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Archive for septembre, 2011

L’or prend de plus en plus de place dans les échanges monétaires

Mercredi, septembre 28th, 2011
Vera Valor

C’est un signal fort des temps de crise. Les états accordent de plus en plus d’importance à l’or dans les échanges monétaires. Parler de retour à l’étalon or serait peut-être un peu précipité mais mieux vaut être à l’écoute des signes avant-coureurs de bérézina économique.

Nous vous avions déjà parlé de la société de courtage suisse Six Securities qui acceptait le règlement des transactions boursières en or. A Wall Street le 14 septembre dernier, c’est un trader de Donald Trump Organisation qui a effectué un dépôt de caution de 176 000$ non pas en monnaie fiduciaire mais en or physique (soit 3 lingots de 32 onces chacun), ouvrant ainsi la voie à l’or physique comme moyen de paiement dans certaines transactions financières.

Depuis le mois de mai, l’état de l’Utah reconnait officiellement l’or et l’argent comme monnaies de change. La loi promulguée dans l’état stipule que « Les pièces d’or et d’argent sont à nouveau change légal dans la région de l’Utah »… La grosse révolution, c’est que les pièces de monnaie en or frappées aux Etats-Unis sont désormais considérées comme des devises et non plus comme des biens imposables par l’état.

Une bonne nouvelle pour les possesseurs d’or
Si pour le moment aucun américain n’est prêt à se départir de ses pièces d’or pour payer des biens de consommation courante, cela pourrait pourtant arriver plus vite que prévu. Avec une dette souveraine qui donne le vertige, une croissance nulle, un taux de chômage en hausse constante et un dollar sans cesse dévalué à cause d’un choix de politique hyper inflationniste, nos confrères américains vont bientôt être confrontés à une crise monétaire sérieuse où seul l’or aura de la valeur.
Jusque là, l’or thésaurisé sous forme de pièces, de lingots ou de bijoux était « inutilisable » du moins comme moyen de paiement, à moins de l’échanger contre de la monnaie fiduciaire. Dans l’Utah, on peut désormais payer son cheeseburger en Liberty et il y a fort à parier que d’autres états vont suivre son exemple…

Pour les partisans de l’étalon-or, de plus en plus nombreux, c’est le début d’une victoire, mais peut-on vraiment s’en réjouir ? Oui si vous avez placé une bonne partie de votre épargne dans de l’or, la plus liquide des valeurs refuge. Mais malheur à ceux qui n’ont pas d’autre choix pour le moment que fonctionner avec les devises telles que le dollar ou l’euro. Car même si l’état accepte de se départir de 7% de taxe, c’est une habile façon de faire rentrer l’or dans ses caisses.

Les états font de la rétention d’or
Certains signes de malaise économique transparaissent plus clairement dans ce qui pourrait être assimilé – en exagérant à peine – à de la confiscation d’or. En Autriche par exemple, il n’est désormais plus possible de retirer plus de 11 onces d’or physique à la fois à une banque (ce qui représente à peu près un tiers de lingot), soit disant pour « limiter le blanchiment d’argent ».
En Italie, le même scénario se profile, comme si d’un commun accord, les états faisaient peu à peu main basse sur l’or ou faisaient tout pour le retenir dans leurs caisses.
Sans compter la Chine qui cherche depuis 2009 à échanger ses bons du Trésor américains contre de l’or et la plupart des banques centrales qui remplissent leur coffres d’or…

Epargnants, investisseurs, soyez à l’écoute de ces signes avant qu’il ne soit trop tard et ayez les bons réflexes !

L’Or pour une gestion de trésorerie alternative des entreprises.

Mercredi, septembre 28th, 2011

Le 20 Septembre 2011 la société SIEMENS a fait les gros titres de la presse financière française pour avoir retiré 500 millions d’euros d’une grande banque française qui ont été placé directement en « sécurité » à la Banque Centrale Européenne.

Ce que peut faire SIEMENS à savoir ni plus ni moins ouvrir un compte à la BCE n’est pas à la portée des millions d’entreprises européennes qui partagent les même préoccupations.

Si les particuliers s’inquiètent à juste titre pour leur épargne, il en va de même pour les chefs d’entreprises qui ne savent plus à quels saints se vouer pour la gestion de leur trésorerie.

Comment un dirigeant peut-il sauvegarder son cash dans une période de gros temps?

Tout d’abord, les placements pour les entreprises sont peu nombreux et tournent essentiellement autours de ce qui est appelé SICAV monétaires. Réputés sans risque ces placements court terme n’ont que de très faibles rendements (inférieur à 1%). Relativement liquides, ils ont la faveur des trésoriers et patrons.

Pourtant ce qui est moins connu c’est que l’appellation même de SICAV monétaire est erronée. Pourquoi? En réalité une sicav monétaire est une sicav obligataire à très très court terme. Il s’agit de lignes de financement à 48 ou 72h00 voire un peu plus et soit dit en passant souvent « roulée » ce qui signifie que ces positions sont reconduites de jours en jours sur des périodes qui ne sont plus du court terme! C’est donc bien un crédit qui est accordé à un emprunteur. Une sicav monétaire est donc en réalité une SICAV obligataire.

L’autre point essentiel est la composition de tel placements. Qui a besoin de financement à court terme? Majoritairement des banques ou des institutions financières afin combler leur besoins de liquidité dans le cadre de leur opérations quotidiennes. Plus la situation économique s’aggrave, plus les banques et institutions financières auront besoin de recourir à cette source bon marché de financement.

Quelle est l’implication de ces deux informations? Celui qui place son argent « sans risque » dans une SICAV monétaire place en réalité dans une SICAV obligataire, et l’épargnant va prêter à travers sa SICAV en grande partie à des banques. Pensez-vous dans l’état actuel de la situation que ce soit une attitude complètement exempte de risque?

Imaginons une faillite de la Grèce. Cela pourrait entrainer quelques grandes banques françaises dans la tourmente. Dans le cas ou l’Etat français pour des raisons financières ne pourrait pas intervenir que resterait-il du placement monétaire de ce client?

Il faut être conscient de la réalité de ce type d’épargne. Les SICAV monétaires sont risquées. Certes il est moins dangereux de prêter à 4 jours que sur 30 ans. Mais lorsque vous prêtez vous avez toujours le risque de ne jamais être remboursé ce qui est un principe aussi vieux que l’humanité.

Les entreprises ont le droit d’acheter de l’or physique au même titre que n’importe quel SICAV. L’or physique est un produit « financier » comme les autres au terme de la législation.

Néanmoins dans la période économique troublée que nous traversons l’Or reste le seul actif tangible avec lequel une entreprise peut diversifier sa trésorerie.

C’est pourquoi la société Aucoffre.com a lancé la GTA, la Gestion de Trésorerie Alternative, pour permettre à toute entreprise d’investir une partie de ses excédents en Or.

La société SIEMENS aurait sans doute pu investir une partie de ces 500 millions d’euros dans de l’or. Si les banques tombent les monnaies et le système économique ne pourra tenir. Dans un tel cas de figure, seul l’or pourra conférer une protection réelle aux trésoreries d’entreprises.

Désormais, les entreprises ne sont plus démunies et des solutions existent.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

Le pari de l’inévitable monétisation.

Mardi, septembre 27th, 2011

Nous sommes le Mardi 27 septembre. Il est 10h18 très précisément. Les marchés montent fortement. Pas loin de 3% pour le CAC 40 et presque 2% pour l’once d’or dont France Inter parlait ce matin en disant que la baisse avait été sacrément forte mais indiquait que les défenseurs de l’or ne pensaient pas ce mouvement durable dans la mesure ou aucune des raisons qui avaient fait la hausse n’avaient disparue (on d’ailleurs sans doute touché le point bas de cette correction)

Alors essayons d’y voir un peu plus clair.

Si les marchés montent ce matin (peu importe qu’ils rebaissent ou pas dans la journée d’ailleurs) c’est pour une fois pour d’excellentes raisons.
Si la rumeur d’une création d’une nouvelle banque européenne émanation du FESF (Fonds Economique de Stabilité Financière) chargée de racheter les obligations des états européens en difficultés était confirmée rapidement alors cela serait de nature à changer les choses.

En effet cette nouvelle banque permettrait enfin à l’Europe de se lancer à son tour dans la seule solution crédible à court terme…. la monétisation. Faire tourner la planche à billets aussi longtemps que nécessaire pour éviter la thrombose et l’arrêt cardiaque du système auquel nous courrons tout droit si rien n’est fait.

Je ne suis pas fondamentalement partisan de l’utilisation de la planche à billet. Néanmoins cette solution est inévitable car elle est la seule disponible. Pour toutes les autres c’est trop tard. Il faillait y penser et le faire avant.

Les plans de rigueur ne fonctionnent pas. Baisse de l’activité économique, baisse de la consommation des ménages (dans des économies qui dépendent trop de la consommation), baisse des rentrées fiscales, et in fine aggravation des déficits qu’ils son censés combattre. Bref les plans de rigueur c’est à l’arrivée, une insolvabilité des états créée par la déflation.

Les plans de relance? Ils ne fonctionnent que le temps de leur durée. Si on stoppe les injections de monnaie et de pouvoir d’achat via des primes à la casse, des aides sociales, des grands travaux, l’aide à la recherche, l’aide à la pierre (peu importe) on arrête net la reprise. Je ne parle pas de croissance mais de reprise. Pourquoi? Parce que lorsque l’on dépense 4$ en nouvelles dettes pour créer 1$ de nouvelle richesse on ne se situe pas fondamentalement dans l’idée de la croissance.

Bon quelle autre solution alors? La « rilance » un hybride génétiquement modifié de relance et de croissance inventé par notre ancienne Ministre de l’économie Christine Lagarde actuelle Directrice Générale du FMI à beaucoup fait gloser voire franchement rigoler. Imaginer une voiture qui réussirait à avancer tout en reculant n’est pas une solution d’avenir. Exit la « rilance » donc.

Que nous reste t-il alors? Le défaut c’est à dire la faillite. Une petite faillite (défaut partiel) une grande faillite (défaut partiel plus grand avec participation du privé), une énorme faillite c’est à dire totale avec le risque systémique qui se matérialiserait aussitôt? Là aussi, les autorités politiques et économiques tentent à tout prix d’éviter ce scénario. Il serait susceptible d’entrainer l’explosion de l’euro et une crise économique destructrice pour l’Europe.

Alors que pouvons nous faire? Et bien monétiser pardi! Comme tout le monde. Oui mais les allemands ne veulent pas. Certes. Mais ils n’auront pas le choix. Leur économie dépend à 80% des échanges intracommunautaires. Une crise européenne est une crise pour l’Allemagne. Une crise de l’Euro est une crise de la monnaie allemande. C’est l’héritage essentiel de Mitterrand qui a su arrimer l’Allemagne à la France avec le traité de Maastricht. Cet accord arraché aux allemands contre la réunification des années 90 leur a ôté l’essentiel de leur souveraineté. Comme nous d’ailleurs. Sauf que nous avions plus à y gagner qu’eux. Nous voyons aujourd’hui l’utilité et les bienfaits d’une telle stratégie française. Les allemands eux ne décolèrent pas. Dépendants, ils seront obligés de boire le calice de la monétisation jusqu’à la lie et jusqu’à ce qu »hyperinflation s’ensuive.

Avec une telle création monétaire, fini les problèmes des banques. Les cours peuvent s’apprécier et les marchés repartir de l’avant. Pareil pour l’once d’or, qui va s’envoler vers de nouveaux niveaux stratosphériques après une purge « technique » finalement nécessaire (en tout cas graphiquement pour nos amis « chartistes »).

Reste le pari partagé par les autorités monétaires européennes et américaines. Par la FED et par la BCE. Il existe une possibilité pour que l’utilisation massive de la planche à billets n’entraine pas une hyperinflation incontrôlable. Laquelle? Monétiser les dettes existantes ce n’est pas injecter de la monnaie dans l’économie réelle. C’est racheter un stock de dette existant qui a déjà été « consommé » par l’économie réelle. Les dépenses sont déjà effectuées. Par définition une telle action n’est pas forcément inflationniste et n’est pas de nature à augmenter la vitesse de circulation de la monnaie (qui est l’une des principales composantes de l’inflation).
A cela il convient d’ajouter que la mise en place concomitante de plans de rigueur progressifs ont un aspect clairement déflationniste que l’on a détaillé un peu plus haut. A cela on peut additionner la mondialisation et les progrès technologiques qui renforcent les tendances déflationnistes.
Pour résumer, beaucoup d’inflation par la monétisation, moins de la déflation par les plans de rigueur, moins de la déflation par les progrès technologiques moins de la déflation par la mondialisation moins pas ou peu de hausse de salaire moins un niveau de chômage élevé est égal à une inflation relativement maitrisée.

Voilà le pari des autorités. Réussir de la monétisation à outrance sans hyper inflation. Cela ne s’est jamais vu dans l’histoire. Mais les conditions macro économiques qui prévalent actuellement (mondialisation, progrès techniques etc) sont inédites également.

Cela peut-il fonctionner? Oui. Cela peut marcher. Cela va t-il régler les problèmes? NON.
Pourquoi? Parce que le défi que doit relever l’économie mondiale n’est pas uniquement un défi sur le paiement de la dette actuelle.
Il faudra payer les dettes futures (les retraites, les protections sociales etc…), relever le défi environnemental, celui du partage des ressources, le défi alimentaire (nourrir 8 milliards d’être humains n’est pas une mince affaire).

Cela ne règlera pas les problèmes, mais cela peut donner au monde et au système le temps de s’adapter à une nouvelle réalité et à un nouveau paradigme. Lequel?
Notre vision économique était basée sur une consommation de masse avec une croissance économique perpétuelle. Or par définition, il ne peut dans un monde fini avoir de croissance infinie. C’est à cette réalité que nous sommes confrontés. Pour nous adapter à un nouveau modèle cohérent nous avons besoin de temps. Nous avons besoin d’acheter du temps pour laisser à tous le temps de s’adapter. Réussir à acheter du temps c’est maintenir le système en vie. Ce n’est déjà pas une mince réussite.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCOFFRE.com

L’or ne paiera pas la dette grecque

Lundi, septembre 26th, 2011

Sortie de la zone euro ou pas, la Grèce, endettée jusqu’au cou, ne pourra pas rembourser sa dette.
Avec un gouffre de 350 milliards d’euros, même avec une croissance à 12% par an (ce qui est complètement utopique, même pour un pays comme la Chine qui tend à falsifier ses bons résultats), la Grèce mettrait 30 ans à renflouer son déficit public. Or qui détient la dette grecque actuellement ? Nos banques entre autres, donc notre épargne.

Les dieux sont tombés sur la dette ?
La Grèce n’en finit pas de tirer l’euro vers le bas. La précédente dégradation de sa note avait déjà provoqué une chute de toutes les bourses le 13 septembre dernier. Cette fois-ci, force est de reconnaître que, même si les mots « faillite », « banqueroute » et « défaut de paiement » sont encore tabous, la Grèce ne sera pas en mesure de rembourser ses créanciers. Inutile de dire que l’Union européenne, qui ne dispose pourtant d’aucune gouvernance économique, va tout mettre en œuvre pour garder le pays de Zeus dans son giron, pour éviter l’inéluctable effondrement du jeu de dominos… En clair, il va falloir payer la note pour la Grèce pour éviter l’éclatement de la zone euro.

Indices très négatifs pour la France
La mauvaise nouvelle vient de tomber ce matin : la France, comme le FMI, qui avait été un peu trop optimiste sur les prévisions de croissance pour 2012, revoit ses chiffres à la baisse, c’est-à-dire à la nullité. Si les institutions financières « misent » sur une croissance de l’ordre de zéro, on peut d’ores et déjà tabler sur une croissance négative. Car on imagine toutes les précautions d’annonce qui ont été prises pour dévoiler cette estimation qui semble hélas plus proche de la vérité qui nous attend.
La première conséquence va directement impacter l’emploi : comment peut-on faire baisser les chiffres du chômage déjà catastrophiques (3 mois de baisse consécutive en plein été alors qu’en temps normal les emplois saisonniers boostent l’embauche) avec une croissance à 0% ? C’est impossible. Si l’on peut commencer à créer de l’emploi avec une croissance de 1,5 voire 1%, en 2012, il ne faudra pas compter sur une baisse du chômage en France…

Note salée pour les épargnants
En attendant, il faudra bien que quelqu’un comble le trou de la dette grecque et trouver l’argent où il se cache. Non votre argent n’est pas en sécurité à la banque. Que les épargnants s’estiment heureux si leur épargne ne leur rapporte rien à partir de l’an prochain ! Vue l’exposition de nos banques dans la dette grecque (voir graphique paru dans lemonde.fr, ci-dessous), les comptes épargne français, les assurances vie et tous les autres produits bancaires ne vont pas tarder à fondre comme neige au soleil.

Exposition des banques françaises à la dette souveraine

Heureux soient les propriétaires d’or !
Tout va disparaître, sauf l’or et l’immobilier. Mais si nous ne possédons aucune réserve pécuniaire suite à l’effondrement du système économique actuel qui repose sur la dette souveraine, avec quoi allons-nous pouvoir acheter de quoi manger ? De quoi se soigner ? Avec un appartement, une maison ? La seule monnaie d’échange liquide qui aura valeur sur le marché comme à chaque crise systémique et monétaire, ce fut, c’est et ce sera toujours l’or. Il est encore temps de sécuriser une bonne partie de votre épargne (au moins 30%) dans l’or, si vous n’avez pas déjà eu la sagesse et le bon sens de le faire.

Correction de l’or et de l’argent métal. Nos experts traquent le coupable.

Dimanche, septembre 25th, 2011

Le vendredi 23 septembre l’once d’or cotée a perdu 5,80% en une seule journée. La bulle explose, c’est la fin de l’or, après tous ces excès il était temps!! En réalité les choses encore une fois sont beaucoup plus simples.

Le COMEX a décidé pour une deuxième fois en moins de 2 mois d’augmenter les « Margin Call » c’est-à-dire les appels de marge. En gros à chaque fois que quelqu’un négocie de l’or via des contrats à terme ou des contrats futurs, il doit verser un minimum pour garantir la solvabilité de sa position. Lorsque les règles changent les spéculateurs doivent apporter dans de très brefs délais (moins de 24H) la somme manquante. Ceux qui ne le peuvent ou ne le souhaitent pas (problèmes de procédure, de montant d’engagements ou de fonds propres) sont tout simplement obligés de couper leur position dans l’urgence. Ce phénomène a pour conséquence mécanique une forte chute des cours puisque les ordres de vente affluent.

La dernière fois que cela s’était produit, il y a quelques semaines, les cours de l’or coté en Dollars n’ont quasiment pas baissé en euros puisque cela a été concomitant à une chute importante de l’euro en raison de la crise de la dette européenne. La baisse de l’or, compensée par la baisse spectaculaire de l’euro a permis au prix de l’or en euro de rester à peu près stable.

L’euro ayant atteint un cours d’équilibre « relatif » ces derniers jours, les augmentations d’appel de marge ont fait subir de plein fouet à l’or en euro la baisse de vendredi.

Néanmoins il convient de rappeler que cette correction, encore plus technique que technique puisqu’elle correspond à un changement des règles du jeux en cours de partie, est paradoxalement une excellente nouvelle pour ceux qui sont positionnés en long terme sur cet actif.

Il est essentiel de remarquer que l’or malgré une hausse fulgurante cet été, période traditionnellement de faiblesse, n’a corrigé que contraint et forcé par deux changements de règles du jeux. L’or ne baisse plus tout seul. Il faut l’aider par des contraintes règlementaires. Cela prouve la force de la tendance haussière.

Ensuite aucune dette d’état n’est en « l’état » remboursable, les inquiétudes demeurent et se renforcent chaque jour. Le retour à la croissance est illusoire, tout autant que l’efficacité de plans de rigueur qui n’ont pour effet que de créer de nouvelles récessions qui entrainent une telle baisse des rentrées fiscales que le remède est bien pire que le mal qu’il est censé combattre.

La demande d’or physique est toujours soutenue et on va voir les primes sans doute augmenter fortement car l’appétence des investisseurs avisés ne semble pas faiblir. Beaucoup étaient dans l’attente d’un tel repli pour rentrer sur le l’or. Le grand public lui, ne s’intéresse toujours pas à ce placement et reste plutôt vendeur du peu d’or détenu, encouragé par de très nombreuses publicités leur proposant de transformer leur or…. en argent !

Après la chute massive des indices européens de ces dernières semaines (les Etats-unis n’ont que peu perdu) et les erreurs de trading des banques désormais traditionnelles lors de chaque Krach (UBS 2 milliards d’€), certaines d’entre elles ont besoin de cash. Le marché interbancaire est sinistré et c’est la BCE qui assure à nouveau son rôle de préteur en dernier ressort.
Les banques US et asiatiques ne prêtent plus aux banques européennes depuis 10 jours, leur coupant net leur source de refinancement en dollars. Quelques banques n’ont pas eu d’autres choix que de « vendre » leurs réserves d’or (dont peut-être le vôtre au passage si votre or est dématérialisé sur un compte titres) accentuant la baisse « technique » en cours.

Il ne faut pas non plus oublier que la crise des dettes souveraines est déflationniste.
C’est ce que l’on vit. Lorsque tout baisse tout baisse. Les pertes sur actions sont en partie compensées par les gains sur d’autres marchés comme celui des matières premières. Ces prises massives de bénéfices entrainent à leur tour ces marchés dans la baisse.
Cet aspect est déflationniste à très court terme. À moyen terme une baisse de tous les actifs par la déflation conduit à la faillite totale ce qui est bon pour l’or. Pour lutter contre la déflation et le risque systémique la seule réponse crédible est rapide reste la monétisation des dettes (planche à billets) et cela aussi est bon pour l’or.
Cela n’empêche pas que les moments de correction sont toujours pénibles pour celui qui est rentré sur un point haut sur une valeur.

La Direction des Etudes Economiques d’Aucoffre.com maintient donc son objectif de 1800 points sur le CAC40 et d’une once d’or à 2500$ en première étape. Aucun des facteurs qui sous-tendent la hausse de l’or n’a disparu. Cette correction purement technique dans un marché long terme haussier devra être mise à profit pour rentrer sur l’or et protéger son patrimoine exposé aux dettes souveraines (comme les fonds euros des contrats d’assurance vie). Pour ceux qui sont déjà détenteurs, cette pause est un excellent moment pour renforcer ses positions et continuer à réallouer son patrimoine.

Charles SANNAT
Directeur des Etudes Economiques AuCoffre.com

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Sans regarder les cours je peux à la lecture des messages que je reçois savoir si le prix de l’or monte ou baisse. Lorsqu’il monte la question qui revient régulièrement est : « Est-ce encore le moment d’acheter ? ». A contrario lorsqu’il baisse la chanson devient « Est-ce le moment de vendre ? ».

Aujourd’hui je vais répondre à la deuxième question. La réponse est simple, et elle ne s’adresse qu’à ceux qui ont un horizon d’investissement et non à ceux qui jouent les allers-retours sur des horizons de temps très courts. La réponse est la suivante, d’ailleurs c’est une question : « Selon vous, les conditions macroéconomiques et monétaires qui sont à l’origine- tout le monde le reconnait- de la hausse des métaux précieux et de l’or en particulier, ces conditions ont-elles évolué favorablement ? Ou en d’autres termes les choses s’arrangent-elles ? ». Si à cette réponse vous répondez OUI, alors précipitez-vous pour vendre votre investissement or.

Alors si rien n’a changé, pourquoi cette baisse ? Et était-elle prévisible ?

Tous les marchés financiers sans exception sont le reflet des décisions d’acheteurs et de vendeurs dont la psychologie varie selon leur ressenti vis-à-vis des gains ou des pertes latentes qu’ils ont réalisées et de leur perception de la conjoncture. Les évènements qui surviennent ne sont que des déclencheurs intervenant sur un terrain déjà préparé. Ces acteurs des marchés ont des objectifs différents les uns des autres du fait des horizons d’intervention différents sur lesquels ils se positionnent. Cette situation créée des cycles différents sur les prix à l’instar d’une respiration. Lorsque les investisseurs ayant le même horizon ressentent, sans concertation, un besoin de concrétiser un profit ou de couper une perte ils créent ensemble une situation psychologiquement favorable à cette cette respiration des prix qui se traduira, par exemple, par une consolidation des prix après une longue hausse très profitable. L’omniprésence et l’excès d’information dans laquelle nous baignons font souvent oublier l’importance, en particulier pour les mouvement de court terme, du facteur psychologique dans le comportement des marchés financiers.

La semaine dernière a été marquée par d’importants mouvements baissiers sur les marchés actions en particuliers en Europe. L’utilisation des produits dérivés et des positions avec levier amplifie considérablement ces mouvements jusqu’à faire fondre totalement les portefeuilles de certains investisseurs (ou plutôt joueurs) imprudents. Les appels de marge poussent dès lors à vendre les lignes profitables pour couvrir les pertes des autres lignes, voire conduisent à la liquidation totale des portefeuilles par les courtiers. Ces liquidations, y compris sur les lignes profitables, entrainent des baisses de prix et, à la manière d’une boule de neige grossissant au fur et à mesure qu’elle dévale la colline, ces nouvelles liquidations pèsent un peu plus sur les prix.

Concernant l’or, était-il possible de l’anticiper ?

Ceux qui consultent mon blog régulièrement connaissent cet indicateur que j’utilise pour apprécier l’opportunité ou non de renforcer une position sur les métaux précieux. Il est mis à jour chaque semaine. Cet outil très simple (voir ci-dessous) mesure la distance entre les prix et la tendance de long terme du mouvement.
Fig1.

Dès lors que cette distance s’accroit exagérément la probabilité d’une correction qui ramènera les prix autour de leur tendance de long terme augmente considérablement. Il était donc aisé pour quelqu’un cherchant un point d’entrée de constater que le 9 août le prix de l’or étant entré en zone de surachat (zone rouge) il devenait urgent d’attendre que le soufflé retombe. Le bon point d’entrée se présentera lorsque le prix aura rejoint sa tendance ce qui se concrétisera par un indicateur en zone de survente (zone bleue).

Si cette correction vous inquiète, sachez néanmoins qu’elle est salutaire et vient à point nommé. En effet, les prix avaient pris une allure verticale inquiétante ces derniers temps qui ne garantissaient pas une hausse pérenne. Si maintenant les prix consolident pendant quelques mois ce sera l’assurance d’une belle et longue hausse. D’ailleurs pour le moment la baisse est insignifiante. Sur la base des prix de la LBMA (London Bullion Market Association : premier marché mondial pour les métaux précieux) les prix ont baissé d’environ 7% depuis leur plus haut du 5 septembre. À titre de comparaison la baisse de 2006 s’était traduite par un recul de 21% et celle de 2008 par une perte de valeur de 15% (tous les prix dont je parle sont en euros bien entendu).

Au delà du facteur purement psychologique et de la baisse de prix du fait du processus de liquidation de positions dont j’ai parlé en tout début je dois vous avouer une autre cause probable pouvant expliquer cette baisse. L’introduction du dollar comme monnaie de réserve à égalité avec l’or après la Ière Guerre Mondiale puis comme seule étalon monétaire après 1971, s’est traduite par une défiance progressive vis-à-vis du dollar américain. C’est le célèbre paradoxe de Triffin que l’économiste belge Robert Triffin mettait en évidence au début des années 60 : le statut de monnaie de réserve conduit « naturellement » le pays émetteur à alimenter la planète en devises et ce faisant mine progressivement la confiance que les autres pays placent dans cette monnaie au fur et à mesure que la masse monétaire de cette monnaie de réserve augmente. Jusqu’au jour où …
Dès lors l’ennemi du dollar prend la forme d’une monnaie saine et reconnue par tous. Dans un environnement macroéconomique où les taux, le rendement des actions et de l’immobilier sont historiquement faibles, les alternatives deviennent difficiles à trouver. Hormis l’euro aucune monnaie- le franc suisse venant de déclarer forfait- n’a la capacité à rivaliser avec le dollar … sauf peut être l’or qui attire de plus en plus de fonds, de particuliers et de banques centrales (acheteuses nettes en 2011).
Dans ces conditions est-il très extravagant d’imaginer que ces baisses de la semaine dernière aient pu être amplifiées volontairement par de savants montages. En faisant peur au plus grand nombre ne cherche-t-on pas à reculer l’échéance du grand jugement pour le dollar ?

Lorsque je fais le bilan ci-dessous des augmentations de marge qui ont été décrétées par le CME (marché à terme de New York) ces dernière semaines j’ai un peu de mal à croire que tout ceci ne fait pas partie d’un plan de maitrise du prix de l’or (entre le 11 et 24 août: augmentation de 50% de la marge requise sur le contrat à terme 100 onces d’or- contrat GC du Comex).

D’ailleurs la fête continue puisque lundi (demain) prend effet la décision émise vendredi après la clôture du marché à terme de New York d’augmenter la marge à nouveau de 21%.

Pour noyer quelqu’un la technique est simple : appuyez-lui sur la tête dès qu’il s’approche du bord de la piscine !

Yannick COLLEU
Tous les dimanches soirs (pseudo : Roque)
http://www.pro-at.com
Blog privé : http://cafebourse.tradesblog.eu/

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L’attaque contre le « silver » est de toute beauté. Le graphe journalier n’est plus d’une grande utilité et il vaut mieux se tourner vers l’hebdomadaire pour savoir où l’on va.

Sur le graphe hebdomadaire, on a validé la figure en « tasse avec anse inversée » et l’objectif de la figure nous renvoie précisément vers l’oblique de long terme NOIRE. Ce scénario funeste ne sera invalidé que si l’on repasse au dessus de la ligne de cou GRISE.

Idem pour le canal MARRON: nous sommes partis pour aller percuter le bas de ce canal, à moins que nous parvenions à nous extraire de ce canal par le haut, ce qui invaliderait la dynamique.

Le seul point positif sur cette unité de temps. On voit que des achats ont eu lieu sur les 61.8% de retracement de fibonacci. Il semblerait que des acheteurs se soient fait séduire par les soldes… Il reste à espérer que cela soit précurseur d’un rebond technique qui invaliderait « la tasse avec anse inversée » et le canal MARRON.

Pour de plus amples détails, je vous encourage à écouter la vidéo d’accompagnement du graphe.

(cliquez sur l'image pour voir la VIDEO - SILVER)

Tradosaure
http://tradosaure-trading.blogspot.com/

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LES BONUS : ANALYSE TECHNIQUE DU GOLD par Trado
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(Cliquez sur l'image pour voir la VIDEO - GOLD)

Euro asphyxié : vite, de l’or !

Vendredi, septembre 23rd, 2011

Le château de cartes est en train de s’abattre sans que personne ne puisse faire autre chose que dresser le triste constat : l’Europe est en train de glisser sur la peau de banane euro ! Mais pour l’instant, en France, on ne réagit pas, car l’Italie, c’est loin et du côté de nos Alpes, « tout va bien »…

Plus conseillers qu’oiseaux de mauvaise augure, sur l’or et l’argent on préfère prévenir que guérir : d’où notre vocation à orienter nos lecteurs vers l’indestructible actif or que vers des actifs toxiques par exemple (autant vous tendre directement une corde et vous la passer au cou).

La dégradation de la note de l’Italie par Standard & Poor’s (de A+ à A pour la note de la dette à long terme et de A-1+ à A-1 pour celle à court terme) signifie qu’elle estime que l’Italie risque d’être affectée par les changements de l’économie en cours, même si elle fait partie des pays « émetteurs obligataires solides » (source lepoint.fr). Et malgré le plan d’austérité impopulaire décidé par le gouvernement Berlusconi, l’agence de notation prévoit une « nouvelle récession » l’an prochain.

Si certains spécialistes se veulent rassurants en prévoyant que l’abaissement de la note de la botte « n’aura pas d’impact immédiat » (Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities pour Challenges.fr), ce n’est que reculer pour mieux… plonger.

Après l’Italie, la France ?
L’Espagne étant déjà placée en « negative credit watch » signifie que sa note va être abaissée d’ici peu par les terribles « cerbères » de notation. Après la dégradation des notes de nos voisins, nous sommes après sur la liste. L’économie de l’Italie et de l’Espagne ne sont pas celles de la Grèce et l’implication d’une énième dégradation de leur note – même si l’on n’en est pas encore au risque de défaut de paiement – implique à plus ou moins court terme une accélération de l’effondrement du château de cartes, dont la France est le prochain sur la liste.

Cela peut aller très vite. Le 14 septembre dernier, ce sont deux banques françaises qui ont vu leur note abaissées : la Société Générale (de Aa2 à Aa3), le Crédit Agricole et celle de BNP Paribas étant pour l’instant en sursis. Pour les deux premières, c’est leur exposition à la dette grecque et le fait qu’elles possèdent de la dette souveraine grecque (que le pays ne pourra probablement jamais payer) qui est à l’origine de cette dégradation de note.

Les conséquences de l’accélération de l’effondrement des notes des pays de la zone euro sont imminentes. Ce n’est désormais plus qu’une question de mois, avec des va et vient de moins en moins espacés entre les hauts et les bas et de plus en plus vers des bas…
Si les banques sont alors dans l’impossibilité de se faire aider par l’UE (dont le leadership est pour l’instant partagé entre la France et l’Allemagne), elles peuvent très vite mettre la clé sous la porte, exactement comme Lehman Brothers. En cas de banqueroute, que restera-t-il pour vous acheter de quoi manger, de quoi vous soigner ? Un immeuble ? Une résidence secondaire ? De l’or, si vous avez été malin. Avec de l’or, vous pourrez toujours tout acheter, surtout à prix d’or ! L‘or est la monnaie de change historique et universelle quand dégringolent les monnaies. Il n’est pas trop tard, mais il devient urgent d’être malin !

Les transactions boursières payables en or !

Mardi, septembre 20th, 2011

Alors que de nombreux acteurs du marché boursier décrient l’or parce qu’il ne rapporte rien, ne « travaille pas », le métal jaune va bientôt devenir monnaie de change à la Bourse suisse ! Un bon moyen de rendre les placements boursiers plus attractifs !

La société Six Securities Services, spécialisée dans le règlement et la livraison de titres boursiers vient totalement d’innover en proposant le paiement des transactions boursières en or : une première mondiale.

Les clients pourront bientôt acheter des actions à Zurich et régler en unités or, le XAU (une unité Xau est égale à une once d’or en dollars US). Afin de payer leurs transactions en XAU, les investisseurs doivent disposer d’un compte en XAU chez la société SSS et que celui-ci soit bien sûr approvisionné.

Cette nouvelle ouvre des perspectives comme l’introduction d’ici quelques semaines de la cotation et du négoce de produits structurés négociés en XAU.

L’or revient sur le marché comme monnaie de change
On peut envisager plusieurs raisons à cette initiative : dans le système de change flottant actuel, le dollar perd de plus en plus de valeur – car imprimé à l’envie – et l’euro est mis en danger par la menace de la faillite grecque. Quant aux autres devises fortes comme le Franc suisse, à force d’être trop fortes, elles empêchent leur pays d’émission d’exporter. Elles font donc tout pour ne pas devenir des monnaies refuge en prenant trop de valeur.

D’autre part, pensant réaliser des plus-values, les investisseurs ont acheté beaucoup d’or ces dernières années. Le fonds en or existe donc pour réaliser les transactions en XAU. Mais l’autre raison est que le marché et le système monétaire mondial étant plus que jamais incertains, ils ont sagement investi dans une richesse qui ne perdrait jamais de sa valeur : l’or. C’est devenu la nouvelle monnaie de confiance. « Nous avons déjà trois devises de règlement, l’or est la nouvelle devise », a déclaré le porte-parole de Six Securities.

Preuve si besoin en est, qu’en devenant monnaie d’échange des transactions financières, l’or ne bénéficie pas seulement d’un effet de mode ou d’un passage lié à la crise. Il faut y voir aussi que cette dernière est bien plus profonde qu’il n’y paraît. L’or, jusqu’alors considéré comme « devise de dernier ressort » devient officiellement monnaie d’échange. Un signe qui devrait inquiéter tout le monde… sauf ceux qui possèdent de l’or !

Découverte de gisements d’or dans le Nevada : un bel effet d’annonce

Vendredi, septembre 16th, 2011

On vous parlait la semaine dernière de l’archi milliardaire Peter Munk, propriétaire de Barrick Gold et des principales mines d’or dans le monde. Celui-ci fait encore parler de lui en annonçant le 07 septembre dernier, la découverte de deux gisements d’or conséquents au Nevada, dans l’ouest américain.

« Ces deux découvertes « significatives », baptisées Red Hill et Goldrush, ont été faites dans le centre-nord du Nevada, où Barrick exploite déjà deux sites, qui comptent parmi ses plus importantes mines d’or dans le monde. A Red Hill, où les forages se poursuivent, les réserves potentielles sont pour l’instant estimées à quelque 3,5 millions d’onces d’or (109 tonnes) et le gisement est ouvert « dans toutes les directions », a ajouté Barrick » (source AWP).

Des découvertes conjointes qui tombent à point nommé, sans vouloir jouer les mauvais esprits, un peu comme les découvertes de gisements de pétrole en Guyane. Une aubaine pour le gouvernement Français, comme la découverte de ces gisements le sont aussi pour la société Barrick Gold.

Au moment où l’on sent venir la pénurie et peut-être pour freiner la spéculation sur la valeur refuge en pleine crise, ces découvertes sonnent comme un effet d’annonce. Mais à qui profite « le crime » au final ? A la société minière en premier lieu, mais aussi et peut-être à des établissements bancaires qui ne souhaitent pas voir la valeur de l’or grimper en flèche au moment où les devises fortes vont mal.

Quant à investir dans une minière, c’est toujours une prise de risque car elle dépend de trop de facteurs, trop d’intermédiaires. Au final, cela reste de l’or papier aussi vulnérable qu’une monnaie. Mieux vaut placer ses économies dans l’or déjà extrait, existant sous forme de pièces ou de lingots. Surtout dans cette période où le « Saint-Thomascisme » (« je ne crois que ce que je vois ») à de beaux jours devant lui…

Valeurs refuge : le Franc Suisse peut-il concurrencer l’or ?

Jeudi, septembre 15th, 2011

La crise du système bancaire mondial appesantie par les mauvais résultats enregistrés par le Crédit Agricole, la Société générale et BNP Paribas dans le collimateur de Moody’s en début de semaine a provoqué une ruée vers les valeurs refuge comme les monnaies fortes. Si le Franc Suisse a la cote, est-ce un bon placement ? Peut-il concurrencer l’or ?

Des monnaies fortes pour combien de temps ?
Parmi les « monnaies refuge », le yen a été peu à peu délaissé au profit – ou plutôt au détriment – du Franc Suisse. Affaibli par la catastrophe qui s’est abattue sur le pays en mars dernier, le Japon a tout fait pour déprécier le yen afin de ne pas gêner le rythme de ses exportations. C’est donc vers le Franc Suisse que se sont naturellement tournés les investisseurs et les épargnants en quête de valeurs refuge.

L’avantage d’une monnaie forte telle que le Franc Suisse ou encore la Couronne norvégienne est qu’elles reposent sur une économie réelle. Le Franc Suisse est en grande partie adossé aux réserves d’or du pays, ce qui lui confère une certaine stabilité et lui évite d’être l’enjeu de spéculation gonflant artificiellement son cours. L’atout de la Suisse et de la Norvège réside également dans le fait que ces deux économies « petites mais fortes » sont ouvertes, axées sur une politique budgétaire concrète et qu’elles profitent d’un surplus de comptes courants.

Les pays refusent que leur monnaie soit des valeurs refuge
Comme pour le yen, la Suisse et la Norvège ont tout intérêt à freiner le cours de leurs devises si les pays ne veulent pas se retrouver eux aussi bloqués au niveau des exportations. C’est ce qu’a commencé à mettre en pratique la Suisse en achetant de l’euro en masse récemment, afin que son franc ne devienne pas la valeur refuge à la mode et que son cours se retrouve du coup surévalué.

Le hic des monnaies dites de confiance est qu’elles sont embringuées de gré ou de force dans le système monétaire flottant et de ce fait, s’ajustant les unes par rapport aux autres, leur valeur ne peut que fluctuer. Le déséquilibre est permanent.

Les monnaies sont vouées à une mort certaine, l’or non.
Pour conclure, une devise ne peut à notre avis pas constituer une excellente valeur refuge dans la mesure où elle reste prisonnière du système monétaire international : dévaluée ou surévaluée, une monnaie de confiance est de toute façon vouée à disparaître tôt ou tard. Alors que l’or, lui, ne périt jamais, a toujours une valeur qui lui est propre même au minima.

Vous entendrez sans doute votre conseiller financier – qui blêmit au seul mot « or » – dire qu’il est trop tard pour acheter de l’or. Normal, généralement ce ne sont pas les mieux placés (sans vouloir faire de jeu de mot) pour en parler. D’autre part, l’or ne rapporte rien (sauf à vous si vous le revendez au bon moment pour réaliser une plus-value) et ne fait pas travailler la banque. Il a donc plus intérêt à vous vanter les mérites de ce que rapportent ses illusoires produits bancaires.

Profitez de la consolidation passagère de l’or
Non il n’est pas trop tard pour acheter de l’or, d’autant que son cours baisse en ce moment. Le dollar renforçant sa position face à l’euro suite aux derniers déboires grecs, l’or serait temporairement délaissé au profit du billet vert. Sauf que ça n’est qu’illusion. Il faut au contraire profiter de cette consolidation passagère de l’or pour placer une partie de votre épargne avant que son cours remonte. Pour le moment, si l’or n’arriver pas à fixer autour des 1900$, une baisse technique à 1777$, puis 1704 est envisageable, avant de monter à nouveau en flèche. La valeur « avant-bulle » étant estimée par nos spécialistes aux alentours de 5000$, il y a encore de la marge…

« Crise : la fièvre de l’or » dans Complément d’enquête ce soir sur France 2

Jeudi, septembre 8th, 2011

Signe que l’on est bien entré dans la 3e phase du marché haussier de l’or : le service public s’empare du sujet qui brûle les doigts de tout le monde en ce moment. Ce n’est certes pas le premier reportage sur l’or, mais le magazine Complément d’Enquête a décidé de lui consacrer une émission toute entière.

A travers ce documentaire complet seront abordés la numismatique : le point sur les lingots, les Napoléons et les Louis d’or ; ensuite un petit détour par le Pérou : la fièvre de l’or qui s’est emparée de l’Amérique du Sud, cause des dégâts tant sur le plan humain qu’écologique ; retour en France sur les méthodes de plus en plus courues avec des prospecteurs en veulent à votre or : bijoux, montres, dents… ils veulent tout votre or ! Bijoux, montres, pierres précieuses, on vous explique pourquoi ce ne sont pas de bons, en tout cas les meilleurs placements à faire comparé aux pièces d’or.

Le documentaire sera complété par le portrait du milliardaire Peter Munk – plus riche que jamais – propriétaire principal des mines d’or dans le monde. Le reportage raconte comment ce passionné est devenu propriétaire de la plus grande compagnie d’extraction d’or au monde, Barrick Gold qui est loin d’être un exemple en matière d’environnement…

Des records de plus en plus rapprochés
A 1921,17$ mardi dernier, l’or a battu un nouveau record et caracole en direction des 2000$. Les records se succèdent de plus en plus vite, mais l’or est encore loin d’afficher le seuil « critique » des 5000$, qui serait la somme que devrait atteindre l’or juste avant un éventuel phénomène de bulle causé par la spéculation sur le métal jaune.

Alors n’oubliez pas ce soir de regarder le reportage de Complément d’enquête, « Crise : la fièvre de l’or » (Jeudi 8 septembre à 22h05 sur France 2)

L’orpaillage illégal fait de nouvelles victimes

Lundi, septembre 5th, 2011

Malgré les mesures prises par le gouvernement français pour tenter d’enrayer cette pratique illégale (notamment par le biais des opérations « Anaconda »), l’orpaillage continue de progresser et connait même un phénomène de nouvelle ruée vers l’or. Parmi les victimes, on déplore un orpailleur, un gendarme et l’écosystème local…

L’orpaillage est, nous l’avons déjà dénoncé, une véritable catastrophe écologique. Mais c’est aussi un fléau sur le plan économique. Sur les 3 tonnes d’extraction aurifère déclarées chaque année à la Direction régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement, pas moins de 7 tonnes échappent à son contrôle, la douane enregistrant l’exportation de 10 tonnes d’or par an.

« Les mafias et la contrebande sèment l’anarchie dans le secteur »

D’ailleurs le gouvernement français n’est pas le seul à prendre des mesures puisque Hugo Chavez ne compte pas seulement récupérer son or des banques étrangères. En nationalisant l’or dans son pays, il souhaite également mettre la main sur tout le trafic illégal qui sévit au Venezuela. « Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé qu’il préparait une loi visant à nationaliser « l’exploration et l’exportation de l’or » dans le pays afin de lutter contre « les mafias et la contrebande » qui selon lui sèment « l’anarchie » dans le secteur ». (source Le Figaro)

Un fléau qui ronge l’Amérique du Sud

L’orpaillage illégal est un fléau qui ronge l’Amérique du Sud et qui n’est pas sans conséquence sur le plan humain. Le contrôle d’un site d’orpaillage illégal a mal tourné en Guyane vendredi dernier, provoquant la mort d’un tireur embusqué (un orpailleur ?) et la blessure d’un gendarme qui aurait plaidé la légitime défense. Sûr qu’après un tel drame, l’étau devait se resserrer autour des fraudeurs. La réglementation de plus en plus stricte de l’extraction d’or et sa raréfaction vont donc elles aussi avoir une incidence sur le prix du métal précieux qui n’a pas fini de grimper.

En conséquence, que recommandons-nous ? D’en posséder (de l’or), car plus ça va aller, plus il deviendra très difficile de s’en procurer sur le marché de l’or extrait, déjà existant, et d’en acheter si possible maintenant, car malgré les derniers records atteints, l’or est encore loin de sa valeur réelle. Sa valeur limite avant une éventuelle « bulle de l’or » étant estimée par les spécialistes à 5000$.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "