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Remontée de l’euro, emprunts grecs, faible dégradation de la note irlandaise : serait-ce la fin de la crise européenne ?


Récemment, la zone euro a connu des améliorations pour le moment minimes : la Grèce a lancé une série d’emprunts à court terme, l’euro remonte la pente et flirte avec le 1,30 dollar et l’Irlande a connu un faible abaissement de sa note par Moody’s. Cependant, les jeux ne sont pas encore faits : c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses ! Et même si ces mesures semblent redonner un souffle nouveau à la situation européenne, le vieux continent doit encore s’attendre à des zones de turbulences. Loretlargent.info fait le point !

De bonnes nouvelles qui cachent la partie immergée de l’iceberg…

Après le Portugal il y a peu, qui a vu sa note baisser de A1 à Aa2, Moody’s s’attaque cette semaine à l’Irlande, déjà dans le bas du tableau des pays européens. Cet abaissement, même s’il est minime et que la note de l’Irlande reste honorable, n’est pas sans conséquences. Il est synonyme de difficultés économiques qui trainent, et les raisons de cet abaissement sont d’ailleurs explicites : dégradation graduelle mais continue de la solidité financière du gouvernement, perspectives réduites de croissance et vulnérabilité du système bancaire irlandais. Cela fait déjà des mois que le pays courbe le dos sous le poids de sa dette publique ! Résultats ? Une hausse des taux d’intérêt des emprunts publics, qui vient une fois de plus appuyer la santé fragile de la zone euro.

D’autres confrères de l’Irlande ne sont pas au top de leur forme non plus : même si des pays comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal ont pu ces dernières semaines établir des émissions d’obligations, tous ont plus ou moins le couteau sous la gorge et doivent pratiquer des taux d’intérêts très élevés pour que les investisseurs se laissent séduire.

Quant à l’euro, il remonte certes, mais surtout parce que le dollar baisse, et que la situation aux États-Unis reste tourmentée, malgré une réforme de Wall Street qui ne fait que colmater les brèches d’une économie sur la pente raide.

La Hongrie qui dit non, le FMI qui s’inquiète

Le week-end dernier, les négociations entre la Hongrie, le FMI et l’UE ont abouti à un cuisant échec. La Hongrie refuse catégoriquement de procéder à des mesures d’austérité et n’aura dont pas accès pour le moment à la prochaine tranche de sa ligne de crédit de 20 milliards d’euros. Pour le moment, le pays n’a pas besoin de ces fonds et n’est pas dans une situation d’urgence alarmante. Mais la devise hongroise et les emprunts du pays sont sous pression des investisseurs inquiets, et cette situation a même des répercussions sur la zone euro. En effet, le coût d’assurance de la dette de l’Autriche se fait ressentir : les banques autrichiennes sont fortement exposées à l’Europe centrale et orientale.

Quant au FMI, il reste plutôt inquiet face à la situation du vieux continent. Les nombreux plans d’austérité pourraient entraîner un « gel » de l’activité car, selon les experts du FMI, « une moindre confiance et le poids des ajustements budgétaires ne seront compensés qu’en partie par la récente dépréciation de l’euro qui est désormais globalement conforme aux fondamentaux ». La reprise économique de la zone euro pourrait également être ralentie par l’offre restreinte de crédit bancaire.

Un continent en « stand by » et une monnaie « yoyo »

Bref, l’Europe semble trembler de plus en plus sous le poids de son endettement. Comme nous l’avions vu, les pays européens ont le couteau sous la gorge : force est de constater que le fond européen de stabilité financière va devoir sacrément porter ses fruits pour que les investisseurs et les marchés retrouvent leur confiance perdue en ce vieux continent qui croule sous ses dettes. L’Euro, contrairement à l’or qui tutoie les sommets, reste fragilisé et même si sa valeur tend à remonter un peu ces derniers jours, les investisseurs ne sont pas dupes, et attendent tous avec impatience le résultat des tests de résistance publiés ce vendredi 23 juillet après la fermeture des marchés financiers. Tests qui, sans nul doute, provoqueront quelques remous… A suivre !

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A propos de Jean-François Faure

Jean-François Faure
Jean-François Faure. Président d’AuCOFFRE.com. Voir la biographie.

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