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Archive for février, 2011

Et si la Libye redéfinissait l’ordre mondial ?…

Vendredi, février 25th, 2011
Vera Valor

Les récents soulèvements dans plusieurs pays du monde arabe prédisaient déjà l’amorce d’une nouvelle crise mondiale. Aujourd’hui, la Libye s’embrase, et cette situation géopolitique plus que tendue a un effet majeur sur un produit dont le cours est scruté quotidiennement : le pétrole. La Libye, producteur de 1,6 million de barils par jour, reste un des principaux pourvoyeurs en or noir dans le monde. Et si la révolte libyenne pouvait totalement changer le paysage des marchés économiques ? LORetLARGENT.info vous éclaire.

Le peuple libyen se révolte, les marchés s’affolent

Chaque jour, les marchés craignent de plus en plus une réduction de leur stock de pétrole. Lundi 21 février, les cours ont enregistré des mouvements haussiers importants : à New York, le baril est passé de 86,08 dollars vendredi à 89,53 dollars. Chez nos compatriotes britanniques, le baril de Brent de la mer du Nord est monté jusqu’à 105,08 dollars en séance. Les grands groupes pétroliers quittent le navire : Wintershall, filiale de l’Allemand BASF, a stoppé sa production, le norvégien Statoil ASA a fermé ses portes et congédié ses salariés, le français Total et l’espagnol Repsol ont rapatrié leurs équipes, l’italien Eni rentre au pays…

En bref, les marchés appréhendent le fait que les soulèvements que connaît actuellement la Libye aient une véritable incidence sans précédent sur l’approvisionnement en pétrole. La Libye en chiffres ? Quatrième producteur de pétrole en Afrique, le pays possède des réserves estimées à 42 milliards de barils. Le pétrole libyen représente plus de 20 % des importations de pétrole de l’Irlande, de l’Italie, de l’Autriche et des parts non négligeables de la Suisse, de la Grèce et de l’Espagne (Sources : Agence internationale de l’énergie).

L’inquiétude guette : que va-t-il se passer dans les jours qui viennent ?

Tunisie, Egypte, Libye : les pays d’Afrique du Nord se soulèvent. Ce que craignent les marchés internationaux ? Que cette ampleur et cette ferveur atteignent les pays du Moyen-Orient. Syrie, Jordanie, Bahreïn, les investisseurs s’attendent plus ou moins au pire, et cette situation latente d’expectative ne présage rien de bon : ne pas prévoir, et ne pas avoir anticipé ces soulèvements provoque un sentiment de malaise, voire de peur pour les jours à venir, et nous ne sommes pas les seuls à partager cette avis ! Victor Shum, analyste chez Purvin and Gertz à Singapour, déclare que « l’inquiétude va au-delà de la Libye, qui est un producteur relativement modeste, et concerne les plus gros producteurs qui pourraient aussi être affectés par le risque de contagion des révoltes », tandis que Vladimir Poutine évoque une « menace grave » pour l’économie mondiale.

Le début du krach de 2008 a débuté par une hausse des matières premières : 2011 serait-elle une nouvelle année de crise ? Quand l’inquiétude guette, généralement, on cherche à se rassurer vers des valeurs qui nous protègent. Et si l’or noir est actuellement en mauvaise posture, l’or, lui, garde le cap et reste un actif de sécurité.

Publication des résultats des banques françaises

Jeudi, février 24th, 2011

Les chiffres affichés sont forcément bons. Mais, il ne faut pas s’y fier car ils sont trafiqués. Les banques ont besoin d’augmenter leur capital, il faut donc que les cours montent avant.

Elles feront tout pour que les cours soient bons. Elles vont :

- procéder à des reprises de provisions mais pas forcément là où sont les risques.

- lancer des émissions obligataires sous forme de covered bonds. Un bon moyen de se financer sans faire peur aux actionnaires (plus d’info sur cette pratique http://www.agefi.fr/articles/Les-covered-bonds-secours-banques-1039391.html).

Aujourd’hui, notamment sur le marché US, les banques se rachètent ou s’auto-achètent des maisons saisies dans le seul but de maintenir des prix artificiels.

Le processus est le même pour les obligations.

Tout est fait pour que le système se maintienne.

Où acheter vos pièces d’or : ventes entre particuliers et aux enchères

Mercredi, février 23rd, 2011

Les salles de vente

Les ventes aux enchères en salle de vente sont ouvertes à tout le monde : seule condition, être majeur, responsable et solvable.
Tout acheteur doit au préalable prendre connaissance des conditions de vente qui sont toujours affichées sur le lieu des ventes, et qui renseignent sur le déroulement des ventes.

Comment enchérir ? Les clients peuvent enchérir directement en salle des ventes et être physiquement présents au moment de la vente. Un signe de la main précise au commissaire-priseur que la personne souhaite enchérir : il monte l’enchère selon son appréciation. L’enchérisseur peut aussi préciser à haute voix le montant de l’enchère. Les enchères peuvent également se faire par téléphone, ou encore en laissant u ordre d’achat au commissaire-priseur en fixant une enchère maximum. Le dernier enchérisseur remporte l’objet adjugé.

Si vous souhaitez opter pour cette solution pour acheter vos pièces, il faudra au préalable vous assurer de la qualité des pièces proposées et du montant des frais supplémentaires (généralement entre 17 et 20% du montant de l’enchère).

Ebay et leboncoin : prudence prudence !

Ebay est une version « virtuelle » des ventes aux enchères : ce site permet en effet à ses utilisateurs de vendre et d’acheter en ligne tous les produits possibles et inimaginables. Le vendeur paye une commission sur le produit vendu. Il existe pour Ebay France 4 moyens de paiement en ligne : chèque, carte de crédit à paiement unique, prélèvement automatique et PayPal.

Plusieurs anecdotes et témoignages viennent cependant entacher la réputation du site Ebay : en effet, de nombreux vendeurs n’hésitent pas à préciser la mention « monnaie or » et non « plaqué or » dans la description de leurs pièces en or. Certains vont même plus loin puisque qu’ils retravaillent leurs photos en les jaunissant légèrement pour leur donner un aspect doré non naturel.

Sans faire de généralité, il est rare de retrouver sur Ebay des pièces vendues à leur valeur réelle. Elles sont la plupart du temps non vérifiées par un expert qui analysera leur poids, leur état… et vous ne pourrez juger l’achat que sur de simples photos qui ont une fâcheuse tendance à masquer les défauts.

La qualité d’une pièce est toujours donnée par la face la plus abimée (un avers SPL et un revers TTB fera que la pièce sera TTB) raison pour laquelle vous n’avez fréquemment la photo que d’une seule face. Sans parler des fois où la photo et légèrement floue, ou bien prise de loin. Difficile alors de voir les défauts.

Les conseils à suivre pour acheter sur Ebay en toute sécurité :
- Privilégiez les vendeurs bien notés, qui ont déjà vendu des monnaies et qui possèdent un historique de transactions important.
- Demandez une précision quant à la photo proposée : correspond-elle à la pièce vendue ?
- Ne misez pas sur les grosses enchères, ou demandez au vendeur de le rencontrer de visu.

Leboncoin.fr est un site de petites annonces gratuites d’occasion. L’internaute peut chercher l’objet de son choix par catégorie, région, prix, etc.

Tout comme pour Ebay, ces plateformes de ventes et d’achat ne sont pas forcément le meilleur endroit pour vendre ou acheter de pièces d’or : comment s’assurer de la qualité d’une pièce sur photo ? De son aspect, sa taille, son poids ?

En 2010, une affaire a défrayé la chronique : des plaintes de particuliers souhaitant vendre leurs pièces d’or pour arrondir leur fin de mois ont été constatées : ces plaintes émanaient d’échanges via le site « Le Bon Coin ». Les transactions se faisaient entre acquéreurs et vendeurs via l’envoi d’un chèque, mais les particuliers vendeurs ont vite découvert l’escroquerie : le chèque reçu en paiement a été refusé par leur banque…L’auteur de la supercherie, un numismate isérois, a alors affirmé alors aux autorités compétentes avoir trouvé un chéquier dans une poubelle…Bref, un bel exemple à ne pas retenir.

Les conseils de LORetLARGENT.info

Si nous devions vous donner quelques conseils, gardez à l’esprit que pour acheter des pièces d’or, il convient avant tout de passer par le marché professionnel pour bénéficier d’une qualité optimale et d’une éventuelle prime. Pensez aussi à garder vos pièces stockées dans des coffres bancaires en France ou bien hors CE (exemple: Suisse). Pourquoi ? C’est simplement la garantie de la sécurité contre le vol et les risques liés aux crises. Et pour ne pas avoir de taxe lors de la revente, les coffres hors CE sont une vraie solution.

Les Etats : La faillite inéluctable ?

Mardi, février 22nd, 2011

Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer a dit un jour que «toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence ».

Souvenez-vous, nous sommes en janvier 2007. Tous les éléments de la crise à venir sont déjà là, mais les cassandres sont rapidement taxés de « déclinologues », de pessimistes stupides, incapables d’imaginer la puissance des interventions des autorités monétaires et des banques centrales. Les Etats sont relativement peu endettés. Les dettes souveraines sont donc bien sûr l’actif à détenir en priorité.
Certitude illustrée par l’expression du « Fly to quality » c’est-à-dire la fuite vers la « qualité ». Chaque secousse boursière entraîne des arbitrages massifs des marchés actions vers les obligations d’Etat réputés « invulnérables ».
Nous étions dans la première étape décrite par Schopenhauer. Celle où l’on ridiculise ceux émettant des doutes sur la solidité et la pérennité financière des grands Etats.

Puis est venue la grande crise de 2008. Celle qui nécessita des milliards d’euros et de dollars de plans de relance, de création monétaire, de dépenses sociales.
Les déficits se creusèrent rapidement d’une façon jamais imaginée par l’ensemble des observateurs économiques. Pris sous le double feu de rentrées fiscales en bernes et de dépenses de soutien massives, le trou ne pouvait être qu’abyssal. Fin 2010, l’idée d’une faillite généralisée des Etats occidentaux ne subit plus qu’une opposition molle. « Non, non, quand même, un Etat ne fait jamais vraiment faillite, quand même, d’ailleurs la croissance repart aux Etats-Unis, c’est tout de même la première économie mondiale ».
Exact. Retenez ce chiffre 2.9% c’est le taux de croissance de l’économie américaine en 2010. Retenez-le bien, nous y reviendrons.

La croissance ne soigne pas la crise

Malgré ces 2.9% (qu’il faut bien retenir!) le chômage ne baisse pas, mais alors pas du tout. Certains esprits chagrins, qui regardent le véritable chiffre du chômage aux USA (celui publié par la FED et qui comptabilise aussi les personnes véritablement en recherche d’emploi mais ne recevant plus d’indemnisation) osent même affirmer que ce taux atteint le record de plus de 17.4% !! Tout de même.
Malgré ces 2.9% (de croissance), environ 43 millions d’américains ne mangent chaque jour que grâce aux « Food Stamps » qui sont des « timbres de nourriture » donnés aux plus pauvres et permettant d’acheter dans des magasins l’alimentation nécessaire. C’est une version moderne des soupes populaires qui évite les images choc de files d’attente interminables de tous ces chômeurs miséreux et affamés. Bref les « food stamps » c’est un croisement entre les tickets de rationnement et les tickets restaurants.

Partons maintenant au royaume de la perfide albion. Nos amis anglais ont eu la brillante idée d’élire un nouveau Premier Ministre « conservateur » Monsieur Cameron. Ce dernier affirme que « Si vous ne traitez pas la dette, vous n’aurez jamais de croissance. » Son principal opposant le « travailliste » Ed Miliband répond : « si vous n’avez pas de croissance, vous ne viendrez pas à bout de la dette ».

Voilà un beau débat. Comment sortir de cette crise ? Peut-on retrouver de la croissance ? En dépensant plus dans des plans de relance pour stimuler l’économie comme le préconise l’ami travailliste ? Pourquoi pas… mais avec 11% de déficit difficile de dépenser plus sans faire immédiatement faillite.
Alors le Premier Ministre conservateur explore la seule piste laissant théoriquement encore un peu d’espoir… celle de la rigueur. On coupe toutes les dépenses. Pas un peu. Vraiment beaucoup. Les fonctionnaires on dégraisse (490000 en moins tout de même jusqu’en 2015). Les frais de scolarité ? On triple, quadruple ou quintuple. Les enseignants ? On supprime. Les parents n’auront qu’à s’organiser pour faire classe à leurs enfants. Remarquez au train où vont les choses là bas, des parents disponibles ce n’est pas ce qui va manquer dans les prochains mois.

Fortes dettes + récession = insolvabilité

Est-ce bien ou mal ? Peu importe en terme éthique (bien que le débat soit passionnant). Mais en terme économique est-ce que cela va marcher ? Est-ce que la cure d’austérité va déclencher une « saine » croissance ?

La réponse à cet instant est claire et sans appel. Non. Le Royaume-Uni est re-rentré en récession. Pas officiellement car il faut trois trimestres de « croissance négative » comme dirait Madame Lagarde pour considérer officiellement une économie en récession. Nous ne sommes qu’à un trimestre. Le premier.
Or qui dit récession, dit, baisse des rentrées fiscales…. et ça pour payer des dettes ayant atteint des niveaux monstrueux ce n’est pas la meilleure des nouvelles. Car en résumé fortes dettes + récession = insolvabilité.

Oui mais regardez. Retournons aux Etats-Unis d’Amérique. Vous vous souvenez de notre chiffre de 2.9% de croissance (celui qu’il ne fallait pas oublier!) ? Et bien justement voilà une raison d’espérer. Les américains ont décidé, contrairement aux Anglais de laisser « filer » les déficits pour stimuler la croissance. Et ça marche, 2.9% de croissance !
Et bien au risque de doucher quelques belles espérances cela ne marche pas. Pourquoi ?
Trois chiffres :
Les 2.9% de croissance représentent un montant d’augmentation du PIB américain de 541 milliards de dollars.
Pour créer ces 541 milliards de dollars de nouvelles richesses, les autorités politiques et monétaires ont créée… 1700 milliards de dollar de nouvelles dettes. En clair pour créer 1 dollar de croissance, il faut 3.14 dollars de nouvelles dettes.

Dès lors deux constats.

- La dette s’accroît plus vite que la richesse créée avec ces nouvelles dettes.

- L’économie mondiale n’est plus capable de créer de la croissance sans dette.

La « rilance » le dernier espoir de l’humanité ?

Et en 2011-2012, nous rentrerons dans la dernière étape de la vérité selon Arthur Schopenhauer. La faillite des Etats sera « considérée comme ayant été une évidence ».
Le monde s’apercevra de l’insolvabilité généralisée des Etats occidentaux. Soit parce que les plans de relance auront créé une dette trop importante… soit parce que les plans de rigueurs auront créé des dettes trop importantes, le résultat final étant sensiblement le même en données corrigées des dégât sociaux et humains entraînés par les plans d’austérité.

Les deux voies nous mènent droit à l’insolvabilité. Le seul avantage des plans de rigueur, c’est qu’ils permettent de gagner du temps.
Tout le monde a pu constater que les plans de relance menaient à la catastrophe. Les plans de rigueur disposent de 12 à 24 mois pour convaincre ou montrer qu’ils ne marcheront pas mieux….

Il reste la voie française. Celle de Madame Lagarde. La voie de la « Rilance ». Mi rigueur-mi relance, mi-ange, mi-démon. La Rilance voilà le dernier espoir de l’humanité. Un peu mince n’est-ce pas ?

Charles SANNAT
Chargé d’Affaires BNP Paribas

Les opinions exprimées ne reflètent pas l’avis de BNP Paribas et ne constituent pas une incitation à investir

Où acheter vos pièces d’or ?

Mardi, février 22nd, 2011

Si vous souhaitez acheter de l’or, et plus particulièrement des pièces d’or, plusieurs alternatives s’offrent à vous. LORetLARGENT.info vous dresse dans l’article qui suit la liste des différents interlocuteurs existants.

Chez un numismate ou négociant en métaux précieux

Généralement, les commissions sont moins élevées qu’à la banque et négociables en fonction des quantités de pièces achetées. L’avantage est que le client peut payer en liquide jusqu’à 3000€ et que son achat est anonyme. Si le montant de l’achat dépasse 3000€, celui-ci devra être réglé par chèque selon les termes du Code monétaire et financier.

Le principal avantage d’acheter auprès d’un numismate est la qualité de conseil et d’écoute de votre interlocuteur. Il convient cependant de préciser au numismate que l’achat de pièces est un achat d’or « de bourse » ou d’ «investissement » et non de collection.

Le problème de ces professionnels en boutique, c’est que l’on ne sait pas toujours sur qui on tombe. Et si vous réalisez le test d’acheter des pièces d’une certaine qualité un jour donné chez un numismate et que vous allez les faire revendre par un ami à ce même numismate quelques jours après, il est probable qu’il trouve alors des défauts à vos pièces justifiant de sa part une décote. Il y a aussi le cas de ces nombreuses boutiques à double comptabilité où la taxe de 8% n’est jamais reversée à l’État et qui est alors transformée en marge supplémentaire.

Si vous avez trouvé un bon numismate, gardez-le, même si parfois leur prix peut varier un peu. Une différence de quelques euros n’est rien par rapport à la qualité du service que pourrait vous amener un professionnel sérieux.

Chez les fondeurs ou ferrailleurs

Les fondeurs vendent la plupart du temps les pièces d’or au prix du métal, donc sans la prime. Ils vendent au poids et ne tiennent pas forcément compte de la qualité ou de l’état des pièces. Souvent, on recommande de simplement acheter chez un fondeur des pièces neuves, comme le Krugerrand. Mais généralement ils n’aiment pas trop vendre ce genre de pièces qu’ils auront été obligés d’acheter eux même au prix fort.

Dans un atelier de frappe

Presque tous les organismes frappant la monnaie la commercialisent : la Monnaie de Paris, l’US Mint, le Royal Mint, la Monnaie Royale Canadienne…. Du fait de la prime de production, le prix est plus élevé que le poids d’or fin que la pièce contient. A cela, il faudra également ajouter les frais de transport.

Généralement il n’est pas conseillé d’y acheter des pièces dans une logique de placement car il s’agit fréquemment de tirages limités avec un prime élevée lors de l’émission alors que vous pourrez probablement acheter ces pièces selon un cours de pièce standard d’ici quelques années chez un numismate ou une société style aucoffre.com.

Le FMI réclame une réforme monétaire qui inclut l’or.

Lundi, février 21st, 2011

Le Directeur Général français du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a appelé, lors d’un séminaire au sein de son siège à Washington, à la coopération internationale pour mener à bien une réforme du système monétaire visant à atteindre une plus grande stabilité devant les préoccupations croissantes motivées par la volatilité des devises.

A cette fin, le fonctionaire a suggéré que les Droits Spéciaux de Tirage (DTS), créés en 1969 au sein du FMI pour servir de réserve internationale, conjointement au dollar et à l’or, pourraient jouer un rôle important pour renforcer le système monétaire international.

“Les déséquilibres mondiaux sont de retour, avec des sujets qui nous préoccupaient bien avant la crise, comme les flux de capitaux importants et volatiles, de nouveau sur le devant de la scène. A long terme, les DTS, alliés à l’or et au dollar, pourraient aussi jouer un rôle d’équilibre”, suggéra Strauss-Kahn.

Loin d’être une proposition innocente, les déclarations du directeur du FMI ont eu lieu une semaine à peine avant la reunión des Ministres de l’Economie et des fonctionnaires des banques centrales des pays qui intègrent le G20 – celle-ci ayant lieu à Paris les 18 et 19 Février prochains, et où la France appuyant la proposition de Strauss-Kahn, assumera la présidence.

De nombreux pays développés débattent sur le statut du dollar, invoquant de plus en plus l’incertitude et la méfiance que cause celui-ci et cherchent ainsi à apporter d’autres devises de pays émergents dans la constitution des valeurs déterminantes des DTS du FMI.

En ce sens, les paroles du Ministre des Finances brésilien, Guido Mantega, font encore écho – celui-ci avait, en Octobre dernier, qualifié la scène internationale comme une “guerre de devises”, caractérisée par la chasse aux avantages commerciaux par le biais de dévaluations constantes dans le taux de change.

D’autre part, le fait d’inclure l’or dans une réforme monétaire mondiale n’est pas de pure hasard. En revanche, 3 ans après le début de la crise économique mondiale, dans un contexte où perdurent les faiblesses du système financier international, l’or s’est révélé être un instrument de grande stabilité, ainsi qu’un refuge de valeur exceptionnel pour les investisseurs, tant institutionnels que particuliers. En conséquence, la tendance des prix des métaux précieux, selon tous les analystes, continuera à la hausse, tout particulièrement pour les perspectives inflationnistes dans la plupart des pays.

Pourquoi ne pas acheter son or dans les banques ? La guerre entre l’or et les banquiers est déclarée !

Vendredi, février 18th, 2011

Les banquiers n’en font généralement pas état, mais il est possible d’acheter des lingots et des pièces d’or à la banque. Selon les banques, l’achat de pièces d’or peut coûter de 2 à 4% de commissions, sans compter la location d’un coffre (à partir de 60€ par an environ). Tablez ensuite sur 2 jours à 4 semaines avant d’avoir vos pièces si le banquier accepte bien de vous en vendre.

Sachez une chose, les banquiers ne sont pas très friands de la vente d’or. Le métal jaune souvent considéré encore comme une relique barbare est mis de côté : les banquiers lui préfèrent le dernier placement financier à la mode !

Pourquoi les banquiers n’aiment pas l’or ? Car une fois l’achat réalisé, le client devient « improductif » : en d’autres termes, l’achat d’or ne nécessite pas de frais de gestion, ni de rente avec laquelle le banquier pourrait se rémunérer.

Comment acheter des pièces d’or à la banque ?

Idéalement en paquets scellés avec la facture dedans pour prouver la date d’achat et ainsi avoir le choix de payer la taxe sur les plus-values au lieu de la taxe forfaitaire lors de la revente. On peut également conserver ces pièces dans un coffre dans la même banque.

Les banques aiment encore moins racheter les pièces d’or, même si vous prouvez que vous les avez bien achetées chez eux. En effet, elles ne sont pas expertes en la matière et ont toujours peur de se faire arnaquer, et donc refusent quasi systématiquement de reprendre l’or. Comment vendre de l’or lorsqu’on n’est pas capable de faire la différence entre des napoléons 10F et 20F ou bien lorsqu’on ne sait pas ce qu’est un Krugerrand, la pièce la plus vendue au monde ? !

Ensuite les banquiers français ne sont pas motivés à vendre de l’or car par contrat ils sont pour la plupart engagés avec CPR Or qui assure leur approvisionnement et fixe leur tarif, que le grand public connait en lisant les journaux. De ce fait, impossible pour un banquier de prendre plus de 1 à 2% de marge car autrement le client ira voir ailleurs. Et vendre un service avec 1% de marge qui n’apporte que des soucis …De nombreuses banques ne proposent alors plus ce service aujourd’hui et le laissent gérer par des sociétés spécialisées qui savent être plus concurrentielles et pertinentes dans le produit vendu.

2011, l’avenir incertain du marché immobilier

Mardi, février 15th, 2011

S’il est un exercice obligé en début d’année c’est bien celui des prévisions économiques et sectorielles. Le marché de l’immobilier résidentiel est l’un des plus scrutés par l’ensemble des acteurs économiques en raison de son rôle essentiel dans la croissance et le dynamisme d’une économie… ou sa récession.

En analysant les grandes tendances il ressort de très forts facteurs de risque et d’aussi nombreux et puissants facteurs de soutien permettant à ce jour d’équilibrer la balance.

Des prix au plus haut :
L’envolée des prix des douze derniers mois semble totalement irrationnelle (+20% à Paris, et +9% environ en moyenne nationale). De telles augmentations évoquent toujours une bulle spéculative en formation et/ou sur le point d’exploser. A y regarder de plus près il y a bien des explications à cette envolée. Mais regardons d’abords les épées de Damoclès qui menacent l’immobilier en France.

Des taux au plus bas :
Les taux d’intérêts n’ont jamais été aussi bas. Ils semblent vouloir depuis quelques semaines remonter, ce qui désolvabiliserait mécaniquement un nombre exponentiel d’acheteurs.
Or jamais dans la période contemporaine le pouvoir d’achat immobilier n’a été aussi bas, avec un ratio revenu disponible sur prix au mètre carré catastrophique.
En clair jamais l’immobilier n’a été autant décorrélé du pouvoir d’achat des ménages (voir le Tunnel de Friggit).
L’immobilier est trop cher. Des taux d’intérêts passant de 3.5% à 4.5% auraient donc des effets dévastateurs sur les prix.

Des plans de relance dont l’impact diminue et les conséquences se matérialisent :
Des centaines de milliers de logements neufs ont été construit partout dans le monde y compris en France (et pas toujours au bon endroit) lors de cette dernière décennie avec l’appui des différents gouvernements qui ont tous lancés leurs plans de soutien (robien, scellier etc…) faisant apparaître des zones très excédentaires ou les prix baissent.
Avec la fin des plans de relance, les restrictions budgétaires, et le manque de foncier disponible pour la construction neuve dans les zones à très forte demande il y a de quoi avoir quelques inquiétudes.

Une tendance baissière dans les grands marchés occidentaux :
Enfin, au niveau international, le marché allemand n’a pas connu l’envolée des prix du marché français de ces dernières années, aux Etats-Unis c’est carrément un krach immobilier qui entraîne avec lui la première économie mondiale, en Espagne les prix s’effondrent, et au Royaume Uni la baisse des prix bien que plus légère est néanmoins réelle et perceptible.
L’immobilier se porte mal en général en occident, et le marché français à terme ne devrait pas faire exception à ce mouvement de correction plus ou moins brutal après plus de 12 ans de hausse.

Bref, le marché immobilier français devrait baisser, pourtant…. il ne baisse pas, il se paye même le luxe d’augmenter.
Quels sont donc les principaux facteurs de soutien pouvant expliquer cette étonnante résistance pour ne pas dire cette santé insolente ?

Tout d’abord « la peur »
Il est symptomatique de remarquer, que la hausse des prix de l’immobilier en 2010 a commencée quelques jours seulement après la médiatisation des problèmes de la Grèce.
De nombreuses personnes ont anticipé une crise des dettes souveraines généralisées et ont adapté leur patrimoine financier en conséquence.
En clairs de très nombreux ménages ont sorti l’argent « en banque » pour le réinvestir dans la pierre, échangeant du cash immatériel contre du tangible qui de plus possède une véritable valeur « d’usage » (on peut loger ses enfants dans un appartement, pas dans un contrat d’assurance vie). Contrat d’assurance vie d’ailleurs dont les rendements financiers baissent fortement améliorant d’autant l’attractivité des investissements immobiliers.

Ensuite « un fort déséquilibre entre l’offre et la demande ».
Au même moment et pour les mêmes raisons à savoir cette inquiétude forte sur d’éventuelles faillites d’Etats, ceux qui était déjà détenteurs d’immobilier le conservent, et ceux qui n’en ont pas cherchent à tout prix à en acquérir, ce comportement renforçant la pénurie d’offre à la vente.
Principe de base de l’économie, en cas de décalage trop fort entre l’offre et la demande, l’ajustement se fait par le prix.
En ce début d’année 2011, la demande d’immobilier résidentiel reste tout aussi dynamique que sur l’année 2010 et les volumes de biens à la vente aussi anémiques.

Des taux bas dont le coût éventuel à hausse serait compensé par le PTZ+
En cas de remontée un peu plus importante des taux, le nouveau dispositif PTZ + (prêt à taux zéro) lancé par le Premier Ministre François Fillon ces derniers jours devrait permettre de compenser d’un côté la perte occasionnée de l’autre par une hausse des taux d’emprunts bancaires.

Un marché locatif dynamique attirant les investisseurs :
Le marché locatif reste très dynamique notamment en Ile de France et sur la façade ouest de notre pays, sans oublier certaines grandes villes.
Le marché immobilier attire aussi de très nombreux investisseurs qui n’ont aucun problème à trouver des locataires, dans le cadre d’opérations plus sécurisées (assurances loyers impayés). Un succès qui ne se dément pas, avec pour beaucoup d’investisseur une optique de préparation de leur retraite, malgré des rendements financiers souvent faible compte tenu des prix du marché (de l’ordre de 2 à 3%).

L’immobilier valeur refuge pour « Stocker de la Valeur » :
C’est un aspect souvent occulté dans la hausse « exubérante » que nous venons de vivre, il convient de reconnaître l’aspect « stockage de valeur » de l’immobilier notamment parisien. Paris est une ville internationale, avec un immense bassin de population, de pouvoir d’achat et d’emplois autours (12 millions d’habitants) et une quantité de foncier limitée. Les investisseurs se servent donc de l’immobilier et en particulier de l’immobilier parisien pour stocker de la valeur et convertir dans un moment de forte incertitude leur monnaie contre des actifs tangibles.

La course vers les actifs tangibles ne fait que commencer :
En réalité nous assistons actuellement à une course vers les actifs tangibles, qu’il s’agisse des matières premières, de l’or ou même d’une certaine façon des actions particulièrement des pays émergeants (qui il ne faut pas l’oublier sont des titres de propriété) et sur lesquels viennent s’investir en masse les liquidités issue de la création monétaire désormais hors de contrôle.

Est-ce donc l’immobilier qui augmente ou le « pouvoir d’achat » monétaire (c’est-à-dire la valeur de la monnaie) qui diminue ? C’est à mon sens dans cette optique qu’il convient de voir l’avenir du marché immobilier pour l’année 2011.

Une aggravation des craintes sur la pérennité de l’euro et sur les dettes d’Etats pourrait propulser le marché immobilier vers des sommets insoupçonnés.

Une brutale remontée des taux d’intérêts sur des anticipations de retour de l’inflation avec une stabilisation du marché monétaire et la mise en place de systèmes efficaces de sauvegarde de la monnaie unique et de gestion de la dette souveraine pourrait entraîner un Krach d’une ampleur inégalée.

Alors hausse ou baisse, ni pour ni contre bien au contraire.
Il se pourrait aussi que ce soit les deux mais à des moments différents, avec au premier semestre 2011 un marché immobilier euphorique le temps que les mécanismes de stabilisation monétaire européens se mettent en place suivi d’un deuxième semestre qui pourrait être désastreux.

Dans tous les cas bien malin celui qui peut dire aujourd’hui avec certitude ce qui sortira de cette année 2011 sur le marché immobilier français qui n’a jamais autant dépendu de paramètres extérieurs immaîtrisables et de l’Histoire qui s’écrira dans les mois à venir.

Charles SANNAT

Chargé d’Affaires BNP Paribas

Pourquoi l’argent métal est-il un bon placement

Mardi, février 15th, 2011

Quand on pense « placement », on pense à l’or, surtout sur LORetLARGENT.info. Mais l’argent est également une excellente manière d’assurer ses arrières. Pourquoi, comment, LORetLARGENT.info vous présente ce métal précieux plutôt prometteur.

Il était une fois, une monnaie
Le principal point commun avec l’or : l’argent a été une monnaie ! Si cela fait belle lurette que l’or ne permet plus d’acheter une baguette, l’argent, lui, le permettait jusqu’en 1980, date à laquelle les pièces d’argent ont été démonétisées.

Un métal très demandé
Outre son rôle de monnaie dans le passé, à l’instar de l’or, l’argent a une place importante dans l’industrie : c’est un excellent conducteur. Mais contrairement à l’or, il existe en très grande quantité à la surface de la Terre. La quantité d’or produite à ce jour est évalué à environ 155 000 tonnes – soit un gros cube de 20 mètres de côté. Il en reste environ 100 000 tonnes dans le sol, dont au maximum la moitié est exploitable. Par an, on évalue à 650 millions d’onces la quantité d’argent extraite – soit 19 565 tonnes –, rien que ça.

Cette grande demande émanant du secteur industriel ne devrait donc pas poser problème. Pas sûr… Si l’argent est utilisé en grande quantité, il est peu recyclé : seulement un tiers de la quantité extraite l’est chaque année. Traduction, l’argent est un métal qui se « consomme ». Comme le dit Jason Hommel dans sa note sur 24h Gold : « Dans toute l’histoire du monde, environ 45 milliards d’onces d’argent ont été extraites. De cela, presque tout, probablement entre 90 et 95 %, a été consommé et a fini enfoui avec d’autres déchets ». Pourquoi ? Le recyclage n’est pas rentable ! Cela coûte moins cher d’extraire que de recycler. Et faites le calcul : il ne reste pas grand-chose sur cette quantité incroyable extraite depuis la nuit des temps… tout juste de quoi rendre le marché de l’argent intéressant.

Vous l’avez compris : peu à peu, l’argent métal tend donc à se raréfier, doucement… mais sûrement.

De l’or du pauvre à l’or, il n’y a qu’un pas
L’argent entretient des rapports étroits avec l’or. Si vous vous intéressez de près à l’argent vous saurez quand acheter de l’or et vice versa. Je m’explique : lorsque le cours de l’argent monte, vous êtes à peu près sûr de voir le cours de l’or grimper peu de temps après. On dit que l’argent « amplifie les mouvements de l’or ». Ainsi, si le prix de l’or monte, celui de l’argent se porte plutôt bien.

Un petit placement pour de bons résultats
Si l’or n’est pas toujours accessible à tous, l’argent, lui, l’est davantage. Pour se faire une idée : 8 pièces 50 Francs Hercule valent à peu près un Napoléon. Cela permet à tout un chacun d’acheter une pièce en argent au fur et à mesure, régulièrement, sans pour autant prendre de gros risque ou sortir trop d’argent d’un coup. Pas mal non ?

Comment faire un placement dans l’argent métal ?
A l’instar de l’or papier, acquérir des titres papiers pour l’argent n’est pas une bonne idée. Ce marché est on ne peut plus volatile ! L’argent reste en marge du système économique international. Personne n’a la main mise pour équilibrer le marché comme pour l’or. Des envolées spectaculaires du prix de l’argent sont donc possibles… comme de véritables descentes aux enfers…

Il existe de l’argent sous forme de lingots. Mais là, ce n’est pas non plus le meilleur placement que vous pouvez faire. Il faut pouvoir en trouver à acheter et ils sont soumis… à la TVA !

La solution pour faire un bon placement dans l’argent : investir dans les pièces ! L’une des plus intéressantes est sans aucun doute la 50 Francs Hercule dont on vous a parlé il y a peu. Exempte de TVA car démonétisée (seules les pièces qui le sont valent d’être des pièces de placement) et plutôt recherchée, elle constitue un très bon placement.

JP Morgan acceptera l’or comme garantie.

Lundi, février 14th, 2011

La banque d’investissement américaine JP Morgan, une des plus importantes au monde et présente dans plus de 100 pays, commencera à accepter l’or comme garantie pour ses prêts de titres, a déclaré l’entité dans un communiqué. Cette mesure s’affirme dans un contexte où le nombre croissant d’investisseurs utilisent les métaux précieux comme un refuge sûr contre l’inflation et bientôt servira aussi pour les opérations de rachat d’obligations par leurs partenaires.

Selon les explications des cadres dirigeants de l’entité financière, l’objectif est d’obtenir un rendement des avoirs en or dont beaucoup de clients de la banque disposent en compte comme moyen de protection contre l’inflation.

« Beaucoup de clients ont de l’or dans leurs comptes comme une garantie contre l’inflation et ils cherchent à rentabiliser cet avoir comme garantie », affirme John Rivett, directeur général des garanties de J.P. Morgan Securities Services.

La banque, l’un des dépositaires les plus importants au monde spécialisés dans les métaux physiques de certains des fonds négotiés en bourse en matière de métaux précieux, a déclaré qu’avec cette initiative, ses clients seront autorisés à mobiliser les garanties en règle général, « indépendamment de l’obligation sous-jacente d’extraire la valeur maximale et gérer les risques ».

S’agissant d’un des principaux acteurs financiers au niveau mondial, il est attendu sur les marchés que l’initiative de JP Morgan soit imitée par ses concurrents, de telle sorte à ce que l’or soit accepté comme garantie pour les prêts de titres et rachat d’obligations négociables.

Devant l’explosion des pressions inflationnistes tant dans les pays développés que dans les pays émergents, de plus en plus d’investisseurs protègent leurs avoirs par le biais de l’or, ce qui a provoqué une forte demande du métal précieux, avec une cotation en hausse en conséquence.

Ainsi, le prix de l’or au comptant, qui oscille aujourd’hui autour de 1350 dollars l’once, a augmenté de 30% en 2010. L’augmentation des taux d’intérêt en Chine, la seconde en peu de semaines, a suscité un intérêt tout particulier de la part des investisseurs et a accru l’attraction pour l’or en tant que valeur refuge.

La Saint Valentin approche, et si vous souhaitez lui faire un vrai cadeau, misez tout sur les pièces d’or !

Vendredi, février 11th, 2011

Le 14 février prochain, c’est la fête des amoureux : il est coutume d’offrir un cadeau à son ou sa bien-aimée. Les bijoux restent encore parmi les cadeaux les plus recherchés à cette époque de l’année. Et si cette année, vous faisiez à la fois dans l’originalité et le rentable ?! Et qu’à la place d’un collier ou d’un bracelet, vous offririez à l’élu(e) de votre cœur une pièce en or ? LORetLARGENT.info vous donne les meilleurs conseils pour lui faire un VRAI cadeau !

Quelle pièce offrir ?

C’est parce que toutes les pièces ne se ressemblent pas et ont chacune leurs caractéristiques que les pièces d’or comme cadeau de Saint Valentin restent un cadeau original ! Quelles sont leurs particularités ? Chez LORetLARGENT.info, on est partagés. Le Krugerrand fait peut être un peu trop « président barbu », la Marianne reste une des pièces les plus courantes et donc un peu trop banale. Le Souverain Elizabeth II fait encore trop « pompeux », la 20 Francs Suisse pas assez…Après, tout est une question de goût et de personnalité !
Si vous souhaitez plutôt partir dans l’exotique, pourquoi ne pas choisir un Panda ? Cette pièce existe dans toutes les tailles et tous les prix, et sa beauté et sa finesse lui confèrent un véritable attrait. Pour les gros budgets ou les amateurs de pièces d’or, laissez-vous tenter par la très belle et rare 100 francs Bazor. La Maple Leaf canadienne est une des premières pièces émise avec un titrage de 999,9°/oo, ce qui lui confère une pureté très rare.
Et si vous souhaitez à la fois faire un beau cadeau et offrir la possibilité de diversifier ses placements, consultez notre article dédié à ce sujet.

Se ruer sur les bijoux en or : une fausse bonne idée !

Vous serez peut être tenté comme des milliers de personnes de partir sur le cadeau « bijou ». A ce propos, sachez juste 2/3 choses. Les bijoux en or ne possèdent en effet pas que des avantages : ils ont tout d’abord tendance à très vite se démoder. En effet, en une dizaine d’année, l’or évolue au gré des tendances, et un bijou acheté aujourd’hui n’aura plus du tout l’a même valeur dans 10 ans.

Contrairement aux pièces d’or, les bijoux ne possèdent pas de place d’échange international officielle : bijoux et pierres précieuses sont rattachés à des micromarchés où la revente reste compliquée et les prix difficiles à évaluer. Les pièces d’or, par exemple, restent facilement comparables entre elles : il reste en contrepartie difficile de donner une cotation à des bijoux tous différents les uns des autres. Dans le passé, certains négociants et banquiers ont pourtant tenté de standardiser le diamant, l’image de l’or et de l’once d’or : peine perdue, puisque ni les certificats ni les prix n’étaient aux normes internationales.

Autre fait important : en bijouterie, on utilise de l’or 750 millièmes, ce qui signifie que le mélange utilisé pour la fabrication est composé de 750 pour mille d’or pur mélangés avec 250 millièmes d’autres métaux. Si l’on mélange l’or pur à d’autres métaux, c’est pour le rendre plus résistant. Quant à la fabrication des pièces d’or et lingots, elle est supervisée par des organismes certifiés par les pays producteurs. La pureté de l’or doit être de 999,99 millièmes. Une sacrée différence !

Une pièce d’or doit rester une pièce d’or !

Bref, vous l’aurez compris, si vous avez vraiment envie de l’étonner cette année, le cadeau « pièce d’or » reste une excellente alternative pour offrir à la fois un cadeau original et rentable ! En revanche, une pièce d’or reste un objet fragile qu’il convient de chouchouter : si votre bien-aimé(e) souhaite faire monter en bijou sa pièce d’or, c’est une mauvaise idée, et pour plusieurs raisons. Les griffes d’attache abiment l’or en laissant des traces. Quand à l’acide de la peau, il laisse un aspect très jaune à l’or qui pourrait faire croire par la suite que la pièce est fausse, sans parler du frottement qui à la longue va polir les reliefs et pourrait faire perdre de sa valeur à la pièce.

Dans le cas d’une pièce qui serait en or pur (999,99), une seule possibilité : le coffre ou tout autre contenant qui protège la pièce des manipulations. Une pièce en or pur qui tombe d’une table sur un sol dur arrive généralement sur le sol…pliée en deux ! Adieu la prime. Vous pourrez trouver par exemple chez la Bourse du Collectionneur des capsules transparentes en plastique dur qui sont parfaites pour la conservation.

La Chine, leader mondial de la production d’or

Vendredi, février 11th, 2011

La croissance fulgurante de la Chine, qui depuis une décennie croît à un rythme proche des deux chiffres, occupe depuis l’année dernière la deuxième place en tant que puissance économique mondiale du continent asiatique, devançant ainsi d’autres nations industrialisées comme le Japon.

La croissance de l’économie se reflète tant dans les secteurs d’activité économique pourvu de niveau technologique important que dans les activités primaires et d’extraction.
La preuve étant dans ce dernier secteur que, selon un rapport récent de l’organisme international de consultants GFMS, spécialisé dans les métaux précieux, la Chine est devenue durant l’année 2010 le producteur d’or le plus important au monde, après 6 années consécutives d’augmentation de rendement dans sa production.

Selon des sources officielles du gouvernement chinois, il serait prévu qu’à la cloture de l’année 2010, un nouveau record de 340 tonnes d’or extrait soit atteint, ce qui équivaut à une augmentation de plus de 8% comparé à l’année 2009, durant laquelle furent extraites 319.980 tonnes. Durant les 11 premiers mois de l’année dernière, la production d’or s’élevait à 308.39 tonnes, soit 9,2% supérieure à celle de l’année 2009 à la même époque.

Derrière la Chine, l’Australie occupe la place du second producteur d’or mondial, suivi de peu par les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et la Russie.

La consommation d’or en Chine a une importance prépondérante – cette dernière ne se reflète pas tant dans l’importance de son niveau de production sinon dans l’importance croissante de l’importation : sur les 10 premiers mois de l’année 2010, la Chine a importé 209,7 tonnes d’or, face aux 45 tonnes importées en 2009 sur la même période. A ce rythme-là, la Chine pourrait d’ici ces deux prochaines années détrôner l’Inde en tant qu’importateur d’or mondial le plus important. Ainsi, faisant la somme de la production nationale aux importations, la consommation d’or en Chine pourrait osciller autour des 600 tonnes à l’année, ce qui équivaut à un quart de la production mondiale.

La 50 Francs Hercule : la pièce d’argent métal qui rapporte… de l’argent

Jeudi, février 10th, 2011
HERCULE 50 Francs

HERCULE 50 Francs

Sur LORetLARGENT.info nous parlons beaucoup de l’or, mais un autre métal précieux mérite tout autant d’être mis en avant : l’argent. Le cours de ce métal, aussi appelé « l’or du pauvre », est suffisamment intéressant… pour que l’on s’y penche un peu. Parmi les placements les plus pertinents à faire figure la pièce de 50F Hercule. Pourquoi ? LORetLARGENT.info vous explique tout !

Un petit quelque chose de divin
Frappée durant la Ve République, de 1974 à 1980, la 50 Francs Hercule tient bien évidemment son nom des figures présentes sur l’avers, sous les mots « Liberté, égalité, fraternité » : on y voit le dieu Hercule de face, vêtu d’une peau de lion qui laisse apparaître son torse et ses jambes athlétiques, entouré à droite et à gauche respectivement de la figure de la Liberté – reconnaissable au pique qu’elle tient au bout duquel se trouve un bonnet phrygien, symbole par excellence de la liberté retrouvée – et de l’Egalité – qui tient de la main gauche un niveau – , se tenant la main.

Hercule 50F - Avers

Hercule 50F - Avers

Sur le revers, on trouve « 50 francs » encerclé par la traditionnelle couronne composée d’une branche de chêne et une branche de laurier reliée entre par un ruban à leur naissance.

Côté mensurations, cette pièce en argent 900°/°° fait 4,1 cm de diamètre et pèse 30 g – ce qui équivaut à 27 g d’argent pur, le reste étant du cuivre, employé ici pour rendre la pièce plus solide.

Anecdote
Côté dessin, pas de grande nouveauté : en effet elle ressemble à s’y méprendre à une 5 Francs Union et Force, pièce frappée en 1795. Et pour cause : cela marque une volonté, à l’époque où la 50 Francs Hercule a été frappée, de rester dans un certain classicisme, une continuité, asseyant alors des valeurs plutôt conservatrices d’une Ve république Giscardienne.

Pour l’histoire, cette pièce aurait été écoulée auprès des personnes à la retraite dans les années 70/80 pour payer leurs pensions.

Un investissement « tout bénéf’ » !
Si sur les lingots en argent ou les pièces étrangères, il faut s’acquitter du paiement de la TVA à 19,6 %, ce n’est pas le cas pour la 50 Francs Hercule. En effet, cette monnaie, vraisemblablement démonétisée en 1980 comme toutes les pièces d’argent, a eu cours en France, la TVA n’est donc pas appliquée (consultez notre article à ce sujet). Un avantage non négligeable ! La 50 Francs Hercule constitue donc un excellent placement.

Attention cependant à un élément : c’est une pièce qui a été énormément copiée. Il faut donc veiller à ne pas la confondre avec des copies, qui sont plus légères ou d’un aspect très brillant mais émoussé (un indice qui indique une frappe sur des presses « de cave », peu puissantes). Notre conseil : passer par un spécialiste et éviter les sites de vente entre particuliers.

Hercule50F - revers

Hercule50F - revers

La guerre des monnaies, prélude au protectionnisme généralisé.

Jeudi, février 10th, 2011

Reprenons, la crise financière de 2008 a amené les états à coordonner leurs efforts autour de plans de relance volontaristes et à travers des organes de décision comme le G8 ou le G20.
Cette belle coopération internationale a pris fin en 2010. L’unanimité a fait place au retour progressif des intérêts nationaux. Face aux déficits budgétaires et à l’augmentation faramineuse des dettes souveraines les Etats cherchent des solutions sous la pression des marchés, des agences de notation mais également sous la pression des flux d’investissement de plus en plus importants et rapides.

Désormais à chaque Etat son objectif.

La Chine doit maintenir sa capacité exportatrice qui représente la majorité de son PIB, le marché intérieur Chinois n’étant pas encore en mesure de prendre le relais.

Les Etats-Unis souhaitent faire baisser le dollar de façon significative afin de doper leurs exportations et obtenir ainsi un surcroît de croissance indispensable pour relancer leur économie affaiblie.

Les pays émergeants font face à la hausse de leur devise en raison de la baisse du dollar et d’investissements occidentaux massifs. Il s’agit de centaines de milliards de dollars chaque année que les investisseurs préfèrent parier sur les émergeants au potentiel de croissance dynamique plutôt que sur leurs vieilles économies nationales à la croissance au mieux poussive.

Quant à la zone euro elle subit de plein fouet son incapacité à définir une politique monétaire forte et indépendante, en dehors du sacro saint objectif unique de « stabilité des prix » dont le Président de la BCE a rappelé encore ce week-end l’importance à ses yeux.
L’euro a été conçu comme une monnaie d’échange au sein de la zone euro et non comme une arme économique pouvant être utilisée à l’égard des autres zones monétaires.

Bref force est de constater que, depuis quelques mois, de nombreux pays sont rentrés de plein pieds dans ce qui est qualifié de « guerre des monnaies ».

Du Brésil qui vote une taxe de 6% sur les achats d’obligations par des étrangers, à l’Inde qui interdit à un non ressortissant de détenir des actions, ou encore le Vietnam qui impose une durée minimale d’un an à tout investisseur étranger, sans oublier la Chine qui empêche l’appréciation de sa monnaie le yuan.
Bien sur il y a les Etats-Unis qui impriment autant de dollars que nécessaire pour faire baisser le cours de leur monnaie, puis les Suisses qui rachètent du dollar et de l’euro pour faire à leur tour baisser, puis, puis puis….

En réalité tous les pays partagent un même objectif, améliorer leur compétitivité en faisant baisser leur monnaie. Cela revient également à dire que tous les pays souhaitent voir leur monnaie baisser en même temps… ce qui est par définition contradictoire dans un système de change flottant « relatif ».
Si tout baisse en même temps, tout reste équivalent…

C’est donc un cycle majeur de baisse généralisée des monnaies par rapport aux actifs réels qui vient de s’engager.
Cela signifie un risque accru d’augmentation de l’inflation dans les mois à venir via notamment les matières premières.

Au-delà du retour de l’inflation, cette guerre des monnaies est un protectionnisme qui ne veut pas dire son nom. Pour mémoire le protectionnisme est un gros mot et un concept totalement interdit dans un monde régi par le dogme libre échangiste.
Or les actions entreprises par un nombre grandissant d’Etats et non des moindres sont de plus en plus anti libérale et anti libre échange.
Ces actions préfigurent sans doute celles, inéluctables qui viendront ensuite essayer d’enrayer les dégâts occasionnés par les excès d’une mondialisation réalisée d’une façon trop rapide.

Ces actions sont et seront porteuses de dangers économiques d’abord puis géopolitique à plus long terme si elles ne sont pas réalisées dans un cadre coordonné entre tous les grands pays.

Charles SANNAT
Chargé d’Affaires BNP PARIBAS

Les opinions exprimées dans cet article ne refletent pas l’avis de BNP PARIBAS et ne constituent pas une incitation à investir.

Les dangers de l’inflation

Mercredi, février 9th, 2011

Tout le monde connaît le bon et le mauvais cholestérol. Il en va de même avec l’inflation. Au risque de choquer il y a bien la bonne et la mauvaise inflation.

Essayons de définir ce qui n’existe pas officiellement, à savoir la bonne inflation, ce qui est interdit par les temps qui courent, dans la mesure où la pensée unique économique nous explique que l’inflation c’est forcément mauvais.

Souvenons nous d’un temps pas si lointain.
C’était un temps que beaucoup ont vécu, c’était un temps de plein emploi ou presque, c’était un temps de reconstruction, c’était un temps d’insouciance, où demain serait meilleur qu’aujourd’hui et où nous entrions dans la modernité, le progrès et la consommation de masse.
C’était un temps où nous avions besoin de bras où, ceux qui avaient juste un BAC ou moins en poche trouvaient du travail; c’était un temps où vous progressiez dans l’échelle sociale, c’était un temps où « l’ascenseur social » fonctionnait à plein régime, bref c’était un temps, avec le recul, que beaucoup idéalisent et regrettent; c’était le temps des trente glorieuses et c’était un temps d’inflation.

La croissance économique, les barrières mises aux frontières comme les contrôles des changes, le besoin de tout type de travailleurs voire même la pénurie de personnels qualifiés faisaient peser une pression à la hausse sur les salaires qui montaient et se réajustaient fortement en suivant voire en dépassant le taux d’inflation.

Il s’agissait donc d’une « bonne inflation » celle qui réduit le poids potentiel des dettes.
Par quel mécanisme ? Imaginez une dette représentant une mensualité de 100 FrF (ce n’est pas une erreur à l’époque l’euro n’existait pas encore) sur un salaire de 1000 Francs. 7 Ans après le salaire est devenu 2000 Francs mais le remboursement de crédit, qui était à taux fixe, lui, est resté à 100 FrF. Le poids de la dette a été divisé par deux. Il en était de même pour la dette des états.
Il s’agit donc d’une inflation qui permet de diminuer les dettes, d’acquérir sa résidence principale avec une relative facilité; c’est une inflation qui pénalise les rentiers et les financiers (l’inflation rogne toujours l’épargne) au profit de l’entrepreneur et du producteur. Bref une inflation pas si mauvaise pour l’économie réelle.
Sauf que ces temps sont révolus.

Aujourd’hui nos sociétés fabriquent de la mauvaise inflation. Celle qui appauvri. Pourquoi ?
Et bien imaginez une dette qui représente cette fois 1000€ (c’est le montant de la mensualité moyenne d’un crédit immobilier) sur un salaire de 3000€. 7 ans après le salaire ayant été revalorisé de 0.6%/l’an il est de 3109,63302€ (très précisément) or le litre d’essence a augmenté (à cause des taxes et de l’inflation), les produits alimentaires ont augmenté (à cause de l’inflation et de la spéculation sur les matières premières alimentaires), les impôts ne baissent pas (sans doute à cause de l’inflation) et le poids de votre crédit immobilier est resté quasiment le même….
Bienvenue dans le monde actuel où vous expérimentez la mauvaise inflation.
Pourquoi est-elle devenue mauvaise cette inflation ?

Parce que dans les temps modernes où nous vivons, il existe de très fortes pressions à la baisse sur les salaires en raison :
- du progrès technique, informatique, robotique qui fait que l’on réalise les mêmes tâches avec beaucoup moins de personnels. Ce phénomène appelé « démassification » a commencé dans les années 70 avec une accélération exponentielle dans les dernières années.
- de la mondialisation, qui occasionne un nombre de plus en plus important de délocalisations entraînant la désindustrialisation rapide de l’Occident au profit des pays émergeants comme la Chine, qui ne commence à exister, sur la scène internationale, qu’à partir de 2003.

Ces pertes d’emplois massives générées par ces deux phénomènes ont crée un chômage de masse structurel qui est en augmentation constante depuis maintenant 30 ans et que rien ne semble pouvoir enrayer.

Mais alors comment dans un tel contexte déflationniste envisager le retour de l’inflation?

La crise de 2008 n’est que la conséquence de la démassification et de la mondialisation. L’épisode dit des subprimes matérialise le fait que pour poursuivre notre croissance, à défaut d’augmentation de salaire, nous avons tous collectivement augmenté nos revenus avec de la dette, dette des ménages, des collectivités, des états et des entreprises.
Dès lors, pour éviter la récession, les banques centrales se sont lancées dans des politiques de création monétaire au-delà de toute raison économique aggravées (car venant se cumuler) par les stimulations monétaires ayant déjà eu lieu suite à l’explosion de la bulle internet puis au choc provoqué par les attentats du 11 septembre 2001. Pour essayer de combattre une crise d’endettement généralisée des états, on a tenté de soigner le mal par le mal, en rajoutant encore de la dette à la dette (les plans de relance) sans s’attaquer aux causes profondes.

Les volumes de liquidités désormais existants font craindre l’apparition d’une inflation forte dont les prémices commencent à être visibles par l’augmentation des prix de certains actifs (actions des pays émergeants, or, pétrole, matières premières agricoles…) sur lesquels des flots de milliards de dollars se déversent chaque jour.
Si une inflation forte sans qu’elle puisse être accompagnée d’augmentation de salaire devait venir se greffer sur la reprise économique naissante cela aurait un impact dévastateur sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens et donc paradoxalement sur la reprise qu’elle viendrait très vite étouffer.
C’est pour cela sans doute que le Président de la Banque Centrale Jean-Claude Trichet a déclaré début janvier 2011 qu’il n’hésiterait pas à remonter les taux d’intérêts en cas de résurgence avérée de l’inflation, mais en espérant sans doute à ne pas avoir à le faire car si les taux devaient augmenter de façon importante, la faible croissance économique serait brisée nette et l’endettement excessif des états deviendrait vite insupportable… Bref il est des situations inextricables.

D’accord, mais justement, l’inflation était censée être bien pratique pour ne pas vraiment rembourser ses dettes ou en tout cas rendre les échéances de remboursement moins douloureuses avec le temps ?

Nous venons de voir que ce mécanisme de l’inflation qui érode les dettes était valable dans un monde fermé ce qui n’est plus le cas. Une inflation sans augmentation de salaire, non seulement ne rend pas les dettes plus « faciles » à payer, mais en plus diminue systématiquement le pouvoir d’achat des ménages, rendant la dette en réalité de plus en plus lourde à payer….

A ce premier mécanisme vient se greffer un autre élément dont on parle peu et qui est très important. C’est celui de la « maturité de la dette ». Pour faire simple, c’est la date à laquelle on doit rembourser le principal d’un emprunt. Contrairement aux particuliers lorsque les Etats empruntent de l’argent ils
« n’amortissent » pas le prêt comme c’est le cas par exemple pour un crédit immobilier ou tous les mois les ménages remboursent une part d’intérêt et un part de capital pour arriver à zéro à l’échéance.
L’endettement des états fonctionne comme un crédit « in fine ». Tous les ans on ne paye que les intérêts dus puis à l’échéance (c’est-à-dire lorsque la dette arrive à maturité) on rembourse l’intégralité du principal c’est-à-dire la somme initialement empruntée.
Or pour rembourser un principal encore faut-il avoir de la trésorerie, ce qui n’est pas le cas de nos états en déficits chroniques. Les états font donc « rouler » leurs dettes, en remboursant la dette N°1 par l’argent obtenu d’un emprunt N° 2 (ce qui n’est pas sans faire penser à un certain système Madoff).

Ce qui est donc important c’est de savoir à quelle échéance, c’est-à-dire à quelle maturité les états doivent rembourser les dettes. Et là le tableau ci-dessous est édifiant. Les USA pour ne citer qu’eux doivent rembourser leur dette dans les 4 ans qui viennent… une durée bien trop faible pour qu’une inflation mesurée et maîtrisée puisse venir l’éroder.

C’est pour ces raisons, que la crise actuelle ne peut en aucun cas accoucher d’une inflation « positive », et c’est pour cela que sa réapparition quasi inéluctable est porteuse de grands dangers et de grands risques de déstabilisation sociale pour les années à venir que seule une régulation forte et coordonnée pourra venir tempérer.

Charles SANNAT
Chargé d’Affaires BNP PARIBAS

Les opinions exprimées dans cet article ne refletent pas l’avis de BNP PARIBAS et ne constituent pas une incitation à investir.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "