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Posts Tagged ‘mineurs’

The Australian gold rush – Gold creates a nation

Jeudi, mars 4th, 2010

The discovery of gold in Australia in the mid 19th Century had more of an affect on the nation than its discovery in any other country, transforming Australia from a British penal colony to a nation that integrated many nationalities. To this day a term of endearment for Australians is “Digger”.   It was not an easy passage and on the way there was greed, dispute, revolution, racism and a new type of outlaw “the bushranger; but gold was responsible for the building of infrastructure, the end of transportation and financial viability. Britain no longer had any excuse for withholding self-government from its Australian colonies eventually leading to the formation of the Federation of the Commonwealth of Australia after the referendum of 1900…..LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAISH, GLDCOIN.ORG

Alchemy damages the Amazon Basin

Mercredi, mars 3rd, 2010

Extracting about two hundred and fifty tonnes (and probably more) gold per year as chips, fine grains or nuggets, transporting the precious metal and its ingredients, fuel and mercury all represents a highly profitable business whether using dugout canoes, quads or small stunt planes. Attempts to protect the Amazon require the involvement of the region’s countries to implement campaigns, to ban  illegal mining and the use of mercury, but are faced with the complete hypocrisy of these countries’ representatives irrespective of whether it is Brazil, France, Surinam or Venezuela……

LIRE LA SUITE SURE NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDBLOG.ORG

The Gold Rush in the Rockies and Alaska

Mercredi, mars 3rd, 2010

Leadville is a small community of just over a square mile, perched some 3300m up in the Rocky Mountains of Colorado.  Following Abe Lee’s discovery, the thousands of miners that flocked to this remote camp soon realized that the area was also rich in other types of deposits.  Over the next thirty years, more than a million mine pits were dug from which gold, silver, zinc and the metal which gave the town its name in 1878, lead, were extracted………

As the nineteenth century drew to a close, the chances of making a fortune through gold were dwindling.  The last opportunity for prospectors was in Alaska.  When gold was discovered in Klondike River in 1896, thousands of miners sailed there……..LIRE LA SUITE SUR NOTRE BLOG ANGLAIS, GOLDCOIN.ORG

Au temps où les romains détruisaient des montagnes pour extraire l’or de la terre

Vendredi, janvier 1st, 2010
Pièce dor romaine - Aureus dAuguste. Source Sacra-moneta.com - Photo Numismatica Ars Classica

Pièce d'or romaine - Aureus d'Auguste. Source Sacra-moneta.com - Photo Numismatica Ars Classica

L’Empire romain était obsédé par l’or. Le métal précieux fut la base de son économie. Comme elle n’avait pas d’excédent de récoltes et ne fabriquait pas de biens, Rome transforma l’or en monnaie et l’utilisa pour le commerce. Pour garantir un approvisionnement constant, les légions romaines, qui étaient payées en or, prirent la direction des pays les plus riches du monde antique.

Dans un empire aussi puissant que l’Empire romain, le plus important était la course au pouvoir, l’étalement des richesses, l’achat de biens, le financement des armées. C’est très différent des Egyptiens qui n’avaient sans doute pas de grande armée, les Romains devaient financier un empire très étendu.

En l’an 25 av-J.C. l’empereur Auguste et quelque soixante-dix mille hommes quittèrent Rome déterminés à trouver une nouvelle source de richesse. Les mines les plus rentables se trouvaient dans les Asturies au nord-ouest de l’Espagne, un des derniers territoires tombés sous le joug de l’empire romain.

Trois mois plus tard, la bataille finale se déroula dans les brumes d’une montagne appelée Las Médulas. Ce qui se passa ensuite constitue l’un des exploits techniques les plus colossaux et les plus ingénieux de l’Histoire. L’historien romain Pline le qualifia de ruina montium, la destruction d’une montagne.

Dix mille prisonniers asturiens furent contraints de creuser un labyrinthe complexe avec des galeries entrecroisées, le travail était épuisant et particulièrement dangereux. Quand un rocher barrait le passage, on allumait un feu pour le briser, ensuite on le baignait dans un bain acide de vinaigre pour l’éroder. Dans une chaleur étouffante et une fumée suffocante, les mineurs brisaient alors la roche et l’emportaient.

Derrière cette cruauté, il y avait un plan bien préparé. Les galeries dont certaines étaient longues de plusieurs centaines de mètres étaient en fait destinées à affaiblir la montagne, mais le secret de l’opération, c’était l’eau.

Les Romains construisirent et élaborèrent un système de canaux et d’aqueducs sur plus de trois cents kilomètres. L’eau se déversait ensuite dans un réservoir à 280 mètres sous le sommet de Las Médulas. Quand le bassin fut rempli, un signal fut transmis et les portes du réservoir s’ouvrirent. Le déluge emporta tout sur son passage.

Démontrant la grande connaissance des Romains en hydrodynamique qui était en avance de plusieurs siècles sur leur temps, l’eau se répandit dans les galeries conçues pour accélérer sa vitesse et les murs s’écroulèrent. Bientôt, la terre trembla. Une à une, les galeries et les souterrains s’affaissèrent selon un scénario prémédité qui allait ensevelir nombre d’esclaves incapables de s’échapper. Les débris se déversèrent alors à travers des canaux couverts de brindilles tressées qui séparaient l’or de l’eau.

Rome dévasta les montagnes du nord-ouest de l’Espagne avec une ampleur sans comparaison jusqu’aux temps modernes. Chaque sommet est un monument à sa cupidité. Les canaux comme celui-ci sont voûtés de manière à résister à la violente pression de l’eau. A l’époque de leur fonctionnement, ils pouvaient charrier plus de 200 millions de litres d’eau par jour. Pendant plus de deux cents ans, ils ont transporté des billions de tonnes de terre et extrait plus de 30 millions d’onces d’or pour une valeur estimée à 12 billions de dollars actuels.

La prospérité de Rome dura quelque temps, mais au IIIe siècle ap.-J.C. Las Médulas fut mystérieusement laissé à l’abandon. A Rome, les temps avaient changé, l’Empire s’écroulait. Mais depuis l’Eglise qu’avait fondée Saint-Pierre à Rome, une nouvelle influence, la Chrétienté, allait bientôt s’étendre sur toute l’Europe. Une religion riche en signes et en symboles, en saints et en miracles. Ses reliques les plus sacrées sont couvertes d’or.

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Les étapes de l’évolution vers la monnaie métallique

Mercredi, juillet 8th, 2009

L’or, bien que connu et travaillé très tôt dans la préhistoire, n’a pas été la première matière monétaire métallique utilisée. Trouvé à l’état pur, malléable, beau, éclatant, il a servi d’abord à l’ornementation. L’argent, le cuivre, plus abondants, mais plus difficiles à obtenir et à travailler, eurent à l’origine une valeur, par rapport à l’or, plus élevée qu’aujourd’hui. Ils furent utilisés avant l’or, et plus que lui, comme monnaie. Mais qu’entend-on par monnaie dans les empires orientaux, dans les sociétés méditerranéennes anciennes, ou encore en Chine au troisième millénaire ?

Voyons l’exemple de la Mésopotamie l’orge y sert d’étalon de valeur autant que l’or ou l’argent. Pourtant, il existe, dans les palais et les temples, des poids et mesures étalonnés, légaux, garantis, qui servent à la comparaison des valeurs. Et l’on constate, entre étalons divers, des variations dans la valeur relative. A court terme, par exemple, on constate qu’une mauvaise récolte peut faire baisser de moitié la quantité d’orge correspondant à un certain poids d’argent (cela signifie que le prix de l’orge, exprimé en argent, a haussé de 100 %, ce qui correspond à un mouvement bien connu, brutal, des prix agricoles anciens). A long terme, on retrouve les variations de ce que les économistes appellent la bimetallic ratio, c’est-à-dire le rapport de valeur entre or et argent il est de 9 à 1 vers 2700 av. J.-C., de 6 à 1 vers 1800 sous Hammourabi, de 12 à 1 au VIe siècle av. J.-C. On constate donc, dans ce très ancien empire, une formation de valeurs d’échange variables. Mais y avait-il réelle circulation de pièces ? Même si les lingots étalonnés servaient de moyen de paiement, ce n’était que pour des règlements exceptionnels, jamais quotidiens, jamais familiers.

On constate en particulier que si l’argent servait peut-être aux paiements intérieurs, de petites quantités d’or, matière plus rare, étaient réservées aux paiements extérieurs (nous dirions aujourd’hui « internationaux »). De sorte que l’empire d’Hammourabi, avec ses lingots d’or dans les caves du palais, cet or étant réservé aux paiements internationaux, annonce certains phénomènes modernes : nos banques d’État. En revanche, nous avons beaucoup de monnaie circulante, alors que le système étatique, en Égypte, en Assyrie, en Chine, réduisait presque à rien, comme chez les Incas, le rôle de cette monnaie intérieure. C’est sur les confins de la Méditerranée qu’une autre étape est franchie : à Troie, en Crête, puis à Mycènes (vers 1500 av. J.-C.), on trouve, à la place des lingots, des disques métalliques estampillés, plus proches des pièces modernes.
Mais l’étape décisive est celle où une effigie donnant la garantie de la collectivité ou du souverain se trouve « frappée » sur la pièce métallique, car cette garantie permet à la pièce de circuler pour une valeur donnée, sans qu’on ait besoin de la peser ou d’en estimer le « titre » (c’est-à-dire la proportion de métal fin et celle de l’alliage), opérations qu’on avait toujours pratiquées avec les lingots. Or cette apparition d’une monnaie véritable date seulement de la fin du VIIe siècle ou des débuts du VIe siècle av. J.-C. Elle a lieu dans les cités grecques d’Asie Mineure, puis en Grèce (frappes d’argent), puis en Lydie, où l’on frappe d’abord l’électrum (alliage or-argent), puis l’or, sous le règne de Crésus : les noms de Crésus, de Gyges, du fleuve Pactole rappellent l’effet légendaire de ces innovations.

Concluons : 1. l’apparition d’une monnaie propre-ment dite est tardive; 2. elle a lieu sur les marges commerçantes du monde ancien, non dans les empires intérieurs; le commerce crée la monnaie, plus que la monnaie ne crée le commerce.

Pierre VILAR

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Tout l’or du Transvaal

Vendredi, mai 15th, 2009
Le croissant aurifère dans la région du Transvaal en Afrique du Sud. Le Witwatersrand, proche de Johannesburg

Le croissant aurifère dans la région du Transvaal en Afrique du Sud. Le Witwatersrand, proche de Johannesburg

En 1886, on trouva de l’or en Afrique du Sud, une nouvelle espèce de prospecteurs était née. A l’aide d’une machinerie lourde et d’investissements financiers importants, les géologues et les ingénieurs purent creuser la terre plus profondément que jamais. Mais là, il n’y avait pas de pépites. L’or se présentait en paillettes enterrées à de grandes profondeurs.

Il fallut attendre 1887 pour trouver la clé permettant d’ouvrir les portes des réserves immenses de l’Afrique du Sud. L’or se dissout dans le cyanure, cette découverte permit pour la première fois d’extraire l’or de la roche, une opération économiquement rentable. Depuis lors, l’Afrique du Sud est le plus grand producteur d’or au monde.

Aujourd’hui Johannesburg est réellement la cité de l’or. La ville est entourée des plus riches mines d’or de l’histoire, le fameux Witwatersrand, ce qui signifie le récif de l’eau blanche. Sainte-Hélène n’est qu’une mine parmi les quarante mines qui ont émergé sur un croissant de 580 kilomètres de territoire qui doit son existence à une extraordinaire série d’événements géologiques.

Il y a de ça 2.5 milliards d’années, le Rand, comme on l’appelle, était une vaste dépression recouverte d’une eau peu profonde et entourée de collines remplies d’or. Avec le temps, l’érosion entama les collines concentrant l’or entre les couches de sédiments. Des millions d’années plus tard, des soulèvements violents brisèrent la croûte terrestre en faisant descendre les couches.

Timothy S Green, auteur de « Le monde de l’or » : « Evidemment, ce qui allait se révéler exact, c’est que les couches descendant dans la terre – et nul ne sait réellement jusqu’à quelle profondeur – étaient riches en or, c’est quand même la plus grosse quantité d’or jamais découverte en un seul lieu, dans un seul pays. Cet événement transforma l’économie de l’Afrique du Sud. Jusqu’à récemment, près de 40% des exportations de l’Afrique provenaient de l’or et comme les Sud-Africains le disent toujours, ce fut le tremplin de leur expansion. »

La mine de Sainte-Hélène est une des plus anciennes d’Afrique du Sud et une des plus difficiles. Les conditions de travail y sont draconiennes. Les nouveaux mineurs subissent un test pour mesurer leur stress à quarante degrés de température pendant trente minutes. Si leur température corporelle reste stable, ils peuvent descendre dans la mine, mais pendant les douze jours suivants ils devront porter un solide casque rose et ils seront soigneusement surveillés.

La mine la plus profonde d’Afrique du Sud se situe à près de 4 000 mètres de profondeur, il faut presque une heure trente à un mineur pour rejoindre son lieu de travail. Dans certains cas, il doit changer trois fois d’ascenseur. Et plus on descend, plus la température augmente.

Descendre dans une mine d’or, c’est comme une descente aux enfers, parce que plus vous descendez dans la terre et plus ça devient torride et désagréable. Vous vous trouvez petit à petit à 1600 mètres de profondeur puis à 2000 mètres, puis à 2500 mètres, puis à 4000 mètres et la chaleur devient vraiment intense et aujourd’hui la question se pose, si les mines sud-africaines creusent plus bas encore, comment va-t-on les refroidir ? Cela devient un problème de réfrigération.

A une profondeur de 4000 mètres, la température de la roche avoisine les soixante-dix degrés et l’humidité approche les 100%. Une étincelle pourrait y provoquer une tempête de feu. Les galeries sont constamment contrôlées pour détecter la présence de méthane. Extrêmement volatile, ce gaz pourrait exploser et déclencher une tornade feu dans la mine. Mais le plus grand danger provient de la roche elle-même. Sous les tonnes de pression qu’elle subit, elle ne cesse de pousser des gémissements et parfois elle explose avec des conséquences catastrophiques. Même si ces mines sont deux fois plus sûres qu’il y a dix ans, les explosions dues à la pression continuent à tuer environ soixante-dix mineurs chaque année.

En Afrique du Sud, l’or est si fin qu’il est invisible à l’or nu. Les explosifs ont remplacé la pelle et le pic traditionnel. La dynamite est introduite dans la cavité avec un fil de cuivre qui actionne électriquement la charge à distance.

Charriot contenant 2 tonnes de pierres desquelles seront extraites les miscroscopiques particules d'or

Charriot contenant 2 tonnes de pierres desquelles seront extraites les miscroscopiques particules d'or

Des tonnes de roche volent littéralement en éclats mettant à jour des particules microscopiques d’or. Une pelle mécanique les emporte et les charge dans un chariot qui remonte à la surface. Chaque chariot contient environ deux tonnes de minerai. Le minerai est alors hissé à la surface puis broyé et moulu jusqu’à atteindre la consistance d’une poudre. La poussière est traitée dans un bain de cyanure et est ensuite filtrée pour isoler l’or. Le minerai est alors fondu. 200 tonnes de minerais ont été traitées pour produire un seul lingot. Mais une étape est encore nécessaire avant d’arriver au consommateur.

La raffinerie de Rand près de Johannesburg est la plus grande et la plus moderne pour le traitement du minerai fraîchement extrait. Tout l’or d’Afrique du Sud, environ 600 tonnes par an, transite par ici pour le raffinage. Ces lingots pèsent 25 kilos et contiennent environ 85% d’or.

Pour atteindre les 99.5% de pureté exigés par le négoce international de l’or, celui-ci est refondu et infusé avec du chlore qui transforme l’argent et divers métaux en chlorures. Les chlorures viennent alors à la surface et sont décantés. Ayant atteint maintenant au moins 99.5% de pureté, l’or est moulé en lingot de 11 kilo et poli à la flamme pour lui donner un aspect brillant.

Le lingot est enfin refroidi. La raffinerie de Rand s’enorgueillit de sa vitesse d’exécution, le traitement entier n’a pas pris plus de quatre-vingt-dix minutes. Pesé et estampillé pour garantir sa pureté, le lingot rejoint alors les trente-cinq autres qui ont été raffinés ce matin pour une valeur totale de 5.5 millions d’euros.

Il y a vingt ans, près de 80% de l’or extrait provenait d’Afrique du Sud, aujourd’hui cela dépasse à peine les 10%. Les nouvelles technologies et un fort accroissement du prix de l’or ont créé, dans le monde, un nouveau boom de la prospection.

Timothy S Green, auteur de « Le monde de l’or » : « Le coût élevé de l’or à la fin des années 70, époque du boom de la prospection, a permis la création de plusieurs nouvelles entreprises minières, notamment en Amérique du Nord, des entreprises très puissantes aujourd’hui qui rivalisent avec les grandes entreprises sud-africaines. Elles ont désormais de solides équipes, elles ont beaucoup de géologues spécialisés dans la recherche de l’or. Elles ont des ingénieurs des mines familiarisés avec les dernières technologies d’extraction de quantités d’or minimes qu’il y a vingt ou trente ans n’étaient pas rentables. »

A lire pour en savoir plus sur le sujet :

lingotrand

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Une mine d’or au Mali

Jeudi, mai 7th, 2009
Sadiola et sa mine d'or, au Mali

Sadiola et sa mine d'or, au Mali

Cette mine d’or, située au sud-est du Mali, domine au loin, menaçante, le village de Sadiola, un village fantôme comme dans les westerns : quelques bars où les prostituées attendent le client, des étales misérables où l’on vend encore des tamis pour l’orpaillage traditionnel, dérisoire à côté de l’immense mine et de ses moyens gigantesques.

Nous sommes à soixante kilomètres de la ville de Kayes, région la plus pauvre du Mali, celle d’où part la majorité des candidats à l’immigration.

Seydou a travaillé trois mois dans la mine avant d’être renvoyé sans aucun motif : « Je faisais 12 heures, on ne me payait pas mes primes de risque. C’était très dur, on est sous le soleil, des problèmes d’eau, la sécurité. Vous faites une semaine et après on te licencie. »

Ouverte en 1996, la mine d’or ne rapporte quasiment rien aux habitants de Sadiola. Pire, la rumeur enfle concernant une possible pollution des rivières locales au cyanure, utilisé pour l’exploitation du minerai précieux.

Souleymane Dembele, directeur de l’ONG Guamina : « Comme vous le savez, Sadiola est une exploitation à ciel ouvert et le traitement de l’or se fait avec des produits très nocifs tel que le cyanure et Dieu seul sait les dispositions techniques qui sont prises pour le traitement de ces déchets toxiques. Donc c’est là où le bat blesse. »

A la Semos, la société d’exploitation détenue par des multinationales canadiennes et sud-africaines, on dément bien sûr toutes ces rumeurs. Pourtant, la mine d’or est une forteresse bien gardée jour et nuit par ces patrouilles en 4X4. Il est quasiment impossible de pénétrer à l’intérieur de la mine. A Sadiola, l’autorisation de visiter le site n’arrive jamais.

Plusieurs tonnes d’or sont extraites chaque mois à Sadiola, aussitôt acheminées au Ghana ou en Afrique du Sud par avion depuis cette piste. Des mines comme celle-ci, il en existe beaucoup d’autres au Mali, la plupart sont aux mains de sociétés étrangères. Paradoxalement, le Mali reste parmi les derniers pays au monde en termes de développement humain.

Reportage de François-Xavier Freland pour France24

Industrialisation de l’exploitation minière de l’or – Histoire de l’or (8)

Mercredi, avril 15th, 2009

L’exploitation minière de l’or rencontre bientôt la révolution industrielle. C’est la ruée vers l’or australienne qui permet de mettre à jour la plus grosse pépite jamais trouvée, un bloc de 70 kg d’or. A la fin de l’hiver et au début du printemps 1876, alors que le général George A. Custer se prépare pour son tristement célèbre rendez-vous avec Little Big Horn, les frères Fred et Moses Manuel s’affairent à chercher de l’or dans les collines noires au sud du Dakota.

Nés au Québec, les frères Manuel ont passé l’essentiel de leur vie à arpenter l’ouest des Etats-Unis en quête improbable d’or. Comme beaucoup avant eux, ils ont entendu des rumeurs voulant que les géologues du général Custer aient trouvé de l’or dans les collines noires. Le 9 avril 1876, les deux frères découvrent ce qu’ils cherchaient dans une zone connue sous le nom de ravin du Bobtail. Moses relate leur découverte dans son journal : « finalement la neige s’est mise à fondre sur la colline, l’eau s’est écoulée par le filtre qui traverse le tuyau. Là, j’ai vu du quartz, j’ai attrapé une pioche pour essayer d’en casser un bloc mais il était très compact, j’y suis tout de même arrivé et je l’ai ramené au camp pour le concasser et le laver ensuite à la batée. C’était plein d’or ».

La mine d'or de Homestake en 1877

La mine d'or de Homestake en 1877

En quelques mois Fred et Moses Manuel ont extrait pour cinq mille dollars d’or, une vraie petite fortune pour l’époque. Un an plus tard, les deux frères vendent leur mine pour 45000 dollars. Le gisement devient l’une des premières propriétés de la Homestake Mining Company. La création de la mine de Homestake annonce une révolution dans l’exploitation minière de l’or. Au cours des siècles suivants, le chercheur d’or solitaire équipé de sa batée et de sa pelle va progressivement céder sa place à de grosses sociétés utilisant de nouvelles technologies. L’une des méthodes les plus efficaces mais aussi les plus destructrices pour l’environnement consiste en l’exploitation minière hydraulique. « Il s’agit de faire passer de l’eau dans une énorme lance et de la projeter avec force contre la roche pour en désagréger les morceaux principaux. En balayant littéralement le quartz, on laisse ainsi apparaître l’or ».

Les canons à eau anéantissent des millions de m3 de terre et de pierre à flanc de coteaux, sous des pressions qui pourraient mutiler ou tuer un homme à 30 m. En moins d’une journée, on fait table rase du lit de rivière qu’un bataillon de chercheurs bardés de pelles et de batées auraient mis un mois à passer au tamis. D’anciens sites miniers datant des premières ruées reprennent alors vie.

Une autre bénédiction tombe en 1889 pour les compagnies minières, il s’agit du cyanure, un acide mortel pour l’homme mais qui s’avère être d’un grand secours pour l’industrie. « On s’est aperçu que le cyanure avait la faculté de dissoudre la roche autour de l’or. C’est devenu très économique pour une industrie qui utilisait des techniques à grande échelle et pouvait ainsi espérer récupérer jusqu’au dépôt de très faibles quantités d’or ».

Ces avancées en matière de technologie minière font de la manie de Homestake la plus riche de l’histoire des Etats-Unis. Pendant plus d’un siècle elle continue de produire de l’or en quantité régulière. Il représente 10% en tout de la totalité de l’or exploité dans les mines d’Amérique. Fred et Moses Manuel avaient découvert l’une des énormes réserves d’or dispersées dans tout l’Ouest américain. Plusieurs années plus tard, des géologues localisent dans les montagnes du Nevada un champ aurifère de plus 1600 m de profondeur par 1600 m de long, mais l’or lui-même reste invisible à l’œil nu.

De nos jours, la compagnie minière Barrick utilise des techniques innovantes afin de récupérer de microscopiques grains d’or de l’ordre de quelques millièmes de millimètre. Pour les voir, il faudrait les grossir pratiquement 2000 fois.

Après la découverte des gisements de la région de Carlin ainsi que la mise en œuvre des technologies modernes, les Etats-Unis sont devenus le second producteur au monde.

La découverte des plus grandes réserves d’or qui soient est située dans l’un des environnements géologiques les plus rentables et les plus exceptionnels de la Terre. Les voleurs savent que l’or est dorénavant capable de révéler leurs empreintes digitales grâce à un nouveau type d’analyse chimique capable notamment d’indiquer précisément le lieu de provenance du métal.

La ruée vers l’or dans les Rocheuses et en Alaska

Samedi, février 7th, 2009

Abe Lee, alors âgé de quarante ans n’attend pas qu’on le lui dise deux fois. En 1859, il quitte sa ferme de l’Arkansas après avoir entendu une rumeur circulant parmi des mineurs travaillant le long de la rivière et selon laquelle il y aurait de l’or dans le Colorado. Au printemps 1860, Lee trouve enfin ce qu’il cherche dans le ravin d’une montagne. « C’était plein d’or et il y avait plein de couleurs qui roulaient dans sa batée et il a fait le rapprochement à ce moment-là : j’ai toute la Californie dans cette batée. C’est le nom qui a fini par coller au ravin, le ravin californien ».

C’est reparti comme en 49. La première année, le ravin californien produit plus de 2 millions de dollars en or. « Cette première ruée était exclusivement une ruée vers les sables aurifères. Il suffisait de trouver le métal selon une méthode qu’on qualifierait aujourd’hui de méthode géochimique. Ça consistait à détecter de petites quantités d’or par l’action de la gravité en remuant doucement la batée ».

La découverte faite à Leadville rameute des chercheurs d’or du monde entier. « Énormément de gens s’étaient déplacés depuis les pays de l’Est. Au printemps 1860, 10000 personnes sont arrivées pour tenter de s’installer directement dans le ravin californien. Il donc fallu répartir rapidement les 8km du ravin en petites concessions individuelles la plupart ne dépassant pas 30 m de long ».

« Il y avait des Slovènes qui occupaient l’ouest de la ville, les hispaniques étaient à Stringtown, les Suédois sur Chicken Hill et les Irlandais dans la sixième rue ».

Leadville ou ville du plomb est une petite agglomération d’à peine 2 km2, perchée à quelques 3300 m dans les montagnes rocheuses du Colorado. A la suite de la découverte d’Abe Lee, les milliers de mineurs qui affluent vers ce camp reculé s’aperçoivent bientôt que les parages sont également riches en autres types de gisements. Au cours des trente années qui suivent, on creuse plus d’un millier de puits de mines d’où sont extraits de l’or, de l’argent, du zinc ainsi que le métal qui donnera en 1878 son nom à la ville, le plomb.

« C’était une communauté rudimentaire et désordonnée. Je me souviens avoir lu un article publié en 1893 qui disait que Leadville était la communauté minière la plus célèbre que le monde ait jamais connue ».

« Leadville était réputée pour ses salles de jeux et ses maisons closes ».

« La proportion était de 10 à 20 bars ou maisons de passes pour une école ou une église ».

L’un de ces mineurs partis à la poursuite de leurs rêves dans les rues de Leadville n’est autre que Thomas Walsh, un immigrant irlandais, arrivé en 1879 pour chercher de l’or. Pendant quinze ans, Walsh pioche et tient le reste du temps un bar à Leadville. Il a auparavant travaillé dans l’une des nombreuses raffineries de métaux qui font vivre l’industrie minière de la région.

En 1895, l’ironie du sort veut que Thomas Walsh tombe littéralement sur une mine d’or. « C’était une chance tout à fait exceptionnelle qui ne doit vous arriver qu’une fois dans la vie parce que l’endroit au-dessus duquel il s’est établi, cette masse riche en minerais aurifères avait été fouillée quinze auparavant par des mineurs persuadés qu’ils allaient y trouver du minerai d’argent. Des gens qui avaient commis l’erreur de ne pas essayer, comme on dit pour les minerais, celui se trouvant à portée de leurs pioches. Lorsque lui-même a prélevé des échantillons qu’il a essayés, ce minerai s’est avéré être très concentré en or ».

En 1879, on découvre de l’argent à Leadville. Des centaines de mines poussent comme des champignons pratiquement du jour au lendemain. Cependant, les années 1880 voient l’argent se dévaluer progressivement au fur et à mesure que les pays du monde entier passent à un nouveau standard, l’étalon or. La mort annoncée de ce métal autrefois précieux se termine en faillite totale. Beaucoup des concessions sur l’argent sont automatiquement abandonnées. Aussi dans les mois qui suivent Walsh rachète discrètement 50 concessions alors désertées qui s’éparpillent sur les hauteurs entourant Leadville. Il effectue des travaux de consolidation et s’inspire d’une petite montagne rocheuse surnommée le Jais pour baptiser son domaine la mine aux oiseaux. L’endroit va devenir la plus grande mine d’or du monde et faire de Walsh un multimillionnaire.

Il fait cependant figure d’exception. Si quelques-uns font fortune à Leadville, la plupart ne trouvent rien ou alors très peu d’or. « La vie dans ces communautés minières était très, très difficile. Tout le monde s’imaginait que la pelletée suivante il allait toucher le filon mère mais malheureusement ça n’arrivait que très rarement ».

Le chariot Conestoga

Le chariot Conestoga

« La plupart rentraient chez eux à bord de chariots Conestoga, typique de l’époque. Très souvent ils peignaient une petite maxime en guise de blason sur la toile du chariot : tape dans le mille ou rien. Et quand ils revenaient chez eux à l’est ils disaient souvent qu’ils avaient été plumés par Dieu ».

Alors que le XIXe siècle touche à sa fin, les chances de faire fortune dans l’or s’amenuisent. La toute dernière occasion pour les chercheurs se présente en Alaska. Lorsqu’on découvre de l’or dans la rivière Klondike en 1896, des milliers d’entre eux déboulent. Le billet du voyage en paquebot qui jusque-là coûtait 50 dollars passe à 1000 dollars. Mais le bateau n’effectue qu’une partie du périple. Les chercheurs doivent encore parcourir un long chemin semé d’embûches sur une des terres les plus hostiles qui soit.

La police montée canadienne s’affaire d’ailleurs à empêcher de se lancer dans l’aventure quiconque n’emporte pas avec lui au moins une année de réserve de nourriture. Un major de la police montée écrit : « on a du mal à imaginer une telle scène de ravage et de désolation, des milliers de chevaux étendus, morts jonchaient le chemin, parfois par grappes entières sous des apiques, ils gisaient à côté de leurs harnais, de leurs selles, de leurs fardeaux tombés avec eux du haut des rochers ».

Mais les chercheurs poursuivent leur parcours sans se laisser abattre. Puisque tant d’or avait été découvert dans tant d’endroits différents, ils restent convaincus qu’il faudra peu de temps avant qu’on ne mette à jour le prochain filon mère.

« Les gens avaient l’habitude de se demander où allait avoir lieu la prochaine ruée. La Californie est arrivée assez vite à saturation, mais il y avait eu tant d’autres histoires dans les années 1850 et 1860. On annonçait tout à coup de l’or à Seattle ou ailleurs, absolument partout et les gens se précipitaient, alors que bien souvent il n’y avait rien dans ces endroits-là ».

Ce sont de solides gaillards qui ont fait les grandes ruées vers l’or de XIXe siècle, des individus solitaires aux rêves immenses. Par paillettes, grains et quelques fois par pépites entières, ils ont lavé à la batée l’or qui a transformé l’histoire. A chaque annonce de la découverte d’or, de la Californie à l’Australie en passant par l’Alaska, le monde entier s’est précipité pour filtrer les rivières, mais les cours d’eau ne sont pas la seule cachette de l’or. On s’aperçoit bientôt que le métal jaune se dissimule également dans les collines environnantes. Malheureusement, il faut bien plus qu’une simple pelle et une batée pour l’atteindre.

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Réflexions
" Ce qui compte pour un alpiniste, c'est son effort, c'est son adresse, ce sont ses muscles. La corde qui l'assure ne joue aucun rôle tant que tout va bien. Mais elle lui donne la sécurité. De même, l'or ne sert qu'à garantir la confiance. C'est un refuge. "