans une mine d’or au Canada et de la dizaine de milliers d’options qui lui permettraient d’acquérir plus d’un million d’actions en plus en cas d’augmentation du prix de l’or. Son intérêt ? Faire baisser le prix de l’or en créant la psychose afin de l’acheter moins cher.
- Les banques fédérales qui veulent assurer leurs arrières : elles arrêtent de vendre leur or physique pour en acheter !
- Les « vendeurs de papiers » (émetteurs de monnaie, d’actions, ETF, certificats or…) car l’or physique, s’il augmente, échappe à leur contrôle, à leurs marges et donc aux bénéfices qu’ils peuvent en retirer.

Il est l’or d’acheter de l’or, Monseignor !
Vu que le cours de l’or va continuer de grimper, il serait déraisonnable d’écouter ces esprits chagrins, car il est encore l’or d’acheter de l’or, Monseignor !

Il n’existe pas de bulle de l’or

Mercredi, septembre 29th, 2010

Le président de Saxo Banque France voudrait nous faire croire que le cours de l’or va cesser de croître. Alors on range les cotillons, la fête est finie ? C’est ce que l’on aimerait nous faire croire mais c’est loin d’être le cas, preuves à l’appui.

Pourquoi l’or n’est pas une bulle sur le point d’éclater ?
Tout d’abord, il faut rappeler que le monde traverse actuellement une crise systémique globale profonde. Depuis que les devises ne sont plus couvertes par l’or et qu’elles s’équilibrent entre elles, il suffit qu’une monnaie forte comme le dollar soit affaibli (comme en ce moment) pour que tout le système soit mis en branle, créant une forte instabilité des marchés boursiers. Le billet vert ne traverse pas une simple mauvaise passe que son injection massive dans le marché va résoudre, au contraire ; sur le long terme, une émission massive de dollars ne va faire qu’aggraver le risque d’inflation et l’affaiblir encore plus.

La dévaluation des monnaies est certes un des facteurs qui incite les investisseurs à se tourner vers l’or (et donc à en augmenter le prix) mais celui-ci continue d’augmenter, quel que soit le cours du dollar ; il continue sa progression sans se soucier des mouvements de l’ex devise forte. Sa progression est relative à une crise systémique globale et n’est pas seulement du fait d’un facteur isolé. Passées les périodes de refinancement des pertes des banques et autres entreprises, nous rentrons dans la période où chaque pays va devoir faire ses comptes… et en rendre.

Autre signe la puissance du métal jaune, il inspire confiance. L’or physique est à présent perçu par les salles de marchés comme une assurance, une contrepartie fiable et tangible dans un contexte de retour des investisseurs sur le marché des actions. Les investisseurs goûtent de nouveau aux joies du trading… à condition d’être protégés par l’or.

La demande reste massive
La demande en or est contextuellement plus massive que d’ordinaire certes, mais pour l’Inde et la Chine par exemple, pays où l’or fait à la fois partie de la culture et de la religion, la demande a toujours été forte.  Les paysans indiens n’ont que faire du discours pessimiste du président de Saxo Banque ; ils continuent d’acheter massivement de l’or pour le mariage de leurs filles alors que sont prix a grimpé. Mais ils ne s’y trompent pas, ils savent bien que leurs filles n’ont jamais eu autant besoin de porter des bijoux en or pour se mettre à l’abri des erreurs de gestion des pays occidentaux.

L’or a encore du chemin à faire
L’or est encore loin d’avoir atteint son record maximal. D’ailleurs celui de 1300 USD n’en est pas un. Si l’on tient compte de l’inflation, on est encore loin du record établi par l’or en 1980 lorsqu’il était à 850$. Pour retrouver un tel niveau, il devrait flirter avec les 2500 $. Les détracteurs pourraient dire que le contexte n’est pas le même. Et c’est vrai ils ont raison car nous sommes dans une situation pire, jamais vue depuis les années 30. C’est une des caractéristiques majeures de « non bulle de l’or » : « Même si le prix de l’or a quadruplé ces dix dernières années, il est cependant toujours très en deçà de sa valeur réelle, ce qu’il fait qu’il manque un élément essentiel à la bulle », déclare James Turk, économiste et spécialiste de l’or.

Sur le terrain des monnaies, côté euro, compte tenu de l’antériorité de la monnaie unique, il n’existe pas de record de l’or dans cette devise. Mais les septiques peuvent tout à fait jouer le dollar à la hausse en achetant en euro dès à présent de l’or physique. Ceux qui avait agit de la sorte en mars se sont enrichis en mai avec une once d’or à plus de 1040 euros.

Le Franc Suisse lui, est moins influencé par la bataille sans merci que se livrent actuellement l’euro et le dollar. Même si son évolution y est plus sereine, là aussi l’or est clairement dans une phase ascendante mais le potentiel à court terme des 1400 CHF est toujours intact.

Certes, le prix de l’or observe une ascension relativement rapide qui s’inscrit sur le long terme et attire les spéculateurs. En cela on pourrait penser qu’une bulle est en train de se créer et qu’elle va tôt ou tard crever. Mais non, car son évolution n’est pas celui d’une vraie bulle spéculative (comme celle du net dans les années 2000 ou celle de l’immobilier aux Etats-Unis en 2007).

Son tracé n’est pas celui d’une bulle
Il faut voir les évolutions de l’or selon trois aspects :
Sur le court terme : le cours de l’or va continuer de se consolider en s’appuyant sur l’ancienne résistance des 1260 USD (atteints en juin 2010) et en faire un nouveau support.
A moyen terme : l’année 2011 sera certainement une année où les 1300 USD seront le support de référence et 1400 dollars la prochaine étape record de l’or.
A long terme : les 2500 USD sont la résistance ultime, le seuil maximum attendu par la majorité des acteurs du marché de l’or.

En franchissant un tel niveau, tout devient alors possible. Il faudra savoir détecter une éventuelle bulle à ce moment-là et avoir le courage de vendre son or au bon moment !

L’or croit en la croissance durable

Lundi, septembre 27th, 2010

Le modèle économique libéral dégringole, ça ne fait plus aucun doute : dépréciation des monnaies fortes, faiblesse des indices du CAC40, instabilité des marchés boursiers… Il est tout au moins fortement ébranlé. L’argent injecté dans les banques pour renflouer les déficits n’a eu qu’une efficacité relative et éphémère… Il est peut-être temps de passer à un autre système. Avec l’or en tête de proue ?

Vers quel modèle ?
En France, la « décroissance » est un nouveau concept à la mode qui prône une moindre consommation. Mais cela entrainerait chômage et récession. Pour éviter cet écueil, il faut dissocier, « découpler » le rendement économique du rythme de production matérielle. Il existe d’autres pistes possibles de modèle économique différent :

- les banques éthiques : elles investissent uniquement dans les produits et entreprises dont elles connaissent parfaitement le fonctionnement, ne sont pas cotées en bourses, ne fonctionnent qu’avec les dépôts de leurs clients et sont totalement transparentes.
- l’or vert dans nos poubelles ou comment transformer un coût en profit : recyclage, revente des déchets, valorisation… les déchets deviennent petit à petit une source d’énergie et de profit. En 2009 par exemple, la revente des DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) a rapporté 500 000 euros. La solution : payer des prestataires pour se débarrasser proprement du matériel électroménager et informatique vieux, cassé ou abimé.
- les carburants alternatifs : le remplacement du parc automobile et des équipements coûterait pour l’instant beaucoup trop cher à l’économie automobile et sa gestion est encore trop compliquée. Mais c’est une clé pour effacer l’inégalité des pays face à ceux qui détiennent le pétrole. A condition que les biocarburants ne soient pas un facteur de famine (comme ça a été le cas en 2008).
- Abandon de la course à la productivité en favorisant le service à la personne.

Voilà quelques pistes pour un nouveau modèle économique. Mais tout ça ne suffit pas. L’idée d’une croissance durable prônée par l’économiste Tim Jackson dans son livre* coïncide avec les valeurs que véhicule l’or : l’or n’est pas fait pour spéculer mais pour servir de garantie, de valeur refuge et d’échange. Pour lui, la croissance en constante évolution ne peut pas tenir dans un monde fini. En posant ce constat simple comme bonjour, on a les causes de la crise économique actuelle : « La seule solution est de reconnaître les limites physiques dans lesquelles nous nous trouvons, et donc de limiter la croissance ». Les solutions qu’il propose à cette « finitude » des biens et aux limites physiques du monde résident dans l’investissement dans l’emploi, la remise en cause du PIB et la réforme des marchés financiers.

Pourquoi l’or coïncide-t-il avec un nouveau modèle économique ?
Même si l‘or risquait d’être dévalué (comme il l’a été artificiellement durant le marché baissier des années 80), il vaudra toujours quelque chose, en vertu de sa rareté, de ses qualités exceptionnelles qui en font un métal précieux et de son caractère inaltérable : contrairement aux devises papiers, il ne brûle ni s’imprime, et on peut le refondre à volonté.

En outre, l’or a une fonction protectrice et régulatrice : il est le meilleur rempart contre l’inflation et la dette souveraine. Pour intégrer l’or dans une économie véritablement durable, il faut compter avec celui qui est déjà en circulation et non pas sur celui que l’on compte extraire ; car si l’or n’est pas une matière périssable, les sources commencent à tarir et l’extraction de l’or est extrêmement polluante.

Le retour de l’étalon-or est-il envisageable ?
Oui, mais dans un nouveau contexte économique et politique et à condition qu’il ne soit pas gouverné par les Etats et les banques centrales. Si c’était encore le cas, on retomberait sur les mêmes écueils que lorsque l’or était étalon : il ne serait qu’une monnaie potentiellement manipulée et les mêmes personnes tireraient les ficelles. Pour que le système fonctionne, l’or devrait constituer une monnaie privée dont seuls les utilisateurs seraient les garants ; un peu dans l’esprit du SEL (système ou service d’échange local), mais avec l’avantage d’un échange rapide, qui ne reposerait pas sur l’attente du service rendu par son voisin.
Enfin si toutes les monnaies étaient indexées sur l’or, nous arrêterions de dépenser l’argent que nous n’avons pas et cesserions de ruiner les générations à venir.

« Prospérité sans croissance : la transition vers une économie durable », de Tim Jackson, aux éditions de Boeck.

Manipulation du cours de l’or : à qui profite le crime ?

Mercredi, septembre 22nd, 2010

Partout on lit qu’un phénomène de bulle se créée autour de l’or, dont le prix gonfle inexorablement. Or comme nous l’avons vu récemment, il augmente pour de bonnes raisons et ce, malgré les tentatives de manipulation du Cartel de l’or révélées par le GATA !

- Faiblesse des monnaies fiduciaires
- indice VIX encore élevé
- baisse de la consommation mondiale
- inflation (faites tourner la planche à billet vert !)
- coûts d’extraction de l’or élevés
- forte demande des banques centrales comme des particuliers…
Autant de facteurs qui légitiment la hausse constante de l’or… indépendamment de toute tentative de maintien artificiel à la baisse.

Prudence sur les actifs aurifères !

Depuis que l’or est « démonétisé », il est sujet à fluctuation. Méfiez-vous en particulier des ETF (ou certificats or). Ils ne sont pas plus fiables qu’un autre actif actuellement et sont sujets à manipulation. Posséder des trackers or ne signifie pas posséder les avantages de l’or physique. En outre, les ETF sont censés reproduire fidèlement au cours de l’or alors qu’ils peuvent baisser là où le cours du métal jaune augmente. Un actif en or ne vaudra jamais un placement en or physique (surtout s’il s’agit de pièces en or).

L’or prouve sa suprématie sur le dollar

Le cartel de l’or (banques centrales et bullions banks) ont tout intérêt à maintenir le cours de l’or artificiellement bas (ils disposent des outils nécessaires pour cela) afin que celui-ci ne gêne pas l’équilibre du système monétaire actuel.

L’effet sur les monnaies fiduciaires serait désastreux si l’or venait à monter trop haut. Cela remettrait en question la valeur accordée aux devises fortes (dollar, euro, livre, yen…). Depuis qu’aucune monnaie ne repose sur l’or (en 1971), l’équilibre des jeunes monnaies (papiers ou électroniques) doit être maintenu au jour le jour… quitte à déprécier artificiellement le cours de l’or, comme ce fut le cas dans les années 80.

Depuis la fin de l’étalon or, les banques centrales ont en secret pris sur leurs réserves pour répondre à une demande plus importante que l’offre de la production des mines et vendre ainsi le métal jaune au rabais. Ces ventes ont bien entendu été dissimulées à coups de swaps, de leasings et autres contrats à terme. L’or déclaré des réserves des banques centrales est de 30 000 tonnes, alors qu’en réalité, elles n’en possèdent à peine que la moitié, selon 3 experts.

Sauf que du fait de l’amenuisement de leurs réserves en or, le banques ne peuvent plus maintenir l’or à la baisse. D’ailleurs, celui-ci n’arrête pas d’augmenter, mettant à mal la suprématie de l’étalon-dollar et prouvant par là-même la sienne.

Offre, demande : l’écart se creuse
A force de tirer sur la chaînette en or, les banques ont fini par ne  plus disposer d’assez d’or pour arroser le marché de l’or physique. Au cours de la dernière année, le prix de l’or a augmenté de 25%, renvoyant ainsi le cours du dollar dans ses cordes, ce qui conduit à l’effet inverse recherché par les banques.
Résultat, les banques centrales elles-mêmes cherchent à renflouer leurs coffres du précieux métal, creusant ainsi l’écart entre l’offre et la demande. Et au final, de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde.

Comment assurer votre or ?

Mardi, septembre 21st, 2010

3 kilos d’or ayant été dérobés ont été retrouvés chez un négociant sétois hier, lundi 20 septembre. Les objets de ces multiples larcins appartenaient à des particuliers. Comment se prémunir des vols, qui augmentent en même temps que le cours de l’or ?

C’est une véritable caverne d’Ali Baba qu’ont découvert des policiers dans le dépôt-vente d’un commerçant de Sète. Le butin* comprenait 600 bijoux dont des chaînes, des colliers, des gourmettes, des pendentifs…  des pièces, le tout en or ou en argent, ainsi que des montres de valeur (dont une Bretling numérotée de 3 500 €), dont l’origine est indéterminée. Il y en a pour plus de 3 kg d’or en tout, une bagatelle que le revendeur achetait 13 € le gramme.

Comme nous l’avions déjà expliqué, le braquage d’or est un corollaire de la hausse du cours du métal précieux. On n’est jamais trop prudent lorsqu’il s’agit de mettre ses biens à l’abri ! La question se pose notamment pour les biens en or, qui attirent la convoitise des cambrioleurs, particulièrement quand le cours de l’once monte comme en ce moment.

Garder de l’or chez soi c’est risqué !
Finie l’époque où papi cachait son trésor sous un matelas ! On peut désormais faire l’acquisition d’un coffre-fort personnel. Cette solution vous ôte des frais de garde bancaires, mais sachez que cela ne décourage pas les cambrioleurs pour autant. Si vous optez néanmoins pour cette solution, pensez à faire assurer vos biens.

Dans un coffre-fort bancaire
Pour mettre vos biens à l’abri, il est aussi possible de louer un coffre-fort dans une banque, mais les frais de conservation sont généralement plus élevés qu’en passant par un négociant en ligne. Il faut en outre généralement débourser un dépôt de garanti dont les sommes peuvent être assez élevées d’une banque à l’autre. En outre, la gestion de la clé vous octroie, et si jamais vous la perdez, c’est à vos frais.

Les systèmes de garde mutualisés

Enfin, concernant la garde de pièces en or, si vous les achetez via des marchands en ligne, certains proposent une solution facile, pratique et moins onéreuse qu’en passant par une banque. Vous pouvez mettre vos biens en dépôt chez eux – dans un coffre bancaire appartenant au vendeur – moyennant quelques euros de frais de garde par mois. Les pièces sont généralement conditionnées dans des pochettes sellées.

*Si vous avez été victime de cambriolages  commis avant le 26 mai dernier entre Sète/Frontignan et du Bassin, vous pouvez contacter le commissariat de Sète au 04 67 46 80 22.

L’or va-t-il sauver le monde de la crise systémique ?

Lundi, septembre 20th, 2010

A 1280 $ l’once, l’or a encore pulvérisé un nouveau record vendredi 17 septembre, profitant du spectre de la crise systémique globale qui plane sur le monde. Avec l’aggravation d’éléments délétères, aux Etats-Unis comme en Europe, on n’a pas fini de vous servir des articles sur de nouveaux records du cours de l’or…

Le CAC40 peine à atteindre les 4000 points…
En dix ans, l’indice phare de la Bourse de Paris a baissé de moitié, passant de 6944,77 points en séance le 4 septembre 2009 à environ 3700 points ces jours derniers. Pas de fausse nostalgie, le CAC40 à son plus haut niveau était artificiellement boosté par la bulle Internet.

Depuis que celle-ci a explosé, le CAC 40 traverse une crise, aggravée par la crise des subprimes, la faillite de Lehman Brothers et creusée par la dette souveraine des pays développés (dont on parle moins mais qui est toujours là).

Que dire des brèves hausses du marché des actions ?
La brève reprise des marchés vendredi dernier (17 septembre) n’est qu’illusoire. Malgré une hausse de 1,3%, le CAC 40 peine à atteindre les 4000 points depuis le début de la crise. Depuis un bref sursaut dynamique le 1er juin 2007 où il était à 6618 points, le CAC a perdu près de la moitié de sa valeur.

Les soubresauts haussiers des marchés boursiers comme ceux observés vendredi dernier sont éphémères. Les investisseurs profitent des moindres signes d’optimisme pour prendre des risques, mais des risques bien calculés. Le retour d’appétence pour le risque est illusoire, car les acteurs des marchés savent que si reprise il y a, celle-ci reste très fragile.

La colère gronde outre Atlantique
Sur le plan international ce n’est guère mieux. Le Global Europe Anticipation Bulletin ne prévoit guère d’amélioration chez nos cousins d’Amérique. Au contraire, il envisage même un printemps plus qu’austère en 2011.
Les plans de relance aux banques ont été engloutis sans effet durable. On n’ose même plus parler de relance ou faire croire à un semblant de reprise économique et de retour de l’emploi. Et ce ne sont pas les taux d’intérêt avoisinant zéro qui vont arranger les choses.

L’or bat le dollar quand il est encore faible
Une des crises les plus graves que le monde connaît aujourd’hui est celle des monnaies. Soutenues par du vent (en fait par la confiance qu’un état leur accorde), les devises s’envolent au vent.

En raison de la dette souveraine qui ébranle chaque pays de l’Union Européenne, la monnaie unique a bien du mal à asseoir sa position. Le dollar aussi – et surtout – est dans le collimateur. Malgré le maintien d’une politique de liquidités facile, de taux zéro et d’assouplissement monétaire, la FED n’arrive pas à rassurer et le spectre d’une déflation rôde depuis cet été.
Pourquoi la plupart des pays tentent peu à peu de se débarrasser des encombrantes devises américaines pour les remplacer par de l’or ? Parce que l’or est une valeur tangible !

Aux US, le chômage grimpe, l’immobilier recule
Autre pilier de l’économie outre Atlantique : l’immobilier, dont la chute des prix ne fait qu’aggraver la crise. Il existe une corrélation évidente entre la hausse du chômage aux Etats-Unis (le chiffre réel serait de 20% de chômeurs) et l’effondrement des prix de l’immobilier. Comment relancer la consommation, premier pilier de l’économie US (à 70%) lorsqu’un américain sur 5 n’a pas de travail et n’est pas solvable ?

L’or se dirige vers les 1300 dollars

Lundi, septembre 20th, 2010

A seulement 3 jours d’intervalle, l’once d’or signe un nouveau record à plus de 1281 $ vendredi 17 septembre. Alors que son cours atteignait à grand peine les 500 $ il y a à peine 10 ans, aujourd’hui, il n’a jamais été aussi haut.

Pourquoi une telle hausse ?
Comme l’indique la journaliste dans le reportage de France 3* consacré au métal jaune, celui-ci a augmenté de 500% en 10 ans. Depuis un an, cela représente une hausse de 25% et selon les spécialistes, il n’a pas fini de grimper. Actuellement, l’or profite de la faiblesse des devises fortes, en particulier de celle du billet vert qui fait grise mine.

Du coup, les banques centrales de Chine, Inde et du Bangladesh gonflent leurs réserves en or en revendant quelques dollars. Les investisseurs eux, continuent à parier sur l’or, plus que jamais valeur refuge.

Ne vendez pas encore vos bijoux !

Les particuliers en profitent pour revendre les biens en or, en particulier leurs bijoux. Un exemple, un bracelet vendu 100€ dans les années 2000 en vaut actuellement 300 : la plus-value réalisée est énorme.

A eux seuls, les bijoux constituent 50% des stocks d’or mondiaux, soit 80 000 tonnes.
Pour vous donner une idée (source Monargent.lecho.be) :
- une gourmette de 43,7 gr vaut environ 796,65 euros.
- une chevalière de 36,5 gr = 665,4 euros
- une montre de gousset de 33,9 gr = 618 euros
- une montre pour femme de 22,60 gr = 412 euros
- une alliance (ou 3 bagues) de 6,90 gr = 125,79 euros
- une couronne dentaire est estimée à 20,16 euros le gramme.

Comme l’or va continuer de grimper au cours des prochaines années, il est peut-être un peu prématuré de revendre ses bijoux en or maintenant. En outre, nous vous rappelons, si vous souhaitez en acheter, que les bijoux en or ne sont pas le meilleur placement et qu’il vaut mieux leur préférer les pièces en or en jouant sur l’effet de prime.

La hausse va se poursuivre

Coûts de production de plus en plus élevés (plus grande difficulté à extraire l’or des mines), raréfaction du minerai, peurs (justifiées) des investisseurs : de la perte de valeur des monnaies fiduciaires, du chômage, de la dette souveraine des pays développés, d’une récession économique mondiale… spéculation sur le métal jaune pour parer à la crise… Autant de moteurs à réaction qui justifient la hausse croissante de l’or. Et comme ces « mauvais moteurs » ne sont pas prêts de tomber en panne, la hausse de l’or n’est pas prête de s’arrêter…

Les spécialistes conseillent aux investisseurs de placer entre 4 et 5% de leur patrimoine dans l’or mais si tous en faisaient autant, tout l’or de la planète ne serait pas assez suffisant. Dans un monde en quête de valeurs et stabilité, l’or connaît certes un succès sans précédent. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde et les plus à l’abri seront les premiers servis !

*Source : Reportage France 3, édition du jeudi 16 septembre à 19’23″

Attention, marchands d’arnaques… en or sur le web

Mardi, septembre 14th, 2010

On ne vous mettra jamais assez en garde contre le genre de messages qui circulent dans certains forums concernant la vente d’or physique sous forme de paillettes ou de lingots. Investisseurs, prudence !

A quoi reconnaît-on une arnaque ?
Les vendeurs d’or provenant de mines fraîchement exploitées n’ont pas besoin de venir chercher leur clientèle sur des forums spécialisés, c’est généralement les clients qui accourent vers les producteurs. En outre et quand bien même, ce genre de proposition passe rarement par le web mais plus discrètement par des réseaux professionnels.
Enfin, les prix excessivement raisonnables doivent attirer la méfiance plus que la convoitise.

Par exemple…
« Groupement d’orpailleurs villageois burkinabais.
Nous somme a la recherche d’un client fidele et serieux pour vendre notre OR (Or a l’etat brut).
Voici les caracteristiques de notre produit:
Origine / Burkina/Ghana
Purete /96% 98%
quantite / 750kg
prix / 7500EUROS/ kg »
> Quand on sait que le prix du lingot de 1 kg oscille autour 31 200 €, une proposition si alléchante ne peut qu’éveiller les soupçons. En outre, aucun nom

« Notre site aurifere produit entre 30 a 50 kg d`or en poudre au natif brut du 22 carats et plus par mois avec une teneur de 9201/1000eme.
L’objectif de la cooperative est de promouvoir ses activites et d’ameliorer les conditions de vie des villageois et surtout d’etablir un partenariat permanent d’investissement pour la creation d’autres sites d’exploitation. Nous recherchons des acheteurs potentiels aussi des investisseurs pour le materiel d’extraction de l’or proposition d’offre de la cooperative. »
> Ce genre d’annonce en appelle à vos bons sentiments ; le but de la manipulation est de vous soutirer de l’argent et vos coordonnées personnelles, de l’argent pour de soi-disant frais de dossiers à votre charge et des commissions pour « lever l’affaire ».

Le meilleur investissement : les pièces en or !
Ne laissez jamais vos coordonnées, ne serait-ce que par curiosité, car vous mettriez le doigt dans un engrenage dans lequel vous finiriez harcelé par les voyous qui feront tout pour vous mettre en confiance.

Pour tout achat d’or physique, mieux vaut recourir à des professionnels compétents et honnêtes qui vous vendront de l’or au cours du moment. L’achat de pièces est toujours plus recommandé car elles sont généralement certifiées (si achetées auprès de professionnels), et il est beaucoup plus facile d’en détecter d’éventuelles contrefaçons. Elles sont en outre beaucoup plus faciles à revendre.

De l’or sur BFM TV aussi

Vendredi, septembre 10th, 2010

L’or bon élève des placements financiers, l’or valeur refuge… « Le cours de l’or devrait continuer à monter », titre ce matin la chaîne télévisée d’information en continu BFM.TV. Comme nous l’annoncions hier, l’or se rapproche de ses cours historiques de juin. A suivre !

Pour Michel Prieur, le numismate que nous avions déjà interviewé et cité à plusieurs reprises pour ses articles et ouvrages, « la hausse de l’or n’est pas terminée ». Donc pas de précipitation, ce n’est pas encore le bon moment pour réaliser des bénéfices substantiels dans l’immédiat, ni pour tirer profit au maximum de ses bijoux de famille, pièces de monnaie… et dents en or ! Par contre, c’est encore le bon moment pour acheter de l’or avant que son cours ne grimpe trop haut.

Le journaliste pour qui « tant que la crise ne sera pas terminée, l’or restera valeur refuge » confirme bien l’équation « instabilité des marchés financiers/consolidation de la hausse du cours de l’or » (à long et à moyen terme).

La seule demande indienne pousse également le cours de l’or vers le haut à l’automne, saison des festivités pendant lesquelles la demande en or du pays (déjà forte) est à son maximum. Après la mousson et en fonction de l’impact qu’elle aura sur les récoltes, les paysans achètent traditionnellement de l’or.
Nous avions déjà consacré un dossier à ce sujet en avril 2009 et un autre le 4 août dernier, sur la faim d’or du marché asiatique.

Car en effet, les deux plus grands consommateurs d’or du monde sont l’Inde mais aussi la Chine qui entretient une relation culturelle séculaire avec le métal précieux.

Enfin, la recommandation de BFM à la fin du reportage est tout à fait justifiée ; concernant notamment les bijoux, leur prix au rachat est souvent fortement dévalué, d’où la nécessité de se renseigner régulièrement sur le cours de l’or. Les pièces elles, sont cotées, il est donc plus difficile de les revendre ou de les racheter à des prix fantaisistes.

Voir la vidéo du reportage BFM TV

Les pièces d’or de collection ? Un bon placement aussi !

Vendredi, septembre 10th, 2010

Chez l’Or et l’Argent, on ne jure pas que par les pièces d’or étalon telles que les Napoléons 20F, Krugerrands, Souverains, autres Vrenelis…  Certaines pièces de collection aussi constituent un excellent placement, pas de ceux qui rapportent forcément le plus à long terme, mais qui sécurisent votre épargne en cas d’effondrement des marchés et qui ne sont pas dénuées d’intérêt historique et culturel !

En outre, ces pièces constituent une excellente monnaie d’échange en temps de crise ; leur valeur est universelle… et intemporelle.

La différence entre un placement « or physique » et « or papier » ? Si une société d’actions or fait faillite, vous perdez votre investissement de départ. Mais cela n’arrivera jamais si vous placez une partie de votre patrimoine dans de l’or physique, surtout dans des pièces d’or. Sur l’Or et l’Argent, nous avons déjà expliqué pourquoi nous émettions tant de réserves  sur les lingots (fiscalité complexe, côté insécable contrairement aux pièces dont on peut revendre une partie, risque qu’ils soient coupés au tungstène…).

Une des vertus de l’or physique est qu’il protège. Si l’on peut tirer profit de l’achat et de la revente des pièces d’or grâce aux primes, la vertu première des pièces de collection est de protéger votre épargne : ce que vous achetez ne sera jamais perdu ! Une pièce d’or rare le sera toujours et aura toujours de la valeur. Et même si sa cote était dévaluée, son prix équivaudrait au minimum  à son poids en or (sa valeur spot). Dans le cas des véritables pièces de collections qui sont rares, leur rareté ne pourra qu’aller croissante et leur prime suivra à la hausse cette rareté.

Les pièces d’or de collection possèdent l’intérêt d’amortir les évolutions brusques du cours de l’or (car leur rareté n’est pas cotée sur les marchés de l’or londonien et new-yorkais). Ainsi vous avez une meilleure visibilité sur la valeur de votre patrimoine.

Attention aux « pièces de collection » qui n’en sont pas !
On ne vous parlera pas ici des « éditions spéciales », séries limitées et autres pièces de 100, 200 et 500 euros en or qui coûtent d’entrée bien plus cher que leur valeur spot et risquent d’être très vite dévaluées (et qui plus est faciles à copier). Non, nous vous parlons des pièces en or de collection qui offrent une alternative aux incontournables pièces d’investissement (dite « de bourse »). Les 40, 50 et 100 Francs Napoléon par exemple bénéficient d’une prime certes élevée (20 à 30% de leur valeur or) mais pas aussi élevée que certaines pièces très rares (comme la 100 Francs Bazor dont le cour ne bouge pas puisque sa prime est déjà de plus de 700%) ou très anciennes. Vous pourrez aussi trouver votre bonheur pour des prix encore attractifs dans les toute petites pièces comme les 5 Francs et les 10 Francs.

D’autres pièces autrefois courantes sont devenues rares après avoir été fondues en masse ; leur prix est donc encore abordable malgré leur rareté : mais leur prime peut grimper en flèche au cours des mois prochains ! Pensez à diversifier votre portefeuille de pièces d’or en y ajoutant un petit pourcentage de pièces de collection.

Outre sa valeur pécuniaire, la pièce de collection vous ouvre les portes vers un peu de culture, d’histoire et de géographie : un terrain qu’adorent explorer les numismates en herbe mais qui ne leur est pas non plus réservé !

Vous lirez avec intérêt l’excellent ouvrage Le Franc VIII : les monnaies qui vous dresse un tableau exhaustif des pièces d’or courantes et celles qui sont de véritables raretés.

L’or en fusion

Jeudi, septembre 9th, 2010

Les vacances sont finies pour le cours de l’or qui tend à renouer avec les records atteints en juin dernier. Une hausse qui comme nous l’avions récemment annoncé n’a pas fini de se consolider dans un contexte toujours aussi instable.

Retour d’activités, festivités créant le boom du marché asiatique, lente convalescence économique de certains pays, instabilité des devises… Autant de facteurs qui poussent le cours de l’or inexorablement vers le haut.

Les marchés boursiers aussi instables que du TNT

Depuis un an, aucune société n’est entrée ou sortie du sacro-saint cercle du CAC40. Or début septembre, deux mouvements majeurs ont eu lieu : l’entrée et la sortie simultanées de 4 acteurs du CAC 40, que l’institut financier Natixis (filiale du groupe BPCE) et le géant de la communication Publicis, (un ancien du CAC 40 entre 2004 et 2006) ont rejoint. Les raisons évoquées pour les sorties respectives de Dexia et Lagardère : pas assez de mouvements sur le marché, faible poids relatif du capital flottant et de la liquidité des titres.
En fait de tels mouvements n’avaient pas été observés depuis 2007. Ces mesures de prévention pourraient rassurer l’investisseur moyen… comme lui envoyer un message fort de méfiance… Le phénomène n’a d’ailleurs pas échappé aux marché qui, depuis la baisse de 1% du CAC40 mardi 7 septembre, doutent à nouveau de la solvabilité des banques européennes.

Si l’on regarde l’ensemble du marché sans regarder par la lorgnette du CAC 40, on constate que la place boursière a bien du mal à se relever depuis la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers. Depuis 2007 en effet, le marché est mouvant et peu « prédictible ».

« Le battement de cil d’un trader cocaïnomane à Wall Street provoque une tornade boursière aux quatre coins du globe ». L’extrait de cet excellent article de MoneyWeek illustre bien l’instabilité des marchés.

En outre, la masse monétaire américaine qui n’arrête pas d’augmenter va tôt ou tard conduire à une inflation majeure et à la dévaluation du billet vert.

Et si l’euro continue de baisser…

L’once d’or ne devrait pas non plus tarder à atteindre son plus haut niveau en euro si celui-ci accentue sa baisse (de 1,288 à 1,277 mardi 7). Et il y a de forts risques pour que cela se produise. L’ancien gérant de hedge fund Andy Kessler pense que des pays au bord de la faillite comme l’Espagne, la Grèce, ou l’Irlande n’arriveront pas à se relever ; pire, il prévoit même une « explosion de l’Europe » (ce qui permettrait paradoxalement un retour au beau fixe des marchés boursiers).

A trois doigts de son dernier record…

Plus exactement à 3 dollars… Le cours de l’or se situe en ce moment à 3 dollars de son record absolu (soit 1 261 $ le 28 juin dernier). L’once cotait 1258 $ au cours du premier fixing du marché londonien ce mardi 8 septembre et 991,723 euros, ce qui représente des gains de 52 $ et de 83,86 € en un mois. Les investisseurs peuvent continuer de se frotter les mains puisque la plupart des prévisions tablent sur une once à 2000€ d’ici 2011. L’équation est simple : plus les marchés boursiers sont instables, plus l’or apparaît comme la seule valeur inébranlable, le « Terminat-Or » du placement !
Le cours de l’or va donc continuer de bénéficier du marché haussier pendant quelques années encore…

L’or fait sa rentrée : pénurie des napoléons possible!

Lundi, septembre 6th, 2010

Pendant que vous vous doriez la pilule sur la plage, le cours de l’or s’est consolidé en juillet et va connaître un vrai rebond en septembre. Fin août déjà, l’or a fait une brève poussée à 1244,30 dollars l’once, atteignant son plus haut niveau depuis juin dernier…Comme nous vous l’avions déjà annoncé sur L’or et L’argent ! L’or n’a pas fini de grimper, alors pour tous ceux qui n’ont pas suivi nos conseils et qui n’ont pas fait leurs emplettes pendant l’été, il est encore temps de se rattraper !

L’or rebondit après les vacances

Mais à quoi est du ce rebond de l’or ? A plusieurs choses à vrai dire : tout d’abord, les professionnels de l’or physique ou papier rachètent à présent de l’or à leur retour de congés après avoir soldé leur position avant leur départ en vacances.

Concernant la santé économique des Etats-Unis, elle va mal, bien mal ! En effet, de nouveaux indicateurs encore bien au-delà des espérances des investisseurs ont fini par les faire se tourner vers l’or en masse. Pourquoi ? Ils apprécient sa valeur refuge, tout simplement. Au passage, l’euro reprend des couleurs, alors que certains l’avaient déjà condamné, mettant en péril la solidité du billet vert.

Inde et Chine : de bons indicateurs de la santé de l’or !

La bonne santé du cours de l’or est également liée à l’approche de la période des festivités en Inde, qui suscite tous les ans une véritable recrudescence de la demande en or. Selon le World Gold Council, la demande en or cette année en Inde devrait même dépasser celle de 2009, malgré la hausse du cours de l’or : depuis le début de l’année, le pays a importé plus de 500 tonnes du métal précieux ! De plus, toujours selon le World Gold Council, l’investissement en or de l’Inde tend à se diversifier : même si l’achat de bijoux reste important, les acheteurs se rendent compte de plus en plus que les autres formes d’investissement dans l’or (pièces et lingots) sont plus avantageuses.  Du côté de la Chine également, la demande ne cesse de croître, notamment dans le domaine de la bijouterie et joaillerie. De plus, le récent assouplissement du marché de l’or chinois devrait avoir de vrais effets positifs à long terme.

Prendre part à l’engouement général pour l’or !

Parlons chiffres : au deuxième trimestre 2010 déjà, la demande totale d’or a augmenté de 36% en un an. Les investisseurs se sont rués sur le métal précieux et l’achètent non plus comme simple matière première mais comme un placement à long terme. Les raisons de cet engouement ? Vous les connaissez : inquiétude sur les dettes publiques, perte de confiance dans les marchés financiers, les banques, crise européenne qui s’enlise…Tout ceci semble facilement expliquer le bond de 155% de la demande d’or en Europe !

Alors, comment faire le meilleur des investissements ? Chez l’Or et l’Argent, on reste persuadé que les pièces d’or restent un bon moyen pour se préserver des orages financiers qui éclatent un peu partout dans le monde. On vous conseille cependant de vous y intéresser de plus près rapidement : par exemple, la prime du Napoléon cet été est restée forte (entre 5 et 8%). Les marchands de la rue Vivienne sont eux-aussi revenus de leur congés et vont reconstituer leur stock : mais y’aura-t-il des Napoléons pour tout le monde ?!

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "