Aussi étonnant que cela paraisse, la pierre que vous voyez ici, constitue encore de nos jours un moyen de paiement parfaitement valable sur l’île de Yap, quelque part en Micronésie, au milieu de l’Océan Pacifique. Les touristes qui visitent l’île s’étonnent toujours de voir les insulaires laisser traîner leur “argent” sur la rue. Surtout qu’il ne s’agit pas de petite monnaie! Les plus grands exemplaires ont un diamètre de 4 mètres et peuvent peser jusque 15 tonnes. Mais quelle est l’origine de cette monnaie si particulière ?
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L’or a longtemps servi de monnaie, mais plus aujourd’hui. Investir dans l’or ne fait pas de ce métal une monnaie. Qu’est-ce que la monnaie? Une monnaie qui sert aux transactions quotidiennes n’a pas à être métallique. La forme qu’elle prend a moins d’importance que le métal dont elle constitue une réclamation. La monnaie, telle qu’elle se présente aujourd’hui, sans contrepartie métallique, constitue une fraude incommensurable. Celle-ci ne pourra se poursuivre longtemps sans entraîner de graves conséquences. Tâchons d’y voir plus clair (…)
“Vous devez choisir entre mettre votre confiance dans la stabilité naturelle de l’or ou bien dans l’honnêteté et l’intelligence des membres du gouvernement. Et, sauf le respect dû à ces gentlemen, je vous conseille, tant que le système capitaliste fonctionne, de voter pour l’or.”
George Bernard Shaw en 1928 dans son guide : “Guide du capitalisme et du socialisme à l’usage de la femme intelligente”
Au départ, la monnaie que nous utilisions quotidiennement était un certificat qui prouvait la propriété d’un montant d’or, à l’abri dans le coffre d’un bijoutier. En échange de cet or, les orfèvres établissaient des reconnaissances de dettes portant la mention “je promets de payer le porteur sur demande“. Une mention qui figurait encore sur nos billets en francs, mais qui a disparu des euros. A la grande époque du franc, vous pouviez échanger un billet de 50 francs contre l’équivalent de sa valeur en or.
Le problème de la monnaie fiduciaire est qu’elle n’a pas de valeur intrinsèque. Elle est soutenue par la confiance que l’on peut porter à une économie. Elle est soumise aux décisions (manipulations ?) des gouvernements, à l’inflation. Comment constituer ses économies, son épargne avec une monnaie dont la valeur peut se perdre en cours de route ? Surtout quand on sait que la plupart des grands états sont en déficit.
Article de Ingrid Labuzan - Lire la suite sur Moneyweek
La Banque Centrale Européenne a baissé son taux directeur à 3,25%, suivie juste après par la Banque d’Angleterre qui ramène quant à elle son taux à 3%, un record depuis 1955.
L’éclatement de la bulle internet et le 11 septembre avaient incité Alan Greenspan à baisser très largement les taux de la FED entre 2001 et 2003. Les taux étaient si bas et l’argent si facile à obtenir… et vous connaissez maintenant la suite par coeur avec l’affaire des subprimes mortgages dont on paie aujourd’hui les conséquences.
Les solutions trouvées pour cette crise préparaient-elles aussi la crise suivante ?
Avant même de débarquer dans une mine d’or, le voyageur est surpris par cette propension des pays de l’Amazonie à s’organiser afin d’acheminer tout ce qu’il faut pour les orpailleurs, depuis la nourriture jusqu’à l’essence. Autant que l’extraction de l’or, en paillettes, grains fins ou en pépites, à raison d’environ deux cents cinquante tonnes par an, et sûrement plus, le transport du métal précieux et de ses ingrédients, carburants et mercure, représente une activité hautement lucrative, que ce soit en pirogue, en quad ou en petit avion de casse-cou. Les tentatives pour sauver l’Amazonie et le relais par les pays de la région pour aider ces campagnes, tels que l’interdiction de l’orpaillage clandestin ou de l’utilisation du mercure, se heurtent à l’hypocrisie la plus totale des représentants de ces États dans le coin, qu’ils soient brésiliens, surinamais, français ou vénézuéliens. Pourquoi dénoncer les trafics alors que ces mêmes agents de l’État mettent tout en oeuvre pour le prolonger, soit par laisser-faire ou aveuglement, soit par une participation active ? Non seulement la situation de la forêt d’Amazonie ne s’améliore pas mais elle empire, au point que l’ on se demande si les mêmes États ne profitent pas de son saccage. Car les profits engendrés par le transport sont souvent aussi importants que les revenus de l’ orpaillage. Le bourg de Maripasoula, en Guyane française, avec son arrière-cour grande comme la Belgique, vit en grande partie du commerce de l’or. Nombre de notables ont une relation particulière avec le métal jaune. Le grand man Joseph Joachim, le chef des Bonys, est lui-même orpailleur, tout en étant rétribué pourtant par l’État français pour ses activités de représentant coutumier. Lorsqu’un orpailleur est emprisonné, les gendarmes craignent l’émeute. ” On discute d’abord, dit l’un d’entre eux, on voit si on peut sévir ensuite mais ici il vaut mieux s’abstenir, on ne sait jamais. ”
Au Brésil, les transporteurs s’en donnent à coeur joie. Ils envoient la marchandise sur l’autre rive du fleuve Oyapock, côté Guyane, et attendent leurs royalties. Idem au Surinam, où l’argent de l’or atterrit dans les coffres des banques ou sur les tables des casinos. Pourquoi s’évertuer à déclarer que l’or profite aux populations, alors que tout le monde sait pertinemment, de Caracas à Cayenne, de Rio à Paramaribo, qu’il ne sert à rien, est évacué sur l’étranger ? L’or s’en va, le mercure pénètre dans l’Amazonie. L’alchimie est néfaste pour la forêt.
Extrait du livre J’Aurai de l’Or d’Olivier Weber, tiré du film La Fièvre de l’Or
Le VIX est l’indicateur de volatilité du marché financier américain. Etabli quotidiennement par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), cet indice est calculé en faisant la moyenne des volatilités sur les “call” et les “put” sur l’indice Standard & Poor’s 500 (SPX).
Plus la valeur de cet indice est forte, plus les marché ont une nervosité élevé et donc un pessimisme élevé. Une faible valeur, à l’inverse, indique un relatif optimisme sur le marché financier américain. La variation de cet indice est plus importante que sa valeur elle-même. S’il croît, il indique un pessimisme croissant, s’il décroît, c’est l’inverse.
«Cela fait déjà quelque temps que les banquiers privés conseillent à leurs clients de placer une part d’environ 5% en or», constate André Montandon, analyste financier indépendant, expert du marché de l’or. Seulement voilà : les banques offrent de l’or papier, mais ne parviennent pas à honorer les demandes de clients pour de l’or métal, devenu extrêmement rare sur le marché. Cette rareté s’explique par le fait que l’Afrique du Sud, premier extracteur d’or, a baissé sa production de plus de 700 tonnes annuelles à moins de 200 tonnes. Quant aux autres grands pays extracteurs que sont la Chine et la Russie, ils gardent la totalité de leur or pour leurs réserves monétaires. Autrement dit, un client privé qui demande à sa banque de convertir rapidement 1,5 million de dollars en or physique risque d’être déçu.
André Montandon, qui conseille à ses clients de détenir de l’or physique et de le conserver dans un coffre, fait face à ce problème tous les jours. Pourtant, il ne croit pas à l’or papier, notant que, si les gens se raccrochent à l’or, c’est justement parce qu’ils fuient la monnaie papier. «L’or scriptural existe en multiples de mille par rapport à l’or physique. Acheter du papier au prix de l’or réel, c’est totalement excessif».
La crise financière brouille les cartes. D’un côté l’or accuse une baisse de 12% depuis un an et de l’autre il est devenu très difficile de trouver pièces et lingots en Europe.  Marwan Shakarchi, responsable du groupe MKS, l’un des quatre affineurs d’or en Suisse, déclare pour le quotidien Suisse Le Temps «On assiste à une demande de métal physique très importante en Occident, en particulier un très grand intérêt de la part des banques privées suisses, pour le compte de leurs clients. On commence pratiquement de zéro avec cette clientèle; aujourd’hui pour nous la Suisse, la France, l’Allemagne ou les Etats-Unis sont comme des marchés émergents»
L’exemple de la (quasi ?) faillite de l’Islande nous amène à nous poser des questions sur d’autres états très marqués par leur activité financière. Le plus amblématique de tous est la Suisse. Qui pourrait venir au secours des banques de ce pays si elles venaient à péricliter ? Visiblement pas l’État Suisse. Explications :
UBS a un bilan de 2 000 milliards de dollars, auxquels viennent s’ajouter 1 000 milliards pour le Crédit Suisse. Ces 3 000 milliards représentent près de 10 fois le PIB de la Suisse. C’est vraiment ce que j’appelle « trop gros pour être sauvé ». Sans oublier que l’effet de levier fin 2007 était de 40 pour le Crédit Suisse et de plus de 64 pour UBS.
Une baisse de 16% de la valeur des actifs d’UBS ne détruirait pas seulement son capital propre mais aussi 100% du PIB de la Suisse.
(…) Si cela se produisait, le Trésor US renflouerait-il UBS ?
Felix Salmon - contreinfo.info
Le gouvernement va proposer une simplification de la fiscalité des successions, en permettant aux contribuables de solliciter un contrôle fiscal “a priori” et de “sécuriser” l’opération vis-à -vis du fisc, a indiqué mercredi Bercy, confirmant une information du Figaro. Selon le quotidien, “dans les trois mois qui suivront la déclaration fiscale d’une succession et son règlement, le contribuable pourra volontairement demander un contrôle fiscal”. Le même dispositif s’appliquerait en cas de donations (…) LIRE LA SUITE SUR LESECHOS.FR
Perspectives de croissance déçues ; résultats tronqués ; indices dépareillés avec la réalité ; méconnaissance sur la situation réelle des banques, depuis plusieurs mois, les indicateurs officiels se nourrissent de chiffres faux.
Alors que la récession s’installe, la tempête s’aiguisant, à quoi faut-il donc s’attendre ? (…) LIRE LA SUITE SUR AGORAVOX
Les banques centrales des divers pays détenaient de l’or dans leurs coffres. L’or était utilisé pour soutenir les devises papier. Si un pays dépensait trop en produits externes, sa devise fuyait vers des pays étrangers. Elle revenait en paiement de biens ou de services fournis par le pays d’accueil. En cas de déséquilibre — c’est-à -dire lorsqu’un pays étranger se retrouvait avec plus de la devise d’un autre pays qu’il ne pouvait en dépenser en biens et services de ce pays –, le surplus qui en résultait était présenté à la banque centrale pour être remplacé par de l’or. Les déséquilibres de tous les pays étaient réglés dans la seule chose qu’aucun d’entre eux ne pouvait imprimer ou contrefaire : l’or. Si une nation accumulait un déficit commercial persistant, elle se voyait retirer son or.
Cela encourageait la banque centrale à faire quelque chose pour le protéger. En général, les taux d’intérêt grimpaient, ce qui avait pour effet de récompenser l’épargne et de décourager le flux de fonds vers l’extérieur.
Le système était net. Il était honnête.
Par Bill Bonner - Chronique Agora
Au siècle dernier, seuls quelques chercheurs d’or sur des dizaines de milliers trouvèrent un filon et jouirent de sa richesse. Les véritables gagnants de cette ruée furent les vendeurs de pelles et de pioches. Peu importait que leurs clients trouvent ou non de l’or : ils encaissaient comptant, et sans risques, le matériel vendu. Il en va de même aujourd’hui pour le pétrole (…) LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE DE JC PERIVIER SUR MONEYWEEK
Pourquoi thésaurise-t-on ? Par défiance envers les moyens de paiement fiduciaires. Par crainte d’une guerre, d’une révolution, d’une dévaluation, d’un impôt. Pour n’avoir pas à payer de droits de succession. Pour rester fidèle à certains réflexes ancestraux, qui font que l’or refuge et l’or réserve prolongent l’or fétiche (…) LIRE LA SUITE DANS NOTRE DOSSIER “POURQUOI THESAURISE-T-ON ?”








