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Archive for mai, 2011

Fixing de Londres : comment se détermine le cours de l’or ?

Lundi, mai 30th, 2011
Vera Valor

Depuis plusieurs années maintenant, le cours de l’or ne fait que grimper, ce n’est pas un scoop : les chiffres parlent d’eux-mêmes. Et ces derniers records poussés par une situation européenne sur la brèche dans de nombreux pays ne font que confirmer son ascension fulgurante. Mais ce cours de l’or, comment est-il fixé ? Et qui s’en charge ? LORetLARGENT.info fait le point pour vous.

L’histoire du cours de l’or

Avant de décortiquer le fonctionnement du cours de l’or, un peu d’histoire s’impose. Avant la première guerre mondiale, la livre sterling était la monnaie la plus puissante de l’époque et le monde vivait dans une stabilité monétaire. Et le système monétaire international était basé sur l’étalon-or : en bref, toute personne avait la possibilité de transformer en or toute liquidité en sa possession, dans n’importe quel état du monde. A l’époque, les banques centrales étaient dans l’obligation de posséder assez d’or pour être en mesure d’assurer le change. C’est pourquoi il existait une parité fixe entre toutes les monnaies. A la fin de la première guerre mondiale, cette stabilité monétaire vacilla, et la crise de 1929 ne rétablit pas le calme.

De 1944 à 1971, la signature des accords de Bretton Woods fixent le Gold Exchange Standard qui régit le système monétaire mondial. Cet étalon avait pour principal objectif de rétablir les monnaies pour ne pas reproduire à l’avenir la situation de 1929. Dans ce système, le dollar, « as good as gold », était roi : monnaie de référence, le billet vert reflétait la puissance des USA de l’époque, plus grande réserve d’or à l’époque. Le cours de l’or et du dollar était identique.

1971 : Nixon annonce que la convertibilité du dollar en or est abandonnée. Les raisons ? Les USA sont exclus des échanges commerciaux internationaux, ce qui entraîne des déficits extérieurs importants. De plus, les USA ne sont pas capables de garantir la convertibilité de tout l’or du monde : leur stock n’est pas inépuisable !

Depuis 1971, l’or a enregistré des records, positifs et négatifs : en 1980, il atteint les 600 dollars l’once, puis passe en 1985 à 287,5 dollars l’once, et depuis 2066, le cours de l’or ne cesse d’augmenter. En clair, entre 1968 et 2008, le cours de l’or a été multiplié par 26, passant de 35,2 dollars l’once à 1023,50 dollars.

La London Bullion Market Association fixe le cours de l’or

La LBMA, qui signifie London Bullion Market Association, est en charge de suivre et contrôler la cotation des métaux précieux sur les principaux marchés : Londres, New-York, Zurich et Tokyo.

Ses membres se divisent en deux catégories :
- Les grandes banques internationales : La Banque Nova Scotia-Scotia Mocatta, HSBS, Deutsche Bank AG Londres, Société Générale Corporate & Investment Banking et Barclays Capital.
- Les marchands et fabricants de métaux précieux.

2 fois par jour (10h30 GMT et 15h00 GMT) se détermine le cours de l’or : c’est la séance du fixing, le « London Gold Fixing ». Lors de ces deux rencontres quotidiennes, 5 représentants des membres de la LMBA sont présents et interagissent entre eux. Pendant ces sessions, ils restent également en liaison avec leurs clients, afin de les informer des évolutions du cours de l’or.

Au début de chaque séance, le cours d’ouverture est annoncé, puis relayé par chaque membre à ses clients. A ce cours d’ouverture, il n’y a que des acheteurs ou des vendeurs. Pour que la session se termine, il faut que l’offre et la demande s’équilibre pour que le cours de l’or soit fixé : si le nombre de lingots à vendre et à acheter ne s’accorde pas, le cours se modifie jusqu’à ce que l’équilibre soit atteint. Le cas échéant, le cours est fixé : le FIX est équilibré lorsque la quantité restante à vendre et à acheter et inférieure à 50 barres.

L’offre et la demande dépendent de plusieurs facteurs

C’est donc le jeu de l’offre et la demande qui détermine le cours de l’or. Mais comment s’organise t’il et de quoi dépend t-il ?
- L’offre peut être liée à l’évolution du stock d’or dont disposent les banques centrales, les chiffres de la production mondiale d’or, l’or dont bénéficient encore les réserves minières, etc.
- La demande est tributaire des demandes en bijoux et dans l’industrie, surtout liées aux exigences de plusieurs pays en première ligne, tels que l’Inde, la Chine et les Etats-Unis. Cette demande est également étroitement liée à la situation économique, politique ou sociale des états : en période de crise, on se rue sur l’or, ce n’est pas nouveau !

Les prévisions du cours de l’or

Nul besoin de faire partie des 5 membres de la LBMA pour imaginer quel sera l’état du cours de l’or dans les années à venir. Comme vous avez pu récemment le lire sur LORetLARGENT.info, les spécialistes sont unanimes à ce sujet : un immense krach sur le dollar et un cours de l’or avoisinant les 8000 dollars l’once d’ici 2015.

Quand l’Europe commence à sombrer… l’or enregistre de nouveaux records !

Mercredi, mai 25th, 2011

Belgique, Espagne, Italie, Grèce : ces quatre pays de la zone euro, pour des raisons différentes, sont dans la tourmente. Agences de notation qui jouent aux maîtres d’école, coupes budgétaires, débâcles électorales… On ne peut pas dire que le vieux continent soit au top de sa forme. Sur l’Expansion.fr, on peut même lire que « le regain d’inquiétude a fait chuter l’euro, qui restait cantonné sous le seuil de 1,41 dollar mardi après être tombé lundi à 1,3970 dollar, son niveau le plus faible en deux mois ». Sans vouloir jouer les pessimistes, la situation européenne du moment semble quasi inextricable, tandis que l’or remonte en flèche…LORetLARGENT.info fait le point.

Perspective d’abaissement de la note de la Belgique : le plat pays est sur la touche

La crise institutionnelle belge qui dure depuis plus d’un an dans le pays commence sérieusement à inquiéter les agences de notation, particulièrement Fitch. Celle-ci, comme il est précisé sur Easybourse.com, se soucie de la situation et « a placé la note de la dette souveraine de la Belgique (AA+) sous surveillance négative, précisant qu’elle pourrait être abaissée si le gouvernement belge n’atteint pas les objectifs budgétaires qu’il s’est fixés ». En clair, sans une réforme constitutionnelle imminente, Fitch déclare qu’il sera difficile pour le pays de redresser la barre et de conserver ses objectifs.

Sur l’Expansion.fr, on peut lire que « Standard and Poor’s avait déjà prévenu en décembre qu’elle pourrait dégrader sa note si le pays ne se dotait pas rapidement d’un gouvernement capable de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour assurer un assainissement à long terme des finances publiques. » En effet, la Belgique n’a pas de gouvernement, et ce depuis plus d’un an maintenant ! Et cette situation ne semble guère rassurer les agences au sujet de la dette belge, qui frôle avec les 100% de son PIB : la plus lourde dette de la zone euro après la Grèce et l’Italie.

Sur Lefigaro.fr, on apprend ainsi que « l’abaissement à « négative » contre « stable » de la perspective attachée à la note belge signifie qu’une dégradation de la note est probable d’ici 12 à 18 mois ».

La Grèce n’en finit pas d’être au plus bas

Depuis des mois, on connaît la situation de la Grèce. Et l’arrestation récente de Dominique-Strauss Kahn n’a pas arrangé les affaires de notre voisin méditerranéen. Sur easybourse.com, on apprend qu’« Athènes a annoncé ce lundi de nouvelles coupes budgétaires ainsi que des privatisations, répondant aux exigences du FMI et de l’Union européenne qui rechignent à débloquer la deuxième tranche de leur aide ». L’expansion ajoute qu’ « avec ces mesures, Athènes espère convaincre ses créanciers de sa rigueur gestionnaire et obtenir le feu vert au versement de la cinquième tranche d’aide (12 milliards d’euros) sur les 110 milliards accordés en mai 2010 par l’UE et le FMI ». Mais ces promesses ne sont pas suffisantes pour tranquilliser marchés et investisseurs, d’autant plus que les taux des obligations grecques ont dépassé en début de semaine les 17%, nouveau triste record. Une dette de 350 milliards d’euros, ça ne se rembourse pas comme çà…

La solution pour la Grèce ? Investisseurs et responsables européens s’accordent à penser qu’une restructuration du pays serait envisageable.

Le gouvernement espagnol à la dérive

Chez nos voisins ibériques, le peuple gronde : depuis le 15 mai, des milliers de manifestants se soulèvent contre le chômage et clament leur méfiance vis-à-vis des pouvoirs politiques en place, et des grands partis politiques du pays, accusés de corruption et d’incompétence.

Toujours sur l’expansion.com, il est expliqué que « pour les marchés cela signifie une chose : le gouvernement affaibli aura plus de difficulté à imposer des mesures d’austérité supplémentaires à une population qui refuse de supporter les sacrifices exigés par les créanciers. »

Sur Moneyweek, on parle même de « dettes cachées » : la dette du pays reste encore raisonnable (60% du PIB), mais cette dette cachée s’élèverait à 26 milliards d’euros.

L’Italie dans le collimateur de Standard and Poor’s

Mardi dernier, Standard and Poor’s a baissé à la négative «la perspective de quatre banques italiennes et de trois de leurs filiales, en raison de sa décision de revoir à la baisse la perspective pour la dette italienne », comme on peut lire sur News-banques.com.
Ces quatre banques, Mediobanca, Banca Nazionale del Lavoro, Findomestic Banca et d’Intesa Sanpaolo, sont actives sur le marché interne, c’est pourquoi l’agence explique que « nous dégraderons la note de ces banques en cas d’abaissement de la note souveraine de l’Italie ». Sur l’expansion.fr, on parle également de «manque de perspective de croissance ». Concernant l’économie du pays, « elle mise sur les exportations pour tirer sa croissance mais cela ne suffit pas pour compenser la faiblesse de la demande intérieure. Celle-ci est notamment affaiblie par les mesures d’austérité drastiques adoptées l’été dernier, comme le gel du salaire des fonctionnaires, qui doivent permettre au pays de ramener son déficit à 2,7% du PIB en 2012 ».

Le corollaire « zone euro en crise/or qui s’envole » se confirme une fois de plus

Depuis longtemps maintenant nous pouvons constater que les crises étatiques, politiques ou financières ont une répercussion directe sur le cours du métal jaune : au terme du fixing de Londres hier, l’once d’or s’élevait à 1520,75 dollars. L’or a encore atteint un nouveau record, « jamais un prix aussi élevé n’avait été atteint à Londres », comme on peut lire sur lexpress.fr.

Chez LORetLARGENT.info, on reste persuadés qu’il ne faut pas attendre que le feu ait été déclenché pour souscrire une assurance habitation ! Et que l’or reste un actif de protection à avoir en sa possession dans n’importe quelle situation, crise ou pas. Mais en ces temps où les européens sont de plus en plus soucieux de l’état de leur continent, il semble qu’une fois de plus, l’or joue à merveille son rôle de valeur tangible. Et on est prêt à le parier, son cours ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

2011 : pourquoi l’or va rester dans un marché haussier

Lundi, mai 23rd, 2011

Selon le dernier rapport publié par le World Gold Council sur les tendances de l’or, la demande d’or sur le seul premier trimestre de 2011 a fortement progressé : 11% en 2011, logique ! Mais au-delà du hasard des chiffres, cette tendance n’est pas étonnante : plusieurs raisons font s’envoler le métal jaune, une fois de plus. Et la tendance veut également que les investisseurs s’attachent de plus en plus à l’or physique plutôt qu’aux ETFs : la demande en pièces d’or et en lingots représente 52% de la demande totale ! Retour sur un premier trimestre 2011 riche et intense !

Chine : la consommation représente un quart de la demande mondiale au premier trimestre

Selon le World Gold Council, la demande chinoise en or a augmenté de 32% en 2010. Pour la première fois, la Chine passe devant ses voisins indiens et devient le plus gros consommateur d’or au monde. Sa consommation en pièces et lingots est passée à 90,9 millions de tonnes, contre 85,6 pour l’Inde. Les raisons de cet appétit grandissant ?
- Sur latribune.fr, les chinois se jettent littéralement sur l’or car ils deviennent « plus aisés, craignant l’inflation et désireux de diversifier leurs investissements au-delà des actions et de l’immobilier ».
- Les traditions ont la peau dure ! En Chine, l’or est depuis longtemps symbole de chance et reste la couleur des empereurs. Lors d’une naissance, d’un anniversaire, au Nouvel an, c’est une tradition d’offrir de l’or. Et aujourd’hui encore, cette tradition est vivace.
- Les changements sociaux et économiques engendrés par les réformes du gouvernement se sont accélérés et selon le World Gold Council, les années à venir verront apparaître l’émergence continue d’une classe moyenne chinoise de plus en plus prospère.
Toujours sur la tribune.fr, on peut lire que « les achats des Chinois se sont élevés à 700 tonnes l’an dernier pour une production nationale de 340 tonnes. Dans ce contexte, ses experts estiment que la demande et les cours mondiaux demeureront élevés pendant le reste de l’année 2011 ».

Albert Cheng, responsable de l’Asie orientale au World Gold Council, déclare qu’ »en mars 2010, nous avions prédit que la demande chinoise d’or doublerait d’ici à 2020 (par rapport à 2010). En réalité, cet objectif pourrait être atteint bien plus tôt, grâce à la prospérité grandissante du pays et la montée de l’inflation ».


L’or physique avant tout

Dans ce rapport du World Gold Council, l’augmentation significative de l’achat d’or est en grande partie poussée par une forte demande en or physique, lingots et pièces d’or. Au total, la demande d’or d’investissement progresse de 26%.

Les banques centrales raffolent d’or

Au seul premier trimestre 2011, les banques centrales ont acheté autant d’or qu’en neuf mois l’année dernière ! Le World Gold Council ajoute que les marchés émergents en particulier devraient garder un rythme soutenu d’achat d’or, « ceux-ci cherchant à diversifier leurs réserves avec un actif physique qui n’est adossé à aucun émetteur ou contrepartie ».

Arrestation de Dominique-Strauss-Kahn : des dommages collatéraux dans le monde entier…sauf pour l’or !

Lundi, mai 16th, 2011

Samedi 14 mai, Dominique Strauss Kahn, Président du FMI et candidat PS favori aux prochaines élections présidentielles françaises, a été arrêté par la police new-yorkaise dans son vol Air France, après qu’une femme de chambre ait porté plainte contre lui pour agression sexuelle. Et cette affaire est en train de secouer la planète entière : des dommages collatéraux économiques, politiques, et financiers. LORetLARGENT.info vous propose en ce début de semaine une revue de presse autour de l’affaire DSK.

L’Europe serre les dents

Le web est en ébullition, les journaux TV et papier ne parlent que de çà, les réseaux sociaux se déchaînent : l’affaire DSK est en train de faire couler beaucoup d’encre, et pourrait avoir des répercussions bien plus violentes que l’on pourrait imaginer. Sur boursier.com, « l’affaire DSK secoue la planète financière », et fait même « redouter certaines conséquences directes sur la politique à venir du FMI dans une contexte financier toujours aussi instable des deux côtés de l’Atlantique. » Le site évoque notamment la rencontre entre DSK et Angela Merkel qui devait se dérouler dimanche 15 mai, rencontre au cours de laquelle la crise de la dette en Europe devait être évoquée, à la veille d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro. Le site précise également que « DSK devait aussi assister à cette réunion demain lundi à Bruxelles pour évoquer les situations les plus urgentes à commencer par la Grèce ».
Pour le Wall Street Journal, «la direction du FMI se retrouve dans la tourmente au moment même où l’économie mondiale tente de se remettre de la crise financière et alors que l’Europe subit toujours les conséquences d’une série de crises de l’endettement ».
Chez Atlantico.fr, la question est clairement posée : « Le FMI sans DSK : quel impact pour l’Europe ? ». Le Washington Post n’est pas plus optimiste et pense que les accusations d’agression sexuelle dont DSK est l’objet « ont jeté l’incertitude sur les efforts mondiaux pour prévenir la crise de la dette de l’Europe » et « soulèvent des questions sur l’avenir de l’une des plus puissantes institutions financières au monde».

C’est un peu l’effet papillon : à New York, le Président du FMI et accusé de tentative de viol tandis qu’à l’autre bout de la planète, un Grec est obligé de caché des pièces d’or de type souverain dans ses portes de placard car il a peur pour son pouvoir d’achat et la confiscation de son état endetté.

La Grèce sort son gilet de sauvetage

Toujours sur Atlantico.fr, l’affaire DSK « éclate au pire moment » pour la France et la Grèce. « Un an après le lancement d’un premier plan de sauvetage, l’économie grecque s’enfonce dans des affres totalement inédites, avec une dette publique équivalente à 150% du PIB et des taux d’intérêt sur ses emprunts d’Etat à 2 ans de… 25%. Plus personne n’imagine que la Grèce pourra juguler cette hémorragie sans un remède de cheval: soit un haircut, c’est-à-dire une faillite partielle de l’Etat, soit une sorte de la zone euro, soit les deux. »

Grèce et France, où est le lien ? La faillite potentielle de la Grèce reste gênante pour les banques de l’Hexagone, qui se sont déjà porté garantes auprès du pays en injectant près de 100 milliards d’euros dans les caisses grecques. Le site précise que « le sauvetage de l’économie grecque constitue donc un enjeu fort pour notre pays et pour l’équilibre de son système financier. »

L’euro trébuche
Sur LCI, c’est l’euro qui est au centre des intérêts : « la monnaie européenne était en baisse lundi matin sur les marchés asiatiques après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn – un coup de tonnerre dont les investisseurs redoutent les conséquences sur les marchés ». En clair, les investisseurs ont peur que l’arrestation du Président du FMI ne « ne complique les efforts pour régler la crise de la dette en zone euro ».

Gareth Berry, analyste sur les devises chez UBS, ajoute que « pendant quelques jours au moins, le marché va craindre une paralysie de la direction au FMI. L’euro est la devise qui en pâtira le plus étant donné que le FMI est actif ou en voie de l’être dans trois pays de l’eurozone ».

Les successeurs de DSK sont réputés pour être plus rigides que lui : la Grèce, le Portugal, l’Irlande ont des soucis à se faire : l’euro va certainement connaître des heures sombres. Et de manière très mécanique, l’or en euro va rebondir, amplifié par un éventuel rebond en dollar.

Que faire quand le pessimisme envahit la planète ?!

Dans ces moments troubles et incertains où l’on ne connaît l’issue de la situation, nous ne saurions que trop vous conseiller de vous tourner vers des actifs sûrs, qui prémunissent de situations potentiellement difficiles comme celle qui s’annonce à la suite de l’arrestation de DSK. On parle de paralysie des marchés, de l’effondrement de la Grèce, de la France en difficulté… Pour se protéger des retombées de ces bouleversements, l’or reste un rempart et un allié de force.

Argent vs Or : l’or gagne, comme toujours

Mardi, mai 10th, 2011

La semaine dernière, un vent de panique a soufflé sur les marchés : on parle de la fin des cycles de super-hausse des matières premières ! Et alors que certains s’imaginaient déjà une bulle sur l’or, c’est sur l’argent que la bulle a gonflé, puis éclaté : Le Monde évoque la baisse brutale du métal gris, « avec une chute de 12 % du cours en l’espace de quelques minutes. Le prix de l’argent, qui avait doublé en l’espace de six mois, a perdu plus de 30 % sur l’ensemble de la semaine, tombant non loin de 33 dollars l’once vendredi 6 mai, six jours après avoir tutoyé un sommet historique, à 50 dollars ». Tandis que sur performancebourse, on parle même du « marasme le plus choquant qu’ai subi l’argent. Il s’agit de la plus forte chute depuis les années 1980 ! ». Et chez L’Express le 3 mai, on peut lire que « l’argent a lourdement corrigé : de 48,70 dollars jeudi midi, un record de 30 ans, voilà l’once d’argent retombée à 43,61 dollars ce midi, soit – 10,4% dans l’intervalle ! Le métal blanc, aux usages à dominante industrielle, est traditionnellement beaucoup plus volatil que l’or ». Et l’or dans tout çà ? Il conserve sa superbe, comme toujours !

L’argent n’a jamais concurrencé l’or

Depuis longtemps, les deux métaux précieux sont liés par un rapport de 10 à 15,5. Chez les pharaons déjà, on parlait d’un rapport entre l’or et l’argent, rapport de 13,3. En 440 avant J-C, ce rapport était de 13, et en Gaule ou à Rome, on a retrouvé des écrits parlant d’un rapport de 12 puis de 14,40.

En 1876, Henri Cernushi écrivait dans « La monnaie bimétallique » que « l’or et l’argent sont deux monnaies naturelles et éternelles. Personne ne peut en produire artificiellement ni par décret, et c’est en quoi gît leur meilleure garantie ». A cette époque, une grande partie des systèmes fiduciaires fixaient la parité entre l’or et l’argent à 15,5.
En 1840, en Europe, la situation est tendue car il est ressenti un peu partout que le rapport de 15,5 a tendance à surévaluer l’argent : en effet, le métal gris abonde, notamment lié à une forte production aux Etats-Unis.

Dans La Chronique Agora, Simone Wapler explique pourquoi ce ratio a sombré : « Le ratio or/argent s’est écroulé parce que l’or comme l’argent se sont démonétisés. L’argent plus encore que l’or. Les banques centrales ont encore un peu d’or dans leurs coffres, mais pas d’argent. L’or trouve toujours un vaste débouché dans la joaillerie, mais les usages autres que monétaire de l’argent diminuent (photo argentique, argenterie). Pour beaucoup l’argent serait l’or du pauvre. Quand on ne peut pas acheter d’or, on achète de l’argent. Cet argument est difficilement défendable : l’or d’investissement se fractionne au gramme ».

Quand les chiffres parlent !

Simone Wapler toujours dans la Chronique Agora déclare que « quand l’or monte, l’argent monte mais moins. Quand l’or baisse, l’argent baisse, mais plus ». Plus encore, l’or gagne le double de l’argent lors d’une hausse. L’argent perd le double de l’or lors d’une baisse. Avant la bulle sur l’argent cette règle se vérifiait, signifiant bien qu’il se passait quelque chose. La rude correction actuelle rappelle qu’il y avait bien une euphorie infondée sur l’argent. Et aujourd’hui le cours devrait être autour des 25 euros. Au-delà c’est la surchauffe.

Si vous n’êtes pas encore convaincu, voici un bref aperçu de l’évolution des cours de l’argent et de l’or, ces derniers jours, et ces 5 dernières années.

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En bref, quand l’or enregistre une légère baisse, l’argent sombre dans les méandres, et quand l’argent commence à prendre son envol, l’or tutoie les sommets !

L’or reste une valeur refuge

Toujours sur Le Monde, on lit que malgré le repli des cours, « l’or devrait rester protégé par son statut de valeur refuge face aux menaces inflationnistes, et un déclin prolongé des cours du pétrole paraît peu probable. La demande mondiale est solide, et l’offre reste sous la menace des tensions dans le monde arabe, le brut léger de Libye faisant encore cruellement défaut. »

Sur Moneyweek, on nous explique que « Les replis sont nécessaires et obligataires dans un grand marché haussier. Et nous sommes plus que jamais convaincus que l’or a une belle progression devant lui. Le temps que le nouvel équilibre mondial se forme, que les anciens pays riches prennent conscience qu’ils sont les nouveaux pauvres et qu’ils vivent bien au-dessus de leurs moyens… bref, il y en a encore pour quelques temps ».

Les arguments en faveur de l’or

Certes, l’or a enregistre une petite baisse (bien vite oubliée) ma semaine dernière, mais si vous avez besoin d’arguments supplémentaires pour être convaincus de son rôle de valeur tangible, ce n’est pas ce qui manque :
- l’or se « remonnaitise » : ce n’est clairement pas le cas de l’argent ;
- l’argent a perdu son caractère de valeur refuge contrairement à l’or ;
- l’argent est un métal rare industriel, très volatile comme le sont les autres matières premières. Prenons par exemple le palladium : le marché du palladium reste confidentiel et les prix extrêmement volatils. La production de palladium est concentrée au sein de la Russie et en Afrique du Sud. Cette concentration de la production confère au marché une certaine instabilité quant au prix et à la fiabilité de l’offre. Et des incertitudes quant à son approvisionnement ont même fait grimper le cours du palladium en octobre 2010, atteignant son plus haut niveau depuis juin à 605,13 dollars l’once. Demande en croissance régulière, exploitation minière limitée, main mise de l’Etat russe sur les réserves et faim des investisseurs : autant de caractéristiques qui font que le marché du palladium se retrouve en déficit.
- l’argent n’est pas un produit de protection anticrise. Il est plutôt comparable au platine qui avait dévissé en 2008 car l’industrie automobile était au plus bas (le platine est notamment utilisé dans les pots catalytiques) ;
- l’argent est de plus en plus rare, difficilement revalorisable. L’argent est une ressource non renouvelable, et les experts s’accordent à dire que d’ici 2021, l’épuisement de l’argent sera définitif (sources : http://minerals.usgs.gov/). D’autres sources parlent de 2023, 2028 ou 2037. Quoiqu’il en soit, l’argent est un métal qui ne peut être synthétisé et pour lequel il n’existe aucun substitut. Et même si la date exacte d’épuisement du métal reste encore en suspens, en 2010, avec une production de 19 300 tonnes, et une demande à 25200 tonnes, les réserves sont clairement en train de s’amenuiser ;
-l’argent prend de la place en stockage et les épargnants préfèrent l’or qui en valeur et en volume est bien meilleur ;
-du fait de sa rareté, les industriels tentent de remplacer dès que possible l’argent. Dans cet article, il est question des avantages de l’argent notamment dans la fabrication de Puces RFID pour la gestion des stocks et les cartes d’identité. Imaginons qu’un jour, les industriels trouvent un autre métal pour les puces et tout autre usage, quelle latitude restera t-il à l’argent ? Cet article se fonde sur une analyse totalement fausse du marché de l’argent. Tous les industriels qui l’utilisent le disent, s’il peuvent un jour se passer de l’argent, ils le feront car il coûte cher. L’usage de l’or dans l’industrie reste quant à lui minoritaire en comparaison de son utilisation pour le placement et les bijoux. Et c’est exactement ce que l’on demande à l’or, qu’il redevienne une monnaie privée, quelle qu’en soit la forme. Laissons l’argent à ceux qui veulent se brûler les doigts avec du métal en fusion…

Assurance Vie Attention DANGER!

Mardi, mai 10th, 2011

Assurance Vie Attention Danger !

L’assurance vie est le placement préféré des français. Il faut dire qu’il ne manquait pas d’atout ce produit de placement. Une fiscalité allégée, des droits de succession absents jusqu’à certains niveaux ou réduits, la possibilité de placer son argent de manière garantie en fonds euro ou de diversifier ses supports en intégrant des fonds commun de placement investis en bourse.

Revenons sur la notion de fonds euro, vous savez le fameux fonds que tous les conseillers financiers vous » vendent » en vous disant droit dans les yeux: « aucun problème c’est GA-RAN-TI ».

Sont-ils véritablement garantis ces fonds euros d’après vous? La première réponse sera bien sur, mon conseiller me l’a dit. Je vous regarde méchamment, vous baissez les yeux, réfléchissez, et me dites, « c’est écrit dans le contrat que c’est garanti… », je vous regarde à nouveau sévèrement et vous demande si vous avez lu consciencieusement les 80 pages de votre contrat d’assurance remis par votre conseiller à la souscription il y a 15 ans…. vous baissez à nouveau les yeux. « Je ne me souviens plus trop où je l’ai mis, et j’avais du le lire à l’époque »…. si vous vous reconnaissez un peu dans cette description, vous faites partie des 89% de clients qui font simplement confiance.

Reprenons donc l’essentiel qu’il faut que vous reteniez:

1/ Un contrat d’assurance vie fonds euro est-il garanti contractuellement?
En général non. Donc vérifiez ce point si vous avez un très vieux contrat vous pouvez avoir une garantie contractuelle du montant placé et même une garantie de taux d’intérêt. C’est rare. Comme ils s’agit de contrats désavantageux pour les Banques ou Compagnies d’assurance les conseillers avaient pour objectif de vous les faire fermer ou changer vers le nouveau contrat multi-supports.
N’oubliez pas non plus un élément essentiel. Que vaut la garantie d’une grande compagnie dans un contexte économique ou tout le monde souhaite récupérer son argent et où les états font « faillite »?

2/ Le fonds euro c’est quoi?
A 75% en moyenne il s’agit d’obligations d’état c’est à dire de la dette d’état. En encore plus clair, c’est vous l’épargnant, qui prêtez aux Etats en déficit comme la France, les USA, la Grèce, le Portugal, l’Irlande etc…
Faîtes un test. Demandez à votre conseiller financier par écrit la composition détaillée de votre fonds euro (si vous n’avez pas peur de vous fâcher avec lui). Vous aurez au mieux dans quelques semaines un vaguer papier listant par catégories générales la composition du type: Obligations d’état 60%. D’accord mais lesquels?

3/ Que se passe t-il si j’ai dans mon contrat des obligations grecques et que la Grèce fait « faillite »?
En fonction de la façon dont cela se passe pour le pays en difficulté (moratoire, restructuration, défaut de paiement etc..) les pertes peuvent aller de quelques pourcent (courant) à la quasi totalité (rare).

4/ Est-ce que je peux récupérer mes fonds à n’importe quel moment?
En théorie oui! En théorie seulement. Pourquoi? Pour une raison simple. Si tout le monde veut récupérer ses fonds en même temps la compagnie d’assurance vie n’aura pas la liquidité suffisante (c’est à dire l’argent en caisse) pour rembourser tout le monde. Elle va donc prendre les obligations qui composent vos placements et les revendre sur le marché. L’argent obtenu servira alors à payer les clients.
Si personne ne veut de ces obligations sur le marché et bien leur prix baissera jusqu’à trouver un preneur. Leur prix c’est vos économies…. elles peuvent dans le pire des cas valoir 0 (théoriquement).

5/ Je me suis donc fait rouler par mon conseiller!?
Non, en réalité c’est beaucoup plus compliqué. Normalement et dans une situation normale, il n’y avait pas de danger à détenir des obligations d’état. La crise de 2008 a fait exploser l’endettement et aujourd’hui nous sommes dans une situation très inquiétante pour ne pas dire critique. Ce n’était pas le cas il y a 5 ans ou avancer l’idée même de faillite pour un état comme la France vous faisait passer pour un farfelu.
Il y a 10 jours la notation de la dette américaine a été mise sous surveillance!

6/ Que doit-on faire?
Il y a une grande différence entre avoir son argent en obligation d’un état virtuellement en faillite est cette même somme sur un compte en banque ou elle est « immédiatement » disponible.
Que faire? Plus que jamais un patrimoine doit être diversifié. Il doit y avoir entre 5 et 20% d’or, de l’immobilier, et le cash en banque juste nécessaire.

Pourquoi croyez vous que l’immobilier a augmenté de 20% à Paris l’année dernière? Les gens préfèrent à juste titre avoir un appartement pour eux ou leur proches, que de l’argent virtuel sur un contrat d’assurance vie rempli de dettes d’états. Pourquoi croyez-vous que l’or s’envole de record en record? Faut-il anticiper une ruée sur les pièces d’or? Nos bons vieux napoléons vont-ils retrouver une nouvelle jeunesse?

La course aux actifs tangibles a déjà commencé.

Et vous qu’allez vous faire?

Charles SANNAT
sannatcharlesàyahoo.fr

L’or déclare la guerre à l’économie mondiale

Jeudi, mai 5th, 2011

S’il est bien une litanie que l’on a de cesse de vous répéter sur LORetLARGENT.info, c’est celle de la complainte de l’économie mondiale : les États-Unis sont certes auréolés de leur succès récent contre Ben Laden, mais dans quelques temps, quand la liesse sera passée, on reparlera de l’ombre qui plane sur le géant américain, qui risque une sévère punition de Standard and Poors. Quand ce n’est pas une France au bord de la faillite ou un Japon bien fragile depuis les évènements de Fukushima … Bref, le système économique mondial semble déjà avoir un pied dans la tombe. Et les solutions actuellement proposées ne semblent pas rassurer les citoyens, bien au contraire : si ceux-ci, suivis de près par les investisseurs et même les banques centrales, se jettent littéralement sur l’or dont le cours explose, ce n’est pas un hasard. Et nous ne sommes pas les seuls à le dire !

Max Keiser en croisade contre le système économique

Max Keiser, ancien analyste financier et farouche opposant au système fiduciaire et économique, se révoltait déjà dans une vidéo de 2009. Au sujet des injections de liquidité des banques centrales, ce dernier explique que « Ça ne sert à rien, puisque cela injecte encore plus de crédit dans le système. Ce système bancaire est un malade en phase terminale. Pourquoi l’économie US est en train de couler dans une dépression ? Injecter quelques milliards ou plus ne fera pas que ce cheval mort se lève et marche ! L’économie est morte à cause de trop de dettes : ils auraient du avoir une récession à l’époque en 2002 après l’explosion de la bulle Internet. Aujourd’hui, le dollar vaut des bananes ! Je recherche de l’or qui va vers les 1000$ l’once, parce que les gens sont fatigués des mensonges de tous les banquiers centraux […] Les gens se jettent sur l’or, et l’or va encore aller bien plus haut. Le dollar est la plus grand menace terroriste sur la face de la planète aujourd’hui ».

Plus récemment, Keiser est revenu avec une nouvelle campagne baptisée « Silver Liberation Army ». Son combat ? Faire que tous ensemble, nous puissions sauver notre patrimoine, protéger nos proches de l’inflation et dire stop aux banques. Comment ? En achetant une once, une pièce ou un lingot d’argent.

L’analyse d’Olivier Delamarche

Oliver Delamarche, journaliste économique et gérant de Platinium Gestion, est chaque semaine invité sur BFMTV pour décrypter la vie économique. Morceaux choisis : « Les marchés gobent tout et n’anticipent rien. La situation américaine est aussi grave que celle de la Grèce. Vous êtes face à un mur, il n’y a pas de stratégie de sortie. La seule solution est la récession, l’austérité et les impôts pour amoindrir la dette des USA ».

Pierre Jovanovic d’Ici et Maintenant s’amuse et explique dans cette vidéo que « en Oregon aux USA, il est maintenant possible de se faire des soins de beauté en échange d’or. A ce rythme, on pourra bientôt aller chez le médecin avec de l’or : c’est un retour naturel au standard or. Plusieurs états américains ont voté ce retour au standard or : ce qui nous montre que si vous échangez du botox et que vous payez avec vos pièces, qu’est ce que c’est sinon un retour naturel au standard or ? ».

Olivier Delamarche ajoute qu’« il est très clair qu’aujourd’hui, vous avez devant vous un immense krach qui arrive sur le dollar, parce que le dollar ne vaut pas plus que la papier sur lequel il est imprimé […] ça veut dire que vous allez retrouver l’or à 1600 ou 1700 $ dans les semaines qui viennent, le pétrole à 130$, la hausse des prix alimentaires, etc ».

James Turk : l’or à 8000$ pour 2015

Toujours chez Pierre Jovanovic, James Turk, fondateur et président de GoldMoney.com, donne ses prévisions sur l’évolution du cours de l’or : « l’argent et l’or vont monter très haut, 1800$ pour l’or et 50$ pour l’argent d’ici juin 2011. Et entre 2013 et 2015, je prévois un cours de l’or à 8000$ l’once, et 400$ pour l’argent. Ces prévisions, je les ai faites en 2003, et à l’époque, le cours de l’or était à 300$. Et depuis 2003, rien ne m’a fait changer d’avis. Dans les années 70, l’or est passé de 35$ en 1971 à 800$ dans les années 80. Si l’histoire se répète, on peut passer de 350 à 8000$. C’est ce que j’attends. Nous devons nous préparer à l’effondrement du dollar et c’est ce que l’augmentation du prix de l’argent et de l’or est en train de nous dire. Le dollar va perdre son statut de réserve mondiale ».

Le Mark allemand : une pièce d’or chargée d’histoire

Mardi, mai 3rd, 2011
20 Marks - Avers

20 Marks - Avers

Le mark allemand, crée en 1873, est une pièce aux multiples facettes. Étroitement liée à l’histoire politique de l’Allemagne, cette pièce souvent délaissée recèle pourtant bien des atouts.

Le Mark allemand : un peu d’histoire

En 1861, après les années de guerres napoléoniennes, Guillaume Ier monte sur le trône de Prusse, qui domine à l’époque la Confédération germanique. La Prusse annexe plusieurs Etats allemands, notamment le Hanovre. Dans une guerre qui opposa la Prusse à la France, tous les Etats allemands offrirent leurs armées au service de la Prusse. Après la victoire de la Prusse sur la France en 1870, les Etats allemands furent réunis autour d’une même politique : le second empire allemand. Le roi de Prusse fur proclamé empereur, « Kaiser ». Dès 1873, une nouvelle monnaie, le Reichsmark, fut instaurée à tous les membres de l’Empire : 54 royaumes, 6 grands duchés, 5 duchés, 7 principautés et 3 villes libres. Chaque Etat allemand indépendant frappait ses propres Reichsmarks d’or.

Les Deutsche Marks frappés par la Prusse sont les plus courants : on y retrouve le buste de l’empereur Guillaume II en uniforme de cuirassier, avec l’inscription « DEUTSCHER KAISER KONIG VON PREUSSEN » (Empereur allemand, roi de Prusse). Parmi les pièces d’or de 20 Marks les plus courantes, on retrouve aussi des pièces frappées par la Bavière, la ville de Hambourg, le Wurttemberg, Baden et la Saxe. Chaque pièce comporte une lettre représentant le Monnaie émettrice :

- A : Berlin ;

- B : Hanovre ;

- C : Francfort ;

- D : Munich ;

- E : Dresde;

- F : Stuttgart;

- G : Karlsruhr;

- H : Darmstadt ;

- J : Hambourg.

La guerre de 1914 mit fin au monnayage d’or allemand, et la défaite allemande de 1918, qui provoqua l’abdication de l’Empereur Guillaume II, fut suivie par la proclamation de la République.

Liste des effigies représentées sur les pièces en or cotées des Marks allemands d’or

- Prusse : Guillaume 1er, Frédéric III, Guillaume II, Guillaume II uniforme

- Bade : Frédéric 1er

- Hambourg : blason

- Saxe : Georges 1er

- Bavière : Louis II

- Württemberg : Guillaume II

Le 20 Marks d’or : description

20 Marks - Revers

20 Marks - revers

Sur le revers du 20 Marks or, on peut voir une couronne impériale, sous laquelle se tient un aigle avec le collier de l’ordre de l’Aigle Noir : cet ordre était l’ordre honorifique suprême du Royaume de Prusse, instauré par Frédéric III du Brandebourg en 1701. Sur la poitrine de l’oiseau est gravé un écu portant les armes des Hohenzollern, une famille royale européenne qui régna sur le Brandebourg et le Duché de Prusse des 1525. En 1871, l’Empire allemand est proclamé : les membres de la famille ajoutent à leurs titres celui d’Empereur allemand qu’ils gardèrent jusqu’en 1918, où Guillaume II abdiqua. L’inscription « DEUTSCHES REICH », « Empire allemand », est présent sur tous les Marks allemands frappés entre 1890 et 1914. Sur la tranche du 20 Mark, on peut lire « GOTT MIT UNS » (Dieu est avec nous).

- Poids : 7,9650 grammes

- Diamètre : 22,5 mm

- Titre : 900/1000e

- Emission : 1871-1915

La 10 Marks d’or

Les revers et avers sont identiques au 20 marks : on retrouve l’aigle et l’effigie des empereurs. En revanche, sur la tranche de la pièce d’or, on peut apercevoir des raisins et des étoiles.

- Poids : 3,97 grammes

- Diamètre : 19,5 mm

- Titre : 900/1000e

- Emission : 1871-1915

Le Mark d’or : intérêt pour l’épargnant

Bien que la pièce allemande ne soit pas très prisée dans l’Hexagone, la variété des types la rend tout de même attrayante : en effet, la structure politique germanique d’avant-guerre a permis une grande diversité de frappes sur le même module. On peut ainsi passer d’exemplaires courants à des pièces d’or très rares. A l’époque, la Prusse était la plus grande et la plus riche des provinces de l’Empire prussien : les 20 marks de Prusse notamment restent des pièces qu’il est intéressant de convoiter, pour l’histoire, mais aussi pour l’investissement.

CONCOURS MONEYWEEK / AuCOFFRE.COM : GAGNEZ 3 NAPOLEONS 20 FRANCS

Dimanche, mai 1st, 2011

3 Napoléons 20 Francs AuCOFFRE.com à gagner

3 Napoléons 20 Francs AuCOFFRE.com à gagner

MoneyWeek organise un grand jeu gratuit… et autant vous dire que la compétition s’annonce passionnante.

Le concept est très simple : pendant un mois, à vous de gérer GRATUITEMENT un portefeuille fictif. Si vous êtes désigné meilleur trader, vous pourrez gagner 3 Napoléons d’or d’une valeur totale de 600 euros (et de nombreux autres prix sont à remporter).

Tentez votre chance : tout est expliqué ici. Vous avez là une occasion parfaite pour mettre en pratique vos talents de trader… sans prendre de risques !

Je vous le rappelle, ce jeu MoneyWeek est totalement gratuit. Quelques minutes suffisent pour vous inscrire. Maintenant… à vous de jouer pour tenter de gagner trois Napoléons d’une valeur de 600 euros. Je vous souhaite bonne chance !

Meilleures salutations,

Cécile Chevré
La Quotidienne de MoneyWeek

Concours organisé en partenariat avec AuCOFFRE.com qui assure la dotation des 3 Napoléons 20 Francs pour une valeur totale de 600 euros (selon la cotation)

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "