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Revue du Web du 28 août : ce qu’il faut retenir du mois d’août

28 août 2015

Que s’est-il passé dans l’actualité en août ? Les faits marquants du mois nous emmènent autour du monde, de la Chine aux États-Unis en passant par la Grèce. Embarquement immédiat pour la revue du Web !

Le bictoin peut-il transformer le secteur de la finance ?

D’après les propos d’un analyste de la banque BNP Paribas relayés par lejournaldunet.com dans un article du 26 août, le bitcoin « aurait le potentiel de transformer le secteur de la finance, voire le monde dans son ensemble. », rien que ça. En effet, le logiciel blockhain utilisé avec cette monnaie virtuelle permet de visualiser toutes les transactions réalisées.

« Si ce type de technologie intervienait dans les transactions de titres financiers (les échanges d’actions des entreprises), alors « les intermédiaires actuels de l’industrie bancaire pourraient devenir superflus ». » Le bitcoin va-t-il devenir pour autant une monnaie de confiance ? Rien n’est sûr.

La Chine dévalue sa monnaie face au dollar

Au cours de la semaine du 14 août, c’est la Chine qui a fait les gros titres de la presse économique. En dévaluant le yuan face au dollar (un yuan pour 6,3 dollars au lieu de 6,2), Pékin a fait trembler le marché. Une baisse relativement faible mais une mauvaise nouvelle pour les touristes chinois en voyage à l’étranger. Cette décision est censée avoir pour effets de relancer l’activité économique de la Chine, et de faire du yuan une monnaie de référence.

Cette fois, la Grèce ne gagnera pas l’Euro

Autre coup de tonnerre dans l’actualité du mois d’août : la démission du premier ministre Alexis Tsipras, annoncée par le principal intéressé le jeudi 20 août. Entre les nouvelles mesures d’austérité déjà appliquées ou en cours d’application et les futures élections législatives, la Grèce ne semble pas encore sortie d’affaire. Rendez-vous le 20 septembre prochain pour les élections anticipées !

La Grèce a également fait parler d’elle au mois d’août pour un tout autre sujet : celui des mines d’or. La violation des conditions techniques et des réglementations environnementales a entrainé la suspension du projet entamé en Chalcidique par la société Canadienne Eldorado Gold.

En savoir plus sur la crise grecque dans la revue du Web du 21 août 2015.

États-Unis : l’extraction aurifère en question

Parue la semaine du 7 août 2015, une info venue d’outre-Atlantique : de nombreuses entreprises américaines ne parviennent pas à déterminer l’origine de leur or. Selon une étude menée en 2014 et reprise par le site d’informations Les Echos, la majorité des entreprises ne sont pas en mesure de savoir si leurs produits contiennent des minerais issus de zones de conflits en Afrique.

Évoquée dans la revue du Web du 14 août 2015, la situation du Colorado, mauvais élève de l’extraction aurifère. L’ouverture accidentelle d’une brèche dans une mine d’or abandonnée a provoqué le déversement d’eaux polluées dans plusieurs rivières. Des conséquences à long terme sont à redouter, d’autant que 4000 mines abandonnées ont été recensées dans l’état du Colorado.

Bonus : un lingot d’or au fond d’un lac allemand

Un insolite relayé dans la revue du Web du 14 août 2015 : une nageuse a mis la main sur un lingot de 500 grammes d’or au fond d’un lac en Bavière. Jolie trouvaille !

Demande mondiale en pièces d’or et d’argent d’investissement

28 août 2015

Les investisseurs boudent l’or papier, ce qui a considérablement fait baisser son cours, pour les (mauvaises) raisons que l’on sait. Mais la demande en pièces d’investissement elle, ne cesse de croître. Les épargnants du monde entier sont semble-t-il plus avisés, à en juger la demande en pièces d’or et d’argent de ces mois derniers…

Les tendances générales de la demande en pièces d’or d’investissement

D’après les chiffres du World Gold Council pour le 1er trimestre 2015, la demande en lingots et pièces de monnaie de 253,1 tonnes reste saine dans le contexte historique, malgré la diminution de 28 tonnes d’une année sur l’autre.

La tendance à long terme de la demande en lingots et pièces d’investissement est forte.

Demande en pièces d'or 1er trimestre 2015 (c) WGC

Demande en pièces d'or 1er trimestre 2015 (c) WGC

Pour les tendances plus générales du 1er trimestre 2015, le contexte très localisé de marchés-clés comme la Turquie, l’Inde et le Japon, ont entraîné une baisse de la demande en lingots et pièces d’investissement, alors que l’Europe a continué de soutenir le secteur avec une demande de 61 tonnes. La demande en Europe était dans l’ensemble pratiquement inexistante avant la crise financière. La demande américaine était quant à elle en demie teinte avec une légère baisse enregistrée d’un trimestre à l’autre.

Depuis, les tendances ont fortement évolué, même si nous n’avons pas encore les chiffres officiels du World Gold Council pour le 2e trimestre 2015.

Etats-Unis

En juin, la demande en pièces d’or et d’argent auprès de l’US Mint a bondi, selon un article de Reuters.

Demande de pièces en or - US Mint 2014

Demande de pièces en or - US Mint 2014

D’après les chiffres de l’US Mint, les ventes de pièces d’or American Eagle ont triplé entre mai et juin, atteignant le chiffre record de 76 000 onces pour 2015, alors que le cours de l’or est au plus bas.
Avec 4 fois plus de ventes en juillet, la demande en or physique de l’US Mint a d’ailleurs permis d’amortir en partie la baisse du cours de l’or.

Les ventes de pièces en argent d’investissement telles que la Silver Eagle ont quant à elles plus que doublé par rapport au mois de mai. D’ailleurs, l’US Mint est à court de pièces d’argent. Le 8 juillet dernier, la Monnaie américaine a en effet informé ses distributeurs officiels qu’il ne lui restait plus que des Silver Eagles et qu’elle ne prendrait plus aucune commande avant ce mois d’août 2015.
Depuis 1986, l’US Mint a produit et vendu plus de 335 millions de Silver Eagles, soit 335 millions d’onces d’argent. Cette raréfaction de l’offre des Silver Eagles a bien entendu entraîné une forte augmentation de la prime de ces pièces.

L’US Mint n’en est pas à sa première pénurie de pièces en argent, ni la Canadian Mint.

Canada

Si la vente de Maple Leafs en or s’est « effondrée » de 38% en 2014 par rapport à 2013, il en va autrement pour les pièces en argent, beaucoup plus accessibles.
Par contraste, les ventes de Silver Maple Leaf ont augmenté, passant de 28,2 millions d’onces en 2013 à 29,2 millions d’onces en 2014, établissant un volume record de ventes pour la deuxième année consécutive.

Voir le rapport complet de la Canadian Mint (en anglais).

Chine

Si la Chine semble marquer un temps d’arrêt durant le premier semestre au niveau de la demande en or, celle-ci a néanmoins augmenté de 3% d’une année sur l’autre, au cours du premier trimestre 2015. Concernant la Chine, il vaut mieux attendre la fin de l’année pour avoir une vraie tendance en termes d’or d’investissement en pièces et lingots. Même si la révélation des réserves d’or officielles de la Chine ont « surpris » et « déçu » les investisseurs, le pays demeure l’un des plus gros demandeurs d’or physique.

Inde

L’or est inscrit dans son l’ADN culturel de l’Inde. La trop forte demande en or des particuliers ayant plombé le PIB du pays en 2013, le gouvernement indien avait multiplié les mesures dissuasives (taxes, embargo…) pour limiter la casse. Mais on ne défait pas une si vieille histoire d’amour comme ça. En décembre 2014, le pays a revu sa politique quant à l’importation de l’or en supprimant la mesure qui restreignait le plus les achats de métal précieux depuis près d’un an et demi. La hausse de la contrebande consécutive à ces mesures impopulaire était d’ailleurs l’une des raisons qui a poussé le gouvernement à revoir sa position. L’importation de pièces d’or n’étant plus interdite, la demande de la part du deuxième acheteur d’or au monde après la Chine est boostée.
Les importations d’or ont grimpé de 8,13% en un an, à $1,55 milliard en janvier, grâce à l’assouplissement des restrictions.

Russie, Grèce…

Les pièces en or et en argent d’investissement sont un rempart aux crises, c’est bien connu et cela s’est particulièrement révélé dans des pays en proie soit à une forte dévaluation monétaire, comme ce fut le cas pour le rouble en Russie, soit à une crise financière et économique grave, comme en Grèce.

En Russie, face à la très forte dévaluation du rouble en 2014, la demande en pièces d’investissement a été 2,5 fois plus importante entre le 3e et le 4e trimestre 2014, d’après le département local de Sberbank Moscou. En décembre 2014, 61 000 pièces de monnaie ont été vendues, soit presque 4 fois plus que pour n’importe quel autre mois (la moyenne de l’année 2014 est de 17 000 pièces par mois). Sur l’ensemble de l’année 2014, Sberbank Moscou a vendu 248 000 pièces, dont 110 000 pièces d’investissement et 138 000 commémoratives. Le début de l’année 2015 est lui aussi été marqué par une forte demande pour les pièces en or.

Les Grecs aussi se sont précipités sur les pièces d’or pour anticiper sur la crise à venir. « La Banque centrale a vendu 5900 pièces d’or en janvier tandis que les ventes pour le dernier trimestre de 2014 étaient de 7 857 pièces d’or. Cela signifie que les Grecs ont acheté plus d’or en janvier 2015 que sur les 3 précédents mois. Cela montre une augmentation de 123 % ce qui est un record historique », apprend-on sur BusinessBourse le 05 août dernier.

Les pièces d’or et d’argent sont toujours le meilleur rempart à la dévaluation monétaire et le meilleur moyen de protection en cas de faillites bancaires…

Grosses inquiétudes sur la croissance

25 août 2015

Ce n’est pas faute d’avoir hurlé dans le désert qu’il n’y avait pas de croissance. En tout cas, pas de croissance saine et autonome, ne reposant ni sur de nouvelles dettes, ni sur de nouvelles créations monétaires. Dans ce dernier cas, gardez présent à l’esprit que les politiques menées par nos mamamouchis ont abouties au résultat extraordinaire de dissocier la notion de croissance économique à l’idée de création de richesses. Nous vivons donc dans un monde où il y a statistiquement de la croissance (dettes plus création et injection de monnaie) mais pas de création de richesses… Et lorsqu’il n’y a pas de création de richesses nouvelles, tout cela fini par se voir.

Du coup les « marchés » s’inquiètent… et s’il n’y avait pas de croissance ?
Compte tenu des niveaux stratosphériques atteints par le prix des actions partout dans le monde (et des obligations), il n’en faut pas plus pour faire chuter les marchés et, cette fois-ci, il semblerait que le mouvement de correction confine au krach… Nous verrons bien.

Le piège infernal de la FED et de la remontée impossible des taux…

Autre élément, la FED est dans une position totalement intenable pour encore très longtemps. En expliquant que la banque centrale américaine va augmenter les taux, elle incite évidemment les investisseurs à ne pas investir… et à attendre que les taux montent pour placer leur argent à des niveaux plus élevés. Résultat ? Alors qu’il n’y a jamais eu autant d’argent (faux) en circulation, l’attentisme des investisseurs provoque… les premières difficultés de financement !
Si au contraire la FED augmente ses taux… alors cela provoquera une nouvelle récession aux Etats-Unis au moment même où tout le monde, ou presque, a de bons gros doutes sur la réalité de la croissance économique mondiale (au mieux, atone comme je vous le répète depuis des mois et des mois).
Mais si la FED indique immédiatement qu’elle ne relèvera pas ses taux, alors cela veut dire que la situation est grave, qu’il n’y a pas de croissance et, qu’en plus, il y aura de plus en plus de monnaie… bref, cela provoquerait une ruée immédiate vers les actifs tangibles comme l’or et l’argent.
Le plus logique serait que la FED laisse la panique s’installer quelques jours et qu’elle intervienne massivement sur les marchés, y compris en annonçant un 4ème QE (plan d’injection de monnaie créé à partir de rien) sous la pression de tous les investisseurs et des autorités politiques effrayés par le spectre d’une nouvelle crise. Si la FED ne peut rien faire seule et si tout le monde est d’accord pour l’appeler à l’aide… elle devrait bien finir par accepter d’agir et sauver une nouvelle fois le monde.

Pas de panique, mais de la vigilance !

On ne part jamais en vacances avec des positions boursières non protégées (couvertes contre les risques de baisse) ou non closes… c’est une règle de base que tout épargnant se doit d’appliquer pour bronzer tranquillement, tant les crises ces dernières années aiment à se dérouler l’été !
Ensuite, j’attire votre attention sur le fait que normalement l’investissement en bourse ne se fait que sur une petite partie de son patrimoine financier et qu’actuellement il faut surpondérer les actifs tangibles pour la simple et bonne raison que les entreprises valent beaucoup trop cher, que les obligations ne valent pas tripettes et que les placements, soit disant sécurisés et disponibles type livret A, ne rapportent plus rien !!! Quitte à ne rien gagner ou pas grand-chose, autant ne pas prendre de risque.

L’or devrait chuter fortement, or il se maintient de fort belle manière. Le dollar monte ce qui est logique, puisqu’encore une fois les investisseurs vendent leurs actions et se précipitent pour acheter des obligations américaines… libellées en dollars (phénomène connu sous le vocable « fly to quality »). Le pétrole s’effondre ce qui sera bon pour votre plein d’essence et aussi le plein de la cuve pour le chauffage cet hiver…

Quoi qu’il advienne dans les jours à venir, que nous assistions à un véritable krach, ce qui est probable, ou au contraire à une simple correction, ce qui est encore possible, la réalité c’est qu’il n’y a pas de croissance économique en Europe comme aux Etats-Unis et pas plus en Chine. La réalité c’est que les mensonges finiront par se fracasser sur le mur de la vérité.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !!

Charles SANNAT – Economiste contrarien et insolent

 

Mines de métaux précieux et de diamants : état des lieux !

21 août 2015

Dans son dernier rapport, le World Gold Council montrait l’impact majeur des mines sur l’économie mondiale. C’est le cas pour les mines d’or et d’argent. C’est aussi le cas pour l’ensemble des activités d’extraction qui concernent les métaux précieux ou les diamants.

Mais comme toutes ressources, elles tendent à se raréfier… et l’exploitation devient de plus en plus difficile et donc de plus en plus coûteuse. L’offre est déjà inférieure à la demande, et cette tendance va s’affirmer de plus en plus dans les années à venir.

Mines d’or et d’argent

En juin 2015, le World Gold Council faisait le bilan de l’impact social et économique des mines. Ce qu’il en ressortait, c’est l’importance de la contribution du secteur minier à l’économie mondiale. Le secteur aurait ainsi généré 83,1 milliards de dollars en 2013. Le chiffre monte à 171,6 milliards de dollars US en prenant en compte les répercussions économiques indirectes.

En termes d’emploi sur la même année, cela représente un million de travailleurs, et trois millions supplémentaires dont les emplois sont directement liés à l’exploitation des métaux précieux. Et dans les mines, 90 % des employés sont des travailleurs locaux.

Mais les mines de métaux précieux font face à une évolution nécessaire. L’extraction a longtemps source de pollution – le Colorado en a encore fait l’amère expérience il y a quelques semaines alors que des eaux polluées par le cyanure se sont déversées dans ses rivières. Le Canada et certains pays d’Afrique sont montrés du doigt, et l’orpaillage illégal est dénoncé. Si bien que de plus en plus de labels cherchent à se tourner vers des métaux dont l’extraction est respectueuse des hommes et de l’environnement. C’est le cas de la Vera Valor et de la Clean Extraction pour l’or.

Cette évolution arrive à un moment où l’extraction demande des moyens de plus en plus important. En clair, il faut creuser plus profond… tout en respectant mieux l’environnement. Les coûts en sont d’autant plus importants.

L’un des exemples les plus frappants est celui de l’argent. Le métal argent se raréfie, et d’autant plus qu’il ne se recycle pas : or, il s’agit d’un métal qui est recherché aussi bien par les investisseurs que dans les technologies de pointe. L’extraire est de plus en plus coûteux et invasif, et surtout les « réserves » encore contenues dans les entrailles de la terre sont bientôt épuisées. Résultat ? Un métal précieux qui va le devenir de plus en plus de valeur dans les années à venir.

Exploitation de l'argent et perspectives

Source : demonocracy.info

En image, une estimation des tonnes d’argent non encore extraites, contre celles qui l’ont déjà été : les réserves naturelles d’argent risquent bien de s’épuiser d’ici une quinzaine d’années.

Les mines de diamants

Comme l’or et l’argent, le diamant se révèle un produit intéressant pour les investisseurs. Mais son extraction fait face aux mêmes défis que celles des métaux précieux. Finies les trouvailles sous une fine couche de terre… désormais, pour extraire les diamants de la terre, il faut des procédés coûteux, invasifs, et qui soient respectueux de l’environnement.

L’extraction de diamants est déjà moins polluante pour l’environnement que d’autres extractions minières. Certains sites prévoient d’ailleurs des remises en état après leur fermeture, minimisant ainsi leur impact sur les alentours. Du fait même de leur activité, les exploitations cherchent à remuer le moins possible la terre, pour en tirer le maximum de diamants. Et si des machines lourdes sont nécessaires, ce n’est pas le cas des matières chimiques.

Le processus mis en place peut varier selon la région et la topologie. Certaines mines sont de véritables gouffres à ciel ouvert, comme la mine Mir en Sibérie ou la mine d’Etaki au Canada (voir ci-dessous). Il peut également s’agir de mines souterraines, ou de gisements marins.

Quels processus d’extraction ?

Les diamants sont issus de cheminées volcaniques, les kimberlites. Pour ces gisements naturels, il existe deux types d’extraction : à ciel ouvert ou souterrain.

- Les mines à ciel ouvert, comme la mine Mir en Sibérie, la mine d’Etaki au Canada… ou la mine emblématique de Kimberley (Afrique du Sud), appelée Big Hole. Il s’agit d’une extraction par terrassement, dont les résultats sont impressionnants, avec un minerai qui est peu à peu extrait de la cheminée.
- Les mines souterraines, qui peuvent atteindre près d’un kilomètre sous la surface de la terre. Et ce n’est encore rien comparé à la profondeur où se sont formés les diamants : 200 kilomètres !

Quelles sociétés diamantifères ?

Plusieurs sociétés parmi les plus importantes se partagent le marché du diamant : Alrosa, De Beers et Rio Tinto qui se partagent 75 % du marché. Et les deux acteurs majeurs, De Beers et Alrosa, représentent 70 % de la production annuelle de diamants bruts…
Ces sociétés exploitent des mines en Angola, en Namibie et dans d’autres pays d’Afrique, en Australie ou au Canada.

Zoom : la mine d’Ekati (Canada)

Mine d'Ekati - Canada - Photo CC

C’est l’une des grandes mines du Canada, un pays qui était pourtant loin d’être un acteur majeur du marché du diamant. Depuis plusieurs années pourtant, le Canada est devenu le troisième producteur de diamants au monde.

Dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, la mine d’Ekati est exploitée depuis 1998, sur le premier gisement important de diamants découvert dans le pays juste au nord est de Yellowknife.

La découverte de ce gisement en 1985 par deux géologues a entraîné une des plus grandes ruées de l’histoire de l’exploitation minière. Avec 121 cheminées de kimberlite sur le site, elle a produit en 2009 40 millions de carats depuis six sites à ciel ouvert.

Pour autant, si les diamants se révèlent un excellent produit d’investissement, ce n’est pas le cas des mines. Là où le diamant est un produit stable, dont la valeur est assurée, la mine présente les mêmes risques spéculatifs que tout autre placement boursier.

Les mêmes risques, finalement, qu’un investissement spéculatif lié aux mines d’or et d’argent, dont l’activité et les résultats vont être de plus en plus liés à la difficulté d’extraire les métaux précieux. L’or et l’argent déjà extraits, en revanche, vont être amenés à prendre de plus en plus de valeur… à mesure que l’offre va continuer à baisser face à la demande.

Revue du web du 21 août : un nouveau coup de tonnerre chez les Grecs

21 août 2015

La Grèce est loin d’être sortie de la crise… et le premier ministre Alexis Tsipras en a donné une nouvelle preuve en démissionnant hier. Dans la revue du web de la semaine, zoom sur les raisons de la démission du premier ministre grec, sur le plan d’aide de la Grèce après les récentes menaces de Grexit, et sur la Chine qui continue à œuvrer pour installer son yuan au niveau international.

La Grèce toujours dans la crise : Tsipras démissionne

On le disait déjà mi-juillet, la Grèce n’est pas sortie d’affaire. Et un mois après le référendum sur le plan d’aide à la Grèce qui a failli aboutir à la sortie du pays de la zone euro, c’est le premier ministre Alexis Tsipras qui a annoncé sa démission hier (jeudi soir).

Cette démission entraîne de nouvelles élections anticipées dans quelques semaines. « Alexis Tsipras a demandé aux électeurs de le « juger aussi bien sur ses succès que sur ses erreurs », relève LeMonde.fr dans un article du 21 août. Le premier ministre, tout en rappelant qu’il avait tout fait pour obtenir le meilleur accord possible avec les créanciers du pays, a demandé au peuple « de décider si l’accord est valable pour sortir un jour des plans de rigueur » et « de savoir qui peut mener les réformes nécessaires ». »

Les élections législatives anticipées devraient avoir lieu le 20 septembre prochain. En juillet, le premier ministre grec avait signé « pour un troisième plan d’aide, qualifié par certains de véritable « coup d’État » des créanciers », rappelle LePoint.fr ce jour. « Défendant habilement, après avoir signé le plan, qu’il n’avait « pas d’alternative », il s’est acquis une bonne partie de la population », estime le quotidien d’information.

« La Grèce, après avoir reçu une première tranche de ce qui lui a été accordé par ses créanciers, a été en mesure jeudi de rembourser en temps et heure et sans drame 3,4 milliards d’euros à la BCE », détaille le Huffingtonpost.fr le 20 août. Reste à voir quels seront les effets des nouvelles mesures d’austérité en Grèce dans les prochaines semaines : certaines sont déjà appliquées.

Un projet de mine d’or suspendu en Grèce

La Grèce a aussi fait parler d’elle cette semaine… sur le sujet des mines d’or. Le projet de la société canadienne Eldorado Gold a été suspendu provisoirement en Chalcidique. La raison invoquée : le non-respect de la réglementation environnementale. « L’investissement de Hellas Gold, qui dirige d’autres mines d’or en Chalcidique, a divisé les habitants de Skouries ces dernières années, surtout en 2013, et provoqué de nombreuses manifestations émaillées de graves incidents », rappelle Lefigaro.fr le 19 août.

Cité par Liberation.fr le 19 août, le Ministre de l’Environnement et de l’Energie Panos Skourletis a expliqué que « la société a violé les conditions techniques du projet, ce qui entraîne l’arrêt temporaire des travaux. »

Le yuan chinois : objectif monnaie de référence

La semaine dernière, la Chine dévaluait sa monnaie. Objectif à moyen terme : placer le yuan parmi les monnaies références mondiales. Et la dévaluation a notamment été saluée par le Fonds Monétaire international (FMI), même si l’intégration du yuan n’est pas pour tout de suite. « Le FMI a annoncé que la composition du droit de tirage spécial (DTS), composé du dollar, du yen, de l’euro et de la livre sterling, ne changera pas avant septembre 2016. Mais l’institution pourrait décider d’y inclure le yuan en novembre, après avoir salué sa dévaluation », relève LaTribune.fr le 20 août.

Le panier de devises actuelles comprend le dollar, l’euro, la livre sterling et le yen. « Le conseil d’administration du Fonds, qui représente les 188 Etats-membres, se réunira en novembre pour examiner entre autres cette éventuelle inclusion du yuan », rappelle LaTribune.fr.

En attendant, le yuan prend de la place… en Afrique. L’Angola a adopté au début du mois d’août le yuan comme deuxième monnaie officielle du pays. C’est déjà le cas de l’Afrique du Sud depuis avril dernier. « La banque centrale du Zimbabwe a fait de même dès mars 2014. Le Ghana, le Nigeria ou l’île Maurice l’utilisent également comme devise de réserve et de règlement. Peu à peu, le yuan s’étend sur le continent africain », relève LePoint.fr Afrique dans un article du 14 août.

Les réserves d’or de la Chine en hausse

En fin de semaine dernière, la Banque centrale chinoise a rendu publics quelques nouveaux chiffres concernant son or. Les réserves du pays auraient ainsi augmenté de 19 tonnes en juillet, « soit une progression de 1,6 % par rapport au mois précédent » détaille LeFigaro.fr dans un article du 15 août.

« L’Etat chinois possédait en juillet 1.677,30 tonnes d’or contre 1.658 tonnes en juin, a précisé l’agence de presse officielle Xinhua, citant la Banque centrale », relève encore le site d’informations. La Banque centrale chinoise semble donc bien décidée à rester désormais transparente quant aux réserves en métal précieux du pays.

En Guyane, l’or intéresse le Ministre de l’Economie

20 août 2015

En visite en Guyane entre le 18 et le 21 août 2015, le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron ne cache pas son intérêt pour l’or. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la première visite du ministre outre-mer : au programme, des rencontres avec les acteurs de la filière bois et un déplacement au Centre Spatial Guyanais, mais aussi des visites de sites aurifères.

Des dizaines de tonnes d’or chaque année en Guyane ?

Il faut dire qu’avec son sous-sol très riche, la Guyane continue à intéresser la métropole. L’extraction aurifère a une place très importante en Guyane : c’est le « second secteur économique du territoire après le spatial », estimait ainsi l’année dernière Philippe Matheus, membre de la Fédération des opérateurs miniers de Guyane (Fedom-G) dans les colonnes de Franceguyane.fr.

Depuis, l’état des lieux n’a pas vraiment changé : le territoire présente un important potentiel de développement, et les professionnels estiment que le sous-sol permettrait d’extraire 15 à 20 tonnes d’or d’ici quelques années. Voire bien plus : « La société française Auplata, déjà présente sur place, estime qu’elle pourrait sortir 60 tonnes de minerai par an », relève Franceinfo.fr dans une émission du 20 août.

L’orpaillage, un problème toujours majeur en Guyane

Reste que la Guyane doit encore fait face au problème de l’exploitation illégale… et surtout autour des mines clandestines qui attirent les orpailleurs du Brésil ou du Surinam voisins. Les conditions d’extraction posent alors des problèmes humains comme environnementaux.  Le mercure et le cyanure empoisonnent les hommes comme la forêt. « Il y a bien sûr un code minier, un schéma d’exploitation et une fiscalité sur l’or en refonte totale. Les orpailleurs sauvages s’en fichent. La  volonté de régulation est là, mais c’est difficile », relève encore Franceinfo.fr.
De quoi faire osciller le territoire entre bon et mauvais élève de l’extraction aurifère… et rappeler une nouvelle fois l’importance de se tourner vers une extraction propre, respectueuse de l’environnement et des hommes !

L’Europe se tourne vers l’or, l’Inde et la Chine marquent le pas

17 août 2015

La demande en or continue à augmenter en Europe, révèle le World Gold Council dans son dernier bilan trimestriel. Mais à l’échelle mondiale, elle recule néanmoins… la faute à un marché indien qui continue de baisser ses importations d’or, et à un marché chinois qui marque le pas.

Une baisse de la demande en or ?

La demande en or ces derniers mois est marquée par une baisse de 12 % par rapport à l’année dernière. Là où plus de 1000 tonnes d’or avaient été échangées sur les marchés au deuxième trimestre 2014 (1038 tonnes précisément), la demande en métal précieux est passée à 914,9 tonnes pour le deuxième trimestre 2015.

Dans les premiers mois de l’année, la demande était restée relativement stable selon le World Gold Council. Mais dans un marché marqué par une baisse de la demande en Inde et en Chine – pays traditionnellement portés à un appétit très fort pour le métal jaune -, l’équilibre avait été permis par un intérêt croissant européen.

Pour ce deuxième trimestre, l’équilibre est moins évident. La demande sur les marchés indiens et chinois continue de baisser, et notamment en Inde. Le pays a importé 25 % moins d’or qu’au deuxième trimestre 2014, en raison d’un marché de la joaillerie qui fait grise mine. La baisse de la demande chinoise est nettement plus relative (3 %, soit 8 tonnes de moins), mais elle impacte elle aussi le marché mondial. Résultat, un marché globalement en baisse, et ce malgré un intérêt européen toujours aussi marqué (+ 14 %).

Cette baisse de la demande reste donc bien relative : elle s’explique notamment par la crise rurale en Inde.

Le marché indien impacté par la crise rurale

En Inde, l’or est un véritable pilier culturel. Le métal précieux y est échangé sous forme de bijoux : colliers ou bracelets font ainsi l’objet de nombreux cadeaux à l’occasion de mariages, anniversaires ou autres étapes familiales.

Fortement relancé en 2014 après la levée de restrictions du gouvernement, l’importation d’or est néanmoins en baisse au deuxième trimestre 2015. La demande d’or était de presque 205 tonnes d’or à la même époque en 2014, elle est passée cette année à 154,5 tonnes d’or. Près de 25 % de baisse donc selon les chiffres du World Gold Council.

Le Conseil mondial de l’or attribue cette faiblesse à la crise rurale… et plus particulièrement aux conditions climatiques hasardeuses qui ont fortement impacté sur le quotidien des populations rurales en Inde. Les cultures ont ainsi été touchées par des vagues de chaleur dans certaines régions, par des typhons et autres tempêtes dans d’autres. Les métiers en lien avec l’agriculture (ingénierie et matériels agricoles), puis l’ensemble de la chaîne ont ensuite été impactés.

L'or en Inde - World Gold Council

En Inde, l’or sécurité en temps de crise

Couplé à une inflation des prix des matières premières, la crise rurale a des conséquences directes sur le pouvoir d’achat des Indiens. Les bijoux, achetés dès que les conditions permettent afin d’assurer une certaine sécurité financière, ne sont pas la priorité… le temps que passe la crise. Et c’est justement le moment que vont probablement choisir certaines populations pour revendre une partie de leur or, véritable sécurité en cas de crise. « Et si la prochaine récolte est mauvaise ou que vos enfants tombent malades et que vous avez besoin d’un peu d’argent, vous retournez vendre votre bijou chez l’orfèvre », raconte ainsi Timothy S. Green, auteur du livre Le Monde de l’or…

Le calendrier des mariages a également joué un rôle dans cette baisse de la demande. Selon le World Gold Council, le calendrier hindou ne montrait pas de période propice aux mariages entre le 11 juin et le 1er novembre, alors que l’année dernière la période la plus propice a couru jusqu’au début du mois de juillet. Dans les prochains mois néanmoins, les achats liés aux traditionnels cadeaux d’or pour les mariages devraient connaître un regain d’activité… et le marché par la même occasion, notamment si la crise rurale s’estompe.

L’Europe a de l’appétit pour l’or

En comparaison avec celle de son voisin indien, la baisse de la demande en or en Chine est faible. Le World Gold Council relève une demande égale à 216,5 tonnes d’or au deuxième trimestre 2015, alors qu’elle était de 224,1 à la même époque en 2014. Une différence de 8 tonnes de métal précieux donc, soit une baisse de 3 % attribuée à la morosité des marchés chinois ces derniers mois.

L'or en Chine - World Gold Council

Étonnamment, le chiffre est le même pour les Etats-Unis… mais à la hausse. Avec une tonne d’or en plus au deuxième trimestre 2015 par rapport à 2014, le World Gold Council relève une hausse de 3 % de la demande en or américaine… mais au global, celle-ci reste relativement faible avec 37,9 tonnes d’or.

Bien moins donc que le continent européen, qui continue à marquer un certain intérêt pour le métal précieux. Avec 14 % d’augmentation entre le deuxième trimestre 2014 et le deuxième trimestre 2015, le vieux continent garde la même ligne qu’au début de l’année 2015 : une demande en or dopée par les crises géopolitiques et économiques, et notamment les craintes liées à la Grèce ces dernières semaines.

La demande en or en France est sensiblement la même qu’en 2014 à la même époque, et autant aussi qu’au début de l’année 2015. L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Grande-Bretagne montrent le même intérêt. « « L’attitude des investisseurs occidentaux envers l’or a évolué », relevait déjà le World Gold Council au début de l’année 2015.

L'or en Europe - World Gold Council

Revue du web du 14 août : la Chine dévalue sa monnaie face au dollar

14 août 2015

L’information de la semaine, c’est la dévaluation du yuan face au dollar. Derrière la décision de Pékin, il y a sans doute une nouvelle étape vers la volonté de faire de la monnaie chinoise une monnaie de référence sur les marchés. On en parle dans cette revue du web, en passant également par le Colorado qui déplore une importante pollution… à cause d’une mine d’or abandonnée.

La Chine dévalue sa monnaie et effraie les marchés

La nouvelle a fait l’effet d’un coup de tonnerre sur les marchés cette semaine : la Chine a dévalué sa monnaie, baissant ainsi le taux de référence du Yuan face au dollar. En quelques jours, Pékin a ramené le yuan à 6,3 pour un dollar, alors qu’il était à 6,2 mardi. « L’institution avait déjà réduit mardi de presque 2% ce taux de référence », relève SudOuest.fr dans un article du 14 août.

La baisse est faible, mais a néanmoins fait trembler les marchés, entraînant une dévaluation de la monnaie sur le marché des changes. Une mauvaise nouvelle pour les touristes chinois en voyage à l’étranger.

La décision aurait été prise pour « doper ses exportations et relancer l’activité économique du pays », souligne Francetvinfo.fr dans un article du 13 août. Il s’agit aussi pour le pays de « renforcer les chances de le voir rejoindre le club fermé des grandes monnaies mondiales », détaille SudOuest.fr. « Pékin ambitionne ainsi de faire inclure le yuan parmi les devises utilisées par le Fonds monétaire international (FMI), à savoir le dollar, l’euro, la livre et le yen) ». Ce qui serait logique avec l’intérêt de Pékin pour l’or : adosser le yuan à un tas d’or pour en faire une monnaie de référence sur les marchés internationaux suit la même idée.

Avec l’Inde, la Chine fait aussi reculer la demande en or

Ce sont les derniers éléments livrés par le World Gold Council : la demande en or a décliné au deuxième semestre 2015, « plombée par un manque d’appétit des Chinois et des Indiens », note LeFigaro.fr dans un article du 13 août. La demande en or des Européens a été plus forte (+14 %), mais la forte baisse indienne (-25 %) a contribué à une baisse globale. La demande en baisse des Chinois est nettement plus tempérée : -3 %.

Le Colorado, victime de l’extraction aurifère sale

Aux Etats-Unis, le Colorado est en train de payer très cher le prix de la pollution aurifère. Les eaux polluées d’une mine d’or abandonnées se sont déversées par accident dans une mine de l’Etat. « Depuis une semaine, l’eau polluée dévalent plusieurs rivières de l’ouest des États-Unis et pourrait atteindre des lacs alimentant Las Vegas et Los Angeles », détaille Boursorama.com dans un article du 12 août, images à l’appui.

Le 5 août, des employés de l’agence de protection de l’environnement (EPA) chargés de colmater une fuite ont ouvert une brèche, provoquant la fuite de 11 millions de litres de déchets liquides dans un affluent de rivière. Résultat : un cours d’eau orange, et des centaines de millions de litres d’eau polluées dans le Colorado, au Nouveau Mexique et dans la réserve indienne de Navajo Nation.

Dans un article du 11 août, Ici.radio-canada relève les inquiétudes des experts sur les « conséquences à long terme que peut engendrer le dépôt des métaux lourds dans les fonds riverains ». Selon l’EPA, « le Colorado abrite plus de 4000 mines abandonnées, et que 1100 d’entre elles près de la ville de Silverton sont des « bombes à retardement ». »

De quoi faire entrer les mines du Colorado dans les mauvais élèves de l’extraction aurifère… alors que le désastre rappelle l’importance d’une extraction minière propre, et respectueuse de l’environnement comme des hommes !

Un lingot d’or au fond d’un lac d’Allemagne

L’insolite de la semaine, c’est la belle trouvaille d’une jeune Allemande, qui a mis la main sur un trésor au fond d’un lac en Bavière. Selon une information relayée par LeParisien.fr dans un article du 12 août, la nageuse a vu un objet « briller » au fond de l’eau et a décidé de le remonter. Bonne initiative, puisqu’il s’agissait d’un lingot de 500 grammes d’or. Les recherches ont montré qu’il a été fondu entre 1990 et 2005, écartant toute possibilité d’un trésor de guerre. La nageuse devra quand même attendre un an pour profiter de la trouvaille, à moins que le propriétaire ne se manifeste d’ici là.

Pièces d’or, pierres précieuses, lingots, argenterie : que dit la loi si vous découvrez un trésor ?

12 août 2015

Amateurs d’or, vous n’avez pas pu passer à côté de cette nouvelle : un trésor d’une valeur estimée à… 15 milliards d’euros vient d’être découvert sous un temple hindou ! Ce sont des sacs remplis de pierres précieuses (diamants, rubis, émeraudes…), des kilos de pièces d’or et d’argent, des statuettes, des couronnes et des bijoux en or massif qui font désormais l’objet d’une surveillance très étroite. Si le trésor attire bien des convoitises, à qui va-t-il profiter ? Prospecteur, chasseur de trésor, fouineur heureux, archéologue… que vous revient-il si vous découvrez un tel trésor ?

Pour l’heure, la question du partage du butin hindou fait débat : réinvestissement dans le temple, dans le bien public, dans les coffres de la Banque Centrale Indienne… qui va faire main basse sur le butin ? Et vous particulier, qu’advient-il d’un trésor si vous le trouvez ? La législation en la matière est très stricte, gare aux contrevenants !

L’article 716 du Code Civil définit le trésor comme « toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété, et qui est découverte par le pur effet du hasard ».
Le Code précise également que « la propriété d’un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds ; si le trésor est trouvé dans le fonds d’autrui, il appartient pour moitié à celui qui l’a découvert, et pour l’autre moitié au propriétaire du fonds ».

La loi du 27 septembre 1941 encadre la réglementation des fouilles archéologiques.
Titre III Article 14 :
« Lorsque par suite de travaux de travaux ou d’un fait quelconque, des monuments, des ruines, substructions, mosaïques, éléments de canalisation antique, vestiges d’habitation ou de sépulture anciennes, des inscriptions ou généralement des objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art, l’archéologie ou la numismatique sont mis à jour, l’inventeur de ces vestiges ou objets et le propriétaire de l’immeuble où ils ont été découverts sont tenus d’en faire la déclaration immédiate au maire de la commune, qui doit la transmettre sans délai au préfet. Celui-ci avise le secrétaire général des beaux-arts ou son représentant.
Si des objets trouvés ont été mis en garde chez un tiers, celui-ci doit faire la même déclaration.
(…) Le préfet de région peut faire visiter les lieux où les découvertes ont été effectuées ainsi que les locaux où les objets ont été déposés et prescrire toutes mesures utiles pour leur conservation ».

Gare aux sanctions en cas de non déclaration !
Titre IV

Article 19 : « Quiconque aura enfreint l’obligation de déclaration prévue à l’article 14 ou fait une fausse déclaration sera puni d’une amende de 500 à 15.000 francs ».
Art. 20 : « Quiconque aura fait des fouilles en infraction aux dispositions des articles 1er, 3, 6 et 15 sera puni d’une amende de 1.000 à 50.000 francs ».
Article 21 : « Quiconque aura sciemment aliéné ou acquis tous objets découverts en violation des articles 1er, 3, 6 et 15 ou dissimulés en violation des articles 3 et 14 sera puni d’un emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de 500 francs à 30.000 francs (….) ».

La prospection : une règlementation contraignante
Si l’envie vous prend de partir vous-même à la recherche de trésors perdus, sachez qu’une réglementation est également en vigueur concernant le propriétaire de ce trésor.

La loi française considère que toute personne à la recherche de métaux, or, cuivre, argent, sans autorisation préfectorale est en infraction. Dans les faits, l’application de la loi est plus souple puisque beaucoup de prospecteurs n’ont pas cette autorisation. En revanche, le chercheur qui trouve un trésor ne pourra pas récupérer la moitié de la valeur du butin, car il n’est pas l’inventeur du trésor (Sources : http://www.detecteur-de-metaux.com).

La loi N° 89-900 du 18 décembre 1989 relative à l’utilisation des détecteurs de métaux précise :
Article 1 : « Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche ».
Article 2 : « Toute publicité ou notice d’utilisation concernant les détecteurs de métaux doit comporter le rappel de l’interdiction mentionnée à l’article 1er de la présente loi, les sanctions pénales encourues, ainsi que les motifs de cette réglementation ».

Le Décret N° 91-787 en date du 19 août 1991 est venu renforcer la loi du 18 décembre 1989.
Article 1 : « L’autorisation d’utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, prévue à l’article 1er de la loi du 18 novembre 1989, est accordée, sur demande de l’intéressé, par arrêté du préfet de région dans laquelle est situé le terrain à prospecter. La demande d’autorisation précise l’identité, les compétences et l’expérience de son auteur, ainsi que la localisation, l’objectif scientifique et la durée des prospections à entreprendre. Lorsque les prospections doivent être effectuées sur un terrain n’appartenant pas à l’auteur de la demande, ce dernier doit joindre à son dossier Le consentement écrit du propriétaire du terrain et, s’il y a lieu, celui de tout autre ayant droit. L’arrêté accordant l’autorisation fixe les conditions selon lesquelles les prospections devront être conduites. Lorsque le titulaire d’une autorisation ne respecte pas les prescriptions, le préfet de région prononce le retrait de l’autorisation ».

Bref, la personne à l’origine de la découverte d’un coffre plein de pièces d’or n’est pas prête à en être propriétaire ! A moins de contourner la loi, ou avec une prise de risque zéro, d’acheter ses pièces d’or chez un numismate, à la banque ou sur un site sécurisé.

[Mise à jour du 13/09/2013]

Au large de la Floride, des kilos d’or dans une épave

Pour une famille américaine, habituée des chasses au trésor, c’est la loi de l’Etat de Floride qui s’applique, après la découverte d’un des plus grands trésors du XVIIIe siècle.

Au début du mois de septembre, les plongeurs américains ont découvert au large des côtes de Floride un trésor de pièces et d’objets en or. Un butin incroyable, à seulement cinq mètres de fond et à 140 mètres au large de Fort Pierce : la valeur des objets découverts dépasse 300 000 dollars. Il s’agirait d’une partie de l’or transporté par des navires espagnols qui ont fait naufrage en 1715. Des documents montrent d’ailleurs que l’ensemble des valeurs transportées par ces navires avoisine les 400 millions de dollars. 175 ont déjà été récupérés au fil de diverses chasses aux épaves.

Au regard des lois de l’Etat de Floride, la famille Schmitt devra en tout cas donner un cinquième du butin à l’Etat. Le reste sera partagé entre les plongeurs, et la compagnie de recherche d’épaves avec qui la famille est en contrat.

[Mise à jour du 21/08/2014]

600 pièces américaines en or et des lingots découverts dans un terrain de l’Eure

« Si le trésor est trouvé dans le fonds d’autrui, il appartient pour moitié à celui qui l’a découvert, et pour l’autre moitié au propriétaire du fonds » : voilà une précision du Code Civil que des ouvriers de l’Eure auraient mieux fait de connaître !

Selon le site Paris-Normandie, des ouvriers qui s’occupaient du terrassement d’un terrain chez un particulier dans l’Eure ont découvert un véritable trésor sous forme de lingots d’or et de pièces. Au total, 16 lingots d’or, et des pièces d’or américaines de 20 dollars de 1924 et 1927, pesant chacune 33 grammes d’or fin. Cachés dans des bocaux, les précieuses pièces et les lingots attendaient vraisemblablement qu’on les retrouve depuis la Seconde guerre mondiale.

La propriétaire du terrain n’en a cependant pas été avertie et les ouvriers sont repartis avec le trésor. C’est une enquête des services du ministère de l’Economie, avec les gendarmes locaux, qui a permis de détecter la fraude : une partie des pièces et lingots avait déjà été revendue par le biais d’un numismate. Les ouvriers ont donc été inculpés pour vol en réunion, et le numismate pour recel de vol en réunion.

C’est finalement grâce à un signalement Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) des services du ministère de l’Economie que les enquêteurs du Groupement de gendarmerie de l’Eure et du Groupe d’intervention régional (GIR) de Haute-Normandie ont pu remonter jusqu’aux auteurs du vol.

Lésée de la trouvaille, la propriétaire n’en verra pas tout de suite la couleur, une procédure judiciaire étant en cours. Mais les ouvriers, eux, restent perdants : non seulement, au regard de la loi, ils auraient pu profiter d’une partie de la valeur de l’or, mais en plus ils seront poursuivis pour vol.

Reste qu’à travers cette découverte d’un véritable trésor caché dans la terre normande, la preuve est encore faite de la valeur de l’or… même après plus de soixante ans dans des bocaux en verre. La valeur totale des lingots et des pièces est estimée à 900 000 euros. Soit beaucoup, beaucoup plus que la valeur d’un tas de billets transformé en poussière…

[Mise à jour du 13/08/2015]

Un nouveau trésor découvert au large de la Floride

Pêcheurs d’or… La découverte en juin, révélée en juillet, d’un nouveau trésor sous les mers de Floride a de quoi faire rêver. La famille Schmitt et la société 1715 Fleet-Queens Jewels ont mis la main sur un nouveau magot, remonté des flots depuis un galion espagnol du 18e siècle.
La société détient en fait les droits exclusifs d’exploration pour cinq des onze navires de la célèbre « flotte de 1715 ». En juillet 1715, douze navires quittaient Cuba vers l’Espagne, pour rapatrier un immense trésor accumulé dans le Nouveau Monde. Onze de ces douze navires étaient coulés dans une tempête, avec équipages, cargaisons… et trésors. Qui font donc l’objet d’intenses recherches.

Celles menées par la famille Schmitt ont conduit à la découverte de ce trésor en juin. Elles ont permis de remonter des profondeurs 51 monnaies d’or, et plusieurs mètres de chaînes d’or. Elles proviendraient du Capitana, le vaisseau-amiral de la flotte.

The picture speaks for itself! Congratulations to the entire Schmitt family and the crew of the Aarrr Booty. Way to go…

Posted by 1715 Fleet – Queens Jewels, LLC on lundi 27 juillet 2015

Trois siècles plus tard, c’est un petit tas d’or qui a de quoi faire rêver. Mais qui pose néanmoins la question de la légitime propriété. Dans un article du 4 août 2015, le site Sciencesetavenir.fr se demande justement quelle va être la réaction de l’Espagne, qui avait déjà « réussi à contraindre en 2012 une autre société privée, Odyssey, à lui restituer un autre trésor trouvé au large de la Floride . » Selon la législation américaine, l’Etat de Floride peut en effet conserver 20 % du trésor, le reste étant partagé entre la société 1715 Fleet-Queens Jewels et la famille Schmitt.

Et en France, « à qui appartiennent les épaves » ? C’est une autre question soulevée par le site d’information. La réponse n’est pas simple : si une épave est localisée, elle devra être déclarée à la Direction régionale des épaves maritimes (DRAM).  Les états sont propriétaires du fond de la mer, du sol et du sous-sol sous-marin dans la mer territoriale et la mer contiguë. Il faut ensuite déterminer s’il s’agit d’un bien culturel ou non.

Tendances de l’épargne des Français : quelles alternatives ?

7 août 2015

Baisse du taux du livret A à 0,75%, augmentation du prix de l’électricité, encadrement des loyers… Voici les « bonnes nouvelles » d’usage pour le mois d’août. Il va sans dire que ces changements négatifs sont la conséquence directe de la crise de la dette souveraine qui grippe la zone euro et l’économie mondiale. Les vacances portant conseil, c’est l’occasion de faire le point sur votre épargne. Comment réussir à mettre de l’argent de côté sans se faire spolier ? Sur quels produits miser ?

Les tendances de l’épargne française

Selon un Focus publié par la Banque de France en Juillet 2015, l’épargne des ménages français se situe en France au même niveau en 2014 qu’en 2000. Les 3 tendances fortes de l’épargne sont :
- l’investissement dans l’immobilier stationnaire,
- l’épargne financière revenue à son niveau initial après une augmentation sensible,
- concentration sur les produits fiscalement avantageux et à rémunération réglementée (livrets d’épargne réglementés, plans d’épargne logement et contrats d’assurance-vie).

Répartition patrimoniale des ménages français

Avec la crise financière, les flux d’épargne se sont plutôt orientés vers les dépôts bancaires, jusqu’à atteindre 57 milliards d’euros en 2012 et pour redescendre à 27 milliards d’euros en 2014.
Au contraire, les souscriptions aux contrats d’assurance-vie qui avaient connu un creux en 2012 (21 milliards d’euros) ont repris du poil de la bête en 2014 (50 milliards d’euros), mais le montant reste bien inférieur à 2000 (68 milliards d’euros).

Répartition patrimoniale des ménages français

Répartition patrimoniale des ménages français

Les placements financiers des ménages français représentent 4 258 milliards d’euros, soit plus du double du PIB français, contre 2 478 milliards en 2000.
- Les contrats d’assurance-vie ont toujours la cote (+10%).
- La proportion de dépôts bancaires et d’épargne réglementée reste inchangée.
- La répartition des actions non cotées et autres participations (l’or et l’argent physique figurent parmi ces instruments financiers) reste inchangée.
- la détention directe de titres (actions, obligations et parts d’organismes de placement collectif – OPC) est en baisse de presque 10%.

Que faire des livrets d’épargne ?

Depuis le 1er août, le taux de rémunération du Livret A est passé de 1% à 0,75%, son plus bas historique. « Selon un sondage paru ce dimanche dans Ouest France, un Français sur deux souhaite à l’avenir épargner autant, mais ne compte plus déposer ses futures économies sur un livret A », relaie le Figaro et ce, malgré le relèvement des plafonds en 2012.

rémunération livrets épargne

Rémunération des livrets épargne

Les épargnants ont montré dès le mois de juin de nouveaux signes de désamour à l’égard du Livret A avant l’annonce de la baisse de ses taux, le lundi 20 juillet. En juin, les retraits ont été supérieurs aux dépôts à hauteur de 120 M€, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Et la décollecte ne fait que continuer…
En avril 2015, l’étude IFOP/AuCoffre.com révélait déjà que pour 1 Français sur 2, le Livret A n’était pas (plus) une bonne manière de conserver ses économies. 49 % des personnes interrogées partageaient cet avis.
1 Français sur 4 serait même disposé à déplacer son argent depuis un livret A vers l’or. Cette proportion passe de 23 % à 45 % pour les Français qui possèdent déjà de l’or d’investissement. Au contraire de l’or, le Livret A est en effet considéré comme le placement le moins rentable.

Avec un taux en baisse perpétuelle vers un niveau plancher, en quoi un livret d’Etat est-il actuellement en mesure de conserver du pouvoir d’achat ? Il n’est plus question de rentabilité mais de protection du patrimoine. Acheter de l’or physique et de l’argent métal est encore le meilleur moyen de préserver son capital, à hauteur de 30% pour l’or et 10% pour l’argent, le reste devant être diversifié entre plusieurs autres actifs (immobilier, assurance-vie…).

Si nous continuons de suivre l’exemple allemand, dans quelques années, le Livret A pourrait même vous faire perdre de l’argent…

L’assurance-vie plus rémunératrice, mais pour combien de temps ?

Avec 50 milliards d’euros de dépôts en 2014 et une collecte nette qui devrait dépasser 20 milliards d’euros en 2015, l’assurance-vie reste le placement préféré des Français, malgré des rendements en baisse. Et en plus, ce placement n’est pas sans risque.

Il y a deux catégories de supports d’assurance-vie : les fonds en euros, composés à 85% environ d’obligations (de dettes souveraines essentiellement mais aussi d’obligations émises par les entreprises), et les unités de comptes, composés d’actions et de différents produits boursiers, parfois de l’immobilier. L’investissement est aussi risqué que pour n’importe quel placement boursier, il peut être gagnant comme perdant.

Les assurances-vie ayant comme support des fonds en euros ne sont plus aussi sécurisées et performants qu’avant. Pour résumer : moins d’avantages fiscaux, des rendements en baisse pour les fonds en euros (environ 3% désormais), et un parcours catastrophique pour les fonds actions.

L’immobilier, indispensable, mais pas à portée de tous

En termes de protection patrimoniale, l’immobilier résidentiel (ou d’habitation) reste le meilleur placement. Mais si les taux de prêt immobilier très favorables pour l’achat ont permis à de nombreux acquéreurs potentiels d’être solvables, l’immobilier reste encore très cher et les taux d’intérêt sont en train de remonter et les banques se montrent à nouveau plus exigeantes.
En plus les facteurs de soutien dans l’immobilier se raréfient tandis que les facteurs de risques se multiplient (démographie, encadrement des loyers, climat économique morose…).
Concernant sur l’immobilier de placement à usage locatif, il faut rester circonspect.
Avec l’encadrement des loyers décidé ce 1er août, le loyer ne pourra plus être supérieur au montant du loyer acquitté par l’ancien locataire (sauf dérogation). L’immobilier locatif n’est pas synonyme de placement rentable pour les 5 à 15 années à venir.

Si vous êtes encore en vacances, mettez votre temps à profit pour trouver des alternatives en matière d’épargne et de placements. Pourquoi pas l’or physique et l’argent métal, valeurs refuges par excellence et dont les prix sont actuellement au rabais ?
Les métaux précieux permettent de conserver du pouvoir d’achat dans le temps et de diversifier ses placements, ce sans plafonnement. L’or est certes au plus bas depuis 5 ans, mais pour les Européens qui achètent le métal précieux en euro, à partir du moment où la monnaie unique baisse face à la remontée du dollar, l’or redevient une très bonne affaire…

Revue du web du 7 août 2015 : au banc des accusés ?

7 août 2015

On en parlait déjà dans la revue du web la semaine dernière, c’est encore l’une des thématiques de la semaine : l’extraction aurifère continue à faire parler d’elle. Notamment aux Etats-Unis, où une étude révèle que de nombreuses entreprises américaines ne connaissent pas l’origine exacte des minerais utilisés. Et se trouvent ainsi sommées de s’expliquer.

Zoom également sur la Bretagne, où des permis de recherche d’or sont à l’étude… et sur le Japon, où le bitcoin rime avec « banc des accusés » pour l’ancien patron de la plateforme MtGox.

Ces entreprises américaines qui ne connaissent pas l’origine de leur or…

En se basant sur une étude réalisée en 2014 menée par l’Université de Tulane et la société de conseil Assent Compliance, le site LesEchos.fr revient cette semaine sur l’incapacité de nombreuses entreprises américaines à identifier la provenance de leurs métaux précieux.

« La vaste majorité des entreprises américaines seraient dans l’incapacité d’identifier si leurs produits contiennent des minerais provenant de zones de conflit en Afrique », c’est-à-dire les minerais de sang, détaille le site d’informations.  L’or, l’étain, le tantale et le tungstène par exemple sont susceptibles de provenir de la République Démocratique du Congo. Selon l’étude, « 90 % des 1 262 entreprises ayant rempli des rapports de conformité auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission) l’année dernière ont déclaré ne pas pouvoir certifier que leurs produits ne contenaient pas de trace de ces minerais de sang », souligne le site d’informations.

On est encore loin d’une extraction aurifère propre, et encore plus si les entreprises ne suivent pas les règlementations fixées…

La Bretagne recherche son or

« Des permis de recherches minières sont actuellement à l’étude en Bretagne », raconte FranceBleu.fr dans un article du 30 juillet. Photographies, cartes et vidéos à l’appui, le site d’informations raconte les recherches menées dans le sous-sol armoricain, en vue de trouver – ou non – un nouveau filon d’or.

Plusieurs tonnes d’or pourraient bien être cachées par exemple dans le sous-sol du village de Lopérec. Reste à savoir dans quelle mesure un filon serait exploitable, et dans quelle mesure cette exploitation aurait des effets sur l’environnement.

Il y a quelques mois déjà, on évoquait sur Loretlargent.info la relance de l’exploitation aurifère en France.

Au Japon, arrestation du roi français du bitcoin

Son arrestation cette semaine au Japon a été largement relayée dans les médias. Mark Karpelès, surnommé le « roi français du bitcoin », était responsable de la plateforme d’échange de bitcoins MtGox. La plateforme a fait faillite l’année dernière. « Il est suspecté d’avoir créé artificiellement de la monnaie. 60% des échanges de bitcoins passaient par cette Bourse », détaille LeFigaro.fr dans un article du 3 août.

La faillite de la plateforme MtGox a en fait fortement impacté le cours du bitcoin, et son image. Le vol de bitcoins sur MtGox, suivi en janvier 2015 par une autre attaque sur une deuxième plateforme d’échange « a contribué à saper la confiance des investisseurs. Le bitcoin cote aujourd’hui 282 dollars pour un bitcoin, contre près de 1000 avant la faillite de MtGox », relève LeFigaro.fr.

« Il est soupçonné d’avoir accédé au système informatique de la plateforme et d’avoir falsifié les données de ses comptes », détaille également Atlantico.fr dans un article du 1er août.

Que pensent les Français du bitcoin ? Nos explications dans ce dossier, avec les résultats d’un sondage publié par AuCoffre.com.

La revue du web du 31 juillet : zoom sur l’extraction aurifère

31 juillet 2015

On parlait de la baisse du cours de l’or et des raisons de cette baisse dans la revue du web du 24 juillet… cette semaine, c’est Jean-François Faure, président d’AuCoffre.com, qui s’est aussi exprimé sur la baisse du cours de l’or dans un contexte haussier. Une tribune à lire !
Dans la suite de cette revue du web, l’extraction aurifère – et son impact sur l’environnement – est évoquée sur plusieurs supports, du Pérou à l’Amazonie en passant par Madagascar et le Burkina Faso.

Mines d’or : tour du monde des mauvais élèves

Les images les plus frappantes sont celles de l’Amazonie, « dévastée par les mines d’or illégales ». Rfi.fr en parle dans une émission diffusée le 22 juillet, et LeFigaro.fr revient également sur ce sujet dans un article du 25 juillet.
« Selon une étude publiée en janvier dans la revue britannique Environmental Research Letters, entre 2001 et 2013, environ 1680 km2 de forêts tropicales ont été défrichés en Amérique du Sud pour permettre l’exploitation de mines d’or », détaille le site d’information. Brésil, Colombie, Pérou, Bolivie… l’article évoque les effets néfastes sur l’homme et l’environnement de l’exploitation aurifère légale ou illégale.

« Au Pérou, la lutte des peuples contre des mines dévastatrices », titre Reporterre.net le 21 juillet. Le site revient sur la lutte des populations locales contre l’implantation de mines d’or.

Autre continent, autres images : Buzzly.fr évoque le travail photographique de Matjaz Krivic au Burkina Faso. Le pays est l’un des plus importants producteurs d’or au monde, mais c’est aussi l’un des plus pauvres.

Le site d’informations malgache L’Express de Mada se penche de son côté, dans un article du 23 juillet, sur la réorganisation de l’exploitation aurifère dans le village de Betsiaka. Objectif : en faire profiter l’ensemble de la population et éviter l’orpaillage illégal…

Quelles sont les initiatives respectueuses de l’homme et de l’environnement qui peuvent être mises en place ? On vous invite pour cela à consulter notre dossier « Extraction propre : tour du monde des bons et des mauvais élèves ».

Insolite : 84 ans après, Prague attend son or

L’information insolite vient de Prague… mais aussi de l’histoire française. Dans un article du 17 juillet, LePoint.fr revient sur l’histoire du gymnaste tchèque Alois Hudec. En 1931, il remporte la médaille d’or au Mondial de gymnastique à Paris. Sauf que ni la médaille d’or, ni les pendentifs d’argent ne lui sont remis sur place : la Banque nationale interdit l’exportation d’or. Et les récompenses, censées lui être envoyées plus tard, ne le seront jamais.

« Une lettre (…) a ainsi été envoyée il y a plusieurs semaines aux dirigeants de la Fédération internationale de gymnastique (FIG) et de la Fédération française (FFG) », note LePoint.fr, qui raconte l’appel lancé par plusieurs journalistes praguois et par une septuple championne olympique tchèque. Objectif : obtenir la précieuse médaille à titre posthume pour le gymnaste et pour sa famille. 84 ans après !

De la baisse du cours de l’or dans un contexte haussier

28 juillet 2015

Même si nous avons toujours considéré l’or dans une logique d’épargne, je me dois de vous parler de l’or coté en bourse, de l’or papier, celui qui vient d’enregistrer une baisse sans précédent depuis plus de 5 ans. Au-delà des explications officielles, que s’est-il vraiment passé pour que le cours de l’or chute à ce point ? Et est-ce vraiment grave pour les détenteurs d’or ? Faut-il pour autant ne pas en avoir ? Ce serait comme ne pas avoir d’assurance incendie alors que votre maison se trouve en pleine forêt, en pleine canicule.

Mais revenons sur les raisons officielles de la chute du cours de l’or. En règle générale, le cours de l’or est un indicateur tangible de la santé économique mondiale. Quand il est au plus haut, c’est plutôt mauvais signe, cela signifie que les investisseurs trouvent refuge dans le métal précieux pour parer à une éventuelle chute d’actions, voire de krachs boursiers. En revanche, lorsqu’il est au plus bas, comme c’est le cas actuellement, on a tendance à croire que l’économie mondiale se porte bien. Et vu le cours de l’or en ce moment, ce doit être l’explosion de joie sur les marchés !

Si vous êtes passés à côté, voici en résumé les facteurs qui ont concouru à faire passer l’once d’or en-dessous du seuil symbolique des 1000€ :

  • Selon Janet Yellen, la patronne de la FED, les taux américains devraient être amenés à remonter durant le deuxième semestre 2015. Cette déclaration optimiste a immédiatement fait réagir le dollar qui, tenez-vous bien, n’avait pas atteint un tel niveau depuis 3 mois ! Et forcément, libellé en dollar, l’or est moins attractif, car il coûte plus cher aux acheteurs détenteurs de yuans, de yens ou d’euros…
  • Autre révélation de la semaine dernière ayant engendré moult déceptions : les réserves d’or de la Chine n’auraient augmenté « que » de 57% en 6 ans, passant ainsi à 1658 tonnes (autant dire, rien), au 5e rang mondial, derrière la France. Cela montre finalement que le pays ne compte pas augmenter ses réserves tel qu’envisagé. Rien d’inquiétant en somme…
  • Enfin, un accord « honnête et généreux » a été conclu avec la Grèce, un 3e plan d’aide qui laisse suggérer qu’il n’y aura absolument aucune conséquence sur l’économie de la zone euro ni à court ni à long terme. L’accalmie des marchés, y compris chinois, implique moins de mouvement vers l’or. Logique.

La crise est donc finie !

L’activité d’une plateforme commerciale telle qu’AuCOFFRE.com a toujours été de pair avec un engagement contre un certain système financier dont nous sommes tous victimes, mais pas prisonniers.

Il serait complètement inconscient et inepte de vous déconseiller d’acheter de l’or en ce moment parce qu’il est au plus bas, ou de vous inciter à vous débarrasser de votre or car son prix va continuer de baisser. Nous avons toujours pensé l’or comme une assurance anti-crise et croire que la crise qui a débuté en 2007 est finie relève de l’ignorance la plus totale. C’est une vision d’investisseur émotif qui ne se projette qu’à très court terme et qui considère sans se l’avouer l’or comme un outil spéculatif pour gagner de l’argent facile rapidement. Ce type d’investisseur perd tout le temps.

Un retour de la croissance est souhaitable, mais une croissance véritable et saine, pas un pastiche de retour de croissance bâtie sur une économie biaisée et des finances malsaines.

L’or est plus que jamais d’actualité et sa baisse suspecte ne fait que révéler la menace qu’il représente dans un système monétaire basé sur de la dette. Les épargnants avisés le savent. Ils connaissent aussi les raisons fondamentales d’acheter de l’or comme une assurance et le moyen de le faire en achetant régulièrement à la hauteur de leurs moyens.

Une guerre monétaire sous-jacente

En réalité, c’est une guerre psychologique qui se joue au niveau de l’or. Si l’on reprend ces facteurs un par un, il est très facile de les prendre à contre-pied. Avec une croissance artificiellement gonflée de 0,2% au premier semestre, les Etats-Unis partent de loin. La reprise américaine pour le second semestre relève plus de l’effet d’annonce que d’une réalité. Quant à une soit disant augmentation des réserves chinoises, qui se révèle être plus faible qu’attendue, elle aurait eu pour effet, selon Barclays, de couper une forte source de demande d’or.

Les Etats-Unis n’auraient en fait pas du tout apprécié que la banque centrale chinoise annonce avoir augmenté ses réserves. La guerre sous-jacente qui se joue est monétaire et les Etats-Unis font tout pour continuer d’assoir l’hégémonie du dollar.

Ce n’est plus un secret pour personne, la Chine se prépare à faire du yuan la référence monétaire internationale, à la place du dollar. L’Etat chinois parle de ses réserves officielles mais nous savons que depuis plusieurs années, il a déporté l’accumulation d’or physique sur sa population de sorte à limiter son exposition à une hausse des cours en raison de ses achats massifs nécessaires pour couvrir ses besoins. Certainement, des investisseurs chinois, ont-ils liquidé un peu d’or pour éponger leurs pertes suite au krach de la bourse de Shanghaï. Mais c’est clairement le rôle de l’or.

Pour créer ce solide marché de devises supporté par des actifs tangibles, l’Etat chinois veut adosser en partie ses monnaies (yuan et renminbi) à de l’or physique. Or, comment mieux discréditer le yuan qu’avec un cours de l’or au plus bas ? L’or étant libellé en dollar, il est aisé d’effectuer un raid sur le marché de l’or via des ventes massives d’ETFs et contrats or papier (en dollars). D’après Christophe Vereecke, consultant analyste chez AuCOFFRE.com, l’équivalent de 2,7 milliards USD (soit 77 tonnes plus ou moins) ont été vendus à l’ouverture des marchés asiatiques dimanche 19 juillet et ceci en quelques secondes. Il est tellement facile de manipuler le cours de l’or papier quand on a un contrat à terme pour 1 once d’or réel… Parallèlement, les Etats-Unis et le Canada, pour ne citer qu’eux ont connu une demande en or physique et en argent métal sans précédent ces dernières années. Rien que pour les pièces en argent, depuis 1986, l’US Mint a produit et vendu plus de 335 millions de Silver Eagles, soit 335 millions d’onces d’argent. Le marché des pièces d’or et argent est en bonne santé car il n’est pas manipulable.

La Chine n’aurait accumulé « que » 604 tonnes d’or depuis 2009. Les médias tournent en boucle sur la soi-disant faiblesse des réserves d’or chinoises, en réalité, c’est énorme. Et pour les Etats-Unis, c’est un affront. C’est l’aveu explicite que la Chine, comme beaucoup de pays émergents (la Russie, le Brésil, l’Inde…), désapprouvent un système monétaire mondial régi par le dollar, un système qui exclut les pays qui ne se conforment pas aux souhaits des Etats-Unis.

Quant à la Grèce, qui voudrait encore croire à ce 3e plan d’aide ? « Aujourd’hui, nous sommes face aux récents échos d’un coup d’état humiliant au lieu d’un accord honnête », déclarait il y a quelques jours l’ancien Ministre des Finances Yanis Varoufakis, après avoir voté oui à deux mesures qu’il avait lui-même proposées dans le cadre du nouvel accord, mais dans des conditions et sous des termes radicalement différents. Qui peut encore croire que le problème de la dette souveraine ne concerne qu’un seul pays de la zone euro ? Que la politique d’austérité fonctionne ? Ce nouvel accord est conçu pour échouer et ne fait que repousser l’échéance d’une faillite qui impactera toute la zone euro.

Tous ces facteurs sont un écran de fumée visant à apporter une explication plausible à la chute du cours de l’or orchestrée dans l’ombre d’une guerre monétaire. Ce qui est sûr, c’est que l’or ne vise pas à rapporter. Tant mieux si l’on fait des bénéfices en revendant son or, mais quand on pense aux métaux précieux, on pense à long terme et à protéger son capital. L’or est une assurance et toute assurance a un coût, qu’il soit bas comme en ce moment, ou élevé comme il l’a été en 2011.

Nous voyons quotidiennement notre système monétaire basé sur la dette craquer de toute part. Même si l’or n’est pas la monnaie de demain, il va clairement contribuer à aider à passer le cap vers un système plus robuste. Un système aujourd’hui nécessaire et incontournable pour relever les défis sociétaux et environnementaux de notre monde.

Jean-François FAURE
AuCOFFRE.com

Président

Revue du web du 24 juillet : le cours de l’or au plus bas depuis 2010

24 juillet 2015

L’information de la semaine, c’est bien évidemment la baisse du cours de l’or, « au plus bas depuis cinq ans ». L’accord trouvé en Grèce, la hausse des taux aux Etats-Unis et un dollar fort, mais aussi des réserves d’or en Chine moins importantes que prévu ont joué sur le cours du métal précieux.

Le cours de l’or au plus bas depuis cinq ans

L’or « évolue sur des niveaux oubliés depuis cinq ans, pénalisée par la vigueur du billet vert et de mauvaises nouvelles en provenance de Chine », estime Boursier.com dans un article du 20 juillet. « L’amélioration de la situation en Grèce, tout comme l’absence de tensions inflationnistes pèsent également sur le cours du métal précieux. »

Le cours de l’or est donc retombé à son plus bas niveau depuis 2010, favorisé par ces trois facteurs. « Trois explications à la chute brutale de l’or », titre LaTribune.fr le 20 juillet. Les taux américains et le dollar fort, les réserves chinoises moins importantes que prévu, l’accord en Grèce et le marché boursier chinois redressé contribuent à la baisse des cours. « Une accalmie des marchés implique que l’or sert moins de valeur refuge », relève LaTribune.fr. Jusqu’à quand ?

En Chine, la montagne d’or accouche… d’une colline

Pékin vient de révéler des statistiques officielles pour la première fois depuis 2009… montrant que les réserves d’or du pays ont augmenté de 60 % ces six dernières années. L’augmentation n’est cependant pas aussi forte que les spéculations l’annonçaient. Et la montagne d’or annoncée en Chine accouche finalement d’une colline, une annonce qui a eu son effet sur le cours de l’or aussi.

Les réserves chinoises sont quand même d’importance, puisqu’elles ont augmenté de près de 60 % en six ans. « Fin juin, l’Etat chinois possédait 1 658 tonnes d’or, a annoncé vendredi la banque centrale (PBOC), à comparer avec les 1 054 tonnes détenues en avril 2009, soit une augmentation de 57% », relève LeFigaro.fr dans un article du 20 juillet.

La Chine possède donc plus d’or que la Russie, et cela même si la Russie a triplé ses réserves en dix ans. Mais les statistiques montrent quand même que les réserves chinoises n’ont pas atteint le niveau de celles de la France (2 435 tonnes) ou des Etats-Unis (8 100 tonnes).

« Certains observateurs supposaient que la Chine avait acheté de l’ordre de 400 à 500 tonnes d’or par an depuis 2009, au vu des importations volumineuses d’or à Hong Kong », relèvent LesEchos.fr dans un article du 20 juillet.  De quoi alimenter des spéculations sur les réserves d’or. Mais comme le pays souhaite normaliser son statut financier international, une transparence des réserves d’or va être de mise.  « La Chine publiera donc désormais chaque année le volume de ses réserves d’or », détaille encore le site LesEchos.fr.

Baisse du livret A – l’Or, le placement sur lequel miser pour la rentrée ?

23 juillet 2015

Suite à l’annonce de la baisse des taux du livret A, lundi 20 juillet, le sujet est au cœur de l’actualité. Mais les épargnants ont montré dès le mois de juin de nouveaux signes de désamour à l’égard de ce produit d’épargne. Les retraits ont été supérieurs aux dépôts à hauteur de 120 M€, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Et la décollecte continue de plus belle ces jours-ci.

C’est donc le moment de trouver des alternatives en matière d’épargne et de placements. Et de se demander qui peut être son meilleur allié. Et pourquoi pas de miser sur l’or, valeur refuge par excellence ? Il permet en effet de conserver son pouvoir d’achat dans le temps et de diversifier ses placements, ce sans plafonnement. L’or est certes au plus bas depuis 5 ans, mais pour les Européens qui achètent le métal précieux en euro, à partir du moment où la monnaie unique baisse face à la remontée du dollar, l’or redevient une très bonne affaire…

Un premier signe de l’attrait de l’or en tant que produit d’investissement (et de la perte de vitesse de la popularité du livret A) avait d’ailleurs été visible lors de l’étude IFOP/AuCoffre.com d’avril 2015, où près d’un Français sur quatre (23%) avait fait part de sa disposition à placer de l’argent de leur livret A vers l’or.

Jean-François Faure
Président AuCOFFRE

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "