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La France a-t-elle encore les moyens de réussir ?


Les derniers chiffres du commerce extérieur français montrent à quel point notre pays semble désormais incapable de profiter des conjonctures économiques favorables au niveau international.

Avec près de 50 milliards de déficit en 2016, le dernier chiffre du commerce extérieur vient rejoindre la longue liste des indices économiques catastrophiques qui semblent démontrer l’incapacité de la France à bénéficier des fruits de la reprise économique, dont pourtant tous les autres pays ont su pleinement profiter. Nous avions déjà le plus grand nombre de chômeurs de longue durée en Europe (et l’un des plus forts taux de chômage du G8 après l’Italie), la plus faible croissance (on nous promettait 2,1 %, puis 1,7 %, 1,6 % , 1,5 %… et nous avons fini l’année à 1,1 %), la dette publique la plus écrasante (2100 milliards d’euros). Nous voilà désormais aussi champions du déficit extérieur.

Une machine économique qui ne fonctionne plus

Et pourtant, que n’a-t-on glosé sur le fameux alignement des planètes qui, depuis 4 ou 5 ans, n’a eu de cesse de tirer les principales économies vers le haut : un pétrole bas, des taux d’intérêt au ras des pâquerettes et une devise en position plutôt favorable, tous les signes étaient réunis pour nous permettre de rebondir après la crise de 2008 et celle de 2012. Sauf que, non, la France n’a pas progressé, au contraire de ses voisins, et surtout en dépit d’une politique coûteuse de relance budgétaire qui aurait dû ajouter de l’huile dans les rouages de notre machine économique.

Doit-on alors en déduire que cette machine est cassée ? Ou peut-être doit-on tout simplement réviser son fonctionnement qui n’est sans doute plus adapté au contexte économique international. Car la France n’est plus un pays isolé, protégé, c’est au contraire une économie ouverte face à un marché ultra-compétitif sur lequel elle ne fait plus le poids. Certes, l’excellence de la production française est encore reconnue dans le domaine du luxe par exemple, ou encore de l’ingénierie de pointe, mais c’est désormais à peu près tout car la France n’a plus d’usines, elles sont parties en Chine ou au Maghreb. La France n’a plus beaucoup de cerveaux non plus, ils ont préféré émigrer sous des cieux plus cléments et surtout plus généreux. Et malgré l’explosion de la micro-entreprise (énième patch réglementaire destiné à légaliser le travail au noir tout en contenant les chiffres du chômage), les entrepreneurs eux-aussi choisissent de plus en plus souvent d’aller faire fructifier leurs idées dans des pays qui ne détestent les entreprises. Car, oui, la France déteste les entrepreneurs. À force de stigmatiser ceux qui réussissent, à les considérer comme d’odieux privilégiés qu’on devrait pendre haut et court pour ne pas avoir accepté de rester sagement accroupis dans la médiocrité générale, on a fini par les faire partir.

Un système social et fiscal inefficace et défavorable aux entreprises

François Hollande s’est fait élire en se vantant d’haïr les riches, alors que c’est contre la pauvreté qu’il aurait dû lutter. Les cinq années qui viennent de s’écouler ont une fois encore démontré l’incapacité politique de la France à se réformer et surtout à réviser profondément son système fiscal et social qui, en plus de se révéler particulièrement inefficace (la France est toujours en déficit chronique et les Français sont de plus en plus pauvres), s’est montré tellement dissuasif à l’égard des entreprises qu’il a réussi à nous faire manquer la reprise mondiale dont les effets bénéfiques ont pourtant profité à quasiment tous les pays à travers la planète. Joli tour de force.

En mai prochain, nous devrons élire un nouveau président de la République. Entre les candidats qui annoncent d’ores et déjà qu’on aura juste à creuser encore davantage le déficit, et les autres qui ont décidé d’ignorer purement et simplement la réalité du monde d’aujourd’hui en rêvant d’un retour au protectionnisme (qui rimera certainement assez vite avec isolationnisme), nul doute qu’on a peu de chance de revenir dans la course. Au mieux serons-nous autorisés à rester à la même table que les autres pays du monde, eu égard au rôle que nous avons pu jouer jadis dans la création d’une certaine union économique devenue de façade.

La France prisonnière du passé ?

Alors, dépouillée de ses entreprises, et assise sur un capital humain désabusé maintenu sous perfusion de fonds publics pour combler l’absence d’offre intérieure (vive le revenu universel !), la France devra sans doute se contenter de regarder les autres nations profiter des bienfaits de l’innovation, gagner des parts de marché dans de nouveaux secteurs industriels et commerciaux, et finalement prendre leur place dans le monde de demain. Une place que nous aurons perdue.

Au final, notre pays deviendra peut-être un gigantesque musée à l’échelle planétaire, où on pourra venir contempler les derniers vestiges d’une société paralysée par une réglementation boursouflée, épuisée par une administration démesurée, et dirigée par de vaines idéologies d’un autre temps. Un pays qui est déjà aux mains d’une oligarchie politique plus que jamais éloignée des préoccupations d’un peuple qu’elle ne représente plus, véritable caste aristocratique dont la seule préoccupation semble être de garantir son avenir personnel, tout en négociant avec des « partenaires sociaux » qui, eux non plus, ne représentent plus personne à part eux-mêmes.

En conclusion, ce chiffre du commerce extérieur français semble anodin, mais pris dans son contexte, il montre malheureusement la faillite du système français. Et, à défaut d’une réforme profonde qu’on nous promet depuis des décennies maintenant (au point qu’il est peut-être trop tard, aujourd’hui), il démontre surtout notre incapacité structurelle à profiter des fruits d’une économie mondiale redevenue favorable.

A propos de Anthony Alberti

Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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