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Archive for février, 2009

Les Français sont riches, mais frustrés

Samedi, février 28th, 2009

L’historien et économiste, Jacques Marseille livre ici une somme impressionnante, couvrant plus de deux siècles, qui montre à quel point notre vision subjective de la richesse s’écarte de la réalité.
Les Français sont riches, ils se croient pauvres ; leur niveau de vie monte, ils sont persuadés qu’il baisse ; ils vivent dans une société de moins en moins inégalitaire, ils pensent qu’elle l’est de plus en plus… Infatigable redresseur d’idées reçues, l’historien et économiste Jacques Marseille livre ici une somme impressionnante, couvrant plus de deux siècles, qui montre à quel point notre vision subjective de la richesse s’écarte de la réalité. La démonstration s’appuie sur de solides données chiffrées, agréablement complétées par des récits de destins individuels et des plongées dans les livres de comptes de nos grands-parents. Depuis l’année où Guizot lançait son  » Enrichissez-vous  » (1843), le revenu des Français, par tête et en euros constants, a été multiplié par 15, soit une hausse annuelle moyenne de 1,6 % – et cette progression s’est poursuivie dans les années récentes. Le mouvement n’a pas été uniforme : forte croissance sous le Second Empire jusqu’en 1865, stagnation jusqu’au début des années 1890, nouvelle hausse vigoureuse jusqu’en 1925 (malgré la guerre)… Les Trente Glorieuses n’ont été, vues dans la longue durée, que le rattrapage de la dépression des années 1930. La tendance a presque constamment été ascendante, mais les Français, avec la même constance, ont eu le sentiment que  » c’était mieux avant  » : à l’époque où Zola publiait  » L’Assommoir « , les monographies de Frédéric Le Play montraient des employés de chemin de fer travaillant dur (de neuf à douze heures par jour), mais vivant très décemment et s’habillent presque comme des bourgeois… Les patrimoines aussi ont sensiblement augmenté, quoique de façon plus irrégulière. Leurs  » trente glorieuses  » ont été les années 1975-2008, en raison de la hausse de la Bourse et de l’immobilier. LIRE LA SUITE SUR LESECHOS.FR

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Coup d’envoi de l’écoprêt à taux zéro

Samedi, février 28th, 2009

Ce prêt de 30.000 euros au maximum, sans intérêts et sans conditions de ressources doit s’accompagner d’un décret d’application actuellement en cours d’examen par le Conseil d’Etat,
Sa mise en oeuvre était prévue en janvier, après quelques retards à l’allumage, il est enfin là. A partir d’avril, les particuliers souhaitant effectuer des travaux d’isolation thermique dans leur logement pourront bénéficier de l’écoprêt à taux zéro (éco-PTZ). Ce prêt de 30.000 euros au maximum, sans intérêts et sans conditions de ressources, avait été présenté en septembre 2008 par le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo. Des conventions de mise en oeuvre ont été signées hier avec les banques et les acteurs concernés, tant pour l’éco-PTZ que pour l’écoprêt logement social destiné au monde HLM. Le décret d’application est actuellement en cours d’examen par le Conseil d’Etat, d’où l’échéance du 1er avril évoquée aujourd’hui. LIRE LA SUITE SUR LESECHOS.FR

Selon une étude du Boston Consulting Group, la rénovation d’un appartement de 100 m2 en mauvais état thermique permet de faire 1400 euros d’économie par an… C’est un vrai « plus » en termes de pouvoir d’achat.

L’autre placement refuge: la montre de collection

Samedi, février 28th, 2009
Nastrix mécanique étanche en or, de fabrication suisse, offerte à John F. Kennedy par un de ses supporters. Estimation : 150.000 dollars.

Nastrix mécanique étanche en or, de fabrication suisse, offerte à John F. Kennedy par un de ses supporters. Estimation : 150.000 dollars.

Du cash en banque ou de l’or aux poignets ? De plus en plus nombreux, de jeunes investisseurs préfèrent la seconde solution. En mars et en mai prochain, à New York, Genève et Paris, trois ventes-phares de montres anciennes vont confirmer la tendance.

Pas de frontières culturelles. L’univers des montres de collection, nourri par un réseau de passionnés sur toute la planète, trouve son épicentre à Genève. Dans le domaine, la maison de ventes leader, Antiquorum, se consacre exclusivement au sujet et, à chaque saison, ses enchères donnent les principales tendances du marché au niveau international. Prochains grands rendez-vous les 4 et 5 mars à New York suivies des très attendues enchères les 28 et 29 mars à Genève. En période de crise, quel est le comportement des nombreux hommes d’affaires qui sont fréquemment aussi des amateurs de montres ? Pour le nouveau directeur opérationnel d’Antiquorum, William Rohr,  » 2008 restera une année record même si dans les derniers mois, on a enregistré une baisse sensible de la demande « . Il parle en chiffres :  » Il y a une baisse d’achat des montres neuves à l’export [depuis la Suisse] en baisse de 50 % depuis septembre dernier. Dans le domaine des montres de collection, les prix sont en baisse de 15 % en moyenne.  »

Le secteur ne subit cependant pas les évolutions chaotiques de l’économie, au même titre que l’art contemporain par exemple. Ces belles petites machines, qui valent par leurs complications, sont considérées, quoique de manière nuancée, comme des valeurs sûres. LIRE LA SUITE SUR LESCHOS.FR

LIRE AUSSI NOTRE ARTICLES : LES ROLEX FONT DE LA CONCURRENCE AUX PIECES D’OR

Un indicateur du marasme : La publicité en ligne baisse pour la première fois depuis 2001

Samedi, février 28th, 2009

Les projections pour 2009 aux Etats-Unis sont très mauvaises, ce qui pousse Google à lancer un nouveau service d’annonces contesté. Mais le rebond pourrait intervenir très vite.

Du jamais-vu depuis 2001. Le marché de la publicité en ligne est en baisse en ce début d’année aux Etats-Unis, une situation que l’on n’avait plus connue depuis l’éclatement de la bulle Internet. Les premières estimations de la société de recherche IDC indiquent une chute de 5% en chiffre d’affaires au premier trimestre, et une situation pire, mais pas encore chiffrée, pour le second trimestre.

IDC le pressentait déjà au quatrième trimestre 2008, avec une misérable hausse de 0,4% des dépenses (contre +18% pour l’année), à 7,13 milliards de dollars. Deux secteurs ont été fortement touchés: les annonces graphiques, telles les bannières (-7%) et les annonces classées (immobilier, emploi, automobile), avec une chute de 18%. Le seul secteur à surnager fin 2008 a été celui des annonces «texte» placées à côté des résultats des recherches (+10%), le secteur phare de Google. Une reprise globale pourrait intervenir fin 2009, avance IDC. LIRE LA SUITE SUR LETEMPS.CH

Les cours de l’or sont-il manipulés ?

Samedi, février 28th, 2009

Les banques pourraient bien être manipulées par les hautes sphères du pouvoir américain. « En effet, si le prix de l’or s’envole, cela se produit au détriment de la monnaie fiduciaire que les Etats sont en train de produire à grande échelle ».

L’idée des pouvoirs publics est simple : pour éviter la Dépression qui nous guette il faut massivement injecter de l’argent dans le système à tous les niveaux, sans quoi il s’effondre. Il n’y a pas d’alternative.

Voilà pourquoi, et au risque de me répéter une énième fois, les planches à billets tournent à plein régime en ces périodes agitées. L’endettement des Etats explose et les émissions d’emprunts d’Etat se succèdent à un train d’enfer. Par conséquence, les masses monétaires s’envolent.
Et comme j’ai eu l’occasion de vous l’expliquer à maintes reprises, tout nouveau billet imprimé entraîne automatiquement la dépréciation de tous les billets précédemment émis.

En clair et sans décodeur : nous sommes en train de détruire la valeur de nos monnaies fiduciaires (papier) à vitesse grand V. A commencer par le dollar qui a une belle longueur d’avance…
Implosion du dollar et explosion de l’or sont intimement liées…

Et que font les gens sensés pour se protéger de la dépréciation de la monnaie papier ? Ils achètent de l’or, qui lui, quoi qu’il arrive, ne se dépréciera pas. Ce qui pousse son cours vers le haut, tant en euros qu’en dollars.

Retenez ceci : la hausse de l’or correspond en partie à la perte de confiance des investisseurs dans la monnaie papier. En endiguant la hausse de l’or, le gouvernement américain limiterait la perte de confiance des investisseurs dans le dollar. Implosion du dollar et explosion de l’or sont intimement liées… (Lu dans l’Edito Matières Premières & Devises)

Crédit immobilier : comment faire face aux difficultés de remboursement ?

Vendredi, février 27th, 2009

Les établissements de crédits ont reçu des consignes pour accompagner les accédants à la propriété en difficulté, suite à un problème d’emploi, selon la fédération des banques françaises. Le Crédit Foncier prend en compte le chômage partiel.
Récession économique oblige : face à la dégradation de la conjoncture, la Fédération bancaire Française (FBF) vient de formuler des recommandations à ses adhérents pour éviter les contentieux en cas de difficultés de paiement des accédants à la propriété. Même si pour l’instant, les banquiers affirment ne pas enregistrer une montée des impayés, ils restent inquiets pour les prochains mois.  » On peut s’attendre à voir davantage d’emprunteurs immobiliers en situation difficile, notamment en raison du marché du travail : perte d’emploi, chômage partiel ou non renouvellement d’un contrat à durée déterminée ou encore d’un contrat d’intérim. D’où en perspective une baisse significative des revenus disponibles de façon temporaire ou plus durable « , précise-t-on à la FBF. Pas de doute, le budget de ces ménages ainsi fragilisé met en péril le bon remboursement des prêts consentis pour l’accession à la propriété de la résidence principale (LIRE LA SUITE SUR LESECHOS.FR)

Les américains réinventent le troc

Jeudi, février 26th, 2009
Le retour du troc.

Le retour du troc.

Ça a la saveur d’une rébellion communautaire contre le système bancaire, une allure de déjà-vu utopiste admirable, le goût d’une initiative altermondialiste. En fait, non: si le troc refait brusquement surface aux Etats-Unis depuis quelque mois, c’est surtout pour permettre à la société marchande de tenir bon en attendant le retour de jours meilleurs.

Le pragmatisme aigu des Américains m’étonnera toujours. Les banques ne prêtent plus aux entreprises? Le robinet du crédit à la consommation s’est tari? Il n’y a plus assez de cash en circulation? Qu’à cela ne tienne: vive le troc!

Attention: un troc à l’échelle supersonique, celui qui va permettre aux entreprises de rester à flot et de ne pas perdre leurs marchés, aux restaurants de continuer à remplir leurs salles, aux cabinets médicaux de rentabiliser leurs scanners et leurs labos d’analyse, aux instituts de beauté de continuer à botoxer et purifier, aux garages d’écouler jusqu’à leurs 4×4. Et ce, sans que ces transactions n’impliquent la circulation du moindre dollar.
Echange trois consultants contre nouvel équipement informatique

Rien à voir, donc, avec « une coupe de cheveux contre une tonte de pelouse ». Ce genre d’échange amical, même quand il est codifié comme en France par l’usage des SEL (système d’échange local, une monnaie alternative utilisée dans les pays francophones, et dans le monde sous d’autres dénominations), existe bien sûr aux Etats-Unis.

Il est pratiqué un peu partout sur le territoire américain, avec le recours à des « monnaies » locales, tel le LET’s (Local exchange trading system), inventé au début des années 80 par des Canadiens.

Avec le troc appliqué à la grosse économie, on passe dans une autre dimension. Genre:

« Je mets trois consultants de mon cabinet à votre disposition pour vous assister dans votre étude de marché. De votre côté, vous renouvelez l’équipement informatique de ma société, et vous me fournissez une nouvelle photocopieuse couleur. » LIRE LA SUITE SUR RUE89

La crise qui frappe l’Europe Centrale et Orientale touchera l’eurozone

Jeudi, février 26th, 2009

Cette crise a débuté aux États-Unis, mais c’est en Europe où elle pourrait se transformer en catastrophe.

Un haut responsable politique m’a confié la semaine dernière que la situation actuelle lui rappelle la crise du Système Monétaire Européen de 1992, lorsqu’un pays après l’autre faisait l’objet d’attaques spéculatives – obligeant le Royaume-Uni et l’Italie à sortir du système. Dans une union monétaire, on ne peut plus spéculer sur les taux de change. Mais grâce aux Credit Defaut Swaps [1], il est possible de parier sur l’éclatement de la zone euro. La semaine dernière, les spéculateurs ont parié sur une défaillance de l’Irlande, ce qui a rendu plus coûteux pour elle le refinancement de sa dette, et cette éventualité devient du même coup une prophétie auto-réalisatrice.

Mais l’Irlande ne représente pas le plus grand danger pour la zone euro. Si le pays s’effondre, l’eurozone viendra à son aide. Les Allemands eux-mêmes acceptent désormais cette perspective. La situation de l’Europe Centrale et Orientale recèle un danger bien plus imminent. La possibilité d’un effondrement financier pose le problème politique le plus urgent auquel l’Union Européenne ait à faire face en ce moment. Si cette situation est mal gérée elle pourrait mettre à bas l’eurozone.

Cette crise frappe l’Europe Centrale et Orientale de manière disproportionnée en raison de deux erreurs politiques commises par les gouvernements de la région. La première a consisté à encourager les ménages à souscrire des prêts hypothécaires en devises étrangères. En Hongrie, la quasi-totalité de ces prêts sont libellés en devises, principalement le franc suisse. Ce choix du franc suisse est manifestement ridicule et témoignage d’une forme d’analphabétisme économique. Je pourrais comprendre à la rigueur que des emprunts en devises aient été effectués en euros, dans la mesure où la Hongrie doit finalement rejoindre la zone euro. Mais la Hongrie ne rejoindra probablement pas la Fédération Suisse. L’argent que les ménages hongrois ont économisé grâce aux taux d’intérêt pratiqués en Suisse a été plus que perdu en raison de la hausse du franc suisse. LIRE LA SUITE SUR CONTREINFO.INFO

Le système de l’étalon dollar

Mardi, février 24th, 2009

Pourquoi la communauté internationale, majoritairement hostile, jusque dans les gouvernements, à la politique étrangère de George W. Bush, n’osait-elle pas s’y opposer ? Pourquoi ni les Européens ni les États arabes détenteurs de pétrole ni les pays d’Asie détenteurs de bons du Trésor américain n’avaient-ils menacé Washington de cesser de financer les déficits américains ? La réponse se trouvait dans une réalité très simple : l’économie mondiale fonctionnait – et fonctionne toujours au moment où nous achevons la rédaction de cet ouvrage – selon le système de l’étalon dollar. Le dollar est la monnaie de réserve du monde et, si les États-Unis ont pu, depuis les années 1960, s’endetter massivement, c’est parce que le reste du monde a besoin de dollars pour assurer le financement de l’économie internationale. Personne n’avait intérêt, en 2003, à remettre en cause le mode de financement de l’outil de défense américain car c’était à la clé de voûte du système monétaire et financier international qu’il aurait alors fallu s’en prendre.

Ceux qui comprenaient ce fait trouvaient cependant trop dangereux de remettre en cause le pivot de la mondialisation américaine — au risque d’être entraînés dans l’aventurisme militaire des États-Unis. Mais beaucoup ne le comprenaient même pas, tant il est vrai que les mécanismes monétaires ont été obscurcis dans l’esprit de nos contemporains. Le système qui a permis à George W. Bush de financer, depuis 2001, la guerre d’Afghanistan, la guerre d’Irak et de mener une politique étrangère unilatérale, était né quarante ans plus tôt, dans une situation étrangement similaire. Voulant financer la guerre du Vietnam, les États-Unis avaient commencé à laisser filer leurs déficits. Un président français, déjà, avait dénoncé les façons de faire de Washington : mais le Général de Gaulle, puisqu’il s’agissait de lui, avait mis le doigt sur le point essentiel lorsqu’il avait appelé la communauté internationale à rétablir un ordre monétaire international fondé sur un étalon impartial — l’or — plutôt que sur une monnaie nationale, fût-elle celle du pays le plus puissant du monde.

Après sa conférence de presse du 4 février 1965, le Général de Gaulle avait recueilli sarcasmes ou indifférence. Et son successeur, Georges Pompidou, oublia ses avertissements, lorsqu’il accepta, en décembre 1971, que le dollar fût détaché de l’or et servît néanmoins de monnaie de réserve internationale. Le successeur de Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, accepta que fût définitivement scellée la domination du dollar en signant,en 1976, les Accords de la Jamaïque, qui démonétisaient l’or.

L’historien a toutes les raisons de penser que les contemporains de ces événements n’ont pas pris la mesure du séisme déclenché. Ils ont été incapables de comprendre pourquoi le monde est, depuis lors, entré dans une période de désordre économique croissant, dont les crises pétrolières des années 1970 marquèrent la première étape — les prix du pétrole, libellés en dollars, augmentèrent en fonction de la dépréciation de la monnaie américaine. Soumis au régime d’une monnaie de papier, toujours plus abondante et toujours plus menacée de dépréciation, le monde a vu se développer les inégalités : non seulement les États-Unis ont attiré une part toujours plus importante de l’épargne mondiale (environ 75 % au milieu des années 2000) ; mais, confrontés à la dévaluation possible — et potentiellement totale — de ce bout de papier qu’est le « billet vert », ceux qui en possédaient déjà ont eu tendance à vouloir l’acquérir en quantités toujours plus importantes et à empêcher, toujours plus, sa redistribution. L’accroisse¬ment des inégalités a eu lieu non seulement entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres mais aussi au sein des économies développées, et jusqu’aux États-Unis : les politiques de redistribution sociale ont été progressivement abolies au nom d’un « néo-libéralisme » qui n’avait pas grand chose à voir avec la liberté.

EXTRAIT DU LIVRE de Norman Palma et Edouard Husson Le capitalisme malade de sa monnaie : Considérations sur l’origine véritable des crises économiques

A propos de cet ouvrage : On entend souvent dire aujourd’hui que la crise économique et financière qui déferle actuellement sur le monde n’était pas prévisible. Rien n’est plus faux. A l’origine de la crise, il y a un Système Monétaire International profondément déréglé par le régime de l’étalon-dollar. Depuis plusieurs décennies, des esprits avertis avaient prévenu des effets dévastateurs qu’aurait nécessairement la politique d’émission de plus en plus déraisonnable de la Réserve Fédérale américaine sur l’économie mondiale. Comme le dit avec force Maurice Allais, le Prix Nobel français d’économie, dans une indifférence générale  » Ce qui doit arriver arrive « . Il se produit donc aujourd’hui ce qui arrive toujours en régime de papier-monnaie : après l’euphorie de la multiplication sans limite du crédit vient le krach. C’est ainsi que le billet vert tend vers sa dépréciation absolue. Même si tout est fait pour en retarder l’échéance, nous n’échapperons pas à l’effondrement du dollar et des monnaies qui se sont imprudemment solidarisées avec lui. Pour limiter, si cela est encore possible, les effets de cette catastrophe inévitable, il faut créer de toute urgence une Unité de Compte Internationale qui soit un panier des grandes monnaies-papier auxquelles on devra ajouter l’or qui redonnera une crédibilité indispensable à la monnaie fiduciaire. Par la suite, il ne faudra pas se contenter de revenir à la référence or que va, en tout état de cause, imposer le marché, quoi que puissent penser ou faire les grands dirigeants économiques et politiques. Pour dépasser les limites quantitatives de l’or, il sera nécessaire de revenir à son indispensable complément circulant  » : l’argent-métal qui a présidé, avec l’or, à l’essor historique de la richesse des nations. Ce diagnostic posé, et le seul remède possible analysé, reste la question de la mise en Å“uvre d’une immense réforme par un personnel politique largement responsable de la situation, qui n’a pour l’essentiel rien prévu et dont l’action est, à tous égards, jugée par la présente tragédie…

Biographie des auteurs : Edouard Husson est maître de conférences à Paris IV (Paris-Sorbonne) et directeur de recherches en histoire contemporaine. Norman Palma est maître de conférences à Paris IV (Paris-Sorbonne), docteur en économie et docteur d’Etat ès lettres.

Charles de Gaulle visionnaire ?

Mardi, février 24th, 2009

« Étant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans le domaine monétaire entraînerait probablement, nous avons toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter.
Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas, avant les grands malheurs du monde, sur une base moné¬taire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier. »

Charles de Gaulle, 4 février 1965

Forte baisse des mises en chantier et des ventes

Mardi, février 24th, 2009

Les mises en chantier de logements en France ont reculé de 20,2% entre novembre 2008 et janvier 2009, comparé à la même période un an plus tôt, et les ventes de logements neufs ont chuté de 37,6% au cours de l’année 2008 par rapport à 2007, a annoncé mardi le ministère de l’Ecologie. Source AFP

Les ancêtres de nos pièces d’or – Histoire de l’or

Lundi, février 23rd, 2009

On trouve l’or à l’état pur à la surface de la terre, principalement dans les sables des rivières. Aussi ce métal a-t-il été connu et utilisé dès les débuts de l’histoire. Les grandes civilisations de l’antiquité, Égyptiens, Assyriens, Étrusques, etc. nous ont laissé des trésors d’ornements et de bijoux en or. Mais c’est probablement dans la partie de l’Anatolie qui formait autrefois le royaume de Lydie, c’est-à-dire dans la région qui s’étend sur les bords de la mer Égée, le long de la côte de la Turquie actuelle, sillonnée par des fleuves dont le nom est resté célèbre, le Méandre, aux multiples replis et le Pactole, symbole de la richesse, que le « phénomène monétaire » a fait son apparition.

La Lydie

Hérodote qui écrivait vers 430 av. J.-C., nous parle des Lydiens comme « du premier peuple dont nous savons qu’il frappa des pièces d’or et d’argent ». Nous sommes donc fondés à placer en Lydie la naissance de la monnaie du fait que les archéologues travaillant au xxe siècle sur le site de l’antique Sardes, capitale du royaume, y ont trouvé de petits lingots ronds d’un métal appelé électrum. Ce n’est pas de l’or pur, mais un alliage naturel d’or et d’argent. On le trouvait en abondance dans les montagnes de Lydie et surtout dans les dépôts alluviaux du Pactole, qui en a gardé une réputation de richesse que son état actuel ne justifie plus.

Créséide, pièce d or de Lydie (VIème siècle avant JC) - Avers - Source Sacra-Moneta.com

Créséide, pièce d or de Lydie (VIème siècle avant JC) - Avers - Source Sacra-Moneta.com

Les historiens s’accordent en général pour fixer l’apparition de la monnaie vers 650 av. J.-C., sous le règne du roi de Lydie, Ardys (652-615). On a retrouvé, remontant à cette époque, des plaques de métal portant de profondes marques en creux qui n’ont pu être produites que par un objet dur, tel qu’un poinçon. Sur l’autre face, on aperçoit des stries, des raies ressemblant à des éraflures. Il est vraisemblable que quelques gouttes d’électrum en fusion étaient versées sur une enclume dont la surface présentait des aspérités. On plaçait alors sur le métal un poinçon dont l’extrémité portait un dessin et on le frappait à l’aide d’un marteau, ce qui, à la fois, imprimait le dessin d’un côté et les stries de l’enclume de l’autre. Ce dessin, très sommaire, n’était parfois que la marque d’un clou cassé.
Certes, on utilisait depuis des siècles pour le commerce l’or et l’argent, mais chaque pépite ou chaque lingot devait alors être contrôlé et pesé chaque fois qu’il changeait de mains. Les poinçons dont les marchands les marquaient ne leur servaient qu’à reconnaître ceux qu’ils avaient précédemment déjà contrôlés ou acceptés.

Créséide, pièce d or de Lydie (VIème siècle avant JC) - Revers - Source Sacra-Moneta.com

Créséide, pièce d or de Lydie (VIème siècle avant JC) - Revers - Source Sacra-Moneta.com

Sous le règne du roi Alyattès (610-561) apparut une nouvelle forme de monnaie lydienne. La surface de l’enclume était remplacée par un coin inférieur portant un dessin gravé en creux. A l’aide d’un marteau et d’un poinçon on enfonçait le métal dans la matrice inférieure, si bien que le dessin apparaissait en relief (il s’agissait d’une tête de lion). Le poinçon lui-même laissait au revers de la monnaie une marque très profonde. C’était une empreinte en creux de forme carrée ou rectangulaire, divisée le plus souvent en quatre compartiments, présentant chacun un motif dont le relief formait un élément de fixation. Les flans de métal, avant la frappe, correspondaient à un poids-étalon. Les pièces les plus lourdes pesaient environ 10,90 g; on les appelait « statères», ce qui signifiait balance ou étalon de valeur. On utilisa aussi des fractions de statères, de poids et de valeur divers. Le tiers de statère ne laisse apparaître que la tête du lion; des divisions plus petites ne montraient qu’une patte.

Le lion était alors le symbole de l’autorité royale; il servait à garantir le poids des monnaies, ce qui évitait de recourir à la pratique fastidieuse consistant à contrôler les pièces chaque fois qu’elles changeaient de main dans une transaction commerciale. Toutefois, dans l’électrum, les proportions d’argent et d’or n’étaient pas fixes; la valeur intrinsèque de chaque pièce pouvait varier considérablement. La monnaie d’électrum ne pouvait donc pas être aisément acceptée en dehors de la région même où elle était produite. C’est pourquoi elle fut rapidement abandonnée au bénéfice de l’or pur.

La première émission de monnaies d’or pur, sur une grande échelle, eut lieu sous le règne du roi de Lydie Crésus (561-546) dont le nom est demeuré un symbole d’opulence. Si grande était la richesse de la Lydie que son roi put faire au trésor du temple d’Apollon à Delphes offrande d’une masse de lingots et d’ornements dont le poids en or a été évalué à 4 tonnes. Les monnaies de Crésus, les créséides, monnaies oblongues frappées à Sardes, contenaient environ 98 % d’or, c’est-à-dire qu’elles s’approchaient autant de la pureté qu’il était possible de le faire avec les méthodes d’affinage de l’époque. Elles ne tardèrent pas à chasser de la circulation les monnaies d’électrum où la proportion d’or et d’argent était difficile à déterminer.

Les monnaies de Crésus portent au droit le symbole royal: une tête de lion et une tête de taureau affrontées. Le revers, comme dans les émissions précédentes, ne porte que le carré creux fait par le poinçon du monnayeur. En dehors de ces pièces d’or, Crésus fit frapper aussi des pièces d’argent dont le type est identique mais le module supérieur. Le pouvoir d’achat d’un statère d’or équivalait à celui de dix pièces d’argent. Or la valeur relative de l’or et de l’argent était alors de 13 1/3 à 1.  Il faut donc admettre que le roi contrôlait de très près les sources du métal précieux (les mines et les fleuves) de son royaume, car un rapport fixe entre l’or et l’argent ne peut être maintenu que si l’approvisionnement régulier en métal est assuré.

La richesse de la Lydie ne sauva point Crésus. En 546 l’armée lydienne céda devant les Perses de Cyrus. Les émissions de la monnaie lydienne furent interrompues.

Burton Hobson

The virtues of a reliable currency when all the others have disappeared

Lundi, février 23rd, 2009

Let’s imagine it’s 2018. The western world has gone through years of deflation then the flame returns as massive inflation repeating what happened in Germany in 1923.

Jean was still selling luxury yachts on the Côte d’Azur in 2008. Following the financial crash and the economic crisis that followed it, he now rears a few chickens on a farm on the outskirts of a small town in the Auvergne. In this article, he talks to us about his most recent discovery in a world where every day brings its new rules. He explains to us the characteristics of a good currency. SEE GOLDANDMONEY.INFO

Les braquages de banques – De l’histoire ancienne

Lundi, février 23rd, 2009
Le hold-up ne rapporte plus.

Le hold-up ne rapporte plus.

Fini les hold-up. Les braquages de banques ont chuté de manière spectaculaire. Divisé par trois à Paris. Le vol au guichet ne rapporte plus. Eu cause: les mesures de sécurité drastiques prises par les banques.

« Toutes les banques ont fait de gros effort sur la qualité de leur sécurité », explique Jean-Jacques Herlem, directeur adjoint de la police judiciaire à Paris.

« Elles nous fournissent aujourd’hui des vidéos numériques de très bonne qualité. Avant les caméras étaient visibles, et le voleur repartait avec sa cassette. Aujourd’hui pour entrer dans la banque et passer le sas, il faut avoir le visage découvert. »

Guichets à sec

La plupart des banques ont d’ailleurs choisi de ne plus avoir autant de fonds dans leurs coffres. Des affiches expliquent que pour des gros retraits, il faut prévenir à l’avance. Pour retirer de l’argent, on vous remet une carte à utiliser au distributeur voisin.

Comme l’explique un responsable de la Bred:

« Il y a une dizaine d’années, on avait pensé ne garder seulement qu’une petite encaisse (pour calmer les voleurs). Mais ça n’a pas eu vraiment d’impact. Maintenant, il n’y a plus du tout d’argent. » LIRE LA SUITE SUR ECO89

Quelques indicateurs : ventes de voitures, défaut des ménages, et prix de l’immobilier aux USA

Vendredi, février 20th, 2009

Ventes de voitures en zone Euro et aux USA

Taux de défaut des ménages aux USA et prix de l'immobilier

Taux de défaut des ménages aux USA et prix de l immobilier

Source : Flash Eco de Natixis

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "