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Mauvais temps sur le Parthénon

Dans le thriller qui se jouait en ce jour d’Halloween, la dette souveraine a été élue monstre le plus effrayant. Depuis hier, les marchés boursiers et les banques ont une sacrée gueule de bois. Il faut dire qu’en jouant perso, le premier ministre grec a fichu une sacrée frousse en retour au golem monstrueux créé de toutes pièces par les banques. Résultat, elles dévissent et l’or va reprendre son ascension vertigineuse car il va connaître une ruée ravageuse.

Referendum grec : qui est fou ?
Qu’on ne se trompe pas de coupable : en organisant un referendum sur l’accord européen sur la dette, ce n’est pas Georges Papandreou le fou, ni le peuple grec qui le refusera. Pas fous les grec ! Ils veulent la garder leur souveraineté, car une fois le referendum accepté, à qui va appartenir la Grèce ? Aux rapaces qui ont hypothéqué sur sa dette, la Chine en premier lieu, qui a déjà racheté le Pirée. Evidemment, les conséquences d’un tel refus sont désastreuses pour la zone euro.

Dommage pour le duo de tête Merkel/Sarkozy qui apparaissait comme les sauveurs du monde : G. Papandreou vient de les ridiculiser en demandant l’avis à son peuple. Outrage ! Et la presse bien apprivoisée, de suivre bien sûr… Sur quoi le premier ministre grec demande-t-il au peuple grec de se prononcer en fait ? Sur l’effacement de la moitié de sa dette, mais au prix fort : austérité, perte de la souveraineté, asservissement à la monnaie unique qui va continuer de rendre le pays exsangue pendant des années… Non, qu’on ne se trompe pas de fou. En prenant des semblants de décisions lors du dernier sommet européen, l’alliance franco-allemande n’a fait que perpétuer et perpétrer le même crime qu’en 2007, enfonçant un peu plus la zone euro dans la crise.

Le château de cartes bancaires s’effondre…
Résultat, MF global, le plus gros courtier en matières premières et plus gros détenteur de la dette européenne, vient de se placer sous la loi de protection contre les faillites (au revoir !). La maison de courtage paye le prix de ses paris hasardeux : ses clients peuvent avoir peur pour leurs économies placées à la légère. Première carte du château qui s’effondre. Les marchés qui avaient connu une embellie en fin de semaine dernière font à nouveau grise mine et les valeurs bancaires sont en chute libre, perdant jusqu’à 12% hier pour les plus exposées à la dette grecque (Société Générale, BNP Paris et Crédit Agricole). Après ça, vous croyez toujours que votre argent est en sécurité dans les banques ? Que vos produits sont garantis ?

L’or, seul sauveur du monde
Un peu de réalisme et de réalité que diable, dans ce monde d’argent fictif ! La Banque nationale suisse, dont on ne peut que louer le pragmatisme, a renoué avec les bénéfices grâce à ses réserves d’or en fonds propres et ses réserves de change exprimées en francs suisses. L’envolée du cours de l’or lui a permis de réaliser une plus-value de 5 milliards de Francs suisses. Certes, la petite taille du pays lui permet cette « fantaisie ». Mais qui nous empêche, nous, Français, de faire la même chose en plaçant nos économies dans l’or physique ? Seulement dépêchez-vous si vous n’avez pas encore sauté le pas, car la demande risque d’être très forte d’ici la fin de l’année !

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Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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