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Dans notre dossier du 9 mars dernier intitulé « Immobilier versus or en 2012», nous vous faisions part des prévisions peu réjouissantes concernant le marché de l’immobilier en France. Comme prévu, la baisse des prix de l’immobilier est déjà amorcée… Mauvais temps pour les investisseurs dans le locatif.

La mesure annoncée par la nouvelle Ministre du Logement ne va pas non plus dans leur sens. Cécile Duflot prévoit en effet de bloquer le prix des loyers au changement de locataire. Cette mesure devrait être appliquée dès le mois de septembre. Déjà que la fin du dispositif Scellier signait la fin d’avantages dans l’achat du locatif, le blocage des loyers, aussi louable soit cette initiative, risque d’avoir comme effet pervers de freiner la construction du neuf et de gripper le marché de l’immobilier déjà atone.

Comme l’explique Charles Sannat, Directeur des Etudes Economiques d’AuCOFFRE.com, « Si les loyers dans certains quartiers atteignent des niveaux bien souvent hors de proportions par rapport aux revenus des locataires y compris des classes favorisées, le blocage des loyers risque d’avoir comme effet pervers de rendre plus rapide la chute de la construction et donc in fine moins de nouveaux logements mis sur le marché ».

Le locatif n’est plus la manne d’investissement que l’on nous laissait miroiter il y a encore quelques années. Si le marché de l’immobilier n’est quand même pas celui de l’Espagne, « intoxiqué » par des emprunts nocifs (ce qui ne va pas sans rappeler la crise des subprimes aux Etats-Unis), on évoque de plus en plus l’éclatement d’une bulle.

« Entre 1998 et 2008, les prix de l’immobilier ont progressé de plus de 150 %, faisant du marché français l’un des plus surévalués à l’échelle internationale. Conjuguée entre autre à une évolution moindre des revenus des ménages, cette marche en avant des prix n’a eu de cesse d’alimenter la bulle immobilière », peut-on lire sur le site diagnostic-expertise.com.

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D’autant que la solvabilité des emprunteurs est de plus en plus remise en cause. Faute de soutien de la part de l’Etat, les acheteurs potentiels (que ce soit pour une résidence principale ou un bien locatif) sont de plus en plus prudents et veulent de moins en moins prendre de risques.

La différence avec la crise de 2008, que le marché de l’immobilier avait plutôt bien supportée, c’est que la crise de la zone euro provoquée par la dette souveraine l’enfonce carrément. Même le marché de l’ancien, d’ordinaire réactif, est en train de décrocher. Même si l’immobilier reste une valeur refuge phare, il n’en va pas de même pour le locatif. A choisir un placement plus liquide et moins volatile, mieux vaut privilégier l’or, si tant est que l’on ait le choix.

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