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Trading automatique

La révolte des machines commencera-t-elle par le trading ?


Baisse des cours du pétrole, taux d’intérêts négatifs, effondrement des indices de confiance, inefficacité des modèles de prévision comme des mécanismes de régulation, tous ces éléments conjoncturels concourent à l’instabilité grandissante des marchés. Mais en marge de ces causes parfaitement identifiables, l’incapacité des opérateurs à rééquilibrer le système tient également à la quasi omniprésence des outils informatiques sur les principaux mouvements financiers de la planète.

En effet, depuis le début des années 2000, on a vu l’émergence d’une nouvelle forme d’échanges dans les salles de marchés : le trading automatique. Les fluctuations boursières étant devenues tellement fugaces et imprévisibles, les temps de réaction des opérateurs humains ne suffisent plus à en tirer le maximum de profits. Désormais, ce sont donc des ordinateurs qui interviennent le plus souvent sur des opérations d’achat et de vente à très court terme, en vue de profiter des différences de cours parfois infimes. Aujourd’hui, les experts considèrent que le trading automatique représente 70% du trafic quotidien réalisé sur les principales valeurs boursières. Il s’agit généralement d’opérations d’aller-retour très brèves, de quelques minutes seulement, voire une fraction de seconde (trading à haute fréquence), clôturées juste avant la fermeture des places boursières, mais ces robots finissent par alimenter l’instabilité des cours en imprimant des mouvements brutaux à l’ensemble des marchés.

Verrouillés et ultra-sécurisés pour éviter toute manipulation frauduleuse, ces outils de trading sont du même coup particulièrement difficiles à maîtriser. Et leur généralisation rend illusoire tout espoir de contrôle. L’argent du monde est désormais majoritairement entre les mains des machines. Seulement 3% de la masse monétaire est utilisée pour le monde “réel”.

L’homme reste cependant le maillon faible de toute cette chaîne d’opérations plus ou moins incontrôlables. Et c’est peut-être le grain de sable qui évite à la mécanique de s’emballer sans plus aucun frein. Car à côté de ces transactions automatiques basées uniquement sur la logique des chiffres, la psychologie des opérateurs humains continue à jouer un rôle non négligeable dans la régulation (cette fois involontaire) des marchés. La peur et l’avidité restent encore les principaux moteurs de l’investissement et, là où les machines gèrent indifféremment les hausses comme les baisses, les individus quant à eux sont bien plus prompts à vendre massivement au premier creux qu’à profiter de la moindre opportunité de hausse pour acheter. De la même façon, leur tendance commune est de vouloir chercher la bonne affaire en achetant après un mouvement de panique, les valeurs étant alors cédées à vil prix, sans considération pour les perspectives réelles des marchés. Ce qui explique en partie les rebonds des indices boursiers auxquels on ne trouve aucune cause économique réelle, si ce n’est qu’ils succèdent à des périodes de panique.

Et cette fragilité, ce manque de logique et de fiabilité, cette humanité en somme, les machines ne pourront sans doute jamais la contrer totalement. On peut sourire (ou s’inquiéter) en songeant à certains scénarios de cinéma plus ou moins improbables qui nous prédisent un “soulèvement des machines”, lesquelles prendraient alors le contrôle de la planète en faisant main-basse sur notre économie mais aussi sur l’intégralité des mécanismes de décision et de sécurité que nous leur aurions confiés. Quoi qu’il en soit, science-fiction ou non, tant qu’il restera un trader à miser sur la bourse à l’aide de la technique éprouvée du doigt mouillé, on pourra toujours compter sur l’irrationalité humaine pour empêcher que cette prise de pouvoir des ordinateurs commence dans nos salles de marché.

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A propos de Anthony Alberti

Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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