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Archive for novembre, 2011

L’euro, bientôt monnaie de collection ?

Mercredi, novembre 30th, 2011
Vera Valor

La fin de l’euro… la formule et le sujet sont récurrents en cette fin d’année, comme en témoignent nos derniers articles. Il est clair que l’éclatement de la monnaie unique et le retour aux monnaies nationales marquerait véritablement un évènement historique. Et l’euro pourrait bientôt être relégué dans la vitrine des collectionneurs. L’échec de l’euro permettrait peut-être de revenir à quelques fondamentaux et de comprendre que la monnaie fiduciaire n’est pas gage de sécurité comme peut l’être l’or.

De la science fiction? Rien n’est moins sûr…
Le scénario n’a rien d’un fantasme alimenté par quelques illuminés isolés. Les économistes ne prennent pas la chose à la légère : des « labos » et mêmes les entreprises cherchent à anticiper l’abandon de l’euro pour ne pas être dépourvu au moment venu. En trois mots : on se prépare !

Ainsi des tests sont actuellement menés pour prévoir le retour éventuel aux monnaies nationales : quid des taux de change? Des monnaies disponibles dans les distributeurs de billets? Et à niveau microéconomique : Quid des feuilles de paies? De la gestion de la trésorerie ? Les comptables prient pour que Ciel ne leur tombe sur la tête… Autant de questions qui hantent les entreprises.

Ces tests n’ont donc rien d’anecdotique et se font sur des plateformes réelles, systèmes grandeur nature. L’ICAP, le premier courtier interbancaire du monde, a lancé sa propre session de tests et ce n’est pas le seul : toutes les grandes institutions bancaires, financières, économiques s’y mettent.

Les dirigeants des entreprises, les multinationales en têtes, s’en inquiètent réellement : « comment gérer la trésorerie ? Comment faire les feuilles de paie ? Quelle monnaie serait disponible dans les distributeurs de billets ? Ce serait un saut terrifiant dans l’inconnu » (voir article du Figaro). Combien de temps reste-t-il entre la simulation et la date effective de l’effondrement monétaire ?

Source : Ces labos qui testent la fin de l’euro

[Vidéo] L’immobilier, un investissement intéressant ?

Mercredi, novembre 30th, 2011

Nous en parlions précédemment, l’immobilier reste la valeur refuge préférée des Français. Après l’assurance vie, Charles Sannat, Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com, nous explique en quoi l’immobilier, dans le marché spéculatif actuel, est un placement patrimonial de plus en plus risqué et un actif tangible de moins en moins accessible, surtout en ce qui concerne l’immobilier locatif.

L’économie s’enrhume… sauf l’or

Mardi, novembre 29th, 2011

L’hiver s’annonce rude en Europe, nous ne somme que fin novembre et pourtant la zone euro apparaît de plus en plus fiévreuse et frissonnante. Le placebo du G20 n’a pas pris et cette semaine c’est la Hongrie qui a vu sa note dégradée par les agences de notation, puis la Belgique : le virus s’installe. Et maintenant les Etats-Unis. Ces mauvaises nouvelles vont à coup sûr avoir des répercussions sur le cours de l’or.

Vendredi dernier l’agence de notation Moody’s a estimé que la Hongrie ne serait pas en mesure d’atteindre ses objectifs de consolidation budgétaires et de réduction de la dette du secteur public. Moody’s a ainsi rétrogradée la note de la dette souveraine hongroise à Ba1, ce qui correspond aux investissements spéculatifs. L’agence de notation financière Moody’s juge la situation hongroise trop instable et trop dépendante de la situation économique européenne.

La pandémie européenne…
L’histoire ne s’arrête pas là: la Belgique aussi a contracté les mêmes symptômes. Ici le diagnostic ne vient pas de Moody’s mais de son confrère Standard&Poor’s. Il s’agit là d’un nouveau coup dur pour l’Europe car l’économie belge restait l’une des plus solides et équilibrées de la zone euro. Standard &Poor’s justifie cette dégradation de AA+ à AA, du fait que l’économie du pays repose trop sur les exportations : la Belgique risque de fortement pâtir de la crise de la zone euro et de l’affaiblissement des investissements extérieurs. Par cette rétrogradation S&P pointe également du doigt la crise politique qui secoue la Belgique et juge l’économie du pays trop fragile à cause de cette instabilité.

Les agences de notations ne se contentent pas de sanctionner quelques pays isolés : dorénavant c’est toute l’Union Européenne qui semble menacée. Ainsi Moody’s a averti que l’ensemble de la notation des pays européens pourrait être prochainement réévaluée, à la baisse évidemment, si la situation perdure. Moody’s a clairement fait comprendre que la zone euro est à un tournant décisif de son histoire… et qu’une sortie de route n’est pas exclue.

Ca s’enrhume fort à l’Ouest également…
Chez nos cousins d’outre-Atlantique l’humeur n’est pas non plus à la fête. C’est l’agence Fitch Ratings qui s’est occupée de leur sort et a réévaluée à « négative » sa perspective sur la dette américaine. Le dollar, on le sait, n’est vraiment pas au mieux de sa forme et la note américaine est plus que jamais menacée. A croire qu’à trop jouer avec les marchés financiers c’est toute la cour de récré qui est contaminée.

Le virus s’annonce donc, à l’image des flux financiers, très volatile et extrêmement contagieux. A ce jour il n’existe aucun remède pour soigner le mal qui ronge l’économie mondiale. Les plus pessimistes comme Jacques Attali pensent d’ores et déjà qu’il n’y a que 50% de chance pour que l’euro passe Noël… le diagnostic vital semble bien engagé.

On profitera encore une fois de ce diagnostic accablant pour rappeler ce vieil adage : « il vaut mieux prévenir, que guérir », il est encore temps de se tourner vers l’or, la seule véritable valeur refuge capable de garder au chaud nos économies en ces temps bien rudes…

Lire en complément

L’euro passera t-il Noël ?

Mardi, novembre 29th, 2011

Les Ambassades Britanniques de l’Eurozone doivent se préparer à aider les expatriés Britanniques dans le cas de l’effondrement de la monnaie commune européenne.

Des milliers de britanniques pourraient ne plus pouvoir accéder à leurs comptes bancaires et ce dans l’hypothèse d’une panique qui pourrait également entrainer des mouvements populaires violents.

Vous trouverez ci dessous l’article original en version anglaise. Ce qui est à noter dans cette information, c’est que pour la première fois et au plus haut niveau d’un état, des mesures concrètes en vue de la fin de l’euro sont prises.

L’euro passera t-il Noel? La question est posée. Certains se préparent déjà apportant ainsi leur réponse.

Concrètement pour nous dans nos vies quels seraient les impacts d’une telle situation?

Evidemment une telle situation poserait un problème incommensurable. Comment assurer les échanges commerciaux même les plus simples sans monnaies? Comment assurer la vie quotidienne de millions d’européens sans moyens de paiements fonctionnels (comme les cartes bleues qui ne fonctionneraient plus)?

Alors que faire et comment se préparer? Il est un adage paysan disant qu’il est rare que quelqu’un se plaigne d’avoir pris trop de précautions. Si vous faites votre cette maxime stockez les produits de première nécessité et surtout alimentaires vous permettant de tenir de 3 à 6 mois en cas de problème avant qu’une nouvelle monnaie puisse prendre le relais.

Néanmoins, le pire n’est jamais sur. Sans optimisme béat, nous pensons, que compte tenu de la gravité des conséquences d’une explosion et disparition brutale de l’euro, les autorités politiques et en premiers nos amis allemands, finiront au dernier moment par accepter une intervention de la Banque Centrale Européenne. Nous maintenons notre avis, à savoir que nous n’en arriverons pas là. Si cela devait être le cas…. et bien ce sera effectivement très, très très difficile pour tout le monde.

http://www.telegraph.co.uk/news/politics/8917077/Prepare-for-riots-in-euro-collapse-Foreign-Office-warns.html

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

La Guerre des monnaies profite à l’or

Lundi, novembre 28th, 2011
Yuan et dollars

Yuan et dollars

Dollar, yuan, euro… Laquelle de ces trois monnaies va devenir la monnaie de réserve mondiale dans les 3 prochaines années ? Aucune ? Toutes les trois ? Quelle que soient celle qui l’emporte, elle condamnée à l’avance : tel est le sort des monnaies papier. Quand les décideurs seront-ils assez sages pour revenir au standard –or, sous quelque forme que ce soit ? Nous ne le saurons peut-être qu’au terme d’une 3e guerre économique.

1. De la création des monnaies
•    L’âge d’or de l’or
L’or servait déjà de monnaie au 6e siècle avant notre ère et a été témoin de toutes les époques. De la fin du 18e siècle à 1971, l’or servira même d’étalon, avant d’être évincé par le dollar qui se voulait seule et unique monnaie de réserve mondiale. Plus qu’une matière première, l’or est avant tout une monnaie, une monnaie étant un bien de valeur universellement reconnu. Au fil des temps, les « marchandises-monnaies » ont été peu à peu remplacées par de l’or.
Dans son Guide d’investissement sur le marché de l’or, Yannick Colleu définit trois fonctions de la monnaie : elle est à la fois moyen d’échange et de paiement, unité de compte et réserve de valeur.
« Pendant les siècles passés, l’or et l’argent se sont échangé sur la base de leur poids, certifié par les autorités ayant pouvoir de battre la monnaie ».

•    L’avènement de la monnaie papier
Apparue sous forme de bons émis par les banques privées, la monnaie papier visait à faciliter les échanges commerciaux et limiter la circulation des pièces afin d’éviter les vols. Le développement des banques a permis celui des monnaies papiers et celui du crédit. L’introduction coercitive des billets de banque est en fait la véritable cause de la crise financière.

L’or qui servait à financer les guerres, manquaient cruellement à l’Europe du début du 20e siècle. En légalisant les  billets de banque dès 1909, la France et l’Allemagne ont permis de financer la guerre que les deux pays se sont livrés par le crédit et la monétisation de la dette, autrement dit sous forme de monnaie papier. En forçant les administrés à accepter la dette comme monnaie (papier), les deux puissances guerrières ont ouvert le pas au reste du monde et introduit de ce fait le ver dans la pomme. La façon dont le dollar a petit à petit détrôné l’or pour s’imposer comme monnaie de réserve mondiale est tout aussi sournoise. L’Histoire ne dit jamais très clairement comment les Etats-Unis ont par tous les moyens réussi à imposer la suprématie du billet vert. Mais pour combien de temps ?

•    Comment le dollar a détrôné l’or
Voici comment en 4 étapes, le dollar a indiciblement établi sa souveraineté :
- Jusqu’en 1870, le règlement des échanges commerciaux mondiaux sont basés sur l’or et l’argent.
- Jusqu’en 1931, les monnaies sont convertibles en or, c’est la mise en place du système étalon-or.
- En 1946, les accords de Bretton Woods décident du futur sort du système monétaire et signent le système étalon-change-or : c’est le début de la suprématie du dollar : toutes les devises internationales sont convertibles en dollar (devaient s’aligner dessus) qui est lui-même indexé sur l’or et convertible en or.
- En 1971, le dollar n’est plus convertible en or, la cotation de l’or est libre puis en 1973, les devises s’échanges selon un système de change flottant.

Le Général de Gaulle dénonce, lors de sa célèbre conférence de 1965, le système de dette que les Etats-Unis sont en train d’instaurer. Sachant que les réserves d’or fédérales étaient en train de s’amenuiser, celui-ci savait que les américains mettraient tôt ou tard fin aux accords de Bretton Woods. En plein mois d’août 1971, Nixon y met fin, en effet, lors d’une simple apparition télévisée. En 1976, les accords de Kingston (Jamaïque) confirment officiellement l’abandon du rôle légal international de l’or.

2. Crépuscule de l’idole de papier vert

C’est un secret de polichinelle : la dette des Etats-Unisest astronomique et a de quoi donner le vertige. Le 15 novembre 2011 le niveau de la dette publique américaine atteignait 15 033,6 milliards de dollars et malgré cela, les agences de notation pensent toujours que l’économie, pourtant fragilisée, des Etats-Unis est tout à fait capable de la rembourser, donc aucune dégradation en vue, quel optimisme ! Comme le général de Gaulle l’avait pressenti, « les déficits, que présentent à leur profit de nombreux états, la balance américaine des paiements, amène les Etats-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger ».

L'idole de papier vert

La politique hyper-inflationniste des Etats-Unis vise à faciliter les exportations ; or en faisant « tourner la planche à billets », les Etats-Unis dévaluent leur dollar et comme tout ce qui est rare est cher… Depuis 2006 d’ailleurs, impossible de connaître la masse monétaire émise par les Etats-Unis… Il y a donc bien longtemps que la valeur du dollar n’est plus connectée à sa masse émise réelle.

L’inflation à court terme semble fonctionner puisque le pays exporte, mais de plus en plus de pays, la Chine en premier, cherchent à se débarrasser des fameux bons du Trésor américains… pour l’échanger contre de l’or. On revient donc aux valeurs sûres.  Des pays, dont la monnaie officielle était le dollar, monnaie « for all seasons », s’en détournent pour créer leur propre devise, le cachet du dollar ne faisant plus foi. Non, certaines banques centrales ne veulent plus de balances-dollars. Depuis 2008, de nombreux placements en dollars (comme les subprimes) se sont considérablement dégradés, entraînant un manque de confiance dans la monnaie de change internationale suprême.

Pour reprendre un excellent article de Pascal Ordonneau du Cercle des Echos, « le marché du dollar est un lieu de convergence d’une masse considérable de capitaux avec une variété exceptionnelle d’intervenants et de stratégies d’investissements » ; il est donc très difficile de « dédollariser » l’économie mondiale, mais avec le yuan qui tente de s’imposer, le dollar devient de plus en plus une monnaie de singe.

Selon l’historien Paul Kennedy, le dollar pourrait bientôt ne plus être « qu’une des trois monnaies de réserve mondiale », avec l’euro et le renminbi.

3. La Chine, colosse aux pieds d’argile ?

Le XXIe siècle pourrait être celui des grandes batailles commerciales. Avec un taux de croissance insolent de 10% (bien qu’un peu gonflé), la Chine est en train de changer la donne. En quelques années seulement, le PIB chinois risque de détrôner celui des Etats-Unis et passer ainsi en 1e position. Forte de sa position, « Pékin souhaite que le renminbi (“l’argent du peuple”) soit une monnaie reconnue et largement utilisée dans les échanges », peut-on lire dans le billet du trader et fait tout pour accélérer l’internationalisation du renminbi. Le 18 novembre dernier, la Banque Centrale de Chine a signé de façon tout à fait inaperçue un accord avec la Banque centrale d’Autriche autorisant cette dernière à réaliser des placements en renminbi. Le but : que le renminbi devienne lui aussi une monnaie de réserve internationale. D’ailleurs d’ici 3 ans, le yuan pourrait bien devenir la 3e monnaie pour le commerce international selon un communiqué de HSBC. Comme la Chine détient de colossales réserves de dollars sous formes de bons du trésor notamment, elle encourage l’utilisation du yuan pour ses échanges commerciaux afin d’atténuer son exposition aux fluctuations du dollar.

« Nous prédisons que dans trois ans, les règlements du commerce transfrontalier en yuans représenteront un tiers du total des exportations et des importations chinoises, pour un total compris entre 1.500 et 2.000 milliards de dollars par an », a déclaré l’économiste chinois Qu Hongbin, en juillet dernier.

Déjà leader sur de nombreux indices économiques, la Chine accuse cependant des réserves d’or faibles (1 054 tonnes) par rapport aux Etats-Unis qui en comptent 8 133 tonnes.

4. La 3e guerre mondiale sera économique

En août dernier, la Chine réclame une nouvelle monnaie de réserve, s’attaquant à la suprématie du dollar. En octobre, les Etats-Unis riposte, accusant la Chine de fausser ses échanges commerciaux, de dévaluer artificiellement sa monnaie pour faciliter ses exportations. Quand les Etats-Unis reprochent à la Chine de manipuler les taux de change pour rendre les exportations plus compétitives (ce qui a contribué à aggraver l’économie mondiale, notamment en Europe), Pékin rétorque aux Etats-Unis  qu’ils « ne savent pas gérer leur économie » et que c’est la Chine qui tire à elle seule l’économie mondiale. Bisque bique rage ! Est-ce une guerre de pantomimes que se livrent les deux puissances économiques pour imposer au final la suprématie du système monétaire ? Car en douce, le président Obama fait tout pour relancer l’accord trans-pacifique.

Quoiqu’il en soit, au final, à aucun moment aucune monnaie mondiale n’a réussi à s’imposer, sauf l’or et sous certaines conditions. Mais l’or n’est-il pas trop rare pour satisfaire les besoins du commerce et de l’industrie ?

5. Il n’y aura qu’un survivant : l’or

Plus la dette souveraine va s’accroître, plus les monnaies vont être dévaluées, entraînant une hausse naturelle du cours de l’or. C’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer. Pour éviter un cataclysme économique, il faudrait que le système monétaire mondial soit basé une un panier de devises internationales dont une partie or, et que le métal jaune soit réintroduit dans l’économie de marché avec son système de compensation, le marché des effets réels, idée chère à Antal Fekete (économiste auteur du livre « Le retour au standard or »).
En 1909, le commerce mondial était financé par des Effets Réels, lettres de crédit payables à échéance, en pièces d’or. Ces Real Bills étaient le fond de roulement qui servait au paiement des salaires. Ce système très liquide était le meilleur actif qu’une banque commerciale pouvait avoir.

Par ailleurs, l’or serait « la monnaie ultime » selon Rick Santelli (éditeur de CNBC), « dans la mesure où il n’est aucunement vulnérable aux politiques engagées par les banques centrales ».
L’histoire a prouvé que la vie d’une monnaie papier était toujours courte, alors que l’or est une monnaie depuis le 6e siècle avant notre ère, cela donne à réfléchir.

L’or fait le bonheur des uns et le malheur des autres

Lundi, novembre 28th, 2011

La semaine passée a été riche en évènements sur l’or : bons pour les uns avec la découverte de ce trésor par un ouvrier dans la maison de Diderot et mauvais pour les autres, avec le décès de ce bijoutier, pour une poignée d’or…

De l’or quelle aubaine !
2000 pièces d’or et d’argent datant des XVIIIème et XIXème siècles ont été découvertes début novembre par un ouvrier qui effectuait des travaux dans la maison du philosophe Diderot, futur musée consacré au siècle des Lumières à Langres. Comme le prévoit le Code pénal, la moitié du trésor revient au « créateur » de trésor (le découvreur) et l’autre à la ville de Langres, propriétaire des murs. L’ouvrier a découvert un sac en toile rempli de pièces, derrière une boiserie vermoulue. Les 1633 pièces d’argent représentent à elles seules 41 kilos et les 319 pièces d’or 1,4 kilo. Le tout est estimé à 90 000 euros, une belle trouvaille au niveau épargne et numismatique !

Dans le monde de l’or, il n’y a pas de petit gain. Aujourd’hui c’est une amie à qui il est arrivé une mésaventure bien sympathique ! Ce matin, au bureau de tabac, la commerçante lui demande si elle n’a pas une pièce de 20 centimes d’euros pour l’appoint. Et que sort-elle de son porte-monnaie ? Un Louis d’or ! Que faisait-il là ? Elle s’était fait refourguer le Louis d’or par un autre commerçant (chauffeur de bus ou supermarché, elle ne sait pas) qui avait dû lui-même se le faire refourguer par un client tête de linotte. Je lui ai demandé plus de précisions, il s’agit bien d’une 20 Francs Coq Marianne de 1909, de 6,5 g en très bon état, avec la tête de Marianne couronnée d’une branche de laurier sur l’avers et la valeur faciale (20 francs) sur le revers, avec le coq debout sur la gauche. De 20 centimes d’euros (qui valent en réalité moins que ça) à 300 euros d’une Marianne coq qui en réalité va continuer de prendre de la valeur ces cinq prochaines années, la plus-value est belle ! Et comme mon amie sait que le cours des pièces va continuer de grimper, elle a un très bon réflexe : elle va le garder.

Pour d’autres c’est la tragédie…
Deux faits divers ont ponctué la semaine passée. A Versailles, c’est une personne âgée qui s’est vue subtiliser pour 300 000 euros de pièces en or, par un plombier et un policier factices. On ne le dira jamais assez sur l’Or et l’argent : il est très risqué de détenir des pièces d’or chez soi, surtout avec un montant pareil ! Heureusement, il n’est rien arrivé de plus grave à la vieille dame qui a juste été spoliée.

Mais parfois le fait divers tourne au drame. Avec une multiplication par 5 de sa valeur au cours des 10 dernières années, l’or attire de plus en plus de convoitises, jusqu’à la mort. Samedi 26, un bijoutier a été froidement abattu samedi dernier par des malfaiteurs, pour une poignée de bijoux. Le braquage est hélas un des corolaires de la hausse du cours de l’or.

A Lyon, c’est une malheureuse aventure, somme toute moins grave, qui est arrivée à un commerçant qui participait à une bourse numismatique dans une école à Lyon. Exposée dans un simple plateau sans aucune protection, ses pièces en or, d’un montant de 30 000 euros ont tout bonnement été subtilisées…

L’or, un placement qui (r)assure – Un livre de Jean-François FAURE, préfacé par Simone WAPLER

Vendredi, novembre 25th, 2011

L’OR ! Son nom seul fait rêver. Mais à l’heure de la mondialisation et surtout de la dématérialisation des transactions financières (grâce à Internet notamment), quel est intérêt d’acheter de l’or ?

Utilisé par toutes les civilisations depuis 6000 ans, l’or reste pourtant étonnamment d’actualité, et nombre d’analystes de l’économie le considèrent toujours comme le placement refuge par excellence, le seul visiblement capable d’assurer la sécurité de votre patrimoine en temps de crise, justement.

Par conséquent, la question n’est pas de savoir s’il faut ou pas acheter de l’or. La vraie question consiste plutôt à se demander quel or il faut acquérir (car il en existe de nombreuses « catégories » ) et surtout comment.

Ce livre va vous faire découvrir le formidable potentiel de l’or pour les années à venir et vous apprendre à faire les meilleurs choix d’investissement en la matière. Vous y apprendrez également pourquoi et comment les pièces d’or peuvent devenir le meilleur support pour vos placements dans le métal précieux, vous garantissant le maximum de souplesse et disposant d’un formidable effet de levier prêt à se déclencher au moment où vous en avez le plus besoin : lors d’une crise.

Lire la préface de Simone Wapler

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Rachat de bijoux en or : méfiez-vous

Vendredi, novembre 25th, 2011

Rachat à des taux hasardeux, matraquage publicitaire, le commerce des bijoux en or est l’objet de bien des convoitises, occasionnant des pratiques parfois peu recommandables. Méfiez-vous si vous êtes sollicités par ces officines qui vous promettent de faire fortune en rachetant vos bijoux !

Les bijoux en or sont devenus un signe extérieur de richesse risqué écrivait-on sur le blog de l’Or et l’Argent il y a peu. Mais au-delà de ces braquages, le précieux métal occasionne aussi un commerce très lucratif et peu encadré par la loi, laissant un boulevard aux dérives.

Qui n’a jamais reçu dans sa boite aux lettres, lu dans un magasine ou vu à la télévision une publicité vous proposant de racheter vos bijoux en or ? Un véritable matraquage publicitaire ! Sans compter les spams, de plus en plus nombreux. Si vous souhaitez revendre vos bijoux, vérifiez au préalable le cours de l’or. Car certains racheteurs n’en tiennent pas compte ou revoient à la baisse le cours de l’or, pour vous proposer une estimation bien en-deçà de la valeur réelle de vos bijoux.

Bijoux en or versus lingots et pièces d’or

Les bijoux en or ont cet autre désavantage qu’ils ne représentent pas un bon investissement. Préférez aux bijoux en or et pièces précieuses l’achat de pièces en or. Les bijoux en or se démodent vite et souvent surévalués à la vente (avec la griffe du créateur). Les pièces d’or, grâce à la conjugaison de la valeur spot et de la prime, vous assurent une épargne stable et bénéficient d’une reconnaissance universelle, comme les Krugerrand, le Souverain Britannique ou le Napoléon français. A lire : Les meilleures pièces d’or de placement. AuCOFFRE.com ne vend pas de bijoux, mais des pièces certifiées et authentifiées par des experts.

Crédit photo : toufikbobo – Fotolia.com

Le patrimoine des Français peu diversifié dans l’or

Jeudi, novembre 24th, 2011

« Les inégalités de patrimoine se sont creusés en France », indique l’AFP dans un communiqué de ce jour. Et ceux qui sont les mieux lotis se sont constitués un patrimoine majoritairement basé sur l’immobilier. Une répartition inégale et peu diversifiée.

L’écart de patrimoine entre les générations et entre les plus modestes et les mieux dotés s’est encore creusé, en particulier entre 2004 et 2010 : « les 10% les plus riches possèdent à eux seuls la moitié du patrimoine total et ont en moyenne plus de 1 million d’euros chacun. A l’inverse, les 50% les plus pauvres ont en moyenne 30.000 euros. » (Chiffres Insee)

Et parmi ceux qui possèdent la part de patrimoine la plus importante, c’est dans l’immobilier que le placement a été le plus important. Les chiffres sont tout aussi éloquents à ce sujet, ils sont à lire dans l’édition du jour du Direct Bordeaux 7 : « la pierre constitue la majeure partie (62%) du patrimoine des Français. »

Le placement du patrimoine dans un actif peu sécable qu’est l’immobilier est pourtant déconseillé. En cas de crise systémique, votre patrimoine immobilier vous assurera un toit mais pas de quoi manger ! Le placement dans un actif liquide, tel que l’or, est clairement plus sécurisant, puisqu’il est liquide et circule plus facilement sur le marché. L’or a en plus cet avantage d’être accessible à tous les épargnants, quelle que soit la hauteur de leur patrimoine, contrairement à l’immobilier qui nécessite un apport important.

L’Or Ecologique – Le Pérou se met à l’extraction propre de l’or

Jeudi, novembre 24th, 2011

La Colombie avec son Or Vert et le Pérou avec son Or Ecologique souhaitent prêter main forte à l’environnement. Les pays sud-américains commencent à prendre conscience de l’importance de préserver les ressources naturelles. Ainsi, il n’est pas surprenant de constater que ces pays prennent certaines initiatives puisqu’ils représentent le poumon du monde, comme c’est le cas pour la Jungle Amazonienne qui s’étend sur plusieurs pays (la Colombie, le Pérou, Brésil, le Vénézuela, la Bolivie, l’Equateur, le Surinam, la Guyanne Française, la Guyanne). Le Fleuve Amazone la traverse sur une distance similaire à celle de Manhattan à Varsovie. L’ensemble des fleuves européens comptent à eux seuls 200 espèces de poissons tandis que le fleuve Amazone dépasse les 3000 espèces. Etonnant!
Du à l’immensité et l’importance de ce fleuve dans notre écosystème, des personnes comme l’ingénieur Carlos Villachica du Pérou, travaille sur des projets ayant pour objectif de diminuer les dommages que le mercure cause sur la santé et l’environnement.
Ce produit a toujours été utilisé pour extraire l’or, pour le séparer du sable. C’est précisément le dommage causé par ce produit chimique qui a inspiré l’ingénieur Villachica à inventer en 2010 une machine pour extraire le métal sans contaminer l’environnement comme alternative. Cette machine porte le nom ‘Or Ecologique’ (ORO ECO 100V y ORO ECO-100H).
“Cette machine fonctionne avec de l’eau, qui, sous la pression de l’air, forme des bulles. Ces dernières propulsent l’or à la surface. Le mineur se doit d’approvisionner la machine en eau, permettant ainsi de séparer le sable et de le récupérer dans un autre endroit.

La pression de l’air sur l’eau, sous impulsion d’un moteur à essence, complété d’un additif écologique composé d’alcool et de phosphate produisent le même effet que le mercure, séparant ainsi l’or de la terre tout en évitant de contaminer l’environnement”.
L’objectif de cette machine n’est pas uniquement de protéger l’environnement sinon aussi d’améliorer la qualité de vie des mineurs au Pérou, ou du moins, c’est ce que souhaiterait Carlos Villachica, à savoir que les mineurs travaillent moins et gagnent davantage.
Les petites et moyennes entreprises se sont intéressées à ce projet mais hélas les fonds pour pouvoir lancer la production d’une telle machine à grande échelle demeurent insuffisants. C’est le problème auquel se confrontent les inventeurs du Pérou et de toute l’Amérique Latine. Ils ont des idées ingénieuses mais peu d’argent.

Cependant, la Suisse (pour ne pas la citer) s’est intéressée à cette machine et souhaite la mettre en fonctionnement en Mongolie et aux Philippines. Bien que le plus idéal pour son créateur serait de lancer cette machine dans son pays d’origine, afin de réduire les risques que cause l’extraction du mercure dans diverses zones de la jungle (Madre de Dos par exemple). Comme le dit si bien l’expression “Nul n’est prophète en son pays.”

Tour du monde : ces pays qui ont fait faillite

Mercredi, novembre 23rd, 2011

Argentine, Islande, Russie. Ces trois pays ont un point commun : ils ont fait faillites mais s’en sont sortis. Comment ces pays sont sortis de la crise financière ? Les solutions qui ont été trouvées peuvent-elles être appliquées aux pays fragiles de la zone euro et à la France ? C’est ce que nous allons voir dans ce dossier consacré à ce tour du monde des désastres économiques.

Islande, la banqueroute des banques

Un événement somme toute assez récent. C’était il y a trois ans et l’Islande pensait difficilement pouvoir se relever d’une telle épreuve.

Tout a commencé dans les années 2000, lorsque les banques islandaises se sont noyées dans une politique d’endettement. En 2008, alors que la première crise financière mondiale éclate, les trois principales banques, compte tenu des risques pris, sont touchées de plein fouet. Le montant des dettes contractées est alors largement supérieur au PIB de l’Islande et la couronne islandaise devient la monnaie la plus surévaluée du monde. Les Islandais ont eux aussi massivement emprunté, entrainant une inflation dans le pays et des taux d’intérêt élevés. La dette des banques est si disproportionnée par rapport à la richesse du pays que l’Etat ne peut garantir de nouveaux emprunts pour le remboursement de la dette. Les créditeurs exigent des paiements de la part des banques qui ne peuvent plus emprunter. Résultat : les banques déposent le bilan.

La solution trouvée pour sortir de cette crise ? Les banques ont été nationalisées, le gouvernement a fait appel au Fond Monétaire International qui lui a accordé une aide de 2,25 milliards de dollars et a multiplié les mesures d’austérité. Mais la mesure la plus importante du pays a été de se baser à nouveau, comme avant, sur son économie réelle. Fini la pêche sur les marchés boursiers !

Aujourd’hui l’économie du pays semble rétablie malgré le climat économique international morose, avec une croissance de 2,5% pour la première moitié de cette année 2011. C’est déjà mieux qu’en France !

Argentine, lorsque les portes des banques se sont fermées

Entre 1998 et 2002, la crise éclate en Argentine, la situation économique et sociale empire de jour en jour. L’origine de cette crise ? Une déflation sévère du peso argentin due à la déflation du real brésilien et à l’inflation du dollar US. Les exportations sont alors bloquées, le dollar ne rentre plus suffisamment dans le pays provoquant une réduction de la circulation monétaire. Les importations brésiliennes envahissent le marché. Les salaires sont réduits, le chômage augmente. L’économie argentine est paralysée.

A ce stade, la solution proposée par l’Etat argentin est d’émettre des reconnaissances de dette. Appelées LECOP, elles servent de moyen paiement et circulent au même titre que la monnaie fiduciaire. Le gouvernement décide également d’adosser le peso à un panier de monnaies, au lieu du seul Dollar US, pour stabiliser le commerce extérieur.

L’acmé de la crise argentine se situe en 2001 lorsque le gouvernement, pour endiguer la fuite des capitaux et la crise des liquidités, limite les retraits bancaires à 250 pesos par semaine et interdit tout transfert d’argent vers l’extérieur. Les Argentins trouveront même leurs banques portes closes pendant plusieurs jours, leur interdisant l’accès à leur épargne, le change de leurs pesos en dollars et le retrait de leur argent.

En 2002, l’Argentine décide alors de faire défaut sur sa dette et de dévaluer fortement sa monnaie pour retrouver une compétitivité. Aujourd’hui, la croissance est repartie, elle dépasse même les 7% par an, ce qui a valu à la présidente argentine, Cristina Kirchner, d’être réélue, le 23 octobre dernier, après un raz-de-marée électoral.

Selon un article du Monde : « La consommation est en plein essor, avec 4 % d’augmentation par an, et le taux de chômage dépasse à peine 7 %. La croissance a été de 8 % en moyenne depuis 2003, à l’exception de 2009. L’Argentine bénéficie en outre de l’envolée des prix des matières premières, notamment du soja, dont elle est le troisième exportateur mondial.

La Russie et les GKO

Depuis 1991, la Russie n’était pas au mieux de sa forme avec une balance commerciale négative et l’augmentation de ses déficits due à des recettes fiscales insuffisantes. La Russie émet alors des titres publics en roubles sur des échéances de trois mois, ce sont les GKO, abréviation de Gosudarstvennoe Kratkosrochnoe Obyazatelstvo. Le serpent se mord alors la queue : plus le déficit se creuse et plus l’Etat émet des GKO, le remboursement de ces derniers nécessitant l’émission de nouveaux GKO. La dette publique explose, l’état n’est plus solvable, et les liquidités se raréfient. On assiste alors à la dévaluation du rouble et à un défaut de la dette russe.

La solution adoptée par l’Etat : le rachat par la Banque Centrale russe de ces titres (c’est ce qu’on appelle la monétisation de la dette publique) et un plan de sauvetage du FMI d’un montant de 4,8 milliards de dollars US. Mais cela ne suffira pas, 80% des encours ne seront pas remboursés, le reste le sera avec une décote de 90%.

Pour la Russie, cette crise a été en un sens positive, puisque, avec l’aide du FMI, elle a permis au pays de redevenir compétitif et de relancer sa croissance. L’Agence russe d’information internationale RIA Novosti titrait même il y a peu La Russie peut faire face à toute crise économique.

Pourquoi la Grèce est menacée d’une faillite similaire à celles de la Russie, l’Argentine et l’Islande ?

La situation de la Grèce n’est pas très éloignée de celle de l’Argentine dans les années 90. Le pays est en déficit fiscal, connaît un déficit des balances de paiement, une récession et une dette grandissante. L’Euro ne permet pas à la Grèce d’avoir recours à la dévaluation, tout comme le dollar ne le permettait pas à l’Argentine en 2001.

Si l’on s’inspire de l’histoire économique de l’Islande, l’Argentine et la Russie, un défaut de la dette pourrait être envisagé, d’autant plus que la dette est détenue principalement par les banques et en euros et non par des investisseurs étrangers. Mais en aucun cas, de nouveaux prêts et les politiques d’austérité, politique actuellement proposée aux grecs, ne sortiront le pays de la crise. Ces politiques ne font qu’augmenter le chômage, réduire les recettes fiscales et ne permettent pas de relancer l’économie. Il faudrait un véritable plan de relance pour cela, qui comprendrait un soutien de l’emploi, au pouvoir d’achat et aux investissements.

L’autre solution serait une sortie de l’euro, de la même façon que l’Argentine a stoppé la convertibilité peso-dollar. Une solution qui serait dommageable pour la Grèce, et surtout pour les autres pays européens. Une sortie de la Grèce de la zone euro serait lourde de conséquence pour la l’Italie et la France, déjà très mal en point. C’est le scénario du château de carte. Si des mesures radicales ne sont pas prises pour la Grèce, l’Euro pourrait bien ne plus valoir un rouble et la crise systémique qui se profile en Europe deviendrait difficilement évitable.

Quand la monnaie papier ne vaut plus rien

Ce que l’on retient de la faillite de ces trois états, c’est aussi la fragilité des monnaies papiers qui ne reposent sur rien, si ce n’est la confiance que lui accordent les États. En cas de crise, ces monnaies, et l’épargne des citoyens par la même occasion, perdent totalement leurs valeurs. Cette fragilité est inhérente aux monnaies depuis qu’elles ne reposent plus sur l’or. De même que les Etats n’ont pas suffisamment de réserves d’or pour maintenir l’économie des pays sur la voie de la stabilité en cas de faillite.

Ce qu’il faudrait pour éviter le pire, c’est une nouvelle devise de réserve mondiale. C’est ce qu’explique le LEAP dans le numéro de 4 de son Magazine d’Anticipation Politique, daté de novembre 2011. Cette devise de réserve mondiale s’adosserait notamment à l’or, et plus uniquement au dollar comme c’est aujourd’hui le cas. Autres priorités mises en avant le Magazine : la mise sous tutelle publique partielle ou totale des banques et la mise en place d’infrastructures publiques, à l’échelle mondiale. Des décisions globales et mondiales pour garantir aux États une relative sécurité économique.

A la moindre baisse, on condamne l’or

Mercredi, novembre 23rd, 2011

Les lundis noirs qui s’enchaînent. G20, changements de gouvernements en Europe, mesures d’austérité partout en Europe… Rien ne semble rassurer les marchés, au plus bas cette semaine. Presque tous les cours sont en baisse, l’or y compris, enregistrant une baisse semblable à celle de septembre dernier. Une baisse tout à fait normale dans un marché haussier, qui n’est que passagère. Car si l’or est condamné, c’est bien à la hausse.

L’or, plus une valeur refuge ?
« L’or n’est plus une valeur refuge », titrait de façon provocante le Monde le 28 septembre dernier.
Les investisseurs, incorrigibles optimistes, ont tendance à se ruer sur le dollar et à délaisser l’or dès que le billet vert s’enflamme un peu, ce qui est le cas en ce moment avec l’euro défaillant. Le cours du dollar est en effet resté stable contre le yen lundi dernier, avec un dollar qui s’échangeait à 76,98 (+ 0,08 %). En outre, l’or sert de réserve pour avoir du cash en dollars, afin de payer en liquidités des garanties de plus en plus exigeantes.  

Or rien n’est moins sûr que le dollar actuellement, que les Etats-Unis s’efforcent de dévaluer, à la fois pour relancer la consommation et faciliter l’exportation. Il suffit de voir la somme des facteurs sociaux qui ne cessent de s’aggraver : pauvreté, chômage, manque de perspective pour la jeunesse, perte de domicile…

Les experts tablent sur une once à 11 000$

La désaffection pour le métal précieux n’est donc que passagère. Avec un système monétaire mondial vacillant (et ça sera le cas tant qu’une nouvelle devise de réserve mondiale ne sera pas créée), le cours de l’or va continuer de caracoler vers le haut jusqu’à atteindre un seuil technique d’avant bulle. Pour le moment, la valeur de l’or n’est ni gonflée, ni surestimée. Elle le serait en avoisinant les 5000$ et il y a encore de la marge. James Turk, fondateur et président de GoldMoney.com et co-auteur de » The Collapse of the Dollar » table même sur l’once d’or à 11 000$, sa valeur avant que la bulle n’explose. (Lien vers l’essai de James Turk en anglais).

La dynamique baissière de l’or s’explique plus par un relèvement des « appels de marge » (montants dont les investisseurs doivent disposer en garantie, pour chaque position sur un contrat à terme sur l’or) que par une réelle désaffection des investisseurs. Ce relèvement des appels de marge permet justement à ces mêmes investisseurs de compenser les pertes des actions en portefeuille.

Malgré cette consolidation passagère – et il y en aura d’autres – l’or reste la valeur refuge ultime par excellence !

Le « AAA » de la France gravement menacé

Mardi, novembre 22nd, 2011

Le triple A pourrait  être retiré à la France, a annoncé hier l’agence de notation Moody’s. La hausse des taux d’intérêt, corollaire de l’éventuelle perte du AAA, est déjà perceptible et, irrémédiablement, les cours de la bourse sont à la baisse, notamment celui de l’or. C’est encore le bon moment d’acheter !

L’agence Moody’s a envoyé un message d’avertissement à la France hier, lundi 21 novembre : sa note « AAA » est une fois de plus sous haute surveillance. Cette menace intervient alors que la dette souveraine de la France continue de s’envoler, que les taux d’intérêt sont en hausse, les perspectives de croissance bien mornes et que le projet de budget pour 2012 ne suffit pas à rassurer les marchés.

Le ministre français de l’économie, François Baroin, dans ses déclarations ce jour, s’est voulu très optimiste quand au respect des objectifs et des engagements fixés par le gouvernement pour conserver la note de la France. Nicolas Sarkozy a même fait du maintien du triple A sa priorité et un argument de campagne pour 2012 . Mais pas sûr que cela suffise à rassurer les marchés.

Hier, l’annonce de Moody’s a immédiatement provoqué une baisse des actions sur les marchés. Le CAC 40 a chuté de plus de 3% et aucune valeur n’a été épargnée ! Cette baisse était accentuée par les questions sur la réduction du déficit débattues par les parlementaires américaines ce même jour.

Quelles conséquences si la France perd son triple A, le « trésor national de la France » ?

Les conséquences que l’on perçoit aujourd’hui alors que le doute plane sur la conservation du triple A, serait démultipliées en cas de perte effective de la sacro-sainte note. Les taux d’intérêt des emprunts ne manqueraient pas de grimper, alors qu’ils atteignent déjà un niveau inquiétant, plus de deux fois supérieur à celui de l’Allemagne. Les emprunts pour le remboursement de la dette souveraine reviendraient alors plus chers à la France. C’est le serpent qui se mord la queue !

Les Français pourraient aussi ressentir cette baisse de la note très directement. Premières conséquences probables : la hausse des taux d’intérêt sur les achats immobiliers et un accès plus limité aux crédits bancaires. Les collectivités pourraient aussi souffrir de la perte du triple A, provoquant la hausse des taxes et des impôts.

C’est le moment d’acheter !

Dans ce contexte de recul des actions qui a suivi l’annonce de Moody’s, il devient intéressant d’acheter des actions. L’or papier, notamment, a perdu 1,19% de sa valeur. Il était échangé hier à 1 704.65 USD l’once à la clôture du marché des changes asiatique.

Toutefois, dans ces périodes d’instabilité, l’or physique reste encore la meilleure solution pour placer son argent et sécuriser son épargne.

L’Or et l’Argent est maintenant un magazine papier. Une première en France. En vente en kiosque.

Mardi, novembre 22nd, 2011

Couverture de l'Or et l'Argent - Le mag.

L’Or et l’Argent arrive dans les kiosques. Un magazine totalement dédié à l’Or et à l’épargne de crise. C’est une nouveauté en France qui reflète une certitude : l’Or, le flic des monnaies, n’est pas mort et semble même promis à un très bel avenir.

Vous avez souscrit une assurance vie, vous souhaitez investir dans l’immobilier ou possédez déjà quelques actifs… Mais avez-vous songé à placer une partie de votre patrimoine dans l’or, en toute sécurité ?

L’or est un placement alternatif qui, à bien des égards, s’avère la meilleure assurance pour votre patrimoine en temps de crise, lorsque la confiance dans le système financier s’effondre en même temps que les marchés boursiers.

Un placement sûr qui peut être à la fois lucratif. Parce que mal connu, marginalisé, le marché de l’or a longtemps été controversé et fait l’objet de critiques de la part de ses détracteurs tels que l’économiste ploutocratique John Meynard Keynes, pour qui l’or est un « dogme désuet », ou Franklin Roosevelt, qui traite l’or de « vieux fétiche ».

A l’époque, les quantités d’or disponibles ne paraissent pas répondre aux besoins économiques. Alors on tente de le mettre au ban de l’économie.

Pourtant, l’or a de tous temps fait ses preuves et a toujours constitué une monnaie d’échange universelle, une valeur refuge en cas d’instabilité économique. Ce n’est pas par hasard que l’or fascine, qu’il est le symbole de la richesse par excellence et qu’il effectue un retour en force depuis 2009.

Non, l’or n’est vraiment pas un métal comme les autres. On peut citer également l’aspect tangible et inaltérable de l’or. La meilleure comparaison pour imager la constance et l’immuabilité de l’or est celle donnée par Timothy S. Green, auteur de « Le Monde de l’Or » : « Si vous produisez du jus d’orange, vous le buvez et puis c’est terminé. De même si vous produisez n’importe quelle denrée alimentaire, vous la consommez et c’est tout. L’or, lui, du moins tout l’or potentiellement extrait, persiste. D’année en année, la demande constante en or excède les nouveaux arrivages en provenance des mines. D’une certaine manière, cela constitue une bonne raison d’être exploitant de mine d’or aujourd’hui, il y a une demande constante pour votre produit. »

De par ses particularités, sa fonction protectrice et régulatrice et son potentiel, au fil des numéros, nous verrons pourquoi l’or constitue plus que jamais le meilleur placement alternatif qui soit.

Courrez l’acheter en kiosque dès le 23 novembre sur Paris et 24/25 novembre en province (et si vous ne l’y trouvez pas, contactez-nous).

Bonne lecture !

Le Musée de l’or de Bogota

Lundi, novembre 21st, 2011

Le musée de l’Or de Bogota est un des plus prestigieux au monde et le plus important de toute la Colombie. Il fut créé en 1939 quand la Banque fit l’acquisition d’une pièce extraordinaire : le Poporo Quimbaya, à base de chaux et tumbaga.

Poporo quimbaya

Le Poporo quimbaya, pièce d’art précolombien de l’époque classique Quimbaya. Il fut à l’origine des collections du Musée de l’or.

En 1940, la première exposition eut lieu dans la salle de réunions de la Banque; en 1947, un salon lui était dédié afin que des invités spéciaux puissent visiter et, ce n’est qu’en 1959 que le musée ouvrit ses portes au public en général.

Le projet architectural et muséographique de la rénovation et l’extensión du musée ont été conçus en deux étapes : la première portait sur la construction d’un nouveau bâtiment, exclusif au Musée de l’Or de Bogota, inauguré en 1968 dans le Parque de Santander. Ce bâtiment remporta le Prix National d’Architecture en 1970.

La seconde étape consistait à rénover le bâtiment de 1968 et son raccordement au nouvel édifice. A la fin des années 1990, les exigences émises par le Musée de l’Or de Bogota de la Banque de la République étaient analysées quant aux projets à venir concernant sa collection. C’est ainsi qu’après une dizaine d’années de travaux et l’injection de quelques 20 millions de dollars, le musée fut agrandi et rénové en Octobre 2008.
Dans ce nouvel espace, nous y retrouvons l’histoire de l’or et d’autres métaux émanant des cultures préhispaniques de l’actuel territoire colombien. Nous y verrons la collection d’orfèvrerie préhispanique la plus importante au monde, comptant environ trente-quatre milles pièces d’or et de tumbaga, correspondant aux différentes cultures indigènes de Colombie, telles que Calima, Muisca, Nariño, Quimbaya, Zenú, Tairona, San Agustín, Tierradentro et Tolima, entre autres.

Trompette de la culture Calima

Trompette de la culture Calima : celle-ci fut initialement taillée dans deux os probablement humains puis ensuite plaquée en deux sections de fines couches d’or.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "