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Les actions montent : méfiez-vous des sirènes


Depuis quelques mois, la bourse séduit de nouveau, au risque de nuire aux investisseurs les moins avisés et de leur faire oublier la nécessité de sécuriser leur patrimoine.

Lorsqu’on voit certains indices boursiers comme le CAC40, le Dow Jones ou encore le S&P500 progresser de 20 ou 30% en quelques mois, là où le famélique Livret A nous promet à peine 0,75% par an, on peut être tenté d’orienter une partie de son patrimoine vers les actions. Et nombreux seront les “experts” ou les médias qui nous conforteront dans l’idée que c’est le moment ou jamais de tout miser sur la bourse. J’en ai même entendu récemment à la radio qui appelaient d’un air goguenard “les petits épargnants frileux à se débarrasser enfin de leurs bijoux de famille improductifs pour profiter de la hausse fantastique qui s’annonce sur les marchés“.

Il semble donc aujourd’hui plus qu’indispensable de rappeler quelques notions élémentaires en matière d’investissement (pas seulement en bourse, d’ailleurs), mais aussi de se souvenir qu’à l’instar de toute activité “risquée”, le boursicotage implique de prendre un certain nombre de garanties, une sorte d’assurance contre les pertes inévitables.

La bourse est un jeu avec peu de gagnants et beaucoup de perdants

Le terme anglais pour désigner la Bourse est “stock exchange“, ce qui pourrait se traduire en gros par “échange de valeurs“. Et c’est exactement ce dont il s’agit : une place de marché où des individus s’échangent des valeurs, parfois à la hausse, parfois à la baisse. La chance joue un rôle non négligeable, les connaissances aussi, mais dans l’ensemble, la bourse s’apparente beaucoup à un jeu. Et comme dans tout jeu, il y a un nombre considérable de perdants permettant à une infime minorité de gagnants d’en retirer un avantage substantiel.

On en gagne que si on a les moyens de perdre

Pire encore, les gagnants sont presque toujours les mêmes : ceux qui ont les moyens de jouer des sommes qu’ils peuvent se permettre de perdre. Ainsi, le secret réside dans sa capacité à étaler le risque sur un grand nombre de positions. Objectif final : “lisser” les performances en faisant en sorte que les pertes soient au moins compensées par les gains. Comme l’explique Martin Fridson dans son livre “How to be a billionaire”, pour vraiment devenir riche avec la bourse, (devenir milliardaire par exemple), il vous faudra encaisser un bénéfice d’au moins 15% chaque année pendant 20 ans… à condition de partir d’un capital investi de 65 millions d’euros au départ ! Autant dire que c’est tout simplement impossible.

L’ennui c’est qu’on essaie souvent de faire croire aux épargnants que la bourse leur est accessible. Or, c’est une erreur pour au moins trois raisons.

L’argent va à l’argent

La première raison tient au fonctionnement même des marchés boursiers. On l’a dit plus haut, pour que certains gagnent de l’argent, il faut que la majorité des investisseurs en perdent. Il n’y a pas vraiment de création de richesse en bourse, mais presque uniquement des transferts de valeurs au gré des achats et des reventes, quelquefois avec un bénéfice et d’autres fois à perte. Et à ce jeu-là, seuls ceux qui ont les moyens de faire circuler de gros volumes d’actions ont une chance de gagner quelque chose.

L’individu lambda n’a quasiment plus sa place sur les marchés boursiers

La deuxième raison tient à l’évolution technologique des marchés de ces dernières années. Aujourd’hui, l’essentiel des transactions est automatisé et rares sont les opérateurs qui parviennent encore à tirer leur épingle du jeu en négociant “à l’ancienne”. Le trading est désormais aux mains des algorithmes et mêmes les traders les plus chevronnés avouent désormais ne plus vraiment savoir faire autre chose que “suivre la tendance“. Dans ces conditions, un épargnant moyen est tout simplement un perdant en puissance dont le rôle se résume à alimenter le système en argent frais.

N’achetez que ce que vous comprenez

La troisième raison réside dans la capacité des investisseurs à comprendre ce qu’ils achètent. Pour Warren Buffet, on ne doit investir que dans ce qu’on comprend, et force est de constater que même si 3 millions de Français détiennent un PEA (pour 80 milliards d’euros d’encours), seule une toute petite minorité d’épargnants sait réellement déchiffrer les arcanes du placement boursier. Investir dans les entreprises est une bonne chose, et pourquoi pas en achetant des actions. Mais autant privilégier les acquisitions en direct, auprès d’entrepreneurs bien réels qui proposent des participations dans leurs sociétés en expliquant ce qu’ils vont faire de cet argent, quand, comment, pourquoi, etc. Les nouveaux systèmes de financement participatif (crowdfunding, crowdlending…) sont d’ailleurs un excellent moyen de contribuer à l’économie réelle tout en minimisant les risques et en multipliant les chances de s’enrichir (en argent, en avantages, etc.)

Protégez votre patrimoine !

Enfin, si vous avez toujours envie d’investir en bourse, alors pensez à prendre une assurance contre les pertes éventuelles (et, avouons-le, presque inévitables) en plaçant une partie de votre capital sur des valeurs refuges qui vous serviront d’épargne de précaution. L’or et les métaux précieux sont à cet égard le support idéal puisqu’ils constituent de véritables réservoirs de richesse reconnus depuis toujours. Très accessibles lorsque l’économie traditionnelle est au beau fixe (donc faciles à acheter régulièrement, petit à petit), ils peuvent voir leurs cours très fortement valorisés en temps de crise.

Ainsi, en cas de coup dur, c’est-à-dire si le marché des actions devait de nouveau plonger comme il le fait cycliquement, les cours de l’or devraient très nettement remonter comme ils l’ont déjà fait en 2008, ou mieux encore en 2011, permettant aux détenteurs du précieux métal jaune de revendre une partie de leur stock pour éponger leurs pertes d’actifs liées au krach du moment.

A propos de Anthony Alberti

Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession (et souvent piquante) non seulement sur les agissements des professionnels de la finance, mais aussi de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

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