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L’Argentine se replie sur l’or afin de faire face à une inflation qui dépasse les 26%

Dimanche, mars 31st, 2013

Selon Bloomberg, les Argentins achètent de plus en plus d’or, ou du moins plus que jamais, afin de protéger leurs épargnes de l’inflation qui ne cesse de croitre.

Le Banco de la Ciudad de Buenos Aires, la seule banque en Argentine autorisée à vendre des lingots et des pièces d’or aux investisseurs et épargnants, négocie en ce moment auprès des compagnies minières pour acheter de l’or en direct, afin de pouvoir satisfaire la demande.

La banque a commencé à commercialiser l’or aux clients après que l’Argentine ait renforcé les contrôles de change en Octobre 2011, vendant 280 kilos d’or la première année pour 102.6 millions de pesos (soit 20 millions de dollars).

Gold, 5 Years – (Bloomberg)

Les Argentins utilisent l’or pour couvrir leurs épargnes. En effet, les économistes prévoient que le peso dévaluera plus vite que toute autre devise au monde. Par ailleurs, la Présidente  Cristina Fernandez de Kirchner interdit tout achat en dollars.

Le taux d’inflation du pays estimé à 26% plombe le peso argentin. Les argentins achètent de l’or dés qu’ils peuvent car ils craignent de voir leurs épargnes partir en fumée si ces dernières sont maintenues en pesos. Pour les argentins qui avaient acheté 10g d’or en février de l’année dernière, le prix des 10 g est passé de 260 pesos à 381.5 pesos en ce moment.

 

Gold in Argentine Pesos – 5 Years – (Bloomberg)

L’Argentine a continué d’imprimer des pesos pour s’auto-financer. La croissance de ces pesos dans l’économie a augmenté de 38% l’année dernière, ce qui mène certains analystes à dire que la devise dévaluera de 12.9% d’ici la fin de l’année.

Le Banco Ciudad est la seule banque à pouvoir négocier l’or surtout après que la Présidente Fernandez ait en effet  interdit en juillet dernier l’achat d’or pur à 99.99% à des fins d’épargne. La banque vend de l’or pur à  99.96% selon Carlos Leiza, qui supervise les négociations d’or du prêteur.

Il y a un écart de 35% entre les prix d’achat et de vente d’or physique au Banco Ciudad. L’or vendu par le Banco Ciudad n’est pas non plus reconnu au niveau international, ce qui rend difficile de pouvoir déterminer sa valeur.

100 grammes d’or en Argentine coutaient 36.646 pesos la semaine dernière. A New-York, ces 100 grammes étaient vendus à environ 5.126 dollars. La banque multiplie ce prix par 0.95 afin de compenser la qualité inférieure de l’or et obtenir un prix en dollar d’un montant de 4.870 dollars.

Source : ibtimes.com & Bloomberg ext.

L’Argentine : braver l’interdit pour acheter de l’or.

Jeudi, janvier 31st, 2013

Les argentins défient l’interdit en déjouant les lois  : l’achat d’or a augmenté de 50 % dans les pays limitrophes. Au Chili et en Uruguay, la demande est très impressionnante venant des épargnants locaux. Ils utilisent la monnaie argentine et les achats vont de 2000 à 10000 dollars. Les transactions ne se font pas au taux du dollar officiel. Elles sont plutôt considérées comme des investissements à long terme. Quelles perspectives offre ce métal jaune?

Il est devenu difficile de faire l’acquisition d’actifs. En effet, devant l’impossibilité d’acheter des dollars, beaucoup recourent à tous types d’alternatives afin de ne pas demeurer restreints au peso argentin. Une d’elles est la thésaurisation de l’or. Or, il s’agit d’une tactique peu convenante au vu des restrictions officielles qui interdisent son acquisition. Le tant convoité et précieux métal n’est alors commercialisé que par le Banco Ciudad, avec un plafond d’achat estimé à 100g.

Pourquoi une telle exclusivité ? Notamment parce que le Banco Ciudad vend la «  version argentine  ». En d’autres termes, des lingots qui proviennent de la fonderie d’objets vendus par le peuple.

Comme il s’agit d’or national, il n’est pas requis d’autorisation particulière de l’AFIP (Administración Federal de Ingresos Públicos). Alors, quel est le problème  ? De par sa qualité  moindre – en comparaison à l’or international – il est ensuite difficile à revendre. Ceci, en plus du fait qu’il se commercialise en monnaie locale ou du moins en passant par le dollar ‘blue’ aussi appelé dollar parallèle (1).

Les argentins qui peuvent voyager ont pu trouver une solution à cette situation : ils passent les frontières.

En effet, depuis le mois de mai, une grande affluence d’argentins se ruent sur les bureaux de change au Chili et en Uruguay. Marqués par les restrictions du gouvernement ,  les argentins choisissent de traverser la frontière pour effectuer des opérations, dont certaines en pesos.

Le nombre de consultations et opérations ont explosé de plus de 40% et, selon les prédictions des sources consultées, tout porte à croire que ce mouvement continuera d’augmenter.

Option Trans-Andine

Dans le cas de l’option Chilienne, comme le confirme iProfesional.com, les argentins cherchent à convertir leur argent en métal précieux. Celui-ci est importé depuis le Canada et les Etats-Unis par une firme trans-Andine.

La société Aurica Metales, basée à Las Condes, à Santiago de Chile, confirma l’augmentation significative de la quantité d’opérations effectuées par les argentins, en précisant que les montants descendaient rarement en dessous de 2.000 dollars.

Des porte-paroles de la société spécifièrent que, sur ces trois derniers mois, «au moins 4 transactions sur 10 terminaient sous la forme de pièces». Et ils faisaient référence à «des acquisitions qui arrivaient à atteindre l’ordre des 10.000 dollars ».

« Ils viennent d’endroits différents du pays, mais la quantité d’intéressés qui viennent des provinces proches, comme Mendoza, s’est multipliée par dix  », expliqua Jaime Muñoz, directeur général de Aurica Metales.

Il existe deux modes opératoires  : l’achat de métaux physiques (des pièces en majorité) ou la garde en coffres.

Autrement dit, selon Jaime Muñoz , «la valeur légale n’a aucun rapport avec la valeur réelle. Par exemple, les American Gold Eagles de 50$ dépassent les 1.800$  ! ».

Selon le responsable de Aurica, l’évolution de la demande est passée de 5 à 10 onces, en début d’année, à presque 100 onces maintenant. « Le bouche à oreille fonctionne très bien, les clients argentins affluent», affirma-t-il.

Le mode opératoire au Chili consiste à échanger des pesos argentins en pesos chiliens. Pour l’acheteur qui se trouve de ce coté de la cordillère, le rapport avec le dollar est très similaire au taux du dollar ‘blue‘ : 6,4$ pour chaque devise nord-américaine.

Aurica dispose d’un accord de représentation de la firme canadienne Kitco, un des plus grands fournisseurs au monde, situé à Montréal.

Ceci leur permet d’importer au Chili des pièces d’or d’environ 22 et 24 carats en moins d’une semaine.

Comme alternative, la société offre le service de garde, principalement réservé à ceux qui choisissent d’acquérir des lingots allant jusqu’à 400 onces, avec un coût additionnel lié à la maintenance.

En échange d’un titre de propriété, il peut être proposé de garder l’or dans les coffres du Royal Canadian Mint pour des montants supérieurs (allant jusqu’à 300.000$ selon certains cas). A ceci, il faut ajouter un coût annuel de 1% sur la valeur détenue en coffres, qui sera débité au moment de la liquidation.

La courbe ascendante de la cotation internationale de l’or des 5 dernières années a suscité beaucoup d’intérêt. Des 700$ l’once en Août 2007 à ce mois-ci, l’évolution a été des plus surprenantes : l’once dépasse les 1.600$. Ce qui fait presque deux fois et demi le montant initial.

A ce jour, les gens préfèrent détenir de l’or physique.

D’autres facteurs relèvent de la fiscalité et de liquidité  : selon la loi chilienne, les pièces d’or sont exonérées de TVA. Les argentins préfèrent les pièces d’or car elles sont disponibles rapidement  à contrario du lingot qui, lui, est impossible à fractionner.

Ce qu’offre l’Uruguay

La nation trans-andine n’est pas le seul endroit attractif pour les argentins qui visent le métal jaune.

Les bureaux de change en Uruguay contactés par iProfesional.com affirmèrent que, durant les trois derniers mois «le niveau de consultations et de transactions d’achats de la part d’argentins avait augmenté jusqu’à 50% ».

«  La demande continue de croître de manière constante. Les achats vont des lingots aux pièces d’or. Maintenant, nous ne proposons plus que des libras d’or alors qu’il y a quelques jours nous avions encore des pièces mexicaines. Il y a un grand intérêt de la part des argentins  », confirma un agent de Cambio 18.

«  Nous n’avons pas de problème à vendre directement depuis le comptoir jusqu’à une valeur de 3.000$. Au delà de ce chiffre, il faut justifier l’origine de l’argent qui fait l’objet de l’investissement, mais rien de plus  », affirma-t-il.

Dans le cas de Cambio 18 , l’entreprise de services financiers prend comme moyen de paiement le peso uruguayen bien que de plus en plus de bureaux de change acceptent  la monnaie argentine.

Pour citer un cas en particulier, Gales Casa Cambiara soutient cette alternative.

«  Les paiements en pesos argentins sont acceptés. Et la cotation fixée pour un lingot d’une once, par exemple, est de 1.770$. Les pièces, en contre partie, accusent une moyenne de 1.800$  », informa un représentant de l’entreprise à iProfesional.com.

iProfesional.com constata que choisir d’acheter dans ce pays impliquait le paiement d’une taxe additionnelle de 14%, dû au fait que le rapport peso argentin-dollar accusait une différence de 7,30 dans le pays voisin.

Les argentins sont desemparés devant de telles restrictions. Passer les frontières n’est pas à la portée de tous. Ainsi, un certain ‘marché noir d’achat de devises dollars ou euros’ s’est développé dans le pays mais à quel prix ?

(1) ‘dollar bleu’ ou dollar ‘parallèle’ par opposition au billet vert. Il est acheté à pas moins de 6.4 pesos sur le marché noir, soit 33 % plus cher que le taux officiel (4,5 pesos). Le gouvernement argentin a instauré un contrôle strict quant aux changes et sorties de capitaux. Les argentins utilisent le dollar pour se protéger d’une inflation croissante estimée à 25% par an.

L’économie, « c’est plus compliqué que ça ! »

Mardi, février 21st, 2012

L’Europe est tombée d’accord sur le plan d’aide accordé à la Grèce de 130 milliards d’euros, dans la nuit de lundi à mardi après 13h de tractations. Objectif de la zone euro : réduire d’ici 2020 la masse de la dette hellène à 120,5%. On applaudit ? Non.

Le problème n’est pas de savoir si l’on soutient nos amis grecs ou pas, mais à quoi cela va servir. Le plan de sauvetage alloué à la Grèce équivaut à de l’argent de poche, donné à des enfants à de strictes conditions : l’argent ne doit pas servir à par exemple à payer les fonctionnaires. Ce nouveau crédit est assorti de mesures d’austérité, comme nous l’évoquions dans la note « La France sur le même chemin que la Grèce ? ».

« C’est plus compliqué que ça ! »
Comment augmenter le pouvoir d’achat des grecs sans augmenter leur salaire, pire en le réduisant ? Comment faire entrer de l’argent dans les caisses de l’état en diminuant les charges patronales ?
L’équation a l’air pourtant simple : travail pas cher = embauche = pouvoir d’achat in fine. Or comment favoriser la compétitivité des entreprises quand le salaire moyen de la main d’œuvre asiatique est de 260€ par mois ?
« Ah, c’est plus compliqué que ça », répondent en cœur les économistes emprunts d’un savoir immense dans les rubriques éco de la presse.

Force est de constater que les explications servant la cause du plan de sauvetage de la Grèce et par extension de la zone euro sont en fait un vaste écran de fumée justifiant les erreurs monumentales commises par les gouvernements à la soldes des instituts bancaires depuis des années.

Sauver le peuple, plutôt que les banques
Le message de l’ancien ministre de l’Economie argentin, Roberto Lavagna, qui a sorti l’Argentine de la crise il y a 10 ans est clair est simple : «Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques»

Dans une interview accordée au journal Libération, le Ministre argentin affirme s’être passé des services du FMI.
Peso fortement dévalué établi sur une parité fixe avec le dollar, 4e année de récession consécutive, pays en cessation de paiement, endettement colossal, inflation explosant, taux record de chômage, petits épargnants ruinés… les similitudes entre la Grèce et l’Argentine sont nombreuses. C’est en décidant de s’en sortir seul et en arrêtant de soutenir les banques que l’Argentine s’en est sortie. Car tout diminuer pour donner aux banques n’est pas un chemin de sortie de crise. L’Argentine a ainsi fait le choix de sauver les gens plutôt que les banques.

C’est ce que nous vous proposons également de faire en mettant un peu d’or de côté chaque mois.
Le but –non nous n’en sommes plus là – n’est plus de gagner de l’argent avec des produits financiers aussi compliqués que dangereux, mais bien d’en mettre de côté sans en perdre. Le seul actif qui peut vous rester entre les mains avant que la situation ne dégénère est l’or physique.

Le livret de sauvegarde du patrimoine propose cette solution d’épargne simple et sécure : chaque mois, l’épargnant peut acheter autant de grammes d’or qu’il souhaite sur un lingot ou un lot de pièces mutualisés. L’argent placé sur de l’or ne souffrira d’aucun risque de faillite bancaire ou monétaire.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "