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L’accord de la Jamaïque : démonétisation de l’or.


Au départ de l’évolution ayant abouti à l’accord de la Jamaïque, se trouve la décision prise par le président Nixon, le 15 août 1971, de suspendre la convertibilité du dollar en or, clef de voûte du système élaboré en juillet 1944. Le 1er octobre 1971, l’assemblée générale du FMI demande au Conseil d’administration du Fonds d’étudier et de proposer une réforme d’ensemble. Celle-ci devait être adoptée par les États membres lors d’une réunion tenue à Kingston (Jamaïque), les 7 et 8 janvier 1976, et comportait un ensemble de dispositions mettant fin au règne tout relatif d’ailleurs de l’or. Les décisions prises ont porté sur deux points principaux.

1. Le niveau régime des taux de change.
Les pays membres devront s’abstenir de toute manipulation de leur taux de change à des fins compétitives et devront choisir entre trois possibilités :
– s’abstenir d’assigner une parité à leur monnaie, qui flottera librement sur les marchés de change ;
– définir la valeur de leur monnaie par une relation fixe avec le droit de tirage spécial (DTS) ou une autre devise, à l’exclusion de l’or ;
– lier la valeur de leur monnaie à celle d’une ou de plusieurs autres devises dans le cadre de mécanismes de coopération.

2. Le rôle de l’or.
La solution a pu être présentée comme le résultat d’un compromis entre la thèse française qui poussait au maintien du métal jaune dans l’organisation et le fonctionnement du système monétaire international et la politique américaine qui visait, depuis fort longtemps, à retirer à l’or sa prééminence fonctionnelle. En fait l’accord élimine des statuts du Fonds toutes les références à l’or et remplace ce dernier, dans ses attributions essentielles, par le DTS. Consolation pour l’or, la liberté des transactions en métal des banques centrales est rétablie sans limitation entre elles et sur le marché.

Cette volonté d’éliminer l’or comme étalon du système des parités et d’abolir le prix officiel du métal devait être complétée par :
– la suppression des règlements obligatoires en or dans les opérations entre le Fonds et les pays membres ;
– l’obligation faite au Fonds de se dessaisir du tiers de ses avoirs en or (50 millions d’onces), en en restituant la moitié aux États membres à l’ancien prix ($ 35 l’once) et en vendant l’autre moitié aux enchères publiques.
Encore faut-il ajouter que l’abolition du prix officiel de l’or a pour conséquence de permettre aux banques centrales d’effectuer des transactions à un prix dérivé du marché et de réévaluer les stocks métalliques en leur possession (tel a été très vite le cas de la France et de l’Italie).

Même si les États-Unis ont fait savoir qu’ils continueraient à évaluer leur réserve à l’ancien prix officiel de $ 42,22 l’once, même si la première adjudication du FMI a fait baisser le prix de l’or sur les marchés mondiaux, tout au moins pendant de courtes périodes, on peut dire qu’en fait les résultats escomptés par la politique américaine et par celle du FMI sont loin d’être atteints. Le prix de l’or et l’or lui-même restent encore des éléments importants d’un vaste jeu politique : à tout bien considérer, si l’or a résisté, c’est qu’il n’a pas cessé de faire figure de métal officiel que les gouvernements n’ont pas voulu ou pu oublier.

Extrait du livre de Jules Lepidi : L’Or

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A propos de Jean-François FAURE

Jean-François FAURE
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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