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Un village pour le prix d’un deux pièce parisien

mai 26th, 2012
Vera Valor

Pour les épargnants souhaitant placer ou investir une partie de leur patrimoine, les valeurs refuge ne manquent pas. Généralement sont cités le vin, l’art mais également l’or et l’immobilier. En début de semaine, une vente aux enchères particulière s’est déroulée à Courbefy. Ce village de Haute-Vienne déserté par l’exode rural a été mis en vente. Son prix : 520 000€, soit celui d’un deux pièces à Paris !

C’est la troisième fois que ce village abandonné est vendu à un particulier. Déserté depuis les années 1970, quelques promoteurs immobiliers ont essayé de reprendre l’affaire. S’y sont succédé divers projets tels qu’un centre de loisirs pour jeunes, un hôtel-restaurant ou un village de vacances. Après l’abandon du dernier repreneur depuis 2008, le village a été mis aux enchères. Le nouveau propriétaire est un photographe nord coréen (Ahae).

L’avenir du village est encore indéterminé. Le photographe n’a pas donné d’indices sur ses projets. Centre de vacances, parc aquatique ou d’attraction ou un complexe luxueux ? Il faudra en tout cas investir à nouveau beaucoup d’argent pour redonner vie au village. Ce type d’investissement n’est pas à la portée de toutes les bourses. Le sort du village n’est pas fixé : après 3 échecs, rien ne dit que le village pourra redevenir attractif. La plus-value sur ce bien n’est pas assurée et le risque de moins-value est d’autant plus fort. D’autant plus qu’il est plus difficile de vendre un village qu’un T2 à Paris.

La Grèce tient l’avenir de la zone euro entre ses mains

mai 25th, 2012

Combien la Grèce pèse-t-elle sur vos économies ? La question peut paraître cynique, mais elle est de plus en plus sur toutes les lèvres, avec une sortie de l’euro et un retour à la drachme tout à fait envisageables. La Grèce n’est pas qu’un pion économique mineur de l’Union Européenne. L’avenir de l’Europe dépend de la Grèce. Pour comprendre pourquoi, nous vous proposons d’expliquer clairement le mécanisme de la dette grecque.

1.       Etat des lieux de la dette grecque

Comment la dette souveraine grecque a-t-elle pris une telle ampleur ? Depuis son entrée dans la zone euro en 2001, la Grèce a toujours eu beaucoup de mal à s’aligner sur les exigences de la monnaie unique. Une monnaie unique pour des économies à plusieurs vitesses, n’était-ce pas utopique ? Son application n’a-t-elle pas été coercitive ? Jusqu’à quel point a-t-elle été acceptée par le peuple ? Toujours est-il que la Grèce a dû beaucoup emprunter pour se mettre au diapason de ses voisins européens et donc beaucoup rembourser. Et plus la Grèce a dû rembourser, plus les taux d’intérêt étaient élevés, plus les créanciers doutaient de la capacité du pays à rembourser sa dette publique et ses taux d’intérêt ont grimpé en flèche. C’est l’histoire du serpent qui se mord la queue, un cercle vicieux sisyphien.

Pays qui produit peu de richesses et qui exporte peu, la Grèce s’est vite retrouvée avec taux d’endettement record. Celui-ci atteignait 165,3% de son PIB en 2011 avec un déficit public supérieur à 9%.

-          La dette grecque expliquée

Dans cette vidéo, Jean Borjeix, associé gérant chez Platinium Gestion déclare que la structure même de l’euro est un frein à l’aide apportée à la Grèce. Selon les critères de fonctionnement établis par Maastricht, un pays appartenant à la zone euro doit répondre à plusieurs exigences :
- il ne doit pas dépasser 60% du PIB
- ne pas avoir de déficit budgétaire supérieur à 3% du PIB
- et une inflation inférieure à 2%.

Et ceux qui ne respectent pas ces exigences, qu’est-ce qu’on fait ? En les aidant, on risque de sortir soi-même des critères. Il est difficile de faire marcher tout le monde au pas, surtout avec des économies à plusieurs vitesses et dont le fonctionnement diffère à bien des égards.

-          Les deux problèmes majeurs de la Grèce

- un problème de trésorerie à court terme : la Grèce doit rembourser rapidement des échéances. Ce problème de trésorerie à court terme peut se régler simplement par une émission monétaire courte, mais les pays très endettés et qui ont déjà beaucoup de mal à rembourser ces échéances par rapport à leur budget peuvent très difficilement effectuer émissions obligataires pour honorer leurs échéances. Cela reviendrait à réemprunter pour rembourser des échéances d’emprunt et s’endetter encore plus.

La 1e aide de 110 milliards d’euros accordée à la Grèce était justement une aide accordée à sa trésorerie, sous réserve que le pays en faillite redresse ses comptes.

- Le redressement des comptes publics est le deuxième problème de la Grèce qui doit retrouver l’équilibre au niveau de ses dépenses publiques. C’est le plus difficile. La formule prêterait à sourire si la situation de nos voisins n’était pas si dramatique. En clair, la troïka (l’Union Européenne, la BCE et le FMI) demande à la Grèce plus d’austérité alors que plus de 20% de la population vit déjà en dessous du seuil de pauvreté (chiffres mars 2012) et que le chômage touche 21,7% de la population active.  Les sacrifices sur l’autel de l’austérité vont-ils profiter au peuple grec ? Non. « L’assainissement des finances publiques » est un bien bel euphémisme pour désigner des suppressions d’emplois, d’aides sociales et postes dans la fonction publique…

Que faudrait-il pour que la Grèce efface sa dette ? Que son PIB soit excédentaire pour rembourser ses taux d’intérêt. On nage en pleine science-fiction quand on sait qu’en France, plus grande productrice de richesses, la croissance flirte avec zéro %.

Le dossier d’Olivier Berruyer sur le « Bilan final du plan d’aide à la Grèce » montre que le ratio dette/PIB de la Grèce (165%) mettra des années à diminuer.  Le niveau d’endettement de la Grèce ne devrait pas être viable avant 2030. Ce qui se traduit par un niveau d’endettement inférieur à 100% dans une vingtaine d’années…

 2.          La Grèce maintenant

Après avoir réussi à annuler une partie de sa dette par 83,5% de ses créanciers en mars dernier, la Grèce a réussi l’exploit de faire fondre une partie de sa dette de 23,8% grâce à une restructuration forcenée, la faisant « baisser » de 367,978 à 280,292 milliards d’euros en un trimestre. Ce chiffre ne représente toutefois pas la totalité de la dette souveraine grecque.

Toutefois, cette bonne nouvelle, les divers plans d’aide à la Grèce, le changement de gouvernement et les mesures d’austérité prises par le pays, les agences de notation s’en fichent. Cela n’a pas empêché l’agence Fitch de dégrader une fois de plus la Grèce le 18 mai dernier, convaincue que le pays n’est toujours pas en mesure de participer à l’Union économique et monétaire. Pour les marchés qui lorgnent déjà sur l’Espagne et l’Italie, la Grèce n’existe plus.

3.       Les conséquences de la crise grecque 

La crise a d’abord des conséquences politique, elle attire les extrêmes, de gauche et de droite. Avec les sièges remportés par le parti néonazi « la Nouvelle Aube dorée » lors des dernières élections législatives de mai, le spectre de 1933 plane sur la Grèce, comme en témoignent ces récentes agressions de membres du parti CHRYSSI AVGHI sur des réfugiés afghans.

La crise, plus que la politique, a précipité « le berceau de la démocratie » dans le chaos. Faute d’un accord des partis pour un gouvernement de coalition, un gouvernement provisoire composé de technocrates a été formé en attendant de prochaines élections.

Autre conséquence attendue quand un pays traverse une telle crise, c’est que les Grecs retournent à la terre, comme cette Hellène qui a quitté Athènes pour se lancer avec plus de succès dans l’élevage d’escargots ! Pour revenir à la théorie des vagues d’Elliott, nous nous situons actuellement dans le creux d’une vague 3, qui correspond à la fois à des phénomènes économiques et financiers. En fin de vague décroissante, on observe un retour des gens à la terre. Autre phénomène, les gens retirent massivement redoutant les faillites bancaires… Et c’est là que l’or prend toute sa signification.

Si la Grèce sortait de la zone euro (nous reviendrons dans un prochain dossier sur les scénarios possibles de l’avenir grec), les conséquences seraient sans appel. Une monnaie fiduciaire (qu’est l’euro) repose par essence sur la confiance, et par étymologie aussi (fiat = confiance). Or si la Grèce sort de la zone euro, la confiance dans l’euro sera ébranlée, menaçant l’équilibre et l’ave,nir d’une région économique toute entière.

La France, « très présente » dans la dette grecque, serait le pays « le plus exposé à une sortie de la Grèce« .

Si vos euros risquent de fondre comme neige au soleil, l’or est le seul actif qui lui va profiter.

Consolidation de l’or : faut-il vendre ou acheter ?

mai 25th, 2012

Les récents mouvements de l’or – à la baisse, secoué par de petits rebonds – inquiète ceux qui ont fait le choix de l’or en placement et en investissement. La baisse est-elle partie pour durer ? Faut-il vendre ou acheter ? S’il y a une chose qu’il faut retenir à propos de l’or, c’est qu’il ne faut jamais raisonner à court terme, sous le coup d’une impulsion.

Il faut bien le reconnaître, tous les indicateurs sont négatifs et semblent évoquer une baisse à long terme. La baisse de l’euro, la remontée du dollar et le deliverating de grosses quantités d’or en dollars maintiennent l’or à un bas niveau par rapport à celui enregistré en septembre 2011. Le cours de l’or d’once a même atteint le même que celui du 29 décembre 2011 (1526$ le 16 mai dernier). Si le seuil de résistance est atteint (à 1500$), l’once d’or pourrait s’y maintenir pendant quelques mois encore.

Pas de bulle mais bien un marché haussier
Mais cette consolidation ne signifie pas pour autant éclatement de la bulle. L’or se situe dans un marché haussier au sein duquel les phases de consolidation sont normales voire tout à fait saines. Un marché en ascension perpétuelles indiquerait un phénomène de bulle.

Tous les experts s’accordent à dire que, compte tenu du contexte économique morose pour ne pas dire dramatique (crise de la zone euro avec un dénouement imminent pour l’avenir économique de la Grèce, marché de l’emploi moribond, croissance mondiale en berne, mauvais résultats américains…) l’or a encore quelques belles années devant lui. La plupart misent sur un prochain record à 2000$ d’ici 2013.

Une baisse purement mécanique
Comme le dit le Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com Charles Sannat, « il s’agit d’une baisse technique  qui ne doit inspirer aucune  inquiétude pour les placements  de long terme. A court terme  force est de constater que  certaines positions peuvent  être inconfortables  ».

Le message est clair, c’est au contraire le bon, le très bon moment pour en profiter pour renforcer ses positions sur l’or et acheter avant que la flambée reprenne. D’autant que d’après la Commerzbank (2e banque allemande), le cours de l’or pourrait bien repartir à la hausse plus vite que prévu compte tenu des opportunités d’achat qu’il présente actuellement.

Les eurobonds, de la dette facile ?

mai 24th, 2012

Les eurobonds font les gros titres de la presse politico-économique. Leur introduction, solution soutenue par François Hollande et son gouvernement, est plébiscitée par les pays les plus fragiles de la zone euro. L’Allemagne n’est pas de cet avis. Les eurobonds pour elle, c’est « Nein ! ». Mais, quand bien même l’Allemagne changerait d’avis, les eurobonds se révèleront-ils une solution suffisante et efficace pour stopper l’endettement et sortir les pays de la zone euro de la crise ? Rien de moins sur !

Un eurobond, aussi mentionné sous le terme d’euro-obligation, est un emprunt réalisé en commun par des pays de la zone euro. Leur mise en place permettrait de mutualiser les dettes, et du même coup les risques, des Etats de la zone. Ils faciliteraient l’emprunt aux pays les plus en difficulté, ceux qui ont perdu leur crédibilité sur les marchés financiers et ne peuvent emprunter qu’à des taux élevés. Les taux d’intérêts des eurobonds seraient calculés en fonction  des taux d’emprunts de chaque pays participant.

Les euro-bonds permettraient donc de limiter la spéculation sur la dette et de freiner sa spirale infernale. Les pays comme l’Espagne et la Grèce y sont forcément très favorables. L’Allemagne, qui bénéficie déjà de taux d’intérêt très avantageux, nettement moins !

La position allemande, un non ferme et définitif ?

Le « Nein » allemand est un obstacle de taille pour la mise en place des euro-obligations, car l’accord de tous les participants est nécessaire. L’Europe est donc suspendue à ce non allemand. Mais peut-être pas pour longtemps, isolée qu’elle est parmi les avis favorables des autres pays de la zone euro. Même Barack Obama a signifié son soutien en se déclarant favorable aux choix économiques de François Hollande, par ailleurs défenseur des eurobonds.

Les eurobonds existent déjà, et ils n’ont pas fait leurs preuves !

A bien y réfléchir, le principe de la mutualisation des dettes et des risques des états de la zone euro existe déjà. Qu’est ce que la monnaie unique, si ce n’est une mise en commun des garanties financières, qui a permis aux pays les plus fragiles de s’endetter massivement sous couvert de la solvabilité franco-germanique ? Qu’est ce que le Fond Européen de Stabilité Financière (FESF), si ce n’est  une mise en commun des risques, qui donne la possibilité aux pays comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal d’emprunter à des taux plus bas, sous caution des emprunteurs « de confiance » comme l’Allemagne.

La mise en place de l’euro et de la FESF n’ont pas franchement permis aux pays en difficulté de se relever de leur marasme économique. L’efficacité des eurobonds serait donc toute relative. Certes, les eurobonds permettraient, un temps, aux pays dont la note a été fortement dégradée d’emprunter de nouveau à des taux acceptables. Mais, de nouveaux emprunts, quels que soient leurs taux, sont-ils bien la solution pour des pays qui croulent déjà sous une dette au-delà de leur capacité de remboursement ? Cette dette européenne n’est pas une solution définitive, elle pèsera à terme sur les États membres.

Vendre de l’or est un métier dangereux !

mai 23rd, 2012

Nous ne parlons pas des traders qui jouent leur vie derrière leurs écrans d’ordinateurs mais des bijoutiers et des officines spécialisées dans la vente et de rachat d’or. Deux cambriolages assez violents ont été réalisés ce mercredi matin presque simultanément à Asnières-sur-Seine et en plein Paris. Les butins des voleurs sont estimés à 500 000 et 1 million d’euros…

500 000 euros chez Aurfina
La société Aurfina spécialisée dans la vente et l’achat d’or et de métaux précieux a été victime du premier cambriolage répertorié dans la journée. La boutique ne fait pourtant montre d’aucune ostentation, sans plaque ni nom sur la devanture. Le commando de 5 individus ayant procédé à l’attaque était pourtant visiblement bien préparé et semblait connaître l’endroit, ou du moins en connaissait-il l’existence.  Armés de pistolets automatiques, les cambrioleurs ont demandé aux employés de la société d’ouvrir les portes de l’atelier et de la fonderie, puis après avoir menotté deux d’entre eux, ont demandé au troisième d’ouvrir le coffre-fort. Après quoi les malfaiteurs se sont enfuit avec un butin constitué d’or et de platine, pour une valeur estimée à 500 000 euros.

1 million d’euros dans une bijouterie d’Asnières-sur-Seine
A Asnières-sur-Seine, quasiment à la même heure, c’est une bijouterie qui s’est fait braquer par quatre individus armés qui sont repartis avec un butin d’un million d’euros. Une employée a même été frappée. Une riveraine pense qu’ils étaient planqués en attendant le meilleur moment pour commettre leur forfait. Si l’on est frappé – nous – par le montant représentés par les butins, on ne l’est pas moins par la violence des actes. Les vols avec violence sont hélas un corolaire de la hausse des cours de l’or ! Malgré la consolidation récente et passagère de l’or, le métal précieux est de plus en plus convoité…

Le palladium, bonne valeur refuge ou pas ?

mai 22nd, 2012

Le palladium, au même titre que l’or, l’argent, le rhodium, l’iridium et le platine, fait partie des métaux précieux* qui sont utilisés dans la fabrication de bijoux, de monnaies, mais aussi à des fins industrielles. Après un rebond annoncé en ce début de semaine, les investisseurs se tournent à nouveau vers le palladium. Mais est-ce une bonne valeur refuge pour autant ?

Le palladium est un métal noble et rare. « On ne le trouve qu’à 0,015 parties par millions dans la croûte terrestre » peut-on lire sur ce site d’horlogerie. « La production mondiale de ce métal était de 222 tonnes en 2006 », ce qui donne un aperçu de sa rareté quand on sait que celle de l’or avoisine les 2400 tonnes par an en 2009, 2010 et 2011.

Le palladium est un métal noble reconnu pour ses nombreuses propriétés, notamment dans le domaine de la joaillerie où il est utilisé pour ses qualités hypoallergéniques. Comme l’or est particulièrement malléable, il n’est pas rare que le palladium soit utilisé pour le rendre plus dur et plus blanc.

Lundi 21 mai, le Figaro.fr annonçait que l’once d’or sur l’échéance de juin caracolait autour de 617$, effectuant un rebond de 2,27%, après une baisse observée de 14% depuis le précédent pic atteint début mai. Une hausse prometteuse à court terme, mais qui concerne-t-elle ? Les investisseurs pour qui le précieux métal est un outil de spéculation, et les industriels qui utilisent le palladium pour fabriquer des pots catalytiques. Comme le platine, le rhodium et l’iridium, le palladium fait partie de la famille des platinoïdes dont le secteur automobile est le principal « client », pour leur résistance particulière à la corrosion et à l’oxydation.

En mai, la croissance mondiale avait enregistré un fort ralentissement alors que le secteur automobile ne cessait de produire des pots catalytiques. Mais le palladium coûte quatre fois moins cher que le platine et pourrait même le remplacer à terme, et d’autre part, le palladium est utilisé dans la construction de pots catalytiques des voitures à essence (surtout utilisées dans les pays émergents) et le platine dans celle des pots des voitures diesel dont le premier consommateur est l’Europe, avec la situation que l’on connaît actuellement.

Bref, si le palladium a, comme l’or, de l’avenir devant lui avec une production constante, il ne cible pas les mêmes acheteurs. Le palladium reste un investissement de bourse qui peut être lucratif mais très volatil, compte tenu de sa concentration  dans les seules régions de Russie (44%) et d’Afrique du sud (40%).

Pour preuve, au 1er trimestre 2011, l’once de palladium atteignait un pic à 855 dollars avant de redescendre à 625 dollars l’once en mai 2012.

Pour suivre le cours du palladium.

* Voir le commentaire de M. Colleu ci-dessous : le palladium n’est pas un métal précieux au sens fiscal du terme.

Question sur Facebook : nos experts vous répondent !

mai 21st, 2012

Un membre de la page Facebook d’AuCOFFRE.com pose cette question sur la fiscalité à la revente des pièces en or : les taxes à payer lors de la revente dépendent-elles du pays où elles sont gardées ou du pays de résidence fiscale ? La réponse de notre expert fait la lumière sur cette épineuse question.

Question : « Si la garde de pièces d’or se fait en dehors de l’Union Européenne, il n’y a pas de taxe à payer à la revente, selon votre site. Cela ne serait-il pas plutôt conditionné à son pays de résidence fiscale ? »

La réponse de notre expert :
Pour ne pas avoir de taxe à payer à la revente, il faut :
• Que l’achat se fasse hors UE ;
• Que la garde se fasse dans le même pays que l’achat ;
• Que la revente se fasse également dans ce pays.

L’or ne doit pas subir de mouvements. Ces trois conditions sont indissociables les unes des autres.

Une taxe est en effet liée au pays de résidence fiscale. Cette taxe, de 8%, doit être payée lors qu’on exporte de l’or. L’export est reconnu lorsque l’or est acheté en France et revendu dans un autre pays, qu’il fasse partie de l’UE ou non.

N’hésitez pas à suivre les pages Facebook d’AuCOFFRE.com, L’or et L’argent – le blog et de la Vera Valor pour vous tenir au courant des dernières nouveautés. Nos experts répondront également à vos questions !

Crise de panique en Espagne : les clients de Bankia auraient retiré plus de 1 milliard d’euros !

mai 18th, 2012

Le système bancaire espagnol va mal, très mal. La semaine dernière on vous parlait déjà de la nationalisation partielle de Bankia, la 4ème plus grande banque du pays. Cette semaine Bankia refait la une des journaux, en particulier celle de El Mundo, et s’enfonce un peu (beaucoup?) plus dans la crise.

Le quotidien espagnol a révélé jeudi 17 mai que suite à la nationalisation de la banque, ses clients auraient retiré plus d’un milliard d’euros en a peine 7 jours ! Selon le journal ces informations proviendraient directement du Conseil d’Administration qui s’est réuni mercredi dernier. La banque et le gouvernement espagnol, eux, ont formellement démenti l’existence d’un « retrait panique » des clients de la banque…

Madrid brûle t-il ?

Toujours est-il que rumeur ou non cette annonce n’a pas été sans conséquence : la banque a perdu 27,49 % en bourse dans la journée ! L’agence de notation Moody’s a d’ailleurs clairement fait savoir qu’elle avait les 21 banques espagnoles dans le collimateur et que la sanction ne devrait pas tarder à tomber !

De tels effets d’annonce, qu’ils soient vérifiés ou non, traduit bien le « sentiment d’insécurité » qui règne à l’égard du système bancaire en Espagne. Il est clair qu’il n’y a pas de fumée sans feu et les bonnes paroles du gouvernement espagnol ont bien du mal à rassurer les investisseurs.

Dans un tel contexte il est indispensable de savoir se prémunir et mettre ses économies à l’abri avant que la panique ne gagne tout le pays !

Police, registre sur l’or s’il vous plaît !

mai 14th, 2012

Qu’est-ce qu’un registre de police pour les vendeurs de métaux précieux, et à quoi sert-il ? Loretlargent.info vous explique en quoi consiste ce document que doivent remplir les professionnels du marché.

Ce registre qui doit être tenu à jour par les professionnels des métaux précieux, mais aussi ceux de l’art et des antiquités, ne date pas d’hier. Pour anecdote, il a été mis en place lors de la seconde guerre mondiale par les Allemands. Cela leur permettait de repérer les personnes juives qui vendaient leurs œuvres d’art pour survivre… Triste fonction pour ce qui est devenue une banale formalité administrative !

Le site de service-public.fr stipule que le principe du registre de police est le suivant :

« Les professionnels de la bijouterie, qui vendent et achètent de l’or, de l’argent et du platine, sont soumis à des obligations permettant de garantir les métaux précieux et leur provenance (déclaration d’existence, poinçonnage, tenue d’un livre de police), ainsi qu’à des taxes spécifiques ».

Il permet à la police en cas d’enquête, de suspicion de fraude ou de trafic par exemple, d’être renseigné sur l’identité de l’acheteur. C’est pour cette raison que normalement, toutes les personnes achetant de l’or doivent fournir une copie de leur pièce d’identité valide, afin de renseigner le registre de police qui peut à tout moment être demandé sous certaines conditions par des personnes assermentées (juges, huissiers…).

En quoi consiste la tenue d’un livre de police ?

La règlementation est très stricte concernant la tenue du registre de police. Dans celui-ci le professionnel doit y faire figurer toutes les transactions et circulations de matières d’or, d’argent et de platines. C’est-à-dire toutes les opérations d’achats/ventes, les réceptions et livraisons des matières, etc.

A cela s’ajoute l’obligation d’indiquer les caractéristiques des produits en question : leurs nombres, leur poids, leurs titres, la provenance, les dates d’entrée et sortie…

Ce registre de police peut être sous forme papier (coté et paraphé) ou bien informatique. Dans les deux cas il doit obligatoirement être conservé sur le lieu d’exercice de la profession et de stockage des métaux précieux. La validité du registre est de 6 ans à partir de la dernière opération mentionnée et l’acheteur a obligation d’indiquer au sein de son registre l’identité et l’adresse du vendeur.

Il existe une dispense pour certains professionnels comme les chirurgiens-dentistes et prothésiste dentaires ainsi que les commerçants vendant des produits de moins de 5 grammes.

L’ensemble des informations sur le commerce des métaux précieux comme :

- la déclaration d’existence
- les informations concernant les poinçons du fabricant et les poinçons de garantie
- les taxes sur la vente des métaux précieux, etc

Sont accessibles sur le site vosdroits.service-public.fr

Et sur internet comment ça se passe ?

La même réglementation s’applique pour les « e-commerçants » c’est pourquoi les transactions de pièces chez AuCOFFRE.com sont tout aussi strictement réglementées

. Ainsi pour réceptionner des pièces, le demandeur doit impérativement :

- Etre membre d’AuCOFFRE.com et avoir un profil renseigné à 100%
- Fournir une pièce d’identité valide
- Fournir un justificatif de domicile récent

Tout ceci afin que AuCOFFRE.com puisse compléter son registre de police comme il se doit !

Pièces, médailles, jetons, lingots… quelle différence ?

mai 11th, 2012

Vous vous demandez dans quel type d’or physique investir ? Quels produits sont soumis à la TVA, quels autres ne le sont pas ? Loretlargent.info fait la lumière sur les placements les plus intéressants entre une pièce d’investissement, une plaquette, un jeton, une médaille et un lingot.

L’or d’investissement
Seul l’or d’investissement est exonéré de taxes. Sont considérés comme or d’investissement les lingots et mini-lingots d’un poids supérieur à 1 gramme d’une pureté de 995°/oo et les pièces d’or « boursables », d’une pureté égale ou supérieure à 900°/oo, frappées après 1800 et qui ont (et ont eu) cours légal dans leur pays d’origine. De manière générale, l’or d’investissement est validé et accepté par le très officiel London Bullion Market Association.

Précision apportée par Yannick Colleu concernant l’or d’investissement :
« L’or d’investissement est le statut reconnu à un produit physique pour lequel la pureté est prouvée (dans le cas de l’administration suisse : « doit porter au moins une indication de titre et le poinçon d’un essayeur-fondeur reconnu »), pour appartenir à une catégorie fiscale (métaux précieux bancaires pour la Suisse et or d’investissement dans l’UE).

Dans l’UE, il n’est pas obligatoire que le produit physique porte des poinçons mais dans ce cas le détenteur doit apporter les éléments permettant de prouver que c’est bien un produit de la pureté requise (certificat, etc.) ».

Les lingots
Le lingot classique coté en bourse pèse entre 995 et 1005 grammes. Il porte le poinçon de son fondeur qui atteste à la fois de la provenance et de l’authenticité de l’ouvrage et est fourni avec un certificat réalisé par un essayeur agréé qui atteste de sa pureté (minimum 995 grammes d’or pour un kilo, soit 24 carats).

A savoir : ce sont les pays qui fondent les lingots qui en régissent la détention. Aussi, pour qu’un lingot soit commercialisable en France, il doit avoir été conçu au préalable sur le territoire pour répondre au règlement douanier. Et un lingot acheté à l’étranger ne pourra être revendu en France qu’après avoir été refondu en France.

Les plaquettes
Une plaquette est assimilée à un lingot sur le plan légal. En outre, elle est marquée du poinçon de l’essayeur fondeur, numérotée individuellement et fournie avec un certificat. Le simple fait qu’une plaquette ou un lingot ait le poinçon de l’essayeur fondeur sur un produit relativement pur comme la Vera Valor avec son titre de 999.9 le rend immédiatement acceptable par le LBMA.

La plaquette diffère du lingot par son format : une plaquette peut être de forme carrée, rectangulaire, ronde, ovale… Autre différence, la plaquette est frappée (et non coulée comme un lingot), ce qui est aussi le cas de la Vera.

Les pièces d’or d’investissement
On distingue les pièces d’or ayant cours légal des autres (qui peuvent être des jetons, des pièces de collection, des médailles…).

En règle générale, les pièces en or ayant ou ayant eu cours légal ne sont pas soumises à TVA à la vente. Une pièce ayant cours légal est une pièce avec laquelle on peut monnayer toute transaction commerciale, il peut s’agir d’une pièce d’un Napoléon 10, 20, 40 (sauf le millésime 1818), 50, 100 ou 500F, du Krugerrand sud-africain, du Peso mexicain, du Souverain britannique, du dollar or, etc.

Les pièces en or ayant (ou ayant eu) cours légal, sont considérés comme des pièces d’or d’investissement et ne sont donc pas soumis à la TVA, mais aussi certains jetons et plaquettes comme la Vera Valor.

Consulter la liste des pièces en or d’investissement sur le site du gouvernement belge.

Les pièces de collection
Une pièce rare, avec une prime exceptionnellement forte, vendue à un prix 80% plus élevé que le prix de la pièce en poids d’or sur le marché est considérée comme une pièce de collection.
La TVA ne lui est donc pas appliquée dans le prix de vente. Les pièces dites de collection sont les pièces en métaux précieux frappées avant 1800.

Les médailles
Par définition, une médaille est un objet (généralement en métal précieux) qui ressemble à une monnaie mais qui n’a pas de valeur faciale et dont la fonction est de célébrer un évènement. Contrairement aux monnaies, la médaille est remise à un seul exemplaire. Elles n’entrent généralement pas dans le cadre de l’or d’investissement.

Les jetons
Un jeton n’est ni une médaille, ni une monnaie. D’aspect, il ressemble à une monnaie métallique mais il n’a pas de valeur faciale et pas de cours légal. Par sa gravure il ressemble à une médaille, mais il ne commémore rien. Ce peut être un produit d’investissement.
Par exemple, en raison de son design, de sa pureté, de l’absence de valeur faciale et qu’elle n’ait pas cours légal, la Vera Valor entre aussi dans la catégorie des jetons, qui satisfait pleinement aux critères à la fois suisses et européens, de produit d’investissement.
Le Goldhans aussi est un jeton mais comme il ne porte aucun poinçon, il n’entre pas dans la catégorie suisse des métaux précieux bancaires mais plutôt dans celle de l’or d’investissement au sein de l’UE.

Impôt sur la fortune
Seuls les jetons et les médailles considérés comme des objets d’antiquité, d’art ou de collection ayant plus de 100 ans d’âge sont susceptibles d’être exonérés d’impôt sur la fortune (en vertu de l’article 885 I du Code général des impôts), pour leur rareté, leur ancienneté, l’intérêt culturel et historique qu’ils représentent.

Tous les autres types de métaux précieux sont à renseigner dans la déclaration de l’ISF.

Vente record de pièces d’or au Canada

mai 11th, 2012

La Royal Canadian Mint, la Monnaie Royale canadienne, vient d’annoncer ses résultats pour l’année 2011 : la vente de pièces d’or a connu un bond sans précédent. Au total, les recettes de la Royal Canadian Mint ont augmenté de 47 % soit environ 2,23 milliards d’euros.

La production et la vente de la Maple Leaf, la pièce d’or canadienne, ont pesé lourd dans ces recettes record. D’ailleurs, sur l’ensemble des pièces d’or et d’argent vendues par la Monnaie Royale canadienne, trente pièces ont connu des ruptures de stock !

Cet impressionnant succès de la production et de la vente de pièces d’or au Canada reflète bien la tendance actuelle : en ces temps de crise, les épargnants et investisseurs s’arrachent les pièces d’or. La Maple Leaf ne fait pas exception à la règle.

Les pièces d’investissement, et plus généralement l’or physique, assurent en effet à leur propriétaire une épargne solide et durable. Ce n’est le cas ni des bijoux, qui se démodent, ni de l’or papier, volatile, instable et soumis à la dictature des marchés.

Pourquoi choisir des pièces d’investissement ?

La valeur inhérente aux pièces d’investissement, compte tenu de leur teneur en or, garantit la valeur d’achat. Elles ont également des chances de prendre de la valeur dans le temps, avec l’action conjuguée de l’augmentation du prix de l’or physique et de l’augmentation de la prime de la pièce.

La Maple Leaf est une valeur sûre pour qui veut assurer son épargne. Et il en existe de nombreuses autres : les Napoléons 5, 10, 20, et 40 francs, les Souverains, les Krugerrands et, nouvelle venue fin 2011 sur le marché des pièces d’or, l’universelle Vera Valor, en or 100% écolo !

Nationalisation de Bankia : l’Espagne rejoue la crise des subprimes ?

mai 10th, 2012

Le ministère de l’économie espagnol a confirmé l’information hier soir : l’Espagne va nationaliser partiellement la quatrième banque du pays, Bankia. Une première depuis plus de vingt ans, qui confirme les craintes sur la santé fragile du secteur bancaire et la gravité de la crise immobilière espagnole.

Plombée par les prêts immobiliers toxiques, Bankia avait sollicité il y a quelques jours l’état espagnol pour une nationalisation partielle de son capital. Le scénario s’est hier concrétisé avec cette annonce du ministère de l’économie espagnol : le gouvernement serait en passe de devenir l’actionnaire majoritaire de la banque, en acquérant  45% du capital de Bankia, soit 4,465 milliards d’euros. Le Fonds public de soutien aux banques espagnoles (Frob), créé en 2010, sera sollicité pour subvenir à cette très conséquente dépense.

Pour Bankia, cette nationalisation vise à rassurer les investisseurs. Les marchés n’ont pas été rassurés pour autant et ont durement sanctionné le secteur bancaire : suite à l’annonce, les cours des principales banques espagnoles ont chutés de près de 5% en bourse (-5,84% pour Bankia). Les agences de notation ont également sanctionné cette décision, Standard & Poor’s a décidé de dégrader les notes de dix établissements bancaires espagnols.

L’Espagne fait partie des pays d’Europe les plus durement touchés par la crise et cumule les fardeaux qui pèsent sur son économie : près de 25% de chômage, une crise immobilière sans précédent, un taux d’emprunt à 6%, des banques affaiblies par les prêts à risque, des investisseurs frileux,… Cette acquisition risque de fragiliser plus encore l’économie du pays, déjà fortement endetté.

La nationalisation des banques est-elle la solution à la crise espagnole ?

Il y a eu des précédents en Europe. En Irlande, en Belgique, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, des banques ont été nationalisées. Cela n’a eu bien souvent que pour seule conséquence de creuser le déficit des comptes des états, d’augmenter la dette et d’augmenter les taux d’emprunts. En sauvant  ses banques, le pays déplace le problème mais ne le résout pas. D’autant que, compte tenu de l’ampleur de la tâche, l’Etat espagnol ne pourra pas nationaliser toutes les banques, si de nouvelles se déclarent en difficulté. Seule solution pour l’Espagne : faire appel à la solidarité européenne, via le Fond Européen de stabilité financière.

Pour anticiper les risques liés aux prêts immobiliers à risque, faire face à la difficulté des « cajas », ces caisses d’épargnes plombées par les actifs immobiliers, le gouvernement avait demandé aux banques, en février 2012, de réaliser des provisions à hauteur 53 milliard d’euros. Demain, vendredi 11 mai, le gouvernement espagnol devrait demander une provision supplémentaire de 35 milliards d’euros. Mais comment ces banques pourraient-elles mettre une telle somme sur la table alors que les investisseurs sont de plus en plus réticents et font payer cher cette instabilité, faisant s’envoler les taux d’emprunts ? Le serpent économique espagnol se  mord la queue. Les plans d’aide et leurs milliards défilent mais la crise reste.

AuCOFFRE.com s’internationalise !

mai 9th, 2012

La demande en or physique dans le monde a explosé en 2011. Elle est passée de 1199,8 tonnes à 1486,7 tonnes en une année, malgré la hausse du cours de l’or (source World Gold Council). Normal, l’achat d’or (physique, lingots et pièces confondus) est un réflexe dans un contexte de crise. Normal, la crise économique est mondiale. En Europe, la Grèce pourrait « contaminer » ses pays voisins plus tôt et plus durement que prévu. L’instabilité politique qui y règne en est un symptôme qui ne rassure pas les marchés. En Espagne, en Italie et surtout en Chine où la demande explose littéralement, AuCOFFRE.com s’est exporté, car l’or jouit d’une reconnaissance universelle et n’a pas de frontière.

Lizette Paternina, notre bloggeuse historique sur LingOro.info et responsable de la toute nouvelle plateforme espagnole LingOro.com nous présente le marché hispanique avec toutes ses spécificités et les relations étroites qu’entretiennent les Espagnols avec l’or, surtout en contexte de crise. Tout comme AuCOFFRE.com et LinGold.com, LingOro.com propose une garde en coffre-fort sur la France et la Suisse.

« En Italie, l’or est une tradition, on se transmet des pièces et des bijoux en or de génération en génération », nous raconte Alessia Pinna, notre bloggeuse italienne pour lingoro.net. Avec le programme d’austérité initié par Mario Monti, une partie de ce patrimoine italien en or a d’ailleurs fuité vers la Suisse, provoquant une évasion fiscale sans précédent.

Nous vous rappelons au passage que la plupart des coffres-forts que la version internationale d’AuCOFFRE.com – Lingold.com – met à la disposition de ses membres, sont situés en Suisse.

Enfin, Qing Li, notre dernière recrue qui vit à Shanghai, est notre nouvelle collaboratrice en charge du blog chinois Lingold.asia. Elle nous raconte comment elle a rejoint l’équipe d’AuCOFFRE et décrit la nouvelle ruée vers l’or qui a pris la Chine d’assaut, après une longue période pendant laquelle la détention d’or ait été passible de prison : une visite guidée passionnante !

Faites sauter la banque !

mai 8th, 2012

Ou l’arnaque des banques commerciales…  Nous évoquions, dans notre dossier sur le rôle des banques, le changement induit par la loi Pompidou votée en 1973. Ce que nous vivons depuis qu’aucune monnaie n’est adossée à l’or est une véritable catastrophe.

Dans son édito de la Quotidienne d’Agora du 14 février dernier, Yannick Colleu stigmatise à juste titre la fin de l’étalon-or comme étant à l’origine de tous les problèmes : « La situation que nous vivons depuis 1973 est unique en son genre. C’est en effet la première fois dans l’Histoire que la monnaie n’est adossée à aucun actif tangible au niveau planétaire. Il y a eu quelques précédentes tentatives malheureuses de donner au papier-monnaie une valeur intrinsèque. Toutes se sont soldées par un effroyable carnage de l’épargne. »

C’est également depuis 1973, année du choc pétrolier, qu’une loi a été votée pour que l’Etat, qui battait lui-même sa monnaie, emprunte désormais à des établissements financiers privés.

Le schéma est on ne peut plus simple comme nous l’explique Charles Sannat, directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com : « la BCE prête à 1% aux banques commerciales et celles-ci se font de la marge qui part dans les bénéfices des banques. Cette marge n’est ni honnête, ni morale. Car avec le système actuel, on permet aux banques de s’enrichir en appauvrissant les états.

Quand un état a 100% de dette par rapport à un PIB qui croît de 0% mais qu’il doit payer 3% de son PIB, il est en récession de 3%. C’est un système confiscatoire ».

Au Portugal par exemple, il faudrait une croissance supérieure à 12% pour pouvoir payer les taux d’intérêt sur 10 ans que le pays doit rembourser aux banques. Comment cela est possible quand on voit que la croissance de la France dont l’économie résiste mieux est à 0 ?

L’Espagne emprunte à 6%, l’Italie presque 5% et l’Allemagne à moins de 2% : en clair on ne prête qu’aux riches ! Moins les banques ont confiance dans un pays, plus elles montent les taux d’intérêt des emprunts, c’est un cercle vicieux.

En Grèce, la situation est dramatique, il y a de plus en plus de cas de malnutrition infantile, le taux de suicide est en hausse, 60% des Grecs s’exilent à la campagne, et tout ça avec un effacement d’une bonne partie de la dette du pays !

Les obligations de la France sur 10 ans sont d’à peu près 3,2%. Il y a 1440 milliards d’euros d’obligations d’Etat sous forme d’assurances-vie. Si l’état ne tient pas son engagement de remboursement, l’assurance-vie ne vaut plus rien, l’épargnant est ruiné.

Or celui qui n’a rien à perdre, qui n’a pas mis d’argent de côté dans une banque n’a rien à perdre.

La Grèce en faillite… politique

mai 7th, 2012

Le résultat des élections législatives en Grèce est tombé comme un couperet : aucun des deux plus gros partis politiques (gauche et droite) n’a la majorité au sein du Parlement et un parti ultranationaliste (pour ne pas dire néo-nazi) y fait son entrée avec 19 députés. Malaise dans le berceau de la démocratie…

Même si on ne connait pas encore la composition du nouveau Parlement, ce que l’on sait, c’est que 60% des Grecs, de l’extrême gauche et de l’extrême droite, ont voté massivement contre la politique d’austérité dictée par le gouvernement en place et surtout par la troïka.

La gauche radicale est propulsée second parti national avec 50 députés environ et propose une coalition avec tous les partis de gauche pour faire front à la politique ultralibérale qui a projeté le pays dans la plus morne austérité.
Nikolaos Mihalikiakos, le représentant du parti opposé, « la Nouvelle Aube dorée de l’hellénisme », affiche clairement ses opinions néo-nazies, joignant le geste du salut hitlérien à la parole haineuse.

Douche froide sur les marchés boursiers
Evidemment, même si « Bruxelles attend de la Grèce qu’elle respecte ses engagements » (attention, Bruxelles va se fâcher !), comme le disait Charles Sannat dans son interview, les marchés financier et les bailleurs de fonds (FMI, Union Européenne) pourront toujours demander, s’il n’y a pas de croissance, ça ne changera rien. L’euro est en berne après les législatives en Grèce. Plus que les résultats eux-mêmes, c’est l’incertitude qui règne sur le pays et le spectre du défaut de paiement qui refait surface qui refroidissent les ardeurs de la monnaie unique.

Et si la Grèce était le prisme de la France de demain ? Dans ce contexte ultra explosif, l’insurrection et la menace de guerres civiles ne relèvent plus du fantasme.  Coincée entre le désir impossible de « revenir comme avant » (à la drachme) et celui, trop ambitieux de rester dans la zone euro, la Grèce étouffe. Que lui reste-il comme alternative monétaire, à part peut-être une nouvelle monnaie parallèle basée sur l’or ? Avec ses 111,6 tonnes, la Grèce pourrait jouer de ses réserves.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "