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Archive for février, 2012

Fiche pays : les Grecs et l’or

Mercredi, février 29th, 2012

Poursuivons notre tour du monde des pays et l’or avec un pays plus que jamais en proie aux affres de la crise et de la dette en ce moment : la Grèce. Quel rôle l’or a joué dans l’histoire et l’économie du pays ? Quel rapport la Grèce et les Grecs entretiennent avec le précieux métal ? C’est ce que nous allons décrypter dans cet article.

L’or de la Grèce en chiffres

La Grèce est au 31ème rang mondial des pays détenteurs d’or, avec 111,6 tonnes d’or dans ses coffres (Chiffres World Gold Council – Janvier 2012). C’est bien moins que la France, au 5ème rang mondial, avec 2,435.4 tonnes. 83% des 111,6 tonnes d’or sont détenues dans les coffres grecs.

De l’origine de l’or chez les Grecs

Dans l’antiquité, les Athéniens faisaient déjà des réserves d’or, notamment pour financer des guerres, allant même jusqu’à utiliser 1 130 kilos d’or recouvrant une statue d’Athéna de 11 mètres.

L’or fait aussi partie intégrante de la mythologie grecque. Trésor aussi convoité que le graal, la Toison d’or, comme les pommes d’or du jardin des Hespérides, fait partie de l’inconscient collectif des Hellènes. « L’infortuné fortuné » Midas, qui avait fait le vœu de transformer tout ce qu’il touchait en or, fut obligé de se débarrasser de cet encombrant don (car il ne pouvait plus se nourrir) en se lavant dans le ruisseau Pactole, qui depuis coule d’or. C’est une allégorie qui reflète bien l’actualité des banques grecques qui se sont goinfrées et endettées par appât du gain. Sauf que les eaux du Pactole ne sont pas d’or…

La Grèce antique, l’une des premières régions à utiliser la « monnaie or »

La mythologie rejoint l’histoire au VIème siècle avant J.-C. lorsque les Lydiens (territoire présent sur l’actuelle Turquie) inventent les premières pièces de monnaies en électrum, un alliage d’argent et d’or, puis en or pur, extrait du fleuve Pactole, et en argent. Très vite, ces pièces s’étendent à la Grèce avant d’être échangées sur tout le pourtour méditerranéen. L’arrivée de ces pièces est une véritable révolution pour les échanges commerciaux à Athènes.

En Grèce, contrairement aux pièces d’argent, les pièces en or sont rares, fondues qu’exceptionnellement, souvent en période de guerres. Elles ont d’autant plus de valeur : une pièce d’or valait à l’époque entre 12 et 20 drachmes (la pièce d’argent de référence du système monétaire grec). Quelques statères d’or de la Grèce antique, dont de très beaux exemplaires datant du 4ème siècle avant J.-C., sont aujourd’hui conservés dans le Musée National Numismatique d’Athènes. La plus grosse pièce d’or date du règne d’Eucratides (171 à 145 av. JC).

L’or est en outre très présent dans la religion orthodoxe. De nombreuses feuilles d’or recouvrent en effet icônes et statues de saints.

La polémique de l’or nazi

L’eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a interpellé les responsables allemands le 15 février dernier sur un sujet plus que polémique : le pays aurait pendant la seconde guerre mondiale pillé une partie des réserves d’or de la Banque de Grèce. L’Allemagne serait redevable de 81 milliards d’euros envers la Grèce, 162 milliards intérêts compris selon Manolis Glezos, héros grec de la résistance. Lire notre dossier Histoire de l’or – L’or nazi.

Quel que soit le chiffre, c’est un montant non négligeable comparé au montant de la dette grecque : 350 milliards d’euros fin 2011. Le remboursement de cette dette de guerre ne figurant pas dans les accords de paix qui ont suivi le conflit de la Seconde Guerre Mondiale, la Grèce n’a pas obtenu réparation du préjudice subi pendant cette sombre période de l’histoire.

Si la question du remboursement de cet or remonte à la surface, c’est que la Grèce est en ce moment pressée par l’Europe, Allemagne compris, pour mettre en place de nouveaux plans d’austérité et rembourser sa dette abyssale.

Mettre en dépôt les réserves d’or pour rembourser la dette ?

Athènes ne veut pas entendre parler de cette solution et a bien raison. Se voir confisquer, voire vendre ses réserves d’or signifierait pour la Grèce perdre ses dernières garanties. Les stocks d’or de la Banque de Grèce sont bien réels et tangibles, ils garantissent sa souveraineté et son indépendance. C’est grâce à ses réserves d’or que la Grèce garde la confiance que les banques et les agences de notation daignent encore lui accorder et ne sombre pas définitivement dans la spirale de l’endettement.

Les monnaies locales : la solution à la crise économique ?

Mardi, février 28th, 2012

On les nomme monnaies éthiques, monnaies alternatives ou encore monnaies solidaires. Depuis 2011 et plus particulièrement en ce début d’année 2012, les monnaies locales fleurissent dans plusieurs villes et régions de France. Au cœur de ces alternatives à l’euro, il y a la volonté de mettre la solidarité et l’équité au cœur de l’économie. Un moyen de faire face et d’apporter des solutions, localement, aux incertitudes provoquées par les crises économiques européennes et mondiales.

1.    Une alternative locale à l’euro vacillant

Face à un euro vacillant, les monnaies alternatives ont un succès grandissant auprès des villes, de leurs habitants et acteurs économiques locaux.

Avec les monnaies locales, il ne s’agit pas de battre une nouvelle monnaie (ce qui est strictement interdit en France et sévèrement condamné) mais de créer une nouvelle unité de compte, qui sert aux acteurs économiques locaux et aux particuliers. Une monnaie complémentaire, qui ne se substitue pas à l’euro, mais se développe en parallèle pour les échanges locaux.

Les monnaies locales comptent bien des avantages en ces temps de crise économique :
-    Eviter l’économie spéculative,
-    Favoriser le lien social,
-    Consolider l’économie locale,
-    Faire face à la crise de la liquidité,
-    Libérer l’accès à la monnaie,
-    Soutenir les petites entreprises, les artisans et les commerçants locaux.

Le système de monnaie locale est assez proche du système d’échanges locaux (SEL), qui consistent à troquer des produits et des services. Par exemple, l’échange d’une heure de jardinage contre une heure de cours d’anglais. Aux différences près que le système de monnaie locale n’est pas limité par cette frontière physique inhérente au troc et est convertible en euros.

Pour autant, c’est bien l’économie locale qui est au cœur des préoccupations des initiateurs des monnaies locales, en faveur des petites entreprises locales plutôt que des grandes enseignes et chaînes commerciales, dont les bénéfices partent pour la majorité très vite hors du territoire, sans créer de richesse au niveau local. Quant aux particuliers qui utilisent les monnaies locales, ils ont la satisfaction de consommer local et solidaire, pour les biens autant que les services, chez les maraîchers, boulangers, coiffeurs, ostéopathes, épiciers, etc.

2.    Obligations légales et règles strictes

S’il n’est pas envisageable de battre une monnaie au niveau national, il est tout à fait possible de faire circuler une monnaie locale, sous certaines conditions et suite à de solides études. Trois années sont souvent nécessaires pour mettre en place une monnaie locale, le temps notamment de convaincre les entreprises locales et les futurs utilisateurs, de créer et d’imprimer les billets, d’obtenir des partenariats avec des banques. Les questions de sécurité sont aussi étudiées de près lors de la création d’une monnaie locale, pour rendre infalsifiables les billets.

Parmi les conditions, la monnaie locale ne peut être utilisée en dehors d’un territoire prédéfini, une ville par exemple. Et les habitants détenteurs de la monnaie locale ne peuvent l’utiliser que chez les commerçants et entreprises qui ont au préalable adhéré à ce système monétaire parallèle.

A Brest par exemple, les commerces et entreprises qui souhaitent utiliser des heols (la monnaie locale), doivent au préalable obtenir un agrément. Il est attribué par l’Association pour le développement de l’économie sociale et solidaire (Adess) du Pays de Brest qui pilote du projet, sous réserve que la structure respecte une certaine éthique. Il faut par exemple qu’elle soit issue de l’économie sociale et solidaire ou qu’elle mette en avant une démarche de développement durable.

Pour favoriser l’utilisation de ces monnaies locales et décourager l’épargne, la monnaie perd de sa valeur au cours du temps. 2% par exemple à Toulouse si les billets ne sont pas utilisés pendant trois mois. Pour les réactiver, il faut alors acheter un timbre d’une valeur de 2% du billet.

Pour éviter les conversions complexes, la valeur d’une unité de la monnaie locale équivaut à la valeur d’un euro.

3.    Toulouse, l’un des précurseurs de la monnaie locale en France

Trois quartiers de Toulouse ont adopté depuis le printemps 2011 la Sol-violette. Cette monnaie locale, qui tient son nom du mot solidarité et de la fleur emblème de la ville, connaît un véritable succès. Plusieurs explications à cela.
-    Lorsque l’utilisateur convertit des euros en sols, il reçoit, par exemple, 21 sols contre 20 euros. 5% de pouvoir d’achat en plus, qui n’autorisent cependant pas la spéculation car lors de la conversion des sols vers les euros, il faut 21 sols pour obtenir 20 euros.
-    Les euros échangés contre les sols ont permis la création d’un compte, destiné à accorder des microcrédits à des particuliers ou des entreprises porteurs de projets qui n’ont pas ou difficilement accès aux crédits bancaires.
-    Les commerçants et artisans partenaires, qui acceptent les sols comme monnaie, respectent certains critères d’économie locale et solidaire.

Toulouse a inspiré bien d’autres villes. Parmi les monnaies qui ont cours dans certaines villes de France, il y a les bogues à Aubenas, les abeilles à Villeneuve-sur-Lot, l’Heol à Brest, la mesure à Romans, ou encore l’allumette à Aix.

Ce succès des monnaies locales n’est pas propre à la France. Dans le monde, 4 000 monnaies locales existeraient à ce jour, contre moins d’une centaine au début des années 90. Pour ne citer que deux exemples de ce succès grandissant : 6 millions d’euros de chiffre d’affaires ont été réalisés en Chiemgauers, une monnaie locale allemande, et 2,7 millions de billets BerkShares, une monnaie locale ayant cours dans le Massachussetts aux Etats-Unis, ont été mis en circulation depuis 2006.

4.    Les monnaies locales ne sont pas la solution

Si les monnaies locales sont un pansement local efficace aux blessures économiques de la crise, elles ne résoudront pas la situation dramatique de la dette des Etats, elles n’empêcheront pas les banques d’engranger des intérêts et ne diminueront pas la toute-puissance des agences de notation.

Les monnaies locales sont toutefois le reflet d’une profonde inquiétude face à la crise financière européenne et mondiale et d’une grande méfiance à l’égard du système monétaire international. Cette inquiétude se constate aussi dans l’envolée de la demande en or. Les pièces et lingots d’or sont de plus en plus prisés par les particuliers pour garantir leur capital. Le cours de l’or, qui augmente de manière exponentielle, montre bien cet engouement, qui ne devrait pas se démentir en 2012.

Voilà la solution : l’or. L’or qui, comme elle garantit le capital des particuliers, pourrait garantir la solidité du système monétaire grâce à ses qualités intrinsèques : valeur refuge, non soumise à la volatilité, adossée à des réserves d’or bien réelles. La réintroduction de l’étalon or ou de l’étalon change or permettrait de régulariser définitivement le système monétaire et d’éloigner les risques de faillites bancaires et de faillite des états.

[Vidéo] L’Or papier ou l’Or physique ?

Mardi, février 28th, 2012

Charles Sannat, Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com, nous explique pourquoi l’or physique est un placement plus intéressant que l’or papier.

L’économie française patine

Mardi, février 28th, 2012

Le 15 février l’Insee a publié les chiffres de la croissance française au quatrième trimestre 2011. Le moins que l’on puisse dire, au vu des résultats, c’est que la France fait du sur-place… Et à moins de 60 jours des élections, il y a de quoi s’inquiéter !

Comme un parfum de récession

Les chiffres de ce quatrième trimestre sont loin d’être brillants et l’économie française semble s’enliser. De l’aveu de François Baroin, le Ministre de l’économie, la France est dans « une forme de faux plat économique ».
Les prévisions de l’Insee ne sont pas particulièrement chaleureuses et réconfortantes puisqu’il prévoyait une croissance de 0,2 % pour le quatrième trimestre 2011 et de 0,1 % pour le premier semestre 2012 :
Visiblement l’institut ne s’est pas trompé pour le 4ème trimestre 2011 dont le PIB affiche un triste +0,2 % (il était de +0,3 % au troisième trimestre 2011…). En sera t-il de même pour le premier trimestre 2012 ? Réponse le 15 Mai 2012.

Mais si les prévisions de l’Insee se confirment, elles seraient synonymes de récession économique pour la France ! La récession traduit un ralentissement du rythme de la croissance économique et se mesure lorsque le taux de croissance du PIB diminue, tout en restant positif, pendant 3 trimestres consécutifs.

Ce serait la seconde période de récession pour la France depuis le début de la crise en 2008, de quoi débuter une année 2012 en beauté… Et Eric Heyer, directeur adjoint à l’Observatoire français des conjonctures économiques, ne se fait guère d’illusion lorsqu’il commente le lien entre la croissance et l’emploi : « ça s’annoncer très, très mal pour 2012 ». Voila qui est dit.

La France n’est donc pas sortie de la crise, loin de là, et au vu de ce qu’il s’annonce il vaut peut-être mieux commencer à mettre ses économies de côté dès maintenant. De notre côté, on ne peut que vous conseiller de consolider votre épargne dans l’or qui est bien le seul à continuer de briller !
On n’est pas encore dans la faillite bancaire, mais il est grand temps de diversifier son épargne, si ce n’est déjà fait : il est vraiment préférable de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier !

Le marché de l’immobilier versus or en 2012

Lundi, février 27th, 2012

Charles Sannat, Directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com nous livre les tendances du marché de l’immobilier pour 2012 et sur les deux décennies à venir : un marché complexe et risqué.

LORetLARGENT.info : Les perspectives de l’immobilier pour 2012 concernent-elles le même parc ?

Charles Sannat – Non, le marché de l’immobilier comporte deux aspects : l’immobilier locatif, à vocation de placement, et la résidence principale.
Jusqu’à présent, lorsqu’on achetait un bien immobilier afin de le louer, on achète généralement du neuf et on bénéficie de mesure de défiscalisation.

LORetLARGENT.info : Pour ces deux aspects de l’immobilier, qu’est-ce qui a ou va changer en 2012 ?
Charles Sannat – D’abord loi Robien puis dispositif Scellier, ces mesures de défiscalisation avantageuses sur l’achat de neuf ont énormément porté le marché du neuf. La disparition de ces dispositifs va fortement impacter le marché de l’immobilier, cela pourrait bien représenter une baisse de 60 à 80% sur l’achat de bien immobilier neuf.
La politique fiscale a également changé en défaveur de l’achat de résidence principale. La suppression du PTZ (prêt à taux zéro) va aussi lourdement impacter le marché de l’immobilier dans le neuf comme dans l’ancien et surtout les primo-accédant. Le PTZ concernait quand même 300 000 transactions annuelles.

Pour le parc résidentiel, les primo-accédant représentent un renouvellement indispensable pour la bonne santé du marché. Ne plus les aider à devenir propriétaires équivaut à gripper le marché.

LORetLARGENT.info : Pourquoi ?
Charles Sannat – Parce que s’il n’y a pas de nouveaux arrivants, de nouveaux acheteurs, il n’y a plus personne pour alimenter la mécanique qui consiste à ce qu’un primo-accédant achète d’abord un studio, puis la famille s’agrandissant un 3 pièces, etc. C’est ainsi que le marché circule.

LORetLARGENT.info : Quelles sont les autres modifications fiscales qui vont impacter le marché de l’immobilier ?
Charles Sannat – L’imposition des plus-values immobilières réalisées sur les résidences secondaires (et dont la résidence principale est exonérée) est désormais exonérée au bout de 30 ans et non 15 ans comme jusqu’à présent.
En outre, il est question de bloquer les loyers comme la gauche l’a évoquée si elle passe aux prochaines élections présidentielles. Ce mécanisme de blocage ne va pas arranger les propriétaires d’immobilier locatif.
C’est cet ensemble de facteurs qui concourent à faire entrer l’immobilier dans un marché baissier, qui est actuellement à un niveau historique de prix très élevés.
Les conditions de financement de l’achat d’un bien immobilier aussi peuvent amener à un krach du secteur. Quoiqu’on en dise, les banques réduisent les crédits et augmentent leurs taux. 1 point d’augmentation des taux empêcheraient près de 20% des acquéreurs potentiels d’effectuer un achat immobilier car ils ne seraient pas solvables.
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LORetLARGENT.info : En clair qu’est-ce que cela signifie pour le marché de l’immobilier ?
Charles Sannat – L’immobilier peut baisser très fortement, comme c’est le cas en Grèce en ce moment, mais personne – à part les habituels très riches investisseurs – ne peut acheter les biens immobiliers « courants ».
Il s’agit d’un marché de forte inertie car les vendeurs sont pour l’instant peu enclins à baisser leur prix. La première baisse effective ne se verra que dans 9 mois environ.
D’autant que dans un cycle baissier, l’acheteur attend de voir jusqu’à combien un bien immobilier peut baisser, contrairement à un cycle haussier où l’on se dépêche vite d’acheter avant que les prix n’augmentent trop.

LORetLARGENT.info : De quel facteur de soutien le marché de l’immobilier bénéficie-t-il actuellement ?
Charles Sannat – Aucun. Il n’en a pas, si ce n’est que c’est un actif tangible et que les gens sont plus prêts à placer leur argent dans un bien immobilier, quitte à ce qu’il perde 30% de sa valeur, que de placer leur argent et tout perdre dans des actions ou des banques susceptibles de faire faillite.

LORetLARGENT.info : Dans quelle mesure les seniors, ex baby-boomers, vont-ils influencer le marché de l’immobilier ?
Charles Sannat – En effet, le marché est baissier pour des raisons démographiques, avec des disparités énormes. Les papys boomers qui constituent actuellement les plus gros détenteurs de patrimoine, vont devoir financer leur retraite, leur fin de vie… Avec la fin de l’indexation de la pension de retraite sur l’inflation, ils vont perdre beaucoup de leur pouvoir d’achat et vont structurellement devenir vendeurs.
Les seniors vont devoir vendre leurs biens immobiliers pour s’autofinancer et cela va changer la donne du marché. Les « classes moyennes retraitées » sont celles qui vont le plus souffrir car dès qu’ils nécessiteront des soins (aller en maison de retraite, employer des aides à domicile), ils seront obligés de revendre, cela va générer un flux vendeur sur les deux prochaines décennies.

LORetLARGENT.info : Le prochain cycle immobilier sera donc aussi long ?
Charles Sannat – Après un cycle haussier ininterrompu de 14 ans, on peut imaginer un cycle baissier d’à peu près la même durée.

LORetLARGENT.info : Peut-on parler de pénurie de logement ?
Charles Sannat – Non, il n’y a pas de pénurie, il y a simplement une pénurie de logements pas chers.

LORetLARGENT.info : Alors l’immobilier, est-ce toujours une valeur refuge ?
Charles Sannat – Certainement pas en ce qui concerne le placement locatif, car les gens sont trop attentistes.
Pour la résidence principale, c’est différent. Si cela correspond à un besoin de logement, à un projet de vie familial et que l’on dispose d’un petit patrimoine, c’est ok. Mais attention au marché de l’immobilier car il est très compliqué et très risqué. Il y a toujours un risque d’endettement, de « negative equity » (quand l’actif vaut moins que le crédit contracté), c’est ce qui risque fort d’arriver ces prochaines années. Si le propriétaire veut emménager dans un espace plus grand et qu’il revend son bien immobilier moins cher que le prix auquel il l’a acheté, s’il ne dispose pas d’un peu de capital par ailleurs, il peut entrer dans une spirale d’endettement.

Les pièces d’or : Bientôt dans les cours de récréation?

Vendredi, février 24th, 2012

Comme on vous l’a dit dans le compte-rendu de notre séjour, au World Money Fair niveau pièces d’or on a vu de tout… et n’importe quoi ! Et comme vous le savez, chez loretlargent.info, le n’importe quoi : on « adore » !

Ce qui nous a surtout frappé c’est le nombre de pièces « pour enfants », à l’image de ces « splendides » pièces Hello Kitty :


A la vue de tels produits, on comprend clairement que les enfants représentent ici une véritable cible marketing ! Avec l’utilisation de telles licences les fabricants veulent réellement toucher le jeune public.

Les pièces d’or deviendraient-elles des produits dérivés parmi tant d’autres? On peut se poser la question ! Grand nombre de visiteurs du salon (pour la plupart des épargnants seniors) étaient accompagnés de leurs enfants ou petits-enfants et certains ont cédé à la tentation de leur offrir ce type de pièces.

Il s’agit vraiment d’opérations de séduction auprès des jeunes, cela fait un peu penser aux cigarettes au chocolat ou aux boisons alcoolisées très sucrées, à la différence que l’or n’est pas interdit à leur consommation.

Chez loretlargent.info on apprécie moyennement ce genre de produits très fashion comme les pièces Walt Disney.

On peut se dire que ces pièces peuvent permettre de susciter l’intérêt de nos jeunes têtes blondes, leur mettre le pied à l’étrier en matière de gestion de patrimoine. Oui… Mais, tout de même on est bien loin des vraies valeurs de l’or ! On est complètement dans le « gadget », le superficiel, presque de l’ordre de la babiole !

Quitte à vouloir sensibiliser les plus jeunes à l’or autant directement leur inculquer les vraies valeurs, en leur offrant par exemple une Vera Valor, la bien nommée.

Aucoffre.com a par exemple choisi de prendre le contre-pied de ces produits en proposant des comptes jeunes Okofre http://www.okofre.com/ qui sont des placements sérieux par rapport à ces pièces survendues avec une prime et qui ne vaudront que leur valeur spot dans quelques années…

César, Oscars, ces récompenses qui ne sont pas toutes constituées d’or…

Vendredi, février 24th, 2012

La 37ème cérémonie des César se déroule aujourd’hui. Une belle occasion pour s’interroger sur la constitution de ces récompenses : or ou pas or ? Plaqué ou massif ? Or ou bronze ? Entre les César, les Oscars, la coupe du monde de Football… lesquels de ces trophées sont véritablement constitués d’or ?

Les César, la désillusion

En ce qui concerne ces récompenses cinématographiques remises, chaque année, aux professionnels du septième art pour saluer leurs performances, le doute n’est pas permis. Elles sont exclusivement constituées… de bronze.

Le César a été imaginé par Georges Cravenne qui, admiratif des Oscars, souhaitait récompenser également les meilleures productions françaises. Son ami et célèbre sculpteur César Baldaccini crée alors en 1975, une compression de poignées, de charnières et de décorations en bronze issues d’anciennes commodes et armoires. Le trophée mesure 29,6 centimètres et pèse 3,7 kilos. Sa valeur est estimée à 1500€, pièce.

Les Oscars, une petite étincelle

S’il est de notoriété publique que les César doivent leur nom à leur sculpteur, personne ne sait véritablement qui a baptisé les Oscars. Plusieurs explications ont été fournies, comme par exemple celle qui implique une bibliothécaire de l’Académie du Cinéma qui aurait trouvé une ressemblance entre le trophée et son oncle Oscar. Jusqu’en 1939, les Oscars étaient appelés les « Academy Awards ».

Dessiné par l’ancien directeur artistique de la MGM, Cedric Gibbons, la statuette a été sculptée dans les années 1920 par l’Américain George Stanley. Elle représente un homme nu sur une bobine de film, tenant une épée. L’Oscar, qui est constitué de britannium plaqué or, mesure 34 centimètres et pèse environ quatre kilos.
La 84ème édition de la cérémonie des Oscars aura lieu le 26 février prochain.

Le trophée de la coupe du monde de Football, c’est du lourd !

En 1970, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) souhaite remplacer le trophée Jules Rimet, qui récompensait depuis 40 ans les vainqueurs de la coupe du monde. Vingt-trois propositions de sculptures provenant de sept pays sont proposées mais c’est finalement celle de l’Italien Silvio Gazzaniga qui sera retenue.

Le trophée représente deux silhouettes soulevant la Terre. Il mesure 36,5 centimètres et pèse 7,175 kilos. Il est constitué de 18 carats d’or pur et possède à sa base de 13 centimètre de diamètres, deux morceaux d’une pierre minérale, la malachite. Sa valeur approximative est estimée à 322 000 €.

Le règlement de la FIFA précise qu’à la différence du trophée Jules Rimet, cette récompense de grande valeur ne peut être remise définitivement au vainqueur. Une réplique en plaqué or est offerte aux vainqueurs.

Tradosaure délivre ses analyses sur le cours de l’or

Jeudi, février 23rd, 2012

Notre partenaire Tradosaure nous a livré ses dernières analyses et perspectives du cours de l’or.
Décryptage pour le moins intéressant puisque le cours de l’or a connu un joli pic en atteignant les 1700$ en début de semaine. Voici donc l’opinion de notre confrère :

« Les meilleures choses ont une fin et il semble bien que les soldes soient finies sur le marché de l’or. Le Roi des métaux a bien rebondi sur l’oblique NOIRE et les retardataires en ont profité pour rentrer à faible coût pendant que d’autres se sont livrés à une chasse aux bonnes affaires pour se renforcer. Il ne faut jamais oublier que tous les pays émergents ont beaucoup de retard sur ce marché: leurs banques centrales veulent accumuler de l’or pendant que les habitants achètent plus en plus de métal précieux à mesure que les classes moyennes se développent. Dans ces conditions, l’or n’est jamais attaqué très longtemps, même si les agressions sont généralement aussi courtes que brutales.

Notre positionnement au dessus de la moyenne mobile à 20 mois (elle-même croissante) garantit la pérennité de la tendance haussière en cours. »

Il est donc temps de consolider ses postions sur l’or qui offre toujours de belles perspectives. Car s’il est une chose certaine c’est que le cours de l’or monte inévitablement lorsque les autres valeurs s’effondrent !

Extraction de l’or : l’évolution est en marche !

Jeudi, février 23rd, 2012

On ne cesse de vous parler de l’or sur loretlargent.info : de sa valeur, son économie, sa fiscalité, sa répartition, etc… Mais jamais nous n’avons concrètement abordé la production de l’or. On l’a évoqué ici et là au détour de quelques notes de blog mais, techniquement quel est le processus d’extraction et de production du métal précieux ? Comment passe-t-on d’une pépite, d’un minerai, à un Krugerrand, un lingot ou encore un Napoléon ?

Ces questions méritent d’être soulevées car non seulement elles sont intéressantes d’un point de vue technique mais elles révèlent également quelques parts d’ombres dans l’extraction du noble métal…

Pour bien comprendre les différentes techniques d’extraction d’or et leurs évolutions il est nécessaire de les aborder dans un premier temps sous un angle historique.

Les âges d’or…

L’extraction de l’or remonte d’une certaine façon à la nuit des temps : le métal a toujours été très prisé par l’homme, on le retrouve dans toutes les grandes civilisations et il a très vite été adopté en tant que monnaie sous forme de pièces d’or.

En dehors de l’Antiquité, l’histoire de l’or prend surtout une dimension importante au XIVème et XVème siècle avec la conquête du Nouveau Monde et la découverte des Amériques motivées par la recherche du précieux métal. Ces nouvelles terres regorgent d’or et les civilisations locales, notamment Aztèques et Incas, vont faire l’objet de véritables massacres permettant aux Espagnols et Portugais de s’emparer de leur or et exploiter les mines alentours.

Il faut cependant attendre encore quelques siècles pour voir les prémices d’une évolution des techniques d’extraction de l’or.

En vérité, tout va se jouer au milieu du 19ème siècle avec la conquête de l’Ouest américain influée par la ruée vers l’or californienne. C’est là qu’apparaissent les « chercheurs d’or » comme on les conçoit aujourd’hui. Ceux sont ces premiers « pionniers » qui vont véritablement participer au développement des techniques d’extraction de l’or qui étaient à l’origine très rudimentaires et artisanales.

On retrouve le descriptif précis de ces techniques dans l’ouvrage intitulé « L’Or » de Henri Hauser paru en 1901, véritable trésor d’information sur ces techniques d’orpaillage « vintage » !

On y trouve donc :

• La technique du lavage à la batée : instrument que les chercheurs d’or plongeaient dans une rivière en imprimant une série de mouvements giratoires de façon à récupérer les paillettes ou pépites d’or du cours d’eau.

• Le long-tom : sorte de rampe dans laquelle le courant de l’eau vient remplacer le mouvement de bascule manuel effectué par l’orpailleur avec la batée (moins fastidieux et plus productif que la batée).
• Le sluice : dérivé « industriel » du long-tom qui permet de détourner un canal.

• L’extraction hydraulique : cette technique consiste à utiliser un canon à eau directement sur la roche pour extraire les sédiments et récupérer l’or qui se dépose par la suite au fond des sluices.

On peut voir à travers ces quelques exemples typiques et traditionnels d’extraction d’or que ces techniques ont connu, déjà à l’époque, de nombreuses évolutions. Dans une logique de rendement, l’utilisation d’explosifs pour extraire l’or du quartz s’est par la suite généralisée.

La révolution industrielle de l’or

Des techniques vintages, traditionnelles et artisanales, nous sommes passés à des processus toujours plus productifs.

Tout ceci débouche sur une véritable (et inévitable) industrialisation de l’extraction de l’or : le rendement et la productivité ont pris le pas sur l’esprit des pionniers de l’époque.

De nos jours les mines ressemblent davantage à des usines voire à des laboratoires. Divers procédés chimiques y sont employés pour extraire l’or.

Ainsi on utilise la lixiviation qui consiste en l’extraction par utilisation d‘un solvant, le cyanure, pour extraire l’or (on parle alors de cyanuration). L’utilisation du mercure pour amalgamer l’or, c’est-à-dire créer un alliage, est également très répandue. Enfin, l’acide nitrique joue lui aussi un rôle important dans le traitement de l’or puisqu’il va permettre d’en extraire le fer.

Cyanure, mercure, acide nitrique… l’extraction d’or est de nos jours beaucoup plus proche du tableau périodique de Mendeleïev que du portrait authentique de mineurs de l’Ouest !

La face cachée de l’or ou le revers de la médaille…

Avec les procédés chimiques utilisés dans l’exploitation contemporaine des mines et de l’extraction d’or, le métal précieux est entaché d’un lourd impact sur l’environnement.

Cette exploitation des minerais est en effet extrêmement polluante et, écologiquement parlant, l’or se paye au prix fort !

1. L’exploitation minière

En fait c’est l’ensemble de la chaîne de production de l’or qui est concernée : avant même l’intervention des substances chimiques on peut déjà remettre en cause la « simple » exploitation minière. Cette exploitation est souvent bien peu respectueuse de l’environnement, elle est même l’une des principales causes de la déforestation en Amazonie !

2. Mercure

Le mercure utilisé dès l’origine par les premiers orpailleurs pour extraire les impuretés de l’or est très néfaste sur l’environnement. Souvent rejeté directement dans les cours d’eau par les chercheurs d’or, le mercure est une véritable catastrophe écologique. Les premiers concernés étant bien évidemment les orpailleurs qui manipulent et inhalent les émanations de mercure à longueur de journée, mais c’est véritablement tout l’écosystème qui est touché.

3. Cyanure

Le mercure n’est pas le seul responsable, le cyanure est tout aussi dangereux et la contamination des eaux et sols qu’il engendre vient polluer les nappes phréatiques sur le long terme.

L’histoire de l’exploitation et de l’extraction de l’or n’est donc pas totalement « dorée » et son industrialisation vient « légèrement » ternir l’éclat du métal précieux.

De l’or « sale» vers l’or propre

C’est face à ce constat sans appel que se développe, encore timidement, le principe de l’extraction propre ou encore « clean extraction ». Elle correspond à une conviction, éthique et déontologie que certains professionnels du secteur ont à cœur de développer.

On ne peut plus ignorer l’impact de l’extraction de l’or sur l’environnement et, bien plus qu’un lobbying écologique, c’est une véritable prise de conscience qui frappe certains industriels.

C’est notamment la démarche de l’usine de raffinage d’or de Valcambi :

Cette usine suisse, partenaire du groupe minier américain Newmont, a développé une chaîne de production éco-responsable répondant à un cahier des charges très stricte en matière d’écologie.

Ainsi, en dehors du professionnalisme de ce raffineur haut de gramme et de sa reconnaissance internationale, la chaîne de production de Valcambi offre une traçabilité sur l’or sans équivalents.

Au sein de cette usine, l’or issu d’une extraction propre (sans cyanure ni mercure) n’entre jamais en contact avec de l’or ne respectant pas le cahier des charges de la clean extraction : cet or propre n’est jamais « pollué » ou « contaminé ».

Afin de garantir le respect de ces engagements plus de 55 000 analyses sont effectuées chaque année aux différentes étapes de la chaîne de production éco-responsable de Valcambi. Ces contrôles sont effectués par des organismes indépendants, ou bien directement par le gouvernement Suisse, garantissant 100 % de transparence !

C’est cette rigueur et ce professionnalisme qui ont conduit Aucoffre.com à faire appel au raffineur de Valcambi pour produire la Vera Valor, pièce-lingot issue de l’extraction propre.

Cette pièce-lingot garantie donc un or propre et permet une traçabilité à 100 % : de l’extraction jusqu’au coffre !

L’or qui compose la Vera Valor répond donc à l’ensemble des critères de la charte « Extraction Propre » et est extrait dans le plus pur respect de l’homme et de l’environnement.

Cette charte établie par Aucoffre.com et Valcambi repose sur 3 engagements essentiels :

1- extraction avec le moins d’impact possible sur l’environnement (sans cyanure ni mercure)
2- respect des conditions salariales et sociales des travailleurs
3- interdiction de faire travailler les enfants.

Il s’agit donc d’une véritable éthique et déontologie professionnelle que souhaite développer, ensemble, Aucoffre.com et Valcambi. L’objectif étant de responsabiliser et sensibiliser professionnels, industriels et consommateurs.

Or papier versus or physique, l’avis de Warren Buffett

Mercredi, février 22nd, 2012

Warren Buffett est un des hommes les plus riches du monde. Célèbre homme d’affaire et investisseur américain, il s’exprime régulièrement sur des questions d’économie. Début février, il publie un article pour CNN Money où il explique que l’investissement en bourse est préférable à l’investissement dans l’or physique. Une prise de position que, sur le blog de l’or et l’argent, nous sommes loin de partager !

« L’or physique ne produit rien »

C’est ce qu’affirme Warren Buffett. Il n’a pas tord sur ce point, mais ce qu’il omet de dire, c’est que si l’or physique ne rapporte rien, il assure à celui qui en détient de ne perdre pas un centime de son capital. Un aspect à ne pas négliger dans un contexte d’incertitudes économiques, de faillites bancaires et d’endettement des états.

Précision de taille : le rôle de l’or n’est pas de produire des richesses, mais d’en garantir la valeur. C’est avant tout le gardien d’un équilibre monétaire mondial, la seule valeur physique qui garantisse la valeur aux états, si tant est qu’ils conservent leurs réserves

Et l’or papier ?

L’or papier, prôné par Warren Buffet au détriment de l’or physique (les lingots, les pièces), est soumis aux mêmes aléas que toutes autres actions boursières : volatilité du marché, baisses imprévisibles, risques de faillite des établissements émetteurs des actions-or. Si l’or papier est exposé au risque de bulle, l’or physique non.
Bref, l’investissement dans l’or papier est un investissement hautement risqué pour qui veut assurer son avenir.

Et même si l’or papier a été une valeur relativement sûre en 2011, si les détenteurs d’or papier ont plutôt vu leur portefeuille fructifier, nous ne sommes pas à l’abri, en 2012, de baisses subites et d’échanges infructueux dans les plus mauvais jours des cours de la bourse.

Notez aussi que sur les trois dernières années, de 2009 à 2011, les investissements dans les lingots et pièces d’or ont nettement augmenté, tandis que les actions (ETF, OTC et actions similaires) ont vu les demandes chuter (Source Thomson Reuters GFMS, World Gold Council). Cela reflète bien l’avis globalement partagé au sujet de l’or papier, comparé à l’or physique.

Les avantages de l’or, sans les inconvénients des actions

Une chose est certaine, l’or papier n’offrira jamais aucun des avantages de l’or physique. Si vous souhaitez investir durablement, c’est vers l’or physique qu’il faut sans conteste se tourner. L’or physique, palpable et non volatile, bien conservé dans des coffres bancaires hautement sécurisés.

Lire l’article de Warren Buffett sur CNN Money

L’économie, « c’est plus compliqué que ça ! »

Mardi, février 21st, 2012

L’Europe est tombée d’accord sur le plan d’aide accordé à la Grèce de 130 milliards d’euros, dans la nuit de lundi à mardi après 13h de tractations. Objectif de la zone euro : réduire d’ici 2020 la masse de la dette hellène à 120,5%. On applaudit ? Non.

Le problème n’est pas de savoir si l’on soutient nos amis grecs ou pas, mais à quoi cela va servir. Le plan de sauvetage alloué à la Grèce équivaut à de l’argent de poche, donné à des enfants à de strictes conditions : l’argent ne doit pas servir à par exemple à payer les fonctionnaires. Ce nouveau crédit est assorti de mesures d’austérité, comme nous l’évoquions dans la note « La France sur le même chemin que la Grèce ? ».

« C’est plus compliqué que ça ! »
Comment augmenter le pouvoir d’achat des grecs sans augmenter leur salaire, pire en le réduisant ? Comment faire entrer de l’argent dans les caisses de l’état en diminuant les charges patronales ?
L’équation a l’air pourtant simple : travail pas cher = embauche = pouvoir d’achat in fine. Or comment favoriser la compétitivité des entreprises quand le salaire moyen de la main d’œuvre asiatique est de 260€ par mois ?
« Ah, c’est plus compliqué que ça », répondent en cœur les économistes emprunts d’un savoir immense dans les rubriques éco de la presse.

Force est de constater que les explications servant la cause du plan de sauvetage de la Grèce et par extension de la zone euro sont en fait un vaste écran de fumée justifiant les erreurs monumentales commises par les gouvernements à la soldes des instituts bancaires depuis des années.

Sauver le peuple, plutôt que les banques
Le message de l’ancien ministre de l’Economie argentin, Roberto Lavagna, qui a sorti l’Argentine de la crise il y a 10 ans est clair est simple : «Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques»

Dans une interview accordée au journal Libération, le Ministre argentin affirme s’être passé des services du FMI.
Peso fortement dévalué établi sur une parité fixe avec le dollar, 4e année de récession consécutive, pays en cessation de paiement, endettement colossal, inflation explosant, taux record de chômage, petits épargnants ruinés… les similitudes entre la Grèce et l’Argentine sont nombreuses. C’est en décidant de s’en sortir seul et en arrêtant de soutenir les banques que l’Argentine s’en est sortie. Car tout diminuer pour donner aux banques n’est pas un chemin de sortie de crise. L’Argentine a ainsi fait le choix de sauver les gens plutôt que les banques.

C’est ce que nous vous proposons également de faire en mettant un peu d’or de côté chaque mois.
Le but –non nous n’en sommes plus là – n’est plus de gagner de l’argent avec des produits financiers aussi compliqués que dangereux, mais bien d’en mettre de côté sans en perdre. Le seul actif qui peut vous rester entre les mains avant que la situation ne dégénère est l’or physique.

Le livret de sauvegarde du patrimoine propose cette solution d’épargne simple et sécure : chaque mois, l’épargnant peut acheter autant de grammes d’or qu’il souhaite sur un lingot ou un lot de pièces mutualisés. L’argent placé sur de l’or ne souffrira d’aucun risque de faillite bancaire ou monétaire.

La TVA sociale : le couperet vient de tomber

Lundi, février 20th, 2012

L’accouchement n’a pas été sans difficulté mais l’Assemblée Nationale a finalement bel et bien adopté mercredi dernier la TVA sociale. Les députés UMP ont répondu présents à l’appel de François Fillon qui leur avait demandé un vote « massif et rapide » pour adopter cette mesure capitale pour Nicolas Sarkozy.

Conséquence ? Une augmentation du taux normal de TVA qui passe alors de 19,6% à 21,2%. Autrement dit : une mesure qui risque d’entamer encore un peu plus le pouvoir d’achat des français.

Information d’importance : cette hausse de la TVA sera instaurée en Octobre 2012 si, et seulement si, Nicolas Sarkozy est réélu le 6 mai prochain. En effet grand nombre de candidats se sont clairement opposés à cette mesure, notamment François Hollande, candidat PS, qui juge la TVA sociale tout bonnement « injuste et inefficace ».

Heureusement pour les français, si l’on peut dire : la taxation sur l’or reste, elle, inchangée !

Ainsi la TVA n’est pas appliquée pour les achats/ventes liés à l’or d’investissement comme on vous le rappelle dans notre guide sur les taxes et la fiscalité appliquées aux pièces d’or.

L’or reste là encore exempté de cette hausse de la taxation et demeure un investissement toujours plus intéressant. Le métal précieux s’érige presque comme l’un des derniers remparts face aux réformes et mesures fiscales du gouvernement. Encore une bonne raison d’y consacrer une part de son investissement ? Très certainement !

World Money Fair : AuCOFFRE.com y était !

Vendredi, février 17th, 2012
World Money Fair 2012

World Money Fair 2012

Du 3 au 5 février s’est déroulé à Berlin un évènement d’envergure internationale, le plus grand salon mondial de la monnaie sous toutes ses formes (pièces, lingots, billets…), avec de nombreux exposants, des industriels et des professionnels de la monnaie, les plus grands ateliers du monde. L’équipe d’AuCOFFRE était sur place pour présenter la Vera Valor qui a suscité beaucoup d’intérêt et qui commence à faire le tour du monde… Berlin : 1e étape, 3 jours d’arrêt.

Les exposants
L’évènement a drainé pas moins de 15 000 visiteurs dont beaucoup de collectionneurs parmi les acheteurs et plus de 300 exposants, un succès d’envergure pour cette 41e édition du World Money Fair. Bref, c’était the place to be début février.

Des forums techniques, un invité d’honneur de marque (the Royal Mint!) vente aux enchères, présentation d’une pièce en or de 10 kilos (de 100 000€), prix décernés aux meilleures monnaies et rencontres avec les acteurs du marchés (industriels, ateliers, fabricants de machine, vendeurs de monnaies…) ont étayé le salon pendant tout le weekend.

Pièce Elisabeth II 10 kilos 100 000 dollars

Pièce en or Elisabeth II 10 kilos 100 000 dollars

Au niveau événementiel, on notera le joli coup des trois émetteurs de monnaie au service de sa royale majesté. A l’occasion du 60e anniversaire du règne de la reine Elisabeth d’Angleterre, la Royal Mint, la Royal Australian Mint et la Royal Canadian Mint se sont associées pour faire trois pièces différentes à l’effigie de la reine. L’évènement qui concerne trois pays aux quatre coins du monde est d’une envergure telle que les pièces se sont vendues comme des petits pains. Un excellent coup de com’, même si l’on peut douter du bien-fondé d’une Maple Leaf canadienne incrustée d’un micro diamant qui fait exploser le prix de cette édition spéciale. En tout cas les trois émetteurs de la Royal Mint ont su marquer le coup.

Afin d’honorer toutes les demandes, la Royal Mint d’Angleterre a même dû faire venir des stocks de monnaie par avion.

La Vera Valor passée au pistolet à carat

La Vera Valor passée au pistolet à carat

Parmi la foule d’intervenants (dont vous retrouverez la liste exhaustive ici) qui ont attiré l’attention de l’équipe d’AuCOFFRE.com, on compte notamment un fabricant de distributeurs d’or (déjà implantés en Chine, à Dubaï…), le fabricant d’une machine de frappe de monnaie à l’ancienne et le fabricant d’un pistolet qui peut déterminer la matière d’un produit et particulièrement la pureté d’un objet en or.

Cette innovation pourrait relever de la science-fiction si l’on ne s’était pas prêté au jeu ! Dans la photo ci-contre, la Vera Valor est passée au pistolet, le résultat tombe : or 24 carat, les quatre 9 s’alignent, magique !

Des pièces de monnaie pour tous les goûts
Les goûts et les couleurs ça ne se discute pas, certes, mais il y a quand même des limites au mauvais goût ! Outre les amateurs de monnaies antiques venus dégoter quelques raretés et quelques investisseurs avisés, on retrouvait parmi les acheteurs des collectionneurs prêts à acheter n’importe quoi, sauf des pièces d’or d’investissement.

Petit aperçu des pièces les plus kitsch du salon…

Des Maple Leafs argent incrustées de couleurs et incrustées de cristal aux pièces en or Hello Kitty (si si…) en passant par des lingots d’argent avec un dragon gravé et des reproductions de tableaux célèbres sur des lingotins, il fallait avec l’estomac bien attaché… Même si ce genre de produit a tendance à amuser les investisseurs et les épargnants plus « sérieux », les pièces gadgets ont leur public qui est souvent prêt à acheter n’importe quoi.

Maple Leaf argent colorées

Maple Leaf argent colorées

Il y avait par exemple des euros commémoratifs d’un euro (et qui ne valent guère plus) vendus 15€ et beaucoup de pièces étaient vendues à leur valeur spot + 50% de leur valeur spot, pour le seul motif qu’elles sont « de collection ». Est-ce un bon investissement ? Non. Comme ces pièces se démodent vite, elles ne valent plus que leur poids en or ou en argent assez rapidement, sans que la prime ait pris de la valeur dessus, au contraire.

La Vera Valor (« vraie valeur ») a pris tout son sens à ce salon ; parmi toutes les pièces présentées, la Vera Valor est la seule pièce « avec une conscience » comme aime à le rappeler Paul Mac Gowan, responsable du déploiement d’Aucoffre à l’international et DG de Lingold.

Notoriété de la Vera Valor : pari gagné ?

Le but était de faire connaître la Vera Valor et qu’elle soit reconnue par les professionnels du milieu de l’or, des numismates et des investisseurs. Les opportunités de partenariat étaient nombreuses, de même que les idées pour développer la société. Les plus grands acteurs du marché de l’or étant présent, il ne fallait pas louper le coche.

Non content d’être bien placé, dans le passage d’entrée au salon, le stand d’AuCOFFRE a suscité la curiosité des visiteurs et des exposants, ne serait-ce que par l’animation qui y régnait autour. Paul a même poussé la chansonnette après avoir posé avec ce garde de la Royal Mint, derrière lequel il faut lire « Gold with conscience » et non « Old with conscience » ;-)

Paul Mac Gowan avec un garde de la Royal Mint devant le stand AuCOFFRE

Paul Mac Gowan avec un garde de la Royal Mint devant le stand AuCOFFRE

La Vera Valor a suscité beaucoup d’intérêt. Peu de vraies pièces d’investissement étaient présentes sur les stands et des pièces en or 100% développement durable encore moins… Ce qui a le plus attiré l’attention sur la pièce-lingot, c’est son QR code, véritable innovation technologique, même si la Vera Valor n’était pas la seule pièce avec un QR code gravé.

Qui sait, peut-être que le prix de la meilleure pièce d’or 2012 sera décerné à la Vera Valor lors du World Money Fair ? Cette année, c’est la £100k London Olympics Gold Coin de la Royal Mint qui a remporté le prix de la meilleure pièce d’or. Comme nous disions plus haut, les goûts et les couleurs…

Alors oui, pari gagné pour la « bullion bar-coin » en or vert qui s’est distinguée à bien des égards. Affaire à suivre en mars prochain, au Hedge Funds World à Dubaï !

Lire aussi l’article en anglais sur coinweek.com

Ouvrier, un métier en or !

Vendredi, février 17th, 2012

Plutôt que jouer au loto, il fait bon être ouvrier en ce moment. Les chances de remporter le gros lot sont aussi minces qu’à la Française des Jeux mais le butin a infiniment plus de valeur, surtout par les temps qui courent, puisqu’il est en or, et pas en euros !

De l’or tombé du ciel
A peine quelques mois après la découverte de 2000 pièces d’or par un ouvrier qui effectuait des travaux dans une maison à Langres, des « collègues » ont fait une découverte miraculeuse dans la maison d’une famille du champagne, aux Riceys : près de 500 pièces de 20 dollars en or. Le montant de la trouvaille est estimé à 750 000 euros !

C’est 7 à 8 fois plus que le trésor découvert dans la maison du philosophe Diderot fin novembre dernier. C’est en cassant le plafond du bâtiment de la Maison Bonnet, destiné à accueillir les vendangeurs, que les ouvriers ont fait une sacrée découverte le 9 février dernier : 497 pièces en or – soit 17 kg – leur sont tombées dessus ! Les pièces de 20$ en or, cachées dans de petits portemonnaies coincés entre deux solives, ont été frappées entre 1851 et 1928.

Qui est l’inventeur ?
Déterminer qui est « l’inventeur du trésor » selon les termes consacré par la loi va être une tâche délicate. Car si un seul ouvrier est tombé sur les pièces (ou qu’elles lui sont plutôt tombées dessus), d’autres étaient présent lors de la découverte et participaient aux mêmes travaux.
Une chose est sûre, la moitié du trésor reviendra de droit à la maison Bonnet et l’autre aux employés qui ont fait la découverte : mais auxquels précisément ?

Une découverte qui tombe vraiment à point nommé quand on connait le cours de l’or et que l’euro est gravement menacé d’extinction…

L’Europe, la dette, les notes et l’or

Jeudi, février 16th, 2012

Le tour de l’Europe du château de carte qui s’effondre continue. Mardi, on apprend que cette fois, c’est l’agence Moody’s qui mène la danse en dégradant la note de 15 banques espagnoles, dans le sillage de la note de la dette souveraine du pays en janvier dernier. Mais pas seulement ! La sévère maîtresse menace également de dégrader les notes de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Autriche.

Pluie de mauvaises notes sur toute l’Europe
Et l’hécatombe ne s’arrête pas là : mardi c’est un véritable déluge de mauvaises notes qui s’abat sur l’Europe : l’Italie et le Portugal ont vu leur note abaissée d’un cran, passant respectivement à A3 et Ba3. L’Espagne (3e pays des « P.I.G.S. »)  a vu sa note dégradée de 2 crans, carrément, en passant à A3. On ne vous raconte pas les conséquences catastrophiques que de telles notes peuvent avoir sur les investisseurs, déjà moyennement prêts à investir dans la dette souveraine européenne. Heureusement que la Chine aime l’Europe…

D’autres petits pays comme la Slovaquie, la Slovénie et Malte ont également vu leur note abaissée d’un cran. C’est une véritable hémorragie de notes qui sévit en Europe. En clair, ces notes signifient une baisse de confiance dans la capacité de ces pays à rembourser leur dette à plus ou moins long terme.

Une dette institutionnalisée, coercition de la monnaie unique et anti-démocratie
En mettant fin au système de l’étalon or le 14 août 1971, les Etats-Unis épousent la brillante théorie de l’économiste Milton Friedman qui consiste à faire du dollar une valeur qui existe par elle-même, un peu comme un Dieu qui existe par la seule force de la croyance qu’on veut bien lui accorder.

De fait, les Etats-Unis, en vertu du pouvoir conféré à leur devise, a créé « la dette infinie, qui ne perd jamais sa valeur, qui n’a jamais besoin d’être remboursée » (Le Retour au standard or, d’Antal Fekete). A une seule condition : celle-ci ne doit pas dépasser les 3% par an. Sauf que depuis, le ratio volume de dette/PIB a évolué. Avant la mise à mort de l’étalon or, un peu de dette engendrait de la productivité. Depuis 1971, ce ratio est devenu négatif en 2006, entraînant la destruction progressive du capital.

Le plus grave est que malgré la répétition de l’histoire, de nombreux économistes, politiques, intellectuels… tirent la sonnette d’alarme sans qu’aucune décision ne soit prise pour changer cet état de fait. Le contexte n’est pas sans rappeler celui des années 30 et comme le disait le sociologue Emmanuel Todd dans une émission mardi soir, la Grèce  n’est-elle pas la Pologne du bloc soviétique avant que celui-ci se disloque ? L’élément d’une désagrégation imminente ?

L’or est la garantie de votre liberté !
Si l’or paraît encore être la relique barbare aux yeux des jeunes loups de la finance qui ne voient en lui aucun rendement (donc aucune utilité), les plus sages – souvent des jeunes malins qui ne prennent pas tout ce que l’on dit dans la presse pour argent comptant – et les plus anciens, qui ont connu la guerre, savent que l’or est un rempart à la liberté individuelle.

Pourquoi ? Comme les Etats-Unis ont imposé le dollar comme monnaie de réserve mondiale, nous avons été assujettis à une monnaie unique de façon coercitive (les Français ont-ils été consultés honnêtement concernant le passage à l’Euro ?). Il y a quelque chose de contradictoire avec la notion de démocratie. Le peuple grec a-t-il d’autre choix que celui de se révolter pour dire non à la dictature du système financier qui leur suce le sang ?

Quels que soient les produits dont vous disposez dans votre banque (SICAV, assurances-vie, OPCVM, comptes épargne…), l’or est le seul « produit », le seul bien dont vous ne serez pas dépossédé, qui vous appartient vraiment, et qui ne risque pas de disparaître avec l’effondrement d’une monnaie condamné à une mort certaine. Avec de l’or, vous pouvez acheter ce que vous voulez, avec des billets, vous pouvez toujours vous moucher dedans… Une petite pensée émue au passage pour les billets de 10, 20, 50, 100 Francs qui demain ne vaudront plus rien. Adieu Pascal et autres Debussy !

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "