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Cette fois on va faire quelque chose… Le Contrarien – Matin du 30 juillet 2012

Le Contrarien Mati du 30 juillet 2012

Le temps qu’il nous reste.

Mes chères Contrariées, mes chers Contrariens,  Le gagnant du super concours de charades économiques d’aujourd’hui est donc Hervé Bourgeois, à qui nous avons le plaisir d’offrir un abonnement gratuit au Contrarien Matin qui est lui-même gratuit! ! Je suis navré, nous n’avons pas encore de teeshirt ou de casquette « made in china », avec notre logo, mais qui sait . . . le succès venant nous pourrons sans doute nous aussi délocaliser ou même utiliser des robots.

Justement hier, il y avait une émission sur la chaîne « Public Sénat ». C’était un débat sur la robotique. Le présentateur, demande à un spécialiste expert et vendeur de robots si les robots vont faire perdre de l’emploi . . . sa réponse fût non, bien sûr !  J’aurai demandé à un poissonnier vendeur de poissons avariés si son poisson (avarié) était frais :  « Bien sûr qu’il est frais ! m’aurait-il demandé. Par ici la monnaie X  »

Bref il faudra que je vous parle de la révolution robotique qui nous fera définitivement perdre la bataille de l’emploi.

Revenons à la charade de notre Camarade Contrarien Hervé Bourgeois.

Mon premier est un jeu célèbre,

Je dors dans mon deuxième,

Mon troisième sert d’ingrédient à la potion magique d’un célèbre druide gaulois.

Mon tout est un personnage connu à défaut d’être vraiment célèbre!  Je suis. . . . je suis. . . Mario Draps Gui, Mario Draghi !

Merci à Hervé, et pour nos aoutiens qui vont partir devoir de vacances obligatoires et envoi de charades ou de calembours à la rentrée.  Maintenant passons à l’actualité encore riche du week-end et aux choses sérieuses qui nous occupent. Trêve de divertissement.

Les Allemands pensent qu’ils seraient mieux sans l’euro.

C’est la grande nouvelle du week-end.

Si tout le monde veut sauver l’euro, enfin tout le monde, au niveau des grands chefs des pays européens, en ce qui concerne les peuples les choses sont légèrement différentes.

C’est ainsi que l’on apprend qu’une majorité d’Allemands pense que leur pays serait en meilleure situation sans l’euro, selon un sondage paru dimanche. Il est vrai que le ministre de l’Economie continue à faire part de ses doutes sur le maintien de la Grèce dans la zone euro. Cela n’aide pas.  Selon l’hebdomadaire Bild am Sonntag, 51% des Allemands pensent que l’économie de la première puissance européenne serait dans une meilleure situation sans l’euro et les « bras cassés » qui composent l’union monétaire, contre 29% qui pensent que la situation serait pire.  Quant au sort de la Grèce 71% de nos amis germains souhaitent que la Grèce sorte de la zone euro si elle ne tient pas ses promesses d’austérité . . . Cela va être difficile.

Le ministre allemand de l’Economie Philipp Roesler (toujours) qui décidément a une âme de Contrarien estime qu’il y a « des doutes considérables sur le fait que la Grèce tienne ses promesses de réformes ». . . Cela n’aide pas.

Et de continuer notre cher ministre allemand (qui est l’un des seuls officiels dont les propos restent encore crédibles) « la mise en œuvre est hésitante ».  Aucune administration fiscale fonctionnelle n’a encore été mise en place. En outre, il n’y a eu pratiquement aucune avancée dans la privatisation des biens publics promise, « .  Pour rajouter un peu d’ambiance et de piment, il conclut en affirmant que « si la Grèce ne remplit pas ses obligations, il n’y aura plus d’argent. Le pays sera alors insolvable ». . .

Cela n’est pas gagné en Grèce, mais alors pas du tout !  Mais, pour remonter le moral des troupes (c’est-à dire les mougeons), Rome a promis, avec Berlin et Paris, de tout faire « pour protéger la zone euro ».  Cela arrive après les déclarations de Mario Draghi (le type de notre charade du jour accessoirement Gouverneur de la BCE) qui avait dit que lui aussi ferait tout le nécessaire et qu’il fallait bien être conscient que ce « serait assez ».

Tout cela laisse une impression de déjà-vu.

Tout le monde est d’accord pour faire tout ce qu’il faut, mais dès qu’il faut concrètement le faire, plus personne n’est joignable et les choses se délitent.

Tout le monde sait ce qu’il faut faire. Imprimer des billets en masse pour éloigner tout spectre d’insolvabilité. Cela aura comme dégât collatéral une inflation plus ou moins incontrôlée. Cela fait cinq ans que les allemands refusent cette solution. Pourquoi l’accepteraient-ils maintenant? Cela n’a pas grand sens.  Là encore je suis rassuré, soyez informé qu’une rencontre des deux dirigeants (allemand et italien) à Berlin est prévue dans la deuxième moitié du mois d’août, à l’initiative de Mme Merquelle (ce qui est le calembour du jour proposé par Maxime B. qui remporte lui aussi un abonnement au Contrarien Matin qui je le rappelle est gratuit! ! Merci à Maxime !  Finalement toutes ces déclarations restent des déclarations de principe, sur lesquelles on ne peut qu’être d’accord.

La zone euro prépare une intervention rapide.

Pour que nos petits mougeons passent de bonnes vacances à Palavas les flots au camping municipal (j’adore le camping mais plutôt ailleurs qu’en Méditerranée au moins d’août), nos grands Vizirs veillent et justement ils ont décidé de sortir l’artillerie lourde. Attention. On « FERA-TOUT-CE-QUI –EST -NECESSAIRE ».

Le FESF n’a encore jamais été utilisé pour racheter de la dette sur les marchés. Il peut agir en théorie sur le marché primaire ou secondaire. Peu importe qu’il y est statut bancaire ou pas, que ce soit pour le FESF ou le MES. L’idée, c’est qu’au bout du bout, la BCE devra imprimer des euros, les mettre dans ce fonds, qui pourra alors acheter de la dette primaire, secondaire ou tertiaire peu importe. I l faut que la Banque Centrale imprime des billets pour racheter de la dette, ce qui veut dire, vous l’aurez compris, que la BCE doit monétiser. Voilà la seule et unique intervention rapide et crédible.  En disant cela je ne soutiens pas fondamentalement la création monétaire débridée. Cependant j’affirme, qu’en l’absence de toute croissance voire même de « décroissance », l’enchaînement récession/austérité amène tout droit à l’insolvabilité et à l’effondrement de notre système. L’utilisation de la planche à billets, conduira inéluctablement à l’érosion massive de la valeur des monnaies, à la refonte du système monétaire internationale, à de grosses difficultés économiques, mais pas d’effondrement généralisé à court ou moyen terme.

Angela au Tyrol. . .

D’après un article du Figaro, (que je trouve bien meilleur dans l’opposition que lorsqu’il est pour la majorité mais ceci n’engage que moi bien-sûr), « l’heure est suffisamment grave en zone euro pour que l’on dérange la chancelière Angela Merkel pendant ses vacances, dans le Tyrol. Et pour que Washington dépêche le secrétaire américain au Trésor Tim Geithner dès lundi sur l’île allemande de Sylt en mer du Nord, où le ministre des Finances passe son été » Rien que ça! Pour Mario Draghi, il faut obtenir une intervention d’envergure sur les marchés pour voler au plus vite au secours de l’Espagne et de l’Italie, étranglées par des taux d’intérêt prohibitifs, sans attendre l’arrêt décisif de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, le 12 septembre. . .

Et oui la maison brûle, mais pour le Mougeon, tout va très bien. Le problème c’est que Schäuble dément tout rachat de dette espagnole.  Alors la BCE pourrait agir seule, comme elle l’a fait dans le passé, en rachetant 220 milliards d’euros de dettes grecque, irlandaise ou portugaise sur le marché secondaire. Le problème c’est que cela n’est pas dans son mandat, certes, mais surtout c’est trop risqué pour son bilan, la BCE étant une entreprise « presque » comme les autres.

L’économie américaine en perte de vitesse

Pendant ce temps aux Etats-Unis la situation ne s’améliore pas vraiment. Les ventes au détail reculent depuis trois mois tandis que la hausse des carnets de commandes est la plus faible depuis le début de la reprise.  L’expansion de l’économie américaine a ralenti et tout laisse croire qu’elle ne retrouvera pas de second souffle en deuxième moitié d’année, quelle que soit l’initiative que pourrait prendre la Réserve fédérale. Et quoiqu’en disent les deux candidats à la présidentielle américaine.  Le produit intérieur brut réel américain a progressé de 1 ,5% en rythme annuel, d’avril à juin, selon l’évaluation préliminaire du Bureau of Economic Analysis (BEA).  Le problème, c’est qu’une croissance du PIB obtenu avec 3% d’inflation cela fait en réalité une récession de 1 ,5%. Comme en plus il a fallu faire entre 8 et 1 0% de dettes sur PIB supplémentaire on peut dire qu’aux USA la récession est d’environ 9,5% à 1 1 ,5%. On a donc de la marge avant le retour de la vraie croissance. . . De plus dans l’espèce de dernier hoquet pseudo positif de leur PIB, une grande partie est liée à la reconstitution des stocks, ce qui n’est jamais très bon.  Il y a aussi des importations plus importantes que les exportations de sorte que le commerce international a freiné l’expansion, ce qui n’avait pas été le cas souvent depuis le début de la reprise.  Sans oublier que durant le deuxième trimestre, l’économie a créé en moyenne 75 000 emplois par mois, contre 226 000 durant l’hiver.

D’autres indicateurs récents en inquiètent plus d’un, comme par exemple la chute de 8,4% des ventes de maisons neuves en juin alors que les données des mois précédents semblaient indiquer que le marché de l’habitation était sorti enfin de sa longue léthargie. . . effet Facebook, vous vous souvenez ? Quelques milliers d’actionnaires qui allaient être riches grâce à la plus belle introduction « pourrie » de la décennie. Il suffit dans un marché ultra déprimé à tirer un peu les prix et à booster un peu le secteur.  Quand on regarde du côté des ventes au détail, elles reculent depuis trois mois tandis que la hausse des carnets de commandes est la plus faible depuis le début de la « reprise ».

Montebourg descend d’un ton

Et voilà! ! Après le psychodrame, le rabibochage et bientôt les câlins !  En effet, le ministre du Redressement productif s’est montré soucieux, vendredi, d’apaiser les choses au sujet de Peugeot. Je peux maintenant lui donner du Monsieur le Ministre si le verbe s’éloigne de la rhétorique des camarades commissaires!  «Je ne veux pas polémiquer avec Philippe Varin (président de PSA). Les choses ont été dites.»  «Pour moi, un emploi sauvé, c’est déjà une fierté». Mon passage préféré est le suivant: «c’est une lutte épuisante et difficile»! Mon pauvre camarade, si au bout de 2 mois vous êtes déjà fatigué du redressement productif, je n’ose imaginer votre état dans cinq ans.

Les agences de notation poussent-au-crime dans la crise de l’euro.

J’adore ce type de polémiques. C’est facile, ça occupe les mougeons et c’est populaire. L’essentiel des gens étant d’accord pour taper sur un bouc émissaire consensuel. En l’occurrence les méchantes agence de notation.  Pour des économistes de l’université de St. Gallen (ils sont forcément très sérieux et compétents puisque ce sont des universitaires) les agences de notation ont aggravé la crise de la dette au sein de la zone euro en se montrant plus sévères dans leurs dégradations qu’elles ne l’étaient avant son déclenchement en 2009.  Les agences de notation ont aggravé la crise de la dette au sein de la zone euro en se montrant plus sévères dans leurs dégradations qu’elles ne l’étaient avant son déclenchement en 2009.  Selon eux les agences de notation ont manqué de constance dans leurs décisions, devenant de plus en plus sévères au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise, réduisant les notes d’un cran de plus en moyenne qu’elles ne le faisaient avant son déclenchement pour un niveau comparable de taux d’intérêt.  Je ne partage en aucun cas leur avis. Même s’il est de bon ton de critiquer les agences, c’est un débat qui est faux et malhonnête. En réalité les agences ont été extrêmement bienveillantes, notamment pour des raisons politiques et pour justement ne pas faire augmenter les couts de financement des états.

Les agences auraient dû dégrader l’ensemble des pays depuis bien longtemps. Aucun pays ne devrait être triple A.

Les pays ne sont plus solvables voilà la réalité que personne ne veut admettre publiquement.  Ce n’est pas en cassant le thermomètre que la fièvre baisse, mais en se soignant. Le problème c’est qu’aujourd’hui casser le thermomètre est plus facile que le reste et très pratique pour que les mougeons ne s’inquiètent surtout de rien.

S&P confirme le « triple A » de la Grande-Bretagne

Ha là aussi je me suis bien amusé. Voilà une bonne nouvelle dont j’ai tout de suite parlé à ma femme. Standard & Poor’s a confirmé vendredi la note AAA de la Grande-Bretagne, la plus élevée de sa grille d’évaluation, et l’a assortie d’une perspective stable en expliquant que l’économie britannique devrait entrer avant la fin de l’année dans une phase de reprise progressive. Franchement le coup de la reprise progressive de l’économie britannique en plein marasme européen j’attends de voir . . . avec un brin de scepticisme, mais vous me connaissez, j’ai l’esprit chagrin. .

Facebook lourdement sanctionné en Bourse.

Là ma femme a réussi à sourire, d’ailleurs elle m’a dit c’est bien que l’on n’ait pas acheté de Facebook. . . ça ne risquait pas.

Le cours s’est encore effondré. Remarquez Facebook est désormais soldé à 50% de sa valeur d’introduction et quelques choses comme 70% par rapport à ses plus hauts.  Avec une perte nette de 1 57 millions de dollars contre un bénéfice net de 1 59 millions de dollars il y a un an, mais tout va très bien ! !

 François Hollande veut une surveillance accrue des marchés des céréales.

Allez, une dernière bonne nouvelle pour la route. A votre place je commencerai sérieusement à remplir le grenier, la cave et le « coin du renard » comme on dit chez moi. Le coin du renard c’est bien sur là où l’on stocke les provisions et les réserves.

Notre Président, François Hollande a demandé samedi qu’une attention particulière soit portée à l’évolution des marchés mondiaux des céréales, dont les prix ont fortement augmenté sous l’effet de graves sécheresses aux Etats-Unis, provoquant une situation « particulièrement tendue ».

« Les agriculteurs affrontent une situation particulièrement tendue en raison du prix des céréales, c’est la raison pour laquelle j’ai demandé à Stéphane Le Foll de saisir les instances auprès du G20 qui doivent prendre toute la dimension de la volatilité des prix des matières premières et notamment des céréales », a dit le chef de l’Etat qui visitait samedi une ferme dans le Gers.

Attendez-vous à une sévère inflation des produits alimentaires. Lorsque je vous dis que la terre sera la richesse des 30 prochaines années. . . non en fait je vous raconte n’importe quoi, n’achetez surtout pas de terre vous pourriez faire monter les prix, je vous conseille les contrats d’assurance vie fonds euros de la CNP par la Banque Postale. Voilà le placement du siècle.

Pour ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas acheter de terres, (ce n’est pas forcément très pratique de s’en occuper), je vais vous donner un placement sûr et GA-RAN-TI , à plus de 5% par an et oui. . . je vous rembourse la différence si vous ne gagnez pas 5% sur douze mois! ! ! EN plus ce que je vous propose c’est NET d’impôts ! Aucune déclaration à remplir. Vous pouvez acheter en cash, recycler votre argent sale dans ce placement, faire de l’évasion fiscale sans rien risquer. . . c’est un placement miracle, un produit E-NOR-ME. . .

Il s’agit du PEBC. . . c’est le Plan Epargne Boîtes de Conserve et autres produits alimentaires. Achetez une boite de conserve, relevez le prix d’achat. Gardez-la 1 2 mois. Retournez au magasin. Comparez le prix. I l aura augmenté d’au moins 5%. Avec un peu de chance, ce sera même beaucoup plus. En clair faire ses courses au prix d’aujourd’hui pour manger demain ou dans 2 ans sera un excellent placement financier.

Pour information on trouve déjà dans les rayons des boites de conserve avec date de péremption en 201 7. . . soit un rendement net sur 5 ans de 70%. Avouez par les temps qui courent c’est devenue rare de telles opportunités.

D’ailleurs cela me rappelle l’histoire d’un type qui en 1 939 voyant la guerre arriver à acheter un wagon (un vrai wagon) rempli de poids chiches. I l est sorti de la guerre beaucoup, mais alors beaucoup plus riche qu’il n’y est entré. A bon entendeur. . . Alors Chiche? (…) LIRE LA SUITE DE L’EDITO DE CHARLES SANNAT

LCM du 30 juillet 2012

 

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "