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Archive for janvier, 2010

Britannia, l’autre pièce d’or anglaise

Vendredi, janvier 29th, 2010

Avers de la Britannia 100 pounds, la pièces d'or bullion anglaise. 1 once d'or pur.

Les français amateurs d’or connaissent bien le souverain. Mais connaissez-vous la Britannia ? Cette pièce d’or britannique est émise depuis 1987 par la Royal Mint, agence exécutive du Royaume-Uni chargée de la frappe de la monnaie britannique.

Sur le revers de la pièce, la représentation de Britannia, l’incarnation féminine de la nation britannique, d’où son nom. Britannia est généralement accompagnée d’un lion, coiffée d’un casque grec, armée d’un trident et flanquée d’un bouclier. Le paysage en arrière plan est souvent un bord de mer. La première représentation de Britannia sur une pièce remonte à 1672.

Sur l’avers on distingue le profil d’Elizabeth II, un classique sur les pièces d’or anglaises contemporaines.

A l’origine il s’agit d’un « Bullion Coin », une pièce « lingot » émise en vue de concurrencer le Krugerrand Sud-Africain et l’Eagle américain. Cette très belle pièce a  clairement été créée en vue de la thésaurisation.

Intérêt de la Britannia comme pièce d’or d’investissement

Moins monnayée dans le monde que le krugerrand ou l’Eagle, la Britannia est cependant très appréciée en Angleterre car, avec le souverain, il s’agit de la seule pièce d’or qui ne sera pas soumise à la CGT (Capital Gain Tax) lors de la revente, la taxe anglaise sur les plus-values. En effet, à l’instar du Souverain, la valeur faciale de la pièce s’exprime dans une monnaie officielle en Grande Bretagne (la livre sterling), donc non taxée. Un français qui pense pouvoir revendre ses pièces à des anglais a donc tout intérêt d’acheter ce type de pièce plutôt que des krugerrands, pourtant plus connus, mais taxés sur le sol anglais lors de la revente.

Il s’agit d’une très belle pièce de diversification, facilement monnayable et dont le cours est sensiblement similaire à celui des autres pièces bullions (Krugerrand, Eagle, Nugget australien, Panda de Chine, Maple Leaf canadienne, Philharmonique de Vienne).

La Britannia en chiffres.

Revers d'une Britannia de 1987

Sa valeur faciale de 100 livres sterling contient exactement 1 once troy d’or. Il existe également des pièces qui représentent des fractions différentes de la Britannia, demi/half, d’une valeur faciale de 50 livres sterling, quart/quarter d’une valeur de 25 livres sterling, et 10°/tenth d’une valeur de 10 livres sterling.

Jusqu’en 2012, la Britannia or de 22 carats était titrée à 916,67‰ d’or fin, ce qui la rendait plus résistante aux manipulations. Puis la Royal Mint a décidé d’augmenter la « finesse » des Britannia afin de concurrencer les autres pièces d’investissement de 24 carats.
A partir de 2013, les Britannia or ont désormais une finesse de 999,9‰. Ce sont des pièces plus délicates, à conserver de préférence dans un coffre et sous scellés, mais avec une teneur en or plus intéressante d’un point de vue investissement. Jusqu’en 1989, l’alliage utilisé était le cuivre, depuis 1990 il est à base d’argent.

Article écrit par Natacha FAURE

 

Le braquage d’or, corollaire de la hausse du cours du métal précieux.

Jeudi, janvier 28th, 2010

Pas une semaine sans que l’on ne parle d’un braquage de pièces d’or ou de lingots. Les braqueurs liraient-ils la presse économique ? En effet, même si le cours de l’once d’or se retrouve en ce moment dans une phase de consolidation, la récente hausse du métal précieux n’a échappé à personne, surtout pas aux voleurs qui veulent  également « investir » dans le tangible. 

Les voleurs ne s’y trompent pas et savent que voler une banque est devenu aujourd’hui presque impossible. Dérober les économies d’un particulier c’est tellement plus simple et tout particulièrement l’or. En effet il possède le suprême avantage de devenir anonyme dès qu’il est fondu, sans perdre de valeur. C’est, par exemple, plus difficile avec les diamants qu’il faut retailler.

Dans le milieu du banditisme les informations circulent vite et n’importe qui peu devenir un indicateur volontaire ou involontaire : un(e) employé(e) de maison, le salarié d’une entreprise, une femme (un homme) qui parle un peu trop à ses ami(e)s, voire des enfants qui discutent dans la cour d’une école.

Deux modes opératoires:

- L’effraction simple:  le voleur rentre, trouvent la cachette ( ils sait déjà où elle se trouve),  fracture le coffre s’il y a  et repart avec le butin. Tout doit être réglé en moins de cinq minutes.

- Plutôt que de perdre du temps  à ouvrir des coffres qui sont de plus en plus compliqués,  certain emploie  une méthode traumatisante qui consiste à prendre en otage une personne  de la famille pour forcer une deuxième à ouvrir le coffre.

L’alarme « gentillette » pour laquelle vous avez souscrit un contrat ne sera d’aucune utilité car les interventions des agents de sécurité s’opèrent en moyenne en 30 minutes. Les braqueurs sont déjà loin et vous sur le carreau…. 

Publicité Groupama - Cet idiot ne retrouve plus ses économies enterrées dans le jardin

Sur les forums dédiés à l’or on trouve de nombreux partisans de « l’or planqué au fond du jardin ». Même si son côté romanesque la rend sympathique, grave erreur!

En effet, si vous ne parlez pas de votre cachette vous courez le risque qu’à votre  décés, personne de votre entourage ne soit au courant. Vous ferez le bonheur d’ un jardinier, d’un maçon, d’un plombier ou bien d’enfants qui trouveront votre trésor. 

Et je ne parle  pas du risque stupide que vous ayez vous même oublié  votre cachette et que vous vous retrouviez, tel le « malheureux » de la publicité Groupama, à transformer votre jardin en gruyère pour remettre la main sur vos économies. 

La solution serait alors d’en parler à une personne de confiance.  C’est déjà une personne de trop. Lors d’une conversation entre ami(e)s le:   »On a un peu d’or caché à la maison, en cas de coup dur »  dans la bouche de cet ami(e) deviendra « Nos voisins ont de l’or chez eux » en parlant à une troisième personne, etc. Jusqu’au dernier maillon de la chaîne que vous retrouverez un jour en train de vous ligoter devant la cheminée et à vous menacer avec le tisonnier pour vous demander le code du coffre… 

Bref : pas de pièces d’or et de lingots à la maison. 

Alors quelle solution ? L’idéal est de garder son or dans un coffre bancaire, soit en son nom propre , soit par le biais d’une société qui  garde votre or en banque  dans des coffres mutualisés et assurés sur leur valeur, comme par exemple  Bullionvault pour les lingots ou bien AuCOFFRE.com pour les pièces d’or

Si vous avez votre propre coffre en banque, assurez-vous que le guichetier demande votre carte d’identité (à moins qu’il ne vous connaisse bien). L’intérêt des coffres bancaires c’est qu’ils sont assurés, que tout est consigné (vos passages) et filmé (sauf dans la salle des coffres évidemment). 

Quand à l’intérêt de passer par une société qui gère votre garde c’est de pouvoir à tout instant remettre en vente votre or, sans avoir à vous déplacer. Acheter et vendre des pièces d’or depuis son canapé… 

Coupure de presse à propos de braquages d’or récents: 

- Vol d’or : Braqueurs « bien renseignés » (LEFIGARO.FR) 

- Carmaux. Le menuisier avait craqué devant les pièces d’or. (LADEPECHE.FR) 

- Un gang aurait volé des lingots d’or à des retraités. (LEFIGARO.FR) 

- 500 000 euros de lingots volés chez un héritier Peugeot (LEPARISIEN.FR) 

- Des pièces d’or dérobées à un septuagénaire (La Nouvelle République)

Histoire de l’exploitation des mines d’or en France

Jeudi, janvier 28th, 2010

Minerais aurifères de Salsigne à or invisible - minerai quartzeux à plages de chalcopyrite - Source : http://www.orpaillage.fr - Yvan Pujol

L’exploitation de l’or en France remonte sans doute au néolithique, vraisemblablement sous forme d’orpaillage dans les sables des rivières. Les premiers vestiges, actuellement connus, de l’exploitation minière des filons aurifères en France datent de l’époque gauloise (400 ans av. J.-C.). Les découvertes récentes faites dans la région de Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne) au cours des travaux menés par la Société des Mines du Bourneix et les études des archéologues nous en apportent la certitude. Des vestiges de travaux anciens semblables aux « aurières » du Limousin ont également été découverts dans le Puy-de-Dôme à La Bessette, dans le Maine-et-Loire à Saint-Pierre-Montlimart et dans la région de Château-Gontier en Mayenne.

Ces exploitations antiques portaient sur des filons de quartz à or libre, facile à extraire par un simple broyage. Cette activité minière semble s’être prolongée jusqu’à la fin de l’Empire Romain, période à laquelle elle paraît s’éteindre.

Passée la période antique, il faudra attendre 1776 pour assister à la première tentative d’exploitation d’un filon de quartz aurifère à La Gardette près de Bourg-d’Oisans (Isère). L’exploitation de cette mine fut confiée au directeur de la mine des Challanches, Johann-Gottfried Schreiber qui exploita ce gisement pour le Comte de Provence, frère du roi Louis XVI. Cette première tentative se solda par un échec et les travaux seront interrompus en 1788 en raison de la trop grande irrégularité des teneurs en or.

Le 9 juillet 1847, est instituée par Ordonnance Royale, au profit de Monsieur Sudre, la première concession minière pour or, c’est la concession de Pontvieux (Puy-de-Dôme). Ce gisement fera seulement l’objet de travaux de recherche entre 1847 et 1925.

En 1896, l’or est découvert dans les minerais sulfurés de fer et de cuivre des mines de la région de Salsigne (Aude), toutefois cette découverte n’eut pas de retentissement dans les milieux miniers.

Il faudra attendre 1903 et la découverte de l’or dans le minerai d’antimoine des mines de La Lucette, près de Laval (Mayenne), pour assister au développement sans précédent de la prospection et des travaux miniers sur les filons aurifères de notre pays, stimulés par cette découverte mais aussi par la mise au point récente (1898) du traitement des minerais d’or par cyanuration.

Les prospections portèrent principalement sur le Massif Armoricain et le Massif Central avec une intensité particulière sur le Limousin et la Marche. En 1905, la Société des Mines de La Bellière (Maine-et-Loire) et la Société des Mines d’Or du Châtelet (Creuse) mettent en exploitation leurs gisements tandis qu’au même moment avait lieu en Limousin une véritable ruée vers l’or sur les gisements de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, des Monts d’Ambazac et de Saint-Goussaud (Haute-Vienne).

En 1908, la mine de Salsigne (Aude) entre en phase de production.

En 1912, la production totale du pays atteint les 3 000 kg d’or. La guerre de 1914 vient interrompre brutalement cette progression.

Après la guerre de 1914, les gisements du Limousin reconnus dès 1905 sont exploités à Chéni, Nouzilléras, Beaune, La Fagassière, Champvert et La Petite-Faye (Creuse).

A partir de 1935, la production diminue progressivement jusqu’en 1955, date à laquelle seule la mine de Salsigne reste en activité. La faiblesse des cours de l’or et l’épuisement de certains gisements provoquent la fermeture des autres mines.

En 1975, la hausse soudaine des cours de l’or relance la prospection minière sur les gisements aurifères.

En 198o, la Société « Le Bourneix » entreprend l’exploitation du gisement de CrosGallet près de Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne). En 1988, cette société rachetée par COGEMA, devient la Société des Mines du Bourneix qui intensifie la prospection et l’exploitation des gisements de la région, produisant plus de 2 000 kg d’or en 1992.

En 1988, le « chapeau de fer » de l’amas sulfuré de Rouez-en-Champagne (Sarthe) est mis en exploitation.Ce petit gisement limité en volume produira en cinq ans près de 2 300 kg d’or et 7 000 kg d’argent.

En 1991, les cours de l’or s’effondrent provoquant l’arrêt de la mine de Salsigne. Après rachat par une compagnie australienne et construction d’une nouvelle usine de traitement, l’exploitation reprendra en décembre 1992.

Après être descendus en-dessous de 6o 000 F le kg, les cours de l’or se redressent en 1993 pour atteindre les 8o 000 F puis se stabiliser aux alentours de 7o 000 F le kg.

Malgré cette embellie, les réserves économiquement exploitables s’épuisent et la Société des Mines du Bourneix cesse toute activité en octobre 2001, tandis que la mine de Salsigne fermera dans le courant de l’année 2004 mettant un terme à 1oo ans d’exploitation minière de l’or en France.

Par Pierre-Christian  GUILLARD, tiré de Guide Pratique du Chercheur d’or en France

[Mise à jour du 20/09/2013]

Villeranges : vers une nouvelle mine dans la Creuse ?

Un terme à l’exploitation de l’or en France ? Pas forcément. Dans la Creuse, un projet de mine d’or avance peu à peu. C’est la société Cominor, filiale du groupe La Mancha, qui a fait la demande d’un permis exclusif de recherches en février 2011.
Leur objectif : ouvrir une mine d’or sur le site de Villeranges, dans la Creuse. La dernière mine d’or du Limousin a été fermée en 2002. Et de l’ancienne mine du Châtelet, non loin du site de Villeranges, une quinzaine de tonnes d’or ont été extraites pendant la première moitié du XXe siècle.

Une consultation publique a été lancée pendant l’été. Des nombreux travaux et recherches devront ensuite confirmer, pendant les années à venir, si le filon tient ses promesses. C’est là que la société Cominor pourra réellement découvrir quels secrets recèle le sous-sol limousin. Et si les résultats sont là et que les autorisations suivent, cette nouvelle mine pourrait créer des emplois dans la Creuse… et remettre l’exploitation aurifère au goût du jour en France.

[Mise à jour du 24 février 2014]

Compagnie nationale minière française : l’extraction aurifère de nouveau à l’ordre du jour en France

L’histoire de l’exploitation aurifère en France pourrait bien s’écrire sur une nouvelle page. Avec une date à retenir : celle du 21 février 2014, où Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif, a confirmé la renaissance d’une compagnie nationale des mines.
Alors qu’un deuxième permis de recherches a été accordé à Variscan Mines dans le Maine-et-Loire, un an après un premier permis pour une zone entre la Sarthe et la Mayenne, c’est bien le signe que le gouvernement prend particulièrement conscience de la valeur du métal précieux. La Compagnie nationale minière française sera chargée d’exploiter le sous-sol français, et d’en tirer des ressources en métaux précieux. Cela concerne donc les sous-sols de la France métropolitaine et des DOM-TOM, dont la Guyane aux ressources aurifères convoitées.

En Guyane, la création de la Compagnie nationale minière française permettra peut-être d’enrayer l’orpaillage sauvage. En France métropolitaine comme sur les territoires des DOM-TOM, le ministre a en effet annoncé se tourner vers une extraction qui respecte les « aspirations environnementales de nos concitoyens », annonçait-il le 21 février dans de nombreux journaux (Le Monde, Le Parisien…).

La Compagnie nationale minière française devrait également se tourner vers l’Afrique francophone. Pour l’Etat, l’objectif est clairement assumé selon Arnaud Montebourg : protéger « les intérêts nationaux », et contribuer à assurer l’approvisionnement français de métaux rares… dont l’or et l’argent.

Néanmoins avec des méthodes d’extraction qui devraient se révéler coûteuses en France métropolitaine, et avec la mainmise de l’Etat sur la production, c’est bien vers les pièces d’or (donc déjà extraites !) qu’il faut se tourner pour l’investissement !

[Mise à jour du 23 mai 2014]

En Guyane,  l’or est second secteur économique du territoire… mais cela ne convainc pas la Creuse !

L’extraction aurifère a une place importante en Guyane. Très importante même : c’est d’ailleurs « le second secteur économique du territoire après le spatial », selon Philippe Matheus, président d’ORkidé de Guyane et membre de la Fédération des opérateurs miniers de Guyane (Fedom-G), qui s’exprime dans les colonnes de Franceguyane.fr, dans un article du 16 mai.

Selon le professionnel de l’or, le métal précieux emploie une centaine de salariés, répartis dans une trentaine de très petites et moyennes entreprises. Elles extraient une tonne et demie d’or par an, ce qui leur permet de réaliser plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires par an. « Ce sont des sociétés structurées, qui travaillent avec un permis d’exploitation de concessions minières, incluant un cahier des charges strict, notamment en matière d’obligations environnementales », ajoute Philippe Matheus.

Et ce n’est pas fini, puisqu’il évoque encore un « fort potentiel de développement ». « Nous pourrions passer d’1,5 tonne d’or aujourd’hui à quinze à vingt d’ici quelques années ». Ce qui permettrait de porter l’embauche à trois mille emplois au total d’ici dix ans.

Sur le sol métropolitain par contre, les élus de la Creuse s’interrogent. Les conseillers généraux auraient ainsi demandé le retrait du permis de recherche de mines d’or. Une information partagée par France 3 Limousin le 20 mai : la demande de retrait porte sur le permis accordé par le Ministère du redressement productif le 18 novembre 2013, accordé pour la mine de Villeranges.

Ce permis  concerne des recherches de métaux précieux, et pas uniquement de l’or : également du cuivre, de l’argent, du zinc, de l’antimoine, de l’étain et du tungtsène, sur une zone de près de 48 km2 dans la Creuse.
Un intérêt certain du gouvernement pour les métaux précieux, qui prouve encore la valeur intrinsèque de l’or ou de l’argent.

[Mise à jour du 29/08/2014]

Extraction aurifère dans la Creuse : les entreprises continuent à montrer de l’intérêt

A Villeranges, dans la Creuse, le projet d’extraction minière avance peu à peu. En charge du projet, la Cominor en est encore au stade du permis de recherches, tel qu’il a été accordé il y a près d’un an. Le directeur adjoint de la Mancha – la maison-mère de Comino – Dominique Delorme a livré quelques détails sur les démarches actuellement en cours. Sur fonds de mécontentement des opposants : dans un article du 28 août 2014, FranceBleu.fr relève d’ailleurs la manifestation qui a regroupé 70 personnes dans une commune proche.

Dominique Delorme s’est exprimé dans les colonnes du Populaire, un quotidien régional du Limousin (13 août 2014) Il y détaille les travaux de recherche actuellement en cours : « ce sont des travaux préliminaires et des prélèvements de surface uniquement qui nous donnerons des informations sur les sous-sols, sur la nature des roches. » La zone de Villeranges a été choisie notamment en raison de son histoire géologique : « on a fait l’inventaire des zones pour lesquelles il y avait des indices qui avaient été trouvés. Ces zones ont été abandonnées parce que le cours de l’or, à l’époque, n’était pas intéressant », ajoute Dominique Delorme.

Quel sera donc l’avenir du projet minier de Villeranges ? S’il n’y a pas de gisement, il n’y aura pas de mine : c’est d’ailleurs l’objectif du permis de recherches. Si le sous-sol limousin recèle des trésors aurifères, cela pourrait contribuer à relancer une exploitation sur le sol française – en dehors de ceux menés en Guyane par exemple.

Un intérêt des entreprises et de l’état pour l’or

Avec la Compagnie nationale minière française relancée en février 2014, cela fait certainement partie des projets du gouvernement. Mais à quel prix ? « Des premières estimations parlent d’une densité aurifère de 4 grammes pour une tonne de minerai », relève Dominique Delorme. « Cela dépend aussi de l’environnement général, de la profondeur du gisement, de sa géométrie, s’il est plus ou moins compliqué à exploiter, des contraintes environnementales dont il faut tenir compte, des infrastructures qui pourraient exister ou qu’il faut créer… »

Avec toutes ces équations encore inconnues, si les Français veulent posséder de l’or, il vaut mieux se tourner vers l’or déjà extrait et déjà raffiné, et de préférence de l’or raffiné dans le respect de l’homme et de l’environnement !

Analyse de la consolidation actuelle de l’once d’or.

Dimanche, janvier 24th, 2010

La consolidation actuelle a montré des signes de faiblesses en termes de dollars, mais pas en termes d’euros. Selon mes indicateurs techniques, si le niveau des $1091 ne tient pas, nous aurions un feu rouge qui s’allumerait. En théorie, nous pourrions redescendre jusqu’à la zone des $1000-$1030. En termes d’euros, ce serait la rupture des 750 euros qui pourrait nous ramener jusqu’à la zone des 700-720 euros.

Si les $1091 tiennent, ou si nous n’avons qu’une fausse cassure passagère, alors l’impulsion de hausse débutée l’automne dernier continuera probablement jusqu’en avril-mail 2010, et nous pouvons encore viser un objectif entre $1’400 et $1’500 (qui correspondrait environ à 1000 euros l’once, selon le taux de change). Si la consolidation se prolonge vers le bas, alors cela voudra dire que le dernier sommet à $1226 (815 euros) correspondait à la fin de l’impulsion de hausse intermédiaire débutée en septembre, et qu’une période de consolidation prolongée se mettrait en place avant le départ d’une nouvelle impulsion de hausse. Le risque de baisse maximal serait de 10%-12% depuis le niveau actuel, et correspondrait à des ventes paniques en direction de la zone support 680-700 euros, qui correspond aussi au support mobile de très long terme pour ce marché haussier (support mobile ou moyenne mobile = terme technique pour désigner le lissage avec une courbe de la tendance haussière du prix, qui oeuvre comme une moyenne du prix, en éliminant les pics à la hausse et à la baisse).

Comme toujours, la meilleure stratégie pour un investisseur axé sur le long terme consiste à acheter la panique et à vendre l’excès d’optimisme. Je ferais quand même deux remarques importantes à ce propos. Le dernier sommet à $1226 ne correspondait pas à un optimisme extrême, en tout cas rien à voir avec celui qui prévalait lors des précédents sommets de mai 2006 et de mars 2008. Ajoutons encore que l’écart du prix avec sa moyenne mobile de long terme est resté relativement modeste par rapport aux écarts qui existaient en mai 2006 et en mars 2008 : ceci montre que nous avions encore un certain potentiel de hausse pour terminer l’impulsion. Et comme cet écart est justement beaucoup plus réduit que lors des précédentes impulsions de hausse, notre risque de baisse est beaucoup plus faible depuis les niveaux actuels! C’est ce qui me fait dire que sortir de ce marché pour éviter une baisse possible de 10%, tout en prenant le risque de rater une hausse de 30% quelques semaines ou mois plus tard, est une stratégie que je ne défends pas du tout.

C’est cette moyenne mobile de très long terme (la MM325jours) qui m’a toujours permis de signaler les plus belles opportunités d’achat de ce marché haussier. Seul l’épisode du krach de 2008 est parvenu, pour la première fois depuis 7 ans, à défoncer ce support mobile, mais qu’on ne rêve pas : cette fois, un nouveau krach sur les marchés n’entraînerait pas le cours de l’or comme il l’a fait en 2008. Pourquoi? Parce que lorsque les gens vendaient tous leurs actifs sans discernement en 2008, ils ne se doutaient pas que nous étions au bord d’un effondrement du système financier, et que la fermeture des banques, qui se seraient produite, les aurait rendus otages d’une possible refonte monétaire, en dévaluant massivement la monnaie papier, le cash sur lequel tout le monde se précipitait. La gravité de la situation échappait à la plupart! Si une nouvelle crise devait se produire, je suis persuadé que l’or ne sera pas vendu de la même façon, car les institutionnels et les banques centrales, aguerris par la crise de 2008, sont à présent au courant des risques terribles qui pèsent sur le système. Evidemment que, si un nouveau krach devait se produire, les traders obnubilés par le court terme, les spéculateurs en proie à des appels de marge et autres mains faibles se mettraient à vendre toutes leurs positions sur l’or, ce qui pourrait causer un creux passager, au début de la panique, mais ensuite vous auriez beaucoup de professionnels et de banques centrales qui profiteraient de l’occasion pour acheter MASSIVEMENT de l’or physique.

Nous avons connu une crise financière en 2008, mais la prochaine sera d’ordre monétaire, car la santé financière des Etats sera en cause, avec de possibles cessations de paiement pour plusieurs Etats. Et dans une crise monétaire, inutile de vous dire ce qu’il y a de plus sûr à détenir : l’or physique. Nous pourrions assister à une sortie massive de certaines obligations d’Etat pour chercher refuge dans n’importe quoi de tangible qui puisse retenir sa valeur. Dans cette course-là, le marché de l’or est le bénéficiaire numéro 1.

La faiblesse du cours de l’or que vous avez ressentie dernièrement est due au resserrement des conditions de crédit en Chine. La Chine dirige les marchés aujourd’hui. Souvent, après un tel changement dans sa politique monétaire, les marchés mondiaux subissent une forte correction dans les deux à trois mois à venir. Les traders anticipent cela en ce moment même et ont vendu leurs positions sur les matières premières et les marchés émergents, ce qui explique la faiblesse du cours de l’or. Si nous n’avons qu’une correction de 20% à 30% sur les marchés boursiers, alors ce ne sera pas encore le début de la prochaine crise, ce ne sera qu’une correction dans un marché soutenu principalement par l’inflation. En effet, tout l’argent qui a été créé pour soutenir l’économie en 2008 va finir par se retrouver dans le circuit économique, et c’est pour cette raison que les bourses ont continué de progresser, malgré les mauvais indicateurs économiques.

L’inflation va inévitablement refaire son apparition, tôt ou tard. La prochaine crise également, mais elle pourrait intervenir plus tard que ce que les pessimistes pensent, car les plans de relance et les injections monétaires soutiennent encore les marchés. Actuellement, nous nous trouvons dans l’oeil du cyclone. Pour les mois à venir, il faut s’attendre à voir le prix de certains produits agricoles reprendre l’ascenseur, pour des raisons fondamentales, ce qui va encore aggraver la situation de bien des personnes, déjà fortement touchées par la crise. Des manifestations violentes sont à prévoir. Certaines personnes, après avoir tout perdu, n’ont tout simplement plus rien à perdre, comme dirait Gerald Celente.

En résumé, mon avis est que nous avons deux options pour le marché de l’or : ou bien l’or reprend l’impulsion de hausse commencée en septembre et marque un sommet intermédiaire en avril-mai à $1’400-$1’500, ou bien l’or continue à corriger en zig-zag jusqu’au mois de juin avec un plancher moyen à 700 euros, puis passe l’été plat, pour attaquer l’automne avec un objectif au-delà de $1’500, avec les premiers effets visibles du retour de l’inflation, ou les premiers effets des risques souverains qui pèseront sur certains Etats à ce moment-là. Une chose est sûre, on ne va pas s’ennuyer en 2010 sur les marchés financiers!

Article écrit par Léonard Sartoni

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la première plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

Un critère essentiel pour l’achat des pièces d’or : le différentiel de prime

Samedi, janvier 23rd, 2010

Au lendemain du pic de la crise (le 10/10/08) nous avions comparé les primes instantanées des pièces d’or avec leurs primes de fond (la prime normale, hors crise). Le résultat, le différentiel de prime, est sans appel et donne une idée neuve de ce qu’il faut acheter en matière de pièce d’or.

De manière générale on lisait ici et là qu’il fallait exclure de son achat les pièces avec une prime de fond largement positive. En fait, tous les spécialistes qui avançaient ces chiffres ont connu les pics des années 70 et 80 mais jamais une crise comme celle que nous vivons actuellement. Il est clair que ceux qui avaient des demi-napoléons en bon état (état TTB minimum) à vendre le 10 octobre sont ceux qui ont le plus démultiplié leur investissement dans l’or physique.

Dans cette étude, nous n’avons pas tenu compte du napoléon à 190 euro car ce phénomène n’a tenu qu’un seul jour et pour avoir téléphoné à CPR à ce moment, les pièces étaient réellement achetées à 150 euros …

Dans notre classement exit donc le Pesos, les Unions Latines et autres pièces habituellement conseillées pour leur prime nulle voire légèrement négative en temps normal. Ces pièces restent cependant très intéressantes en raison de leur prix actuel pour un placement de long terme pour lequel personne n’est capable de prédire quelle pièce sera recherchée (prime forte) ou pas (prime faible).

Classement des pièces d'or avec le meilleur différentiel de prime

Classement des pièces d or suivant leur différentiel de prime

Le désordre monétaire aujourd’hui

Samedi, janvier 23rd, 2010

Du temps des Romains, l’or étant rare en Europe, ce sont les pièces d’argent, les « deniers » qui ont servi de référence. Il faut attendre 1252, et le florin, pour que les pièces d’or réapparaissent en Europe à Florence. À partir de ce jour, l’or est devenu le métal de référence.
C’est en 1024 que le gouvernement chinois des Song adopte les billets de banque qu’utilisaient déjà depuis au moins un siècle les marchands de thé voyageant au loin. Les billets de banque sont moins lourds à transporter que les pièces de monnaie. Mais l’or est resté la valeur de référence. Il fallut attendre le 18 décembre 1971 et les accords de Washington, pour que l’or cesse d’être la valeur de référence entre deux monnaies. Les différents États ont alors eu le choix entre deux systèmes pour déterminer la valeur relative de deux monnaies.

Soit les deux gouvernements passent un accord entre eux et décident de la valeur relative de leurs monnaies. C’est le système dit « à parité fixe ». Mais chaque peuple a un comportement plus ou moins inflationniste. Depuis 60 ans par exemple, les prix grimpent bien plus rapidement en France qu’en Allemagne. Les Français achètent donc les produits allemands devenant moins coûteux. Il fallait de temps en temps modifier la parité fixe, dévaluer. De 1945 à 1999, une quinzaine de dévaluations ont marqué l’union par une parité fixe des monnaies allemande et française (…) LIRE CET ARTICLE DE BERNARD TREMEAU

The Great Confiscation: Gold ownership was illegal in the USA from 1933 to 1975

Mercredi, janvier 20th, 2010

Have you heard of Roosevelt’s Emergency Banking Act on April 5th 1933? This was the date on which the American president declared that it was illegal for US citizens to own gold and ordered them to return their coins, ingots and gold certificates to the federal reserve banks before May 1st 1933 at a price of 20.67 USD per ounce. Immediately devaluing the dollar by 40 percent; and setting the price of gold at $35.00 per ounce. At a single stroke, Roosevelt increased the government’s gold assets, stabilized the monetary system and increased wholesale prices by more than 33 percent. However, he also inflicted losses of 40 percent on gold owners and stripped them of the gold that they saved to insure their financial futures. (…) CLICK TO READ MORE – GOLDCOIN.ORG

Why do we hoard gold?

Mercredi, janvier 20th, 2010

Why do we hoard gold? In defiance of the world of fiduciary payments. Because of fears about war, revolution, devaluation, taxation. To avoid paying inheritance taxes. To remain true to ancestral reflexes that ensure that gold as a refuge and gold as a reserve prolong the gold fetish.

Hoarding gold has both advantages and disadvantages. On the side of the advantages, one has to include its discretion, gold can not be identified. Unlike notes and cheques, which are numbered, coins have no serial numbers and whilst ingots are numbered, it is easy to remove the mark or simply melt the metal. Gold’s longevity must also be added to the positive side of the scales: neither the air, nor the earth damage it; as the Indians say: ants don’t eat it. It does not change over the centuries. Gold is a durable security (…)  CLICK TO READ MORE – GOLDCOIN.ORG



Le prix des pièces d’or va-t-il poursuivre son ascension ?

Mardi, janvier 19th, 2010

Evolution du cour de l or en dollar US. Source 24hgold.com

Vous êtes nombreux à nous demander si l’or va poursuivre son ascension et plus particulièrement les pièces d’or. Est-il encore temps d’acheter des napoléons sans se retrouver avec de beaux ronds de métal invendables au meilleur prix dans quelques semaines ?

Voilà la réponse de la rédaction de LORetLARGENT.info :
- La prime des napoléons est faible (inférieure à 5%). C’est un signe que le potentiel de hausse est fort. Nous ne sommes pas dans une phase de rush sur les pièces d’or. L’or est actuellement travaillé par les « gens de la finance » mais le grand public s’y intéresse pas ou peu. Le jour où vos « amis » sur Facebook diront qu’ils achètent de l’or, il sera alors temps pour vous de vendre. On en est encore loin.
- Le pétrole est encore bas, le dollar conserve contre toute attente une certaine force face à un euro affaibli par les dettes de pays malades. Cela veut dire que lorsque le dollar va baisser, et il va baisser pour éponger mécaniquement la dette américaine, et le pétrole augmenter, tous les indicateurs seront là pour donner le signal d’une nouvelle hausse violente de l’or. Actuellement l’or monte avec un dollar encore fort et un pétrole relativement bas. En euros le mouvement à la hausse est encore plus fort. C’est inédit.

Notre conclusion : Le potentiel de hausse reste totalement intact pour le moyen et le long terme. Si vous n’avez pas encore acheté, vous pouvez le faire maintenant. Si vous avez déjà de l’or physique (pièces d’or, lingots), attendez une consolidation pour vous renforcer. Vous pourrez tous vous alléger lorsque l’once d’or sera à 2800 $ ;-)
N’oubliez pas, l’or est avant tout une assurance contre la crise. Le considérer comme un pur placement spéculatif est une erreur.

A lire : Pourquoi le cours de l’or est-il condamné à la hausse ?

Pour un retour à l’étalon or ?

Lundi, janvier 18th, 2010

Que la Grande Crise Mondiale reste fiction ou devienne réalité dans les années à venir est une question que tout le monde devrait se poser. Je n’ai pas de réponse à cette question, mais il me semble raisonnable de se préparer psychologiquement et financièrement à cette éventualité. Ceux qui n’ont aujourd’hui aucune position en or physique dans leur portefeuille courent, sans le savoir, un très grand risque. Si la crise devait empirer et dégénérer en dépression économique, certaines devises seraient en danger de mort, quel que soit l’issue hyperinflation/spirale déflationniste. Le seul moyen pour les Etats de restaurer de la stabilité dans un système en proie au chaos serait de revenir à une forme d’étalon-or. Le retour à une forme de monnaie couverte par de l’or ne se ferait pas à la suite d’une décision réfléchie et dans l’optique d’éviter le pire. A mon avis, ce retour à l’or se ferait dans l’urgence et lorsque le pire se serait déjà produit. Les hommes n’apprennent rien de l’histoire. Evidemment, bien avant cette décision, le prix de l’or aurait déjà explosé. Et ceux qui disent aujourd’hui que l’étalon-or était un système monétaire inférieur au système monétaire actuel, devraient reconsidérer leurs propos si le scénario d’une Grande Crise Mondiale devait se produire, car la Grande Crise serait justement le résultat direct de l’abandon de l’or dans le système monétaire, en 1971 !

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°18 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

L’or évincé durant la Première Guerre mondiale – Histoire de l’or

Lundi, janvier 18th, 2010
Affiche de la Grande Guerre. L'or est alors devenu un trésor de guerre.

Affiche de la Grande Guerre. L'or est alors devenu un trésor de guerre.

1914 : le conflit sonne le glas de l’or monnaie, comme de beaucoup d’autres valeurs de ce monde. Les peuples mobilisent. L’or, cessant d’être le moteur d’une économie de paix, est appelé à reprendre l’une de ses vieilles fonctions : il est trésor de guerre.

Tout au long de l’histoire, il n’a guère cessé de l’être. Il a joué ce rôle entre les mains des Grecs, qui l’accumulaient dans leurs temples avec des arrière-pensées militaires, entre les mains des Perses, entre celles de Philippe de Macédoine et d’Alexandre, de Rome et de Byzance. « Toute nation doit tâcher d’amasser de l’or pour l’occasion des guerres », a conseillé l’Encyclopédie de Diderot. La Prusse, en 1813, a demandé aux femmes le don de leurs bijoux pour lutter contre les Français; elles ont, en échange, reçu des bijoux de fer, portant la mention : « Pour du fer, j’ai donné de l’or. » Les belligérants de 1914, eux aussi, font appel à l’or pour financer la lutte.

Dans la tour de Spandau, Guillaume II a pris soin d’entasser le précieux métal. Si la Russie et la France, avant 1914, ont grossi soigneusement leurs réserves d’or, c’est pareillement en prévision de la conflagration menaçante.

Puisque les États en guerre rassemblent leurs forces, les particuliers ne sauraient leur dérober les moyens du combat. A tout le moins, il n’est plus concevable de leur donner de l’or. Le premier soin des belligérants est de suspendre la convertibilité des billets. En France, dès le jour de la mobilisation, les directeurs des succursales de la Banque de France décachètent le pli secret qui leur a été adressé. Ils y ont lu « Vous cesserez immédiatement toute remise d’or. » La loi du 5 août consacre cette mesure : le franc n’est plus qu’une monnaie de papier.

Même décision en Allemagne, pour le mark, que la loi du 4 août 1914 rend inconvertible. Mais la libérale Angleterre agit différemment. Attachée à l’étalon-or qui a fait sa gloire et sa fortune, elle maintient en droit la convertibilité des billets, pour la supprimer en fait. Un Anglais viendrait-il à la Banque d’Angleterre pour demander, en échange de ses coupures, un règlement en or? Il commence par subir un long interrogatoire, il doit fournir la preuve que cet or ne sera pas fondu ni vendu à prime, et, s’il insiste, il est accompagné par un policeman chargé de contrôler l’emploi du métal. Cette procédure a de quoi décourager les citoyens d’esprit assez peu civique pour réclamer de l’or. De même, l’exportation de l’or reste libre ; mais les ports sont surveillés de telle sorte que cette permission équivaut à un embargo. Au surplus, Londres interdit la fonte des pièces, comme l’offre ou la demande d’une prime pour la monnaie métallique. Et pour éviter à la Banque d’Angleterre la peine et la honte de multiplier ses billets, le Trésor en émet, sous le nom de currency notes : c’est du papier d’État, officiellement remboursable en or, mais que ne gage aucune couverture de métal. Ainsi, avec la plus parfaite candeur, le Royaume-Uni sauve les principes.

Comme l’Allemagne, la France et l’Angleterre, tous les pays hier ralliés à l’étalon-or, ou à ce qui restait du double étalon, rompent avec le métal. Les États-Unis eux-mêmes, lorsqu’ils entreront dans la guerre, interdiront les sorties d’or.

Le métal jaune cesse de circuler en Europe : depuis germinal, la France avait frappé 696 millions de pièces d’or, représentant 3 500 tonnes ; on a vu qu’il en reste 2 800 tonnes en 1914, dont 1 200 à la Banque et 1 600 dans le public. Ce sont ces 1 600 tonnes de pièces qui perdent leur fonction monétaire. Il n’est même pas besoin de leur ôter le cours légal : elles passent sans effort des porte-monnaie au creux des coffres-forts et des bas de laine.

Versez votre OR. Nous verson bien notre sang !

Versez votre OR. Nous versons bien notre sang...

Pourtant l’État en a besoin : s’il a des achats à faire à l’étranger, ce n’est pas avec des billets français qu’il peut régler ses dettes extérieures. Un appel officiel du 2 juillet 1915 convie les Français à verser leur or pour concourir à la Défense nationale. « L’or est indispensable pour acheter des munitions, disent les affiches… Échangez l’or que vous détenez, et qui ne peut d’ailleurs vous être d’aucune utilité, contre des billets de la Banque de France dont le crédit fait l’admiration du monde. Un certificat vous sera remis, constatant la somme d’or que vous aurez versée… » Des comités de l’or s’organisent par tout le pays. La Banque reçoit ainsi 380 tonnes de métal durant la seule année 1915, et plus de 700 pendant l’ensemble des années de guerre : ce qui réduit la thésaurisation privée à 900 tonnes, et devrait porter l’encaisse de la Banque à 1 900 tonnes. Mais il lui a fallu céder du métal à l’étranger, pour assurer les approvisionnements de la nation. En 1919, elle ne détient plus qu’à peine 1100 tonnes d’or. La différence a payé la guerre.

On retient ici le cas de la France, parce qu’elle était, dès 1914, de tous les belligérants européens, le pays qui possédait les plus gros avoirs en or. L’Allemagne, tout en perdant les trois quarts de ses réserves de devises, réussit à sauvegarder l’encaisse de la Reichsbank (700 tonnes), faute de pouvoir trouver suffisamment de fournisseurs extérieurs. L’Angleterre préserve l’essentiel de son avoir grâce aux crédits américains. Les États-Unis, neutres jusqu’en 1917, fournisseurs en permanence, doublent leurs réserves d’or, de 1914 à 1919.

Il est vrai que la guerre ne se paie pas seulement avec de l’or. Elle se finance avec de l’inflation. Dans le cours forcé, le papier-monnaie ne s’accrédite qu’en se discréditant.

René Sédillot – Historien

Jeune et amateur de pièces d’or

Mercredi, janvier 13th, 2010

Les personnes mal renseignées pensent qu’acheter des pièces d’or est une affaire concernant les gens ayant connu la Seconde Guerre Mondiale. Ce n’est pas totalement faux dans le sens où ceux qui ont vécu les privations de liberté et de confort savent que l’or, et plus particulièrement les pièces d’or, sont un formidable outil de protection contre les crises depuis environ 6000 ans. Il n’existe pas de raison que cela soit différent aujourd’hui.

En 1939 un napoléon 20F se négociait 300 Francs, grimpant à plus de 5000 en 1945. C’était alors la seule valeur permettant de conserver intact son patrimoine pour ceux qui avait su en acheter au bon moment et de la meilleure manière. Evidemment ce n’était pas en 1944 qu’il fallait acheter mais anticiper et se placer dès 1933 lorsque tous les signaux indiquaient que des choses graves se profilaient à l’horizon. Les libres penseurs prévoyaient dès cette époque que tout pouvait exploser. Seuls les politiques et les suiveurs habituels n’auront rien vu venir jusqu’à la veille du conflit. Acheter de l’or avant la Guerre était alors une chose simple, cela devint beaucoup plus risqué pendant. En effet, les allemands interdisaient aux français d’en posséder plus de 6 grammes. Ce fut l’occasion de la mise en place d’un système de marché noir où seule la loi de l’offre et la demande régnait.

Faut-il faire un parallèle avec cette époque et dire que nous sommes le 1933 du 21ème siècle. Je n’irai pas jusque là mais de nombreux indicateurs nous incitent à penser que nous rentront dans une période incertaine. Nombreux pensent que nous y sommes déjà. Je considère que l’on doit rester serein et qu’il ne faut pas pour autant acheter un fusil ou bien fabriquer un abri antiatomique au fond de son jardin. Cependant, il serait tout aussi stupide de ne pas agir que de ne pas souscrire une assurance incendie pour sa maison.

Les raisons pouvant provoquer une instabilité mondiale sont légions : perte de pouvoir et de crédibilité de l’Empire Américain, perte de valeur du dollar sans véritable monnaie mondiale de substitution, réorganisation géopolitique à l’avantage des BRIC ( Brésil, Russie, Inde et surtout Chine), origines de la dernière Crise économique non réglées, instabilité croissante de certaines régions pouvant littéralement exploser à la moindre étincelle (Iran, Pakistan, etc.), matières premières de plus en plus rares aux mains de certains et utilisées par d’autres, problèmes climatiques croissants. Voulez-vous que je poursuive la liste et que je remplisse la page ?

Bref, vouloir se prémunir de ces risques devrait donc être aujourd’hui une attitude naturelle de la part des jeunes actifs et des nouveaux parents qui n’ont pas nécessairement connus de périodes troublées mais qui voient clairement à quoi cela pourrait ressembler. Se prémunir ne veut pas dire ne plus consommer, ne plus vivre, ne pas investir en bourse ou bien dans l’immobilier. Cela veut juste dire qu’il faut aussi épargner selon un mode qui révèle systématiquement sa valeur lors de chaque crise : acheter de l’or et plus particulièrement des pièces d’or.

Les analystes économiques pensent qu’avoir de 5 à 20% de son patrimoine sous forme de pièce d’or est suffisant pour garantir les pertes éventuelles que l’on aurait sur le reste. En effet, la multiplication du cours de l’or en cas de crise, et à plus forte raison des pièce en raison de l’effet de rareté (traduit par la prime), est telle que les gains peuvent être cinq à dix fois supérieurs à l’investissement initial. 15% de votre patrimoine qui valent cinq fois plus pendant une crise compensent les 80% de perte que vous aurez sur le reste (vos actions, votre immobilier, vos assurances vie) en raison de la nécessaire inflation (et donc perte de valeur de la monnaie) et des pertes de valeur des entreprises.

Vous êtes convaincu que l’or physique est l’achat raisonnable du moment, mais pourquoi vous conseiller de le faire sous forme de pièces plutôt que de lingots ? Vous aurez une réponse détaillée en lisant l’article « Acheter 170 pièces d’or type Napoléon ou bien un lingot ?« . Je ne parle même pas de l’or papier (certificats, fractions d’un lingot, etc) qui s’évanouit avec l’effondrement d’une économie. Pour faire bref, seul l’or physique sous forme de pièce d’or est efficace pour vous protéger, en effet vous devez retenir qu’un lingot ne vaudra jamais beaucoup plus que la valeur de l’or qu’il contient alors que les pièces, très demandées en période de crise, voient leurs prix flamber bien au-delà de ce qu’elle valent en or. Cette différence est traduite par la prime qui est le critère fondamental à comprendre pour savoir pourquoi, comment et quand il faut acheter des pièces d’or.

Nous sommes en 2010 et le napoléon n’est plus la seule pièce qu’il est bon de posséder lorsqu’on réside en France. Pour savoir quelles pièces il est bon d’acheter et comment, vous lirez avec intérêt le guide  »Pourquoi et comment investir avec les pièces d’or«  et l’article « Pièces d’or : apprendre à faire les bons choix selon votre profil d’épargnant« .

Jean-François FAURE

LORetLARGENT.info lance GOLDCOIN.org, sa version « Royaume Uni »

Lundi, janvier 11th, 2010

GoldCoin.org - visit in english

Des pièces d’or et d’argent avec le logo des Nations Unies

Lundi, janvier 11th, 2010

La pièce d'or des Nations Unies. L'Oro

L’annonce faite par les Nations Unies indiquant qu’elles allaient confier la licence pour la frappe de pièces de monnaie en argent et en or portant le logo des Nations Unies pourrait mettre le prix du métal sur orbite.

Dans son gros rapport rendu cet automne, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) indiquait que le système des devises et des pratiques bancaires internationales des systèmes économiques actuels était inapproprié et qu’il était responsable de la crise économique actuelle. Ce rapport soutient que le système monétaire actuel, où le dollar constitue la monnaie de réserve mondiale, devait être remis en question « de toute urgence ».

Ce rapport CNUCED a marqué une étape importante. En effet, c’était la première fois qu’une institution multinationale majeure diffusait l’idée d’une telle suggestion ou mesure, alors qu’un certain nombre de pays, dont la Russie et le Brésil, s’étaient montrés favorables au remplacement du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Le directeur de la banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan, a indiqué que le dollar pourrait être remplacé par un panier de devises. La commission des Nations Unies a rejeté cet élargissement en argumentant qu’un système à plusieurs pays « pouvait également s’avérer instable et opaque. »

La commission souhaite trouver un équilibre plus monétaire pour les pays en voie de développement et un moyen leur permettant de conserver leurs réserves et leurs économies domestiques qui resteraient indépendantes des agences et accords étrangers.

L’économiste américain et Président de la Commission, Joseph Stiglitz, lauréat du prix Nobel de l’Economie, a expliqué qu’il existait « consensus de plus en plus large sur le fait que le système de réserve en dollar était à l’origine de nombreux problèmes. Les pays en voie de développement prêtent en effet des milliards de dollars aux Etats-Unis à des taux d’intérêt quasiment nuls alors même qu’ils en ont un énorme besoin, » a déclaré Joseph Stiglitz.
« Cela démontre clairement la nature du problème. Il s’agit d’un transfert net, dans un sens, vers les Etats-Unis, une forme d’aide étrangère. »

Un des collaborateurs de ce rapport, Detlef Koffe a conclu pour sa part en indiquant que « Remplacer le dollar par une monnaie métallique résoudrait certains problèmes des pays dont les déficits sont importants et pourrait favoriser la stabilité. »

Le porte-parole de la Réserve Fédérale américaine, Patrick Paulsen, a reconnu que les Etats-Unis risquaient de réagir de manière virulente à ce projet de devise globale et que cela serait « … considéré comme un pas vers un Nouvel Ordre Mondial. Mais ces mêmes personnes ont également probablement perdu patience avec les agents de change. »

Il a précisé qu’il « … prévoyait néanmoins que les devises occidentales continueraient à se déprécier en raison de l’ascendance asiatique dans le secteur commercial et industriel jusqu’à déterminer leur valeur propre et afin de permettre à leurs économies d’être compétitives. Il s’agit d’une prérogative des Nations Unies que nous ne pouvons pas et que nous ne devons pas contrôler. Cela revient à revenir à l’époque d’avant Bretton-Woods. »

Les Nations Unies ont décidé de proposer une devise d’épargne à « option publique », où la frappe des monnaie sera effectuée sous licence afin de frapper deux types de pièces de la taille de la pièce de 1€ (l’Uno (Argent ~$5) et l’Oro (or, ~$500). Ces noms sont tirés du livre « The Humanist » selon lequel les Nations Unies seraient mieux financées d’ici à 2015 grâce à ses frais de licence, qui devraient se monter à 10-15%.

Les pièces sont dotées d’un marqueur chimique permettant leur authentification et leur traitement par un guichet bancaire automatique modifié et par les appareils d’échange en Europe, qui seront distribués au niveau mondial. Tout licencié, public ou privé, peut produire ces monnaies métalliques sous contrat. Les Nations Unies ne vont pas au-delà de ce que font déjà la plupart des pays, à la seule différence que la valeur de leurs pièces reflètera leur poids métallique.

Armand Dufour, de la Banque Européenne, salue leur introduction. « Les gens en ont assez des options de monnaie à cours forcé. Le gouvernement et les banques ne peuvent pas imposer les pièces de monnaie. Elles auront leur propre valeur inviolable. »

Un élément lui pose toutefois problème. « Si nous constatons une chute du dollar US, comme cela semble inévitable, on enregistrera un fort mouvement vers l’Oro, qui pourra entraîner son augmentation à un niveau où les gouvernements ne permettront pas sa circulation. Ils essaieront de l’isoler. » « C’est là que la situation se complique, » conclut Armand Dufour

Acheter des pièces d’or est un acte militant.

Mercredi, janvier 6th, 2010

Pourquoi acheter ou vendre des pièces d’or au 21ème siècle ? Cette question je me la suis posée de nombreuses fois à titre personnel et aussi en tant que président d’AuCOFFRE.com.

A titre personnel, avant de m’intéresser à l’or, j’ai d’abord été lecteur de gens tels que Bill Bonner ou bien Paul Krugmann. J’avais alors l’intime conviction, dès la fin 2007, que tôt ou tard nous allions payer les dérives des systèmes financiers et monétaires. Comment était-il possible que des organismes de crédit puissent continuer de prêter à des gens qui ne seraient même pas capable de rembourser les seuls intérêts d’emprunt du bien qu’ils allaient acheter ? Comment le pays le plus endetté du monde, les USA, pouvait-il continuer de vivre au crédit du reste des nations ? Comment ce même pays peut-il en toute impunité jouer de la planche à billets pour financer son économie sans en payer le véritable prix un jour ou l’autre ? La crise actuelle a déjà apporté son lot de réponses mais le pire reste à venir car aucun problème n’est réglé. Cela arrange trop de monde que l’on puisse poursuivre les affaires « as usual » là où une refonte profonde serait nécessaire. Le G20 proclamait haut et fort avoir apporté des solutions. En fait, tout ça n’était selon moi que de la poudre aux yeux pour journalistes ou bien Hedge founds en attente d’un signe de reprise. Un Madoff n’était finalement qu’un produit dérivé de ce système perverti et les paradis fiscaux avaient bon dos. Le gros du problème reste à régler : que faire d’un dollar qui n’a de valeur que la confiance que l’on a dans la richesse des américains, et d’un système financier déconnecté de la réalité . « Pourquoi voulez-vous que ma Banque investisse dans les entreprises lorsqu’elle dégage tant de profits avec les produits dérivés » disait en substance Daniel Bouton, l’ex-président de la Société Générale. Toute la crise que nous vivons et que nous allons vivre se résume finalement à la phrase de ce banquier.

De nombreux défenseurs de ce système prônent que c’est grâce à lui que les entreprises se développent, que l’économie avance pour le bien être de tous. Ils nous feraient presque croire que ce sont eux qui ont apporté l’eau courante et la lumière dans les foyers, ou plus récemment le téléphone puis l’internet. Ce n’est que le discours de personnes qui veulent légitimer l’existence de l’argent casino des marchés financiers. Savez-vous que seules 8% des sociétés qui ont levé plus de 75000 $ finissent dans le top des sociétés les plus profitables aux USA ? (Etude Inc). Nombreuses sont les sociétés pour lesquelles une existence en bourse relève plus des relations publiques voulues par leurs investisseurs que d’une réelle possibilité de financement. Faisant de manière objective le constat de ce que cela leur coûte et des bénéfices, beaucoup de dirigeants se retireraient des marchés s’ils avaient encore suffisamment d’autonomie au sein de leur propre boite. Les grands gagnants dans un casino ne sont ni les joueurs ni les croupiers distributeurs de cartes mais le casino lui même. Les retraités américains, qui avaient misé leurs vieux jours sous forme d’actions de sociétés trop grosses pour faire faillite, en tirent à présent les leçons.

jf_autravail

Jean-François FAURE est l'éditeur du blog LORetLARGENT.info et président fondateur d'AuCOFFRE.com SAS.

Bref, fin 2007 je souhaitais acheter de l’or pour assurer mes arrières face à ces problèmes que je pressentais. Mais pourquoi l’or ? Je pourrais vous déballer à nouveau les 10 bonnes raisons que vous lirait dans notre guide mais au final, je ne dirais qu’une chose : acheter des pièces d’or, ça a du sens. Du sens car c’est tangible et relève aujourd’hui clairement d’une action militante. Un membre (client) d’AuCOFFRE.com m’a clairement dit au téléphone «Je vous achète des pièces d’or car j’emm…e mon banquier qui tente de me vendre des forfaits de téléphone mobile, des alarmes ou des services à la personne plutôt que de faire correctement son métier de base. Si je pouvais, je retirerais tout l’argent que j’ai chez lui. Je vais déjà commencer par fermer mon livret A». Sans pour autant jeter la pierre à toutes les banques, je partage parfois le point de vue de ce membre lorsqu’on tente de me vendre des produits complexes que le banquier n’est pas lui même capable de m’expliquer en dehors des taux de rentabilité théoriques que je pourrais lire tout seul sur la brochure en papier glacé.

L’or ne va pas promettre une rentabilité ou un rendement (il en serait bien incapable). Le rendement c’est une notion que j’associe à la valeur travail. L’or sous forme de pièces d’or doit être plutôt vu comme la plus belle des assurances. Une assurance dont vous pouvez récupérer un jour ou l’autre une bonne partie de la mise et qui révèle tout son potentiel lorsque le reste de votre patrimoine se porte mal. L’or est un placement simple, compréhensible, que vous pouvez expliquer à vos proches et dont vous pouvez même leur faire profiter. Vous pouvez offrir des pièces d’or à ceux que vous aimez (que ce soit de la main à la main ou bien sous forme de chèque cadeau pour les plus modernes), même s’ils ne connaissent rien à l’or, ils savent tout de suite la valeur de ce présent. Pensez-vous que ce soit possible, ou tout au moins avec autant de sens, s’il s’agissait d’un tracker avec le cac40 comme sous jacent ?

Dans nos pays nous avons trop tendance à vouloir nous arranchir pendant notre sommeil, pendant que nos actions grimpent, et à nous protéger grâce au travail des autres. Ce raisonnement a provoqué la crise de 29 et celle que nous vivons actuellement. Que font des pays comme l’Inde et la Chine pendant ce temps ? Pour s’enrichir ils travaillent et pour se protéger ils achètent de l’or.

Les pièces d’or ne sont pas une promesse comme un vulgaire bout de papier, elles portent en elle leur propre valeur. Elles sont le placement d’avenir d’un monde qui recherche la simplification, la franchise et le retour à des valeurs solides.

Et pour vous enrichir ? Travaillez plus ou bien investissez dans les entreprises de vos amis.

Jean-François FAURE

Appel à témoignagne : Vous souhaitez parler d’une mauvaise expérience avec votre banque ou votre banquier ? Vous souhaitez réagir à propos des dérives des banques et du système financier ? Vous avez une idée précise de ce  à quoi devrait ressembler une banque respectable aujourd’hui ?
Envoyez nous vos réactions sur info[ AT ]loretlargent.info (remplacez [ AT ] par @), elles donneront lieu à un article spécifique.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "