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Posts Tagged ‘billets’

Quand les banques centrales des pays émergents s’emparent de tout l’or …

Mercredi, août 8th, 2012

Les banques centrales des pays émergents sont les plus gros acheteurs d’or officiels et sont loin de s’arrêter. L’année dernière, les achats d’or ont battu leur record depuis 1964 avec un total de 445 tonnes. Les banques centrales savent bien que l’unique bouclier de protection contre la monnaie-papier demeure l’or.

Les pays émergents ont vraiment tout compris : la Russie a complété ses réserves de 15.5 tonnes en mai disposant ainsi de 911.3 tonnes, le plus élevé depuis 1993. La Thailande a presque doublé ses réserves en deux ans. Le Mexique a acheté plus de 100 tonnes depuis Février 2011. La Turquie a accumulé 123 tonnes depuis Octobre dernier.

Les achats d’or en hausse

Les banques centrales ne vont pas arrêter d’acheter de l’or. Les statistiques démontrent une moyenne annuelle de 20% selon le World Gold Council. Ces statistiques devraient être en hausse. Depuis le tout début de la crise financière, les banques centrales ont arrêté de vendre et ont inversé la tendance en confortant leurs réserves avec de l’or. L’évolution devrait s’accentuer.

Selon des études menées, les avoirs de change ont augmenté de 650% atteignant 10.4 milliards de dollars depuis 1980. Certains pourraient juger nécessaire de réévaluer l’or par rapport à l’impression massive de l’argent-papier.

Il serait judicieux de baser une diversification autre que sur des devises-papier. En effet, la planche à billets n’est pas solution à tous les maux. Il nous faut impérativement empêcher l’économie globale de tomber dans une dépression entrainant de surcroit une chute des prix. Cela est un peu ironique mais il n’est pas surprenant de voir les banques centrales sortir leurs planches à billets et acheter de l’or en même temps afin de se protéger de la dépréciation qu’elles auront causée elles-mêmes de par tant d’encre jetée.

Les investisseurs jugeront bon diversifier dans l’or. C’est que ce font certains riches. Cela devient maintenant un élan populaire : chacun investit à sa propre échelle.

La passion pour l’or, le plus sûr des métaux précieux

Mardi, juin 19th, 2012

Le métal précieux, valeur refuge par excellence en périodes d’incertitude économique, conserve son pouvoir d’attraction, même si sa cotation varie.”.

Mail & Guardian (extraits) de Johannesbourg.

Le métal précieux est l’une des toutes premières formes de monnaie. Il a été la base sur laquelle reposait le commerce international jusqu’à ce que le président nord-américain Richard Nixon abolit l’étalon-or en 1971 [entraînant ainsi l’abandon de la convertibilité du dollar en or].

Ce système présentait de graves inconvénients : il fallait échanger du papier contre des lingots chaque fois que les investisseurs ou épargnants étaient inquiets de l’ampleur du déficit ou de la dette du pays ou encore la facilité de sortir la planche à billets.

Dans la mesure où l’appétit pour le métal jaune reflète les échecs économiques et politiques, il n’est pas étonnant de constater que certaines personnes aimeraient revenir à l’étalon-or. Selon les négociants du marché de l’or, il s’agit d’une tendance qui se généralise (des fonds spéculatifs aux fonds souverains, en passant par les particuliers, les bijoutiers et les banques centrales) pour le métal jaune, tant dans sa forme physique qu’en produits négociés sur le marché.

Une garantie pour les investisseurs

Tandis que les Américains et les Européens cherchent à résoudre la crise de la dette en émettant une monnaie qui ne vaut rien, les investisseurs et les banques centrales (en particulier celles des pays émergents tels que la Chine, la Russie et la Corée du Sud) trouvent refuge dans des valeurs tangibles comme l’or physique afin que leurs réserves ne demeurent pas à la merci du dollar et de l’euro. L’or a gagné près de 27% en 2011 même après un pic à 1,921.15 $ l’once atteint le 6 Septembre, son prix a de nouveau baissé à environ $ 1600 [à la mi-Décembre, ce qui équivaut à 1.226 euros].

En 2010, la demande mondiale de l’or  atteint les 4330 tonnes. Les bijoutiers en ont acheté 50% et les investisseurs 38% contre seulement 4% dix ans auparavant, selon le World Gold Council.

“Le dollar n’est rien d’autre qu’un instrument de mesure dénué de sens”. Selon Walter de Wet, analyste chez Standard Bank : “De plus en plus souvent, les banques centrales comblent leurs réserves en or. Même si les pays de la zone euro et les Etats-Unis parviennent à trouver des solutions pour gérer la crise de la dette, ils seront tout de même confrontés au problème de la récession. Ils auront à imprimer davantage de billets, faisant ainsi grimper le prix de l’or”.

Même si le métal jaune ne génère aucun dividende ou intérêt à la différence des obligations ou des actions, ce dernier garantit des gains en capital et réconfortent les banques centrales ainsi que les investisseurs avertis lorsque les marchés s’effondrent. 

“Une once d’or est une once d’or. Un barril de pétrole est un barril de pétrole. Mais qu’est-ce qu’un dollar? Le dollar n’est rien d’autre qu’un instrument de mesure dénué de sens, puisque le président de la Réserve Fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke, peut créer tous types de monnaie en milliers de dollars”, explique Jay Taylor, rédacteur en chef de Gold, Energy & Tech Stocks, lors d’une entrevue publiée sur le site The Gold Report.

Extrait du Courrier Internacional 1103-110

Du temps où les grecs avaient des souverains plein les portes

Lundi, mai 3rd, 2010

Le fils d’un riche industriel en savon et en huile demeurant à Salonique, en Macédoine, rappelle ainsi ses souvenirs :  » Ma famille a transformé toute sa fortune en souverains avant l’invasion allemande, au cours de l’hiver 1941. Nous avions au moins 3 000 souverains cachés derrière l’encadrement des portes. A chaque coup de vent, ma mère se précipitait pour voir sí l’argent n’était pas tombé. Dès que les Allemands sont arrivés, ils ont occupé l’usine et, sans ce pécule, nous serions morts de faim. Une fois par an, nous démontions les portes pour prendre l’argent qui nous permettait de vivre. Bien que nous ne nous en soyons pas rendu compte sur le moment, la majeure partie de nos parents et de nos amis avaient agi de même. Mais mon grand-père, qui avait fait confiance à la monnaie grecque, se retrouva avec des liasses de billets sans valeur, et perdit toute sa fortune. « 

Timothy Green

L’or évincé durant la Première Guerre mondiale – Histoire de l’or

Lundi, janvier 18th, 2010
Affiche de la Grande Guerre. L'or est alors devenu un trésor de guerre.

Affiche de la Grande Guerre. L'or est alors devenu un trésor de guerre.

1914 : le conflit sonne le glas de l’or monnaie, comme de beaucoup d’autres valeurs de ce monde. Les peuples mobilisent. L’or, cessant d’être le moteur d’une économie de paix, est appelé à reprendre l’une de ses vieilles fonctions : il est trésor de guerre.

Tout au long de l’histoire, il n’a guère cessé de l’être. Il a joué ce rôle entre les mains des Grecs, qui l’accumulaient dans leurs temples avec des arrière-pensées militaires, entre les mains des Perses, entre celles de Philippe de Macédoine et d’Alexandre, de Rome et de Byzance. « Toute nation doit tâcher d’amasser de l’or pour l’occasion des guerres », a conseillé l’Encyclopédie de Diderot. La Prusse, en 1813, a demandé aux femmes le don de leurs bijoux pour lutter contre les Français; elles ont, en échange, reçu des bijoux de fer, portant la mention : « Pour du fer, j’ai donné de l’or. » Les belligérants de 1914, eux aussi, font appel à l’or pour financer la lutte.

Dans la tour de Spandau, Guillaume II a pris soin d’entasser le précieux métal. Si la Russie et la France, avant 1914, ont grossi soigneusement leurs réserves d’or, c’est pareillement en prévision de la conflagration menaçante.

Puisque les États en guerre rassemblent leurs forces, les particuliers ne sauraient leur dérober les moyens du combat. A tout le moins, il n’est plus concevable de leur donner de l’or. Le premier soin des belligérants est de suspendre la convertibilité des billets. En France, dès le jour de la mobilisation, les directeurs des succursales de la Banque de France décachètent le pli secret qui leur a été adressé. Ils y ont lu « Vous cesserez immédiatement toute remise d’or. » La loi du 5 août consacre cette mesure : le franc n’est plus qu’une monnaie de papier.

Même décision en Allemagne, pour le mark, que la loi du 4 août 1914 rend inconvertible. Mais la libérale Angleterre agit différemment. Attachée à l’étalon-or qui a fait sa gloire et sa fortune, elle maintient en droit la convertibilité des billets, pour la supprimer en fait. Un Anglais viendrait-il à la Banque d’Angleterre pour demander, en échange de ses coupures, un règlement en or? Il commence par subir un long interrogatoire, il doit fournir la preuve que cet or ne sera pas fondu ni vendu à prime, et, s’il insiste, il est accompagné par un policeman chargé de contrôler l’emploi du métal. Cette procédure a de quoi décourager les citoyens d’esprit assez peu civique pour réclamer de l’or. De même, l’exportation de l’or reste libre ; mais les ports sont surveillés de telle sorte que cette permission équivaut à un embargo. Au surplus, Londres interdit la fonte des pièces, comme l’offre ou la demande d’une prime pour la monnaie métallique. Et pour éviter à la Banque d’Angleterre la peine et la honte de multiplier ses billets, le Trésor en émet, sous le nom de currency notes : c’est du papier d’État, officiellement remboursable en or, mais que ne gage aucune couverture de métal. Ainsi, avec la plus parfaite candeur, le Royaume-Uni sauve les principes.

Comme l’Allemagne, la France et l’Angleterre, tous les pays hier ralliés à l’étalon-or, ou à ce qui restait du double étalon, rompent avec le métal. Les États-Unis eux-mêmes, lorsqu’ils entreront dans la guerre, interdiront les sorties d’or.

Le métal jaune cesse de circuler en Europe : depuis germinal, la France avait frappé 696 millions de pièces d’or, représentant 3 500 tonnes ; on a vu qu’il en reste 2 800 tonnes en 1914, dont 1 200 à la Banque et 1 600 dans le public. Ce sont ces 1 600 tonnes de pièces qui perdent leur fonction monétaire. Il n’est même pas besoin de leur ôter le cours légal : elles passent sans effort des porte-monnaie au creux des coffres-forts et des bas de laine.

Versez votre OR. Nous verson bien notre sang !

Versez votre OR. Nous versons bien notre sang...

Pourtant l’État en a besoin : s’il a des achats à faire à l’étranger, ce n’est pas avec des billets français qu’il peut régler ses dettes extérieures. Un appel officiel du 2 juillet 1915 convie les Français à verser leur or pour concourir à la Défense nationale. « L’or est indispensable pour acheter des munitions, disent les affiches… Échangez l’or que vous détenez, et qui ne peut d’ailleurs vous être d’aucune utilité, contre des billets de la Banque de France dont le crédit fait l’admiration du monde. Un certificat vous sera remis, constatant la somme d’or que vous aurez versée… » Des comités de l’or s’organisent par tout le pays. La Banque reçoit ainsi 380 tonnes de métal durant la seule année 1915, et plus de 700 pendant l’ensemble des années de guerre : ce qui réduit la thésaurisation privée à 900 tonnes, et devrait porter l’encaisse de la Banque à 1 900 tonnes. Mais il lui a fallu céder du métal à l’étranger, pour assurer les approvisionnements de la nation. En 1919, elle ne détient plus qu’à peine 1100 tonnes d’or. La différence a payé la guerre.

On retient ici le cas de la France, parce qu’elle était, dès 1914, de tous les belligérants européens, le pays qui possédait les plus gros avoirs en or. L’Allemagne, tout en perdant les trois quarts de ses réserves de devises, réussit à sauvegarder l’encaisse de la Reichsbank (700 tonnes), faute de pouvoir trouver suffisamment de fournisseurs extérieurs. L’Angleterre préserve l’essentiel de son avoir grâce aux crédits américains. Les États-Unis, neutres jusqu’en 1917, fournisseurs en permanence, doublent leurs réserves d’or, de 1914 à 1919.

Il est vrai que la guerre ne se paie pas seulement avec de l’or. Elle se finance avec de l’inflation. Dans le cours forcé, le papier-monnaie ne s’accrédite qu’en se discréditant.

René Sédillot – Historien

Les pièces d’or, dernier rempart de votre liberté.

Samedi, janvier 2nd, 2010

L’or n’est pas selon moi une fin en soi, au même titre d’ailleurs que l’argent monnaie. Par contre, il s’agit d’un outil pouvant vous procurer une réelle liberté d’action dans certaines circonstances; liberté qui n’a pas de prix et qui, dans certains cas, engage directement votre survie ou bien celle de votre famille.

Cette notion de liberté, qui devrait être croissante avec la valeur de notre patrimoine, est aujourd’hui un leurre. Le coupable ? Les banques. En effet, nos banquiers ont oubliés depuis fort longtemps les fondamentaux de leur activité et préfèrent nous vendre des produits financiers complexes ou bien des forfaits de téléphonie mobile. Autant de contrats qui nous enchaînent à eux jours après jours. Ils ont oublié qu’ils devaient être les garants de notre liberté par le biais des valeurs que nous leur confions. Aujourd’hui, nous sommes au contraire une génération qui est devenu totalement dépendante de ces mêmes banques : comptes bancaires obligatoires pour toucher un salaire, argent bloqué sur des comptes qui rapportent tout juste plus que l’inflation (et parfois moins), crédits, placements risqués, etc. En fait, si nous prenons le cas d’un couple de la classe moyenne, plus il gagne d’argent par le fruit de son travail, plus il devient redevable auprès de son banquier en raison des différents crédits qu’il aura souscrit ou des services «indispensables» que ce dernier lui aura proposé. « Travailler plus pour gagner plus » comme disait l’autre ? Oui, mais pour devenir de plus en plus dépendant. Bref, le monde à l’envers.

Avec les pièces d’or c’est tout l’inverse. Aujourd’hui en France, et aussi dans de nombreux autres pays, leur détention, leur transport, leur achat et leur vente sont libres. Ces transactions pourront éventuellement être taxées (ce qui est le cas en France lors de la vente) mais le jour où vous aurez un besoin impérieux de vendre votre or en raison d’un contexte troublé, j’ai peine à imaginé que vous demandiez un formulaire 2091 à remplir en 2 exemplaires pour légaliser votre transaction.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les allemands interdisaient en France la possession d’or au-delà de 6 g, même pas un napoléon 20F. Ils savaient bien que nous priver de notre or, c’était aussi nous priver de notre liberté. Bien heureux ceux qui pouvaient compter sur leur trésor enfermé dans de solides coffres en Suisse, pouvant le monnayer sur le marché local et revenir en France avec le fruit de la revente. Ceux qui ne pouvaient se déplacer à l’étranger pouvaient évidemment en acheter ou en vendre en France, mais ils s’exposaient à des risques, dont le vol, le chantage et la dénonciation. Imaginez-vous dans un contexte analogue et devoir écouler sur le marché noir un lingot d’un kilo ou bien cent cinquante pièces d’or. Difficile. Fort de ce constat, nombreux étaient ceux qui, n’ayant pas anticipé cette guerre, faisaient traverser la frontière à leur pièces pour mettre à l’abri leur trésor, prenant alors des risques énormes avec leurs cannes creusées et remplies de napoléons empilés.

J’ai aussi en tête l’histoire des grecs qui avaient pu relancer leur économie grâce aux dizaines de tonnes qu’ils avaient conservées sous forme de pièces d’or de type souverain, ayant ainsi évité la ruine à cause de leur monnaie nationale défaillante.

Autre exemple : Entre 1933 et 1975, la possession d’or était interdite aux USA. Cela n’empêcha pas les américains de compter parmi les plus grands thésaurisateurs de monnaies d’or. Les coffres suisses étaient alors remplis d’Eagles, Double Eagles et autres Souverains qui refirent surface à la fin de la prohibition de l’or ou bien qui se monnayaient directement en Europe.

Je sais que les esprits contradicteurs pourraient me dire que l’or étant aujourd’hui côté sur les marchés, nous sommes totalement dépendant du bon vouloir de cartels et autres entités qui peuvent user de toute sorte de stratagème pour fausser la donne. Ça c’est vrai en périodes sereines. Dans les moments les plus troubles, le seul marché qui soit valable, c’est celui de l’offre et de la demande de la rue, le marché de gré à gré entre acheteurs et vendeurs. Nous l’avons bien vu lorsque l’once d’or était fixée à 35$ par les américains. Il y avait alors autant de prix pour l’or qu’il y avait de vendeurs. Dans certains pays tels que l’Inde ou la Turquie, qui ont un marché gris de l’or très structuré, les prix pouvaient vraiment flamber car l’approvisionnement était difficile en raison de contrôles douaniers sévères. Même en France, le prix de l’or qui s’y négociait dans les années 60 était en partie déconnecté du dictat américain sur le métal précieux.

Les pièces d’or sont donc le dernier rempart de notre liberté car, en cas de besoin et où que vous soyez, elles seront toujours reconnues à leur juste valeur. Ce n’est pas le cas des monnaies fiduciaires sous forme de billets, de pièces, et aujourd’hui de monnaie électronique, qui peuvent parfois être difficiles à faire accepter d’un pays à un autre.

Au temps de la guerre froide, les américains ne s’y trompaient pas et donnaient à leurs pilotes ou bien leurs espions des pièces d’or pour qu’ils puissent monnayer leur liberté dans les pays où ils étaient coincés. Preuve que même le roi dollar ne pouvait pas suffire dans certains cas et, aux yeux de soldats Viêt-Congs par exemple, n’était qu’un vulgaire morceau de papier vert portant les marques d’une culture ennemi. Une pièce d’or, même frappée par l’administration américaine, reste avant tout de l’or aux valeurs universellement reconnues et acceptées. Contrairement aux billets, l’or ne fait pas de politique ou ne tente pas d’imposer un quelconque mode de vie. Vous n’aimez pas l’aigle américain ? Et bien fondez la pièce. Vous aurez tout autant d’or en poche. L’or n’a pas de nationalité, il est neutre, et ne prône  pas la pensée unique.

Jean-François FAURE

173 000 tonnes d’or pour relancer l’économie mondiale !

Lundi, avril 6th, 2009
Ben Bernanke, le président de la FED, en plein travail

Ben Bernanke, le président de la FED, en plein travail

173’000 tonnes d’or, c’est l’équivalent en or (au prix de $900 l’once) des sommes qui auront été injectées pour relancer l’économie mondiale d’ici la fin 2010 (selon le G20), soit davantage que tout le stock d’or accumulé sur terre depuis la nuit des temps !

D’autre part, comme nous l’envisagions dans notre dernier suivi du 3 janvier, la Réserve Fédérale américaine (Fed) a débuté officiellement, le 18 mars dernier, une politique de monétisation de la dette du gouvernement US. Elle va donc acheter des obligations du gouvernement en échange de billets nouvellement imprimés. La Fed va probablement monétiser encore des milliers de milliards de dollars, avec une technologie (la planche à billets électronique) davantage digne d’un pays du Tiers-monde que d’un pays développé ! L’avantage pour les USA étant de pouvoir disposer de la devise de réserve mondiale. Tout cela aura évidemment de fortes répercussions sur le niveau de l’inflation d’ici quelques années.

L’impact sur le prix de l’or a été immédiat, puisqu’il a gagné $70 juste après l’annonce de la Fed du 18 mars. Toutefois, les jours suivants ont vu l’or abandonner une bonne partie de ses gains. Il faut garder en mémoire qu’une hausse trop brutale du prix de l’or serait très mal perçue en termes de confiance pour le dollar et indirectement pour toutes les autres devises, surtout en ces temps difficiles pour l’avenir du système monétaire international. J’aborderai plus loin la question de la manipulation du prix de l’or et de l’argent, mais avec de nouvelles preuves d’accusation flagrantes à l’encontre de deux grandes banques américaines, J.P. Morgan et HSBC.

Ce suivi sera aussi l’occasion de mettre à jour les principaux indicateurs de trading abordés dans mon livre :

La MM325j en tant que signal d’achat/vente sur l’or physique.
Les signaux d’achats par les CoTs.
Le ratio HUI/OR en tant que signal d’achat/vente sur les mines d’or.

Article écrit par Léonard Sartoni (extrait de son Suivi n°19 – en format PDF sur LORetLARGENT.info)

Léonard Sartoni est l’auteur du livre « référence » : 2008-2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter

Ce premier guide en langue française sur le marché de l’or ne pouvait être écrit que par un investisseur à temps plein sur ce marché. Léonard Sartoni vit en Suisse de ses investissements dans ce domaine. La richesse de son expérience et de ses connaissances difficilement condensée dans ces 200 pages vous éclairera sur un univers méconnu autant qu’attractif sur un plan financier.  » le dernier grand marché haussier de l’or remonte aux années 70. Depuis, aux yeux du grand public, ce métal précieux est tombé aux oubliettes. Il est temps de le redécouvrir car une nouvelle heure de gloire est  » dans les tuyaux  » ! « 

Léonard Sartoni parraine AuCOFFRE.com, la plateforme d’achat, vente et don de pièces d’or avec garde en coffres bancaires.

3000 $ et 2000 € sont des objectifs raisonnables pour l’or

Jeudi, mars 26th, 2009

Cette hypothèse est sérieuse car toute la monnaie papier émise refera nécessairement surface. Pour le moment, et du fait de l’émission monétaire déjà réalisée, notre objectif rationnel pour l’or se situe vers 3 000 $ et 2 000 €. Le métal jaune pourrait aller beaucoup plus loin dans un stade de bulle. Il ne sera pas interdit d’en profiter, à condition de savoir que le marché ne sera plus alors dans le domaine du raisonnable et aura atteint le stade de l’irrationnel. Les seuils de 3 000 $ et de 2 000 € sont simplement une estimation faite à partir de l’émission de monnaie qui ne correspond à rien depuis 2000. Elle se base sur une comparaison de la masse monétaire déclarée par la Fed et la BCE et
l’augmentation réelle de la richesse produite, le PIB. Théoriquement, la progression de la masse monétaire devrait fidèlement refléter la croissance du PIB. Si l’argent déclaré par les Banques centrales augmente plus vite, c’est que la planche à billets a fonctionné.
Pour croire dans la future hausse de l’or, il faut cependant être convaincu d’une chose : l’or est une monnaie non fiduciaire, c’est-à-dire qui n’est pas fondée sur la signature d’un État. Il faut même admettre que c’est la seule monnaie non fiduciaire. C’est pour cela qu’il « flique » les dérives des monnaies papiers, se base sur une comparaison de la masse qui sont toutes des monnaies fiduciaires. LIRE LE DOSSIER COMPLET DANS MONEYWEEK du 26 mars au 1er AVRIL (en kiosques)

Le geste et la parole

Jeudi, mars 19th, 2009

Les banques centrales ne parlent pas, en raison de la rigidité de leurs doctrines et de l’unicité de leurs objectifs, mais elles agissent : elles fournissent des sommes immenses à l’économie , permettant même, au mépris de toute orthodoxie, aux entreprises d’obtenir de l’argent en direct en échange de papier commercial, en utilisant pour cela des noms aussi discrets et obscurs que possible, ( le dernier qualificatif apparu dans les communiqués des gouverneurs de banques centrales étant « quantitative easing », soit « facilitation quantitative » ce qu’on devrait plutôt traduire par « planche à billet ») .

Mais cela ne pourra suffire : une entreprise ne pourra survivre par le seul jeu de ses réformes internes ni par le seul recours au papier monnaie : elle ne pourra en effet mettre en dépôt a la banque centrale du papier de ses clients si elle n’en a pas. Si le marché, une fois de plus, se révèle plus rapide et plus adaptable que la démocratie, on ira droit vers l’hyper inflation ( de plus de 20% par an) , forme extrême de la déloyauté, qui fera disparaitre les dettes, au détriment des préteurs. Déjà, bien des entreprises s’y préparent. Bien des démocraties y sombreront. LIRE LA SUITE SUR LE BLOG DE JACQUES ATTALI

Le 18 mars 2009 : fin du capitalisme

Mercredi, mars 18th, 2009

La date d’aujourd’hui, le 18 mars 2009, sera retenue par l’histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme.

Aujourd’hui en effet, la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé son intention de racheter des Bons du Trésor (dette à long terme des États–Unis) en quantités considérables (pour un volant de 300 milliards de dollars), son budget atteignant désormais le chiffre impressionnant de 1,15 mille milliards de dollars. Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États–Unis avaleront donc désormais leur propre dette, un processus désigné par l’euphémisme sympathique de « quantitative easing ». Pareille à celui qui tenterait de voler en se soulevant par les pieds, la nation américaine met fin au mythe qui voudrait que l’argent représente de la richesse : dorénavant la devise américaine représentera uniquement le prix du papier et de l’encre nécessaire pour imprimer de nouveaux billets. Elle se coupe aussi, incidemment, de la communauté internationale, mais baste !

Le dollar cessa de valoir de l’or quand, en 1971, le président Nixon mit fin à la parité du dollar avec ce métal. En 2009, le président Obama, en permettant à la Fed d’imprimer autant de dollars qu’elle le jugera bon, a mis fin à la parité du dollar avec quoi que ce soit, faisant de l’arrogance de la nation américaine la seule mesure restante de la valeur de sa devise. « Your Mamma still loves you ! » : le gosse, tout faraud, présente son premier spectacle et sa mère qui n’a pas voulu que son amour-propre courre le moindre risque a acheté tous les tickets !

Si la Chine attendait un signal pour se débarrasser de ses dollars, le voici ! Un article très intéressant dans l’Asia Times d’aujourd’hui, signé par Joseph Stroupe, explique comment la Chine, tentant de se délester en douce de ses dollars, les transfère discrètement à des fonds qui achètent des ressources minières et pétrolières. Stroupe, faisant reposer ses analyses sur des chiffres rassemblés par Rachel Ziemba, une collaboratrice de Nouriel Roubini, calcule que la Chine pourrait atteindre son objectif de réduction massive de son exposition au cours du dollar en un an environ. Nul doute que l’on ne dormira pas beaucoup cette nuit à Pékin et à Shanghai, tout occupé que l’on sera à acheter fébrilement des mines et des puits pétroliers aux quatre coins du monde !

Ah oui, j’oubliais : la bourse de New York, considérant qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle, a clôturé en hausse.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Qui est Bill le renfloueur ?

Vendredi, février 6th, 2009
Derrière cette philanthropie de façade, qui se cache vraiment derrière Bill le renfloueur ?

Derrière cette philanthropie de façade, qui se cache vraiment derrière Bill le renfloueur ?

Il ne dit pas son nom, il se cache derrière des lunettes noires et distribue à Times Square des billets de 50 à 100 $US.
Cela fait deux jours que ce bon Samaritain rassemble les foules, qui bravent le froid et font parfois la queue pendant 5 heures afin d’obtenir le tant désiré bout de papier.

Depuis mercredi, le mystérieux bienfaiteur, qui se fait appeler « Bill le renfloueur », distribue des dollars à qui en veut. Des gardes en civil protègent le coffre fort sur pattes, qui œuvre dans un kiosque de Times Square.

Sous sa pancarte « Guichet Sauvetage », Bill donne au moins 50 dollars, et parfois plus. La nouvelle a fait le tour de la ville. Et près de 800 personnes n’ont pas hésité à faire 5 heures de queue, par un froid glacial, pour accéder à ce distributeur de billets gratuits.

En échange, l’homme caché derrière ses lunettes noires et son bonnet ne demande qu’une chose : que le demandeur du billet vert prenne deux minutes pour expliquer ses problèmes. LIRE LA SUITE SUR AGORAVOX

Ramener ses billets de 50, 100, 200 et 500 Francs avant qu’il ne soit trop tard.

Jeudi, décembre 4th, 2008
Billet de 100 francs Delacroix

Billet de 100 francs Delacroix

Vous avez encore des billets de 200 francs « Montesquieu » cachés dans une petite boite derrière la bibliothèque ? Vous pouvez à présent les sortir et en faire des motifs de scrapbooking car ils ne sont plus échangeables depuis le 31 mars 2008. Dommage !

Par contre, vous avez  jusqu’au 17 février 2012 pour les billet de 50 F Saint Exupéry, les 100 Francs Cézanne, les 200 Francs Eiffel et les 500 Francs Pierre et Marie Curie.

Attention cependant, il vous reste moins de deux mois pour échanger vos billets de 100 francs  » Delacroix  » contre des euros. Après le 31 janvier 2009, il sera trop tard, ces billets ne seront plus échangeables et ils n’auront donc plus de valeur.

D’ici là, il est possible de les échanger contre des euros dans les caisses des Succursales de la Banque de France et auprès de l’iedom Institut d’Émission des Départements d’Outre-Mer.

Déflation : « je n’achète pas aujourd’hui, demain ce sera moins cher »

Mercredi, novembre 19th, 2008

Vous pensiez que l’inflation est la pire crise que l’économie puisse connaître ? Mais avez-vous déjà entendu parlé de la déflation ?

Lu sur Wikipedia :

En économie, la déflation caractérise une période suffisamment longue durant laquelle une baisse générale des prix est observée. Le phénomène opposé (hausse des prix) est l’inflation. En règle générale, la déflation est la traduction d’un net ralentissement ou d’une baisse de la demande, et elle est associée à une période peu favorable à l’activité économique. Néanmoins, une période économiquement morose n’est pas forcément conjuguée à une déflation.

La déflation peut être économiquement définie comme un mouvement persistant à la baisse, au fil du temps, du prix moyen des biens et des services, c’est-à-dire du coût de la vie. Il ne s’agit pas simplement de la baisse du prix d’un bien ou même de celui d’un secteur d’activité, mais de l’ensemble des prix.

La déflation ne doit pas être confondue avec la désinflation qui est un ralentissement du taux d’inflation, c’est-à-dire que le niveau général des prix augmente moins vite.

Une déflation a des conséquences néfastes sur l’économie, puisqu’elle décourage l’investissement (en rendant moins attractif l’emprunt qui le finance généralement) et, lorsque le consommateur anticipe que la déflation va se prolonger, va l’inciter à différer sa consommation en thésaurisant (une même somme d’argent permettra d’acheter davantage de biens dans le futur, par rapport à un achat immédiat). Si une baisse temporaire des prix entraîne en général une augmentation de la consommation (« effet prix »), le phénomène de thésaurisation prend le dessus sur l’effet prix au cours des déflations prolongées.

Mais existe-il des remèdes ? En fait que de mauvaises solutions ou bien des traitements limités par nature.

  • Il est d’abord possible de baisser les taux d’intérêt mais ils ne peuvent pas descendre durablement très en dessous de 0%. La crise actuelle est issue de la baisse des taux américains suite au 11 septembre. Nous voyons aujourd’hui le résultat…
  • Sinon il y a une possibilité plus radicale, que les banques centrales fassent « marcher la planche à billets » pour pratiquer les « parachutages de billets par hélicoptère ». En clair, l’État aide les ménages avec une monnaie créée contre l’augmentation de sa propre dette. Dans le cas de la France, difficile de faire plus de dette.

Une crise déflationniste serait nécessairement longue ou bien préparerait une autre crise.

Vous l’avez donc compris, en cas de déflation, les plus touchés seront les petits commerces et l’immobilier. A l’opposé, l’or suivi de l’argent liquide (les billets) sont des valeurs qui ne peuvent que vous permettre d’acheter de plus en plus de biens.

Comment revendre des billets de train non remboursables et non échangeables

Jeudi, septembre 25th, 2008

C’est d’actualité pendant les vacances, mais c’est aussi une question qui peut se poser tout au long de l’année : comment revendre des billets de train non remboursables et non échangeables ? Le tout, sans se transformer en vendeur à la sauvette devant la gare, et bien sûr en respectant la loi.

Le cas peut se présenter plus souvent qu’on ne pense. Un exemple ? Très motivé pour aller sur le salon E-Commerce à Paris, j’avais mes beaux billets TGV « tarif canon »  en poche depuis des semaines. Mais voilà, problème de dernière minute, je reste coincé à Bordeaux et mes billets ne sont ni échangeables ni remboursables.

Si seulement il existait un site qui me permette de remettre en vente mes billets. Pas un truc prise de tête genre EBay, un truc simple. Si ça n’existe pas, c’est mon prochain projet.

Heureusement pour ma famille, mon prochain business ne sera pas un site de revente de billets car il en existe déjà plusieurs : www.kelbillet.com et www.trocdestrains.com.

Les deux sites proposent un moteur de recherche, mais également un système d’alerte pour traquer les billets que vous recherchez.
Les bonnes affaires y sont nombreuses et le fonctionnement super simple. Mais attention aux risques que vous prenez, notamment avec les billets nominatifs.

Mais est-il légal de revendre un billet de train ? OUI si vous ne le revendez pas plus cher que le prix affiché dessus et qu’il n’est ni nominatif ni incessible (billet imprimé et billet Eurostar).

Reste qu’un billet de train, une fois la date du voyage dépassé, perd tout simplement toute sa valeur. De la même façon qu’un billet de banque perdrait toute valeur en cas d’effondrement des systèmes monétaires. Et ceux qui se seront tournés vers l’or physique pourront se féliciter, tout comme les utilisateurs de sites de bons plans sur Internet peuvent le faire aujourd’hui !

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "